“Le grand renversement” ou les leçons géopolitiques et philosophiques des affaires Floyd-Traoré

Dans nos sociétés ouvertes à tous les vents incapables de juguler sur leur propre sol l’islamisme et l’immigration illégale, dans nos démocraties “libérales” gagnées par la novlangue cosmopolitiquement correcte, l’Homme blanc occidental-judéo-chrétien, l’Etat-Nation régalien et sa police incarnent le camp du Mal absolu tandis que le non-occidental, les forces révolutionnaires violentes ou les bandes criminelles incarnent celle du Bien : c’est le Grand Renversement selon Alexandre del Valle.

Dans notre formidable époque « post-Moderne », un « monochrome » blanc sur fond blanc est présenté comme une « oeuvre d’art », parfois vendue à un prix exorbitant. Les nouveaux féministes manifestent en faveur du port du voile islamique. Le principe de « tolérance » est devenu la plus puissante arme de conquête des ennemis de la Tolérance. Les nouveaux et pires racistes s’expriment au nom de l’antiracisme, les CRS sont des SS, les minorités tyranniques pèsent plus que la majorité autochtone, le « migrant » illégal arrivé par les réseaux des passeurs mafieux mérite autant de « droits » que l’immigré légalement installé, les juifs « sionistes » sont dépeints comme des « nazis », et à peu près TOUTES les inversions sont devenues possibles.

En l’occurrence, pour nombre de jeunes blacks-blancs-beurs radicalisés qui ont grossi ces derniers jours les rangs des manifestants anti-flics et dénoncé le « racisme structurel » de l’Etat français ou les « sales juifs sionistes » et leurs complices « souchiens » gaulois, la police, l’Etat, la légalité et les autochtones qui leur sont loyaux incarnent assurément le camp du Mal, tandis que la voyoucratie, les malfrats/caïds, les rebelles et autres casseurs-braqueurs (figures du héros dans moult série de Netflix notamment) incarnent de plus en plus celui du Bien dès lors qu’une posture victimaire est adoptée.

Orwell avait bien illustré dans son ouvrage 1984 la loi de l’inversion des valeurs qui va d’ailleurs de pair avec la novlangue, deux principes qui n’appartiennent plus seulement à la science-fiction et qui ne sont plus réservés au cas soviéto-communiste car ils caractérisent nos démocraties de moins en moins libérales et de moins en moins démocratiques. La compréhension de loi de l’inversion d’Orwell (« la guerre c’est la paix », « la liberté c’est l’esclavage », « l’ignorance c’est la force »), analysée à la fois en psychologie sociale ou individuelle, permet de comprendre comment et pourquoi nos sociétés en sont arrivées à criminaliser la police et victimiser des criminels.

Dans tout phénomène manipulatoire, en effet, l’inversion des valeurs (et sa conséquence le renversement des rôles) est essentielle car permet aux prédateurs (individuel = pervers narcissique, ou collectif = minorités tyranniques) de se déculpabiliser et de justifier leurs agressions en convainquant la cible de la haine et des violences ainsi que son entourage qu’elle est la vraie responsable de ce qui lui arrive. Orwell nous permet de rendre décryptable cette époque d’inversion qui fait qu’en Occident, un « antiraciste » peut être le plus haineux des racistes, un islamiste anti-mécréants défenseur de la « vraie laïcité », une féministe défenseur du voile islamique et des adeptes de la charia invoquant la « tolérance »…

L’extrême actualité d’Orwell les « armes de distraction de masse »

En fait, si Orwell paraît si actuel, c’est parce qu’il dénonçait dans son oeuvre prémonitoire tant la dictature prolétaire chez Marx et le mensonge permanent du totalitarisme soviéto-bolchévique que l’hyper-traçage actuel qui compense le déclin de l’Etat régalien. L’affaire Traoré illustre parfaitement ce principe orwellien d’inversion que nous avons renommé « Grand renversement ». Contrairement à ce qu’affirment certains, le phénomène d’ensauvagement de la société qui permet de faire d’une famille de délinquants un clan de victimes ne date pas de l’ère Macron, accusé de tous les maux, ni même de ses ministres les moins compétents.

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Alexandre Del Valle : “Les islamistes et l’extrême-gauche sont des alliés”

19/02/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Alexandre Del Valle, géopolitologue et auteur du livre “Le projet – La stratégie de conquête et d’infiltration des frères musulmans en France et dans le monde”, était l’invité d’Eric Morillot accompagné de Thierry Guerrier et Jacques de Guillebon, sur Sud Radio.


Alexandre Del Valle: «Le mythe de l’islamophobie, ça vient des frères musulmans!»

05/12/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Connaissons-nous vraiment les Frères musulmans ? Alexandre Del Valle et Emmanuel Razavi viennent de publier une enquête de 500 pages sur l’un des réseaux islamistes les plus étendus et influents au monde. Ils tirent la sonnette d’alarme.

Les Frères musulmans sont-ils une face acceptable de l’islam ou, au contraire, la plus subversive de l’islamisme ? Pour Alexandre Del Valle, pas de doute: ce mouvement vieux de près d’un siècle, qui trouve un nouvel écho aujourd’hui en jouant sur la rhétorique « anti-coloniale », est plus dangereux encore que le djihadisme salafiste.

Financement de mosquées ou d’écoles radicales: les Frères musulmans sont à ses yeux les «gramscistes» de l’islamisme. Profitant des contradictions occidentales, ils mènent selon Del Valle une véritable guerre culturelle, fracturant davantage encore la société française. Et ambitionnent une domination globale.

Entretien-choc.


Rapatriement des djihadistes – Alexandre del Valle : « Nos démocraties sont structurellement incapables de mettre hors d’état de nuire des psychopathes »

Le rapatriement des 150 djihadistes de nationalité française depuis le Proche-Orient fait débat. Dans l’intérêt national, vaut-il mieux les laisser sur place ou les avoir sous contrôle en France ? Éléments de réflexion par Alexandre del Valle.

Si on ne rapatrie pas ces djihadistes, quel sera leur sort sur place ?

Si on les laisse sur place, il y a plusieurs possibilités. Ils peuvent rejoindre d’autres lieux de djihad, être exécutés, mais la plus grande probabilité est qu’ils soient relâchés à un moment ou à un autre. De la part des Kurdes ou des Syriens, il y a une volonté de punir l’Occident soit d’avoir été contre le régime syrien, soit d’avoir lâché les Kurdes.

Donc il y a de grandes chances – d’aucuns diraient malchance – que la plupart ne soit pas tués, se retrouvent dans la nature et fassent des petits. D’un autre côté, sur la masse de djihadistes qu’il y a dans ces pays, ça ne change pas grand-chose au niveau local et international. Mais ils peuvent aussi rejoindre des lieux où se préparent des attentats en Europe.

Comme ils sont européens, il est facile avec de faux papiers d’identité de passer parmi les flux de réfugiés clandestins, puis de passer inaperçus une fois sur le sol européen.

Dans ces conditions, la solution la plus sûre pourrait-elle être de les rapatrier et les mettre entre quatre murs ?

Regardons le cas des terroristes italiens d’extrême gauche. Alors qu’ils étaient condamnés à perpétuité en Italie, ils ont ouvert le champagne à Paris, une maison d’édition à Bordeaux, et travaillent comme plagistes au Brésil ou au Mexique. Le problème de nos démocraties c’est qu’un criminel, même lorsqu’il a tué une petite fille, reste rarement plus de quinze ou vingt ans en prison.

Le djihadiste moyen dont on parle a la vingtaine. À quarante ans, cinquante ans maximum, il peut être en grande forme s’il a fait du sport en prison. Il peut avoir encore vingt ans d’activité, au moins dix quand il sera relâché.

Dans nos démocraties, il n’existe plus de prison à vie. À part pour le patron de la Causa Nostra, Toto Rina, qui est resté à vie, il n’y a plus beaucoup de cas où les détenus restent à vie en prison. C’est pratiquement impossible.

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[Vidéo] Coupeurs de têtes et coupeurs de langues, le duo terroriste

10/04/2018 – MONDE (NOVOpress)
« Plus on tue au nom de l’Islam, plus l’Occident combat l’islamophobie ».

Dans son nouvel ouvrage « La stratégie de l’intimidation » le géopolitologue Alexandre Del Valle met le doigt où ça fait mal.

Au fil des pages, il décortique comment djihadisme et terrorisme intellectuel marchent de concert pour anéantir toute capacité de défense de l’Occident.


Alexandre Del Valle : « il serait temps de s’attaquer à la base islamiste, qui n’est pas que djihadiste »

05/04/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Et si le sacrifice d’Arnaud Beltrame marquait un tournant dans la lutte contre l’islamisme? Son geste a-t-il forcé une prise de conscience des politiques?

En tout cas, pour le géopolitologue Alexandre Del Valle, Emmanuel Macron a le mérite d’avoir –enfin– ciblé l’ennemi. Un ennemi islamiste qu’il décrypte dans son dernier ouvrage. Entretien.


Le Chaos Syrien : interview d’Alexandre del Valle par Joachim Véliocas

16/12/2014 – FRANCE (NOVOPress)
“Le Chaos syrien : printemps arabes et minorités face à l’islamisme” est le nouveau livre d’Alexandre del Valle co-écrit avec Randa Kassis. Ce document se veut une description lucide et sans langue de bois de la menace totalitaire représentée par le “djihadisme 2.0”.

Joachim Véliocas de l’Observatoire de l’islamisation a réalisé une interview d’Alexandre del Valle, le 15 décembre dernier.