Rapatriement des djihadistes – Alexandre del Valle : « Nos démocraties sont structurellement incapables de mettre hors d’état de nuire des psychopathes »

Le rapatriement des 150 djihadistes de nationalité française depuis le Proche-Orient fait débat. Dans l’intérêt national, vaut-il mieux les laisser sur place ou les avoir sous contrôle en France ? Éléments de réflexion par Alexandre del Valle.

Si on ne rapatrie pas ces djihadistes, quel sera leur sort sur place ?

Si on les laisse sur place, il y a plusieurs possibilités. Ils peuvent rejoindre d’autres lieux de djihad, être exécutés, mais la plus grande probabilité est qu’ils soient relâchés à un moment ou à un autre. De la part des Kurdes ou des Syriens, il y a une volonté de punir l’Occident soit d’avoir été contre le régime syrien, soit d’avoir lâché les Kurdes.

Donc il y a de grandes chances – d’aucuns diraient malchance – que la plupart ne soit pas tués, se retrouvent dans la nature et fassent des petits. D’un autre côté, sur la masse de djihadistes qu’il y a dans ces pays, ça ne change pas grand-chose au niveau local et international. Mais ils peuvent aussi rejoindre des lieux où se préparent des attentats en Europe.

Comme ils sont européens, il est facile avec de faux papiers d’identité de passer parmi les flux de réfugiés clandestins, puis de passer inaperçus une fois sur le sol européen.

Dans ces conditions, la solution la plus sûre pourrait-elle être de les rapatrier et les mettre entre quatre murs ?

Regardons le cas des terroristes italiens d’extrême gauche. Alors qu’ils étaient condamnés à perpétuité en Italie, ils ont ouvert le champagne à Paris, une maison d’édition à Bordeaux, et travaillent comme plagistes au Brésil ou au Mexique. Le problème de nos démocraties c’est qu’un criminel, même lorsqu’il a tué une petite fille, reste rarement plus de quinze ou vingt ans en prison.

Le djihadiste moyen dont on parle a la vingtaine. À quarante ans, cinquante ans maximum, il peut être en grande forme s’il a fait du sport en prison. Il peut avoir encore vingt ans d’activité, au moins dix quand il sera relâché.

Dans nos démocraties, il n’existe plus de prison à vie. À part pour le patron de la Causa Nostra, Toto Rina, qui est resté à vie, il n’y a plus beaucoup de cas où les détenus restent à vie en prison. C’est pratiquement impossible.

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[Vidéo] Coupeurs de têtes et coupeurs de langues, le duo terroriste

10/04/2018 – MONDE (NOVOpress)
« Plus on tue au nom de l’Islam, plus l’Occident combat l’islamophobie ».

Dans son nouvel ouvrage « La stratégie de l’intimidation » le géopolitologue Alexandre Del Valle met le doigt où ça fait mal.

Au fil des pages, il décortique comment djihadisme et terrorisme intellectuel marchent de concert pour anéantir toute capacité de défense de l’Occident.


Alexandre Del Valle : « il serait temps de s’attaquer à la base islamiste, qui n’est pas que djihadiste »

05/04/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Et si le sacrifice d’Arnaud Beltrame marquait un tournant dans la lutte contre l’islamisme? Son geste a-t-il forcé une prise de conscience des politiques?

En tout cas, pour le géopolitologue Alexandre Del Valle, Emmanuel Macron a le mérite d’avoir –enfin– ciblé l’ennemi. Un ennemi islamiste qu’il décrypte dans son dernier ouvrage. Entretien.


Le Chaos Syrien : interview d’Alexandre del Valle par Joachim Véliocas

16/12/2014 – FRANCE (NOVOPress)
“Le Chaos syrien : printemps arabes et minorités face à l’islamisme” est le nouveau livre d’Alexandre del Valle co-écrit avec Randa Kassis. Ce document se veut une description lucide et sans langue de bois de la menace totalitaire représentée par le “djihadisme 2.0”.

Joachim Véliocas de l’Observatoire de l’islamisation a réalisé une interview d’Alexandre del Valle, le 15 décembre dernier.