L’Album des Bobards : 10 ans de fake news médiatiques en un livre !

Les Bobards d’Or initiés en 2010 par la fondation Polemia et Jean-Yves Le Gallou ont bientôt dix ans. Le moment pour faire un bilan d’une décennie de fake news (fausse nouvelle ou bobard en bon français) dans un esprit souriant et ironique.

Comment assurer l’ordre social

Dans sa préface, Jean-Yves Le Gallou précise les trois manières d’assurer l’ordre social. La contrainte encore limitée mais en croissance. La surveillance de plus en plus forte. Mais surtout le consensus par la propagande de tous les instants.

Le citoyen est sidéré par le conditionnement idéologique, politique et publicitaire devant les écrans qui le captivent : téléphone, ordinateur, télévision. Il en est de même pour les messages de la radio et ceux présents sur les colonnes de la presse écrite, du moins dans leur très grande majorité. L’auteur parle de « société de propagande », on pourrait parler de fabrication du consentement selon la formule empruntée à Noam Chomsky.

La contre-arme de la dérision

Selon l’Académie française, le mot bobard vient probablement du vieux français bober qui signifiait tromper. Le bobard est un propos fantaisiste ou mensonger, une fausse nouvelle destinée à tromper. Les lauréats des Bobards de Polemia sont donc les meilleurs bonimenteurs, ceux qui mentent le mieux, avec le plus d’aplomb.

Chaque année un jury de Polemia établit une liste des meilleurs Bobards. Ensuite le public vote dans la bonne humeur pour départager les lauréats. Etre récompensé aux Bobards c’est une sorte de récompense à l’envers. Un Pinocchio au long nez (incarnant le mensonge) est remis symboliquement aux élus.

Des lauréats à foison

Les premiers Bobards d’or 2010 furent décernés à David Pujadas (catégorie télévision), Stéphane Durand-Souffland (Figaro, catégorie presse écrite), Dominique Wolton (catégorie Maître à penser) avec des Ciseaux d’or pour Jean-Marc Pilas (TF1). En 2019, les heureux gagnants furent Clément Viktorovitch (CNews, Bobard classique), Valérie Astruc (France2, Golden Bobards) et Sylvain Boulouque (BFMTV).

Mais beaucoup d’autres figurent au palmarès. Claude Askolovitch, Rémy Pflimlin, Alain Duhamel, l’AFP, Jean-Jacques Bourdin, Pascale Clark, Maïtena Biraben, Christophe Barbier, Bruno-Roger Petit, Caroline Fourest, Yann Barthès, Yann Moix etc. Nous avouons une tendresse coupable pour Céline Bittner (LCP), Bobard d’or 2011 pour « Les frontières sont fermées à l’immigration ». Vous pouvez retrouver de nombreux portraits de lauréats en tapant leur nom sur notre moteur de recherche ou en allant sur l’onglet portraits en page d’accueil du site.

Très illustré, plaisamment écrit, avec un index des personnes citées et la liste complète des lauréats année par année, un livre à offrir à vos amis journalistes, à votre petit neveu, votre tante, votre camarade d’école ou de régiment, votre mari, votre compagne, votre fiancé ou fiancée, bref à tous ceux qui veulent s’instruire en s’amusant. En attendant les Bobards 2020, car les candidats ne manquent pas.

Article repris du site OJIM

Jean-Yves Le Gallou sur Sud Radio : « Le premier pouvoir est le pouvoir médiatique »

05/12/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Le vendredi 29 novembre, Jean-Yves Le Gallou était invité par André Bercoff sur Sud Radio afin de présenter le dernier ouvrage de Polémia : L’Album des Bobards : 10 ans de fake news des médias.

Le président de la fondation Polémia en a profité pour effectuer un pilonnage en règle des médias. Un passage à la radio très apprécié puisque près de 23 000 personnes ont visionné la vidéo sur YouTube en quelques jours, bien au delà de la moyenne habituelle de Sud Radio.


L’Album des Bobards, 10 ans de fake news des médias

L’Album des Bobards répertorie plus de 10 années de mensonges médiatiques en tous genres et représente une oeuvre de salubrité médiatique à mettre entre toutes les mains pour Noël ! Et, pour ceux qui voudraient un exemplaire personnalisé, Jean-Yves Le Gallou dédicacera l’Album des Bobards à la Nouvelle Librairie ce mercredi 27 novembre.

Il y a quelques années, alors qu’il était demandé aux Inconnus pourquoi ils avaient arrêté leurs parodies télévisuelles, les trois humoristes répondirent de concert, et en substance : « Parce que la réalité a depuis longtemps dépassé nos sketches et que les actuelles émissions de télévision sont devenues encore plus parodiques que nos parodies. »

À en lire L’Album des Bobards : 10 ans de fake news médiatiques, édité sous la direction de Jean-Yves Le Gallou et de la fondation Polémia, on se dit que ce sont d’autres comiques, ceux de Jalons ou du Gorafi, qui se retrouveront bientôt au chômage.

En effet, aux débuts de l’affaire Mohammed Merah, quand Le Canard enchaîné titre « Le tueur de Toulouse sent le nazi », on ne sait plus trop bien s’il convient de rire ou de pleurer. Dans le même registre, Pascale Clark, de France Inter, qui affirme le plus sérieusement du monde : « Le XIXe arrondissement de Paris est peuplé de cathos homophobes », tandis que son confrère Patrick Cohen est surpris en flagrant délire sur France 5 : « Quand on anime une émission de débat public, on a une responsabilité, par exemple de ne pas propager de thèses complotistes, par exemple de ne pas donner la parole à des cerveaux malades. » Bref, on mange le pain de Laurent Gerra.

Depuis une décennie, donc, sont annuellement décernés les désormais traditionnels Bobards d’or, récompensant les journalistes s’étant surpassés dans le mensonge, qu’il soit volontaire ou non, de bonne foi ou pas. Vaste boulot, tant la matière est abondante et les postulants nombreux. Le problème, c’est que certains bobards sont si hénaurmes que l’on en vient parfois à se demander si Jean-Yves Le Gallou ne nous cacherait pas des ancêtres marseillais. Même pas. Le pire, comme dirait l’autre, c’est que tout cela est vrai, tragiquement vrai.

On ajoutera que l’intelligence de ce bel ouvrage élégamment maquetté consiste à ne pas sombrer dans l’indignation de commande et de répétition, souvent lassante, à la longue, préférant ici opter pour une ironie autrement plus efficace. Comme quoi l’humour peut aussi se révéler une sorte d’arme de destruction massive en de telles circonstances, tout en n’interdisant pas non plus une réflexion en profondeur sur les vicissitudes du métier de journaliste, profession de plus en plus et à juste titre décriée, depuis qu’elle coule, âme, corps et biens dans un manichéisme de bazar.

L’amie Gabrielle Cluzel, bien connue de nos lecteurs et membre régulière du jury des Bobards d’or, concluait, à l’occasion du millésime 2014 : « Cette cérémonie empêche de devenir fou en rompant la solitude de ceux qui assistent, devant leur poste, au martelage souriant d’une mystification. Le roi est nu, il est même à poil. »

On ne saurait mieux dire.

Nicolas Gauthier

Texte repris du site Polémia

Album des Bobards – Signature-rencontre à la Nouvelle Librairie avec Jean-Yves Le Gallou

26/11/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Ce mercredi 27 novembre, Jean-Yves Le Gallou sera à la Nouvelle Librairie pour une séance de rencontres et de dédicaces de L’Album des Bobards. Paru le 14 novembre dernier aux éditions Via Romana, le prix de ce livre est de 24€.

L’auteur présente cent gros mensonges médiatiques et leurs auteurs. Il décrypte les principales méthodes de désinformation. La sortie de cet album est une occasion de fêter les dix ans de la cérémonie des Bobards d’Or, initiés en 2010, et dont la onzième édition se tiendra le 24 février 2020 au Théâtre du Gymnase à Paris.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site de la Fondation Polémia ou sur le compte Facebook de la Nouvelle Librairie.