Alain Juppé : « Si M. Garraud ne clarifie pas sa position, il n’a pas sa place parmi nous »

Alain Juppé : « Si M. Garraud ne clarifie pas sa position, il n’a pas sa place parmi nous »

12/07/2012 — 18h40
BORDEAUX (NOVOPress via Infos Bordeaux) —
Le climat se tend entre le maire de Bordeaux et l’ancien député du Libournais, Jean-Paul Garraud (à gauche sur la photo ci-dessous). En cause, le positionnement de l’ancien directeur adjoint de l’École nationale de la magistrature. Pour ce dernier, l’UMP doit tendre vers sa droite, et non vers le centre comme le souhaite celui [Alain Juppé] qui a refusé le combat électoral lors des dernières élections législatives.

Pour Jean-Paul Garraud, membre fondateur de la Droite Populaire [on peut écouter ici un interview de Mr Garraud par Novopress], « On se trompe complètement en se rapprochant du centre, qui d’ailleurs s’est écroulé. Si on a perdu, c’est au contraire parce qu’on ne s’est pas assez marqué à droite suffisamment tôt. C’est là mon point de désaccord fondamental avec Alain Juppé ». Chez nos confrères du Sud-Ouest, il égrène ce qui le différencie d’Alain Juppé : « Je me suis opposé à lui sur plusieurs sujets sociétaux comme les salles de shoot pour toxicos, les Roms, le mariage homosexuel etc. sans oublier l’alliance avec le Modem ».

Il vrai qu’Alain Juppé, sur les sujets de société, est plus souvent en accord avec le parti socialiste qu’avec ses propres militants, dont très peu savent qu’il a voté en 1969 pour le candidat d’extrême-gauche, Alain Krivine. Pour ce dernier, « si M. Garraud clarifie sa position vis-à-vis du Front national, il a sa place parmi nous. Sinon, il n’a pas sa place, c’est aussi simple que cela. Jusqu’à présent, il n’est pas sorti de l’ambiguïté, c’est le moins que l’on puisse dire ».

Le fossé se creuse en Gironde, comme à l’échelle nationale (voir le débat organisé par Valeurs Actuelles), entre les deux tendances de l’UMP. Le prochain congrès de l’ex parti majoritaire devrait aider à la clarification du débat.

Alain Juppé candidat à la tête de l’UMP ?

Alain Juppé candidat à la tête de l’UMP ?

29/06/2012 — 17h35
BORDEAUX (NOVOPress via Infos Bordeaux) — Le maire de Bordeaux devrait annoncer sa candidature à la tête de l’UMP d’ici quelques jours. Ce sont nos confrères d’Atlantico qui révèlent ce matin l’information. « Selon les confidences qu’il a faites à ses proches, il souhaite que l’UMP se concentre sur ses valeurs fondatrices, se situe clairement face au FN et appelle au rassemblement de toutes les familles qui composent la droite et le centre ».

Très critiqué en interne pour s’être dérobé aux dernières élections législatives, Alain Juppé est partisan d’une ligne centriste, comme à Bordeaux où il dirige la ville avec le Modem et des personnalités issues de la gauche. Ce dernier s’était affronté à la stratégie de Patrick Buisson, jugé trop à droite. Il lui sera d’ailleurs très difficile de conserver la mairie, dans une ville où la gauche est désormais majoritaire.

Interrogé sur France Info le 25 mai dernier, sur son intérêt éventuel pour la présidence du parti, le maire de Bordeaux avait pourtant répondu qu’il ne souhaitait pas « pas ajouter sa propre petite musique à la cacophonie actuelle ».

Rapprochement avec le FN : Juppé désapprouve la position de Garraud

Rapprochement avec le FN : Juppé désapprouve la position de Garraud

15/06/2012 — 08h00
BORDEAUX (NOVOPress via Infos Bordeaux) —
  Alain Juppé a indiqué mercredi qu’il désapprouvait les propos sur le Front National tenus par le député UMP de Gironde, Jean-Paul Garraud (photo)

Dans un entretien accordé mardi à nos confrères de 20 Minutes, le parlementaire sortant, s’est interrogé sur « la pertinence du maintien d’un cordon sanitaire autour du Front national ».
« Il faut faire la différence entre les questions d’appareils et ce qui nous remonte du peuple. Les gens ne font plus la différence entre les partis au sein du bloc de droite. Sur le terrain, nous entendons sans arrêt, la question suivante de la part des sympathisants de droite : Nous perdons sans arrêt les élections alors que les valeurs que nous défendons sont majoritaires. Quand est-ce que vous vous entendrez avec le FN ? Une demande populaire existe, on ne peut le nier. Il nous appartient d’en tirer les conséquences » a-t-il déclaré.

Dans un communiqué de presse, le maire de Bordeaux a indiqué mercredi qu’il « désapprouve fermement ces propos en totale contradiction avec la position du bureau national de l’UMP et qu’en conséquence il n’ira pas soutenir M. Garraud avant le deuxième tour ».

Arrivé en deuxième position (32,22%) derrière le socialiste Florent Boudié (36,96%), Jean-Paul Garraud a reçu le soutien de la candidate frontiste, Anne-Christine Royal (15,74%). Il semble qu’Alain Juppé, à l’instar de plusieurs ténors de l’UMP, soit devenu autiste sur les demandes de la base. Selon un sondage Ipsos, 66% des électeurs de droite se prononcent pour un accord de désistement mutuel entre l’UMP et le FN lorsqu’il s’agit de battre un candidat de gauche.

Jacques Colombier secrétaire départemental du Front national en Gironde a répondu dans un communiqué « Décidément Alain Juppé ne manque pas une occasion de faire perdre son camp (…) Mr Garraud ne se trompe pas d’adversaire entre la gauche socialo-communiste et le FN ».

Crédit image : Francky33, via Wikipédia, licence CC.

Alain Juppé confirme son refus d’une alliance avec le Front national, malgré la demande « du terrain »

ne alliance avec le Front national, malgré la demande « du terrain »

09/06/2012 — 08h00
BORDEAUX (NOVOPress via Infos Bordeaux) —
La position du maire de Bordeaux ne change pas. Malgré la demande « du terrain », l’ex-ministre des affaires étrangères refuse toute « alliance avec le Front National pour battre la gauche ». Déjà, lors du second tour des élections cantonales en 2011, Alain Juppé (à gauche sur la photo) avait appelé à voter socialiste contre les candidats du Front national au second tour, consigne peu suivie par les électeurs en Gironde.

Sur son blog, celui-ci insiste sur la nécessité de résister à la «tentation» d’alliances tactiques avec le Front national. En effet, la pression monte et de nombreux élus UMP envisagent désormais ouvertement une telle alliance [NDLR voir un exemple ci-dessous]. Nicolas Sarközy ayant fait une campagne sur les thèmes du Front national, pourquoi désormais la droite préfèrerait faire gagner le Parti socialiste en toute occasion ?

L’UMP est en réalité profondément divisée, avec une partie très proche du Front national, notamment sur les constats, et une partie dont le corpus idéologique principal est commun à la gauche, comme le maire de Bordeaux.

La pression monte comme le reconnait Alain Juppé : « A l’approche des élections, la même tentation revient sur le terrain ». Interrogé par Infos-Bordeaux, un cadre local de l’UMP nous affirmait : « Sans accord de désistement tacite, notamment dans certaines circonscriptions, le Parti socialiste va nous écraser dans quelques jours. L’opinion d’Alain Juppé, si elle est majoritaire chez les cadres, est cependant incomprise par la base ».

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NDLR. Un exemple de déclaration de la base de l’UMP.

Dans la 16e circonscription des Bouches-du-Rhône se présentent en particulier :
– pour l’UMP, Roland Chassain, maire UMP des Saintes-Maries-de-la-mer
– Pour le Rassemblement Bleu Marine, Valérie Laupies, conseillère régionale
– Pour le Parti Socialiste, Michel Vauzelle, président de la Région PACA

L’hebdomadaire Minute du 6 juin 2012 rapporte les propos de  M. Roland Chassain :
Alain Juppé confirme son refus d’une alliance avec le Front national

L’islamiste radical Hani Ramadan va prêcher à Mérignac

L’islamiste radical Hani Ramadan va prêcher à Mérignac

11/05/2012 – 17h00
BORDEAUX (NOVOpress via Infos Bordeaux) –
Les 26, 27 et 28 mai prochain, l’association des musulmans de Mérignac (33700) organise sa quatrième rencontre annuelle au sein de leur toute nouvelle mosquée. À cette occasion, plusieurs prêcheurs islamistes se rendront dans cette ville proche de Bordeaux, dont Hani Ramadan, bien connu pour sa justification de la lapidation « forme de purification », ses appels au djihad et ses prises de positions très radicales.

Hassan Belmajdoub
Hassan Belmajdoub

Proche de l’UOIF (Union des organisations islamiques de France), l’association des musulmans de Mérignac est présidée par Hassan Belmajdoub. Celui-ci est également membre du Conseil Consultatif de la ville de Mérignac, chargé « d’éclairer de leur expérience le chemin emprunté par le maire et son équipe municipale » !

Lors d’une interview au journal Sud-Ouest, Hassan Belmajdoub déclarait sans gêne aucune : « Je prône un islam respectueux de la République française » et ajoutait « nous entretenons de bonnes relations avec tout le monde, en particulier avec l’imam de Bordeaux (Tareq Oubrou) qui est un ami ».

Hani Ramadan
Hani Ramadan

En mars dernier, Alain Juppé déclarait à propos de Tariq Ramadan, le frère d’Hani : « nous regrettons que l’UOIF ait en outre choisi d’inviter Tariq Ramadan, ressortissant suisse, dont les positions et les propos sont contraires à l’esprit républicain, ce qui ne rend pas service aux musulmans de France ».

Hani Ramadan est pourtant considéré par les experts comme beaucoup plus radical que son frère. Pourtant ni l’UMP, ni le Parti socialiste, ni aucune organisation féministe ne poussent des cris d’orfraies. Les élections doivent être terminées !

Alain Juppé ne sera pas candidat aux élections législatives

Alain Juppé ne sera pas candidat aux élections législatives

09/05/2012 – 10h00
BORDEAUX (NOVOpress via Infos Bordeaux) –
Première conséquence de la défaite de Nicolas Sarkozy au second tour des présidentielles, le maire de Bordeaux, Alain Juppé, a décidé de ne plus se présenter aux élections législatives. Devant l’ampleur de la défaite de la droite dans la ville qu’il dirige, le fondateur de l’UMP a annoncé ce matin sa décision de refuser le combat face à la socialiste Michèle Delaunay, qui l’avait évincé de l’assemblée nationale en 2007.

Dans cette circonscription historique de la droite (celle de Jacques Chaban-Delmas), François Hollande a atteint le score de 59%, score qui rendait plus que probable la défaite du maire de Bordeaux le mois prochain. C’est donc Nicolas Florian, secrétaire départemental de l’UMP qui relèvera le défi. Celui-ci est également adjoint au maire de Villenave d’Ornon, conseiller régional et vice-président à la communauté urbaine de Bordeaux.

Toujours prompt à dénoncer la droitisation de l’UMP et à s’ériger en autorité morale, celui qui rêve de reprendre en main l’UMP n’aura pas eu le courage de partir lui-même au combat électoral. Une page se tourne pour la droite bordelaise qui divisée, et sans projet, risque de vivre des lendemains qui déchantent.

Alain Juppé veut-il faire perdre Nicolas Sarkozy ?

Alain Juppé veut-il faire perdre Nicolas Sarkozy ?

28/04/2012 – 08h30
BORDEAUX (NOVOpress via Infos Bordeaux) –
Ce n’est un secret pour personne, le maire de Bordeaux est hostile au positionnement du président de la République. Hostile à la place prise par le conseiller Patrick Buisson, hostile à la campagne de droite menée depuis plusieurs semaines, et enfin hostile à la main tendue aux électeurs de Marine Le Pen.

Dernier exemple en date sur RTL, Alain Juppé, qui se prépare à la défaite de son camp, déclarait « si Nicolas Sarkozy perdait, nous serions un certain nombre à tout faire pour que l’UMP garde sa cohésion », provoquant la fureur de ce dernier : « il ferait mieux de se concentrer sur le second tour, on est exactement dans ce qui n’intéresse nullement les Français ». Conformément à ses convictions proches du centre-gauche, le ministre des affaires étrangères avait déjà provoqué une polémique interne en suggérant il y a quelques jours, lors d’un entretien au Figaro Magazine, la nomination de François Bayrou au poste de premier ministre !

Pour les conseillers de l’UMP, la réserve de voix est à droite. Il faut donc notamment tenir un discours ferme (à défaut d’actes) sur l’immigration, les valeurs et le protectionnisme. Ces valeurs révulsent pourtant Alain Juppé, qui avait déjà fortement critiqué le débat sur l’identité nationale. Lors du premier tour, Bruno Dive, journaliste au Sud-Ouest, rapportait qu’au siège du PS, « tous les leaders de l’UMP sont hués quand ils parlent à la télé. Sauf Juppé, écouté dans un silence respectueux » !

Alain Juppé avait lui-même confirmé se sentir plus proche du Parti socialiste que du Front national. En mars dernier, lors du second tour des élections cantonales, le maire de Bordeaux appelait à voter pour le candidat de gauche dans les duels avec le FN : « le Front national ne doit bénéficier d’aucune de nos voix ».

« Le meilleur d’entre nous », faute d’avoir un sens politique aigu, (un positionnement de Nicolas Sarközy sur une ligne centriste l’aurait à coup sûr éliminé du premier tour) risque pourtant de connaitre une fin de carrière proche. Ses jours au ministère des affaires étrangères sont comptés, et dans une ville où la gauche est maintenant majoritaire, sa reconquête du poste de député au mois de Mai, ainsi que les municipales de 2014, risquent de sonner le glas de sa carrière.

Deux poids, deux mesures – Nicolas Sarközy à Bayonne : Alain Juppé dénonce un guet-apens

Deux poids, deux mesures - Nicolas Sarközy à Bayonne : Alain Juppé dénonce un guet-apens

02/03/2012 – 14h00
BAYONNE (via Infos Bordeaux) —
Le ministre des affaires étrangères et maire de Bordeaux, Alain Juppé, a fait part hier soir de son « indignation » et a dénoncé « un guet-apens » après les incidents impliquant des militants de gauche hier, dans les rues de Bayonne.

« J’exprime mon indignation devant le guet-apens qui a été monté contre Nicolas Sarkozy et cette conjonction entre des indépendantistes basques, dont on sait souvent les excès voire la violence, et des militants socialistes qui brandissaient le programme de François Hollande ».

Alain Juppé réagissait en marge de l’inauguration d’un salon du chocolat dans sa ville. « C’est un très mauvais signe dans la campagne car il faut se respecter, ne pas céder à cette tentation, et j’appelle tout le monde à garder son sang-froid dans la campagne », a-t-il ajouté.

Si les médias s’agitent sur l’accueil reçu par le candidat de l’UMP hier à Bayonne, ceux-ci sont bien silencieux sur les violences dont ont été victimes les membres du Bloc identitaire, réunis à l’Amatcho Hôtel Anton à l’occasion de la création d’une section basque du mouvement.

Crédit photo : DR.