Tag Archives: Alain de Benoist

“Européisme” : pour Bruno Gollnisch (FN), l’Union européenne actuelle est davantage jacobine que fédérale

16/11/2012 — 23h15
SAINT-ÉTIENNE (NOVOpress) —
Le député européen – et ancien concurrent de Marine Le Pen pour la présidence du Front National – Bruno Gollnisch s’est livré à une très intéressante intervention sur l’Europe politique, dans le cadre d’une journée de formation du FNJ Loire le 11 novembre dernier.

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Publié le
"La grande peur des temps présents" par Georges Feltin-Tracol

“La grande peur des temps présents” par Georges Feltin-Tracol

Christophe Bourseiller. Crédit photo : Tim Lybm via Wikipédia (cc).

15/10/2012 — 14h00
PARIS (via Europe Maxima) — Depuis 1989 et la parution des Ennemis du système, Christophe Bourseiller s’intéresse aux « périphéries politiques ». Désormais maître de conférence à Sciences Po – Paris, cet acteur de cinéma et de publicité a consacré de nombreux ouvrages à l’« extrême gauche » (Les Maoïstes en 1996, Histoire général de l’ultra-gauche en 2003), à l’« extrême droite », au phénomène sectaire (Les Faux Messies en 1993, Carlos Castaneda. La Vérité du mensonge en 2005), aux nouvelles sexualités (Les Forcenés du désir en 2000) et à la franc-maçonnerie (Un Maçon parle en 2010).

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[Chronique] “Les esclaves heureux de la liberté” de Javier R. Portella

[Chronique] “Les esclaves heureux de la liberté” de Javier R. Portella

11/10/2012 — 18h00
PARIS (NOVOpress) — “Les esclaves heureux de la liberté”, tel est le titre, hardiment choquant, d’un essai que l’écrivain espagnol Javier R. Portella vient d’oublier aux Éditions David Reinharc. Il s’agit d’une œuvre qui sort décidément des sentiers battus mais qui est en train de rentrer dans ceux du succès : deuxième édition en trois mois, et la troisième déjà en vue.

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La Nouvelle droite et la réflexion historique - Par Dominique Venner

La Nouvelle droite et la réflexion historique – Par Dominique Venner

Le 30 mai dernier, j’avais publié ici une critique élogieuse de Mémoire vive (Editions de Fallois), livre d’entretiens d’Alain de Benoist, fondateur et principale figure intellectuelle de la Nouvelle Droite (ND). J’avais fait une seule réserve, m’étonnant de l’absence de toute réflexion historique dans les brillantes analyses intellectuelles de ce livre testament.

Réagissant à mon propos, un correspondant me fait parvenir un article publié par Alain de Benoist dans la revue Le Spectacle du monde n° 584 de décembre 2011, qui montre un intérêt nouveau pour l’histoire. Après divers développements sur la naissance de la pensée historique dans l’Antiquité grecque (Hérodote et Thucydide) puis son détournement comme auxiliaire de la théologie chez saint Augustin ou Bossuet, sa dénaturation ensuite par les théoriciens du progrès jusqu’à Marx, Alain de Benoist consacre une place à sa lecture d’un de mes ouvrages récents, prouvant chez lui une évolution intéressante. Je cite :

« Dans son dernier livre, Le Choc de l’Histoire (Via Romana), Dominique Venner proteste contre l’idée d’une histoire écrite par avance et que l’on ne pourrait prévoir. “L’histoire, écrit-il, nous montre que rien n’est jamais inéluctable […]. L’imprévu est roi et l’avenir imprévisible : personne en 1910 ne prévoyait 1914, et personne en 1980 n’avait prévu 1990 pour la Russie. […] C’est pourquoi je ne crois pas aux fatalités historiques. Pas plus à celles qu’imaginait Spengler qu’à celles de Marx ou de Fukuyama.” […]

« Dire que l’histoire est imprévisible est une chose, commente A. de Benoist, dire qu’elle ne se répète jamais en est une autre. Si l’histoire est imprévisible, connaître le passé ne permet pas de prévoir l’avenir. Réfléchis sur le passé peut éclairer le présent, dit encore Venner. Cela implique évidemment que le passé soit porteur de leçons, et donc qu’il ait un sens. »

Plusieurs considérations suivent rappelant que si un événement est promu à la dignité de fait historique, cela résulte d’un choix fait par l’historien. Ce choix dépend naturellement de sa vision du monde, des influences qu’il a subies, de l’époque où il s’exprime. Ce qui permet à l’auteur de conclure : « Dominique Venner souligne, lui aussi, que “l’histoire n’est pas seulement la connaissance du passé, elle est aussi le reflet des préoccupations du présent”. »

Je me réjouis de voir Alain de Benoist, qui a parfois réfléchi sur l’identité, reprendre par ailleurs une thématique que je n’ai cessé de développer : « S’interroger sur son identité, c’est implicitement s’interroger sur sa provenance, sa langue, ses coutumes – bref, sur des éléments qui viennent de loin et qui ont joué un rôle fondateur. C’est en cela que, pour un peuple ou une communauté politique, la connaissance de l’histoire est indispensable. […] L’histoire, conclut Alain de Benoist, d’une façon assez nouvelle pour lui, c’est la conscience qu’un peuple prend de lui-même. À quoi sert l’histoire ? À donner son assise au présent. » On ne saurait mieux dire !

Pour clore cette chronique, j’ajoute que la publication va s’interrompre jusqu’à la fin du mois d’août. Les efficaces animateurs de mon site vont partir respirer quelques semaines, sac au dos, sur les sentiers de France et d’Europe. Je vous souhaite à tous d’en faire autant et rendez-vous le 21 août !

Dominique Venner

Notes

  1. Illustration : Goya, Tres de Mayo, célèbre tableau évoquant l’insurrection nationale de Madrid et sa répression, le 3 mai 1808, par les troupes napoléoniennes aux ordres de Murat. Un imprévu historique aux conséquences immenses. Ce fut le début de la fin pour la puissance napoléonienne, et l’acte de naissance du nationalisme espagnol. [Cliquer sur l’image pour la voir en entier. Crédit

[box class=”info”] Source : le site de Dominique Venner. [/box]

Crédit photo : Web Gallery of Art, via Wikipédia, domaine public.

Sortie du numéro 144 d'“Eléments” : La diabolisation continue !

Sortie du numéro 144 d’“Eléments” : La diabolisation continue !

18/07/2012 — 17h00
PARIS (Novopress) — Le dernier numéro d’Eléments vient de sortir.

sommaire

Dossier
Néo-réacs: combien de divisions ?, par Pascal Eysseric,
La doxa libérale du PS passée au crible de la « gauche populaire », par Pierre Le Vigan,
Le combat pour la littérature française, par Michel Marmin et Rémi Soulié,
Contre, tout contre Muray, par François Bousquet,
Comment résister à l’idéologie du progrès sans devenir « réac », par Luc-Olivier d’Algange,
Renaud Camus : « réac de toujours », propos recueillis par Pascal Eysseric.

Entretien : Maurice Cury : Le concept de « culture nationale ».

Rubriques
Retour à Jean-Jacques Rousseau, par Michel Marmin
• Le polar vu par Pierric Guittaut
• La chronique cinéma de Ludovic Maubreuil
Comment reconnaître un con à l’heure d’Internet ?, par Armand Grabois
Une fin du monde sans importance, par Xavier Eman
• Économie, religions, philosophie…, par Alain de Benoist
• Sciences, par Bastien O’Danieli
Alain de Benoist : un demi-siècle d’engagement, par Jean-Marcel Zagamé, Alain Lefebvre, François d’Orçival, Ludovic Maubreuil et Olivier François
La Corée du nord, derrière les mots de la propagande, par David L’Épée
La main invisible contre le peuple, éloge d’Edward P. Thompson, par Olivier François
L’écologisme de marché, par Jean de Lavaur
Pacifisme intégral ? Plus que jamais !, par Robin Turgis et Flora Montcorbier
Georges Mathieu et moi, par Michel Marmin

« Au bord du gouffre / La faillite annoncée du système de l'argent » d'Alain de Benoist

« Au bord du gouffre / La faillite annoncée du système de l’argent » d’Alain de Benoist

Sous ce titre, Alain de Benoist a publié à propos de la crise contemporaine une analyse incisive et peu complaisante du capitalisme. Les débouchés, dit-il, sont le problème éternel du capitalisme. Après la phase initiale qui a vu les salaires soumis à une très forte pression, au XIXe siècle surtout, ce problème a pu être résolu un temps par le fordisme : on a alors globalement et progressivement relevé le niveau des salaires de manière à soutenir la consommation. Mais…

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Mais après la période des Trente Glorieuses est survenue une baisse tendancielle de la profitabilité des investissements et, d’une certaine manière, on a abandonné le fordisme pour revenir à la phase initiale se caractérisant par une pression sur les coûts salariaux propre à restaurer la profitabilité.

La question des débouchés s’est alors posée à nouveau de manière aiguë. L’auteur énumère trois moyens propres à y répondre : premièrement, augmenter la durée du travail (le lecteur rapprochera sans doute ce moyen de l’exhortation à « travailler plus pour gagner plus »), avec tous les effets pervers qui s’ensuivent sur la vie personnelle des salariés ; deuxièmement, rechercher une main-d’œuvre moins chère et « peu revendicative », ce qui incite à recourir à l’immigration et aux délocalisations ; et enfin troisièmement, faciliter le crédit dans des proportions éventuellement imprudentes pour favoriser la consommation.

« Au bord du gouffre / La faillite annoncée du système de l'argent » d'Alain de BenoistOn touche ici au risque fondamental : un excès déraisonnable de crédit. Alain de Benoist replace ainsi dans une perspective plus générale l’événement ponctuel qui a déclenché une crise mondiale dont le système était gros : l’endettement des ménages américains par les prêts hypothécaires et l’impossibilité où ils étaient de rembourser ces « crédits pourris ».

L’auteur retrace alors tous les facteurs qui ont concouru et concourent encore à l’endettement général, au premier rang desquels la dérégulation globale, souhaitée par la pensée libérale.

Sur le plan privé, l’énorme endettement des ménages américains finit par affecter les finances mondiales et les banques par le biais de la titrisation. Sur le plan public la surémission de monnaie par la FED qui facilite cet endettement a lui aussi des répercussions en raison de la prééminence du dollar. Celui-ci, en effet, est jusqu’à un certain point une monnaie mondiale dont la gestion dépend d’un seul pays (gestion qui, depuis 1971, échappe à la contrainte de la convertibilité). Les autres pays sont obligés d’acheter du dollar pour éviter des déséquilibres majeurs de sorte que les Etats-Unis peuvent mener une politique budgétaire acceptant des déficits eux-mêmes majeurs. Alain de Benoist évalue leur endettement total à 340% de leur PIB.

Et il montre comment la dette publique des Etats n’est pas seulement due à la légèreté de la gestion par les politiques, mais aussi aux plans de sauvetage des banques privées. « Au total, les quatre principales banques centrales mondiales (FED, BCE, Banque du Japon, Banque d’Angleterre) ont injecté 5.000 milliards de dollars dans l’économie mondiale entre 2008 et 2010… En s’endettant massivement pour sauver les banques, les Etats ont permis aux banques de se relancer dans les mêmes activités qui avaient abouti à les mettre en péril ».

On arrive ainsi à la formule de Maurice Allais qui prévoyait « l’effondrement général d’une économie mondiale reposant sur une pyramide de dettes ».

Alain de Benoist critique vivement les oligarchies financières qu’il accuse d’avoir conçu le moteur de la crise présente : l’excès de crédit, lui-même motivé par une âpreté extraordinaire au gain. Il traite aussi les autres aspects du sujet : les délocalisations, qui appauvrissent les pays émetteurs sans enrichir les pays recevant (sinon chez ceux-ci, une mince couche de privilégiés) ; l’immigration, qui est l’arme du capital, qui pèse sur les salaires et que les politiques encouragent sans se préoccuper outre mesure des conséquences sociologiques ; l’extraordinaire aggravation des inégalités sociales, qui voit les classes inférieure et moyenne pénalisées au profit d’une hyperclasse aux revenus « faramineux » et de sociétés aux bénéfices énormes.

Il faut enfin faire mention spéciale du libre-échangisme comme motif initial de la crise actuelle : l’auteur montre que le recours massif au crédit (qu’il situe dans les années 1980) fut une réponse du capitalisme à une baisse tendancielle du taux de profit. On peut ajouter que l’origine de cette baisse se situe dans les années 1970, époque où l’on voit avec un faible décalage dans le temps, d’une part, la mise en place du libre-échangisme mondial (la négociation Kennedy a pris fin en 1969) et, d’autre part, la fin de la prospérité des « Trente Glorieuses ». On notera que le libre-échange, âprement et à juste titre dénoncé par l’auteur, est lui-même fruit dans le domaine économique d’un mouvement de pensée plus général : l’idéologie cosmopolite devenue dominante à partir de 1945.

En conclusion, on peut tenir le livre Au bord du gouffre pour un ouvrage brillant et instructif, même si certains lecteurs y trouveront quelques excès.

Pierre Milloz
29/06/2012

[box] * Alain de Benoist – Au bord du gouffre / La faillite annoncée du système de l’argent – Edition Krisis.[/box]

Note de la rédaction de Polémia :
Les points de vue d’Henry de Lesquen et d’Alain de Benoist sont généralement assez éloignés, notamment en matière économique. On observera toutefois une convergence d’analyse sur le rôle de l’excès de crédit comme amplificateur de la crise. Nos lecteurs peuvent utilement se reporter à ce texte d’Henry de Lesquen :
Les raisons de la crise économique : les éclairages de l’école autrichienne.
En 1972, sous la signature de Michel Norey, la revue Nouvelle Ecole avait de son côté souligné l’importance de l’école autrichienne dans son numéro consacré aux théories économiques.
Nos lecteurs peuvent aussi se reporter aux articles suivants :
L’idéologie cosmopolite à l’origine de la crise économique
L’idéologie de la superclasse mondiale (1re partie)
« Mémoire vive » de Alain de Benoist

[box class=”info”] Source : Polémia. [/box]

15 juin : Soirée dédicaces de la revue « Livr'arbitres », à Paris

15 juin : Soirée dédicaces de la revue « Livr’arbitres », à Paris

10/06/12 – 14h00
PARIS (NOVOpress) 
– La revue littéraire non conforme Livr’Arbitres organise une soirée « apéritif/dédicaces » avec de nombreux auteurs au restaurant « Ratatouille » (168, rue Montmartre 75002 Paris, Métro Grands boulevards, 1er étage) le vendredi 15 juin à partir de 20 heures.

De nombreux auteurs tels que Alain de Benoist, Alain Paucard, Patrick Gofman, Thierry Marignac, Miège, Laurent Schang, François Bousquet, Christopher Gérard… seront présents pour dédicacer leurs œuvres et échanger avec le public.

Cette soirée sera également l’occasion de présenter le nouveau numéro de la revue largement consacré à l’auteur bourguignon identitaire Henri Vincenot.

Sur la Nouvelle Droite et Alain de Benoist - Par Dominique Venner

Sur la Nouvelle Droite et Alain de Benoist – Par Dominique Venner

Écrit sous forme de réponses à des questions de François Bousquet, un nouveau livre d’Alain de Benoist se veut une sorte de bilan intellectuel mêlé à de nombreux souvenirs portant notamment sur la généalogie familiale et l’enfance de l’auteur, déjà lecteur boulimique, allergique aux sports. Il se définit lui-même comme un esprit encyclopédique et même un collectionneur compulsif de livres et d’idées. À le lire, on découvre qu’il avait les aptitudes d’un très grand universitaire jonglant avec talent entre les systèmes de philosophie politique brillamment décrits. Il dit parfois son ambition d’affirmer une « conception du monde » (Weltanschauung), sans que celle-ci apparaisse clairement sous sa plume de théoricien quelque peu désenchanté.

On sait que le nom d’Alain de Benoist est étroitement associé au courant de pensée de la Nouvelle Droite (ND), « cette belle aventure de l’esprit » issue de l’aventure d’Europe Action et de la Fédération des Étudiants nationalistes à qui tout un chapitre du livre est consacré. Au fil du temps, dans ses colloques et ses revues, avec un grand dynamisme, la ND récusa le racisme au nom du différentialisme, fit redécouvrir l’héritage païen de l’Europe, introduisit à la connaissance des travaux de Georges Dumézil ou à la pensée de la “Révolution conservatrice allemande”, critiquant aussi vertement l’américanisme et le libéralisme. Elle représenta une immense espérance dont beaucoup conservent la nostalgie.

Sur la Nouvelle Droite et Alain de Benoist - Par Dominique VennerAlain de Benoist est resté la figure intellectuelle dominante de ce que fut la ND, tout en ayant pris ses distances avec certaines orientations initiales. Il s’en explique, justifiant son droit de penser par lui-même en liberté, et donc d’évoluer de façon parfois déroutante pour ses amis. « C’est toujours dans mon propre entourage, écrit-il (p. 260), que j’ai rencontré le plus de résistances, et il n’y a sans doute pas un tournant idéologique que j’ai pris pour lequel je n’ai été obligé de batailler pour imposer ». Il est bien conscient que d’avoir été dans sa jeunesse catalogué d’extrême droite a nui à la diffusion de sa pensée propre : « N’est intellectuellement légitime en France que ce qui vient de la gauche. Un passé d’extrême droite, fût-il lointain, est une tunique de Nessus. » Il n’en avait pas toujours été ainsi. Avant la Seconde Guerre mondiale, les idées qualifiées ultérieurement d’extrême droite, par exemple celles de Charles Maurras, tenaient le haut du pavé en France comme dans la plupart des nations européennes. Ensuite, l’histoire a basculé pour un bon moment.

À partir des années 1980, remarque le mémorialiste, une véritable chape de plomb s’est abattue sur la pensée critique. […] Par cercles concentriques, quantité d’auteurs se sont progressivement vu retirer l’accès aux hauts-parleurs. On n’a pas cherché à réfuter leurs thèses, on leur a coupé le micro. L’important était que le grand public n’ait plus accès à leurs œuvres. » C’était une sorte d’application du gramscisme : ceux qui contrôlent le pouvoir culturel en interdisent l’accès à leurs ennemis. Pourtant, dans une période précédente, Alain de Benoist et la ND avaient réussi une percée remarquable lors de la création du Figaro Magazine première formule, dont ils animaient la rédaction avec la complicité de Louis Pauwels. Ce succès provoqua deux attaques massives durant l’été 1979 puis en octobre 1980 lors de la campagne de diabolisation qui suivit l’attentat contre la synagogue de la rue Copernic (attentat d’origine proche-orientale, attribué tout d’abord à l’extrême droite). Le résultat fut une épuration du Figaro Magazine sur pression notamment de Maurice Lévy, alors patron de Publicis. Louis Pauwels fut contraint de se séparer des journalistes de la ND. Le Figaro Magazine perdit la moitié de ses lecteurs, mais augmenta ses recettes publicitaires… Preuve de ce qu’est la réalité de la presse dans une démocratie soumise au pouvoir de l’argent.

Ce qui retient l’attention dans les mémoires d’Alain de Benoist, c’est avant tout le cheminement d’un esprit agile et brillant, exceptionnellement doué pour le débat philosophique qui est sa passion. La réalité parvient à lui, moins par l’observation concrète des phénomènes, que filtrée par les théories et les concepts qui en ont été déduits. Ainsi, les immenses bouleversements qui ont affecté l’Europe et le reste du monde depuis la Révolution française, puis la révolution industrielle, le siècle de 1914, le grand recul européen et les ressacs migratoires de la décolonisation, sont appréhendés à travers les interprétations et concepts généralement a-historiques de divers théoriciens. Grâce aux brillantes aptitudes de l’auteur, ces interprétations sont analysées avec une constante clarté. En conclusion, Alain de Benoist peut légitimement dire sa fierté « d’être resté un esprit libre [et] de n’avoir jamais déserté la pensée critique ». Il aurait pu ajouter qu’il est également toujours resté fidèle à un certain idéal européen.

Dominique Venner

Notes

  1. Alain de Benoist, Mémoire vive, entretiens avec François Bousquet, Editions de Fallois, 331 p., 22 €

[box class=”info”] Source : le site Internet de Dominique Venner. [/box]

La « Mémoire vive » d’Alain de Benoist

La « Mémoire vive » d’Alain de Benoist

Fondateur du GRECE, auteur prolixe et initiateur infatigable de nombreuses revues de réflexion (Eléments, Krisis, Nouvelle Ecole…), Alain de Benoist est une figure incontournable du courant « identitaire » français et européen.

La « Mémoire vive » d’Alain de BenoistBien qu’il soit connu de tous, sa grande discrétion nous a longtemps caché son itinéraire personnel : militance, parcours universitaire, cheminement intellectuel.  C’est ce que nous propose de découvrir Mémoire vive, un livre d’entretiens, paru il y a quelques jours aux Editions de Fallois.

300 pages d’entretiens conduits à vive allure mais en profondeur par François Bousquet, qui nous plongent dans l’itinéraire d’un penseur incontournable, depuis son enfance jusqu’aux années « de maturité », passant par les années d’engagement militant et l’aventure du GRECE.

Bien entendu, la dimension biographique n’occulte pas les nombreuses pages de réflexion dans lesquelles Alain de Benoist reprécise les contours de sa pensée et ses fondamentaux idéologiques : défense de l’identité au nom du refus de l’uniformité, anti-libéralisme, ré-enracinement, vision de l’Empire européen. Rappelant son attachement à la Weltanschauung, il défend une véritable définition de la radicalité, ancrée dans une pensée forte et structurée: « Être radical, ce n’est pas seulement refuser le compromis, c’est s’intéresser aux causes lointaines plus qu’aux effets immédiats (…) Donner aux choses une dimension de profondeur. »

Radical – en plongeant toujours plus profond les pointes de nos racines – nous nous devons de le devenir plus chaque jour. Alain de Benoist nous y précède.

Pierre Saint-Servant pour Novopress

Sortie le 2 mai des « mémoires » d'Alain de Benoist

Sortie le 2 mai des « mémoires » d’Alain de Benoist

27/04/12 – 15h30
PARIS (NOVOpress)
– C’est un événement que tous les amateurs de la pensée iconoclaste et exigeante d’un des derniers grands intellectuels français attendaient avec impatience. Les « mémoires » d’Alain de Benoist, chef de file de la « Nouvelle Droite » et fondateur du GRECE, sortent le 2 mai prochain aux Editions de Fallois.

Sous le tire de « Mémoire vive », l’ouvrage prend la forme d’un long entretien avec François Bousquet, journaliste et ancien rédacteur en chef du Choc du mois, qui retrace le parcours personnel et intellectuel de l’auteur de « Vu de droite », « Demain, la décroissance », « Nous et les autres », « Au bord du gouffre » et tant d’autres ouvrages et articles ayant nourris la réflexions de plusieurs générations de militants politiques.

Sur six pages, la magazine « Causeur » (n°46, avril 2012) publie en avant-première les “bonnes feuilles” de cet ouvrage fondamental.

« Mémoire vive : Entretiens avec François Bousquet »
336 pages ; 15,5 x 22,5 cm ; broché
Prix de vente au public (TTC) : 22 €
ISBN 978-2-87706-793-5

Alain de Benoist dédicace "Au bord du gouffre" chez Facta ce samedi

Alain de Benoist dédicace “Au bord du gouffre” chez Facta ce samedi

14/01/2012 – 09h30
PARIS (NOVOpress) –
La dynamique librairie parisienne “Facta” accueillera ce samedi l’essayiste Alain de Benoist pour une dédicace de 14h30 à 18h. Il viendra présenter son dernier livre “Au bord du gouffre. La faillite annoncée du système de l’argent”. Par ailleurs, la librairie propose tout au long de l’année une sélection unique de livres neufs et d’occasion (avec 12 000 livres!) de la mouvance populiste, patriote ou identitaire. Aucune famille ni aucun courant n’est oublié, du catholicisme au paganisme, de la Nouvelle Droite au royalisme, en passant par toutes les branches du nationalisme.

La Librairie Facta 4 rue de Clichy 75009 , tout près de l’église de la Trinité. Ouverture du mardi au samedi de 12h à 20h.

L’Europe face à la crise économique – Libre journal de Radio Courtoisie [audio]

L’Europe face à la crise économique – Libre journal de Radio Courtoisie [audio]

Samedi dernier 19 novembre, le thème principal du Libre Journal des Lycéens de Radio Courtoisie, -animé par Romain Lecap et Xavier Delaunay- était consacré à la grave crise économique qui sévit en Europe.

Quelques références évoquées au cours de l’émission :

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Jean Mabire « Européen et Normand »

Jean Mabire, “Européen et Normand”

Dans son numéro 140, (juillet à septembre 2011), la revue Éléments nous présente l’ouvrage que vient de terminer Alain de Benoist, « Bibliographie de Jean Mabire ».

Le livre est édité par l’Association des Amis de Jean Mabire (15 rue de Breuilles, 17330, Bernay Saint Martin – 9 €)

Comme l’écrit Dominique Venner qui a assuré la préface du livre, Jean Mabire fut beaucoup plus que l’auteur des ouvrages qu’il consacra à de nombreuses unités militaires. Il fut d’abord un « éveilleur sans égal, qui donna vigueur et beauté à l’idée normande. »

Jean Mabire se définissait lui même comme « Européen et Normand » et la revue indique que c’est sans doute dans ses romans et nouvelles, dans ses travaux sur les grandes figures de la littérature et de l’épopée normande qu’il donna le meilleur de lui même.

Le travail méthodique d’Alain de Benoist fait l’inventaire de tous les livres publiés ou dirigés par Jean Mabire et nous vous invitons à vous le procurer ainsi qu’à vous inscrire à l’Association des Amis de Jean Mabire pour perpétuer le souvenir de ce grand Normand.

[box class=”info”]Auteur : « Normandie Identitaire » / Crédit photo : AAJM[/box]