Révolte des agriculteurs, est ce la faute de l’Europe ?

18/02/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Alors que des manifestations importantes d’agriculteurs se sont déroulées en Bretagne, on peut se demander ce que fait Stéphane Le Foll. Il n’a pas obtenu ce qu’il demandait lors du dernier conseil européen des ministres de l’Agriculture. L’Allemagne, qui concurrence fortement l’agriculture française avec ses fermes-usines, s’est opposée aux demandes françaises. Elle veut continuer à prendre des parts de marché à la France en ayant des règles sociales moins sévères.


Philippe de Villiers : « les hommes politiques français ont du sang sur les mains »

15/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Philippe de Villiers a affirmé que les hommes politiques français « ont une responsabilité criminelle », évoquant la détresse des agriculteurs et les victimes des attentats. « Ils ont du sang sur les mains », a ajouté le fondateur du Mouvement pour la France. « Je pense aux attentats du 13 novembre, si on avait rétabli les relations diplomatiques avec la Syrie, on aurait eu les renseignements sur le cerveau des attentats. Et si on avait rétabli le contrôle aux frontières, on aurait empêché les allers et venues des kalachnikovs et des terroristes qui sont venus sur les terrasses pour tuer des petits Français ». On ne saurait mieux dire.

Éric Zemmour : « Nos agriculteurs n’ont même pas l’élégance de mourir en silence »

13/02/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Dans sa tribune hebdomadaire sur RTL, Éric Zemmour revient sur les admonestations entendues à l’encontre du monde paysan :

C’est de leur faute. Pas assez gros, pas assez compétitifs, pas assez intégrés. Mal positionnés, mal organisés, mal mondialisés. Les agriculteurs français ont tout faux. Les agriculteurs français sont mauvais. Les agriculteurs français n’ont que ce qu’ils méritent. Ils croulent sous les dettes, ils liquident, ils se suicident. Et ils n’ont même pas l’élégance de mourir en silence !

Éric Zemmour en profite pour tacler les technocrates de Bruxelles qui eux, savent certainement ce qui est bon pour eux et pour nous. Les agriculteurs français n’ont qu’à faire confiance : « Ils n’ont pas compris que la concurrence est saine, qu’il est bon de mettre en rivalité des agriculteurs français avec les latifundia brésiliennes qui emploient des ouvriers misérables ou avec des immenses exploitations nord-américaines où il n’y a pas un homme à perte de vue ».


Crise agricole : la colère prend de l’ampleur

04/02/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

« Des subventions non, des prix, oui ! » Voilà l’un des nombreux slogans des éleveurs de l’Ouest pour protester contre la chute des prix de leur production.
« On en a assez que le gouvernement nous considère comme des mendiants », déclare Éric, agriculteur dans le Vexin français. « L’aide publique ne nous sauvera pas. Nous, ce que l’on veut, c’est une juste rémunération pour notre travail ».

Alors que le ministre de l’Agriculture a annoncé une rallonge de 125 millions d’euros aux 700 millions accordés l’an dernier dans le cadre du plan d’aide aux éleveurs, la colère du monde paysan face à la crise agricole ne faiblit pas.

En effet, aucune réforme n’a été amorcée pour réduire les normes et les charges qui pèsent lourdement sur la profession
malheureusement, le nerf de la guerre ne réside pas à Paris, mais bien à Bruxelles et Chicago.

Explication : beaucoup d’agriculteurs travaillent aujourd’hui à perte, tant les prix fixés par les géants de l’agroalimentaire et de la distribution sont bas. En ce qui concerne les marchés mondiaux, qui se font à la Bourse au grain de Chicago, ceux-ci fluctuent selon un cocktail mêlant catastrophes climatiques et spéculation boursière.

Ainsi, en pleine période de morosité économique mondiale, une sécheresse en Russie ou une inondation en Australie, sont aujourd’hui les seuls phénomènes capables de dynamiser les cours mondiaux et d’assurer un revenu décent aux agriculteurs céréaliers français…

En ce qui concerne les normes, selon une étude de la FNSEA, l’agriculteur passe aujourd’hui jusqu’à 20 % de son temps à remplir déclarations, justificatifs et duplicata pour toucher les aides liées à la PAC, et surtout éviter qu’il ne souffre de pénalités. Qui aurait cru que la pérennité de ceux qui nourrissent le monde dépende aujourd’hui de bureaucrates et de traders ?

Les OGM en France, c’est pour bientôt !

20/11/2015 – FRANCE (NOVOpress)

L’Assemblée nationale a de nouveau voté, mardi 17 novembre, le projet de loi transposant les nouvelles règles européennes d’autorisation de mise en culture des OGM.

Vous avez bien compris, il s’agit d’autoriser la culture OGM sur le sol français. Ce texte sera définitivement adopté par le Sénat le 14 décembre, puisque députés et sénateurs se sont déjà entendus sur la rédaction de ce texte en commission.
Le texte de ce projet de loi, consultable sur le site du Sénat, prévoit de nombreuses mesures encadrantes. Et en cas de contamination de parcelles non OGM non souhaité par l’exploitant, l’Etat proposera une indemnisation financière…

Crédit photo : laetitiablabla via Flickr (CC) = vade retro monsanto ! ogm j’en veux TOUJOURS pas


La crise de l’agriculture européenne se poursuit

08/09/09/2015 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Hier, les agriculteurs européens ont manifesté à Bruxelles

Des agriculteurs venus de toute l’Europe, de Bulgarie en passant par l’Irlande, se sont rappelés au souvenir du Conseil exceptionnel sur l’agriculture des 28 ministres européens. Ce conseil, réuni à la demande de la France, devait trouver des réponses à la crise de l’élevage et de la production laitière en Europe qui seraient liés à la surproduction. Les manifestants entendent aussi pointer l’hypocrisie d’un système qui pousse à l’investissement par les nouvelles normes tout en laissant les prix dégringolés, ce qui a un effet négatif sur la confiance des banques.

Quelles résolutions ont été prises ?

La Commission européenne, responsable de la politique agricole commune, a débloqué entre 300 et 400 millions d’euros qu’il faudra répartir entre les 28 pays de l’UE. Ces fonds proviennent des pénalités payées, en 2014 2015 pour dépassement des quotas de production. Or ce sont 860 millions d’euros qui avaient été récoltés. Le ministre belge de l’Agriculture estime que

cette somme doit revenir intégralement aux agriculteurs.

La Commission rappelle d’ailleurs que 220 millions d’euros avaient été débloqués après l’embargo russe en réplique aux sanctions européennes. Plus important, le prix de rachat par les états aux exploitants agricoles en difficulté du lait ne devrait pas être relevé alors qu’il est à un prix bien inférieur au marché. L’UE entend aussi conclure des accords commerciaux permettant de trouver des débouchés aux produits agricoles.

Quels sont les intérêts en présence dans cette crise ?

L’on dénombre deux séries de considérations. D’une part, l’UE par la voix du commissaire à l’agriculture ne souhaite pas envoyer un signal négatif à la filière agricole en augmentant les prix de rachat étatiques puisque cela aurait pour conséquence de maintenir le niveau de production de lait. D’autre part, après les sanctions européennes, la Russie a répliqué par deux embargos, l’un sur les produits laitiers et l’autre sur les abats de porc, il s’agit pour l’UE de rester ferme et unie face à Vladimir Poutine.

Crédit photo : Daphné VAN OSSEL – RTBF

La France agricole en crise : des tracteurs en colère à Paris

04/09/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Peut être les avez vous vus hier, place de la Nation, tous ces tracteurs par centaines, 1 733 selon les organisateurs de la manifestation, et ces agriculteurs normands et bretons en colère, décidés à jouer leur dernière carte. Ils affichent des slogans tels que : « la mort est dans les prés », « fauchés comme les blés », ou encore « tous les deux jours un agriculteur se suicide ». Pour venir jusqu’à Paris, leur long cortège a bloqué l’A13 et a bien perturbé la circulation en région parisienne.

Cette manifestation est l’expression de l’exaspération du monde agricole, qui va croissant depuis le début de l’été.
Annoncée à la fin du mois d’août et organisée par la FNSEA, le syndicat majoritaire de la profession, et par les jeunes agriculteurs, le mouvement veut témoigner de la colère et la détresse des agriculteurs confrontés à l’effondrement des prix de vente de leurs produits alors que leurs charges ont, elles, augmenté.

Ils avaient déjà fait entendre leurs griefs au gouvernement en juillet dernier.
Le 22 juillet, le gouvernement avait annoncé un « plan d’urgence » pour venir en aide aux agriculteurs en difficulté financière. 600 millions d’euros seraient débloqués. Mais aujourd’hui les agriculteurs protestent contre ce plan d’urgence, jugé insuffisant. Ils réclament davantage de mesures, comme des allègements de leurs charges ou encore un étalement de leurs dettes. Plutôt qu’une simple aide financière, ils veulent la revalorisation de leur travail, « plus de prix, moins de normes ».

Manuel Valls leur promet une aide, qui les satisfait peu
Le Premier ministre a indiqué que, « tout sera mis en œuvre pour permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail », avant de promettre une aide de trois milliards d’euros sur trois ans. Il a aussi annoncé une « année blanche » sur les dettes bancaires.

Et les manifestants sont repartis déçus
Les mesures évoquées par le Premier ministre sont à leurs yeux un pansement sur une jambe de bois. « On ne serait pas venu, ce serait la même chose ». Et certains d’évoquer déjà les cars prévus pour aller faire pression au Conseil européen de lundi. « Si on va à Bruxelles, ce sera sûrement plus costaud ».

Crédit photo : Capture d’écran du reportage du monde.fr sur la manifestation des agriculteurs à Paris, jeudi 3 septembre.



Les agriculteurs investissent la place de la… par lemondefr


L’agriculture meurt de l’Europe (Présent 8399)

20/07/2015 – FRANCE (NOVOpress)

Selon le ministre de l’Agriculture, 22 000 éleveurs pourraient disparaître bientôt. Toutes les filières sont au bord de la ruine et les fermiers entre colère et désespoir. Le chef de l’État a donc lancé un double appel en leur faveur.

Aux distributeurs afin qu’ils réduisent leurs marges et aux consommateurs pour qu’ils achètent « des produits français » même s’ils sont plus chers, car, a-t-il ajouté, « nos emplois sont les emplois des Français et ces derniers sont capables de démontrer qu’ils peuvent faire un certain nombre d’efforts » par patriotisme économique. Mais il ne va pas jusqu’au bout de ce raisonnement ! La logique voudrait qu’il dise : achetez des productions françaises réalisées par des travailleurs français dans toute la filière : les entreprises agricoles, les abattoirs, le transport. Mais pour lui, la préférence nationale doit s’arrêter aux produits du terroir.
8399-Une
Après avoir durement allégé le portefeuille des consommateurs par son matraquage fiscal, Hollande voudrait maintenant qu’ils se serrent encore la ceinture et fassent « des efforts » pour secourir les éleveurs ! Le hollandisme, c’est cela : les pauvres doivent aider les pauvres. Si les grandes surfaces font la course aux prix bas, c’est pour s’adapter au pouvoir d’achat de leurs clients. À cette fin, les distributeurs s’approvisionnent où c’est le moins cher, et ce n’est pas chez nous, mais ailleurs en Europe et dans le monde.

Le remède au drame des agriculteurs français, ce n’est pas de faire la manche en leur faveur, c’est de remettre en cause ce qui est à la racine du mal : l’Europe, celle que François Hollande a voulu et qu’il défend. L’Union européenne, c’est la libre circulation des personnes et des biens, mais sans harmonisation fiscale et sociale.

Dans le secteur agricole, en Espagne, les charges salariales sont trois fois moins importantes que chez nous ; en Pologne, le SMIC est à 409 euros et le triple en France. Il est bien évident que les coûts de production ne peuvent être les mêmes, c’est cela que Bruxelles appelle « une concurrence libre et non faussée » dont nos paysans sont en train de mourir.

En outre, le libéralisme bruxellois entend déclarer l’Europe ville ouverte, dans le cadre du traité transatlantique qui permet aux États-Unis et à l’Argentine, notamment, d’exporter en Europe de la viande meilleur marché, n’ayant pas à subir les coûteuses et multiples contraintes écologiques bruxelloises. Et sait-on que dans ce pays libéral que sont les USA, les importations sont proscrites quand l’agriculture américaine est en surproduction ?
Voilà que François Hollande pour remédier à ces maux qui prospèrent grâce à son Europe propose… plus d’Europe ! Non pas la nécessaire marche arrière, mais la fuite en avant ! Il veut une « avant-garde » de la zone euro, un Parlement dédié, un budget et un gouvernement communs. Depuis trente ans, nous avons toujours plus d’Europe et toujours moins de croissance, mais Hollande ne songe pourtant qu’à en ajouter une couche…

Guy Rouvrais

Florange: les agriculteurs répandent du fumier pour interpeller François Hollande

Florange: les agriculteurs répandent du fumier pour interpeller François Hollande

24/11/2014 – FLORANGE (via BFMTV)
Il n’y avait pas que les anciens métallos qui attendaient de pied ferme François Hollande à Florange. A quelques centaines de mètres des grands bureaux d’ArcelorMittal, des manifestants ont répandu du fumier sur une dizaine de mètres et sur des véhicules de CRS. Une manière pour la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles et les Jeunes Agricoles de Moselle d’exprimer leur « ras-le-bol ». Ils mettent en cause la « grande distribution », les « importations » et la « suradministration » dans la crise de leur activité. « Toutes les tentatives de dialogue avec les services de l’Etat ou même avec les conseillers les plus proches de François Hollande se sont révélées sans effet », ont expliqué les deux organisations.

Une nouvelle jacquerie en Bretagne ?

Une nouvelle jacquerie en Bretagne ?

20/09/2014 – MORLAIX (NOVOpress)
Le symbole est fort, voire fondateur. Le jour même (vendredi 19 septembre) où 11 militants bretons des Bonnets rouges étaient lourdement condamnés pour leurs actions contre les portiques écotaxe, une centaine d’agriculteurs ont incendié le centre des impôts de Morlaix (Finistère). Ces agriculteurs de Bretagne – des légumiers – ont également incendié les locaux de la Mutualité sociale agricole (MSA) situés dans une commune voisine de Morlaix. Ces agriculteurs entendaient faire part de leur colère contre la fiscalité trop lourde, la complexité administrative et des contrôles trop tatillons, mais également pour faire part de la chute drastique de leurs revenus suite au boycott des importations alimentaires décidé par la Russie.

Manuel Valls a condamné lourdement ces actes et a promis des poursuites judiciaires contre leurs auteurs. Il est plus clément quand il s’agit par exemple des Femen…


Lire la suite

Agriculteurs : mise en place d’un dispositif de vigilance anti-racailles

Agriculteurs : mise en place d'un dispositif de vigilance anti-racailles

12/06/2014 – PARIS (NOVOpress) – À l’image des tournées de sécurisation réalisées par Génération identitaire dans les transports en communs des grandes métropoles, les agriculteurs expérimentent avec les pouvoirs publics un dispositif de vigilance contre les cambriolages et les vols de métaux dans les exploitations agricoles.

Lorsque Génération Identitaire interpelle les pouvoirs publics pour envisager une coopération citoyenne pour lutter contre la racaille dans les transports, la Préfecture du Police fait la sourde oreille ; à l’inverse, à la campagne, sur le terrain, les forces de police et de gendarmerie ont bien compris que c’est par la vigilance citoyenne que l’on peut enrayer l’explosion de la délinquance.

Voir : usaa02.org / orne-hebdo.fr / ladepeche.fr / sarthe.gouv.fr
Crédit photo : bpmm via Flickr (cc)

Quand les agriculteurs déversent symboliquement du fumier devant le siège du PS à troyes

23/01/2014 – Vidéo L’est-éclair
TROYES (NOVOpress) – Les agriculteurs sont en colère et comptent multiplier les opérations pour protester contre la 5e directive nitrates qui pourrait fragiliser leus exploitations.
Pour mieux exprimer leur colère, ils ont décidé de déverser du fumier devant le siège du PS à Troyes.

Les élus socialistes du Finistère dans le collimateur des agriculteurs en colère

Les élus socialistes du Finistère dans le collimateur des agriculteurs en colère

Chantal Guittet. La députée PS est dans le collimateur des paysans en colère. Crédit photo : Thesupermat via Wikimedia (cc).

26/02/2013 – 21h00
QUIMPER (NOVOpress Breizh) –
« Nous sommes à bout.  Nous n’avons rien à perdre. »  Depuis quelques jours le département du Finistère est le théâtre de manifestations musclées d’agriculteurs en colère. Ceux-ci, avec en pointe les producteurs de lait,  dénoncent l’attitude de la grande distribution. Avec une nouveauté : les élus socialistes du coin sont désormais dans leur collimateur.

Lire la suite