À Lyon, la mort de Gérard Corneloup, journaliste et intellectuel, ouvrira-t-il leurs yeux ?

lyon agression

Gérard Corneloup est décédé, annonce le quotidien lyonnais Le Progrès, ce 27 juillet. Plongée dans le coma après son agression « présumée » le 18 juillet dernier avant d’avoir pu décrire ce qui s’était passé, cette personnalité lyonnaise très appréciée n’a pas survécu à ses blessures. « À ce jour, si l’hypothèse d’une agression crapuleuse a été envisagée par les enquêteurs, dès la découverte de l’ancien journaliste, d’importantes zones d’ombre planent encore sur les circonstances dans lesquelles il a été grièvement blessé », écrit le quotidien lyonnais du 27 juillet. En l’absence de témoins directs, un appel à témoins a été lancé. La sacoche du journaliste et écrivain a été retrouvée à 400 mètres du lieu de son décès. « Est-il tombé suite à l’arrachage de sa sacoche ou a-t-il été victime d’une chute accidentelle, suivie du vol de sa sacoche par un individu qui aurait profité de la situation et se serait abstenu de lui porter secours ? », interroge le quotidien. Des expertises médico-légales devraient permettre d’éclairer les faits. « Il était si foncièrement gentil et avenant qu’il a pu laisser entrer une personne », glisse un résident de son immeuble au Progrès.

Décrit comme un homme souriant, serviable, un puits de science sur l’histoire de sa ville de Lyon, sur la musique, le patrimoine ou les arts, Gérard Corneloup, né en 1946, a longtemps travaillé à la bibliothèque municipale de Lyon, tout en signant dans différents journaux, Le Progrès, Le Journal Rhône Alpes ou Le Figaro dont il assurait la chronique musicale. Historien, auteur de plusieurs ouvrages, il a notamment reçu l’hommage de l’ancien maire de Lyon Gérard Collomb, « triste et atterré par la sauvagerie de cette agression ». Collomb qui reconnaît, ce 26 juillet sur BFM TV, que « la situation sur le quartier de la Guillotière et plus largement sur l’agglomération lyonnaise est une situation extrêmement dégradée ».

Le niveau de violence inédit dans la société française ne cesse de monter et touche cette fois, avec Gérard Corneloup, un journaliste et intellectuel. Cela suffira-t-il à dessiller ces intellectuels et journalistes qui refusent de voir ?

On attend toujours une mobilisation solidaire, une marque d’indignation de ces milieux largement idéologisés, si prompts à pétitionner pour toutes sortes de causes. Ils l’ont fait lorsque Marine Le Pen avait fait sortir un journaliste de ses conférences de presse. L’insécurité galopante les laisse muets.

Le meurtre présumé de ce journaliste et intellectuel comme eux ne suscite aucune indignation tapageuse. Pas plus que celui du médecin militaire Alban Gervaise et de tant d’autres. Il est vrai que la France reste ce pays où le garde des Sceaux lui-même avoue avoir voté NUPES, le parti qui conspue la police à toutes occasions et balaie d’un revers de main ces drames qui se multiplient. La police, voilà le coupable. Pour ses pairs, la mort de Gérard Corneloup n’est pas un symbole. Jusqu’à quand ?

Marc Baudriller

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

MeToo, mais pas pour Thaïs d’Escufon dans les médias dominants

Thaïs d’Escufon

C’est après que des actrices, des célébrités, ou des femmes politiques, aient témoigné avoir été victimes de harcèlement et d’agressions sexuelles d’Harvey Weinstein, un producteur de cinéma hollywoodien réputé, que naquit le mouvement « MeToo ». Mais lorsque d’autres femmes témoignent des mêmes faits perpétrés par des personnes issues de l’immigration, les faits sont passés sous silence. Un deux poids deux mesures de nouveau mis en lumière par l’affaire Thaïs.

Thaïs agressée, Thaïs oubliée, Thaïs niée

Le 7 décembre 2021, Thaïs d’Escufon, ancienne porte-parole de Génération Identitaire, publie une vidéo sur son compte Instagram où elle raconte comment un homme d’origine tunisienne l’a séquestrée pendant une demi-heure avant de se rendre coupable d’une agression sexuelle. Certains internautes n’ont pas hésité à nier la réalité des faits vécus par Thaïs, alors même qu’une enquête est ouverte par le parquet de Lyon pour agression sexuelle, violation de domicile et harcèlement sexuel. Ces internautes ne voient dans cette agression qu’un mensonge inventé par la jeune femme pour servir ses idées. Considérant l’engagement de Thaïs d’Escufon, la parole de la victime, pourtant sacralisée dans d’autres affaires, apparaît douteuse à certaines personnes et certains médias.

Libération précise : « Sollicitée Thaïs d’Escufon n’a pas souhaité communiquer des éléments sur la procédure à Libération, permettant de vérifier les faits. »[1], comme si le procès-verbal, posté sur les réseaux sociaux, ou l’ouverture d’une enquête n’étaient pas suffisants pour appuyer la réalité des faits. Autre élément, Géraldine Maillet dit à Thaïs, lors de son passage sur le plateau de Touche pas à mon poste, « Je ne suis pas de votre bord, mais je vous crois. ». Le choix des mots est intéressant. Pourquoi ce « mais ». Le « mais » indique une opposition dans l’esprit de la chroniqueuse entre le bord politique de Thaïs et son honnêteté concernant son agression. Néanmoins, là n’est pas le principal élément intéressant sur cette affaire.

Pas touche aux extra-Européens

Le principal reproche fait à Thaïs, notamment lors de son passage chez Cyril Hanouna, est de faire de son agression le symbole d’une violence sur les femmes commise par des personnes issues de l’immigration extra-européenne. Un reproche qui ne manque pas d’être fait par Gilles https://www.ojim.fr/portraits/gilles-verdez/ Verdez, qui déclare : « Vous faites de ce drame un fait politique ». Pourtant d’autres agressions, sexuelles ou non, ont donné lieu à des faits politiques, sans que personne ne s’en émeuve.

Nous citions le mouvement « MeToo », Mediapart consacre un large dossier à ce mouvement qui devient un fait politique par la multiplication des témoignages et la couverture médiatique qui en est faite, aucun article concernant l’agression de Thaïs n’a été trouvé sur ce site.

Lorsque plusieurs affaires – citons l’affaire Mila, l’affaire des viols commis au nouvel an 2016 à Cologne par des migrants ainsi que l’affaire Thaïs – pointent toutes vers un même profil, pourquoi est-il interdit d’en faire un fait politique appelant à une prise de conscience collective ? Nous n’avons cité que quelques exemples, mais les témoignages sont nombreux.

Cécité sélective

Cette cécité – qui n’est pas pour nous surprendre — souligne la déconnexion entre d’une part, la majorité du milieu politique, médiatique et intellectuel, et d’autre part, le réel subi quotidiennement par des centaines de jeunes femmes françaises et européennes. Le premier refusant de voir ses certitudes balayées par la réalité quotidienne vécue par les deuxièmes. Un sociologue dirait « ils ne croient pas ce qu’ils voient, ils voient ce qu’ils croient ».

[1]Que sait-on de la plainte de Thaïs d’Escufon pour agression sexuelle ?, CheckNews de Libération (consulté 13/12/2021)

Texte repris du site OJIM

La loi du silence – Thaïs d’Escufon séquestrée et agressée

thais loi silence

Un témoignage glaçant. Thaïs d’Escufon, ancienne porte-parole de Génération identitaire, a révélé mercredi avoir été victime d’une séquestration et d’une agression sexuelle dans son propre logement. Depuis, la militante n’a droit ni à la sympathie des médias ni à celle des féministes.

La scène s’est déroulée en fin de matinée, alors que la jeune femme revenait de son cours de sport. Ecouteurs sur les oreilles, elle entrait dans son logement quand un homme lui embraya le pas.

Quelques secondes plus tard, ce dernier fermait la porte et confisquait la clé, avant d’arracher le téléphone portable des mains de la victime.

Pendant près de vingt-cinq minutes, l’homme tient des propos étranges, tentant parfois de discuter « normalement » avec sa proie. Il lui raconte sa vie, explique qu’il est Tunisien, qu’il se trouvait précédemment en Allemagne. Il fait remarquer à Thaïs qu’elle a l’air française.

Arguant qu’il était entré là pour se cacher car quelqu’un le poursuivait, sans idée perverse derrière la tête, l’homme finit par se montrer bien moins délicat. Avant de quitter les lieux, il pousse sa victime, la tient par les poignets, lui demande un « bisou » et une faveur sexuelle. Par miracle, dans le chaos de cette scène, Thaïs parvient à se relever, à ouvrir la gâche de la porte et à pousser tant bien que mal l’homme au-dehors avant que le pire ne se soit produit.

C’est le lendemain, sur son compte Instagram, que Thaïs d’Escufon a raconté cette histoire, avant de la répéter en pleurs jeudi soir sur le plateau de l’émission Touche pas à mon poste ! de Cyril Hanouna. Déjà invité un an plus tôt, elle y avait dénoncé les violences commises par les immigrés. Elle témoignait cette fois en tant que victime de ces violences. Son courage n’a d’égal que l’horreur de son calvaire.

Etre une femme victime de violences suscite habituellement l’emballement médiatique et la sympathie politique. Les associations montent au créneau sans exiger la moindre preuve. Pas cette fois.

Thaïs subit un véritable torrent d’insultes et d’accusations. Sur les réseaux sociaux (qui, certes, ne sont pas une référence morale), beaucoup font d’elles une menteuse.

Sa version ne tiendrait pas debout, le fait que son bourreau lui ait dit être Tunisien serait « trop gros ».

Pourtant, trois des quatre femmes présentes jeudi sur le plateau de TPMP – Thaïs incluse – ont été victimes d’agressions. Chaque fois par un immigré d’origine extra-européenne. La journaliste Isabelle Morini-Bosc avouera même ne pas avoir osé porter plainte après son viol afin de ne pas nuire à son agresseur, à cause de ses origines.

Les femmes, les filles, mais aussi les jeunes hommes, les étudiants et les habitués des villes « multiculturelles » le savent parfaitement : comme l’a dit et répété Thaïs, la majorité des agresseurs ne sont pas issus du patriarcat blanc. N’en déplaise au journaliste bien-pensant Gilles Verdez et au public de TPMP, scandalisés par cette vérité.

Ce n’est pas dramatiser que de dire que désormais, le danger est partout.

Thaïs avait été condamnée pour avoir voulu faire respecter les frontières. Désormais, la frontière est sa propre porte, et, là encore, rien n’est fait pour la protéger.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 10 décembre 2021

« Wallah, écarte-toi » : Un élève exclu temporairement de son lycée à Combs-la-Ville après avoir agressé son enseignante (Nouvelle vidéo)

Wilhem : PÈRE de FAMILLE tabassé à mort par une « bande de JEUNES » [vidéo]

Wilhem

03/08/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Wilhem Houssin était un père de famille de 49 ans, il a été victime d’une agression gratuite par une bande, à Saint-Jacques-de-la-Lande en Ille-et-Vilaine (35).

Il laisse derrière lui une compagne, deux jumeaux de 12 ans et une ville qui l’admirait pour son engagement associatif et ses talents de musicien.


Élisabeth Lévy – « Beaucoup de catholiques en ont marre de tendre la joue gauche »

Élisabeth Lévy

Une procession en mémoire des martyrs catholiques de la Commune a été sauvagement attaquée par des antifas qui revendiquaient leur mouvance. Les catholiques, habituellement discrets dès lors qu’ils subissent des actes anti-chrétiens, ont haussé le ton, à l’image de Monseigneur Aupetit dans Le Figaro. Un ras-le-bol ?

Une procession catholique a été attaquée à Paris ce samedi.

Celle-ci était organisée par le diocèse de Paris qu’on ne peut pas qualifier d’intégriste, en mémoire des cinquante otages, dont dix prêtres, fusillés par les communards le 26 mai 1871. Le rassemblement était autorisé, ils étaient environ 300, retraités, scouts et parfaitement pacifiques. Ce 29 mai, pour le 150ème anniversaire de l’écrasement de la Commune, la gauche célébrait d’autres martyrs : 147 communards exécutés devant ce qu’on appelle depuis le mur des Fédérés. Des deux côtés, il y a eu des civils sans défense exécutés. Mais chacun ses morts.

C’est alors que la procession a été prise à partie par des manifestants de gauche scandant « À bas les Versaillais ! ». Puis le cortège a été attaqué par des prétendus antifas encagoulés. Plusieurs processionnaires furent frappés, dont un, blessé au crâne, est encore hospitalisé. Les fachos, ce sont ceux qui agressent des gens sans défense parce qu’ils ne pensent pas comme eux. « La sécurité de cette marche n’était apparemment pas la priorité de la préfecture », écrit Mgr Aupetit, archevêque de Paris dans le Figaro de mardi.

Le plus frappant ? La quasi-absence de réactions. Quelques tweets seulement, de Darmanin et Pécresse, des papiers dans le Figaro, Valeurs Actuelles, L’Obs, Sud Radio et chez Pascal Praud. Sinon, silence glaçant de la gauche et de la majorité des médias.

Quelles conclusions en tirer ?

Que certaines victimes sont plus dignes de compassion et certains coupables plus dignes de réprobation que d’autres. Imaginons des ultra-droite attaquant une manif contre l’islamophobie ou un rassemblement juif. Ce serait un festival de “République en danger” et de “démocratie menacée”. Le président de la République se déplacerait pour jurer que la France ne cédera pas.

Dans les faits, il y a eu en 2019, 1052 faits antichrétiens en 2019 contre 687 à caractère antisémite et 154 antimusulmans. Cela n’émeut personne. On ne craint pas de les froisser, on les caricature à loisir. Ce sont même les cibles préférées des humoristes de France Inter.

Les catholiques pratiquants sont une minorité mais la gauche continue à faire comme si l’Église menaçait nos libertés. Pour beaucoup, l’islam est une religion française mais pas le catholicisme. Certes, les cathos sont bien élevés. À de très rares exceptions près, ils ne recourent pas ou plus à la violence.

Mais beaucoup, surtout les jeunes, en ont marre de tendre la joue gauche. Comme dit Eugénie Bastié, on n’en a qu’une, il faut la garder pour les grandes occasions.

Texte repris du site Sud Radio

Policiers attaqués à Poissy : « On ne peut pas répondre en les frappant, alors on leur tire dessus au mortier (…) c’est chez nous »

Affaire Yuriy : l’indignation ne suffit plus

Affaire Yuriy

29/01/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Les images du passage à tabac du jeune Yuriy remet en lumière un phénomène dénoncé depuis de nombreuses années.

Pour un différend territorial ou un regard de travers, les affrontements entre bandes rivales impliquent des adolescents de plus en plus jeunes et de plus en plus violents, armés de battes, de barres de fer, de marteaux ou de couteaux. Un fléau que peinent à endiguer les gouvernements successifs.

Pourtant, des solutions existent.


Michel Zecler ou Yuriy ? Tout le monde ou personne, monsieur le président !, par Philippe Bilger

yuriy

Rien ne donne plus le sentiment de l’inéquité républicaine que des interventions présidentielles partielles, partiales, tactiquement ciblées au lieu d’être globales et sans la moindre arrière-pensée.

Le président s’était beaucoup ému auprès de Michel Zecler de ce que celui-ci avait dit avoir subi et dont des traces sur son visage attestaient la réalité.

Récemment, à la suite du lynchage dont Yuriy a été victime de la part de de dix voyous dans le quartier de Beaugrenelle le 15 janvier, le président s’est à nouveau manifesté en prenant langue avec la mère de ce jeune homme âgé de 15 ans.

Il convient de noter que cette agression n’a été rendue publique que grâce aux réseaux sociaux: un compte anonyme a diffusé ces secondes d’une extrême violence. Faut-il s’en féliciter ou regretter par avance que, connu ou demeuré inconnu, ce scandaleux épisode aboutira ni plus ni moins aux mêmes conséquences : une indignation aussi vive que l’impuissance sera forte.

Yuriy a même été gratifié de soutiens sportifs et médiatiques qui en général allaient plus volontiers vers ceux que la police aurait maltraités. On ne peut que se réjouir de ce changement de cap : les voyous, mineurs ou non, ne sont plus pris pour des victimes ! (Le Parisien)

Yuriy se serait trouvé malencontreusement pris dans un affrontement de deux bandes rivales, dont l’une venue de Vanves, à Paris, vers 18 heures 30, sans la moindre crainte d’une quelconque intervention policière.

Actuellement on ne sait pas trop ce qu’il en est de l’implication ou non de Yuriy dans cette affaire – on nous affirme qu’il s’agit d’un adolescent très calme et tranquille, pourquoi pas ? – mais je relève que le président s’est précipité pour consoler sa mère et je note que les amis de Yuriy se réfugient dans le silence (Morandini).

Il n’y a que Raquel Garrido, dont l’idéologie fait d’elle une extralucide, pour tout savoir puisqu’elle dénonce « les charognards d’extrême droite ». La volupté d’accabler en totale ignorance, cela ne se refuse pas !

Le président de la République n’est absolument pas dans son rôle en choisissant ses victimes.
S’il considère que son attention et sa compassion doivent ostensiblement être offertes, il me semble que, quitte à se prétendre grand consolateur, Emmanuel Macron doit l’être avec toutes les victimes. C’est tout ou rien. Que pensent actuellement tous les laissés-pour-compte de l’indifférence présidentielle ?

Il est trop facile de se donner bonne conscience en téléphonant à une mère, comme si cet épisode affreux ne résultait pas, d’une certaine manière, de la carence d’une politique globale de sécurité dont deux de ses ministres et lui-même sont responsables devant les Français. Je téléphone donc je n’y suis pour rien !

Echec qui se suffit à lui-même, qui n’a pas besoin pour être aggravé de considérations sur les immigrés, les Français d’origine étrangère ou les étrangers. Victimes de notre incurie pénale, ils le sont tous également. Pour les coupables, il conviendra d’en tirer les conséquences.

Le président de la République, agissant si confortablement – quelques mots et le tour est joué -, se prive, par les sélections qu’il opère et les discriminations qu’on lui recommande, du constat d’une insupportable réalité. Toutes ces victimes qui chaque jour révèlent une criminalité en hausse, une délinquance violente de la part de bandes de mineurs, si elles étaient prises en compte par la mansuétude présidentielle comme Michel Zecler et Yuriy l’ont été, ne lui permettraient plus ce rôle hypocrite de bon samaritain tardif. Il serait obligé de faire face à cette France du malheur et de la violence : plus de compatir au compte-gouttes!

Ces sinistrés de l’insécurité et du laxisme ne surgissent pas de rien mais d’une politique gangrenée par une philosophie pénale sans ressort et un cynisme tactique. Tout pour 2022 mais avec tant de retard !

Monsieur le Président, si vous tenez à tout prix à persuader les Français que vous avez du coeur et que vous les aimez – contrairement à la charge cinglante de Michel Onfray qui vous reproche de n’être proche ni de la France ni des Français (CNews) – cessez de sélectionner comme un grand seigneur les douleurs qui rapportent mais penchez-vous sur toutes ! Vous nous persuaderez ainsi que votre compassion est sincère, ne fait pas de tri et révèle une authentique sensibilité.

Alors, de grâce, monsieur le président, tout le monde ou personne !

Philippe Bilger

Tribune reprise de Philippebilger.com

Ce que le lynchage de Yuriy révèle de la France

yuriy

L’Etat aime à le répéter : une civilisation se reconnaît à la protection qu’elle porte à ses vieux. Ce prétexte sert d’argument massue au gouvernement. Ainsi prépare-t-il l’opinion à un troisième confinement, réclamé en urgence par un Conseil scientifique obstinément apocalyptique. Dans cette hystérie sanitaire, la France est devenue un immense village Potemkine, à la manière des façades en carton-pâte dressées sur le parcours de Catherine II de Russie pour masquer la déchéance. La fuite en avant dans l’endettement du pays (près d’un milliard d’euros par jour) n’est pas un sujet abordé, ni les détresses psychologiques et dépressives causées par l’enfermement, ni les multiples atteintes aux libertés.

Le « quoi qu’il en coûte » d’Emmanuel Macron est le trompe-l’œil destiné à occulter les misères. Mais l’artifice est fragile. L’ensauvagement d’une partie de la jeunesse reste le vrai symptôme d’une civilisation en détresse. Ce sujet n’est pas neuf. Toutefois rien n’est fait pour le faire émerger. Il aura fallu que les réseaux sociaux se mobilisent – Twitter en l’occurrence – pour que lynchage de Yuriy, 15 ans, sur la dalle de Baugrenelle (15e arrondissement de Paris) réveille les esprits.

Il n’y aura pas de « marche blanche » pour Yuriy, frappé à terre par dix voyous. Les coups reçus, le 15 janvier, cherchaient pourtant à le tuer. On ignore à ce jour l’étendue des séquelles. Mais ce n’est que vendredi que l’acharnement bestial a été diffusé sur Twitter, forçant les médias et les politiques à s’emparer du drame. Un conseiller du chef de l’Etat s’est depuis entretenu avec la mère, Nataliya. Le scandale est bien sûr dans ce déchaînement atroce.

Mais il est aussi dans l’accoutumance. Ceux qui se gargarisent de leur humanisme en réclamant la priorité aux plus anciens ne disent rien du sort des plus jeunes, livrés à eux-mêmes. A Nantes, quatre fusillades ont eu lieu récemment. Ce lundi, Le Figaro décrit l’acte d’un commando d’une dizaine d’hommes encagoulés qui ont fait irruption au CHU pour y délivrer un jeune dealer. Une pudeur médiatique tait le plus souvent l’origine des agresseurs.

Pendant ce temps, la plateforme Disney supprime du profil « Enfants » des classiques comme Peter Pan, les Aristochats ou la Belle et le clochard, jugés racistes ou stéréotypés. Derrière la propagande vertueuse, la France « Orange mécanique » (Laurent Obertone) prospère en paix.

Ivan Rioufol

Texte daté du 25 janvier 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Agressée à Strasbourg parce qu’elle portait une jupe – Ne jamais baisser les yeux !

« Tu te tais salope et tu baisses les yeux ! » C’est, entre d’autres dégueulasseries, ce qu’ont dit trois salopards à Elisabeth, une jeune femme de Strasbourg. Avant de la tabasser (Présent du 24 septembre). Au motif, semble-t-il, qu’elle portait – horresco referens – une jupe… Quel genre d’hommes – sinon des impuissants frustrés – pour reprocher à une femme sa féminité ?

Ce « fait divers », qui n’a pas fait la une des médias (à l’exception de Pascal Praud sur CNews), est emblématique à divers titres. Une citation (attribuée à tort à Camus, mais qu’importe) dit : « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde. » Mais il y a pire que de mal nommer les choses : c’est de ne pas les nommer. Et pire encore : s’interdire – voire interdire – de les nommer.

La pitoyable Marlène Schiappa, ministre délégué à la Citoyenneté (sic), est allée faire du bruit avec la bouche à Strasbourg. Pour nommer le mal ? Surtout pas. Pour promettre de multiplier les verbalisations pour « outrages sexistes » (les wesh-wesh en tremblent encore dans leurs sarouals…).

Il ne s’agit pas, et tout le monde le sait, y compris Schiappa, de banals – si on peut dire – outrages sexistes. On est au-delà des machos un peu bourrins, des harceleurs au front bas, des dragueurs lourdingues. Tout le monde le sait, mais tout le monde politico-médiatique se tait.

Tant que l’on taira les origines ethniques et – osons le dire – religieuses de ces lâches racailles, on pourra compter les malheureuses tombées sous leurs coups. Et les lâches racailles pourront continuer de faire la loi dans les rues.

La preuve ? Peu de jours après l’agression d’Elisabeth à Strasbourg, deux jeunes filles ont été agressées à Mulhouse – ce n’est vraiment plus ce que c’était l’Alsace… – au motif que l’une d’entre elles portait, selon son agresseur, « une jupe trop courte ».

La scène s’est déroulée au centre de Strasbourg, près d’une station de tramway. Le wesh-wesh, âgé de 18 ans (on le sait parce qu’il a été arrêté avant d’être relâché après qu’on lui a tiré gentiment les oreilles), s’est pointé devant les jeunes filles et a lancé à celle qui portait une jupe : « Tu vas pas t’habiller plus court ? » Et puis il l’a giflée et jetée à terre. Puis il s’est attaqué à l’autre jeune fille venue défendre son amie. A la différence des lopettes de Strasbourg qui ont regardé Elisabeth se faire violenter sans intervenir pour l’aider.

Dans les zones de non-France, ces zones où la police ne va pas, où il n’y a pas de charcuteries, où l’haanout (épicerie) du coin ne se risquerait pas à vendre de la bière et du vin, où les boucheries sont halal, il y a une sorte de milice islamique. En Iran, on appelle ça Sepâh-e Pâsdaran-e Enghelâb-e Islâmi (Gardiens de la Révolution islamique). Dans les zones de non-France, ce sont des groupes non structurés, ils n’en ont pas besoin pour s’imposer, qui font régner l’ordre chariesque. Il y a les bâchées, qui sortent (et encore, pas toute la journée) couvertes de la tête aux pieds, et des jeunes filles qui vont au lycée, fagotées comme des sacs, revêtues de sweats informes et de pantalons de survêtements aussi affriolants qu’un verset du Coran… Des jupes ? Enta mahboul, wallah !

Mais on pouvait espérer qu’en dehors de ces zones dar es-islam, les rues encore libres de nos villes seraient préservées de pasdarans haineux à la sauce moslem. Ce n’est plus le cas. A Strasbourg et à Mulhouse, villes certes déjà bien gangrenées par des populations qui n’ont ni nos mœurs, ni nos coutumes, ni notre foi, c’est au cœur même de la cité que les salopards ont frappé.

Alors continuons à rester dans le déni, continuons à ne pas nommer le mal et ceux qui le véhiculent… Si les Français – et je parle-là des hommes (pas de ceux dont Macron veut faire des mères comme les autres) – ne se lèvent pas pour défendre Elisabeth, leurs femmes, leurs sœurs, leurs filles, c’est bientôt à eux que la racaille viendra dire : « Tu te tais salope et tu baisses les yeux ». •

Alain Sanders

Article paru dans Présent daté du 30 septembre 2020

Augustin et les hyènes, par Etienne Defay

Nos lecteurs n’auront pas oublié Augustin. Ce jeune homme de 17 ans qui s’est fait lyncher tandis qu’il protégeait des jeunes filles d’une poignée de racailles. On sait désormais qu’il ne faut surtout pas intervenir dans une bagarre ! Après cette agression, des messages ont fleuri sur les réseaux sociaux réclamant certes justice pour l’adolescent mais aussi des voix aigres, dissonantes, malhonnêtes, des hurlements de chacal en somme qui remettent en question la version du jeune homme en se basant notamment sur un témoignage anonyme présenté comme celui d’une des filles. Ces dernières se sont carrément moquées du jeune homme en racontant partout que les racailles qui les importunaient étaient en réalité des connaissances et qu’Augustin s’était mêlé de ce qui ne le regardait pas.

Sautant sur l’occasion, l’inénarrable Huffington Post s’est empressé de dénoncer une agression « qui fait bondir la droite et l’extrême droite ». Manœuvre rhétorique classique qui voudrait faire croire que si vous vous choquez de cette agression, vous êtes nécessairement un dangereux nazi.

Et les accusations pleuvent. Trop content de pouvoir fuir le réel, trop heureux de voir qu’Augustin était proche de l’Action Française et donc par là il l’avait mérité, cette gauche infecte à la bêtise triomphante aura donc à nouveau piétiné le jeune homme et susurré que c’était bien fait pour lui. Peu importe les faits, seule leur interprétation compte désormais. Il n’y a pas d’insécurité mais un sentiment d’insécurité. Il n’y a pas d’ensauvagement mais une juste révolte de chérubins oubliés par la République.

D’autres, comme le compte des Antifas Lyonnais ont publié un pseudo communiqué expliquant qu’Augustin l’avait forcément cherché parce qu’il militait à l’Action Française, qu’ils n’étaient pas plusieurs mais un seul à l’agresser. On en viendrait presque à lire qu’Augustin était parti en « ratonnade » à un contre cinq… Alors que croire ? Ou plutôt qui croire ? La version des antifas et des jeunes face à celle d’un adolescent au sens de l’honneur et de la justice ? En tout cas, de nombreuses personnalités de gauche ont d’un commun accord craché sur le corps blessé du jeune homme. De nombreux militants trouvent plus grave de qualifier des agresseurs de « colorés » que de telles agressions puissent se produire. La culture de l’excuse est à sens unique comme le racisme. On ne peut être blanc et victime, on ne peut subir le racisme si on est blanc.

Qu’ils s’appellent Marin, Adrien, Ange ou Augustin, ils n’ont droit à aucune pitié. Leur mort ou leurs blessures ne sont que des instruments faisant le jeu de l’extrême droite. On leur reprocherait presque de jeter de l’huile sur le feu !

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 26 août 2020

Zemmour agressé : la gêne des médias, par Ivan Rioufol

Les indignations des « professionnels de la profession » restent feutrées. Pourtant, jeudi dans une rue de Paris, le journaliste Eric Zemmour a subi les injures d’un jeune néofasciste, qui s’est lui-même défini comme « islamo-racaille« . Rares ont été les journalistes qui ont fait connaître leur solidarité avec le confrère. Tout au contraire, Claude Askolovitch, qui a ses partisans à Libération et ailleurs, a soutenu dans un article (Slate) que « l’homme qui crache sur Zemmour est un autre Zemmour« , sans se rendre compte que lui-même, insultant l’insulté, prenait les traits frustres de l’agresseur. C’est d’ailleurs ce dernier, habité par un visible sentiment d’impunité, qui a diffusé son attaque sur les réseaux sociaux.

On y voit Zemmour, silhouette courbée et portant des paquets, traité notamment de « gros fils de pute » : une scène rappelant le statut d’infériorité du dhimmi – le non musulman, et singulièrement le juif – dans une société islamisée. Nombreux sont ces « jeunes », déculturés et agressifs, qui bénéficient de la bienveillance des collaborateurs de l’islam conquérant, ces traîtres prêts à pactiser. Le parquet de Paris va ouvrir une enquête. Zemmour va porter plainte.

En lieu et place de la « famille » journalistique, c’est Emmanuel Macron qui a fait connaître son soutien au journaliste, bête noire de la bien-pensance, des juges, des islamistes. Vendredi soir, le président s’est entretenu trois-quarts d’heures au téléphone avec le confrère du Figaro et de CNews, qui n’entend pas dévoiler la conversation. En février 2019, le président avait eu la même démarche envers Alain Finkielkraut, qui s’était également fait injurier par un islamiste lors d’une manifestation de Gilets jaunes. Dimanche, le président a écrit sur Twitter : « La liberté de la presse est garante de la vie démocratique. L’accès à une information libre et transparente, permettant le débat, est clé en cette période. Je salue les journalistes qui, de par le monde, assurent ce travail essentiel dans des conditions parfois difficiles« .

Ces propos sont utiles, même s’ils ne font pas oublier que le président a, le 31 mars, traité d’ »irresponsables » ceux qui le critiquent tandis qu’Edouard Philippe, le 28 avril, a moqué des propos de « Café du Commerce ». La presse anti-Zemmour, qui attise les haines qu’elle dénonce chez lui, doit redécouvrir la culture du débat et de la confrontation des idées.

Ivan Rioufol

Texte daté du 4 mai 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Agression de Zemmour: où est passé l’esprit #JesuisCharlie?

Eric Zemmour ne peut plus faire ses courses dans son quartier, un jeune homme l’insulte, lui crache dessus, le filme en train de porter ses victuailles dans la rue puis se met en scène : défenseur on sait de quoi, il tombe le masque et dès le lendemain recommence son numéro sur les réseaux sociaux.

« Je ne suis pas d’accord avec Zemmour, mais … »

On a connu une justice plus réactive car, en ces temps de coronavirus, cracher sur quelqu’un est un acte loin d’être anodin. Mais je m’attendais surtout à une révolte de tous ceux qui défendent les libertés à longueur de temps, les journalistes défendant un confrère, les directeurs de chaîne qui ont besoin de commentateurs de talent, les femmes et les hommes politiques, le défenseur des libertés, les membres du gouvernement… Je lis les commentaires, dont certains sont assortis de la précaution « je ne suis pas d’accord avec Zemmour, mais … ». Parce qu’il faut être d’accord avec Zemmour pour lui permettre d’aller faire ses courses comme tout Français ?

Où sont donc passés les défenseurs de la liberté d’expression ? Tous essorés par le confinement ? Il est vrai qu’il était déjà difficile de trouver des journaux depuis six semaines et que personne n’avait mis en doute que les livres n’avaient rien d’essentiel. Notre vieux pays a accepté sans problème que les librairies soient fermées tandis que les tabacs étaient ouverts. Au pays des Lumières, des droits de l’homme et tout ce qui s’ensuit, c’était un signal d’alarme que trop peu ont remarqué. Les médecins sont venus parler et bientôt il y a eu 65 millions de spécialistes des virus dans le pays, mais aucun amoureux des livres ! La peur n’arrête pas le danger, mais elle permet d’effacer des siècles de conquête des libertés. Il n’y a pas eu tentative de responsabilisation, les mesures prises ont été liberticides et infantilisantes… et cela continue.

Un incident qui doit nous inquiéter

La liberté de penser, la liberté d’expression est fondamentale. Aucun « mais » n’est acceptable. Cela fait des années que l’on essaie de faire taire Zemmour, mais il continue à faire de l’audience, les Français, épris de liberté d’expression, ont envie d’entendre son point de vue. Ceux qui l’écoutent n’ont pas à partager son point de vue, et s’ils n’ont pas envie de l’entendre, ils n’ont qu’à tourner le bouton. On a eu Charlie Hebdo, on a vu où les “mais” des pourfendeurs de nos caricaturistes nous ont menés. Les morts des journalistes avaient ému et mis une importante partie de la population dans la rue. À mesure que le temps passe, ces émotions s’estompent.

Cracher sur Zemmour aujourd’hui c’est cracher sur la liberté d’expression, c’est inacceptable.

Loïk Le Floch-Prigent

Texte repris du site de : Causeur