Élisabeth Lévy – “Beaucoup de catholiques en ont marre de tendre la joue gauche”

Élisabeth Lévy

Une procession en mémoire des martyrs catholiques de la Commune a été sauvagement attaquée par des antifas qui revendiquaient leur mouvance. Les catholiques, habituellement discrets dès lors qu’ils subissent des actes anti-chrétiens, ont haussé le ton, à l’image de Monseigneur Aupetit dans Le Figaro. Un ras-le-bol ?

Une procession catholique a été attaquée à Paris ce samedi.

Celle-ci était organisée par le diocèse de Paris qu’on ne peut pas qualifier d’intégriste, en mémoire des cinquante otages, dont dix prêtres, fusillés par les communards le 26 mai 1871. Le rassemblement était autorisé, ils étaient environ 300, retraités, scouts et parfaitement pacifiques. Ce 29 mai, pour le 150ème anniversaire de l’écrasement de la Commune, la gauche célébrait d’autres martyrs : 147 communards exécutés devant ce qu’on appelle depuis le mur des Fédérés. Des deux côtés, il y a eu des civils sans défense exécutés. Mais chacun ses morts.

C’est alors que la procession a été prise à partie par des manifestants de gauche scandant « À bas les Versaillais ! ». Puis le cortège a été attaqué par des prétendus antifas encagoulés. Plusieurs processionnaires furent frappés, dont un, blessé au crâne, est encore hospitalisé. Les fachos, ce sont ceux qui agressent des gens sans défense parce qu’ils ne pensent pas comme eux. « La sécurité de cette marche n’était apparemment pas la priorité de la préfecture », écrit Mgr Aupetit, archevêque de Paris dans le Figaro de mardi.

Le plus frappant ? La quasi-absence de réactions. Quelques tweets seulement, de Darmanin et Pécresse, des papiers dans le Figaro, Valeurs Actuelles, L’Obs, Sud Radio et chez Pascal Praud. Sinon, silence glaçant de la gauche et de la majorité des médias.

Quelles conclusions en tirer ?

Que certaines victimes sont plus dignes de compassion et certains coupables plus dignes de réprobation que d’autres. Imaginons des ultra-droite attaquant une manif contre l’islamophobie ou un rassemblement juif. Ce serait un festival de “République en danger” et de “démocratie menacée”. Le président de la République se déplacerait pour jurer que la France ne cédera pas.

Dans les faits, il y a eu en 2019, 1052 faits antichrétiens en 2019 contre 687 à caractère antisémite et 154 antimusulmans. Cela n’émeut personne. On ne craint pas de les froisser, on les caricature à loisir. Ce sont même les cibles préférées des humoristes de France Inter.

Les catholiques pratiquants sont une minorité mais la gauche continue à faire comme si l’Église menaçait nos libertés. Pour beaucoup, l’islam est une religion française mais pas le catholicisme. Certes, les cathos sont bien élevés. À de très rares exceptions près, ils ne recourent pas ou plus à la violence.

Mais beaucoup, surtout les jeunes, en ont marre de tendre la joue gauche. Comme dit Eugénie Bastié, on n’en a qu’une, il faut la garder pour les grandes occasions.

Texte repris du site Sud Radio

Policiers attaqués à Poissy : « On ne peut pas répondre en les frappant, alors on leur tire dessus au mortier (…) c’est chez nous »

Affaire Yuriy : l’indignation ne suffit plus

Affaire Yuriy

29/01/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Les images du passage à tabac du jeune Yuriy remet en lumière un phénomène dénoncé depuis de nombreuses années.

Pour un différend territorial ou un regard de travers, les affrontements entre bandes rivales impliquent des adolescents de plus en plus jeunes et de plus en plus violents, armés de battes, de barres de fer, de marteaux ou de couteaux. Un fléau que peinent à endiguer les gouvernements successifs.

Pourtant, des solutions existent.


Michel Zecler ou Yuriy ? Tout le monde ou personne, monsieur le président !, par Philippe Bilger

yuriy

Rien ne donne plus le sentiment de l’inéquité républicaine que des interventions présidentielles partielles, partiales, tactiquement ciblées au lieu d’être globales et sans la moindre arrière-pensée.

Le président s’était beaucoup ému auprès de Michel Zecler de ce que celui-ci avait dit avoir subi et dont des traces sur son visage attestaient la réalité.

Récemment, à la suite du lynchage dont Yuriy a été victime de la part de de dix voyous dans le quartier de Beaugrenelle le 15 janvier, le président s’est à nouveau manifesté en prenant langue avec la mère de ce jeune homme âgé de 15 ans.

Il convient de noter que cette agression n’a été rendue publique que grâce aux réseaux sociaux: un compte anonyme a diffusé ces secondes d’une extrême violence. Faut-il s’en féliciter ou regretter par avance que, connu ou demeuré inconnu, ce scandaleux épisode aboutira ni plus ni moins aux mêmes conséquences : une indignation aussi vive que l’impuissance sera forte.

Yuriy a même été gratifié de soutiens sportifs et médiatiques qui en général allaient plus volontiers vers ceux que la police aurait maltraités. On ne peut que se réjouir de ce changement de cap : les voyous, mineurs ou non, ne sont plus pris pour des victimes ! (Le Parisien)

Yuriy se serait trouvé malencontreusement pris dans un affrontement de deux bandes rivales, dont l’une venue de Vanves, à Paris, vers 18 heures 30, sans la moindre crainte d’une quelconque intervention policière.

Actuellement on ne sait pas trop ce qu’il en est de l’implication ou non de Yuriy dans cette affaire – on nous affirme qu’il s’agit d’un adolescent très calme et tranquille, pourquoi pas ? – mais je relève que le président s’est précipité pour consoler sa mère et je note que les amis de Yuriy se réfugient dans le silence (Morandini).

Il n’y a que Raquel Garrido, dont l’idéologie fait d’elle une extralucide, pour tout savoir puisqu’elle dénonce “les charognards d’extrême droite”. La volupté d’accabler en totale ignorance, cela ne se refuse pas !

Le président de la République n’est absolument pas dans son rôle en choisissant ses victimes.
S’il considère que son attention et sa compassion doivent ostensiblement être offertes, il me semble que, quitte à se prétendre grand consolateur, Emmanuel Macron doit l’être avec toutes les victimes. C’est tout ou rien. Que pensent actuellement tous les laissés-pour-compte de l’indifférence présidentielle ?

Il est trop facile de se donner bonne conscience en téléphonant à une mère, comme si cet épisode affreux ne résultait pas, d’une certaine manière, de la carence d’une politique globale de sécurité dont deux de ses ministres et lui-même sont responsables devant les Français. Je téléphone donc je n’y suis pour rien !

Echec qui se suffit à lui-même, qui n’a pas besoin pour être aggravé de considérations sur les immigrés, les Français d’origine étrangère ou les étrangers. Victimes de notre incurie pénale, ils le sont tous également. Pour les coupables, il conviendra d’en tirer les conséquences.

Le président de la République, agissant si confortablement – quelques mots et le tour est joué -, se prive, par les sélections qu’il opère et les discriminations qu’on lui recommande, du constat d’une insupportable réalité. Toutes ces victimes qui chaque jour révèlent une criminalité en hausse, une délinquance violente de la part de bandes de mineurs, si elles étaient prises en compte par la mansuétude présidentielle comme Michel Zecler et Yuriy l’ont été, ne lui permettraient plus ce rôle hypocrite de bon samaritain tardif. Il serait obligé de faire face à cette France du malheur et de la violence : plus de compatir au compte-gouttes!

Ces sinistrés de l’insécurité et du laxisme ne surgissent pas de rien mais d’une politique gangrenée par une philosophie pénale sans ressort et un cynisme tactique. Tout pour 2022 mais avec tant de retard !

Monsieur le Président, si vous tenez à tout prix à persuader les Français que vous avez du coeur et que vous les aimez – contrairement à la charge cinglante de Michel Onfray qui vous reproche de n’être proche ni de la France ni des Français (CNews) – cessez de sélectionner comme un grand seigneur les douleurs qui rapportent mais penchez-vous sur toutes ! Vous nous persuaderez ainsi que votre compassion est sincère, ne fait pas de tri et révèle une authentique sensibilité.

Alors, de grâce, monsieur le président, tout le monde ou personne !

Philippe Bilger

Tribune reprise de Philippebilger.com

Ce que le lynchage de Yuriy révèle de la France

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L’Etat aime à le répéter : une civilisation se reconnaît à la protection qu’elle porte à ses vieux. Ce prétexte sert d’argument massue au gouvernement. Ainsi prépare-t-il l’opinion à un troisième confinement, réclamé en urgence par un Conseil scientifique obstinément apocalyptique. Dans cette hystérie sanitaire, la France est devenue un immense village Potemkine, à la manière des façades en carton-pâte dressées sur le parcours de Catherine II de Russie pour masquer la déchéance. La fuite en avant dans l’endettement du pays (près d’un milliard d’euros par jour) n’est pas un sujet abordé, ni les détresses psychologiques et dépressives causées par l’enfermement, ni les multiples atteintes aux libertés.

Le “quoi qu’il en coûte” d’Emmanuel Macron est le trompe-l’œil destiné à occulter les misères. Mais l’artifice est fragile. L’ensauvagement d’une partie de la jeunesse reste le vrai symptôme d’une civilisation en détresse. Ce sujet n’est pas neuf. Toutefois rien n’est fait pour le faire émerger. Il aura fallu que les réseaux sociaux se mobilisent – Twitter en l’occurrence – pour que lynchage de Yuriy, 15 ans, sur la dalle de Baugrenelle (15e arrondissement de Paris) réveille les esprits.

Il n’y aura pas de “marche blanche” pour Yuriy, frappé à terre par dix voyous. Les coups reçus, le 15 janvier, cherchaient pourtant à le tuer. On ignore à ce jour l’étendue des séquelles. Mais ce n’est que vendredi que l’acharnement bestial a été diffusé sur Twitter, forçant les médias et les politiques à s’emparer du drame. Un conseiller du chef de l’Etat s’est depuis entretenu avec la mère, Nataliya. Le scandale est bien sûr dans ce déchaînement atroce.

Mais il est aussi dans l’accoutumance. Ceux qui se gargarisent de leur humanisme en réclamant la priorité aux plus anciens ne disent rien du sort des plus jeunes, livrés à eux-mêmes. A Nantes, quatre fusillades ont eu lieu récemment. Ce lundi, Le Figaro décrit l’acte d’un commando d’une dizaine d’hommes encagoulés qui ont fait irruption au CHU pour y délivrer un jeune dealer. Une pudeur médiatique tait le plus souvent l’origine des agresseurs.

Pendant ce temps, la plateforme Disney supprime du profil “Enfants” des classiques comme Peter Pan, les Aristochats ou la Belle et le clochard, jugés racistes ou stéréotypés. Derrière la propagande vertueuse, la France “Orange mécanique” (Laurent Obertone) prospère en paix.

Ivan Rioufol

Texte daté du 25 janvier 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Agressée à Strasbourg parce qu’elle portait une jupe – Ne jamais baisser les yeux !

« Tu te tais salope et tu baisses les yeux ! » C’est, entre d’autres dégueulasseries, ce qu’ont dit trois salopards à Elisabeth, une jeune femme de Strasbourg. Avant de la tabasser (Présent du 24 septembre). Au motif, semble-t-il, qu’elle portait – horresco referens – une jupe… Quel genre d’hommes – sinon des impuissants frustrés – pour reprocher à une femme sa féminité ?

Ce « fait divers », qui n’a pas fait la une des médias (à l’exception de Pascal Praud sur CNews), est emblématique à divers titres. Une citation (attribuée à tort à Camus, mais qu’importe) dit : « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde. » Mais il y a pire que de mal nommer les choses : c’est de ne pas les nommer. Et pire encore : s’interdire – voire interdire – de les nommer.

La pitoyable Marlène Schiappa, ministre délégué à la Citoyenneté (sic), est allée faire du bruit avec la bouche à Strasbourg. Pour nommer le mal ? Surtout pas. Pour promettre de multiplier les verbalisations pour « outrages sexistes » (les wesh-wesh en tremblent encore dans leurs sarouals…).

Il ne s’agit pas, et tout le monde le sait, y compris Schiappa, de banals – si on peut dire – outrages sexistes. On est au-delà des machos un peu bourrins, des harceleurs au front bas, des dragueurs lourdingues. Tout le monde le sait, mais tout le monde politico-médiatique se tait.

Tant que l’on taira les origines ethniques et – osons le dire – religieuses de ces lâches racailles, on pourra compter les malheureuses tombées sous leurs coups. Et les lâches racailles pourront continuer de faire la loi dans les rues.

La preuve ? Peu de jours après l’agression d’Elisabeth à Strasbourg, deux jeunes filles ont été agressées à Mulhouse – ce n’est vraiment plus ce que c’était l’Alsace… – au motif que l’une d’entre elles portait, selon son agresseur, « une jupe trop courte ».

La scène s’est déroulée au centre de Strasbourg, près d’une station de tramway. Le wesh-wesh, âgé de 18 ans (on le sait parce qu’il a été arrêté avant d’être relâché après qu’on lui a tiré gentiment les oreilles), s’est pointé devant les jeunes filles et a lancé à celle qui portait une jupe : « Tu vas pas t’habiller plus court ? » Et puis il l’a giflée et jetée à terre. Puis il s’est attaqué à l’autre jeune fille venue défendre son amie. A la différence des lopettes de Strasbourg qui ont regardé Elisabeth se faire violenter sans intervenir pour l’aider.

Dans les zones de non-France, ces zones où la police ne va pas, où il n’y a pas de charcuteries, où l’haanout (épicerie) du coin ne se risquerait pas à vendre de la bière et du vin, où les boucheries sont halal, il y a une sorte de milice islamique. En Iran, on appelle ça Sepâh-e Pâsdaran-e Enghelâb-e Islâmi (Gardiens de la Révolution islamique). Dans les zones de non-France, ce sont des groupes non structurés, ils n’en ont pas besoin pour s’imposer, qui font régner l’ordre chariesque. Il y a les bâchées, qui sortent (et encore, pas toute la journée) couvertes de la tête aux pieds, et des jeunes filles qui vont au lycée, fagotées comme des sacs, revêtues de sweats informes et de pantalons de survêtements aussi affriolants qu’un verset du Coran… Des jupes ? Enta mahboul, wallah !

Mais on pouvait espérer qu’en dehors de ces zones dar es-islam, les rues encore libres de nos villes seraient préservées de pasdarans haineux à la sauce moslem. Ce n’est plus le cas. A Strasbourg et à Mulhouse, villes certes déjà bien gangrenées par des populations qui n’ont ni nos mœurs, ni nos coutumes, ni notre foi, c’est au cœur même de la cité que les salopards ont frappé.

Alors continuons à rester dans le déni, continuons à ne pas nommer le mal et ceux qui le véhiculent… Si les Français – et je parle-là des hommes (pas de ceux dont Macron veut faire des mères comme les autres) – ne se lèvent pas pour défendre Elisabeth, leurs femmes, leurs sœurs, leurs filles, c’est bientôt à eux que la racaille viendra dire : « Tu te tais salope et tu baisses les yeux ». •

Alain Sanders

Article paru dans Présent daté du 30 septembre 2020

Augustin et les hyènes, par Etienne Defay

Nos lecteurs n’auront pas oublié Augustin. Ce jeune homme de 17 ans qui s’est fait lyncher tandis qu’il protégeait des jeunes filles d’une poignée de racailles. On sait désormais qu’il ne faut surtout pas intervenir dans une bagarre ! Après cette agression, des messages ont fleuri sur les réseaux sociaux réclamant certes justice pour l’adolescent mais aussi des voix aigres, dissonantes, malhonnêtes, des hurlements de chacal en somme qui remettent en question la version du jeune homme en se basant notamment sur un témoignage anonyme présenté comme celui d’une des filles. Ces dernières se sont carrément moquées du jeune homme en racontant partout que les racailles qui les importunaient étaient en réalité des connaissances et qu’Augustin s’était mêlé de ce qui ne le regardait pas.

Sautant sur l’occasion, l’inénarrable Huffington Post s’est empressé de dénoncer une agression « qui fait bondir la droite et l’extrême droite ». Manœuvre rhétorique classique qui voudrait faire croire que si vous vous choquez de cette agression, vous êtes nécessairement un dangereux nazi.

Et les accusations pleuvent. Trop content de pouvoir fuir le réel, trop heureux de voir qu’Augustin était proche de l’Action Française et donc par là il l’avait mérité, cette gauche infecte à la bêtise triomphante aura donc à nouveau piétiné le jeune homme et susurré que c’était bien fait pour lui. Peu importe les faits, seule leur interprétation compte désormais. Il n’y a pas d’insécurité mais un sentiment d’insécurité. Il n’y a pas d’ensauvagement mais une juste révolte de chérubins oubliés par la République.

D’autres, comme le compte des Antifas Lyonnais ont publié un pseudo communiqué expliquant qu’Augustin l’avait forcément cherché parce qu’il militait à l’Action Française, qu’ils n’étaient pas plusieurs mais un seul à l’agresser. On en viendrait presque à lire qu’Augustin était parti en « ratonnade » à un contre cinq… Alors que croire ? Ou plutôt qui croire ? La version des antifas et des jeunes face à celle d’un adolescent au sens de l’honneur et de la justice ? En tout cas, de nombreuses personnalités de gauche ont d’un commun accord craché sur le corps blessé du jeune homme. De nombreux militants trouvent plus grave de qualifier des agresseurs de « colorés » que de telles agressions puissent se produire. La culture de l’excuse est à sens unique comme le racisme. On ne peut être blanc et victime, on ne peut subir le racisme si on est blanc.

Qu’ils s’appellent Marin, Adrien, Ange ou Augustin, ils n’ont droit à aucune pitié. Leur mort ou leurs blessures ne sont que des instruments faisant le jeu de l’extrême droite. On leur reprocherait presque de jeter de l’huile sur le feu !

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 26 août 2020

Zemmour agressé : la gêne des médias, par Ivan Rioufol

Les indignations des “professionnels de la profession” restent feutrées. Pourtant, jeudi dans une rue de Paris, le journaliste Eric Zemmour a subi les injures d’un jeune néofasciste, qui s’est lui-même défini comme “islamo-racaille“. Rares ont été les journalistes qui ont fait connaître leur solidarité avec le confrère. Tout au contraire, Claude Askolovitch, qui a ses partisans à Libération et ailleurs, a soutenu dans un article (Slate) que “l’homme qui crache sur Zemmour est un autre Zemmour“, sans se rendre compte que lui-même, insultant l’insulté, prenait les traits frustres de l’agresseur. C’est d’ailleurs ce dernier, habité par un visible sentiment d’impunité, qui a diffusé son attaque sur les réseaux sociaux.

On y voit Zemmour, silhouette courbée et portant des paquets, traité notamment de “gros fils de pute” : une scène rappelant le statut d’infériorité du dhimmi – le non musulman, et singulièrement le juif – dans une société islamisée. Nombreux sont ces “jeunes”, déculturés et agressifs, qui bénéficient de la bienveillance des collaborateurs de l’islam conquérant, ces traîtres prêts à pactiser. Le parquet de Paris va ouvrir une enquête. Zemmour va porter plainte.

En lieu et place de la “famille” journalistique, c’est Emmanuel Macron qui a fait connaître son soutien au journaliste, bête noire de la bien-pensance, des juges, des islamistes. Vendredi soir, le président s’est entretenu trois-quarts d’heures au téléphone avec le confrère du Figaro et de CNews, qui n’entend pas dévoiler la conversation. En février 2019, le président avait eu la même démarche envers Alain Finkielkraut, qui s’était également fait injurier par un islamiste lors d’une manifestation de Gilets jaunes. Dimanche, le président a écrit sur Twitter : “La liberté de la presse est garante de la vie démocratique. L’accès à une information libre et transparente, permettant le débat, est clé en cette période. Je salue les journalistes qui, de par le monde, assurent ce travail essentiel dans des conditions parfois difficiles“.

Ces propos sont utiles, même s’ils ne font pas oublier que le président a, le 31 mars, traité d’”irresponsables” ceux qui le critiquent tandis qu’Edouard Philippe, le 28 avril, a moqué des propos de “Café du Commerce”. La presse anti-Zemmour, qui attise les haines qu’elle dénonce chez lui, doit redécouvrir la culture du débat et de la confrontation des idées.

Ivan Rioufol

Texte daté du 4 mai 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Agression de Zemmour: où est passé l’esprit #JesuisCharlie?

Eric Zemmour ne peut plus faire ses courses dans son quartier, un jeune homme l’insulte, lui crache dessus, le filme en train de porter ses victuailles dans la rue puis se met en scène : défenseur on sait de quoi, il tombe le masque et dès le lendemain recommence son numéro sur les réseaux sociaux.

« Je ne suis pas d’accord avec Zemmour, mais … »

On a connu une justice plus réactive car, en ces temps de coronavirus, cracher sur quelqu’un est un acte loin d’être anodin. Mais je m’attendais surtout à une révolte de tous ceux qui défendent les libertés à longueur de temps, les journalistes défendant un confrère, les directeurs de chaîne qui ont besoin de commentateurs de talent, les femmes et les hommes politiques, le défenseur des libertés, les membres du gouvernement… Je lis les commentaires, dont certains sont assortis de la précaution « je ne suis pas d’accord avec Zemmour, mais … ». Parce qu’il faut être d’accord avec Zemmour pour lui permettre d’aller faire ses courses comme tout Français ?

Où sont donc passés les défenseurs de la liberté d’expression ? Tous essorés par le confinement ? Il est vrai qu’il était déjà difficile de trouver des journaux depuis six semaines et que personne n’avait mis en doute que les livres n’avaient rien d’essentiel. Notre vieux pays a accepté sans problème que les librairies soient fermées tandis que les tabacs étaient ouverts. Au pays des Lumières, des droits de l’homme et tout ce qui s’ensuit, c’était un signal d’alarme que trop peu ont remarqué. Les médecins sont venus parler et bientôt il y a eu 65 millions de spécialistes des virus dans le pays, mais aucun amoureux des livres ! La peur n’arrête pas le danger, mais elle permet d’effacer des siècles de conquête des libertés. Il n’y a pas eu tentative de responsabilisation, les mesures prises ont été liberticides et infantilisantes… et cela continue.

Un incident qui doit nous inquiéter

La liberté de penser, la liberté d’expression est fondamentale. Aucun « mais » n’est acceptable. Cela fait des années que l’on essaie de faire taire Zemmour, mais il continue à faire de l’audience, les Français, épris de liberté d’expression, ont envie d’entendre son point de vue. Ceux qui l’écoutent n’ont pas à partager son point de vue, et s’ils n’ont pas envie de l’entendre, ils n’ont qu’à tourner le bouton. On a eu Charlie Hebdo, on a vu où les “mais” des pourfendeurs de nos caricaturistes nous ont menés. Les morts des journalistes avaient ému et mis une importante partie de la population dans la rue. À mesure que le temps passe, ces émotions s’estompent.

Cracher sur Zemmour aujourd’hui c’est cracher sur la liberté d’expression, c’est inacceptable.

Loïk Le Floch-Prigent

Texte repris du site de : Causeur

Agression à Toulouse – François Bousquet : « Les antifas bénéficient d’un sentiment d’impunité et d’une complicité des médias »

14/02/2020 – FRANCE (NOVOpress)
À Toulouse, ce 12 février, des dizaines de militants d’extrême gauche particulièrement violents ont tenté d’empêcher la tenue d’une conférence de François Bousquet et Robert Ménard, le maire de Béziers. Les antifas ont jeté des projectiles vers la salle et sur le service d’ordre qui devait sécuriser cet événement.

Au micro de Boulevard Voltaire, François Bousquet revient sur cette scène « surréaliste et impressionnante ».


Légitime défense : face à une agression, peut-on encore se défendre en France ?

11/09/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Peut-on réellement se défendre aujourd’hui en France face à une agression? Aussi absurde que cela puisse paraître, tel n’est pas toujours le cas. Nous avons en effet un gros souci avec la légitime défense dans notre pays.

Les violences gratuites augmentent en France et le danger ne peut pas toujours être évité. Quand il est pris au piège, l’agressé en vient quelquefois à se défendre. Il peut alors risquer une condamnation par les tribunaux, notamment si sa riposte est jugée disproportionnée. L’affaire du légionnaire qui a retourné contre lui le couteau de son agresseur, lequel en est mort, a fait grand bruit au début de l’été. Le sentiment d’insécurité, aujourd’hui justifié en France, se double alors d’un sentiment d’injustice.

Comment vit-on une agression? Pourquoi la légitime défense est-elle si difficilement reconnue par les juridictions? Surtout, les textes du code pénal sont-ils adaptés à la réalité d’une agression ? Quel remède peut-on trouver au risque grandissant de fracture entre les justiciables et les institutions judiciaires?

Sputnik France a écouté des victimes d’agressions, interrogé le député et médecin Joachim Son-Forget, qui a déposé un projet de loi pour assouplir le régime de la légitime défense, mais aussi Me. Guillaume Janson, porte-parole de l’Institut Pour la Justice (IPJ), et Me. Henri de Beauregard, l’avocat du légionnaire qui est venu à bout de son agresseur gare du Nord. Mais peut-être est-ce surtout de la médecine que nous vient la plus grande leçon: la science a quelque chose à nous apprendre sur les réponses physiques et psychologiques face aux menaces. Des réactions qui gagneraient à être prises en compte devant les tribunaux.


Journaliste passé à tabac par les fidèles d’une mosquée : cet insupportable « silence assourdissant » des médias

Voilà encore une affaire qui en dit long sur l’inconcevable et inadmissible silence – voire complaisance – observé par la quasi-totalité des médias (surtout audiovisuels) devant la conquête de notre sol opérée depuis des années par l’islamisme et ses suppôts.
Pourtant, la victime étant cette fois-ci un journaliste de la très politiquement correcte France 3, certains auraient pu croire que cette agression allait immédiatement entraîner une levée de boucliers de la profession, comme celle-ci a si bien su le faire lors des manifestations de Gilets jaunes. Mais c’était compter sans leur inénarrable veulerie dès lors qu’il s’agit de dénoncer les agissements délictueux et/ou criminels de ce tabou suprême qu’est devenu l’islam en France.

Imam et trafiquant d’êtres humains

Révélatrice, cette agression l’est aussi de la conquête rampante de la France par l’islam, de ces morceaux de plus en plus nombreux de notre pays qui échappent à l’autorité de l’Etat au profit de celle des imams et de la charia. C’est en effet en voulant prendre quelques images lundi après-midi devant la mosquée As-salam de Petit-Couronne, non loin de Rouen, pour illustrer son reportage sur le procès de l’imam « local », Mohamed Baraeikechighaleshi, que ce journaliste a été violemment agressé. Un imam « local » dont les médias nationaux ont, là encore, assez peu parlé, mais dont le parcours et les agissements sont pourtant édifiants : Iranien de 39 ans, installé en France depuis 2016 avec le statut de « réfugié politique », cet individu, devenu imam sur notre sol, a été condamné lundi par le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer à trois ans de prison, dont un an avec sursis, pour avoir facilité des mois durant des traversées de clandestins vers la Grande-Bretagne, notamment en achetant et en livrant des bateaux pneumatiques sur lesquels embarquaient des groupes de migrants. Condamné avec lui à 18 mois de prison, dont neuf avec sursis, mais non incarcéré : Mouhamed W., un Sénégalais de 29 ans, fidèle parmi les fidèles de la mosquée de Petit-Couronne, qui servait, lui, d’intermédiaire entre l’imam et les passeurs… Bref, un scandale qui justifiait amplement ce reportage, surtout dans un pays si attaché à la sacro-sainte liberté de la presse.

Molesté et séquestré par les fidèles musulmans

Mais pas pour les habitués de la mosquée de Petit-Couronne qui, bien décidés à chasser de « leur » territoire les infidèles un peu trop curieux, ont d’abord bousculé et mis au sol le journaliste, ont dégradé puis dérobé sa caméra, puis ont fini par l’emmener manu militarià l’intérieur de la mosquée, où ils l’ont séquestré jusqu’à ce que la police réussisse à les convaincre de le relâcher. Blessé et choqué, le journaliste, qui s’est vu prescrire une incapacité totale de travail de cinq jours, a immédiatement déposé plainte pour coups et blessures, vol et dégradation. Tandis que Pascal Prache, procureur de la République à Rouen, a annoncé qu’une enquête avait été ouverte pour « vol avec violences commis en réunion » et que le principal auteur des faits, interpellé par les policiers, avait été placé en garde à vue. Quant à la direction régionale de France 3… Dénonçant vaguement « des entraves régulières à la pratique de notre profession », elle a déclaré envisager – mais envisager seulement – de « se constituer partie civile ». Courage, fuyons…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 6 juin 2019

Stéphane Ravier : « Il faut rétablir la peine de mort pour ces salauds »

Une étudiante de 21 ans a été poignardée à mort devant une bouche de métro à Marseille. Réaction au micro de Boulevard Voltaire de Stéphane Ravier, sénateur des Bouches-du-Rhône.

À Marseille, une étudiante de 21 ans s’est fait poignarder à mort devant un métro.
Un symbole supplémentaire de l’insécurité qui règne dans la cité phocéenne….

J’en ai vraiment marre des symboles. Je ne veux pas en faire une affaire personnelle, mais ma fille a 21 ans. Une vie a été volée et une famille est anéantie. Je leur présente toutes mes condoléances. Depuis quelques heures, nous assistons au concert des pleureuses de la classe politique qui est en état d‘émotion automatique.
Cela ne va durer que quelques jours, car malheureusement une actualité en chasse une autre, mais cette vie aura été perdue à jamais. La famille restera anéantie et on passera à autre chose en attendant un autre symbole.
J’ai la rage ! J’en ai marre que le laxisme à tous les niveaux entraîne régulièrement et trop souvent ce genre d’abominations. Un coup de couteau porté au thorax est bien le signe qu’il y a eu une volonté de tuer, sur une gamine de 21 ans pour un téléphone portable… Voilà où nous en sommes dans la société du vivre ensemble. C’est insupportable ! Il va falloir à un moment donné prendre en considération la réalité de ce qui se passe à Marseille et au-delà dans ce pays.

Qu’attendez-vous des pouvoirs publics ?

Je n’attends rien de la part de ces gens-là. S’ils avaient voulu faire quelque chose, ils l’auraient déjà fait depuis longtemps. Or, ils sont embourbés dans leur idéologie du vivre ensemble et de la tolérance. On va encore dire que c’est un déséquilibré, un jeune issu des quartiers défavorisés, un jeune qui a eu un parcours difficile, etc. Ils ne sortiront pas de leur logiciel.
Ce sont les Français, et les Marseillais en particulier, que je prends à témoin.
Souhaitent-ils que cela continue ? Souhaitent-ils que ce soient toujours les mêmes qui soient aux commandes ? Souhaitent-ils qu’ils soient toujours dans le laxisme en direction des criminels et des assassins ? Veulent-ils que cela change ?
Aujourd’hui, cette gamine de 21 ans originaire d’Aix-en-Provence aurait pu être leur fille. C’est notre fille, c’est ma fille. C’est à eux Marseillais, Marseillaises et Français de savoir s’ils veulent que cela continue. Il faut changer de logiciel. Il faut que les honnêtes gens soient protégés et que les crapules et les salauds soient sanctionnés comme ils le méritent. Il faut donc changer radicalement de logiciel et être impitoyable avec ce genre d’individus. Lorsqu’ils sont étrangers, il faut les expulser. Lorsque ce sont des criminels de la sorte, cela n’engage que moi, il faut leur couper la tête et rétablir la peine de mort pour ces salauds, parce que c’est insupportable.
Il faut que les honnêtes gens soient protégés et que les crapules soient sanctionnées.


On vous sent extrêmement ému. Les forces de l’ordre sont épuisées en raison des gilets jaunes…

Laura et Mauranne, 21 et 24 ans, avaient été victimes du terrorisme sur la place de la gare Saint-Charles. Moi, je ne les ai pas oubliées. Mais les pouvoirs publics ont déjà oublié.
Chaque jour, il y a des agressions plus crapuleuses et plus sanguinaires les unes que les autres. On nous ressort à chaque fois la même logorrhée.
La police est épuisée. Samedi, les militants d’extrême gauche et anarchistes, les blacks blocs ont failli tuer une mère et sa fille en mettant le feu à une banque. Ils ont essayé d’extirper un gendarme mobile de son camion pour le tuer. Mais on a toujours les mêmes coups de menton et les mêmes mots du ministre de l’Intérieur qui n’impressionnent que lui. Il ne fait rien ! Il manque au moins 1000 policiers, 1000 CRS dans les rues et il manque aussi une justice qui soit juste, qui protège les honnêtes gens et qui sanctionne les délinquants. Que l’on ne me dise pas que je suis dans la simplicité. La réalité c’est cela et pas autre chose !

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Syndrome de Stockholm au lycée de Créteil

25/10/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Dix professeurs du lycée de Créteil ont apporté leur soutien à leur collègue menacée par un élève armé d’un pistolet. Toutefois, ils regrettent l’instrumentalisation qui a été faite de cet événement.

Dans une tribune parue hier dans le Huffington Post, le collectif défend son établissement qui, je « ne se résume pas du tout aux images diffusées par les chaînes d’informations ».
Et d’ajouter : « Oui, nous sommes fiers de nos lycéens et de leurs réussites. Nos élèves et leurs parents sont conscients de notre investissement et en sont souvent très reconnaissants ! »

Les dix enseignants dénoncent par ailleurs « ces hommes politiques qui s’abaissent à récupérer les faits et à préconiser des réactions radicales et extrêmes rêvant au tout sécuritaire » et indiquent que « les enseignants, les personnels, les élèves et leurs familles sont choqués par cette vidéo mais aussi par ce qu’on lui fait dire. »


Profs : à quand le « Balance ta racaille » ?

Est-ce que le gouvernement découvre vraiment avec cette vidéo de professeur braquée par un grand Black et ce hashtag « Pas de vague » que les professeurs sont confrontés chaque jour à l’intolérable ? Aux menaces, insultes et agressions et qui plus est contraints au silence ?

Sur le modèle de « Meetoo », des professeurs de toute la France ont balancé sur les réseaux sociaux des témoignages anonymes glaçants évoquant des insultes, des étranglements mais aussi des menaces de la part de parents d’élèves. Ces nombreux enseignants se plaignent du manque de soutien de leur hiérarchie lors des conflits et des violences avec « certains élèves » révélant le malaise profond au sein de l’institution scolaire et les tensions entre les enseignants et les chefs d’établissements (surnommés CDE).

Voici quelques-uns de ces témoignages :

« On m’a craché dessus et on m’a menacé de me “castagner à la sortie”. Punition : aucune. Je porte plainte. CDE : “bon j’ai posé 3 jours d’exclusion, mais vous êtes dans le répressif, pas dans l’éducatif…” #pasdevague »

« Un élève de 4e “légèrement” misogyne à une surveillante : “Toi, tu suces ma bite”. Aucune exclusion prononcée, pas de conseil de discipline malgré la demande de l’équipe enseignante. #pasdevague »

« J’aurais aimé être soutenue lorsqu’une élève, il y a quelques années, m’a tapé dessus dans un couloir de mon établissement. Mais le conseil de discipline ne l’a pas même exclue. Et on m’a expliqué qu’il fallait prendre les choses moins à cœur. Voilà la réalité du terrain. #pasdevague »

« Scandalisé », le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer promet ce lundi de « rétablir l’ordre dans les établissements » en instaurant des « mesures en profondeur ». C’est la 243e fois que l’on entend ce genre de promesse. Mais pour que la vérité sorte et que le mouvement suive le même principe que l’énorme campagne contre le harcèlement des femmes, il faut maintenant que les professeurs (et les élèves) aillent jusqu’au bout et balancent les racailles, le profil et l’identité de ceux qui harcèlent et terrorisent les profs. En commençant par le grand Black qui a braqué l’enseignante de Créteil, le Weinstein des profs en colère en quelque sorte. Et en appliquant une première sanction qui doit devenir automatique : couper les allocations familiales et faire rembourser les primes de rentrée scolaire aux familles de ce voyou et de celui qui a filmé la scène.

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 23 octobre 2018