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Mort de Winnie Mandela : derrière l’égérie anti-apartheid, la militante extrémiste

04/04/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Lundi dernier, l’ex-femme de Nelson Mandela est décédée à l’âge de 82 ans. Décrite comme une icône de la lutte contre l’apartheid, sa vie fut en réalité moins reluisante par rapport à ce que l’on en retient.

Incarnant l’aile dure de l’ANC, elle accusa le président Mandela de trahir la cause noire lors des négociations avec le dernier président blanc d’Afrique du Sud, Frederik de Klerk.

Lorsque Mandela était encore en prison, elle fit sien le slogan « Un Boer, une balle ».

Dans un discours de 1985, elle justifia le supplice du pneu enflammé autour du cou des « traîtres » noirs. En 1991, elle est reconnue coupable de complicité dans l’enlèvement et l’assassinat d’un adolescent.

Nommée au premier gouvernement post-apartheid en 1994, elle doit démissionner pour insubordination et corruption.

Pour les fermiers sud-africains, c’est l’expropriation sans compensation, par Richard Hanlet

Depuis la fin de l’apartheid en Afrique du Sud, c’est dans l’admiration générale des démocraties que le pays glisse lentement vers un sort comparable à son voisin zimbabwéen.

Tandis que les viols ethniques – sous l’œil goguenard d’une police complice – ont dépassé le rugby comme sport national, la primauté de la couleur de peau sur la compétence force les blancs appauvris à s’enkyster dans des campements de fortune, censés leur assurer un peu de protection.

Aujourd’hui, c’est l’expropriation collective sans compensation des fermiers blancs qui est à l’ordre du jour. Réclamée par Julius Malema, le Mélenchon local président de la gauche radicale au cri de « Le temps de la réconciliation est fini, l’heure de la justice a sonné », cette motion vient de recevoir l’appui d’une grande majorité du parti ANC au pouvoir, jusqu’alors plus réticent. Récent successeur de Zuma à la tête du pays, Cyril Ramaphosa a tout de suite tenté de rassurer le principal syndicat agricole, composé essentiellement de fermiers blancs : « Nous gérerons ce problème d’une manière qui ne portera pas atteinte à l’économie, ni à la sécurité alimentaire […] nous n’autoriserons pas des interventions s’apparentant à du vol […] nous ne ferons pas les erreurs que les autres ont commises. » On sait que la langue inuit a plus de vingt mots différents pour décrire la neige. Apparemment, la langue venda (ethnie bantoue dont Ramaphosa est issu) en a un autre que « vol » pour qualifier une expropriation sans compensation…

Quant à ces « autres » qui ont commis des « erreurs », l’allusion à Mugabe est limpide, encore que ce dernier ne se soit pas embarrassé de vote d’Assemblée ou de modification de Constitution. Machettes et kalachnikov y font, chaque jour, le boulot bien plus efficacement, et dans le plus grand silence.

Quand, en Algérie, les pieds-noirs n’eurent plus le choix qu’entre le cercueil ou la valise, ils avaient au moins, même sans enthousiasme, une métropole où poser cette dernière. Aujourd’hui, les Britanniques de l’ex-Rhodésie peuvent toujours regagner la Grande-Bretagne. Mais les Afrikaans d’origine hollandaise qui ont débarqué au XVIIe siècle à plus de 1.000 km de la première tribu africaine n’ont aucune autre mère patrie. Ils sont chez eux, mais assez visiblement en voie de nettoyage ethnique par leurs propres compatriotes de la « nation arc-en-ciel », modèle emblématique du vivre ensemble…

Richard Hanlet

Texte repris du site Boulevard Voltaire

Afrique du Sud : la spoliation des fermiers blancs, révélateur d’une fracture raciale que la doxa ne peut plus dissimuler

Le mardi 27 février 2018, par 241 voix contre 83, le parlement sud-africain a voté le commencement d’un processus de nationalisation-expropriation sans compensation des 35.000 fermiers blancs.
Or, il faut bien avoir à l’esprit qu’en Afrique du Sud – comme hier au Zimbabwe, et comme annoncé demain en Namibie -, ce n’est pas pour des raisons économiques que ces fermiers vont être spoliés.

Les 241 députés noirs qui ont voté cette motion n’ignoraient en effet pas qu’ils poignardent en plein cœur le dernier secteur hautement producteur de richesses de leur pays.

Ils savaient très bien que ces fermiers blancs nourrissent l’Afrique australe et que, sans eux, tout le cône sud de l’Afrique (Angola, Namibie, Zambie, Mozambique, Botswana, Zimbabwe) connaîtra la famine.

Qu’importe ! La symbolique de la revanche raciale est la plus forte… Ceux qui, en Europe, avaient vibré au mythe de la « nation arc-en-ciel » réconciliée sont donc une fois de plus cocus.

Le plus grave est qu’ils n’en tireront pas les leçons…

Pour lire la suite de l’analyse de Bernard Lugan, c’est par ici !

Jacob Zuma ou le nouvel échec de l’Afrique du Sud « post-apartheid », par Bernard Lugan

En Afrique du Sud, les fins de mandat des présidents se ressemblent : par un coup d’Etat interne à l’ANC, le vice-président Cyril Ramaphosa a évincé le président Jacob Zuma, lequel avait fait de même avec Thabo Mbeki en 2008. En dehors du fait qu’un Venda va remplacer un Zulu, cette révolution de palais ne changera pas grand-chose dans le pays. A un Jacob Zuma lié au gang indien Gupta, va en effet succéder l’ex avocat-syndicaliste Cyril Ramaphosa. Ce dernier a bâti sa colossale fortune dans les conseils d’administration des sociétés minières blanches au sein desquels il fut coopté en échange de son « expertise » syndicale. En réalité, il fut adoubé par le patronat pour contrer les revendications des mineurs noirs dont il fut le représentant avant 1994 !!!

Le leader révolutionnaire Julius Malema a donc raison de dire qu’: « En Afrique du Sud, la situation est pire que sous l’apartheid (et que) la seule chose qui a changé, c’est qu’un gouvernement blanc a été remplacé par un gouvernement de Noirs ». Avec une différence cependant : avant 1994 les Noirs ne mouraient pas de faim, ils étaient gratuitement soignés et éduqués, l’électricité fonctionnait, les pénuries d’eau étaient inconnues et la police faisait son travail…

La présidence de Jacob Zuma s’est donc achevée dans le désastre. Englué dans plusieurs affaires de corruption, le président sud-africain a été pris la main dans le sac d’une gigantesque entreprise de favoritisme d’Etat au profit de la famille Gupta. Une commission judiciaire fut même désignée pour enquêter sur la gravissime accusation de « State Capture » car ces gangsters affairistes avaient réussi à imposer leur droit de regard sur les nominations officielles, ce qui leur avait permis de placer leurs agents à tous les rouages de décision de l’Etat et des entreprises publiques.

Ne nous trompons pas d’analyse, car le départ de Jacob Zuma ne va pas permettre d’ouvrir des fontaines laissant couler le lait et le miel. Contrairement à ce qu’écrivent les journalistes, l’affaire Zuma est en effet, et d’abord, la conséquence de l’incurie du parti gouvernemental ANC, l’arbre qui cache la forêt d’un gangstérisme d’Etat. C’est la faillite de l’ANC qui est mise en évidence à travers elle car, entre 1994 et 2018, le mouvement de Nelson Mandela a conduit le pays vers un naufrage qui se mesure en quelques chiffres :
– Bien que réalisant ¼ du PIB de tout le continent, l’Afrique du Sud est aujourd’hui devenue un des 5 pays « les moins performants » d’Afrique, juste devant les Comores, Madagascar, le Soudan et le Swaziland.
– Au mois de mai 2017, l’Afrique du Sud est entrée en récession. Or, en 2000, il fut acté par l’ONU que les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) dont le principal était le recul de la pauvreté, ne pourraient être atteints sans un minimum de croissance annuelle de 7% durant plusieurs années.
– Le chômage touche plus de 40% des actifs quand les chiffres officiels sont de 25%
– Le revenu de la tranche la plus démunie de la population noire est inférieur de près de 50% à celui qu’il était sous le régime blanc d’avant 1994.
– Un habitant sur trois survit grâce aux aides sociales, le Social Grant.
– A l’exception de l’agriculture, branche encore contrôlée par les Blancs – mais pour combien de temps? -, tous les secteurs économiques sud-africains sont en recul, à commencer par les industries de main d’œuvre (textile, vêtement, chaussures), qui n’ont pu résister aux importations chinoises. Quant aux secteurs de la mécanique dans lesquels, avant 1994, l’Afrique du Sud produisait la majeure partie des pièces dont ses industries avaient besoin, ils sont moribonds.
– Même les mines ont sombré. Pertes de production et de revenus, plus coûts d’exploitation en hausse constants, ont eu pour conséquence la fermeture des puits secondaires et la mise à pied de dizaines de milliers de mineurs. Pour maintenir la production, il aurait fallu investir des sommes colossales, mais le climat social, la corruption et l’insécurité ont découragé les investisseurs qui ont préféré faire glisser leurs activités vers des pays moins incertains. L’industrie minière est également pénalisée par les coupures de courant à répétition car la compagnie publique Eskom, littéralement pillée par ses nouveaux dirigeants nommés par l’ANC a, de plus, vécu sur l’héritage laissé par le régime blanc et sans procéder aux investissements indispensables. Résultat : les mines qui représentent aujourd’hui 10% du PIB sud-africain, qui emploient 8% de la population active et qui sont le premier employeur du pays avec 500.000 emplois directs, ont perdu plus de 300.000 emplois depuis 1994.

Le soit disant héritage négatif de «l ‘apartheid » a, des années durant, servi d’excuse aux dirigeants sud-africains. Or, personne ne peut plus nier qu’en 1994, quand le président De Klerk hissa au pouvoir un Nelson Mandela bien incapable de le conquérir par les armes, il légua à l’ANC la première économie du continent, un pays doté d’infrastructures de communication et de transport à l’égal des pays développés, un secteur financier moderne et prospère, une large indépendance énergétique, une industrie diversifiée, des capacités techniques de haut niveau et la première armée africaine. Force est également de constater que, libérée de l’ « oppression raciste », la « nouvelle Afrique du Sud » fut immédiatement la proie du parti prédateur ANC dont les cadres, aussi incapables que corrompus, eurent comme objectif principal leur propre enrichissement.
La leçon sud-africaine est donc limpide : en 24 ans de pouvoir sans partage, l’ANC a ruiné un pays prospère, le transformant en un Etat du « tiers-monde » dérivant dans un océan de pénuries, de corruption, de misère sociale et de violences. Les gogos occidentaux continueront pourtant à se pâmer devant la figure tutélaire de Nelson Mandela, le chef de l’ANC, tout en continuant à avoir « les yeux de Chimène » pour le fantasme de la « nation arc-en-ciel ». Dans les jours qui viennent, tétanisés par leurs certitudes, les « spécialistes » auto-proclamés vont donc disserter à l’infini sur le remplacement du « maffieux » Zuma par le « vertueux » Ramaphosa. « Vertueux » par définition puisqu’il était prétendument l’héritier préféré de « l’icône » Mandela…

La seule question qui mériterait d’être posée, mais ils ne la poseront pas, ou alors très partiellement, est de savoir comment le nouveau président va pouvoir gérer le naufrage de l’économie sud-africaine, comment il va pouvoir gouverner en étant pris entre des pressions internes et externes contradictoires. Vont en effet se confronter deux plaques tectoniques, celle des milieux d’affaires pro-occidentaux qui ont fait sa fortune et celle des tendances radicales-racialistes lourdes qui constituent le fonds de commerce de l’ANC et des partisans de Julius Malema.

Bernard Lugan

Texte repris du site Blog de Bernard Lugan

Blancs Afrique du Sud

Le sort tragique des Blancs d’Afrique du Sud n’émeut personne

22/06/2017 – AFRIQUE DU SUD (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Il est des victimes dont on ne parle pas, même si elles doivent se faire migrants pour échapper aux discriminations raciales. Pour les Blancs d’Afrique du Sud, c’est le silence… Et pourtant…

Un grand nombre de Blancs d’Afrique du Sud a fui le pays. La politique discriminatoire qui succède à l’apartheid favorise des catégories de la population noire, celles qui sont liées au nouveau pouvoir zoulou de l’ANC. Elle est déjà largement responsable de la « fuite des cerveaux » depuis 20 ans vers des nations anglophones.

Cette fuite des cerveaux est encouragée par une violence endémique. Des milliers de Blancs ont ainsi été assassinés depuis 1994. Une étude estime que 40 % des Sud‑Africaines sont violées au cours de leur vie. Mais ce phénomène de fuite, qui touche surtout les Blancs éduqués du pays, ne doit pas occulter la réalité misérable des nouveaux ghettos et bidonvilles blancs.

Près de 400 000 Boers, selon les responsables d’Afriforum, organisation défendant les droits des minorités, vivraient aujourd’hui dans 80 ghettos dans des conditions proches du plus grand « Township » d’Afrique du Sud, celui de Soweto, près de Johannesburg. D’autres organismes avancent quelques dizaines de milliers. Une guerre des chiffres révélatrice des tensions sociales et raciales qui animent la société sud‑africaine.

En 2009, le Canada a accordé le statut de « réfugié » à un citoyen sud‑africain, un Afrikaner. Brandon Huntley, après avoir été battu et poignardé et ayant subi sept tentatives de vol, avait fui son pays de naissance. Les autorités canadiennes ont reconnu « l’incapacité ou le manque de volonté » du gouvernement de l’ANC de le protéger.

Le géopolitologue français François Lafargue écrivait l’an dernier dans sa Géopolitique de l’Afrique du Sud (PUF) :

« Ces Blancs souvent peu qualifiés ne parviennent plus à trouver un travail dans un pays où la couleur de la peau prime sur la compétence ».

Il ajoutait :

« Au regard de l’histoire contemporaine de l’Afrique, la présence de cette minorité blanche en Afrique du Sud semble ne pas devoir durer. Ces Européens connaîtront le même sort que les Français d’Algérie ou les Britanniques de Rhodésie du Sud. »

Poing noir

Afrique du Sud : 400 000 Blancs vivent dans des bidonvilles

28/04/2016 – PARIS (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Selon un récent article du Daily Mail, 10 % de la population blanche vit aujourd’hui dans la pauvreté, dans 80 bidonvilles, souvent sans eau courante, électricité, ni accès aux soins. Beaucoup sont sans emploi. Leur nombre a énormément augmenté depuis l’abolition de l’apartheid, où « politique de développement séparé », en 1994. C’est le résultat de la politique gouvernementale de « discrimination positive » en défaveur des Blancs des classes populaires. Les entreprises qui n’engagent pas assez de non‑Blancs sont pénalisées.

Manifestement, l’Afrique du Sud n’en a pas fini avec la « discrimination ». Le ministre sud‑africain des Sports a menacé, lundi, d’annuler la candidature de la Fédération de rugby à l’organisation de la Coupe du monde 2023. La raison ? L’équipe n’a pas atteint l’objectif de « mixité » raciale. Peu importe donc la qualité des sportifs. Sous la pression du gouvernement, l’équipe devra donc inclure au moins sept joueurs « non blancs » parmi les 31 sélectionnés pour le Mondial 2015, avec objectif de 50 % de joueurs non-blancs d’ici à 2019.

Les chefs d'Etat des BRICS en 2014

Ratification d’un fonds de 100 milliards de dollars pour les BRICS

05/05/2015 -MONDE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation)
Un outil financier au service d’un monde multipolaire, c’est ce que viennent de mettre en place la Russie, l’Inde, le Brésil, L’Afrique du Sud et la Chine.

Vladimir Poutine a ratifié en fin de semaine dernière un accord sur la création d’un fonds commun de réserves de change des pays des BRICS. Ce fonds s’élèverait à 89 milliards d’euros, soit 100 milliards de dollars. La Russie, l’Inde et le Brésil y participeront à hauteur de 18 milliards d’euros. L’Afrique du Sud y mettra cinq milliards, loin derrière la Chine qui promet 41 milliards.

Pourquoi cet accord a-t-il eu lieu et que signifie-t-il ?
Il s’inscrit dans la déclaration signée le 15 juillet 2014, à Fortaleza au Brésil, portant sur la création d’un fonds commun de réserve pour ces pays. Ce fonds commun a été signé pour éviter, je cite : « Les pressions à court terme sur les liquidités ». Fin de citation. Cette déclaration implique aussi la création d’une banque, qui se veut la base d’une nouvelle structure dont la vocation est de contrebalancer le poids des économies occidentales. Cette nouvelle banque sera basée à Shanghai. Elle représentera un capital initial de 50 milliards de dollars dont l’objectif est de financer de grands travaux d’infrastructure. Cette nouvelle institution apparaît comme une nouvelle donne dans le paysage financier mondial, et repose sur des bases solides. Rappelons que malgré une intense campagne financière et médiatique ces derniers mois, le rouble russe a réussi à se maintenir.

Il s’agit d’un pas de plus vers un monde multipolaire ?
Parfaitement. Cet accord entre les BRICS ouvre une solution alternative aux principales institutions financières internationales telles que le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale. Institutions traditionnellement dominées par les États-Unis, de par leur forte contribution. Si ces 5 pays émergents se détachent du FMI, l’hégémonie américaine en prendrait un coup. Le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud représentent 40 % de la population et un cinquième du PIB de la planète.

Crédit photo : Roberto Stuckert Filho via WikiCommons (CC) les chefs d’État des BRICS en 2014, Poutine, Modi, Rousseff, Xi et Zuma.


 

 

Afrique du Sud : boule de feu dans l'arc-en-ciel. Par Bernard Lugan

Afrique du Sud : boule de feu dans l’arc-en-ciel – Par Bernard Lugan

En Afrique du Sud, les dernières violences “xénophobes” ont pris une telle ampleur que le Malawi a décidé d’évacuer ses ressortissants et que le Mozambique a demandé fermement aux autorités sud-africaines d’assurer la protection de ses nationaux. Quant au président Zuma, il vient d’annuler une visite officielle à l’étranger afin de suivre l’évolution de la situation.

Un peu partout dans le pays, notamment au Natal et dans la région de Johannesburg, les immigrés africains qu’ils soient Malawites, Mozambicains, Somaliens, Zimbabwéens, Soudanais ou encore Nigérians sont en effet pris pour cible, lynchés ou forcés à se réfugier dans les camps militaires cependant que leurs biens sont systématiquement pillés. Au Natal, les pogroms ont été encouragés par le roi des Zulu et ailleurs dans le pays par le propre fils du président Zuma… Dans la “nation arc-en-ciel-“, au pays de Nelson Mandela, des Noirs massacrent donc d’autres Noirs, et qui plus est, des Noirs immigrés… Voilà de quoi déstabiliser les bonnes âmes qui pensaient, la main sur le cœur et abreuvées de certitudes morales, qu’une fois le régime blanc d’apartheid balayé, les fontaines sud africaines allaient laisser couler le lait et le miel de la société post-raciale…

Un peu plus d’un an après la mort de Nelson Mandela, le culte planétaire quasi religieux rendu à sa personne apparaît donc en total décalage avec les évènements. Le réel est en effet de retour -une fois de plus et comme toujours-, balayant au passage le mythe-guimauve de la « nation arc-en-ciel » fraternelle et ouverte au monde (en Une le drapeau de l’Afrique du Sud”.

Dans un pays où le chômage touche environ 40% des actifs et où le revenu de la tranche la plus démunie de la population noire est inférieur de près de 50% à celui qu’il était sous le régime blanc d’avant 1994, dans un pays où 18 millions de Noirs sur une population de 53 millions d’habitants, ne survivent que grâce aux aides sociales, le Social Grant, quoi d’étonnant à ce qu’éclatent des violences xénophobes, les étrangers étant accusés de prendre le travail des plus pauvres ?

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Nelson Mandela, héros de Patrick Ollier, député-maire UMP de Rueil-Malmaison - par Bernard Lugan

Afrique du Sud : les populations noires locales s’en prennent aux immigrés africains

19/04/2015 – AFRIQUE DU SUD (NOVOpress)
Le président sud-africain Jacob Zuma a annulé samedi un voyage à l’étranger après une nouvelle nuit de violences perpétrées par des casseurs et pilleurs, qui ont contraint la police à muscler sa présence sur le terrain.

En trois semaines, les violences, qui ont éclaté avant Pâques à Durban dans la province natale du chef de l’Etat, ont fait au moins six morts et 5.000 déplacés.

Terrorisés, des Éthiopiens préfèrent se cacher. Ils dénoncent les populations noires locales qui s’en prennent à eux de manière très violentes :

Ils nous tuent avec de l’essence et du feu. Je ne sais pas d’où vient cette barbarie.

5 000 immigrés africains auraient déjà décidé de prendre la fuite sur les 2 millions établis en Afrique du sud. Embauchés à bas coût, ils sont accusés de voler le travail de la population locale.

Un manifestant déclare :

Ils nous fatiguent. Ils doivent partir. Et on leur montre qu’on ne veut pas d’eux !

Mais que font les héritiers de Mandela ? Nous sommes bien loin des bienfaits de la société multiculturelle vantée par les dirigeants du monde…



Afrique du Sud : 3389 blancs doivent prendre la porte de la compagnie d’électricité Eskom

10/03/2015 – JOHANNESBURG (NOVOpress)
Eskom, première compagnie sud-africaine d’électricité et dixième fournisseur au monde a reçu un ultimatum pour réduire son nombre d’employés blancs de 44,3 % au cours des cinq prochaines années. Cela signifie que 3 389 blancs devront prendre la porte. Cette demande fait partie du programme fédéral « Black Empowerment ».

Pendant des années Eskom a été poussée à n’engager que des non-blancs. La firme déclare d’ailleurs que c’est un souci majeur que de trouver des candidats non blancs assez qualifiés. Actuellement les cadres intermédiaires chez Eskom sont à 30 % blancs et à 21% pour sa main-d’œuvre qualifiée.

Parmi les 3 389 employés qualifiés de race blanche dont va se séparer Eskom, 1 081 sont des ingénieurs et des administratifs, afin d’améliorer sa politique de discrimination positive vers les hauts postes.

Ces détails proviennent du syndicat Solidarity  –  principale représentation des salariés en Afrique du Sud – qui précise que service public d’électricité reflétera alors la démographie nationale au 31 mars 2020.

“Selon ces objectifs, il y a environ 3 400, soit 44 %, d’employés de race blanche en trop chez Eskom. Les niveaux d’emploi qui seront les plus durement touchés sont ceux de spécialistes expérimentés et de cadres intermédiaires. Les syndicats doivent maintenant être consultés sur les nouveaux plans d’Eskom” a ajouté Dirk Hermann le directeur général de Solidarity.

“Nous sommes complètement abasourdis par ces nouvelles demandes. Eskom connaît actuellement une crise et nous, ainsi que d’autres syndicats, devons maintenant travailler avec eux sur ces mesures très agressives. On devait plutôt parler avec eux sur des solutions à trouver pour faire face à la crise actuelle. »

Solidarity a déclaré que les postes visés sont d’une importance cruciale pour Eskom qui doit déjà faire face à des plans sociaux en série.

« Sur les 3 400 blancs environ qui doivent partie, 3 200 occupent des postes critiques aux niveaux techniques et managériaux, » précise Hermann.

Eskom étalera son objectif de 2020 sur cinq ans, selon des objectifs annuels par type de d’emploi, ajoute Solidarity.

Citant la documentation d’Eskom, le syndicat a déclaré que la démographie provinciale pourrait également rentrer en compte lors de la détermination des postes.

“Dans le cas d’Eskom cela peut aggraver la perte de compétences techniques. La majorité des centrales électriques du groupe est située dans le Mpumalanga. Dans cette province les Africains noirs constituent 90,8 % de la population totale,” dit-il.

En supposant que 1 000 personnes travaillant dans une centrale électrique, cela signifierait que seuls d’entre eux 92 peuvent être Blancs ou Indiens.

Dans le Limpopo, où se trouvent de nouvelles centrales telles que celle de Medupi, 95,4 % des habitants sont des noirs africains. Dans ce cas seulement 46 employés pourraient être blancs ou Indiens par tranche de 1 000 salariés.

« La priorité absolue d’Eskom est que les lumières s’allument, » a déclaré le parti de la DA (Democratic Alliance – parti anti apartheid) dans un communiqué ce dimanche (9 mars).

« Jouer la carte de la victimisation raciale ne servira à rien pour justifier des dysfonctionnements qui au final, pénaliseront les sud-africains pauvres et pour la plupart noirs. Les plans sociaux sont désormais une réalité quotidienne et touchent durement les plus défavorisés et la DA demande à Eskom d’utiliser les compétences de tous ses ingénieurs pour trouver une solution aux difficultés actuelles au lieu d’aggraver le problème. ”

Le parti politique a cependant noté que l’Afrique du sud est confrontée à une grave pénurie d’ingénieurs. Le ministre des Sciences technologiques, Naledi Pandor, a récemment déclaré que malgré le nombre élevé d’étudiants inscrits chaque année en ingénierie, l’Afrique du Sud ne produit environ que 1 500 ingénieurs diplômés par an – dont seulement la moitié va travailler sur le terrain.

Le ministre a ajouté que la pénurie de professionnels en ingénierie signifie que nous n’avons pas assez professionnels disponibles pour les travaux en cours. Et cela ne tient pas compte des dernières instructions de ce gouvernement décidément très populiste.


 

Nelson Mandela, héros de Patrick Ollier, député-maire UMP de Rueil-Malmaison - par Bernard Lugan

Nelson Mandela, héros de Patrick Ollier, député-maire UMP de Rueil-Malmaison – par Bernard Lugan

16/12/2014 – RUEIL-MALMAISON (via le blog officiel de Bernard Lugan)
Jadis, dans la “banlieue rouge”, les maires communistes donnaient aux rues le nom de Gagarine, de Karl Marx, de Robespierre ou encore de Maurice Thorez. Aujourd’hui, dans la banlieue chic, les maires UMP baptisent des places du nom de Nelson Mandela. Les premiers avaient l’excuse de la croyance dans des lendemains qui allaient chanter quand les seconds sont simplement en génuflexion devant le conformisme médiatico-idéologique le plus niais.

Le 8 novembre 2014, Monsieur Patrick Ollier, député-maire UMP de la bourgeoise Rueil-Malmaison a ainsi bien mérité de la pensée unique. En ce jour anniversaire du débarquement allié en Afrique du Nord, ceint de tricolore et entouré de son conseil municipal, marchant avec une grande originalité dans les traces de nombreux maires socialistes, écologistes et communistes, il baptisa en effet une place de sa cité du nom de Nelson Mandela.

Au delà du minuscule calcul visant à grappiller quelques voix d’électeurs issus du “grand remplacement”, une telle décision prise par un conseil municipal de “droite” en dit long sur le naufrage intellectuel d’un courant politique sans colonne vertébrale, sans points de repère et peut-être encore plus affligeant, sans mémoire.

Aussi, afin de “rafraîchir” celle de Monsieur le député-maire, je reproduis ici le communiqué que j’ai publié le 21 décembre 2013 sur le blog de l’Afrique réelle:

“Un communiqué du SACP (South African Communist Party) en date du 6 décembre 2013 nous apprend officiellement ce dont l’on se doutait, mais qui n’avait jamais été réellement établi, à savoir que selon les propres termes du document, le « camarade Nelson Mandela » était un haut dirigeant communiste puisqu’il « (…) ne faisait pas seulement partie du SACP, mais également de son Comité central ».

Pourquoi Nelson Mandela a-t-il toujours démenti, tant oralement que par écrit, avoir été membre du SACP ? Pourquoi donc a-t-il menti ?

Un retour en arrière s’impose. En 1960, quand Nelson Mandela fut nommé-coopté au Comité central du SACP, le monde était en pleine « guerre froide » et les soviétiques avaient décidé de menacer la route du Cap, vitale pour ce qui était alors l’ « Occident », en déstabilisant le pays qui en était le gardien, à savoir l’Afrique du Sud. Pour l’URSS, la lutte contre l’apartheid fut le moyen de populariser cette stratégie en lui donnant un « habillage » moral. La mission que le KGB confia alors à Nelson Mandela, fut de prendre le contrôle de l’ANC au profit du SACP en évinçant la vieille garde réformiste et non-violente qui le contrôlait, afin de lui faire adopter la lutte armée.

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L'Afrique face à plusieurs grands problèmes - L’Afrique Réelle N°55, Juillet 2014

L’Afrique face à plusieurs grands problèmes – L’Afrique Réelle N°55, Juillet 2014

Editorial et Sommaire

En ce début du mois de juillet 2014, l’Afrique est face à plusieurs grands problèmes – Editorial de Bernard Lugan

En Afrique du Nord, la Libye n’en finit pas de sombrer et de se morceler. A l’Est, en Cyrénaïque, l’offensive menée contre les jihadistes par le général Haftar semble piétiner cependant qu’en Tripolitaine, constamment approvisionnées par la Turquie et le Qatar, les milices de Misrata affiliées aux Frères musulmans ont conservé tout leur pouvoir de nuisance. Quant au grand sud saharien qui a échappé à toute autorité, il « intéresse » de plus en plus les forces algériennes à l’Ouest et les éléments franco-tchadiens au Sud.

En Tunisie, les autorités font désormais face à une véritable implantation jihadiste dans les monts Chaambi, cependant que les partis islamistes refont leurs forces en vue des prochaines élections.

 

Au sud du Sahara, la question malienne n’a pas été réglée. Les autorités de Bamako refusent de reconnaître qu’elles ne sont pas en mesure de détruire la revendication des Touareg et qu’elles doivent donc composer sur la base d’une nouvelle organisation étatique quasi-confédérale.

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Afrique du Sud 1994-2014 : le naufrage - L'Afrique Réelle N°54, Juin 2014

Afrique du Sud 1994-2014 : le naufrage – L’Afrique Réelle N°54, Juin 2014

Editorial et Sommaire

Afrique du Sud 1994-2014 : le naufrage – Editorial de Bernard Lugan

Vingt ans après que Frederik De Klerk ait hissé Nelson Mandela au pouvoir, la question raciale se pose avec d’autant plus de force qu’il s’agit d’un tabou empoisonnant et conditionnant tout à la fois la vie politique et les rapports sociaux. Contrairement à ce que croyaient les gogos, la pluie démocratique n’a donc pas effacé les rayures du zèbre sud-africain. Quant à l’arc-en-ciel multi-racial, il s’est dissipé sous les orages.

Les élections du mois de mai 2014 – le dossier qui leur est consacré le montre d’une manière éloquente -, furent d’abord raciales. Les Noirs ont en effet massivement voté pour des partis noirs, cependant que les Blancs, les Métis et les Indiens, ont non moins massivement donné leurs suffrages à l’Alliance démocratique.

Or, la fracture raciale qui est au cœur de toutes les problématiques sud-africaines va encore s’accentuer au fur et à mesure de la déliquescence de ce qui fut un pays prospère. Sans une croissance pérenne de 5 à 7% par an, l’Afrique du Sud ne pourra en effet pas freiner un chômage qui touche désormais au moins 40% de la population active. En 2013, cette croissance ne fut que de 1,6% [1] et au premier trimestre 2014, le PIB a perdu 0,6%, notamment en raison des mouvements sociaux qui paralysent les mines.

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Saint Nelson Mandela et la nation Arc en Ciel, la réalité est là

Saint Nelson Mandela et la nation Arc en Ciel, la réalité est là

16/12/2013 – 11h00
PARIS (NOVOpress) – Saint Nelson Mandela et la nation Arc en Ciel, la réalité est là – Tribune de Guy Montag pour Novopress – Barack Obama a comparé Nelson Mandela à Georges Washington, la presse parle de lui comme du « plus grand homme du XXème siècle » ou du « sauveur » de l’Afrique du Sud. Mais qu’a-t-il fait pour mériter ce statut mythique ?

Crédit photo en Une : Ian is here (via Flickr (cc)

Nelson Mandela avait de la prestance, une attitude de vieux sage, il a su très habilement se montrer humble et rassurant au contraire de son voisin du Zimbabwe Robert Mugabe et fait le plus iconique il est resté 27 ans en prison. Mais il n’a pas été emprisonné à cause de l’apartheid sévissant dans l’Afrique du Sud d’alors mais à cause de ses activités terroristes.

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Desmond Tutu cambriolé pendant son discours aux funérailles de Nelson Mandela

Desmond Tutu cambriolé pendant son discours aux funérailles de Nelson Mandela

13/12/2013 – 17h00
JOHANNESBURG (NOVOpress) –
L’autre icône de l’anti-apartheid, l’archevêque sud-africain Desmond Tutu, s’est fait cambriolé alors qu’il assistait à la cérémonie d’hommage à Nelson Mandela.

Les voleurs ont visiblement ciblé sa maison dans les faubourgs de Capetown sachant qu’il se trouvait à 1000 km de là, à Johannesburg.

C’est la seconde fois en quatre mois que l’ancien archevêque de Capetown est victime d’une effraction.

Source : Daily Mail UK

Crédit photo : wa-j via Flickr (cc)

Nelson Mandela : l’icône et le néant. Par Bernard Lugan

Nelson Mandela : l’icône et le néant, par Bernard Lugan

Ci-dessus : statue de Nelson Mandela à Parliament Square, Londres. Crédit photo : [Duncan] via Flickr (cc)

Né le 18 juillet 1918 dans l’ancien Transkei, mort le 5 décembre 2013, Nelson Mandela [1] ne ressemblait pas à la pieuse image que le politiquement correct planétaire donne aujourd’hui de lui. Par delà les émois lénifiants et les hommages hypocrites, il importe de ne jamais perdre de vue les éléments suivants :

1) Aristocrate xhosa issu de la lignée royale des Thembu, Nelson Mandela n’était pas un « pauvre noir opprimé ». Éduqué à l’européenne par des missionnaires méthodistes, il commença ses études supérieures à Fort Hare, université destinée aux enfants des élites noires, avant de les achever à Witwatersrand, au Transvaal, au cœur de ce qui était alors le « pays boer ». Il s’installa ensuite comme avocat à Johannesburg.

2) Il n’était pas non plus ce gentil réformiste que la mièvrerie médiatique se plait à dépeindre en « archange de la paix » luttant pour les droits de l’homme, tel un nouveau Gandhi ou un nouveau Martin Luther King. Nelson Mandela fut en effet et avant tout un révolutionnaire, un combattant, un militant qui mit « sa peau au bout de ses idées », n’hésitant pas à faire couler le sang des autres et à risquer le sien.

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Bernard Lugan : « Mandela n’a rien fait du tout, il a tout raté ! »



06/12/2013 – 14h30
PARIS (NOVOpress) –
Reçu par Robert Ménard dans l’émission “Menard sans interdit” en juin 2010, l’historien et spécialiste de l’Afrique Bernard Lugan avait porté un jugement sévère sur l’héritage et l’action politique de Nelson Mandela.

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