L’armée américaine égare des morceaux de ses morts

L’armée américaine égare des morceaux de ses morts

09/11/11 – 17h00
WASHINGTON (NOVOpress)
– C’est une information particulièrement macabre qui a été révélée par un rapport du Pentagone sur la gestion de la morgue par laquelle transitent les corps des militaires américains morts au combat. Des restes humains ont été égarés ou mélangés par l’organisme mortuaire.

L’enquête sur la gestion de la morgue militaire avait été initiée en 2010, suite aux témoignages de plusieurs employés dénonçant de « mauvaises pratiques ».

Depuis 2003, plus 6300 corps de soldats morts en Irak ou en Afghanistan ont transité via cet organisme.

L’enquête avait alors mis à jour une « mauvaise gestion flagrante », ayant entraîné des situations extrêmement déplorables comme la perte de morceaux de corps de soldats morts et mutilés au combat.

Plusieurs responsables de la morgue ont donc été sanctionnés, mais aucun n’a été renvoyé, le rapport estimant qu’ils n’avaient pas agi « délibérément ».

[box class=”info”]Crédit photo : stef_dit_patoc/Flickr sous licence Creative Common[/box]

La drogue afghane contre la Russie : les Etats-Unis en accusation

La drogue afghane contre la Russie : les Etats-Unis en accusation

13/10/2011 – 09h30
KABOUL (NOVOpress) –
La production d’opium en Afghanistan a explosé en 2011 : + 61% par rapport à 2010, selon le rapport annuel sur l’Afghanistan du Bureau des Nations unies contre la drogue et le crime (UNODC). Les surfaces cultivées ont également augmenté (+7%) par rapport à 2009 et 2010. Résultat : les revenus des producteurs de pavot ont atteint 10 700 dollars à l’hectare en 2011, un niveau jamais observé depuis 2003.

Lors du forum international “Objectifs du Millénaire pour le développement en Europe orientale et en Asie centrale”, organisé à Moscou en début de semaine, Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, a rappelé la nécessité de « lutter contre la drogue afghane à toutes les étapes de sa fabrication, en commençant par la destruction des plantations ». Tout en ajoutant : « Il nous est difficile de comprendre pourquoi nos partenaires américains ne veulent pas que la Force internationale d’assistance à la sécurité en Afghanistan s’en charge ».

Victor Ivanov, lui, tient la réponse. Pour le chef du service fédéral russe anti-drogue, « la production de la drogue, en Afghanistan, a un rapport direct avec la présence des forces étrangères et américaines dans ce pays ». Une partie considérable de la drogue étant acheminée, en contrebande, de l’Afghanistan en Russie, tandis que la plus grande partie de l’héroïne, utilisée, en Russie, est de production afghane.

Ainsi, selon Victor Ivanov , « il est évident que l’augmentation rapide du nombre des morts, chez les jeunes de 15 à 34 ans, en Russie, à cause de l’usage de drogues, coïncide avec le début des opérations militaires des forces étrangères en Afghanistan ». Pendant la guerre du Vietnam, les communistes vietnamiens utilisaient la drogue afin de pourrir la santé des troupes américaines.  Depuis, les Etats-Unis semblent avoir retenu la leçon en retournant cette arme contre la jeunesse russe.

Près de 80 % des Français opposés à la guerre en Afghanistan

Près de 80 % des Français opposés à la guerre en Afghanistan

22/08/11 – 10h30
PARIS (NOVOpress)
– Alors que la liste des soldats français morts au combat en Afghanistan ne cesse de s’allonger, 76% des Français se déclarent opposés à cette intervention militaire et une large majorité d’entre eux souhaite un retrait rapide de ce pays, selon un sondage Ifop.

Les personnes interrogées sont 41% à se dire “plutôt opposées” et 35% “tout à fait opposées” à l’intervention en Afghanistan.

C’est parmi les sympathisants du Front national (88%) et de la gauche (84%) que l’on trouve le plus grand nombre d’opposants à la guerre américaine en Afghanistan, mais même au sein de l’UMP, l’opposition au conflit est majoritaire (54%).

Seuls 38% des personnes interrogées pensent que la présence française a permis de faire progresser l’Afghanistan vers la démocratie, alors que 87% estiment qu’il y a un vrai risque d’enlisement des troupes occidentales.

Rappelons qu’en octobre 2001, au début du déploiement des forces internationales en Afghanistan, 55% des sondés se déclaraient favorables à cette initiative militaire.

Quelque 130 000 soldats étrangers, aux deux tiers américains, sont actuellement déployés au sein de la coalition internationale en Afghanistan sous commandement de l’Otan.

Un lieutenant originaire de Rennes tué en Afghanistan

Un lieutenant originaire de Rennes tué en Afghanistan
Un lieutenant originaire de Rennes tué en Afghanistan. Camille Levrel. DR
Camille Levrel 36 ans, originaire de Rennes, était marié et père de famille. Photo : DR

15/08/2011 – 15h20
RENNES/ROAZHON (NOVOpress Breizh) – « C’est avec une très grande tristesse que le président de la République a appris la mort ce matin d’un lieutenant du 152ème Régiment d’Infanterie de Colmar, en Afghanistan. Au cours d’une mission d’appui à l’armée nationale afghane, en Kapisa, un tir d’insurgé l’a mortellement touché ». C’est par un communiqué de l’Élysée que l’on a appris la mort, hier matin, du lieutenant Camille Levrel, un Rennais de 36 ans. Ce nouveau décès porte à 11 le nombre de soldats français tués en Afghanistan depuis le mois dernier.

Né à Rennes en 1974 Camille Levrel s’était engagé en 1996 en tant que militaire du rang au 1er Régiment d’infanterie de Sarrebourg. Extrêmement motivé et montrant en permanence un sérieux et un grand professionnalisme, il est choisi en 2000 pour suivre la formation de sous-officier à Saint-Maixent. Huit ans plus tard, il présente le concours des officiers d’active des écoles d’armes (OAEA), auquel il est brillamment reçu.

Durant ses 14 années de service, le lieutenant Levrel aura effectué des missions à Mayotte en 1997, en Nouvelle Calédonie en 1999, au Kosovo en 2001, en Afghanistan en 2002 et au Tchad en 2004. En Afghanistan depuis le 31 mai 2011 dans le cadre de l’opération « PAMIR », il a été tué hier matin vers 08H30 (locales) par un tir isolé lors d’une opération de fouilles effectuée au cours d’une mission d’appui à l’armée nationale afghane dans le sud de la Kapisa, au nord-est de Kaboul. Un type d’opération qui « entre dans le cadre de la préparation du transfert aux Afghans de la sécurisation de la zone » selon le porte-parole de l’état-major. Titulaire de la médaille d’or de la Défense nationale, Camille Levrel était marié et père de trois enfants.

Dans son communiqué Nicolas Sarkozy a réaffirmé une fois de plus « la détermination de la France à continuer d’œuvrer au sein de la Force Internationale d’Assistance à la Sécurité pour rétablir paix et stabilité dans ce pays et contribuer à son développement ». On sait que pour le chef de l’État l’armée française a pour mission en Afghanistan, en tant qu’auxiliaire des troupes américaines, de tenter d’établir la démocratie et le respect des droits de l’homme.

Une position qui est loin de faire l’unanimité. Ainsi l’historien Dominique Venner s’interroge : « Quelle est la mission de nos troupes en Afghanistan ? Est-ce de faire la guerre (irrégulière) ou de convertir à nos mœurs des populations qui nous sont étrangères, comme à l’époque de la colonisation française si décriée ? Ces deux missions ne sont certainement pas compatibles. Certaines coutumes musulmanes sont inacceptables “chez nous”. C’est un fait. Mais ce sont “leurs” coutumes, “chez eux”. Il s’agit de “leurs” affaires et non des nôtres. »

Pour justifier l’intervention française, Nicolas Sarkozy a souvent donné l’exemple des petites filles afghanes que les talibans excluaient de l’école. Après dix ans de conflit, il n’est pas sûr que la condition féminine se soit réellement améliorée en Afghanistan. Ce qui est certain, malheureusement, c’est que lieutenant Camille Levrel n’aura, lui, plus jamais l’occasion d’accompagner ses trois enfants à l’école.

[box]Vidéo : à l’occasion des cérémonies du 8 mai 2011 à Colmar, les soldats du 152ème RI de Colmar, en partance pour l’Afghanistan, ont défilé avenue de la République. Neuf d’entre eux, déjà en mission dans ce pays, avaient reçu la croix de la Valeur militaire.[/box]


Cérémonies du 8 Mai à Colmar par dna_web

Nouvelle bavure de l’OTAN en Afghanistan

Nouvelle bavure de l’OTAN en Afghanistan

10/08/11 – 18h30
KABOUL (NOVOpress)
– La côte de popularité des forces de l’alliance occidentale sous direction américaine risque de chuter encore davantage auprès de la population afghane après l’annonce d’une nouvelle « bavure » tragique commise par les soldats de l’OTAN.

En effet, deux membres d’une milice villageoise pro-gouvernementale, ont été tués dans le sud de l’Afghanistan par des soldats de l’Otan qui les ont pris pour des insurgés.

C’est le chef de la police de la province de Kandahar qui a dévoilé cette information en relatant la fusillade ayant éclaté entre une force villageoise mise en place pour suppléer les forces de l’ordre dans les zones reculées et des soldats occidentaux.

Un témoin du drame a ajouté que quatre personnes avaient été blessées et évacuées par les forces de l’OTAN qui ont annoncé avoir ouvert une enquête sur cette nouvelle bavure.

Afghanistan : l’hélicoptère a été piégé

Afghanistan : l'hélicoptère a été piégé / crédit photo : Saptarshi Debnath

09/08/2011 – 09h30
KABOUL (NOVOpress)
— Samedi 6 août, un hélicoptère américain de transport de troupes Chinook s’est écrasé dans la province de Wardak en Afghanistan, provoquant la mort de l’intégralité de ses passagers, 30 soldats américains et 8 afghans. Parmi les militaires américains se trouvaient de nombreux membres de la prestigieuse unité Navy SEAL, l’élite de la marine américaine, qui s’était illustrée entre autre dans l’élimination de Ben Laden. Il s’agit là de la perte la plus importante en une seule journée enregistrée par l’armée américaine depuis le début du conflit.

Les Navy Seals comptent parmi l'élite de l'armée américaine. Ici à l'entraînement au John C. Stennis Space Center. Photo : Charles McCain
Les Navy Seals comptent parmi l'élite de l'armée américaine. Ici à l'entraînement en 2010 au John C. Stennis Space Center. Photo : Charles McCain

Alors que l’OTAN poursuit son enquête et n’a pas encore livré la moindre explication sur les origines du crash, une source gouvernementale afghane, sous couvert d’anonymat, a confirmé que l’hélicoptère avait bel et bien été abattu par les talibans et qu’il serait même tombé dans un piège tendu par ces derniers. Ceux-ci auraient en effet fait circuler de fausses informations sur la tenue d’une réunion entre insurgés. « Ils savaient quel itinéraire suivraient les hélicoptères et ont pris position de chaque côté de la vallée », a-t-elle expliqué. L’appareil aurait ainsi essuyé des tirs d’armes anti-aériennes modernes et précises avant de s’écraser.

Surpassés par la supériorité technologique du matériel occidental qui ne leur laisserait aucune chance lors d’affrontements réguliers, les talibans n’ont pas d’autre choix que de recourir à la ruse, à la lâcheté diront certains dirigeants occidentaux à l’instar de Nicolas Sarkozy. Quoiqu’il en soit, ces techniques de combat peuvent s’avérer extrêmement dévastatrices comme vient de le démontrer cet évènement, et l’armée française n’est nullement à l’abri de ce genre d’actions.

[box class=”warning”]Crédit photo : Saptarshi Debnath / image sous licence creative commons[/box]

“Incident mine” en Afghanistan [Exclusivité]

“Incident mine” en Afghanistan

Le texte ci-dessous nous a été envoyé par un lecteur qui a combattu en Afghanistan pendant l’été 2004 dans l’armée française.

Cet extrait de son journal de bord, écrit pendant cette période, relate un “incident” dans lequel un soldat a perdu un pied et un autre a été gravement blessé, nous avons pu vérifier les faits relatés. Les propos sont crus et reflètent la réalité du terrain.

Dans la lettre accompagnant ce texte notre lecteur explique l’envoi de cet extrait par les réflexions que lui inspirent les nouvelles morts de soldats français en Afghanistan en Juillet dernier et par la campagne du Bloc Identitaire pour le retrait des forces françaises de cette guerre américaine.

Cette lettre est sans concessions : « morts pour rien », « il existe un rapport de blessés par rapport aux morts de 3 à 4 », « 70 morts aujourd’hui mais combien de soldats mutilés ? », « 14 juillet, véritable mascarade », « vent de colère dans les régiments », « armée 2000, livre blanc… », « énergie gâchée », « matériel obsolète, manque de moyens » …

Les noms des personnes citées ont été remplacés par Novopress par leur initiale. Les indications en italique et entre [  ] ont été ajoutées par nos soins pour une meilleure compréhension.

[box class=”info”]La photo (pour la voir en entier cliquer dessus) : prise pendant l’action relatée dans le texte ci-dessous. Un groupe de combat monte dans un hélicoptère Black Hawk Turc de l’ISAF (International Security Assistance Force, coalition militaire intervenant en Afghanistan sous l’égide de l’OTAN) au milieu d’un champ miné et pollué [pollué : contenant des munitions non explosées]. On peut observer une roquette non explosée à quelques dizaines de centimètres du deuxième soldat. Les autres soldats que l’on devine en arrière-plan à gauche, sont également dans une zone polluée. Le drapeau turc est-il une protection contre les balles musulmanes afghanes ?[/box]

Extrait du journal :

Mardi 29 juin [2004] : On est montés dans le Black Hawk vers 9h30. Le vol et les capacités opérationnelles de cet engin sont géniaux. Nous avons survolé les vignes où nous avions patrouillé tant bien que mal et là, c’était un plaisir à 40m au dessus du sol, rien ne peut échapper à l’œil. La vitesse de déplacement est assez dingue surtout qu’on coupe au plus court. Au bout d’un quart d’heure, nous sommes arrivés sur la DZ [Drop Zone (zone de largage)] tout émoustillés. J’étais avec 13, parce qu’on m’avait oublié sur la liste la veille avec 2 autres gars. Nous avons débarqués en colonne derrière G. casque sur la tête. Une fois l’hélico parti, nous nous sommes relevés et avons découvert la situation.

La première rotation était là sauf 14 qui était allé remplacer un groupe de la S5 en jalonnement jusqu’aux camions à 45 minutes à pied dans la montagne. Nous nous sommes tous déplacés vers le lieut. [lieutenant] qui nous attendait à 100 mètres sur un chemin. Et là, il y avait du monde partout ! Moi, j’étais sur le chemin, ayant très peu bougé. Tout à coup, hors de mon champ de vision, j’entends une explosion assez proche et me dis : « tiens, un tir contrôlé ou un exercice ». Je tourne la tête vers l’origine et vois à 10 mètres une colonne de fumée noire et de terre. J’entends des débris tomber au sol, je prends de la terre (un peu) sur la tête et j’entends hurler. Des membres de mon stick [groupe de largage] s’étant dirigés à gauche ont voulu couper et N. a sauté sur une mine à action locale type PM2. Son pied, enfin le morceau, est monté à plusieurs mètres et on a retrouvé des petits bouts à 15 mètres. J. qui était à coté a pris des éclats dont un de 5 centimètres dans le bras droit et des petits à la tête. Celui-ci est tombé au milieu du champ de mines soit à 6 mètres du chemin, avec tout son équipement. L. s’est retrouvé sain et sauf debout au milieu, juché sur un caillou.

Tout le monde a bien réagi et nous avons évité le sur accident. Tout le monde a stoppé sur place, puis l’adjudant D. et le caporal-chef M. se sont occupés du blessé qui n’a pas trop hurlé. Il a eu de la chance de retomber sur le talus au bord du chemin car on a pu lui administrer les premiers soins soit 2 piqûres de morphine plus soutien psychologique. Sinon il aurait du se démerder tout seul avec son moignon pourri. Pas d’hémorragie car la plaie est cautérisée instantanément. G. était détruit et racontait des conneries tout fort. Du coup je me suis mis au travail alors que je n’aurais pas du bouger. D’autres n’ont pas bougé le petit doigt, restant avec leur groupe. Je me suis occupé de l’environnement direct du blessé. J’ai fait évacuer les autres gars présents sur le chemin beaucoup plus bas (au moins 100 mètres). Puis j’ai évalué les besoins de L. qui allait très bien et de J. blessé. J’ai récupéré le matos de L. qui ne devait pas bouger jusqu’à l’arrivée des EOD [Elimination d’Objets Détonants], flingue, casque, musette. Je lui ai balancé de l’eau. On a pas arrêté de parler à J. en surveillant son état de santé. Il avait le moral mais avait mal et était gêné par sa musette et sa Minimi [mitrailleuse légère en 5,56 mm]. J’ai récupéré tout le matériel qui traînait (armes, casques, musettes) et l’ai stocké plus bas sur le chemin. J’ai effectué les mesures de sécurité et ai gardé les chargeurs. Je faisais des va et viens sur le chemin qui était censé être clair. J’ai apporté des seringues de morphine et on s’est aperçu qu’elles n’avaient pas d’aiguilles. Bravo ! J’ai passé mon bob à N. qui avait la gueule au soleil. Il faisait chaud là-haut. Il y avait deux bouts de bidoche que j’ai fait recouvrir d’un caillou. L. a joué avec un, d’ailleurs. On a libéré ce dernier car il n’était qu’à 2 mètres du chemin. On a posé une frag. [gilet pare-balle] dépliée au sol, on s’est tous barrés et il a pris un appui sur la frag. et a sauté sur le chemin. Il a d’ailleurs failli sauter trop loin avec l’élan.

Un hélico est arrivé et l’adjudant, M. et D. ont chargé le blessé dedans en urgence. R. qui venait d’apporter ses seringues de morphine les a aidé mais il devait être affolé car il est parti avec en laissant son groupe. C’est le seul qui a couru d’ailleurs. Charité chrétienne… Il ne restait plus que J. au bout de 20 minutes après le flash. N. a été évacué par hasard parce qu’un hélico passait par là. Sinon, on attendait les san. [équipe sanitaire] et les EOD. Ils sont arrivés au bout d’une heure car il y avait des problèmes avec les pilotes d’hélico qui étaient aux fraises. C’était des p… de turcs. Nous soutenions J. avec G. qui était choqué. Moi, c’était RAS [Rien A Signaler], très zen. Il faut dire que je suis un peu blindé à force de me frotter à la vie ! J. s’est fumé deux clopes. Pour la deuxième, il a fait tomber sa boite d’allumettes par terre. Heureusement il en avait une deuxième. Les EOD sont arrivés en hélico avec une équipe san. Ils ont été très efficaces. Avec leur détecteur, ils ont tracé un cheminement jusqu’à J. en délimitant en bleu et en marquant la ferraille en vert. Il y avait du vert partout ! Une à 10 centimètres du cul et à coté de son pied. Ils l’ont évacué avec l’hélico. On a failli avoir deux problèmes avec eux car en manœuvrant, le rotor est passé à trois fois rien de la tête des gars.

Bref, il ne restait plus qu’à évacuer une cinquantaine de personnes de la zone. La moitié s’est fait héliporter et nous, nous sommes descendus par le chemin précédés par un EOD, un russe que j’ai trouvé très sympathique, à moitié loup. Le chemin s’est avéré être miné antichar donc de l’antipersonnel en protection. On a tracé pendant une heure. Les gars n’avaient plus d’eau, certains n’avaient même pas pris de musette. L’adjudant et l’adjudant-chef EOD du 2ème REG [2ème Régiment Etranger de Génie] eux, sont partis chercher le reste du groupe 14 en jalon. Ceux-ci n’avaient compris qu’au bout d’une heure et demie qu’il y avait un problème mine. Eux-mêmes étaient postés isolément en plein champ miné. Ils ont récupéré tout le monde à la vitesse record de 150 mètres en 15 minutes. Ils ont relevé trois mines autour de B., repéré cinq pour D. … Les gars ont eu du mal quand ils ont réalisé la folie de leur situation. Après beaucoup d’attente, nous avons pu embarquer et rentrer par Bottle. Notre VLRA [camion de transport de troupe] est tombé en panne sèche et c’est le camion de 11 dont une batterie venait d’exploser qui nous a tiré jusqu’au camp. La misère ! Voilà pour l’aventure. Maintenant il reste la procédure. Nous aurions tous pu y passer. Moi, j’ai toujours fait confiance en nos dieux, donc ça va. B. la grande gueule, est en réalité une petite merde qui s’est dégonflé, il est très choqué.

La zone choisie était, paraît il, la plus sure. Les EOD [Elimination d’Objets Détonants] ne sont pas de cet avis, surtout que l’organisateur du merdier n’a pas cru bon de les faire venir sur zone avant notre arrivée. J’espère qu’ils pourront faire croquer des mecs. Tout le monde essaye de se couvrir et je pense qu’il n’y aura personne de mis en cause. Le système militaire est ainsi fait que la responsabilité est diluée dans les services. Il existe tout de même des connards qui ont signé la viabilité de la DZ. La responsabilité civile existe et je pense que le capitaine ou l’officier qui lui a refilé le bébé doivent manger. Un GV [Grenadier Voltigeur, soldat] s’est fait virer pour un poing dans la gueule et là, rien. Ça n’est pas normal. Mise en danger de la vie d’autrui, cela existe aussi. Et envoyer une section jalonner un itinéraire dans la verte sans prendre de précaution, c’est criminel. Le capitaine commence à se couvrir en rappelant que c’était une opération et non pas un exercice. Moi je dis que c’était un tour en hélico et que l’exercice a été préparé à la va-vite. Comme d’habitude, on comptait sur la qualité d’adaptation des cadres pour que tout finisse bien. G. a déjà été entendu par un colonel pour savoir si ses mecs avaient leur casque, s’il leur avait donné des ordres… L’arbre G. va cacher la forêt incompétence. Le pit. [capitaine], dans son discours vespéral démagogique a dit qu’il était fier du professionnalisme de la section alors que la veille nous étions des incapables.

Mercredi 30 juin [2004] : Nous avons effectué des patrouilles mais l’affaire a suivi son cours. J. va bien. Je lui ai apporté une boite d’allumettes en souvenir de celle qu’il a fait tomber hier. Ça l’a fait rire. Il a le moral. N. est parti en avion cet après midi. On l’a tous vu rapidement. Il avait l’air bien. Il faisait des blagues et m’a fait coucou de la main. Il y avait là tout un tas de connards qu’on ne voit jamais normalement sauf pour nous casser les couilles. L’ambassadeur était là mais c’était pour la forme. N. part pour Douchanbé et prend l’avion présidentiel jusqu’à Istres où il sera accueilli par sa famille. Comme je l’avais vu hier, il y a deux affaires. La DZ pourrie et le jalonnement à travers la montagne. Les EOD sont sur la deuxième et ils ont l’air à cran. L’enquête démarre demain et je tiens à être entendu. Des têtes vont tomber, tant mieux car le système militaire est vraiment stupide. Le problème du jalonnement c’est que la S5 n’a pas pu joindre la DZ en véhicule pour on ne sait quelle raison (loose topo ?). Du coup, vu qu’ils étaient pressés par le temps, l’adjudant B. chef de section, a décidé de jalonner l’itinéraire en coupant tout droit. Avait-il rendu compte au commandant d’unité ou initiative privée malheureuse ? L’affaire promet d’être intéressante…

L’Afghanistan, vu de l’autre côté [vidéo]

L'Afghanistan, vu de l'autre côté [vidéo]

28/07/11 – 08h30
PARIS (NOVOpress) — En ligne sur Liveleak depuis quelques heures à peine, ce reportage, réalisé par le journaliste norvégien Paul Rebstal et diffusé sur la télévision norvégienne, est un document rare.

Les guerres américaines présentent la caractéristique d’être riches en images, en vidéos, en sons de toute nature. Que l’on soutienne ou que l’on critique les opérations conduites par la coalition occidentale en Afghanistan, on illustre toujours son propos par des images montrant le plus souvent des soldats de l’US Army en opérations. Comme dans les films de guerre produits par Hollywood, l’ennemi est le plus souvent sans visage. C’est une ombre sur laquelle on peut tirer sans états d’âme. Grâce au reportage du journaliste norvégien Paul Rebstal, nous avons l’opportunité de donner un visage à l’ennemi.

Le reporter a pu accompagner des combattants afghans dans une de leurs opérations contre les troupes de la coalition. Les images soulignent à la fois la détermination de ces hommes mais aussi leur manque d’armes lourdes et, surtout, de munitions. Comme lors des opérations contre les Soviétiques, les Afghans attaquent les points faibles de l’adversaire, en particulier les convois logistiques, mais ils peuvent difficilement exploiter leur succès faute de moyens matériels et humains. Les troupes occidentales ripostent avec des moyens aériens puissants. Les Afghans craignent par-dessus tout le célèbre AC 130 Spectre, embarquant un armement considérable, capable de saturer du feu de ses canons une zone importante en quelques minutes. Le reportage de Paul Rebstal révèle aussi l’efficacité des troupes spéciales occidentales qui, grâce à des systèmes d’écoutes sophistiqués, peuvent identifier, localiser et guider des commandos vers l’emplacement des chefs de guerre afghans. Mais l’enseignement de ce reportage est ailleurs. Il nous rappelle que contre des hommes déterminés à défendre leur identité au risque de leur vie la supériorité d’une armée technologique est souvent une illusion coûteuse.

Afghanistan : des millions de dollars US versés aux talibans !

25/07/2011 – 12h30
WASHINGTON (NOVOpress) – Nouvelle démonstration de l’échec de la coalition en Afghanistan et de l’état de corruption locale, plusieurs millions de dollars de fonds gouvernementaux américains destinés au ravitaillement routier des forces américaines en Afghanistan auraient en réalité été versés à des talibans en échange du passage des convois.

Les sous-traitants de l’armée américaine auraient donc payé les talibans pour parvenir à faire circuler le ravitaillement, c’est la révélation faite par le Washington Post qui cite une enquête interne de l’armée.

Cette enquête a mis au jour “des preuves crédibles d’implication dans une entreprise criminelle ou de soutien à l’ennemi”, par quatre des huit principaux sous-traitants, selon le journal américain.

Le montant des sommes “détournées” pourrait dépasser les 20 millions de dollars.

“C’est au-delà de toute compréhension”, a commenté John Tierney, président démocrate d’une commission de surveillance de la Chambre des Représentants, estimant que l’armée américaine se rendait ainsi complice d’une vaste opération de racket.

Pour l’armée, la Roche tarpéienne est toujours proche du Capitole

Pour l’armée, la Roche tarpéienne est toujours proche du Capitole

Chassez l’antimilitarisme, il revient au galop… Saluée et félicitée pour son action « droit-de-l’hommiste » et son sacrifice en Afghanistan depuis 2001, notre armée est simultanément couverte de boue pour son action – pourtant également humanitaire – en 1994 au Rwanda où de nombreuses ONG, dont Médecins sans frontières, avaient exigé son intervention. On voit le danger des théâtres d’opérations extérieures où nos militaires sont enlisés depuis des décennies par des gouvernements dont les initiatives aventurées ne seraient compréhensibles que s’il s’agissait pour eux d’entraîner nos forces à la guerre urbaine qu’ils jugent inéluctable dans l’Hexagone même…

Sublimée par un sinistre temps de Toussaint, la cérémonie qui s’est déroulée le 19 juillet à Saint-Louis des Invalides à la mémoire de sept de nos soldats tués quelques jours plus tôt en Afghanistan fut extrêmement émouvante. Malgré ses arrière-fonds politiciens.

Héros en Afghanistan…

On peut en effet se demander pourquoi cet « hommage de la nation » a été réservé, « ici et maintenant », à ces seuls sept disparus alors que, depuis 2001, soixante-cinq de leurs camarades sont « morts pour Kaboul » dans un quasi-anonymat. S’agissait-il d’une riposte implicite à la candidate verte Gro Eva Farseth, plus connue sous le nom d’Eva Joly, qui venait de se prononcer pour l’abandon du défilé militaire du 14-Juillet au profit d’un « défilé citoyen », sans doute avec groupes de gangsta rap et démonstrations de smurf  ?

Fallait-il rasséréner l’armée après l’accueil triomphal accordé le 30 juin aux deux journalistes de France 3 Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier enfin élargis – à grand prix – des geôles talibanesques et qui, à peine libres, affirmèrent n’avoir pas été avertis par les militaires des dangers auxquels ils s’exposaient en s’aventurant dans une zone non contrôlée, allégation d’autant plus absurde que ces reporters réputés aguerris ne pouvaient ignorer où ils mettaient les pieds ? Nicolas Sarkozy se sentait-il en partie responsable de la meurtrière attaque contre cinq de ces soldats, attentat-suicide perpétré par les Taliban en représailles à sa visite-surprise du 12 juillet en Afghanistan ? A-t-il profité de l’occasion pour légitimer le maintien dans ce pays de quatre mille hommes, présence si contestée que, de Kaboul, le chef de l’Etat avait annoncé le retrait d’ « un quart de nos troupes, c’est-à-dire 1.000 hommes, d’ici à fin 2012, dont une première tranche dès la fin de cette année » ? « Personne ne vous a volé votre destin. Vous avez vécu et vous êtes morts en hommes libres .Vous n’êtes pas morts pour rien, car vous vous êtes sacrifiés pour une grande cause. Vous avez défendu les plus belles valeurs de notre pays », a déclaré le président de la République devant les sept cercueils alignés dans la cour des Invalides après que Mgr Luc Ravel, évêque aux armées françaises, eut lui aussi justifié le sacrifice des combattants : « Alors que certains s’interrogent sur l’opportunité d’aller mourir pour les Afghans, voire, nous l’avons entendu, mourir pour rien, nous répondons inlassablement, c’est pour la France que nous mourons. »

…Criminels contre l’humanité au Rwanda

« Mourir pour la patrie, c’est le sort le plus beau, le plus digne d’envie », professait Rouget de l’Isle mais Montherlant avait corrigé (dans Les Lépreuses) : « Mourir pour une cause ne fait pas que cette cause soit juste » et, ajouterons-nous, ne garantit nullement que l’ « hommage de la nation » reste pérenne. Un premier ministre nommé Jospin ne nous a-t-il pas appris que les vrais héros de la Grande Guerre furent les mutins de 1917 et non les Poilus restés stoïques dans la boue et sous les orages de feu ? Et le 28 juin dernier, France Inter et France Info, fleurons du service public, ont ouvert leurs journaux matinaux sur les atrocités imputées aux deux mille cinq cents paras et légionnaires déployés de juin à août 1994 (avec mandat de l’ONU, résolution 929 du Conseil de Sécurité) à la frontière zaïro-rwandaise dans le cadre de l’opération Turquoise, sous les ordres du général Lafourcade.

Or, loin de « protéger les civils » otages de l’atroce (et séculaire) guerre ethnique entre Hutu et Tutsi – encore attisée par l’assassinat du président rwandais Habyarimana par le Front Patriotique Rwandais dirigé par le Tutsi Paul Kagamé – comme ils en avaient reçu mission, ces « soudards » auraient, selon la nouvelle vulgate, non seulement fraternisé avec les « génocidaires » hutus mais surtout commis des viols de masse à l’encontre des femmes tutsi ; du moins si l’on en croit trois rescapées qui ont déposé plainte contre X pour crime contre l’humanité, complaisamment interrogées et citées par France Inter : « Parfois, il y avait jusqu’à une dizaine de militaires français qui me violaient […] pendant que d’autres faisaient la même chose juste à côté. […] On se retrouvait toutes dans les tentes des militaires. […] C’était comme un repas quotidien. […] Cela a commencé une semaine après leur arrivée, jusqu’à leur départ. »

L’accusation n’est pas nouvelle : elle remonte à 2004. De nombreux militaires et hommes politiques l’ont réduite à néant, tel Jean-Claude Lafourcade dans son livre-témoignage Opération Turquoise – Rwanda 1994 (éditions Perrin 2010) (*), ainsi d’ailleurs qu’un rapport de l’ONU, le rapport Mapping, publié le 1er octobre dernier. Mais il semble, comme c’est devenu la règle dans les drames du XXe siècle, que les imaginations se déchaînent avec le nombre des années. Ce n’est pas nous qui le disons mais le très gauchisant Nouvel Observateur (du 13 juillet) : le récit des pseudo-victimes tutsi est tellement « sidérant » que l’ «on reste perplexe ». En effet, souligne l’hebdomadaire, « dans les versions de 2004, Françoise (**) affirmait avoir été violée une fois par un soldat français, Olive (**) disait avoir été victime de viols collectifs à deux reprises, au cours desquels les militaires de l’opération Turquoise avaient « inspecté » et photographié son sexe. Et Diane (**) aurait subi des violences de la part de miliciens hutu aidés par des soldats français. Mais elles ne disaient nulle part que d’autres femmes avaient subi de tels sévices, ni que ces exactions étaient quasi quotidiennes. On ne trouve pas non plus d’allusion à une pratique systématique du viol par les militaires français »… d’ailleurs parfaitement informés par l’encadrement des risques d’infection en cas de relations trop intimes avec les autochtones d’une région ravagée par le virus du sida.

Du coup, le magazine envisage une « amplification fantasmatique du traumatisme », selon un schéma désormais classique. Mais l’on peut aussi conclure à une manœuvre du très francophobe Kagamé, certes réélu président, mais qui a beaucoup déçu, pour remobiliser les Rwandais autour de sa personne alors qu’Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement Balladur au moment de l’opération Turquoise, a retrouvé le Quai d’Orsay.

« Info ou intox ? », ainsi commençait l’article du Nouvel Obs’ commentant le (mauvais) scoop de France Inter. On aurait aimé que les autres médias, et les associations dites humanitaires qui ont aussitôt, et très bruyamment, relayé le nouveau mythe, observent la même prudence. Et l’on espère surtout que, dans dix ans, en cas de victoire des Taliban, des femmes pachtoun, dont les récits horrifiques risquent d’être accueillis ici comme paroles d’Evangile, n’accuseront pas les hommes de notre contingent en Afghanistan de viols collectifs et massifs et de crimes contre l’humanité alors qu’ils y défendent au péril de leur vie « les plus belles valeurs de notre pays», pour reprendre l’expression du chef de l’Etat. Mais, Mitterrand régnant encore (ce qu’oublie un peu vite la gauche « éthique »), n’était-ce pas aussi la mission sacrée de Turquoise ? Pourtant, déplore le général Lafourcade, c’est jusqu’ici en vain qu’il a demandé au président Sarkozy de « ne pas laisser perdurer » la légende noire souillant son honneur et celui de ses hommes.

Claude Lorne

(*) Voir aussi : Général Didier Tauzin, Rwanda : je demande justice pour la France et ses soldats, éditions Jacob-Duvernet, mars 2011, 260 pages, préface de Jean-Dominique Merchet
(**) Prénoms d’emprunt.

Image : Hommage de la Nation – 19/07/2011

[box class=”info”] Source : Correspondance Polémia – 22/07/2011 [/box]

Quand les Allemands se convertissent à l’Islam [vidéo]

Quand les Allemands se convertissent à l'Islam [vidéo]

Cette vidéo, extraite d’un programme de l’ARD, informe sur le prosélytisme des musulmans salafistes en Allemagne (dont un certain Pierre Vogel, alias Abu Hamza) qui prêchent ouvertement leur haine des valeurs et modes de vie occidentaux, et ce jusque dans la rue.

La mère et la plus jeune sœur d’une fille de 17 ans témoignent comment cette dernière, à la recherche de valeurs spirituelles, a vite glissé vers l’islam le plus radical. Son père parle même de lavage de cerveau. Cette jeune femme a finalement épousé un cadre du cercle salafiste de Pforzheim.

Serap Cileli, auteur turc qui lutte pour le droit des femmes et contre les mariages forcés et autres crimes d’honneur, est de plus en plus sollicitée par des parents dont les enfants se retrouvent sous influence islamiste. Il arrive que des filles aillent jusqu’à injurier grossièrement leurs mères qui refusent de se convertir et de se voiler.

Une berlinoise témoigne comment sa fille s’est mariée également à un musulman, pour partir ensuite au Waziristân (zone tribale afghane) où les jeunes hommes se forment au djihad.

Le reportage dans la rue devant un stand musulman se voit, comme pour les sectes, opposer les classiques arguments du “ne pas filmer, vous allez tout sortir de son contexte…”

Schöllnstein, ou le “mini” Lampedusa bavarois

Schöllnstein, ou le "mini" Lampedusa bavarois

21/07/2011 – 11h30
MUNICH (NOVOpress) — Ubu roi de Bavière ? Le service régional en charge des demandes d’asile submerge un paisible village sous un afflux de postulants. Sur place, tout le monde est furieux et les tensions sont palpables.

Évincées par la médiatisation de l’île de Lampedusa, d’autres régions d’Europe, que l’on pensait jusqu’à présent épargnées par la question des flux de “réfugiés”, connaissent un destin curieux.

Connaissez-vous Schöllnstein ? Paysage de carte postale, ce petit village typique de Bavière niché dans les collines, surplombé des restes d’un château médiéval et dont les chalets de bois sont ornés de volets multicolores, s’est vu du jour au lendemain gratifié d’une centaine de réfugiés en provenance d’Afghanistan, de Somalie ou d’Irak. Au grand dam des habitants (71 âmes), qui n’ont rien demandé, mais semble-t-il également au désespoir desdits réfugiés : car à Schöllnstein, il n’y a rien. Ou du moins pas grand chose, mis à part quelques fermes, une église, une caserne de pompiers et une onéreuse ligne de bus qui relie 2 fois par jour le petit village à la ville la plus proche.

Choc des civilisations

Si différents témoignages font état d’une cohabitation de plus en plus difficile entre les nouveaux arrivants, qualifiés “d’agressifs” et “oisifs” et la population locale, il ne semble pas pour autant exister la moindre solution à ce problème à l’échelon régional. « C’était une urgence. Nous devions accueillir beaucoup de monde très rapidement », explique simplement Michael Bragulla, porte-parole du gouvernement de Basse-Bavière, au sujet des réfugiés dont l’installation date maintenant d’une année.

Schöllnstein n’est pas un cas isolé : 15 “zones rurales” abritent environ un millier de réfugiés dans le district de Basse-Bavière, la plupart du temps parachutés sans véritable concertation avec les élus locaux et la population, avec les conséquences que l’on devine. Si le porte-parole du gouvernement affirme que le maire était au courant, ce dernier affirme avoir appris la nouvelle par les journaux…

La situation difficile que traversent les habitants de Schöllnstein est, dans un contexte plus général, l’illustration parfaite de l’abîme qui sépare les grands principes abstraits et universels que sont les “terres d’asile”, de leur application concrète, pour le malheur des populations locales comme des expatriés.

[box class”info”]Crédit photo : www.schoellnstein.de[/box]

70 Français morts en Afghanistan : nos gars doivent rentrer !

70 Français morts en Afghanistan : nos gars doivent rentrer !

[box class=”info”]Le Bloc Identitaire nous communique[/box]

Il y a un an les identitaires lançaient leur campagne pour le retrait des troupes françaises d’Afghanistan, notamment à travers l’action spectaculaire des « fontaines sanglantes ». Le nombre de soldats français tués pendant leur service en Afghanistan était alors de cinquante.

Aujourd’hui ce chiffre vient de grimper brutalement à soixante-dix, et de nombreuses autres voix – parmi lesquelles plusieurs dirigeants de partis politiques ou candidats à l’élection présidentielle comme Frédéric Nihous ou Marine Le Pen – se joignent désormais à nous pour réclamer le retour immédiat de nos gars au pays.

Comme un symbole, il y a une semaine, des racailles se permettaient d’attaquer la caserne du 8ème RPIMA, à Castres. Ici, chez nous, nous avons aussi des insurgés à mater !

[box]Bloc Identitaire – BP 13, 06301 NICE cedex 04
Courriel : info@bloc-identitaire.com
Permanence : 09 75 41 63 22 (de 09h00 à 20h00)
Service Communication : 06 78 79 31 81
Site : www.bloc-identitaire.com
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70 Français morts en Afghanistan : nos gars doivent rentrer !

Afghanistan, le pire est à venir

Afghanistan, le pire est à venir - photo [cc] Luca Conti 2011

11/07/2011 – 10h42
PARIS (NOVOpress) – Le jeudi 14 juillet, la France a célébré ses forces armées à l’occasion d’un défilé militaire qui reste un des derniers exemples du genre dans le monde développé. Le même jour, le pays a encaissé la nouvelle de la mort de cinq soldats en Afghanistan ce qui a largement terni la fête nationale.

La mission de l’ONU à Kaboul a également choisi le 14 juillet pour publier un rapport dont les conclusions sonnent le glas de l’optimisme de l’OTAN quant à l’évolution du conflit en Afghanistan.

Selon les experts onusiens, plus de civils meurent aujourd’hui en Afghanistan que dans la pire des périodes de la décennie qui vient de s’écouler.

La guerre atteint désormais des régions du pays qui en avaient été épargnées et les insurgés font davantage appel à des terroristes suicides, à des enfants soldats et à des engins explosifs improvisés que dans le passé.

Le froid constat des chiffres pour les six premiers mois de l’année 2011 est un aveu d’échec pour la coalition occidentale : 1462 civils tués et 2144 blessés, soit 15 % de plus qu’au cours de la même période de l’année précédente. Il est important de noter que les islamistes sont responsables de 80% de ces pertes humaines.

L’ONU s’attarde sur le nombre en hausse de femmes et d’enfants utilisés dans des attentats suicides. Par exemple, le 12 mai dernier, un enfant de 12 ans s’est fait sauter entraînant la mort de trois civils et en blessant douze autres.

L’agence internationale conclut son rapport en s’inquiétant des conséquences du désengagement progressif des forces occidentales. A titre privé, des experts de l’ONU font part de leurs craintes qu’au départ du dernier soldat de la coalition, le retour au pouvoir des islamistes ne se traduise par un gigantesque bain de sang au côté duquel le massacre des harkis fera pâle figure.

[box class=info]Photo [cc] Luca Conti[/box]

Paris : la place “Mohamed Bouazizi” rebaptisée “Place des soldats Français sacrifiés en Afghanistan !”

Paris : la place "Mohamed Bouazizi" rebaptisée “Place des soldats français sacrifiés !”

[box class=info]Nous nous faisons l’écho d’une action menée par les jeunes identitaires parisiens du Projet Apache à la veille du 14 juillet. En voici le communiqué.[/box]

Communiqué du 13 Juillet 2011 – Contre la “Place Bouazizi” de Delanoë… Pour une “Place des soldats français sacrifiés !”

Paris : la place "Mohamed Bouazizi" rebaptisée “Place des soldats français sacrifiés !”
Paris : la place "Mohamed Bouazizi" rebaptisée “Place des soldats français sacrifiés !”

Mardi 12 Juillet 2011, une quinzaine de militants identitaires parisiens se sont mobilisés pour rendre hommage aux soldats français tombés en Afghanistan. Toujours là pour défendre l’honneur de leurs compatriotes, les membres du Projet Apache et du Bloc Identitaire Ile de France se sont donc rendus sur la Place Mohamed Bouazizi, dans le XIVème arrondissement, inaugurée le 30 Juin dernier par le maire de Paris et ses amis.

Mohamed Bouazizi, c’est le nom de ce jeune homme dont le suicide par le feu avait été l’élément déclencheur de la « révolution » en Tunisie. Le comportement de la totalité des membres du conseil de Paris est une véritable provocation. En quel honneur Paris devrait rendre hommage à ce jeune tunisien ? La Tunisie a ses martyrs ? Rendons hommage aux nôtres !

Paris : la place "Mohamed Bouazizi" rebaptisée “Place des soldats français sacrifiés !”69 soldats français (depuis le 13 Juillet) sont déjà tombés en Afghanistan mais nos responsables politiques préfèrent les oublier et salir leur mémoire. Les responsables politiques de la capitale, de gauche comme de droite, ont en effet fait leur choix : saluer et remercier un des héros de la révolution tunisienne, encourageant ses camarades à rejoindre massivement la France.

Les militants identitaires ont déposé plusieurs plaques, rebaptisant la « Place Mohamed Bouazizi » en « Place des soldats Français sacrifiés ». 300 tracts ont également été distribués dans l’arrondissement, sous les encouragements des parisiens.

Notre action est une réaction patriote, nous n’oublions aucun des soldats français morts au combat. En Afghanistan, depuis 10 ans déjà que le conflit a commencé, rien n’a changé. Cette guerre n’est pas la nôtre, et nos belles valeurs ne sont pas celles du peuple Afghan.

Nous exigeons le retrait des soldats français engagés en Afghanistan et réclamons aux autorités un peu plus de respect pour ceux qu’ils envoient au charbon pour de sombres motifs. Les Identitaires continueront à éveiller les consciences et les esprits, à Paris comme dans le reste de notre pays.

[box class=info]PROJET APACHE
Contact : contact@projet-apache.com
Bloc Identitaire Ile-de-France[/box]

Le bourbier afghan : 5 soldats français tués

13/04/07 – 16h30
PARIS (NOVOpress)
– A la veille des commémorations du 14 juillet devant mettre à l’honneur les soldats de retour « d’opérations extérieures », et après la visite éclair de Nicolas Sarkozy en Afghanistan, 5 nouveaux militaires français ont trouvé la mort aujourd’hui dans cette guerre.

La multiplication des pertes humaines au sein du contingent français ces dernières semaines est tragiquement révélatrice de la dégradation de la situation sur le terrain. L’enlisement des troupes occidentales parait sans issue, alors même que l’on peine de plus en plus à discerner les intérêts nationaux dans ce théâtre d’opérations meurtrier.

Les cinq nouveaux soldats français sont morts dans une attaque suicide contre l’armée française. L’attaque a eu lieu lors d’une assemblée de notables à Joybar, dans la province de la Kapisa, à 25 km au nord-est de Kaboul.

Quatre autres soldats français et trois civils afghans ont également été blessés lors de cet attentat suicide. C’est l’attaque est la plus meurtrière contre des soldats français depuis août 2008.

Il serait temps d’arrêter la Busherie afghane de cette guerre américano-centrée avec laquelle la France n’a aucun intérêt. Une guerre honteusement poursuivie par Barack Obama, ancien prix Nobel de la Paix et actuel président des Etats-Unis.