Afghanistan : avant les élections à quoi joue Hamid Karzaï ? Par Michel Lhomme

Afghanistan : avant les élections à quoi joue Hamid Karzaï ? Par Michel Lhomme

Photo : une femme montre sa carte électorale pour voter en Afghanistan à Kandahar.

2014, c’est l’année du retrait de l’armée américaine en Afghanistan. A ce jour, Hamid Karzaï [président de la République islamique d’Afghanistan] négocie toujours un accord de sécurité avec les États-Unis avant les futures élections présidentielles d’avril.

Les Talibans semblent de retour, l’Inde prépare son aide et son appui militaire au gouvernement afghan (livraisons d’hélicoptères), le Pakistan est divisé plus que jamais sur la conduite à tenir et cherche à sécuriser sa frontière nord alors que les drones américains y font des incursions permanentes. Enfin, Al-Qaïda filerait par la route de la Soie en Chine, menaçant d’extrémiser les Ouïgours. Bref, la situation est plus qu’incertaine quant à l’avenir du pays, une fois les Américains partis.

Hamid Karzaï  s’est lancé dans une critique sévère des douze années de guerre et a dénoncé la violence américaine. Les Américains ne peuvent faire confiance à ceux-là même qu’ils forment et soudoientHamid Karzaï (photo), l’homme lige et corrompu des Occidentaux, chef incontournable sur place, ne chercherait-il pas à reconquérir les pachtounes en tapant sur l’allié d’hier ? Devant deux journalistes du Washington Post, l’homme des Occidentaux a défié une nouvelle fois l’Occident. Il s’est lancé dans une critique sévère et inhabituelle des douze années de guerre et a particulièrement dénoncé la violence américaine. Que ce soit en Ukraine ou en Afghanistan, les Américains ne peuvent faire confiance à ceux-là même qu’ils forment et soudoient.

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Afghanistan : ce soir sur France 2 à 22h35 « L’embuscade » d’Uzbin des 18-19 août 2008

Afghanistan : Ce soir sur France 2 à 22h35 « L’embuscade » d’Uzbin des 18-19 août 2008

25/03/2014 – VIDÉO – Le 18 août 2008, en Afghanistan, une section de parachutistes du 8e RPIMA tombe dans une embuscade tendue par des combattants talibans dans la vallée d’Uzbin. Le bilan est terrible, 10 morts et 21 blessés. Jamais autant de soldats français n’avait été tués au combat depuis la guerre d’Algérie. L’embuscade d’Uzbin devient le symbole d’une sale guerre qui menace de devenir un bourbier. Elle traumatise la hiérarchie militaire, la classe politique et la société française qui refuse de payer le prix du sang. Les familles des victimes déposent plainte contre l’armée et, pour la première fois, la justice civile obtient un droit de regard sur la conduite de la guerre. Cinq ans après, que sont devenus les survivants d’Uzbin ? Que se rappellent-ils de cette journée en enfer ? Comment vivent-ils la polémique qui oppose les familles à l’armée ? Et enfin, quel regard jettent-ils sur cette guerre d’Afghanistan au moment où les troupes françaises achèvent leur retrait. Pour la première fois, quatre soldats témoignent, face à une caméra. Ils s’appellent Julien, Jean-Christophe, Gregory et Mayeul, ont tous quitté l’armée et refait leur vie depuis. Ils racontent l’embuscade : comment ce jour-là ils sont partis en patrouille à 30 et revenus à 20. Ils ont également ouvert leurs archives personnelles, photos et vidéos et, soudain c’est l’ensemble de leur section Carmin 2, composée de jeunes d’une vingtaine d’années, qui reprend vie à l’écran. Mais L’Embuscade n’est pas qu’un film de paroles. Il mélange images réelles et séquences d’animation qui donnent vie aux témoignages des survivants. Ainsi, leurs récits dégagent un réalisme, une intensité et une émotion qui permettent de revivre au plus près la terrible journée du 18 aout 2008, dans la vallée d’Uzbin.

Afghanistan : une fillette contrainte de commettre un attentat-suicide

Afghanistan : une fillette contrainte de commettre un attentat-suicide

08/01/2013 – 14h00
PARIS (NOVOpress) – Du haut de ses 10 ans, Spozhmai ne s’attendait sans doute pas à être enrôlée de force par son frère Zahir, un chef taliban local, pour commettre un attentat-suicide. Bardée d’explosifs, la petite afghane avait ordre de traverser une rivière pour aller faire sauter un poste de police situé à la frontière de Helmand, province limitrophe au Pakistan.

Une fois dans l’eau, Spozhmai s’est débarrassée de sa bombe et s’est constituée prisonnière auprès des policiers qu’elle était censée tuer. Une enquête est en cours pour vérifier sa version des faits et déterminer si elle peut réintégrer le domicile familial en toute sécurité. Son histoire a choqué le président Hamid Karzai, qui a vivement condamné les responsables présumés du complot. Ce n’est malheureusement pas la première fois que les talibans ont recours à de tels procédés : l’année dernière, la police afghane a intercepté 41 enfants kamikazes âgés de 6 à 11 ans.

Crédit photo : DR

600 interprètes afghans et leurs familles obtiennent le droit de s’installer au Royaume-Uni

600 interprètes afghans et leurs familles obtiennent le droit de s’installer au Royaume-Uni

26/05/2013 – 16h30
LONDRES (NOVOpress via Bulletin de réinformation) –
Alors qu’explosent en Europe les ravages de l’immigration de peuplement, les élites politico-médiatiques aveuglées par la doxa métisseuse continuent leur folle politique. Le gouvernement britannique vient en effet de céder au chantage de trois interprètes afghans pour que 600 de leurs confrères qui travaillent en Afghanistan pour l’armée britannique, rejoignent le Royaume-Uni avec leurs familles.

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L’Afghanistan, toujours dans l’ornière

L'Afghanistan, toujours dans l'ornière

02/05/2013 – 10H00
KABOUL (NOVOpress via Bulletin de réinformation) –
L’Afghanistan se rappelle à notre bon souvenir. En quelques jours, deux affaires distinctes renvoient la lumière sur ce pays et nous rappellent que la guerre d’Afghanistan est sûrement loin d’être finie.

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Afghanistan : l’insurrection qui vient (2ème partie) – Par Gilles-Emmanuel Jacquet

Afghanistan : l’insurrection qui vient (2ème partie) – Par Gilles-Emmanuel Jacquet

Le retrait des troupes de l’ISAF [en français, Force internationale d’assistance et de sécurité, FIAS] et ses conséquences telles que le transfert complet des responsabilités en matière de sécurité aux forces afghanes, la situation sécuritaire, politique et sociale du pays, la corruption endémique ainsi qu’une présence sans cesse réaffirmée des Talibans laissent entrevoir un avenir sombre pour l’Afghanistan.
La première partie est ici.

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Afghanistan : l’insurrection qui vient (première partie) – Par Gilles-Emmanuel Jacquet

Afghanistan : l’insurrection qui vient (première partie) - Par Gilles-Emmanuel Jacquet

Ci-dessus : Patrouille américaine.

Le retrait des troupes de l’ISAF [en français, Force internationale d’assistance et de sécurité, FIAS] et ses conséquences telles que le transfert complet des responsabilités en matière de sécurité aux forces afghanes, la situation sécuritaire, politique et sociale du pays, la corruption endémique ainsi qu’une présence sans cesse réaffirmée des Talibans laissent entrevoir un avenir sombre pour l’Afghanistan.

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[Lu sur le net] Le Conseil de Paris refuse de “dédier un espace public” aux militaires français tués en Afghanistan

À lire sur "Secret défense" : Le Conseil de Paris refuse de "dédier un espace public" aux militaires français tués en Afghanistan

Extrait
Sylvain Garel, Conseiller de Paris, co-président du groupe Europe Écologie Les Verts au Conseil de Paris :

“(…) Je pense que si on devait construire des monuments, il faudrait aussi penser à ces 120.000 personnes, qui pour la plupart n’avaient rien demandé et qui ont été tuées à cause d’une guerre que nous avons déclarée à leur pays”.

Voilà que nous aurions déclaré la guerre à l’Afghanistan… et que la mort des soldats n’est “bien triste” que pour “eux et leurs familles”… mais pas pour les élus écologistes manifestement. Sylvain Garel, co-président du groupe Europe Écologie Les Verts, n’en est pas à son premier coup d’essai en matière d’antimilitarisme (…)

Lire l’intégralité de cet article sur le blog “Secret défense

Crédit photo : EELV Paris

Lundi 1er octobre : collecte de sang au profit des forces armées à Paris

Lundi 1er octobre : collecte de sang au profit des forces armées à Paris

“Pour répondre aux besoin des forces engagées en OPEX et des 4 hôpitaux militaires rattachés, le centre de transfusion sanguine des armées doit collecter 400 poches de sang par semaine.” Lundi 1er octobre se tiendra à Paris, à l’Hôtel National des Invalides, une collecte de sang au profit des forces armées françaises.

Afghanistan : vidéo choc d’un soldat américain blessé en plein combat

Afghanistan : vidéo choc d'un soldat américain blessé en plein combat

26/09/2012 – 21h10
PARIS (NOVOpress) —
Cette vidéo très récente a été prise lors de combats qui se sont déroulés dans la province de Kunar, en Afghanistan, à l’occasion d’une mission de reconnaissance d’une patrouille américaine. À partir de 1 minute, les balles commencent à ricocher autour du soldat. Dans les secondes qui suivent, il sera touché pas moins de 4 fois, une balle allant même se loger dans le tube lance grenades de son fusil. La caméra, fixée au casque, donne un aperçu très subjectif du combat. Vidéo tirée de funker530.prochan.com

Mohamed Merah, homme seul ou réseau ?

Mohamed Merah, homme seul ou réseau ?

19/04/2012 – 08h00
PARIS (NOVOpress) — Où est passée l’affaire Merah ? Si l’on sait bien que le temps médiatique et le temps politique ne coïncident pas toujours, il est effarant de voir qu’une des plus graves affaires de terrorisme sur le sol français de ces dernières années a totalement disparu de la campagne présidentielle. Et ce juste au moment où des questions intéressantes commençaient à être soulevées sur les relations de Mohamed Merah et de la DCRI. Incompétence ? Instrumentalisation ? Dans les deux cas, si la réponse est oui, l’on se demande comment une question aussi grave peut disparaître sans remous des radars médiatiques…

Les premiers à lancer la charge vont être les parents de Mohamed Merah qui affirment que leur fils a agit sur ordre des services français et a été exécuté dans la foulée, pour ne pas « parler ». Aucun indice ne vient étayer cette thèse pour le moment. On sort un témoin « anonyme » du chapeau qui affirme que Mohamed Merah aurait été abattu dès le début du siège. On ne sait pas qui est ce témoin, et personne d’autre n’a rien vu. Mais comme il faut, dans ce camp là, accréditer à tout prix la thèse de « l’assassinat » de Merah par les forces de l’ordre, on brode sur le nombre de cartouches tirées lors de l’assaut (environ 300). L’on feint de s’étonner d’autant de balles pour tuer un homme. Sauf que, pour commencer, l’homme en question a défendu chèrement sa peau ; ensuite, que les forces de l’ordre avaient pour consigne prioritaire de ne pas le tuer justement, ce qui rallonge de fait la durée de l’assaut. Tout ceci est un peu contradictoire : si il a été abattu délibérément c’est soit au moment de l’assaut, soit avant, mais pas les deux… En l’état, tout ceci ne prouve rien.

Les relations de Mohamed Merah avec la DCRI

Le vrai point douteux de cette affaire est dans la deuxième hypothèse : les relations de Mohamed Merah avec la DCRI. Ce qui a éveillé les soupçons, c’est, pendant le siège, le souhait de Merah de s’épancher auprès d’un officier de la DCRI qu’il connaissait. Ce qui, en soi, contrairement aux élucubrations que l’on a pu lire dans la presse ici ou là, n’est pas nécessairement suspect. Les officiers ont leurs sources comme les flics ont leurs indics. Le travail de police et de renseignement passe par l’humain pour être efficace, ce n’est pas juste de la gestion de bases de données magiques comme dans les séries américaines. Après, le renseignement humain a des failles si l’on ne fait pas le travail nécessaire de vérification. Ce qui semble s’être produit ici, on va le voir.

Mohamed Merah rencontre l’officier Hassan (pseudo) de la DCRI après son séjour en Afghanistan. Presque un an après. Il est à l’époque signalé par les services extérieurs qui le trouvent suspect. La DCRI affirme avoir mené une enquête sur lui après son voyage (Egypte, Turquie, Syrie, Liban, Jordanie, Tadjikistan, Afghanistan) et n’a rien trouvé de probant. Elle veut néanmoins lui poser quelques questions. Au moment de sa convocation, il est alors au Pakistan. Une fois rentré, il va répondre aux questions. C’est là qu’il affirme avoir fait du tourisme en Afghanistan (!!). Ce qui visiblement ne met pas la puce à l’oreille de l’officier Hassan. Personne ne lui demande ce qu’il faisait au Pakistan non plus… À ce stade il est un peu hâtif d’affirmer comme certains, que cela prouve que Mohamed Merah était un agent de la DCRI. Il est en revanche légitime de s’interroger sur les compétences de la DCRI, dont on le rappelle, la lutte contre le terrorisme islamiste est la mission prioritaire.

Dès le lendemain de l’assaut du Raid, Bernard Squarcini, le patron de la DCRI, s’invite pour une interview dans Le Monde pour déminer les soupçons. Il ne nie pas que Mohamed Merah était plus ou moins repéré par ses services. Sa ligne de défense va être la suivante : Mohamed Merah était un « loup solitaire », il n’était pas membre d’un réseau. Or, les services de lutte anti-terroriste français ne sont pas organisés pour répondre à ce type de menace. Un homme seul est difficilement détectable en l’état, si l’on n’a pas d’élément à charge contre lui. Les services sont formés pour repérer et démanteler des réseaux. Voilà. Fermez le ban. A partir de là toute la presse va reprendre à qui mieux mieux, l’hypothèse de « l’homme seul » qui dédouane les services…

Le hic, c’est que le jour même un groupe djihadiste « les soldats du califat » revendique au nom d’Al-Qaida les attaques de Toulouse. Bien évidemment tout ceci va être balayé d’un revers de main par la DCRI et les experts médiatiques en terrorisme. On va nous dire que Al-Qaida revendique toujours les actions qui vont dans son sens, même quand cela ne la concerne en rien. Mohamed Merah serait donc un homme seul…

Un homme seul ?

Une semaine plus tard, sur les mêmes forums djihadistes, un deuxième communiqué apparaît (“Yusef al-Faransi (Muhammad Merah) As I Knew Him” – al-qimmah.net/showthread.php?p=53163). Il va être beaucoup moins médiatisé. La DGSE, elle, estime le message crédible. Que dit-il en substance ? L’auteur est un membre des « soldats du califat » qui aurait rencontré Mohamed Merah dans un camp d’entraînement. Il ne précise pas si c’est en Afghanistan ou au Pakistan. En revanche, il explique qu’au départ il avait été demandé à Mohamed Merah de commettre un attentat-suicide en France, et celui-ci semble avoir changé de plan d’action une fois rentré. Pour la non-appartenance au réseau, on repassera.

Djihadistes à l'entraînement en Afghanistan, vidéo de 2011
Djihadistes à l'entraînement en Afghanistan, vidéo de 2011 (capture d'écran)

D’autres indices vont montrer sinon l’appartenance, du moins le proximité réelle de Mohamed Merah avec des réseaux djihadistes. Revenons un petit peu en arrière. Début 2007, un jeune homme est arrêté en Syrie, il voulait aller jouer les kamikazes en Irak. Il est cueilli à sa descente d’avion par la DGSE, qui va dès le lendemain démanteler un gros réseau ariégeois et toulousain d’exportation de djihadistes vers l’Irak. Le groupe était alors sous la surveillance de tous les services, DGSE, RG, SDAT. Le jeune homme en question se nomme Sabri Essid. Il n’est autre que le… beau-frère de Mohamed Merah (le fils du deuxième mari de sa mère).

Son propre frère, Abdelkader, est lui aussi soupçonné de participer au réseau. Il serait le maître d’œuvre de la partie entraînement de la filière en Égypte, où il a de nombreux contacts. Égypte, Syrie… Cela ressemble beaucoup au parcours du premier voyage de Mohamed Merah qui se terminera en Afghanistan. Mieux : en 2008, qui va voir régulièrement en prison, Sabri Essid ? Mohamed Merah lui-même. Mais personne ne se pose de question à l’époque sur l’extension de la petite entreprise terroriste au reste de la famille.

Il faut dire que c’est à la même époque que la fusion DST/RG se produit pour créer la DCRI. De fait la DGSE, pourtant rudement efficace pour le démantèlement du premier réseau va se retrouver hors-jeu. Squarcini récupère alors l’entière responsabilité pour la DCRI de la surveillance des réseaux terroristes sur le sol français. Avec la belle efficacité que l’on voit. Il faut dire qu’à ce moment là, la DCRI est plus préoccupée par le groupe de Tarnac que par la poursuite des investigations à Toulouse…

Au vu de l’incompétence des services sur le dossier, on peut légitimement douter du bien-fondé de la fusion DST-RG et du mode de fonctionnement opérationnel de la DCRI. Ce qui explique les prises de position immédiate de Squarcini visant à nous faire avaler la thèse de l’homme seul. Circulez. Il n’y a rien à voir. On vous protège…

Spoutnik, pour Novopress

La guerre au XXIe siècle

La guerre au XXIe siècle

[box] La présente contribution vise à dresser un panorama d’ensemble de la problématique du conflit en ce début du XXIe siècle. Le domaine militaire comme d’autres domaines de la vie sociale a été profondément affecté par les bouleversements intervenus à la fin du XXe siècle : « mondialisation », révolution de l’information, mutation dans les rapports de puissance. De tout temps, l’art de la guerre a été marqué par des transformations profondes, inspirant la réflexion de grands théoriciens. Par les quelques explications suivantes, qui se réfèrent à différentes études publiées, l’auteur de ces lignes souhaite apporter certains éclaircissements pour une meilleure compréhension du phénomène de la guerre dans ses formes actuelles. [/box]

Le conflit asymétrique et la mise en cause de la RMA

Les revers subis par les forces Américaines et leurs alliées sur les deux théâtres où elles furent engagées mais aussi les mécomptes de l’armée Israélienne lors de son offensive en juillet 2006 contre le Hezbollah ont généré de larges développements sur l’asymétrie allant au-delà du strict aspect militaire.

Contestant le dogme d’une primauté de la technologie comme assurance de la victoire, des experts avisés ont ouvert la réflexion, appréhendant le conflit aussi bien dans sa conduite qu’au travers des facteurs politique, sociologique, économique qui pèsent de manière déterminante sur cette conduite.

Bernard Bradie, cité par Cyrille Caron, constate dans un entretien au Monde du 25 août 2007 que : « L’essentiel de la violence internationale ne repose plus aujourd’hui sur l’emploi des forces conventionnelles, mais sur l’expression plus ou moins coordonnée, plus ou moins organisée de violences sociales de toute nature…. On comprendra que la menace se déplace des Etats vers les sociétés».

L’observation est importante puisque de nos jours les guerres opposent rarement des Etats entre eux, dans un affrontement direct, mais des organisations non étatiques à des Etats ou ces organisations entre elles. Ainsi, le conflit, comme acte de belligérance, a basculé dans des tournures multiples où la notion de bataille a disparu et où l’usure par la durée a pris une place déterminante (21).

Depuis plus de cinquante ans, dans un contexte d’affranchissement envers les puissances dominantes et d’altération d’un modèle de l’Etat propre à la pensée occidentale, la violence guerrière a pour expression marquante ces luttes où « l’insurgé », le « rebelle », le « terroriste », « le milicien », usent de moyens bien éloignés des principes westphaliens du droit des gens pour défaire plus politiquement que militairement l’adversaire. Parmi les premiers à appréhender ces guerres subversives et à définir, de manière différente, les moyens d’y faire face figurent David Galula (22) et Roger Trinquier (23). Galula, officier français, qui vécut et mourut dans l’ombre, est considéré comme l’un des meilleurs théoriciens de la contre-insurrection, auteur de Contre-insurrection : Théorie et pratique, auquel des généraux américains se référèrent face à leurs déboires irakiens et afghans.

Ces dernières années, nombreuses furent les études sur ces conflits asymétriques, forme de la guerre subversive, pour lesquels la « solution politique » est le substitut à la victoire militaire. Vincent Desportes remarque que « les vulnérabilités politiques étant devenues l’un des facteurs essentiels de la faiblesse des forts, les restrictions à l’utilisation de notre puissance de destruction vont croissant » (24). En se référant à son analyse, il est possible de mettre en exergue au moins quatre éléments qui distinguent, d’un point de vue politique, les situations respectives des belligérants. Il s’agit du temps, des enjeux, des pertes et de l’attitude des opinions publiques. Ces facteurs sont, bien évidemment, liés.

D’abord, les conflits dits asymétriques s’inscrivent dans la longue durée, perçue, du côté occidental, comme un enlisement, éloignant pour « l’insurgé » la perspective d’une défaite. En termes d’enjeux, le Général Vincent Desportes souligne que « lorsque les intérêts sont élevés, le fort peut adopter un comportement dur facilitant sa victoire ; quand la survie n’est pas en cause l’engagement est moins absolu et moins durable ». La perception des intérêts n’est pas la même pour les gouvernants et les experts de l’analyse géopolitique, d’un côté et la société civile, de l’autre. Le rapport à la mort ayant profondément évolué au sein des sociétés occidentales, celles-ci ne supportent plus que des pertes modestes, lesquelles ne touchent que des soldats professionnels (dans les conflits asymétriques, la proportion des pertes humaines entre les deux camps est en moyenne de un à huit (25). De plus, au-delà de l’émotion suscitée, la mort au feu, risque inhérent au combat, est maintenant susceptible de déclencher l’action judicaire par la plainte des familles. Il est difficile, à ce jour d’en mesurer les conséquences, puisque la seule procédure engagée en France n’est qu’à son début (26). Mais la mise en cause du commandement dans la conduite d’une opération militaire qui n’a opposé que des combattants pourrait avoir des répercussions considérables quant aux règles d’engagement et à l’initiative des chefs. Tout cela, bien sûr, forme une opinion publique qui appréhende les évènements au travers du regard médiatique et du pouvoir de l’image. La brutalité n’étant plus « politiquement correcte », « la coercition n’est plus durablement utilisable en contre-insurrection ». Mais les limites ne valent que pour l’un des camps, elles ne contraignent que le « fort ».

Soumises à l’astreinte politique, les armées occidentales si elles détiennent une suprématie dans le domaine de la technologie, elles n’en présentent pas moins un niveau de vulnérabilité par rapport à celle-ci. Les dernières innovations civiles, d’un usage aisé, sont largement diffusées à travers la planète autorisant le développement d’armes artisanales d’une redoutable efficacité (27). En outre, certaines milices et groupes de guérillas sont équipées d’armes performantes en dotation dans les armées les plus modernes. Ce fut le cas, notamment, du Hezbollah face à l’armée Israélienne lors de son offensive de juillet 2006. Ainsi, d’une certaine manière l’avantage technique des armées occidentales est tempéré par de « menus transferts de technologie » qui accroissent le risque et peuvent « les conduire à prendre des mesures de protection sans commune mesure avec la menace réelle ».

Au vu de ces constats, la prééminence de conflits non conventionnels où l’adversaire adopte selon les termes du Général Vincent Desportes « une stratégie de contournement » conduirait à mettre en cause la pertinence de la RMA. Cependant, il faut être attentif au sens donné à celle-ci. Lorsqu’elle est vue comme une transformation totale de la guerre où la technique est en elle-même l’instrument de la victoire, elle ne saurait répondre aux attentes. En revanche, si elle est considérée à sa juste place, c’est-à-dire une disponibilité de l’information pour une aide à la décision, alors elle est susceptible de constituer un atout majeur, sachant que tous les systèmes utiles ne sont pas encore créés.

La guerre probable

Dans le prolongement des réflexions précédentes et en les élargissant, le Général Vincent Desportes a introduit la notion de Guerre probable , titre d’un livre qu’il a publié en 2008. Elle est définie comme « la guerre irrégulière, celle qui se moque de nos meilleures technologies et se conduit, par dessein autant que par nécessité, au cœur de nos sociétés », non plus entre les sociétés. Cette guerre probable, « guerre d’adaptation », se conduit au sein des populations devenues actrices et enjeux majeurs des conflits, ceux-ci relevant alors de l’ordre asymétrique.

Si l’essai du Général Desportes caractérise la guerre probable sous ses différents aspects et qu’il exprime, là encore, une appréciation sur le rôle dévolu à la technologie, allant à l’encontre de la « vraie nature de la guerre », il vaut aussi par ses prémisses. En vertu de « la règle fondamentale du contournement », l’adversaire, altérité, nullement assujettie aux normes édictées par son rival, a la faculté de renverser une situation au moyen d’une « surprise stratégique ». Il est nécessaire de s’y préparer en restant ouvert à toutes les éventualités.

Les guerres nucléaires et les guerres classiques demeurent des possibilités que le maintien d’arsenaux adaptés permet de prévenir. La guerre la plus « probable », celle à conduire « au sein des populations », asymétrique, suppose de développer, en parallèle, les moyens conventionnels correspondants. Mais il ne faut pas exclure « un affrontement du fort au fort » où l’adversaire pour obtenir l’ascendant usera d’une « surprise stratégique (28) », évitant l’action symétrique et tous ses effets de puissance par une réduction des fondements de celle-ci en recourant, par exemple « à des attaques informatiques ou à des armes à impulsion électromagnétique ». Vincent Desportes remarque que cet adversaire « agira de manière préférentielle dans des espaces hors limites ».

La Guerre hors limites (29) est, justement, le titre d’un ouvrage de deux colonels Chinois : Qiao Liang et Wang Xiangsui. Dépassant la notion traditionnelle du combat pour lequel sont développés des « armes de conception nouvelle », ils avancent l’idée de « nouveau concept d’arme ». Elle relève « d’une vision des armes au sens large, qui considère comme armes tous les moyens qui dépassent le domaine militaire mais qui peuvent être utilisés au combat ». « Tout ce qui peut bénéficier à l’humanité peut aussi lui nuire ». La guerre peut alors recouvrir d’autres formes : la guerre commerciale, la guerre financière, la nouvelle guerre terroriste (effraction de réseaux informatiques, par exemple), voire la guerre écologique. L’objectif demeure d’assujettir l’adversaire à sa propre volonté. « Ceux qui sont experts dans l’art de la guerre soumettent l’armée ennemie sans combat… (30)» écrivait Sun Tzu.

Les sociétés militaires privées

Les sociétés militaires privées (ou SMP), phénomène particulièrement étudié en France par Georges-Henri Bricet des Vallons, sont des prestataires de services dans les domaines de la sécurité et de la défense à l’attention des gouvernements mais aussi des organisations internationales, des ONG ou de simples entreprises privées. Elles ont connu une expansion notable depuis le début du siècle avec les interventions américaines en Irak et en Afghanistan.

Le recours au mercenariat n’est pas une pratique nouvelle. Dans l’Antiquité, les Dix Mille, des Grecs (Xenophon, l’Anabase), servirent le Perse, Cyrus le Jeune luttant pour s’emparer du trône de son frère Artaxerxès II. Les Grandes compagnies acquirent une triste célébrité durant la guerre de Cent ans et les condottieres, chefs d’armées de mercenaires, mirent « leur art et leur expérience » au service des Républiques italiennes de la Renaissance. Au début des années soixante après l’indépendance de l’ancien Congo Belge, Moïse Tshombé fit appel à des mercenaires, « les affreux », pour assurer la défense du Katanga en sécession. Il s’agissait encore à cette époque de l’aventure individuelle de « soldats de fortune ».

Sensiblement réduit dans ses effectifs, entièrement composés par des professionnels, l’armée Américaine pour mener ses missions et, particulièrement ses interventions extérieures, en Irak et en Afghanistan a fait largement appel à des sociétés militaires privées (SMP). Si le mercenariat traditionnel n’a pas totalement disparu, il s’y substitue une logique d’entreprise capitaliste où des sociétés privées prennent en charge des fonctions assurées exclusivement, auparavant, par l’armée ou des services de sécurité officiels. Cette politique, qui vise à diminuer les coûts, n’est pas sans rapport avec la conception économique libérale, dominante depuis les années quatre vingt, aux termes de laquelle l’Etat est amené à renoncer à l’exercice direct de prérogatives traditionnels. Ainsi Georges-Henri Bricet des Vallons (31) note : « Hormis les opérations offensives et les structures de dissuasion nucléaire, tous les services militaires sont devenus externalisables ». Pour l’Afghanistan et l’Irak, il précise que les trois-quarts des sociétés ayant obtenu des contrats interviennent dans les domaines de « la sécurité statique, la protection des convois et la sécurité rapprochée ». Il n’empêche que des missions plus sensibles peuvent être dévolues à ces SMP comme l’interrogatoire de prisonniers, le recrutement et la formation de milices (au Kurdistan irakien) ou le repérage de cibles à la frontière du Pakistan.

L’organisation n’est pas sans dérive. En Afghanistan, le recours à des entreprises locales pour assurer la sécurité des convois d’approvisionnement de l’armée américaine aboutit à un financement indirect des « milices talibanes » par le contribuable américain (10% à 20% du montant des contrats conclus, à l’origine, par l’administration américaine avec huit sociétés privées – contrat HNT – seraient ainsi versés à l’insurrection soit des sommes supérieures à celles allouées pendant l’occupation soviétique (32).

Concernant la France, Bricet des Vallons note l’absence d’un « marché des sociétés d’appui stratégique » alors qu’elle est engagée comme les Etats-Unis dans un processus de réduction des effectifs de son armée et que celle-ci ne dispose que de « très faibles capacités de projection ». Le risque, à terme, est d’être obligé, faute de prestataires nationaux, de faire appel à des entreprises anglo-saxonnes. Cette situation tient, pour une grande part, à des réticences face à ce qui est considéré par certains comme une perte de souveraineté.

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« Vers la paix perpétuelle » écrivait Kant en 1795 alors que l’Europe basculait, par le fait de la Révolution française, dans une conflagration générale. Après les deux guerres mondiales et l’issue de la guerre froide, des penseurs comme des responsables politiques, aux Etats-Unis (répondant souvent à des intérêts bien compris) et en Europe (animés par un réel idéalisme), ont imaginé que l’extension de la démocratie et d’un corollaire supposé, l’économie de marché, ouvrait la voie vers la fin des affrontements armés entre les peuples. Certes, aujourd’hui les probabilités de guerres entre les Etats-nations traditionnels paraissent bien éloignées. Au sein des nations occidentales, les populations ne sont aucunement disposées à une telle éventualité ; l’intensification des échanges économiques est la source d’une compétition pas d’une opposition militaire directe ; enfin la dissuasion nucléaire mais aussi celle résultant de l’utilisation de moyens conventionnels de haute technologie rendent abstrait l’acte de belligérance entre grandes puissances. Pour autant, le conflit armé demeure comme mode d’expression des antagonismes ; la violence est l’un des caractères de la nature humaine.

Les armées occidentales, forgées depuis l’Antiquité à la bataille où elles ont dominé, le plus souvent, par leur capacité d’organisation et l’innovation technique, sont maintenant impliquées dans des formes de conflit où la victoire militaire, difficile voire impossible à atteindre n’est pas l’objectif final. Celui-ci est d’ordre politique et il vise à créer ou à restaurer des Etats de droit conformes aux conceptions valant dans nos sociétés. L’adversaire qui évolue « au sein des populations », pouvant recueillir leur appui comme les terroriser, dispose du temps, est peu sensible à ses pertes et profite de la lassitude d’une opinion publique occidentale facilement émue au vu des images offertes par l’univers médiatique. Au-delà de la seule guérilla, phénomène strictement militaire, ces conflits ont une dimension d’ensemble que le concept d’asymétrie permet d’appréhender dans ses différents éléments.

Les Etats-Unis ont cru, un moment, que leur suprématie scientifique et technique leur permettrait de réduire tout adversaire possible. La Révolution dans les affaires militaires a été un échec sous l’angle d’une théorie de la domination absolue. En revanche, les outils qu’elle suppose et qui touchent à la gestion de l’information sont des instruments indispensables dans la conduite des opérations présentes et futures.

La guerre, pour les peuples occidentaux, particulièrement européens, est devenue une perspective éloignée, voire anachronique. Changeant de visage, distante dans l’espace, en dehors des préoccupations de la société, elle est, pour l’essentiel, une affaire de professionnels et d’experts. Seules les images interpellent, le plus souvent pour susciter l’émotion et l’assentiment pour une cause. Pourtant, demeure l’impératif de défendre ses intérêts et ses conceptions, au besoin par la violence armée, dans un monde où de nouvelles forces ont émergé, décidées à s’imposer les unes par rapport aux autres mais aussi à notre détriment.

Dans ce contexte, adapter les doctrines, fournir les moyens militaires correspondants, mais surtout disposer d’une vision politique fondée sur la constance des réalités humaines, tel est l’enjeu.

Michel Leblay

Notes de l’auteur :

(21) La dernière guerre de mouvement classique où les adversaires agissaient dans un rapport équivalent fut probablement celle du Kippour d’octobre 1973. Il y eut aussi la guerre des Malouines, en 1982, où les Britanniques montrèrent une maîtrise exemplaire dans la projection de forces. Les huit années d’hostilités entre l’Irak et l’Iran, marquées par de très lourdes pertes de part et d’autre et l’emploi d’un matériel conséquent, ne donnèrent lieu à aucune percée majeure. Quant aux deux guerres menées contre l’Irak en 1991 et en 2003, elles aboutirent, dans une totale disproportion des forces, pour la première à un cessez le feu rapide, pour la seconde, dans sa phase conventionnelle à un écroulement de l’armée irakienne.
(22) David Galula, saint-cyrien, radié des cadres en 1941 en application du statut des juifs, fut envoyé au Maroc (les officiers juifs étant affectés à l’étranger afin d’être soustraits à la répression de l’occupant). Au sein de l’armée d’Afrique, il participa aux combats de la Libération. Après des séjours en Chine, dans les Balkans, à Hong-Kong, il commanda en Algérie une compagnie d’infanterie de 1956 à 1958 où il appliqua les méthodes de contre-insurrection. Terminant sa carrière avec le grade de Lieutenant- colonel, il enseigna aux Etats-Unis avant de revenir en France où il mourut en 1969.
(23) Le colonel Trinquier a, entre autres, commandé, le 3ème RPC en mai 1958, l’un des trois régiments de la 10ème DP ; il succédait à Marcel Bigeard.
(24) Voir l’article du Général Vincent Desportes – Peut-on encore gagner une guerre ? – Défense & Sécurité Internationale n° 77 octobre 2011.
(25) Idem note 22.
(26) Cette procédure fait suite à l’embuscade d’Uzbin, le 18 août 2008, où un groupe de talibans accrocha une section du 8ème RPIMA, causant la mort de neuf soldats français.
(27) Notamment les engins explosifs improvisés, IED selon l’acronyme anglais.
(28) Pour une analyse critique de la notion de « surprise stratégique », voir l’entretien avec Corentin Brustlein – Défense & Sécurité Internationale n° 79 Mars 2012.
(29) Editions Payot & Rivages
(30) Cité par Vladimir Volkoff dans son roman Le Montage – Editions Julliard 1982.
(31) Voir l’entretien donné au site Theatrum Belli par Georges-Henri Bricet des Vallons à l’occasion de la publication de son livre Irak, terre mercenaire– http://www.theatrum-belli.com/archive/2010/02/07/en-librairie-irak-terre-mercenaire-les-armees-privees-rempla.html
(32) Voir article de Georges-Henri Bricet des Vallons « La paradigme de Watan » publié dans Défense & Sécurité Internationale n° 66 Janvier 2011 – Synthèse de l’article par Michel Leblay Polémia 14 février 2011.

[box class=”info”]  Source : Polémia. [/box]

Crédit photo : U.S. Navy, domaine public.

Afghanistan : nouvelle bavure de l’Otan, 8 adolescents tués

Afghanistan : nouvelle bavure de l’Otan, 8 adolescents tués

15/02/12 – 17h30
KABOUL (NOVOpress)
– La force militaire de l’Otan en Afghanistan a reconnu avoir tué 8 adolescents la semaine dernière au cours d’un bombardement.

Les responsables de l’Otan affirment cependant que ces adolescents étaient « armés » et représentaient donc “une menace” tout en reconnaissant ignorer si les victimes étaient ou non des rebelles talibans.

Une version réfutée par le président afghan Hamid Karzaï et les autorités locales qui crient à la nouvelle bavure, accusant l’Otan d’avoir tué huit adolescents « simplement rassemblés autour d’un feu » dans une zone sans danger pour l’Otan.

Selon Mohammad Tahir Safi, parlementaire et membre d’une délégation afghane dépêchée sur place par Karzaï, les enfants morts avaient entre six et 14 ans, à l’exception de l’un d’entre eux, âgé de 18 à 20 ans.

Crédit photo : The US army via Flickr, licence CC.

Afghanistan : le gouvernement demande à l’Etat-major de ne plus communiquer jusqu’aux élections

Afghanistan : le gouvernement demande à l’Etat-major de ne plus communiquer jusqu’aux élections

23/01/12 – 16h00
PARIS (NOVOpress)
– La mort de quatre nouveaux soldats français assassiné par un Taliban infiltré dans les forces afghanes a ravivé la grogne de certains militaires qui dénoncent des choix tactiques dictés uniquement par des considérations électorales.

Les critiques portent notamment sur les conséquences tactiques découlant de la stratégie du « zéro mort» voulue par Paris depuis l’été dernier afin de pas gêner la campagne électorale de Nicolas Sarkozy.

En effet, depuis, 2011, l’Élysée a demandé aux forces françaises de se replier sur leurs postes et de ne plus entreprendre d’opération d’envergure à l’heure où leur retrait était officiellement annoncé.

« Les hommes contre lesquels nous nous battons sont des guerriers. Si vous vous voulez être craints et respectés par eux, il faut vous battre, prendre l’initiative et sûrement pas rester cloîtré derrière vos sacs de sable » aurait notamment déclaré au journal « France Soir », sous couvert d’anonymat, un officier vétéran des opérations extérieures.

Pour tenter d’étouffer la contestation qui grandit au sein de la « Grande muette, le gouvernement a demandé à l’Etat-major de ne plus communiquer sur l’Afghanistan jusqu’à l’élection présidentielle.

Photo en Une : Kaboul. Crédit photo : Carl Montgomery via Flickr, licence CC.

La France maintiendra sa présence militaire en Afghanistan après 2014

La France maintiendra sa présence militaire en Afghanistan après 2014

02/01/12 – 11h00
PARIS (NOVOpress) – Quelques jours après le décès de deux nouveaux soldats français sur le sol afghan, le ministre de la Défense Gérard Longuet a annoncé que la France maintiendra sa présence militaire en Afghanistan après 2014, date pourtant fixée par le calendrier de l’Otan pour le retrait total des forces combattantes de la coalition.

Cette annonce a été faite à l’issue d’une rencontre avec le ministre tadjik de la Défense, Cherali Khaïroullaïev.

Cent militaires français sont déployés dans l’aéroport de Douchanbe, capitale du Tadjikistan, qui sert de base pour le ravitaillement des troupes opérant en Afghanistan.

Cette annonce du ministre français risque de surprendre et de décevoir aussi bien les civils que les militaires français qui peinent de plus en plus à percevoir le sens de l’engagement dans cette région et les raisons pour lesquelles des soldats continuent à y laisser leur vie.

Crédit photo : UMP/FLickr sous licence creative common

Un soldat afghan tue deux militaires français

29/12/2011 – 23h00
KABOUL (NOVOpress) –
Un sergent et un adjudant de la légion étrangère ont été tués par un soldat de l’armée nationale afghane (ANA). Depuis trois ans, les militaires français contribuent pourtant à la formation des forces afghanes, censées prendre le relais de l’Otan à la fin 2014…

Depuis dix ans, 78 soldats français ont été tués en Afghanistan. 2011 restera l’année la plus meurtrière avec 26 victimes dans les rangs de l’armée française. En juillet dernier, lors d’une visite médiatique à Kaboul, Nicolas Sarkozy déclarait qu’il fallait « savoir finir une guerre »… avec le sang des soldats français pour un conflit étranger aux intérêts de la nation.

Photo : Armée afghane. Crédit photo : DVIDSHUB via Flickr, licence CC.

Pakistan : militaires tués lors d’une attaque de l’OTAN, vives tensions avec les États-Unis [vidéos]

Pakistan : 26 militaires tués lors d'une attaque de l'OTAN, vives tensions avec les États-Unis [vidéo]

Pakistan : militaires tués lors d'une attaque de l'OTAN, vives tensions avec les États-Unis [vidéos]ADDENDUM – 12h00
Des hommes armés ont attaqué ce dimanche matin un camion-citerne de l’OTAN sur le territoire pakistanais et y ont mis le feu, selon l’agence Iranienne de langue anglaise PressTV. Source et crédit photo : PressTV

27/11/2011 – 11h45
PARIS (NOVOpress) —
Une attaque des hélicoptères de l’Otan contre un poste militaire situé au Pakistan a provoqué la mort de militaires pakistanais samedi matin, dont le nombre est estimé entre 23 et 26 selon les sources. Environ 15 autres sont blessés.

Cette bavure, qui intervient 3 jours seulement après la démission de l’ambassadeur pakistanais à Washington Husain Haqqani sur ordre d’Islamabad, aggrave considérablement les relations diplomatiques des États-Unis d’avec le Pakistan.

Le Pakistan a non seulement décidé de bloquer immédiatement les voies d’approvisionnement de l’alliance atlantique sur son territoire mais a également donné l’ordre aux Américains de se retirer dans les 15 jours de la base aérienne de Shamsi, régulièrement utilisée depuis 10 ans comme base de lancement pour les drones de l’OTAN.

Les soldats pakistanais sont enterrés ce dimanche dans un climat de très vives tensions.