Talibans, l’esprit de Munich, par Maxime Tandonnet

taliban

Pour se donner bonne conscience, les élites du monde occidental font semblant de se demander si les talibans ont changé depuis 2001. Depuis l’abandon de l’Afghanistan entre leurs mains, ce pays est redevenu la proie de la barbarie à travers notamment les massacres des opposants et l’extermination des derniers vestiges des minorités religieuses, ou la fermeture des écoles de filles. Un décret oblige les étudiantes à porter le voile intégral cachant le visage et leur interdit l’accès aux mêmes enseignements que les hommes. L’obscurantisme est à l’oeuvre dans le plus grand silence et l’indifférence des occidentaux, y compris des féministes occidentaux… Rien n’est plus trompeur que le relativisme ambiant: « c’est leur culture, pas la nôtre » ou encore « c’est chez eux, pas chez nous ». La barbarie, où qu’elle se déroule, est la barbarie et ne connaît pas les frontières.

C’est ainsi que les occidentaux avec le même relativisme, ont jadis fermé les yeux devant les plus épouvantables génocides. Certes, l’occident n’a plus les moyens de se faire partout et en tout temps le gendarme du monde. Mais au moins cesser d’être dupe sinon complice. Notre complicité avec ce qui se passe en Afghanistan n’est d’ailleurs pas seulement passive. Elle est active.

Le rôle du Qatar comme financeur et base arrière des talibans ne fait aucun doute. Pourtant l’occident continue à s’agenouiller devant cet Etat.

Ainsi, nulle voix ne s’élève contre le déroulement de la coupe du monde de football, cette grand-messe planétaire, au Qatar en 2022. Au nom de l’idole ballon rond, cet opium médiatique des peuples, nos sociétés prétendument féministes et protectrices des minorités s’accommodent gentiment et la tête baissée d’un déchaînement de barbarie dirigé principalement contre les femmes et des minorités religieuses de ce pays.

Il est insupportable que l’an prochain se déroule un grand show médiatique planétaire dans un pays qui a apporté son soutien à l’encagement des femmes afghanes. Et dire le contraire est absolument, totalement, indiscutablement munichois.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Crise afghane : le RN lance une pétition contre « l’accueil massif de réfugiés »

réfugiés afghans

Alors que les premiers avions de « réfugiés » afghans se sont déjà posés sur le sol français et que les appels, toujours plus larmoyants, à un « accueil inconditionnel » se multiplient, le parti de Marine Le Pen a lancé une pétition en ligne pour s’opposer à la perspective d’une nouvelle arrivée massive de migrants.

Sans bien entendu nier « la détresse évidente d’une partie de réfugiés légitimes », le texte de la pétition indique que « ce qui importe prioritairement, c’est la protection de nos compatriotes » et que « le droit d’asile ne doit pas continuer à être, comme il l’est actuellement, le cheval de Troie d’une immigration massive, incontrôlée et imposée, de l’islamisme, et dans certains cas du terrorisme, comme ce fut le cas avec certains assaillants des attentats du 13 novembre 2015 ». Des affirmations de simple bon sens qui ont suscité bien entendu l’ire scandalisée de tous les xénophiles professionnels.

Au premier rang de ceux-ci, on trouve les prétendus « écologistes » Eric Piolle, Pierre Hurmic et Grégory Doucet, respectivement maires EELV de Grenoble, Bordeaux et Lyon, mais aussi le maire PS de Lille Martine Aubry ou le maire LR de Saint-Etienne Gaël Perdriau, qui ont tous affirmé, la main sur le cœur, être prêts à accueillir de nouveaux migrants afghans. Leurs administrés, déjà confrontés quotidiennement aux conséquences délétères de l’immigration, apprécieront sans doute. De son côté, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a tranquillement déclaré que « la France accueillera, comme chaque année, plusieurs milliers d’Afghans ».

Face à ce bel unanimisme, l’initiative du RN est aussi l’occasion de rappeler que, non, la France ne « doit » rien aux Afghans auxquels elle a déjà beaucoup donné pour tenter de les sauver de la barbarie islamiste, 89 de ses jeunes soldats ayant perdu la vie dans ce combat, sans compter les blessés, parfois marqués à vie. Rappelons également qu’une fois encore l’essentiel des « réfugiés » qu’on nous présente sont des hommes, jeunes, en âge de se battre, et qui seraient sans doute plus utiles en rejoignant la résistance intérieure qui tente de s’organiser notamment sous l’égide du fils de général Massoud. Car ce n’est certainement pas en vidant le pays de ses forces vives que la tyrannie des talibans pourra un jour être renversée.

Retour aux fondamentaux : les conséquences létales de la submersion migratoire

Bien timoré ces derniers mois sur les questions qui préoccupent les Français, et notamment sur le liberticide passe sanitaire, le RN semble sortir d’une relative léthargie en revenant à l’un de ses fondamentaux : la lutte contre la submersion migratoire et ses conséquences létales pour notre pays. A l’approche d’une rentrée qui s’annonce riche en dangers de tous ordres, on ne peut que se réjouir de cette réaction qui, espérons-le, sera suivie d’autres initiatives et d’un activisme de terrain qui fait défaut au parti national depuis trop longtemps.

Pour signer la pétition : https://rassemblementnational.fr/afghanistan-non-a-une-nouvelle-autoroute-migratoire/

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 23 août 2021

La foire aux réfugiés, par Jean-Gilles Malliarakis

réfugiés afghans

D’innombrables informations nous parviennent ces jours-ci, relatives à l’Afghanistan. Dans cette masse impressionnante, on ne perçoit guère la moindre préoccupation occidentale de soutenir efficacement désormais et durablement la lutte de ceux qui entendent libérer leur pays de la dictature islamiste.

Beaucoup craignent en revanche de voir l’Afghanistan des talibans redevenir le refuge des réseaux islamo-terroristes internationaux et, en particulier, comme entre 1996 et 2001, la base arrière d’al-Qaïda. Un discours rassurant des spécialistes et commentateurs agréés s’emploie à démontrer les failles d’une telle hypothèse.

La question migratoire, en revanche. Elle a été évoquée, dès le 16 août, par Emmanuel Macron en personne, immédiatement contredit par les professionnels subventionnés du désordre et de la repentance, et autres détenteurs du monopole de la morale.

Sachant d’expérience qu’entre les annonces de la Macronie et les actes du gouvernement il existe une marge constante, on doit retenir que l’engagement de la France envers ceux qui l’ont servie ne doit en aucun cas être marchandé. Le souvenir, 60 ans après l’Algérie, de l’attitude déshonorante des autorités publiques de l’Hexagone envers les combattants musulmans de l’Armée française, sans même parler de l’accueil glacial fait aux rapatriés reste présent dans la mémoire. La seule différence avec les harkis tient évidemment au nombre des réfugiés légitimes : cela concerne actuellement quelque 800 personnes déjà, familles comprises, et probablement un nombre analogue encore bloqués à Kaboul et dont la venue, et un accueil digne, doivent être assurés.

Toute autre est la vague migratoire, qui a déjà commencé, et que les éternels utiles idiots s’emploient, comme d’habitude, à conforter.

Nous apprenons déjà que le ministre des Affaires étrangères du Luxembourg, Jean Asselborn, exhorte les Européens à accepter des quotas de réfugiés afghans, répartition de quotas dans lesquels le nombre de ceux qui seront attribués au grand-duché ne devrait pas excéder, à vrai dire, les limites du raisonnable.

Les Églises protestantes et, en Italie, l’inévitable Communauté de Sant’Egidio militent, quant à elles, pour la mise en place de “couloirs”. Et leurs responsables évoquent l’ouverture, il y a 5 ans, sous leur influence, des premiers “couloirs” à partir de l’île de Lesbos. Que le résultat s’en soit révélé désastreux ne les impressionne pas. En tout cas on sait que la Grèce, gouvernée par la droite, ne se prêtera plus à ce jeu, qu’avait accepté le gauchiste Tsipras jusqu’à ce que, en 2019, le suffrage universel en débarrasse son pays. Aucun gouvernement raisonnable en Europe n’acceptera plus de pénaliser sa population des conséquences d’un reniement si mal géré, décidé certes par Obama en 2011, mais auquel nos peuples ne se connaissent aucune part de responsabilité. Angela Merkel en 2015 avait cru pouvoir dire “wir schaffen das”, son bilan de fin de règne en porte, aujourd’hui encore, le lourd passif.

Revenons donc aux évaluations chiffrées.

Dès maintenant l’Afghanistan compte plus de 550 000 déplacés internes. Depuis 2015, les Afghans constituent le deuxième groupe de demandeurs d’asile vers l’Europe, juste derrière les Syriens, avec d’ores et déjà 500 000 requêtes enregistrées.

Dans un article très instructif, si on en extrait les faits et si on veut bien en écarter l’orientation subjective, le quotidien Le Monde évoque ce 20 août “Les Afghans de France, une communauté grandissante et fragmentée”…”communauté” nous dit-on puisque désormais, sans doute, notre pays de tradition unitaire, depuis le règne du bon roi Dagobert est condamné, par on ne sait quel oukase de la destinée, à abriter une mosaïque de “communautés”.(1)

De ce texte on peut extraire les faits suivants :

Quelque 45 000 Afghans vivent dans l’Hexagone où ils sont les premiers bénéficiaires du droit d’asile.“(2)

Ceci pour les chiffres indiqués par les services du ministère de M. Darmanin. Or, en fait,

– “De 1980 à 2010, la France a accueilli entre 100 et 200 Afghans chaque année, puis entre 400 et 700 jusqu’en 2014.
– Ils sont “devenus, il y a trois ans, les premiers bénéficiaires du droit d’asile dans le pays : depuis 2018, l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) reçoit un peu plus de 10 000 demandes d’asile par an émanant d’exilés afghans.”
– Au chiffre de 45 000 bénéficiaires d’un titre de séjour régulier, il faut dès maintenant ajouter, – précise Le Monde,– “tous ceux qui sont en situation irrégulière, par définition impossibles à quantifier.”
– Et le président de l’Amitié franco-afghane (Afrane), “estime à environ 100 000 personnes la population afghane dans l’Hexagone“.
– Ainsi, “à l’été 2020, des associations d’ethnies diverses ont organisé ensemble les célébrations de la journée nationale afghane. La salle était prévue pour 500 personnes, il y en a eu 3 000.

Poursuivons donc les précisions du Monde :

– “L’intégration est difficile pour les nouveaux arrivants.”
– “Une part importante de gens peu formés, d’un niveau scolaire assez bas, souvent non-lecteurs et non scripteurs de leur propre langue.” [un esprit simple aurait pu écrire qu’ils sont illettrés.]
– “Ceux qui parlent un peu français vont dans la restauration, (…) ceux qui ne le parlent pas vont dans le bâtiment.”

Comment s’étonner si “au sein de l’Union européenne, l’exil potentiel de milliers d’Afghans réveille le spectre de 2015”.

Dans un texte fort modéré, datant du 8 août, Michel Barnier, ancien commissaire européen qui fut, par la suite, négociateur du Brexit pendant 4 ans, au nom des 27, proposait un “moratoire sur l’immigration”. Or, ceci ne se posait pas dans le contexte de la question afghane, mais dans le cadre de la préparation de sa propre campagne pour l’élection présidentielle de 2022. Car déjà les dirigeants de la droite classique avaient manifestement décidé de s’emparer de la question des trois “i” – islam, immigration, insécurité – qui préoccupent les citoyens. La situation résultant des événements de Kaboul ne devrait pas les voir faiblir dans cette détermination.

[1]. Bien avant les jacobins, c’est cet excellent roi mérovingien ami de la Mémoire qui avait aboli les distinctions de statuts entre Francs, Burgondes et Gallo-Romains.
[2] cf. “Les Afghans de France, une communauté grandissante et fragmentée” par Henri Seckel publié le 20 août 2021 à 06 h 52

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Alexandre del Valle : “L’Afghanistan est un réservoir de djihadistes en devenir”

L’autre vague – Kaboul : derrière le drame, l’agitation des immigrationnistes

réfugiés afghans

Profitant de la légitime émotion suscitée par les images de l’aéroport de Kaboul envahi par des milliers d’Afghans désespérés et terrorisés par l’arrivée des talibans, les officines immigrationnistes appellent déjà à un accueil massif des « réfugiés » en provenance du nouvel état islamique. Or s’il apparaît juste et normal d’exfiltrer vers notre pays les personnes qui ont directement aidé l’armée française sur place afin de leur éviter le sort tragique des harkis, il serait totalement irresponsable, pour ne pas dire suicidaire, d’inciter à la mise en place de nouveaux flux migratoires au nom du sacro-saint principe d’accueil des « réfugiés » de tous les pays en guerre ou en difficultés.

Lors de son allocution télévisée, Emmanuel Macron a d’ailleurs cherché à rassurer l’opinion sur ce point en affirmant qu’il convenait de « maîtriser » les éventuels flux migratoires provoqués par la déstabilisation de l’Afghanistan et que la France allait, conjointement à d’autres pays européens, mettre en place une « initiative » en ce sens dont il n’a pas précisé les modalités. On peut hélas douter de l’efficacité de celle-ci au regard de la catastrophique politique migratoire de ces dernières années et du laxisme systématique du gouvernement Macron dans ce domaine.

Par ailleurs, le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) a demandé de son côté que soient purement et simplement interdits les renvois forcés de ressortissants afghans vers leur pays, y compris les demandeurs d’asile dont la demande a été rejetée. Une telle mesure signifierait que la France devrait conserver sur son sol tous les Afghans qui y sont entrés illégalement, même ceux qui ont commis des crimes ou des délits. Au nom de quoi la situation à Kaboul justifie-t-elle que les Français aient à subir la présence prolongée (voire définitive) de voyous étrangers ? En dehors de l’habituel masochisme occidental, il n’y a aucune justification à une telle aberration.

De son côté, le Haut-Commissariat de l’ONU aux Droits de l’homme a demandé à la communauté internationale d’apporter tout son soutien aux Afghans qui se trouvent confrontés à un « risque imminent » dans leur pays, sous le nouveau régime taliban. Même si les talibans ont annoncé une « amnistie générale » pour tous les fonctionnaires d’Etat, les Afghans « en danger » sont potentiellement des centaines de milliers (depuis le début de l’année 550 000 personnes ont été déplacées à l’intérieur du pays du fait du conflit et de l’insécurité). L’appel de l’ONU est-il une incitation à accueillir cette nouvelle masse de migrants ? C’est malheureusement à craindre.

Face à la perspective d’un afflux de « réfugiés », la Turquie, elle, se barricade et construit d’urgence un mur le long de sa frontière avec l’Iran. Un exemple que les pays européens seraient bien inspirés de suivre afin d’éviter de nouveaux drames et une nouvelle accélération de la submersion migratoire.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 18 août 2021

La chute du gouvernement afghan pourrait entrainer l’arrivée de 3 millions de migrants en Europe

afghans

Le retrait progressif des troupes américaines d’Afghanistan risque d’entrainer un afflux de migrants en Europe et en particulier en France. Les pays européens sont divisés sur la conduite à tenir pour y faire face. Les enjeux considérables du conflit en cours en Afghanistan apparaissent grandement minimisés en France.

La décision de Donald Trump en 2018, confirmée par le nouveau président américain, Joe Biden, de retirer les troupes américaines d’Afghanistan est lourde de conséquences. Les islamistes locaux, les Talibans, ne cessent de faire reculer les troupes gouvernementales sur le territoire afghan, parfois sans combattre. Ils contrôlaient au 11 août 6 capitales provinciales sur les 34 que compte l’Afghanistan. L’application intransigeante de la loi islamique et les règlements de compte ont d’ores et déjà commencé à entrainer d’importants mouvements de population, tant à l’intérieur qu’en dehors du pays. Le pire pourrait bien être à venir.

La chute du gouvernement afghan pourrait entrainer l’arrivée de 3 millions de migrants en Europe

Dimanche 8 août, un travailleur humanitaire allemand qui a exercé son activité une vingtaine d’années en Afghanistan déclarait à la chaine de télévision allemande WDR : « Nous pouvons nous attendre à ce que près de trois millions d’Afghans prennent la route vers l’Europe dans un avenir proche ». Si cette prévision se réalisait, ce mouvement de population pourrait très largement surpasser ladite crise des migrants en 2015, au cours de laquelle près d’1,2 millions de migrants sont arrivés en Europe.

D’autres spécialistes tirent des signaux d’alarme sur les conséquences pour l’Europe d’un retrait précipité et désordonné des troupes américaines en Afghanistan. Des experts en géopolitique soulignaient ainsi en avril 2021 que la décision de Joe Biden de retirer les troupes américaines d’Afghanistan risquait d’entrainer une crise migratoire majeure, dont les premiers signes sont d’ores et déjà tangibles.

L’immigration afghane en Europe, un phénomène exponentiel

Après une baisse temporaire, les arrivées d’Afghans en Europe ont recommencé à augmenter fortement depuis 2019. Cette année-là, les Afghans étaient la deuxième nationalité la plus représentée parmi les demandeurs d’asile arrivés en Europe. Le nombre de demandeurs d’asile afghans en Europe a continué à augmenter en 2020, pour atteindre 10% des 471 000 demandes effectuées durant l’année.

En France, les Afghans représentent la nationalité la plus représentée parmi les demandeurs d’asile en 2019 et 2020. Selon les derniers chiffres communiqués par l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration, la tendance ne fait depuis le début de l’année que se confirmer.

La France est un pays attractif pour les Afghans souhaitant y déposer une demande d’asile : près de 4 demandes d’asile sur cinq y sont acceptées, un taux d’acceptation deux fois supérieur à celui de l’Allemagne.

Pour lire la suite, c’est ici !

Le président afghan déconseille à ses citoyens d’émigrer en Allemagne

10/09/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
« Les rues allemandes ne sont pas pavées d’or ». C’est ainsi que s’est exprimé Ashraf Ghani pour ouvrir les yeux des Afghans sur la réalité de l’émigration en Allemagne.

Qu’ils ne se fassent pas de faux espoirs en rêvant à une vie riche et luxueuse en Allemagne. Le président les prépare au fait qu’ils vivront en Allemagne des travaux ingrats, dans une situation probablement moins confortable que dans leur pays d’origine.

Il encourage finalement l’Afghanistan à exporter, plutôt que ses habitants, ses marchandises. Peut-être que les dirigeants des pays ciblés par l’immigration pourraient s’inspirer de tels discours ?

Anis Amri est allé dans une mosquée salafiste après l’attentat de Berlin !

Anis Amri Mosquee Berlin

Anis Amri Mosquee23/12/2016 – BERLIN (NOVOpress) : Anis Amri, le suspect numéro un de l’attentat de Berlin, s’est rendu dans une mosquée salafiste bien connue des services de police quelques heures après l’attaque au camion qui a fait 12 morts et 48 blessés. La presse allemande publie ce matin des images prises par des caméras de surveillance : elles attestent que le Tunisien en est sorti à 3 h 49 dans la nuit du lundi 19 au mardi 20 décembre, soit huit heures après le carnage, et qu’il y était déjà allé les 14 et 15 décembre !

De plus, si cette mosquée du quartier berlinois de Boabit a été perquisitionnée jeudi matin par la police, ses liens avec le terrorisme ne sont pas une découverte : des écoutes téléphoniques avaient déjà établi que cette mosquée était considérée comme « la mosquée de l’Etat islamique à Berlin » ! Elle était aussi connue pour être un lieu de retrouvailles des djihadistes du Daguestan. Et elle n’avait pas été fermée…

Anis Mari Mosquée Jour Attentat

La Cour pénale internationale soupçonne la CIA de crimes de guerre

cia

22/11/2016 – PAYS-BAS (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio CourtoisieLe bureau du procureur gambien Fatou Bensouda a annoncé disposer d’indices de crimes de guerre commis par la CIA, entre 2003 et 2004, contre des prisonniers afghans. Dans l’enquête préliminaire, il y est dit que les forces américaines auraient perpétré des actes de torture, traitements cruels et atteintes à la dignité sur des détenus afghans.

Fatou Bensouda estime « qu’il existe des motifs raisonnables pour croire que ces crimes ont été commis en application d’une ou plusieurs politiques visant à obtenir des renseignements au travers de techniques d’interrogatoire s’appuyant sur des méthodes cruelles ou violentes destinées à servir les objectifs américains dans le conflit en Afghanistan ». Les faits se seraient déroulés non seulement sur le territoire afghan mais aussi dans des centres secrets de détention en Pologne, en Roumanie et en Lituanie. Les procédures en cours doivent déterminer la demande d’autorisation d’ouverture d’une enquête ou non.

À quand un Tribunal pénal international pour les crimes de guerre américains ?

Yvan Blot : "L’Union européenne est un relais des Etats-Unis"

Source : Boulevard Voltaire
Ça commence à faire beaucoup d’erreurs de tir pour nos amis d’outre-Atlantique.

À Koundouz en Afghanistan, la semaine dernière, les missiles américains ont pulvérisé un hôpital de Médecins sans frontières, tuant 22 personnes et en blessant 37 autres, laissant derrière eux une scène macabre de désolation et de terreur. Si les talibans avaient attaqué cet hôpital, même par erreur, nous aurions tous parlé d’une attaque terroriste mais, s’agissant de nos amis de Washington, nous employons le terme plus feutré de « dommage collatéral ».

Ça commence à faire beaucoup d’erreurs de tir pour nos amis d’outre-Atlantique et lorsqu’on s’arrête quelques instants pour faire le calcul macabre du nombre de « dommages collatéraux » et de civils tués par les États-Unis d’Amérique (USA) ces dernières décennies, on a rapidement le vertige. En 1988, Washington abat un avion de ligne iranien, tuant 290 personnes dont 66 enfants. En 1991, les USA bombardent un abri anti-aérien, tuant 408 civils à Bagdad en Irak. En Serbie, en 1999, l’aviation américaine atomise un train de voyageurs, tuant 14 civils à Grdelica. Deux semaines plus tard, les avions de l’OTAN bombarderont délibérément l’immeuble de la Radio Télévision serbe, assassinant 16 journalistes dont le seul crime était de donner une autre version de la guerre que celle donnée par CNN et l’administration Clinton. Ce n’est pas la dernière fois que l’armée américaine réduira au silence des journalistes : les bureaux d’Al Jazeera seront soufflés à Kaboul en 2001 et ceux de Bagdad en 2003. Cette liste ne constitue, hélas, qu’un petit échantillon des horreurs commises par l’armée américaine dans le monde.

Lire la suite

Ce n’est pas de la propagande, c’est de la politique et de l’information

06/10/10/2015 – MÉDIAS (NOVOpress)
Dans la nuit du samedi 3 au dimanche 4 octobre, un hôpital de l’ONG Médecins sans frontières à Kunduz, en Afghanistan a été bombardé, très, très, probablement par l’OTAN, causant 22 victimes. Intéressant de noter comment est traité ce qui est un crime de guerre avéré par nos médias et politiques…  qui a parlé de propagande ?

Recherche hôpital bombardé par OTAN Valls: Pas de résultat

Recherche hôpital bombardé par OTAN Fabius: Pas de résultat

Recherche hôpital bombardé par OTAN BFMTV: Hôpital MSF bombardé : “On n’a aucune explication”
Le bombardement de l’hôpital de Médecins sans Frontières (MSF) dans la ville afghane de Kunduz, a fait 19 morts dans la nuit de samedi à jeudi. “Les bombardements ont perduré” alors même que les autorités avaient été alertées, a redit Mathilde Berthelot, responsable des programmes MSF en Afghan…

Recherche hôpital bombardé par OTAN HuffPost: Un hôpital de Médecins sans Frontières bombardé en Afghanistan, les États-Unis peut-être responsables

Islamisme radical et Internet : « 19HH » un « youtubeur » d’un genre particulier

Source : Minute (2732)
Expulsé vers sa terre natale du Sénégal à sa sortie de prison, Omar Omsen y avait développé son activité sur internet et avait largement étendu son influence dans la sphère musulmane francophone. Sur son compte sur la plate-forme vidéo YouTube (« omsen06 », toujours en ligne et consultable), on peut ainsi découvrir 23 vidéos, des séries thématiques divisées en plusieurs chapitres.

Les plus anciennes (« Histoire de l’humanité », « Preuves de l’existence d’Allah ») ont cinq ans tandis que la série la plus récente (« Destination… la terre sainte ») a seulement un an. Les vidéos du prédicateur cumulent près de 750 000 visionnages, auxquelles on pourrait ajouter encore 100 000 vues sur d’autres comptes reprenant ces mêmes vidéos. La série ayant rencontré le plus franc succès étant celle consacrée à « la vérité sur la mort de Ben Laden ». Omar Omsen était en effet un grand admirateur du fondateur d’Al-Qaïda.

Dans leur rapport « La métamorphose opérée chez les jeunes par les nouveaux discours terroristes » (publié en novembre 2014, dans le cadre des travaux du Centre de prévention contre les dérives sectaires liées à l’islam), Dounia Bouzar, Christophe Caupenne et Sumayman Valsan rapportent ainsi que le nom choisi par Omar Omsen pour désigner ses productions vidéo, « 19HH », est un hommage aux attentats du 11 septembre 2001. Le chiffre 19 fait référence aux « 19 Magnifiques », terme employé par Oussama Ben Laden pour désigner les terroristes du 11 septembre, et les deux H représentent les tours jumelles de Manhattan frappées lors de l’attaque. Les auteurs considèrent ainsi qu’à travers ce code, « Omar Omsen leur rend ainsi hommage de manière subtile sans faire de lien direct avec Al Qaida, pour ne pas effrayer les internautes en phase de découverte du processus et non encore totalement radicalisés ».

Visuellement, les vidéos réalisées par Omar Omsen sont étonnantes : on y retrouve entremêlées des images d’actualités, des images de films et des effets spéciaux détournés de leur usage ou sens original, des évocations religieuses à travers des chants, des prières, des vidéos de prédications. Le tout est relié par des textes apparaissant à l’écran, ou par la voix off d’Omar Omsen, qui viennent donner du sens
à l’ensemble. Pour nos yeux, ces vidéos sont pour le moins déconcertantes et l’on pourrait peiner à croire en leur impact réel. Mais pourtant…
Interrogée par France Info, Donia Bouzar a témoigné qu’un tiers des 350 cas d’endoctrinement sur lesquels elle a travaillé a été influencé par les vidéos réalisées par Omar Omsen…

À travers ses vidéos, L’émir djihadiste de YouTube a été l’un des principaux recruteurs de musulmans partis de France pour mener le djihad en Syrie.

Le djihadiste Omar Omsen est mort, au suivant !

Source : Minute (2732)
L’émir de YouTube n’a fait que du mal

La mort d’Omar Omsen a été annoncée dans la nuit du 7 au 8 août. À travers ses vidéos diffusées sur internet, il a été l’un des principaux recruteurs de musulmans partis de France pour mener le djihad en Syrie. Retour sur la vie criminelle d’un Sénégalais de Nice, d’un voyou devenu pourvoyeur en fous d’Allah.

En décembre 2011, une trentaine de jeunes musulmans, majoritairement issus des quartiers Est de Nice, préparent leur départ pour mener la guerre sainte en Afghanistan. Ils entendaient gagner le pays via la Tunisie puis la Libye. À la tête de leur groupe, un « gourou » : Omar Omsen, de son vrai nom Oumar Diaby, Omsen étant un diminutif pour « le Sénégalais ». Le projet va tomber à l’eau, bêtement.
Le 9 décembre 2011, Omar Omsen se rend à la gare Centrale de Nice pour y accueillir deux nouvelles recrues. Omar Omsen fait l’objet d’un banal contrôle d’identité puis il est interpellé. « Y aura-t-il une association quelconque pour reprocher un inopportun contrôle au faciès ? » ironise Philippe Vardon en évoquant cette arrestation dans son livre l’imam Estrosi, consacré à l’islamisme à Nice.

En réalité, ce ne sont pas ses activités politico-religieuses et un signalement des services de renseignement qui sont à l’origine de cette arrestation : l’ancien délinquant a été rattrapé par une vieille affaire de trafic de pièces de voiture pour laquelle il n’a pas purgé sa peine. Le passé criminel d’Omar Omsen se rappelle à lui, et les rêves de djihad afghan de trente jeunes musulmans s’évanouissent en même temps qu’il retourne en prison.

En contact avec Mohamed Merah ?

Ce n’est pas une première pour le Sénégalais (il est né au Sénégal et n’est arrivé en France qu’à 7 ans). Omar Omsen a grandi dans le quartier « sensible » de l’Ariane, à Nice. En 1995, celui qui n’est pas encore Frère Omsen est incarcéré pour une tentative de meurtre. Il a volontairement percuté un homme en voiture dans le cadre de règlements de comptes entre les bandes rivales des quartiers de l’Ariane et des Moulins. Cela aurait dû suffire pour le mettre hors d’état de nuire, mais non : après seulement cinq années en détention, on le retrouve encore mêlé à des affaires de braquages. Qui n’ont pas plus de conséquences…
C’est à partir de 2005, après un retour à la religion opéré derrière les barreaux – ben tiens ! –, qu’on va le retrouver prêchant au bas des tours de la cité Bon-Voyage, toujours dans les quartiers Est de Nice, ou aux abords de son stade de football. Il ne se contente pas de prêcher en direct puisqu’il est aussi l’un des premiers à se lancer dans la réalisation de vidéos islamistes diffusées sur internet.
C’est en réalité à la lumière de l’affaire Merah – soit trois mois plus tard – que l’arrestation survenue en gare de Nice en 2011, les projets de départ vers l’Afghanistan et l’existence du prédicateur Omar Omsen sont révélés par la presse locale puis diffusés par les médias nationaux. C’était l’heure du grand déballage, d’autant plus que l’on soupçonnait alors Omar Omsen d’avoir été en contact avec le tueur de Toulouse.

Omar Omsen, interrogé en février 2014 dans l’ouvrage de David Thomson (journaliste de RFI spécialiste du djihadisme) « Les Français djihadistes », niera tout contact direct et encore plus toute complicité avec Merah. Il admettait en revanche que ce dernier était « amateur » de ses vidéos et qu’ils avaient échangé via la messagerie du réseau social Facebook…

Lire la suite

État islamique : l’impuissance occidentale de plus en plus criante

24/06/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

L’État islamique continue son entreprise de terreur. Ses partisans ont diffusé depuis hier une vidéo montrant l’exécution de 16 hommes dans des conditions atroces. Cinq d’entre eux sont morts noyés dans une cage plongée dans une piscine, alors que quatre autres ont été enfermés dans une voiture détruite par un tir de lance roquette. Enfin les sept autres ont été décapités par l’explosion d’un câble qui reliait leurs têtes.

Sur le plan militaire, l’État islamique progresse t il ?
Enraciné en Irak et en Syrie, il recule face aux Kurdes au nord de la Syrie. Les forces kurdes ont en effet repris une large part de la zone frontalière avec la Turquie, poussant hier en direction de la base militaire de Ayn Issa. (La source de Jésus).
Ailleurs, l’État islamique reste en place et reçoit l’allégeance de groupes d’autres pays, en Libye, mais aussi en Afghanistan ou à Gaza.

Certains djihadistes avaient explicitement menacé d’envoyer leurs partisans en Europe via des embarcations de clandestins. Comment l’UE réagit elle ?
Une mission navale de l’Union européenne vient d’être lancée avec comme objectif de détruire les embarcations utilisées par les trafiquants. Mais le gouvernement libyen a déclaré que tout bateau européen qui pénétrerait sans permission dans ses eaux territoriales sera bombardé sans ménagement.

Le chaos progresse donc au Moyen-Orient ?
En effet, des Druzes israéliens ont lynché des djihadistes syriens blessés dans l’ambulance qui les transportait vers un hôpital israélien. Les Druzes de l’État hébreu craignent que l’insurrection syrienne ne massacre leurs frères de Syrie.

Crédit photo : Capture d’écran des images de combats entre kurdes et djihadistes de l’Etat islamique autour de Tal Abyad. Images ANHA diffusées par lemonde.fr le 16 juin 2015


Un important agent de la CIA trahi par la Maison‑Blanche

Un important agent de la CIA trahi par la Maison‑Blanche

27/05/2014 – WASHINGTON (NOVOpress/Bulletin de réinformation)
C’est une incroyable erreur qui a été commise par l’administration Obama ce dimanche en dévoilant par mégarde, par courriel, le nom du chef de station de la CIA en Afghanistan aux journalistes voyageant avec Barack Obama à Kaboul dimanche.

Les différents organes de presse ont assuré qu’ils garderaient le fameux nom pour eux, à la demande de l’administration Obama qui les a avertis que le diffuser ferait courir un grand risque à l’agent et à sa famille. Mais le courriel aurait circulé entre 6.000 personnes ! L’effet papillon, petite cause grande conséquence dirait certains. Ou lorsque l’étourderie de quelques bureaucrates peut mettre en danger la vie d’une famille.

Ceci était déjà arrivé pour un officier de la CIA au Pakistan. Celui-ci menacé de mort avait du être exfiltré par l’agence.

Crédit photo : United States federal government, via Wikipédia, domaine public.

USA : Une impuissante arrogance, la politique internationale américaine a perdu sa boussole

USA : Une impuissante arrogance, la politique internationale américaine a perdu sa boussole

Photo ci-dessus : la Maison-Blanche.

Les USA continuent à se comporter comme s’ils étaient le phare du monde et l’unique super puissance. Ils se mêlent donc de tout, jugent et interviennent quand ils le peuvent. Ils le font sans tenir compte de leurs erreurs passées. Ils n’arrivent plus à s’en tenir à une doctrine cohérente et efficace. En fait, ils ont été incapables de s’adapter raisonnablement à la chute de l’URSS. Ils sont devenus relativement surpuissants au moment même où leur domination internationale reculait. Ils ne l’ont pas admis, ni géré. Il y a un échec américain et même un aventurisme qui rend le monde moins sûr depuis la fin des deux blocs.

La lutte contre le terrorisme islamique aurait pu être la colonne vertébrale d’une diplomatie combattante contre les tenants d’un obscurantisme religieux universel. Mais il n’en a rien été. Le péché original reste sans doute la guerre inutile et imbécile contre l’Irak. Ce pays n’existe plus. Le modèle  de démocratie multiculturelle et ethnique que les Usa voulaient offrir au monde arabo-musulman est un chaos sanglant. Un  pays divisé, éclaté, une insécurité qui explose et des élections inutiles sont là pour le prouver.

Lire la suite