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RIchard Ferrand

La République en marche : nouvelle extension du domaine des casseroles

03/06/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Décidément, chaque jour apporte son lot de révélations sur les turpitudes qui agitent la Macronie

Oui, à tel point qu’on a un peu de mal à suivre. Prenons le cas Bayrou, le « M. Propre » du gouvernement, celui qui porte la loi sur la « moralisation de la vie publique ». François Bayrou et le Modem n’en font pas moins l’objet de trois accusations d’emplois fictifs. Deux de ces accusations concernent directement Marielle de Sarnez, la nouvelle ministre des Affaires européennes. L’une d’elles s’appuie sur le témoignage éloquent de Corinne Lepage, dans son livre « Les mains propres », publié en 2014.

Le cas Ferrand est à soi seul un roman

Nouveau tournant dans l’affaire Richard Ferrand : hier, sous la pression de l’association Anticor, le Parquet de Brest décidait d’ouvrir une enquête préliminaire à propos des liens troubles de M. et Mme Ferrand avec les Mutuelles de Bretagne. Il pourrait être suivi par le Parquet national financier, jusque là d’une indulgence curieuse. Rappelons qu’au cours de la campagne présidentielle, Richard Ferrand avait déclaré, je cite : « François Fillon souille tous les élus de France !».

Mais ce n’est pas tout…

Citons pêle mêle : dans son livre « Maman travaille, mode d’emploi », de 2010, Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, donne des conseils aux jeunes femmes pour… frauder la Sécurité sociale ! En 2012, Olivier Serva, candidat LREM, qualifiait l’homosexualité d’« abomination ». Que fait le lobby LGBT ? Véronique Avril, autre candidate LREM, loue un appartement à une famille dans un immeuble frappé d’un arrêté de péril, ce qui est tout à fait illégal. Stéphanie Jannin, autre candidate LREM, est visée par une enquête pour prise illégale d’intérêt dans l’affaire de la construction de 63 logements sociaux à Montpellier. Houmria Berrada, autre candidate LREM, a été exclue de l’école des avocats de Lille en 2010 après sa condamnation pour falsification de diplôme. Etc., etc.

RIchard Ferrand

Pourquoi Richard Ferrand doit démissionner, par Ivan Rioufol

Le “nouveau monde” singe l’ancien. La macromania – cette pensée unique relayée par une presse unique qui annoncent le parti unique – se montre incapable de la moindre autocritique. Elle devient une sorte de “macrocrature”, c’est-à-dire une démocratie réservée aux membres du club : rien n’existe en dehors du sérail.

C’est particulièrement visible dans l’affaire Richard Ferrand. Le ministre de la cohésion des territoires, un des piliers d’En Marche !, n’avait pas de mots assez cruels contre François Fillion. Il l’avait accusé d’avoir “souillé tous les élus de la République” avec ses histoires de costumes, de népotisme, de contrats dans sa société de conseil. Or voici que Ferrand reprend à son tour les indignations du candidat LR, pour se disculper lui-même d’avoir embauché son fils comme assistant parlementaire et, surtout, d’avoir pistonné sa compagne, avocate, dans une fructueuse affaire immobilière liée à sa position de l’époque de directeur général des Mutuelles de Bretagne.

Ce lundi, dans Le Parisien, l’avocat à l’origine de l’opération immobilière parle d’une “manœuvre” qui l’”avait beaucoup choqué”. Alors que Ferrand assure n’avoir pas été partie au contrat, la promesse de vente du bien incriminé a bien été signée par lui. Favoritisme, népotisme, enrichissement sans cause sont les moindres griefs qui peuvent être faits au ministre donneur de leçons de morale. Ne serait-ce que par cohérence et honnêteté intellectuelle, il devrait démissionner.

Les histoires d’arroseurs arrosés sont toujours plaisantes. Ferrand, trempé jusqu’à l’os, persiste à se dire “honnête”. L’arrogance est la marque de fabrique de la macrocrature. Elle a même déteint sur les petites mains, à lire la justification qui avait été donnée par le cabinet de Ferrand pour justifier l’emploi du rejeton : “Je vous invite à aller faire un tour en Centre Bretagne. Ce n’est pas simple de trouver un jeune, volontaire, pour travailler cinq mois, qui sait lire et écrire correctement, aller sur internet”. Ferrand s’est désolidarisé par la suite de cette formulation. Il n’empêche : elle dit bien le mépris de classe qui se devine chez ces hauts technocrates, hauts diplômés, hauts techniciens, hauts financiers, pour les ploucs de Centre Bretagne ou d’ailleurs, présumés illettrés sinon alcooliques.

En réalité, cette élite qui se pousse du col ferait mieux d’atterrir rapidement avant de s’enfoncer dans les sables mouvants d’une politique de moralisation nombriliste. Répétons-le : la vraie morale, c’est le courage de la vérité. Elle devrait inviter d’ailleurs le chef de l’Etat à dévoiler les noms des plus riches donateurs qui ont financé sa campagne (15 millions d’euros au total) afin d’écarter les soupçons de conflits d’intérêts pouvant dicter certains aspects de sa politique. Il est vrai que cette suggestion, déjà faite ici, n’a reçu aucun écho de l’opposition. Celle qui n’a pas rejoint En marche ! reste couchée.

Ivan Rioufol

Texte daté du 29 mai et repris du blog d’Ivan Rioufol

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Le directeur de cabinet d’Alain Juppé devant la justice

L’ex-président du conseil départemental du Lot-et-Garonne, Michel Diefenbacher et son ancien directeur de cabinet, Ludovic Martinez, actuel directeur de cabinet d’Alain Juppé à la mairie de Bordeaux, ont été renvoyés devant le tribunal correctionnel d’Agen dans une affaire de « frais de bouche », a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Michel Diefenbacher, à la tête du Lot-et-Garonne sous l’étiquette UMP de 2004 à 2008, et Ludovic Martinez, son directeur de cabinet de 2001à 2007, avaient été mis en examen en 2014 pour « octroi d’un avantage injustifié par une personne dépositaire de l’autorité publique« . L’instruction ouverte à Agen avait fait suite à une plainte contre X déposée en 2010 par Pierre Camani, actuel président PS du Conseil départemental et sénateur du Lot-et-Garonne.

Les faits mis en cause concernent l’attribution d’un marché de frais de bouche au Conseil départemental pour un montant estimé entre 200 000 et 300 000 euros, entre 2005 et 2007, liées à un éventuel non-respect de la procédure d’attribution de marchés publics. « C’est extraordinaire qu’on renvoie le président du Conseil général, ce n’est bien évidemment pas lui qui s’occupait de ces choses-là », a réagi auprès de l’Agence France-Presse Me Michel Dufranc, avocat de Michel Diefenbacher. « C’est l’administration qui n’a pas joué son rôle. On ne comprend pas pourquoi le directeur général des services n’est pas poursuivi« , a-t-il poursuivi.

Joint par l’Agence France-Presse, Ludovic Martinez, directeur de cabinet d’Alain Juppé (LR) à la mairie de Bordeaux depuis 2008, s’est dit « très serein« . « C’est une affaire bizarre. Il n’y a eu ni enrichissement personnel, ni fausse facture, ni préjudice pour la collectivité. Cette affaire n’est pas de notre responsabilité, mais de celle de l’administration« , a-t-il ajouté. La responsable de l’entreprise de traiteur a également été renvoyée dans cette affaire. La date du procès n’est pas encore connue.

Article repris d’Infos Bordeaux (avec AFP).

Vu sur Twitter

Les politiques comme les chefs d’entreprise impliqués dans des affaires s’en sortent bien !

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Affaire Sarkozy, affaire Taubira : à l’UMPS, les chiens sont lâchés

Affaire Sarkozy, affaire Taubira : à l’UMPS, les chiens sont lâchés

15/03/2014 – PARIS (NOVOpress/Kiosque courtois) – A gauche, la chasse au Sarko bat son plein : «Pervers», «dealer», «voyou»… Après deux semaines d’une série d’affaires visant l’UMP, les noms d’oiseaux se sont mis à fuser jeudi au PS à l’encontre de l’ex-président de la République, qui fait l’objet d’une enquête pour trafic d’influence. Les juges soupçonnent l’ancien locataire de l’Elysée rien moins que d’avoir bénéficié des largesses du clan Kadhafi dans le cadre du financement de sa campagne électorale de 2007. A droite, le tir à la Taubira est devenu le sport branché. « Espionnage politique », « oligarchie de menteurs » « mensonge d’Etat » : ténors et seconds-couteaux de l’UMP réclament à l’unisson la démission de la garde des sceaux, après la révélation de la mise sur écoute de Nicolas Sarkozy depuis un an.

Le PS est-il en mesure de sauver le soldat Taubira ?

Christiane Taubira semble désormais sur un siège éjectable. A quelques semaines des élections municipales, l’indépendantiste guyanaise est absolument calamiteuse pour la crédibilité de l’exécutif PS. Mercredi elle a déclaré “Je n’ai pas menti” tout en exhibant (photo) à l’appui de son affirmation des documents pour lesquels le zoom d’un bon appareil photo a montré qu’ils prouvent qu’elle a menti. A-t-elle perdu la tête, ou pense-t-elle que tout lui est autorisé, en se protégeant derrière un soi-disant racisme des Français ?

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Emmanuel Ratier sur l’affaire Cahuzac et sur Mediapart

Dans le Libre Journal de la résistance française sur Radio Courtoisie, Emmanuel Ratier le 3 avril 2013 s’entretenait avec Jean-Yves Le Gallou, président de Polémia et Benjamin Dormann, chef d’entreprise, écrivain, au sujet de l’affaire Jérôme Cahuzac et au sujet de Mediapart et son directeur Edwy Plenel.
Au passage sont aussi évoqués François Hollande, Valérie Trierviller, et leur déclaration de patrimoine.

Comme toujours Emmanuel Ratier nous permet de mieux comprendre le dessous des cartes…

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Le business familial de Christiane Taubira - Cayenne c'est pas le bagne…

Le business familial de Christiane Taubira – Cayenne c’est pas le bagne…

Gouverner, c’est prévoir. Gérer son patrimoine aussi. Christiane Taubira, femme avisée, a pourvu ses quatre enfants d’un terrain idéalement placé à Cayenne et acheté dans les meilleures conditions. De même a-t-elle eu le nez creux en mettant fin à une de ses sociétés deux jours avant son entrée au gouvernement. Prenez un garde des Sceaux, ses enfants, son ex-époux, ajoutez du business et de la politique à la mode guyanaise, et vous aurez la famille Taubira au complet.

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