L’affaire Mila, ou les leçons de la “racaillisation” de la France

Le déferlement de haine et de menaces qui s’est abattu sur Mila après que quelques phrases de sa part ont été publiées sur les réseaux sociaux témoigne du renoncement de la France à défendre ses valeurs, estiment Jean Messiha et Frédéric Amoudru, ancien cadre d’une grande banque française.

Une jeune fille, comme des millions d’internautes, “tchate” sur Instagram et se livre à une foule d’anonymes. Une racaille s’en mêle et s’adonne à ce que tant de femmes et de jeunes filles doivent supporter dans l’espace public comme dans l’espace digital : les gauloiseries (si on peut encore utiliser ce termes sans être traité de raciste) et les réflexions salaces. Elle révèle son homosexualité et dit ne pas avoir envie de coucher avec un « renoi » ou « rebeu », ce qui est encore permis dans notre pays (mais pour combien de temps encore ?). S’ensuit une bordée d’injures homophobes et sexistes « au nom d’Allah ». Piquée au vif, la jeune fille contre-attaque et dit, en termes crûs, ce qu’elle pense de cette religion qu’on lui jette à la figure, alors que son tchat n’avait rien à voir avec les questions de foi.

Ce qui aurait pu n’être qu’une embrouille entre jeunes ou moins jeunes, comme il y en tant sur la toile, a tourné à un pugilat devenu viral sur la toile et a happé dans ses filets la société et l’Etat.

Le déferlement de haine et de menaces qui s’est abattu sur cette jeune française appartenant à un vieux peuple imprégné de judéo-christianisme mais volontiers blasphémateur, fortement laïque mais attaché à ses racines, est à la fois incroyable et tellement prévisible. Il résulte largement de l’ensauvagement et de la “racaillisation” que subit notre pays, au fur et à mesure du changement de paysage humain que les élites “humanistes” et “progressistes” lui ont imposé. Car – et ne nous y trompons pas – la très grande majorité de ceux qui voulaient une « punition » pour Mila, punition allant bien sûr jusqu’à la mort, est issue de cette immigration venue d’une partie du monde où l’intolérance religieuse, le sexisme et l’homophobie sont prédominants, même s’il existe une minorité musulmane éclairée et, pour ce qu’il en reste, chrétienne, juive ou non-croyante.

Mais ce qu’il y a de plus intéressant, c’est que Mila n’est pas seulement la cible de légions de “Mohammed”, “Yacine”, “Leïla” ou “Yasmine”, mais également de “Kevin” et autres “Jennifer”, qui ont pris fait et cause pour l’« honneur » d’une religion dont ils ne savent rien, ou par « solidarité » avec leur « potes ».

Pourquoi ? Parce que l’on a appris à cette jeunesse européenne que chanter « Jésus est pédé » c’est cool, mais que dire que l’« islam c’est de la merde » après avoir été traitée de « sale gouine », « sale pute », etc. au nom de l’islam est une abomination qui mérite opprobe et châtiment. Insulter la religion dont a émergé notre civilisation, qui a aidé à vivre et mourir avec l’espérance d’un monde meilleur les générations qui nous ont précédé, qui a poussé des hommes et des femmes à construire les plus beaux édifices de l’humanité, à écrire, peindre, sculpter, dessiner chanter des merveilles insondables etc., « ce n’est rien ». Mais rentrer dans le lard d’un connard qui vous insulte au nom de sa religion, étrangère et encore minoritaire, ça c’est intolérable. Un droit au blasphème à géométrie variable en somme.

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Jérôme Blanchet-Gravel : « Affaire Mila : les islamistes ont réussi à imposer en France leur vision ! »

Le site Boulevard Voltaire a publié un entretien exclusif de Jérôme Blanchet-Gravel. Cet essayiste québécois revient sur l’Affaire Mila et s’inquiète notamment des résultats du récent sondage selon lequel 50% des Français désapprouvent le droit au blasphème. Pour Jérôme Blanchet-Gravel, cette information montre que les islamistes ont réussi à imposer, en France leur vision en faisant croire à une équivalence entre race et religion…

Jérôme Blanchet-Gravel, que vous inspire l’affaire Mila ?

Cette affaire confirme d’abord que la liberté d’expression recule dangereusement, même en France, pays censé en être le phare mondial. Certains commentaires émis par Mila dans sa vidéo devenue virale sont maladroits, voire vulgaires, ce qu’elle reconnaît elle-même. En revanche, le droit de blasphème faisait, jusqu’à récemment, partie de la culture française : les réactions démesurées contre Mila prouvent que ce droit est remis en question. Nous vivons dans une société où il est permis et même bien vu de se moquer publiquement de la tradition chrétienne. On l’a encore constaté récemment avec cet humoriste qui a qualifié Jésus de « pédé » à la radio. Mais l’islam, lui, serait intouchable.

Les apôtres de la diversité culturelle ne veulent pas interdire la critique de toutes les religions, mais précisément celle de l’islam. Le sort réservé aux religions juive et chrétienne importe très peu, pour eux. Au contraire, ces religions sont présentées comme les piliers idéologiques de l’impérialisme, l’intolérance et la colonisation. L’islam, lui, serait une grande religion de paix et d’amour : il aurait même le pouvoir de nous ramener à la concorde du califat de Cordoue. Quelle chance avons-nous !

Le sondage récent selon lequel 50% des Français désapprouvent le droit au blasphème est extrêmement inquiétant. Cette donnée montre que les islamistes ont réussi à imposer, en France, leur vision. Ils ont réussi à faire croire à une équivalence entre race et religion. Toute critique de l’islam est perçue comme une forme de racisme, alors que les Occidentaux dénigrent sans retenue leur propre héritage religieux. Mais, surtout, l’émotion est en train de supplanter la raison : la simple offense ressentie par un croyant zélé est considérée comme un véritable argument. Notre monde est de moins en moins rationnel.

#JeSuisMila et #JeNeSuisPasMila, visiblement, le débat contemporain à l’ère des réseaux sociaux refuse la nuance… Qu’en pensez-vous ?

J’avoue qu’il y a quelque chose de manichéen dans ce débat. Toutefois, à choisir, je suis Mila sans hésiter. Pour bien comprendre l’évolution des mentalités, il faut nous replonger à l’époque des suites de l’attentat de Charlie Hebdo, en janvier 2015. Un « Je ne suis pas Charlie » avait émergé et choqué, mais cette posture réactionnaire était beaucoup moins répandue que le « Je ne suis pas Mila ». L’opinion publique s’était massivement rangée derrière Charlie, ce qui n’est pas le cas pour Mila. Bien sûr, l’attentat de Charlie Hebdo a été particulièrement dramatique et violent, mais je ne sous-estimerais pas les centaines de menaces de mort et de viol reçues par Mila, qui demeure une jeune femme homosexuelle de 16 ans, faut-il le rappeler. D’ailleurs, où sont les féministes en vogue pour dénoncer frénétiquement la culture du viol ?

Le « Je ne suis pas Mila » témoigne d’un recul de la liberté de pensée corollaire à la radicalisation des sensibilités religieuses. La France s’enfonce dans l’émotivité superstitieuse et le politiquement correct. Par le fait même, elle renie son noble héritage.

On a tendance à regarder nos cousins outre-Atlantique comme des paladins de la liberté d’expression. Est-ce vraiment le cas ?

Oui et non. Le Québec est très influencé par la gauche multiculturaliste américaine, en particulier sa petite élite montréalaise, qui se complaît dans le confort de la consanguinité intellectuelle. Par sa simple position géographique, le Québec subit l’influence d’un monde anglo-saxon qui renoue plus que jamais avec son héritage puritain. Dans son rapport à la sexualité comme à la religion.

Toutefois, l’élection du gouvernement nationaliste du désormais Premier ministre François Legault, en octobre 2018, a redonné un élan aux défenseurs de la liberté d’expression au Québec. S’il lui manque quelque peu de profondeur intellectuelle, ce gouvernement a le mérite ne pas se soumettre au politiquement correct. C’est un vent de fraîcheur. En ce qui a trait aux thèmes comme « l’islamophobie » et le multiculturalisme, nous retrouvons au Québec sensiblement la même polarisation qu’en France, mais en version miniature.

Quel est l’adversaire, en ce cas ? Le politiquement correct ou la volonté d’une minorité religieuse visible ?

Le politiquement correct et le multiculturalisme se renforcement mutuellement : ils ont été fabriqués dans le même moule. Pour défendre la liberté de pensée, il faut renouer avec le débat raisonné et cesser de considérer la moindre réaction émotive comme un argument intelligent.

Sinon, ce qui est intéressant à observer, c’est la hiérarchie des différences scrupuleusement respectée par nos supposés défenseurs de la diversité intégrale. La diversité est loin d’être défendue sous toutes ses coutures. La race et la religion l’emportent sur la diversité sexuelle. Comme lesbienne de 16 ans, Mila fait théoriquement partie de la diversité. Cependant, Mila est blanche et a osé critiquer une religion étrangère. La diversité sexuelle est à la mode, mais surtout quand elle est « intersectionnelle ». Le progressiste 2.0 fera toujours passer la sensibilité d’un « colonisé » avant la différence sexuelle d’un « colonisateur ». Mila en paie le prix fort aujourd’hui.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Affaire Mila : les lobbies couchés devant l’islam, par Franck Deletraz

L’« affaire Mila », du nom de cette jeune Iséroise de 16 ans menacée de mort et bannie de son lycée pour avoir osé critiquer l’islam sur Internet, est-elle en passe d’être réglée ? Si la nouvelle de sa prochaine rescolarisation dans un autre établissement porte aujourd’hui les grands médias à le croire, la chose est cependant encore loin d’être acquise, tant la polémique suscitée par ses propos risque de poursuivre la jeune fille. Une polémique au cours de laquelle chacun aura pu constater une fois de plus le haut degré d’islamisation de notre pays, mais aussi cette incroyable lâcheté dont font preuve les lobbies féministes et LGBT face à l’islam.

Au départ de cette affaire, rappelons-le, une vidéo publiée sur Instagram le 18 janvier dernier, dans laquelle la jeune fille avait osé critiquer l’islam en des termes, il est vrai, assez crus (Présent du 28 janvier). Des propos que les grands médias s’étaient empressés de rapporter, sans prendre le soin d’ailleurs de préciser que si Mila s’était montrée si grossière c’est parce qu’elle répondait à un internaute d’origine maghrébine qui l’avait auparavant traitée de « sale gouine », de « sale pute », et de « sale Française ». Une dernière insulte qui, au passage, n’aura d’ailleurs quant à elle suscité aucune réaction d’indignation de la part de nos « bonnes consciences » politico-médiatiques… Quoi qu’il en soit, cette réponse de Mila lui avait immédiatement valu d’essuyer un flot d’injures et de menaces de mort de la part de ses « camarades » sur les réseaux sociaux, entraînant jusqu’à sa déscolarisation immédiate du lycée Léonard-de-Vinci de Villefontaine (Isère). Et l’on comprend pourquoi, quand, par quelque indiscrétion médiatique, on apprend que cet établissement de 1 400 élèves basé dans la banlieue de Lyon ne compte pas moins de… 70 % de musulmans !

Autant dire qu’ici, comme dans tous les établissements scolaires perdus dans les banlieues ethniques de notre pays, les mahométans ont depuis longtemps déjà imposé leurs lois, leurs mœurs et la terreur qui les accompagne immanquablement aux autres élèves, voire à la direction de l’établissement elle-même. Pour preuve, l’incroyable mutisme observé depuis le début de cette affaire par le proviseur du lycée Léonard-de-Vinci. Il est vrai que, aux dires des rares élèves qui ont osé témoigner anonymement, les « débats » organisés à cette occasion par les professeurs du lycée sur le « droit au blasphème » auraient manqué de peu de tourner à l’émeute et au pugilat…

« Mansuétude pour le patriarcat arabo-musulman »

Cependant, ce qui aura peut-être été le plus frappant dans cette affaire, c’est l’incroyable lâcheté dont auront fait preuve ces lobbies féministes et LGBT d’habitude si prompts à monter au créneau lorsque l’un de leurs membres fait l’objet de critiques. Ainsi, alors que ladite Mila se dit ouvertement féministe et lesbienne, celle-ci n’aura pas reçu le moindre soutien, même timide, des pro-LGBT et autres féministes ! C’est que, comme le notait très justement Eric Zemmour dans Le Figaro, « pour nos féministes nouvelle vague, le patriarcat honni est seulement celui du mâle blanc occidental de culture chrétienne – d’autant plus une cible qu’il est déjà à terre. En revanche, elles ont la plus grande mansuétude pour le patriarcat arabo-musulman, exotique et associé à des populations qui sont, aux yeux de nos nouvelles dames de charité, d’éternels prolétaires victimes ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 10 février 2020

Mila: qui n’a dit mot consent

59% des jeunes soutiennent les harceleurs et se prononcent pour l’interdiction du blasphème. Céline Pina s’inquiète: l’Affaire Mila nous parle de la fin de notre république, selon elle.

En ce début février, le sondage révélé par Charlie Hebdo suite à l’affaire Mila et portant sur le droit au blasphème a de quoi faire frémir. Une jeune fille risque sa vie alors qu’elle n’a rien fait de mal et 50% des Français, au lieu de la soutenir, défendent la sacralisation d’une religion en utilisant les mots des islamistes, dont un qui fut naguère beau mais justifie aujourd’hui toutes les soumissions : le respect.

Pire encore, dans ce sondage, ceux qui font le plus profession d’inhumanité sont les plus jeunes. Entre un être humain menacé et les justifications de ceux qui le menacent, 59% des 18/25 ans soutiennent les harceleurs et se prononcent pour l’interdiction du blasphème. Et pourtant dans le contexte actuel, on ne parle pas en théorie. La question n’est pas hypothétique. Le réel montre ce qu’induit la notion de blasphème : la validation de la haine d’autrui qui peut aller jusqu’à la justification de l’assassinat et du terrorisme. L’histoire des caricatures de Mahomet nous l’a déjà raconté. Cela s’est fini par le massacre de Charlie Hebdo. Aujourd’hui, il suffit de lire les insultes adressées à Mila, et de constater que sa sécurité ne peut plus être assurée, pour en avoir un nouvel exemple.

Nous nous demandons quel monde nous allons laisser à nos enfants, mais si la vraie question était à quels enfants, nous allons laisser le monde ? À des jeunes droits, debout et courageux comme Mila, ou à des nervis et des lâches comme ceux qui la menacent de mort et de viol parce qu’elle ose critiquer l’islam, eux-mêmes flanqués de la longue cohorte des imbéciles qui lui apporte son soutien.

Respect, frérot !

Au vu de tous ceux qui, de fait, cautionnent les menaces, en croyant en appeler au « respect », il faut être clair : ils ne sont pas dans le camp du Bien et de la tolérance. Ils ont choisi le camp des salauds, ils se sont fait les valets de la violence et les complices d’actes et de paroles plus qu’odieuses. Aujourd’hui, si la vie de Mila est en danger, c’est aussi et surtout à cause de leur complaisance. Si le tollé contre cette injustice était unanime, notre indignation serait son bouclier, la révolte de la jeunesse, son armure et la réaction des élites, son épée. Face à cela, ses harceleurs baisseraient les yeux, il n’y aurait pas d’affaire et nous ne tremblerions pas en redoutant que nos enfants, pour un mot sur l’islam, pourraient voir leur vie gâchée.

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I-Média – Face au courage de Mila, la soumission des médias

10/02/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Lundi 3 février, Mila, qui est menacée de mort pour avoir critiqué l’islam, était invitée dans l’émission Quotidien de Yann Barthès.

Courageuse, elle n’a rien lâché. Au contraire de nombreux journalistes et chroniqueurs qui nous ont donné un exemple parfait de soumission.


Belloubet paradigme de la terrorisation, par Jean-Gilles Malliarakis

Les déclarations lamentables sur l’affaire Mila de l’actuelle garde des Sceaux capitulaient, ce 29 janvier, devant une des revendications fondamentales de l’islamisme. Celui-ci réclame la reconnaissance d’un délit de blasphème ; quelques lâches, terrorisés, lui en concèdent le bien-fondé. Elles ont attisé une colère exceptionnelle. Et celle-ci s’est exprimée à juste titre, bien au-delà de l’opposition de droite.

Commençons par la sphère politique. Les tribunaux médiatiques parisiens s’emploient actuellement, par ailleurs, dans la perspective des municipales, à diviser et à minimiser le poids des opposants de droite. Cette mini-crise est parvenue à les réunir dans une position commune.

Zeus rend fou ceux qu’il veut perdre. Et les cafouillages gouvernementaux contrarient l’intention stratégique de ce pouvoir macronien, de plus en plus chancelant, dans la pratique, et cependant péremptoire dans les affirmations de ses prétendues certitudes. Ils donnent ainsi une occasion de s’unir, au-delà de clivages en voie de devenir factices, à tous les amis de la Liberté.

Dans une excellente tribune libre [1], Élisabeth Badinter, Élisabeth de Fontenay, Marcel Gauchet, Jacques Julliard, Jean-Pierre Le Goff, toutes personnalités courageuses que l’on étiquetterait difficilement à l’extrême droite, ont su dresser le procès du conformisme politiquement correct des nouveaux dhimmis : “nous paierons cher cette lâcheté“.

Franz-Olivier Giesbert, à sa manière provocatrice habituelle, pose la question “La France, nouveau Pakistan ?” Et de remarquer, à très juste titre, n’en déplaise à Talleyrand, que “tout ce qui est exagéré n’est pas insignifiant. Aussi outrancière soit-elle, écrit-il, la question posée par le titre de cet éditorial mérite d’être posée, tant sont mauvais les vents qui soufflent aujourd’hui sur la France.”[2]

Les reculades du pouvoir face à l’islamisme fournissent des arguments et des ailes à Francis Bergeron, vieux camarade des luttes anticommunistes. Dans Présent, utile petit quotidien qu’il dirige, journal privé de subventions et de recettes publicitaires, jamais cité dans les revues de presse, son analyse, difficilement réfutable, développée ce 30 janvier dénonce ainsi le rôle de “porte-parole de la Ligue islamique“[3] joué par Mme Belloubet.

Il me semble avoir malheureusement, dramatiquement, raison.

La relation entre cette femme du monde et la sinistre mais habile confrérie des Frères musulmans peut paraître hypothétique, sinon controuvée. Son évocation sera immanquablement dénoncée pour conspirationniste. Votre chroniqueur s’empresse donc de le dire : certes, non, Mme Belloubet ne reçoit, ni directement ni indirectement de consignes, ni de Youssef al Qaradawi, ni de l’un quelconque des cache-nez des adeptes de feu Hassan el Banna, telle l’UOIF devenue Musulmans de France. Organisation interdite comme terroriste par de nombreux États, notamment en Égypte où elle était apparue en 1928, mais solidement implantée dans 79 autres pays, bénéficiant du soutien financier du Qatar, aujourd’hui maîtresse de la Turquie sous la férule de Recep Tayyip Erdogan, c’est son réseau d’influence qui inspire le projet du régime actuel d’organisation d’un islam “de France”. Mme Belloubet n’en représente qu’un fragile petit pion.

Appelée en 2017 aux responsabilités ministérielles, non par le soutien d’une légitimité électorale mais par le jeu technocratique du nouveau pouvoir, quand elle s’exprime, on la sent en effet sous l’emprise d’une Terreur rampante.

Cette terrorisation exemplaire ressemble fort à l’ombre permanente de la menace que font peser les criminels islamistes les plus violents et les plus malfaisants.

Un récent rapport[4] émanant de la DGSI tiendrait pour contrôlés par ce que l’on désigne du mot pudique de “communautarisme” quelque 150 quartiers dûment cartographiés. À noter que ce terme fonctionne comme cache sexe indistinct, à l’instar de ceux de “radicalisé”, voire de “la religion”. Éléments de langage imposés par le conformisme politiquement correct, chacun sait qu’ils s’appliquent en l’occurrence à une seule “communauté”, une seule “religion”, une seule “radicalité”. Le public se montre de moins en moins dupe de ce genre de camouflages, incitations à la colère.

Le 18 janvier le chef de l’État était pressé de parler[5] par l’ancien maire strauss-khanien de Sarcelles François Pupponi. On présente encore celui-ci comme un député PS. En fait, s’il siège aujourd’hui, au sein de cette Chambre d’enregistrement qu’on appelle encore Assemblée Nationale en tant que député du Val d’Oise, c’est aux côtés des radicaux-socialistes.

“Parlez Monsieur le Président” semble-t-il demander au maître des horloges. Les Français savent qu’en 2017, une partie d’entre eux, sur la promesse d’un nouveau monde, ont voté pour des communicants, mais qu’ils ont porté au pouvoir des clowns. En 2020, les citoyens et les contribuables de ce pays n’attendent plus des paroles. Ils exigent des actes.

[1] Publiée par L’Express le 31 janvier
[2] cf. son éditorial dans Le Point N° 2475 du 30 janvier 2020
[3] cf. éditorial en ligne de Présent N° 9543, en ligne le 30, édition papier datée du 31 “Belloubet en porte-parole de la Ligue islamique”
[4] Révélé le 18 janvier par le Journal du Dimanche
[5] Entretien réalisé par Emmanuelle Souffi, à propos du livre qu’il vient de consacrer aux “Émirats de la République.”

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Affaire Mila : les masques sont tombés !

L’affaire Mila – à l’origine, une vulgaire empoignade de cours de récréation – a été abondamment commentée et de nombreux masques sont déjà tombés, à commencer par celui du délégué général du Conseil français du culte musulman (CFCM), Abdallah Zekri.

De même, l’intervention alambiquée de notre garde des Sceaux, qui a semblé entériner le retour du délit de blasphème, aura permis aux observateurs les plus progressistes de prendre conscience du double jeu des macronistes à l’égard des islamistes. Le masque du gouvernement luttant contre le salafisme est donc tombé. Au cours des débats passionnés provoqués par l’affaire, des observateurs plus conservateurs ont également pu faire admettre à leurs interlocuteurs que si Mila avait insulté Jésus-Christ, elle n’aurait reçu aucune menace de mort. Le masque qui cachait la vacuité intellectuelle de ceux qui renvoient dos à dos « toutes les religions » est ainsi tombé à son tour.

Des commentateurs encore plus avisés ont su, de leur côté, démasquer tout à la fois ceux qui s’interdisent de critiquer l’islam au nom du respect et ceux, parmi les musulmans, qui s’indignent de bonne foi. Ainsi, questionnée par Guillaume Roquette pour Le Figaro, Ferghane Azihari a assené trois vérités bien ciselées : premièrement, a-t-il expliqué, « la liberté d’expression n’a pas été conceptualisée pour que l’on puisse parler de météo, mais pour que l’on puisse aussi tenir les propos les plus outranciers sans être inquiété physiquement ». Ensuite, a-t-il précisé, « assimiler la critique de l’islam à du racisme, c’est sous-entendre que les musulmans sont une espèce de sous-hommes incapables de prendre une distance critique à l’égard de leur religion ».

Pour lui, c’est précisément là un présupposé raciste. Et comme il ne souscrit pas à ce racisme et à cette infantilisation, Ferghane Azihari a finement ajouté : « Les musulmans doivent être capables d’entendre que leur religion puisse être perçue comme nuisible, délétère ou rétrograde sans que cela ne déchaîne ce genre de passions […] et si, ma foi, ils ne sont pas capables de le faire, c’est bien que leur religion a un problème. »

Mais il restait encore d’autres groupes à démasquer. Pour ce faire, il faut à la fois rappeler les propos de l’avocat de Mila et se livrer à un petit exercice d’imagination… Imaginons donc que Mila ait insulté Jésus-Christ et qu’une horde de catholiques vengeurs ait inondé les réseaux sociaux d’injures homophobes accompagnées de menaces de viol et de meurtre ! Des tombereaux d’insultes offusquées se seraient abattus sur l’Église ; tous les dignitaires de la République, du procureur concerné jusqu’au président de la République, y seraient allés de leur petite déclaration publique ; un rassemblement de soutien aurait été organisé sur la place du Trocadéro et tous les mouvements de gauche auraient répondu présent. Des heures d’émissions auraient été consacrées aux lynchages des ignobles cathos appelant au meurtre ; et les responsables locaux des associations lycéennes se seraient relayés sur les plateaux pour proposer à Mila de l’accueillir dans leur établissement…

Or, que dit Maître Richard Malka, l’avocat de Mila ? Que l’on ne trouve pas de lycées susceptibles d’accueillir Mila, en garantissant sa sécurité, et qu’elle n’a reçu aucun soutien d’aucune association de gauche, pas même des associations féministes ou LGBT.

Et là, les masques sont tombés par dizaines : beaucoup d’associations, pour la plupart subventionnées, ne sont pas là pour défendre les opprimés mais pour faire du bruit médiatique au service du pouvoir, au prix d’une lâcheté et d’une incohérence qu’il faut être aveugle pour ne pas voir.

François Falcon

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Philippe Bilger, sur l’affaire Mila : « On fait toujours une sauvegarde particulière pour ce qui concerne la religion musulmane parce qu’on a très peur d’être traité d’islamophobe »

Philippe Bilger Union des droites

Le procureur de la République de Vienne a annoncé – le jeudi 30 janvier – avoir classé sans suite l’enquête portant sur la nature des propos de Mila, l’adolescente menacée de mort pour avoir insulté l’islam sur les réseaux sociaux.

Voici les explications de Philippe Bilger :

Le procureur de la République de Vienne a annoncé, ce matin, avoir classé sans suite l’enquête portant sur la nature des propos de Mila. Elle avait pour seul objet d’exprimer une opinion personnelle à l’égard d’une religion. Entre-temps, Nicole Belloubet est revenue sur ses propos au sujet de l’atteinte à la liberté de conscience.
Comment analysez-vous tout cela ?

Il y a un double dysfonctionnement. Le procureur a très bien fait de classer la procédure, mais il aurait mieux fait de ne pas ordonner une enquête à l’encontre de Mila. Il a pris pour prétexte qu’il fallait connaître les motivations de ceux qui l’avaient traînée dans la boue et insultée.
Dans un premier temps, Nicole Belloubet a proféré une absurdité. Insulter une religion n’est pas porter atteinte à la liberté de conscience, puisque chacun est libre de croire ou de ne pas croire dans la religion. Je le dis d’autant plus volontiers que moi-même je n’aime pas qu’on insulte les religions. Dire que cela porte atteinte à la liberté de conscience est une absurdité. Personne n’est tenu, dans son for intérieur, d’aimer ou de détester une religion ou de ne pas en avoir.
Il y a un étrange mélange d’absurdité politico-judiciaire sur des sujets sensibles.

Est-ce propre à la religion musulmane ?

Je pense, en effet, qu’on fait toujours une sauvegarde particulière en ce qui concerne la religion musulmane parce qu’on a très peur d’être traité d’islamophobe. On crée parfois une sorte d’équilibre factice et artificiel entre toutes les religions. Jusqu’à nouvel ordre, le judaïsme n’a jamais créé de problème. Au contraire, les actes et les propos antisémites augmentent. C’est, d’ailleurs, un vrai souci. Le christianisme, et le catholicisme en particulier, est souvent traîné dans la boue. Il tend malheureusement souvent l’autre joue, mais c’est la conception dévoyée de l’islam qui crée des problèmes. Comme on a très peur, on n’a pas de courage intellectuel, médiatique et politique. On éprouve toujours le besoin de mettre les autres religions sur le même plan comme si elles posaient des problèmes. C’est une absurdité !

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

L’affaire Mila et la faillite du «vivre-ensemble », par Guillaume de Thieulloy

L’affaire Mila est particulièrement symptomatique de la situation française.

Cette adolescente lyonnaise a été contrainte à quitter son lycée, suite aux menaces de mort qu’elle a subies pour avoir critiqué l’islam.

À l’origine de l’histoire, il semble qu’il y ait un jeune musulman qui l’avait «draguée» assez lourdement sur les réseaux sociaux. Or, la jeune fille est lesbienne et elle a vertement rembarré l’importun, ajoutant: «Je déteste la religion. Le Coran, il n’y a que de la haine là-dedans. L’islam, c’est de la merde, c’est ce que je pense.»

On arrive ici aux limites de la stratégie de Terra Nova, cette fondation proche du PS qui a proposé à la gauche une stratégie électorale tournée vers les «minorités» (LGBT ou immigrés).

On ne peut pas en effet à la fois soutenir les «minorités sexuelles» issues de la révolution de mai 68 (qu’elles soient féministes ou LGBT) et l’immigration musulmane.

Bien loin de faciliter le «vivre-ensemble», la stratégie de la gauche contemporaine amoncelle les explosifs qui vont dynamiter notre pauvre société déjà bien fragilisée.
Mais la suite des événements n’est pas moins révélatrice.

Mila a donc été déscolarisée pour assurer sa protection. Ce qui signifie qu’en France (!), il est possible de contraindre une personne à la clandestinité, par déferlement de menaces de mort islamistes.

Faut-il le redire? Ces menaces de mort ne sont pas le fait d’une «interprétation dévoyée» de l’islam, mais résultent de la lecture littérale du coran.

Par ailleurs, sur internet, ont fleuri des mots d’ordre du type «Je suis Mila» – comme naguère des «Je suis Charlie». Pour ma part, je suis aussi révulsé par la vulgarité des propos de Mila que par les grossièretés scato-gauchistes de «Charlie hebdo». Et je suis chaque jour plus atterré par le niveau de barbarie que véhiculent les réseaux sociaux.

Mais cela relève du savoir-vivre, pas de la loi.

Cependant, l’affaire ne s’arrête pas encore là. On aurait pu penser que ceux qui menaçaient de d’assassiner la malheureuse seraient poursuivis en justice. Las, c’est la jeune fille qui est poursuivie pour incitation à la haine raciale – comme si l’islam était une race! Et certains voudraient aggraver la situation en pénalisant «l’islamophobie»!

Cerise sur le gâteau, un certain Nicolas Turquois, député Modem en veine de relativisme, tint à préciser que, si Mila avait insulté le catholicisme, elle aurait également été menacée de mort.

Le hasard du calendrier fait que, quelques jours plus tôt, les catholiques ont été insultés par un chansonnier sur France Inter qui – avec l’argent des contribuables! – croyait drôle de chanter «Jésus est pédé» (imaginez la même chanson avec Mahomet!). Non seulement les protestations des chrétiens n’ont pas contraint l’intéressé à la clandestinité, mais les «excuses» qu’il a produites étaient réservées au lobby LGBT.

Comme quoi, même les nihilistes de France Inter estiment que toutes les religions ne sont pas également violentes!

Guillaume de Thieulloy

Tribune reprise de les4verites.com

Affaire Mila : quand Nicole Belloubet crée la polémique en parlant d’«insulte à la religion»

30/01/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Nicole Belloubet, ministre de la Justice, a fait polémique, mercredi 29 janvier, en s’exprimant sur l’affaire Mila, cette jeune fille menacée de mort sur les réseaux après avoir critiqué l’islam.

Affirmant que l’adolescente s’était rendue coupable d’ «insulte à la religion» et d’«atteinte à la liberté de conscience», la garde des Sceaux a notamment été recadrée par Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur.

Marine Le Pen a notammen déclaré :

Peut-on compter sur le gouvernement d’Emmanuel Macron pour défendre nos valeurs et nos libertés ? Clairement, la réponse est NON !