L’AfD plonge la fausse droite allemande dans la crise, par Olivier Bault

D’abord un petit rappel utile : l’Alternative pour l’Allemagne (Alternative für Deutschland, AfD) est le premier parti d’opposition au Bundestag, la chambre basse du parlement fédéral allemand, face à la grande coalition gouvernementale réunissant la CDU-CSU (la fausse droite libérale-libertaire héritière de la démocratie chrétienne) et le SPD (la fausse gauche libérale-libertaire héritière de la démocratie sociale). Créé en 2013, le parti modérément conservateur et modérément souverainiste AfD est aujourd’hui représenté au parlement de chacun des seize Länder. En ex-Allemagne de l’Est, il a été le parti recueillant le plus de votes en 2019, année où il y a eu trois élections régionales : en Saxe, au Brandebourg et en Thuringe. Officiellement, la CDU dirigée par Angela Merkel et, depuis décembre 2018, par Annegret Kramp-Karrenbauer, l’actuelle ministre de la Défense, a toujours refusé toute alliance avec l’AfD, un parti qui subit en Allemagne l’équivalent du très mal nommé « front républicain » visant le RN en France.

Or il y a une semaine, le parlement de Thuringe élisait un président de Land appartenant au FDP, avec les voix du FDP, de la CDU et de l’AfD. Horreur ! Les grands médias allemands, illustrant une nouvelle fois leur manque total de pluralisme, ont tous crié au loup. Le point Godwin n’a pas seulement été immédiatement atteint, il a été dépassé, pulvérisé même. Le jour du vote, le candidat sortant de Die Linke (parti directement issu de la caste totalitaire qui dirigea la RDA d’une main de fer pendant des décennies), Bodo Ramelow, a comparé avec insistance ce vote au parlement de Thuringe à l’arrivée d’Adolf Hitler au pouvoir en 1933, et également au succès des nazis en Thuringe en 1930. Depuis Berlin, les appareils du FDP et de la CDU ont condamné leurs collègues de Thuringe qui avaient brisé un tabou en passant un accord avec les députés de l’AfD, un parti pourtant légal – et donc absolument pas fasciste ni néo-nazi, car sinon il serait interdit – et légitime, puisqu’il représente une portion non négligeable des électeurs.

Sous la pression, le nouveau ministre-président de Thuringe, Thomas Kemmerich, annonçait sa démission dès le lendemain de sa nomination. Des élections anticipées vont devoir être organisées pour briser l’impasse au parlement.

Ce serait Angela Merkel elle-même qui aurait obtenu la démission éclair de Kemmerich. Quant à Annegret Kramp-Karrenbauer (surnommée AKK), elle a annoncé lundi sa démission de la présidence de la CDU et sa décision de ne pas succéder à Angela Merkel au poste de chancelier fédéral. Alexander Gauland, le co-président du groupe AfD au Bundestag, a salué ce retrait en estimant qu’AKK ne pouvait plus imposer « sa politique d’exclusion à l’encontre de notre parti démocratique ». De leur côté, les sociaux-démocrates, les Verts et Die Linke s’inquiètent effectivement d’un possible virage à droite de la CDU une fois AKK partie. « Aucun démocrate ne voudrait voir une CDU qui pencherait à droite », a écrit sur Twitter la vice-présidente du SPD Anke Rehlinger. Cela a le mérite d’être clair : les « démocrates » allemands n’acceptent pas que l’on puisse être de droite ! Quant à la présidente du parti d’extrême gauche Die Linke, Katja Kipping, elle a critiqué le fait que, contrairement au SPD, la CDU refuse toute alliance avec les post-communistes de Die Linke de la même manière qu’avec les « fascistes » de l’AfD.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 12 février 2020

I-Média n°262 – Villeurbanne : islamisme et relativisme

Nouveau format pour l’émission I-Média sur TV Libertés, avec Jean-Yves Le Gallou et Nicolas Faure. Au sommaire (détaillé ci-dessous) : islamisme, censure, justice, Allemagne…

Sommaire

02:25 Villeurbanne : islamisme et relativisme

Un migrant afghan a poignardé mortellement un jeune Savoyard de 19 ans et blessé plusieurs personnes à Villeurbanne. Les médias ont tout fait pour relativiser l’attaque islamiste.

12:56 Revue de presse

Dans cette nouvelle rubrique, nous balaierons quelques actualités médiatiques particulièrement intéressantes. Censure, bien-pensance et folie végane, il y en aura pour tous les goûts !

25:07 Condamnation inique, silence médiatique

Trois militants identitaires ont été iniquement condamnés pour avoir mené une opération symbolique de sécurisation des frontières dans les Alpes. Les médias ont fait profil bas.

33:55 Vers le réveil allemand ?

Pour clore l’émission, Jean-Yves Le Gallou analysera la hausse notable des scores de l’AfD en Allemagne.

L’AfD en passe de devenir le premier parti en ex-RDA

29/04/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Le parti d’opposition qui y était déjà arrivé en deuxième position aux élections de 2017 devant la CDU pourrait passer, selon l’hebdomadaire « Bild am Sonntag », en tête aux prochaines élections cet automne avec 23% des intentions de vote.

C’est en effet à cette date que la Thuringe, la Saxe et le Brandebourg doivent renouveler leurs parlements respectifs.

Selon ces projections, Alternativ fûr Deutschland serait, avec 23% des intentions de vote, en mesure de remporter un ou plusieurs de ces Länder, ce qui y porterait un parti de droite nationale au pouvoir pour la première fois depuis 1945.

Le parti AFD en Allemagne sous surveillance

18/01/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
L’Office fédéral de protection de la Constitution (BfV) a annoncé mardi 15 janvier l’ouverture d’une enquête sur l’Alternativ für Deutschland (AfD, devenu en 2017 la principale force d’opposition au parlement avec 92 députés (sur 730).

Selon le BFV, l’AFD menacerait, « l’ordre constitutionnel libéral et démocratique », c’est-à-dire qu’il porte atteinte selon ses détracteurs aux principes de l’État de droit. Si la décision est saluée à droite comme à gauche de l’échiquier politique allemand, la réaction des intéressés ne s’est pas faite attendre : les responsables du parti ont tenu une conférence de presse juste après l’annonce, annonçant leur intention de saisir la justice.

Ils dénoncent une décision prise « sous pression politique », à l’orée d’une année électorale importante.

Belgique, Bavière : déconfiture pour la droite molle – Thierry Dubois (Les Identitaires)

Dimanche 14 octobre se tenaient en Europe deux élections aux résultats très instructifs. En Belgique, pour les élections communales, et en Bavière pour les législatives régionales, la droite populiste a fait une percée attendue.

Les résultats ne sont pas spectaculaires. En Bavière, ils pourraient même être qualifiés de décevants : 10 % des suffrages seulement pour l’AfD, le parti populiste de droite, loin des 15 à 18 % espérés. En Belgique, dans la partie flamande, le Vlaams Belang fait un très honorable 13,5 %, après de longues années de difficultés électorales.

Malgré ces scores modestes, la victoire est double. Électoralement tout d’abord, puisque l’AfD se présentait pour la première fois en Bavière. Ils entrent au Parlement en tant que quatrième force politique du Land. Le Vlaams Belang, lui, revient de loin. Les dernières élections de 2014, pour les européennes et le Parlement régional flamand, leur avaient laissé un goût amer avec une moyenne de 5 % des voix. Ils sont dorénavant le troisième parti de la région flamande.

La deuxième victoire, plus importante, est à la fois symbolique et stratégique : elle marque l’échec du conservatisme mou qui cède sur tout parce que paralysé par le diktat moral de la gauche.

Partout en Europe, le principal adversaire de la droite populiste et identitaire est cette pseudo-droite qui divise un électorat que pourrait rassembler la défense de l’identité. En France, ce sont les Républicains. En Belgique, il s’agit de la Nieuw Vlaams Alliantie (NVA), et en Bavière de la CSU, parti allié de la CDU de Merkel.

La NVA est au pouvoir : premier parti flamand de Belgique, conservateur et en coalition gouvernementale avec des partis libéraux et démocrates-chrétiens. Le ministre belge de l’immigration notamment, Theo Francken, est membre de la NVA. Mais son action est totalement inefficace, paralysée par ses compromissions. Il parle comme le Vlaams Belang, pour mieux lui voler des voix, mais gouverne comme la gauche. Les 4 années écoulées révèlent cette trahison, qui se paie électoralement.

Le retour en force du Vlaams Belang démontre que les tours d’illusionnistes de la droite pseudo-conservatrice ne prennent plus. C’est d’autant plus vrai que 70 à 80 % des électeurs de la NVA veulent une alliance avec le Vlaams ! Pourtant, incorrigible, la NVA a déjà annoncé se tourner vers les Verts au niveau local.

En Bavière, la CSU tente également de se faire passer pour une droite forte, là encore sans résultats. Elle paie très cher ses compromissions. Alors qu’elle a toujours historiquement été autour des 50 %, gouvernant seule ou avec la gauche, elle a connu une lourde défaite, obtenant 37,2 % des voix, en baisse de 10,5 % par rapport à 2013. En Bavière, les électeurs de la CSU veulent une alliance avec l’AfD, que la CSU va de nouveau refuser.

Ces deux élections sont symboliques car elles démontrent que la droite molle appartient au passé. Si elle se couche à nouveau, comme toujours, face à la gauche, ses électeurs ne lui pardonneront pas. Cela entraînera à terme le raz-de-marée populiste qu’ont déjà connu d’autres pays, Hongrie, Pologne, Autriche, Italie, États-Unis…

Soit elle s’allie avec la droite identitaire, la légitime, mettant fin à l’absurde « cordon sanitaire » qui n’est rien d’autre qu’une stratégie de la gauche pour empêcher la vraie droite de prendre le pouvoir. C’est à cette condition seule qu’elle pourra enfin appliquer une vraie politique de droite : populaire, anti-immigration, protectrice, familiale. En un mot, identitaire.

Thierry Dubois

Texte repris du site de : Les Identitaires

Élections en Bavière : revers historique des alliés de Merkel, les populistes entrent au Parlement régional

Allemagne marketing AfD

15/10/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le parti patriote Alternative pour Allemagne (AfD) obtient 11% des voix, d’après les sondages des chaînes publiques ARD et ZDF, nous apprend France Info.

Le parti conservateur CSU, allié incontournable de la chancelière allemande Angela Merkel, a subi, dimanche 14 octobre, un camouflet aux élections régionales en Bavière. Elle perd sa majorité absolue au Parlement régional face à l’essor des Verts et de l’extrême droite.

Certes, l’Union chrétienne-sociale, “parti frère” de la CDU d’Angela Merkel, arrive en tête avec 35,5%, mais ce résultat a tout d’une débâcle, car le parti domine cette région depuis 1950. La CSU perd quelques 12 points par rapport à 2013, sa majorité absolue et va être obligée de chercher une alliance inconfortable avec une ou plusieurs autres formations.

L’AfD en troisième position

Autre mauvaise nouvelle pour Angela Merkel, l’autre membre de sa coalition gouvernementale, les sociaux-démocrates du SPD, subissent une gifle avec 10% des voix. Les gagnants du scrutin sont les Verts, avec 19%, et l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), le parti patriote anti-Merkel et anti-migrant qui obtient 11% des voix, au coude-à-coude avec les Freie Wähler, des conservateurs indépendants (11,5%). Les libéraux du FDP (5%) ferment la marche.

Rien pour rassurer la chancelière allemande donc, d’autant que son propre parti, la CDU, doit faire face à un scrutin tout aussi ardu le 28 octobre en Hesse. Ces deux scrutins, “affecteront la politique nationale et, en conséquence, la réputation de la chancelière”, a déjà prévenu, vendredi, le président de la chambre des députés et vétéran respecté de la CDU, Wolfgang Schäuble.

En Allemagne, la politique d’asile tourne au chaos

28/09/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Les chiffres sont alarmants. Le ministère fédéral de l’Intérieur a admis que 643 000 personnes sont actuellement recherchées par la police allemande, dont environ 450 000 étrangers.

En réponse à une question de l’AFD, le gouvernement allemand n’a pas pu nier ces chiffres pour la première fois. C’est le site internet lesobersvateurs.ch qui révèlent l’information. Le directeur parlementaire du groupe AfD, Jürgen Braun, explique : “C’est l’expression d’une surcharge totale des autorités de sécurité : notre pays souffre des effets d’une ouverture non planifiée et irresponsable des frontières”.

Il s’agirait de dizaines de milliers de salafistes et de personnes dangereuses.

Les 450.000 étrangers sont recherchés soit pour arrestation, soit pour expulsion, soit pour déterminer où ils se trouvent ; ce sont là des estimations minimales prudentes de la part des experts en sécurité.

Jürgen Braun déclare : “Des centaines de milliers d’étrangers se sont cachés. Personne ne sait où ils se trouvent. Si seulement quelques-uns d’entre eux forment des groupes, comme par exemple le soir du nouvel an à Cologne, les forces régulières de police ne peuvent plus y faire face”.

La chienlit du contrôle des frontières ne semble pas prête de s’arrêter.

Depuis septembre, le nombre d’étrangers inscrits dans le système de recherche de la police pour être arrêtés a triplé. Il s’agit des personnes recherchées car elles doivent quitter le pays. Le scandale est que les autorités ne les trouvent pas.

Le gouvernement fédéral a admis indirectement que le rapatriement des demandeurs d’asile déboutés ne fonctionne pas. D’abord, le traitement de nombreux cas est impossible. Ensuite, les vols vers les pays d’origine sont souvent impraticables. L’AFD a à nouveau réclamé la fermeture des frontières, seul moyen réel pour elle d’assurer la sécurité intérieure.

Hambourg : nouveau théâtre du clivage sur l’immigration en Allemagne

06/09/2018 – EUROPE (NOVOpress)

C’était au tour de Hambourg d’accueillir les dernières manifestations et pro et anti-immigration, preuve du clivage de la société allemande…

Pendant que certains manifestants dénoncent ce qu’ils considèrent comme une recrudescence de la “xénophobie” suite aux deux jours de manifestations des patriotes à Chemnitz, des voix s’élèvent pour dénoncer avec force l’invasion migratoire qui frappe l’Allemagne.

Exemple avec Christoph Grimm, un membre du parti AfD (Alternative für Deutschland) de Mecklembourg-Poméranie, qui a condamné la politique migratoire d’Angela Merkel :

C’était une grave erreur de la part de Merkel qui devrait en avoir honte. Nos frontières sont aussi ouvertes que des portes de granges. Nous ne demandons même pas qui entre ou de quel pays ils viennent. Nous ne demandons même pas de preuve d’identité.


La politique migratoire est un sujet épidermique en Allemagne

04/09/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Et les politiques allemands ne cessent de s’écharper depuis qu’Angela Merkel a entrepris une politique d’accueil des immigrés clandestins très ouverte. Si le mouvement AFD (Alternative für Deutschland) s’est très vite imposé comme la principale force d’opposition, raflant plus de 90 places de députés au Bundestag l’an passé, des dissensions se sont fait entendre au sein même du gouvernement entre Merkel et son ministre de l’Intérieur Horst Seehofer, qui avait envisagé de démissionner. Mais c’est maintenant une nouvelle voix qui s’élève pour protester contre la politique migratoire : celle de Sarah Wagenknecht, cadre du mouvement Die Linke. Elle lance ce mardi 4 septembre un nouveau mouvement « Aufstehen », littéralement « debout » ou « se lever », qui tranche avec la ligne de son parti. Elle appelle, entre autres, à en finir avec la « bonne conscience de gauche sur la culture de l’accueil ».

La question ne divise pas seulement les politiques mais aussi les citoyens allemands

Nous en avons un bon exemple à Chemnitz, dans l’ex-RDA en Saxe, bastion de l’AFD. Des manifestations y sont organisées depuis plus d’une semaine pour dénoncer la criminalité des immigrés clandestins, suite à la mort à coups de couteau d’un Allemand de 35 ans. Bien sûr, les manifestants ont été immédiatement catégorisés de « fasciste » et des journalistes français ont osé accoler des guillemets au terme de « victimes », pour décrire les portraits que portaient les manifestants, portraits montrant les victimes tuées ou agressées par des clandestins. La gauche a rapidement appelé à une contre-manifestation pro-migrants, soutenue bien évidemment par le gouvernement. Des heurts sont survenus entre les deux cortèges. Ainsi dimanche, 18 personnes ont été blessées dans ces confrontations.

Dans ce contexte très tendu, un immigré a été condamné pour meurtre hier, lundi

La justice allemande a infligé une peine de 8 ans et demi de prison ferme à un clandestin coupable du meurtre d’une adolescente de 15 ans, en date du 27 décembre 2017.

En politique, la solution passe par la « récupération » – Jean-David Cattin (Les Identitaires)

À chaque fait divers dramatique, les voix des bien-pensants s’élèvent pour interdire toute « récupération » sous le prétexte qu’il faudrait laisser les familles des victimes à leur deuil. La décence l’imposerait. C’en est inquiétant de systématicité, en particulier lorsque les victimes sont autochtones. Après les attentats islamistes, après les meurtres au couteau de plusieurs Français, il est des réalités qu’il ne faudrait pas dénoncer, des coupables que l’on ne devrait pas accuser.

Lorsque la victime est un enfant migrant, les bornes de la décence cessent tout à coup d’exister, tout comme lorsqu’un « jeune » de cité meurt en fuyant un contrôle policier. Dans ces cas-là, la médiatisation est totale, pour ne pas dire totalitaire, la « récupération » par des associations politisées encouragée et relayée et les présumés coupables cloués au pilori. L’émotion doit être à sens unique pour que l’image du « vivre-ensemble » ne subisse aucun dommage.

À Chemnitz, suite à un énième homicide vraisemblablement commis par des Syriens et Irakiens, plusieurs manifestations spontanées ont eu lieu pour dénoncer les meurtres d’Allemands par des migrants depuis leur arrivée massive dans le pays en 2015. Les médias de toute l’Europe ont encore une fois rivalisé de qualificatifs avilissants pour désigner les participants. Traiter de tous les noms les habitants en colère et inquiets de Chemnitz, voilà quel est le vrai scandale.

Samedi dernier, L’AfD (Alternative für Deutschland, le parti populiste allemand) a organisé une manifestation qui a rassemblé près de 10 000 participants, certains d’entre eux brandissant les portraits de victimes de migrants. Cette « récupération » percutante est absolument naturelle et nécessaire pour dénoncer les drames successifs provoqués par la politique migratoire désastreuse d’Angela Merkel. Il est probable que certains parents de victime n’apprécient pas le procédé, c’est leur droit. Mais c’est aussi le droit légitime d’autres parents de s’inquiéter et de se mobiliser pour que leurs proches ne soient pas à leur tour des victimes. S’interdire de « récupérer », de réagir, c’est s’interdire de protéger les siens.

L’indécence d’une « récupération », c’est lorsqu’elle a d’autres fins que celles de résoudre le problème concerné. Ceux qui « récupèrent » avec l’unique dessein de promouvoir leur personne et leur carrière quand ils sont dans l’opposition, ou de noyer le poisson quand ils sont aux responsabilités sont méprisables. Au contraire, la « récupération » est essentielle, voire vitale lorsqu’elle a pour but de trouver une solution, de circonscrire un problème et de le résoudre.

Est-ce de la « récupération » lorsque les écologistes dénoncent la catastrophe de Fukushima ?

Est-ce de la « récupération » lorsque les syndicats dénoncent un licenciement massif ?

Est-ce de la « récupération » lorsque les ONG humanitaires dénoncent les famines dans le monde ?

Oui. Pourtant tous ces événements sont dramatiques et génèrent des souffrances épouvantables. C’est pourquoi il faut bien entendu à chaque fois respecter les victimes et la douleur de leurs proches. Mais après le temps du recueillement vient le temps des solutions politiques et donc nécessairement de la « récupération ».

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Après le meurtre d’un Allemand par deux demandeurs d’asile, la mobilisation continue à Chemnitz

31/08/2018 – EUROPE (NOVOpress)
C’est aux cris de ” Nous sommes le peuple ! ” qu’ils ont de nouveau manifesté à Chemnitz… Depuis le meurtre d’un homme dimanche, attribué à deux jeunes demandeurs d’asile, la petite ville est-allemande s’est embrasée et les rassemblements se multiplient.

“Quand vous voyez tout ce qu’obtiennent les demandeurs d’asile comparé aux personnes âgées, aux pauvres, aux jeunes, aux Allemands…. Et ça, ce sont des faits ! clame un manifestant. Je n’ai pas besoin d’en dire plus. Pas étonnant que la colère éclate.”

En Saxe, l’AfD, qui accuse le gouvernement d’Angela Merkel d’avoir trop longtemps nié le problème, est le premier parti et pèse 27% des voix.


Un Allemand tué par deux étrangers : des milliers de manifestants expriment leur colère

28/08/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Des personnes ont été blessées par des engins pyrotechniques et des projectiles lors d’un rassemblement sous haute tension de milliers de sympathisants patriotes lundi soir à Chemnitz, au lendemain d’une “chasse collective” aux immigrés dénoncée avec véhémence par Angela Merkel…

Merkel doit partir“, scandaient certains manifestants, arborant des drapeaux allemands, du parti AfD, et des pancartes telles que : “Arrêter le flot de demandeurs d’asile” ou “Défendre l’Europe !“.

Mot d’ordre de ce rassemblement organisé par le mouvement Pegida : exiger que le gouvernement allemand garantisse “la sécurité de ses citoyens” après le meurtre d’un Allemand de 35 ans vraisemblablement commis par deux jeunes étrangers, un Syrien et un Irakien.


Stop à l’islamisation ! : les militants de l’AFD manifestent à Berlin

19/02/2018 – ALLEMAGNE (NOVOpress)
À Berlin, des échauffourées ont éclaté entre des manifestants et la police. Ils s’étaient réunis pour tenter d’empêcher un défilé de militants de l’AFD, le parti populiste allemand.

Plusieurs personnes ont été arrêtées. Les manifestants ont organisé un sit-in sur le tracé du cortège.

Ils n’ont cependant pas empêché la tenue de la manifestation, dont le principal slogan était “Stop à l’islamisation”. Sur les pancartes des participants, un appel à défendre les droits des femmes.

L’AFD avait organisé cette manifestation dans le quartier de Kreuzberg où vivent de nombreux musulmans.


Alternative für Deutschland : un article du New-York Times s’inquiète de l’influence grandissante du parti populiste chez les ouvriers allemands

16/02/2018 – ALLEMAGNE (NOVOpress)
L’article, publié le 5 février dernier, donne la parole à un mineur de fond, ancien membre du SPD, et passé depuis deux ans à Alternative für Deutschland.

« L’AfD est un nouveau parti populaire qui se soucie du peuple » affirme -t-il, précisant que l’AfD possède son plus grand potentiel dans la Ruhr, naguère le cœur industriel de l’Allemagne de l’Ouest et bastion de longue date de la social-démocratie et des syndicats.

Dans les Länder de l’est, l’Afd devance désormais le SPD et elle le talonne en Bavière. Le parti populiste s’apprête à fonder un nouveau mouvement national des travailleurs allemands, le « Deutsche alternative Gewerkschaft ».

« La révolution, prédit le mineur, se fera dans l’industrie automobile ».

Pour consulter cet article : https://www.nytimes.com/2018/02/05/world/europe/afd-unions-social-democrats.html

L’Alternativ für Deutschland s’apprête à lancer sa propre chaîne de médias

14/02/2018 – ALLEMAGNE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Alice Weidel, députée de l’Alternativ für Deutschland, a déclaré lors d’une interview que son parti allait lancer sa propre chaîne d’information. Elle avance que cette décision est “la seule solution tant que l’AfD reste ignorée par de nombreux médias et délibérément calomniée par des fake news”. Une chaîne télévisée disposant d’une équipe de 20 personnes serait donc lancée en avril, avec comme but d’émettre 24 heures sur 24.

Le point de vue du parti sur les actualités allemandes ainsi que des messages et sujets chers à l’AfD seraient donc diffusés.

La fédération allemande du journalisme s’est évidemment outrée de cette initiative, déclarant que cela s’apparentait à de la propagande.

Nul-doute que les sympathisants de l’AfD dont le nombre augmente de jour en jour en Allemagne vont se réjouir de cette nouvelle qui leur offrira une alternative aux médias traditionnels allemands et leur discours aseptisé.

Alternative für Deutschland : vers un réveil identitaire allemand

09/02/2018 – ALLEMAGNE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Réveil identitaire allemand : l’article du Figaro autour duquel nous avons construit cette majeure ne sait sur quel pied danser…

Son titre : « Plongée dans le fief est-allemand de l’extrême droite » se veut naturellement ostracisant, alors que le corps du texte est beaucoup plus mesuré. Il faut savoir que si les journalistes se laissent parfois aller au politiquement incorrect, ce sont les rédacteurs en chef, aux ordres, qui imposent titres et intertitres, dans la droite-ligne de la pensée dominante. L’article parle ainsi sans le nommer d’un « nouveau parti [qui] a surgi, atteignant plus de 12,6 % des voix – score sans précédent depuis 1945 pour une formation qui revendique un nationalisme sans complexes ». Au lecteur de comprendre qu’il s’agit de l’AfD, Alternative für Deutschland…

Que décrit le journaliste ?

Un nationalisme en effet « sans complexe ». Il parle de « la lame de fond du réveil identitaire allemand dans les terres saxonnes de l’ex-Allemagne de l’Est ». Avec les manifestations du mouvement Pegida en 2014, les Allemands de l’Est se sont ainsi remis à chanter l’hymne national, y compris les deux premiers couplets occultés depuis 1945, dont le fameux « Deutschland über alles ! ».

Un policier estime qu’« au moins 80 % des policiers allemands ont voté pour l’AfD », parce qu’« ils voient la réalité se dégrader ». L’homme exprime toute sa colère : « entre le virage à gauche de la CDU, la vague des migrants et le politiquement correct des médias ».

L’Eurocratie bruxelloise est tout particulièrement honnie par l’opinion : « L’Europe des patries de De Gaulle et d’Adenauer, voilà le modèle, au lieu du monstre administratif actuel ». La politique anti-immigrationniste des pays du groupe de Visegrad, et entre autres de la Hongrie, est en revanche plébiscitée. « N’oubliez pas qu’ils ont vaincu les Turcs à Vienne, il y a 300 ans. Ils veulent préserver leur identité chrétienne ! »

Angela Merkel accepte de plafonner les demandes d’asile en Allemagne

Angela Merkel

10/10/2017 – ALLEMAGNE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : C’est une concession de taille qu’Angela Merkel, la chancelière fraîchement réélue, a dû faire alors qu’elle avait toujours refusé de se prononcer sur cette question. Elle a annoncé hier des mesures visant à restreindre l’accueil de migrants en Allemagne, limitant le nombre de demandes d’asile possibles à 200 000 par an – tout de même !

Qu’est‑ce qui a causé ce changement de position ? Tout simplement les dernières élections législatives qui ont vu la montée fulgurante de l’AfD suite à la mobilisation d’une partie de la population excédée par la politique migratoire d’Angela Merkel. L’arrivée de 90 députés de l’AfD au Bundestag en fait la troisième force politique allemande et oblige Angela Merkel à négocier le soutien inconditionnel de ses alliés du CSU bavarois. Or cela fait des mois que le parti bavarois réclame une limitation des flots de migrants et il a aujourd’hui toutes les cartes de la coalition de gouvernement en main pour négocier avec la chancelière. Le CSU et la CDU se sont donc mis d’accord pour limiter le nombre de demandeurs d’asile à 200 000 par an, avec néanmoins une possibilité d’ajustement.

Mais rien n’est encore fait. Rien n’est simple pour Angela Merkel suite à ces élections, et si elle veut pouvoir gouverner, elle doit élargir sa coalition au parti Libéral‑démocrate et aux Verts et c’est là que le bât blesse. En effet, les négociations risquent d’être compliquées sur les questions migratoires, notamment avec les Verts chez qui la levée de boucliers commence déjà au sujet du plafond de 200 000 qui serait selon eux bien trop bas. La partie n’est donc pas encore gagnée pour Angela Merkel et pour tous ceux au sein de son parti souhaitant réduire l’immigration clandestine et légale. Les négociations devraient s’ouvrir dans les jours à venir.