Tag Archives: activistes

Chard Antifas

Antifas : est-ce qu’il faudra des morts ?, par Caroline Parmentier

Face à la résurgence violente de l’extrême gauche, Emmanuel Macron pouvait difficilement faire moins que de promettre lors de son discours aux forces de l’ordre de « punir sévèrement » les groupuscules activistes. Mais quand ? Ces promesses de fermeté ont déjà été faites au plus fort de la colère des policiers. Et jamais tenues.

Alors que le chef de l’Etat a rappelé que ces actions avaient tout à voir avec le crime et rien à voir avec la politique (comme l’islamisme avec l’islam en somme) et que leurs auteurs seraient « systématiquement recherchés, identifiés, et condamnés », les exactions continuent. Dans la plus grande indulgence et complaisance médiatique. Ou carrément avec le soutien intellectuel des idéologues comme dans Le Monde ou Médiapart.

Malgré les 363 policiers et gendarmes blessés lors des émeutes contre la loi Travail en 2016, les soutiens aux antifas ont pu défiler en toute quiétude il y a quelques jours en scandant des appels au meurtre :

« Première, deuxième, troisième voiture brûlée, on aime tous les grillades de poulet ». 

« Les images de fonctionnaires en flammes ou de leurs véhicules incendiés ne peuvent être oubliées », a déclaré le président aux policiers, avouant que les agressions contre les policiers et gendarmes « se poursuivent ». Comme ce fut encore le cas avec l’attaque des casernes de gendarmerie le 21 septembre dernier à Grenoble et Limoges revendiquée sur le site d’extrême gauche indymedia, régulièrement utilisé par ces organisations. « Quelle que soit l’issue du procès, on continuera à s’en prendre à la police et à la justice. Notre hostilité est un feu qui se propage », assurent les rédacteurs du texte.

Lors d’une manifestation «Ni Le Pen ni Macron» le 27 avril dernier, un motard de la police avait dû sortir son arme pour ne pas être lynché à mort par la « gauche révolutionnaire » en pleine action. Ses agresseurs ont été jugés. Quatre des cinq prévenus ont été condamnés à des peines de 9 mois à 12 mois de prison ferme… aussitôt aménagées sous le régime de la surveillance sous bracelet électronique.

Alors que les policiers n’ont cessé de réclamer des condamnations « dissuasives » face aux véritables tentatives de meurtre dont ils sont la cible revendiquée, les peines modérées prononcées il y a une semaine dans le procès des brûleurs de flics antifas sont elles aussi bien parties pour se transformer en aménagements de peine. On va très vite retrouver les frères Bernanos dans les manifestations…

Rappelons que lors du procès, les manifestations de soutien aux prévenus et les tentatives d’intimidation des magistrats aux cris de «Tout le monde déteste la justice » et « Mort aux flics » n’ont cessé de perturber les audiences. 

Les faibles condamnations contre les agresseurs du député FN Ludovic Pajot et l’indifférence médiatique et politique qui a entouré cette affaire (nous sommes les seuls dans la presse à l’avoir interviewé à ce jour) vont à l’inverse des mesures de fermeté annoncées. Emmanuel Macron n’a pas eu un mot pour le benjamin de l’Assemblée nationale. On imagine s’il s’était agi d’un député de gauche tabassé par un « extrémiste de droite ». 

Après la chasse aux DRH dans le Bois de Boulogne, l’attaque du local de l’Action Française à Marseille. Ce sont les militants d’extrême gauche qui ont attaqué la réunion royaliste mais c’est le siège de l’AF qu’il est question de fermer parce que son existence trouble l’ordre ! Il faudra peut-être songer à interdire l’Action Française. 

Les militants ultra-violents de l’extrême gauche seraient 2 000 en France, selon les policiers, qui qualifient la menace de « sérieuse ». Cinq squats d’activistes sont recensés en Ile-de-France, dans l’est de la capitale, notamment à Ménilmontant où, le soir de l’élection d’Emmanuel Macron, quelque 700 casseurs étaient prêts à en découdre. Personne n’est encore allé les déloger ni démanteler leurs réseaux.

Caroline Parmentier

Article et dessin de Chard
parus dans Présent daté du 20 octobre 2017

DRH Gauchistes

Chasse aux DRH : l’impunité pour les agresseurs d’extrême gauche

Jeudi matin, [des] militants [d’extrême gauche] ont organisé une « chasse aux DRH », à l’occasion d’un colloque organisé au Pré Catelan, dans le bois de Boulogne, et auquel était annoncée la ministre du Travail. L’appel à l’agression figurait dans une tribune publiée par le site gauchiste Mediapart du trotskyste Plenel. La « chasse aux DRH » était officiellement organisée par le syndicat Solidaires (plus connu sous l’acronyme SUD, genre SUD PTT, etc., et implanté presque uniquement dans l’appareil d’Etat). Solidaires regroupe toutes les mouvances de l’extrême gauche : nostalgiques de mai 68, de l’Armée rouge, des Soviets, et de la lutte des classes, attendant le salut d’une hypothétique grève générale fantasmée.

Malgré la surveillance policière, une centaine d’hommes armés et cagoulés ont attaqué la réunion, parvenant à incendier des voitures supposées appartenir à des DRH. Car l’idée est bien de faire la chasse aux DRH, de les interdire professionnellement, de rendre ce métier dangereux, de sorte que les rapports de force se tendent dans les entreprises.

Quarante et un incendiaires ont été arrêtés, mais quatre seulement ont été présentés à la justice. De bons avocats leur assureront une quasi-impunité. Quant aux organisateurs, aux instigateurs, à ceux qui ont relayé le message pour cette attaque, ils sont intouchables et pourront en toute liberté orchestrer la campagne de soutien aux militants arrêtés.

Dans toutes ces affaires, les agresseurs sont extrêmement peu nombreux. Militants trotskistes ou anarchistes, ils ne représentent, en France, que quelques centaines d’individus, tout au plus. Mais leurs squats et leurs ZAD (comme à Notre-Dame-des-Landes) leur assurent des sanctuaires où se réfugier, se former, s’entraîner au combat de rue.

La mise en accusation des victimes

C’est en toute impunité que, depuis plusieurs dizaines d’années, ils s’en prennent physiquement aux sympathisants de la droite nationale. Quand des procès sont intentés, suite aux agressions, ceux-ci tournent à la mise en accusation médiatique, voire juridique, des victimes, comme on l’a vu dans l’affaire Clément Méric. […]

Le phénomène n’est pas purement français : en Allemagne, ce week-end, l’extrême gauche avait organisé, au salon du livre de Francfort, une chasse aux éditeurs de droite et plusieurs stands ont été saccagés, les écrivains supposés de droite ayant été interdits d’expression et menacés.

L’impunité, la surprotection juridique et médiatique dont bénéficient – non dans l’opinion, mais dans les médias et devant les tribunaux – ces extrémistes, peuvent faire basculer les délinquants d’extrême gauche, ultra-minoritaires et gorgés de drogue dure, dans une dérive du type Action directe ou bande à Baader, dont les DRH et quelques autres représentants supposés de l’ordre établi pourraient bien faire les frais.

Francis Bergeron

Extrait d’un article paru dans Présent daté du 17 octobre 2017