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Ultra-droite : la menace d’attentat qui fait pschitt

24/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Émoi dans les médias : interpellation des membres d’une cellule d’ultra-droite accusée de préparer un attentat. Une belle occasion d’amalgame avec le FN et l’Action française. Sauf qu’un article de deux pages du Monde dégonfle l’affaire. Il n’y a rien de tangible dans ce projet d’attentat, explique Jean-Yves Le Gallou dans ce nouveau numéro d’I-Média sur TV Libertés.

Le zapping d’I-Média

Si les immigrés n’étaient pas venus, « la France aurait 5.6 % de médecins en moins, 14.3 % d’ouvriers en moins… » Le média digital BRUT a diffusé un clip de propagande expliquant que rien n’aurait été possible en France sans l’immigration. La diffusion de ce clip pose un problème fondamental en termes de liberté d’expression : affirmer le contraire, affirmer que l’immigration n’est pas bénéfique pour la France reviendrait à s’exposer à des sanctions judiciaires pour provocation à la haine raciale.

Balance ton porc : la culpabilité de l’homme blanc dominateur

Après l’affaire Weinstein, la parole des femmes sur le harcèlement sexuel se libère. Avec le hashtag #balancetonporc, cette « libération » est devenue dénonciatrice, et même revancharde. De leur côté, les médias n’ont ciblé que l’homme blanc dominateur, sans soulever les problèmes de harcèlement liés à l’immigration.

Les tweets de la semaine

Bobard calculette pour RFI : le 14 octobre avait lieu à Belfast une manifestation pour la légalisation de l’avortement. Alors que les médias anglo-saxons évoquaient des centaines de manifestants, RFI a multiplié ce chiffre et a parlé de milliers de manifestants.

Omar Sy Knock out : Polémique entre Eric Zemmour et Omar Sy. Après de vifs échanges par médias interposés, l’acteur a décidé de mettre fin à la promotion du film Knock dont il est la vedette. Une raison mise en avant qui relève en fait du prétexte. Le film politiquement correct est étrillé par la presse : un film rongé par la bêtise, un véritable navet.

Publié le
Chard Antifas

Antifas : est-ce qu’il faudra des morts ?, par Caroline Parmentier

Face à la résurgence violente de l’extrême gauche, Emmanuel Macron pouvait difficilement faire moins que de promettre lors de son discours aux forces de l’ordre de « punir sévèrement » les groupuscules activistes. Mais quand ? Ces promesses de fermeté ont déjà été faites au plus fort de la colère des policiers. Et jamais tenues.

Alors que le chef de l’Etat a rappelé que ces actions avaient tout à voir avec le crime et rien à voir avec la politique (comme l’islamisme avec l’islam en somme) et que leurs auteurs seraient « systématiquement recherchés, identifiés, et condamnés », les exactions continuent. Dans la plus grande indulgence et complaisance médiatique. Ou carrément avec le soutien intellectuel des idéologues comme dans Le Monde ou Médiapart.

Malgré les 363 policiers et gendarmes blessés lors des émeutes contre la loi Travail en 2016, les soutiens aux antifas ont pu défiler en toute quiétude il y a quelques jours en scandant des appels au meurtre :

« Première, deuxième, troisième voiture brûlée, on aime tous les grillades de poulet ». 

« Les images de fonctionnaires en flammes ou de leurs véhicules incendiés ne peuvent être oubliées », a déclaré le président aux policiers, avouant que les agressions contre les policiers et gendarmes « se poursuivent ». Comme ce fut encore le cas avec l’attaque des casernes de gendarmerie le 21 septembre dernier à Grenoble et Limoges revendiquée sur le site d’extrême gauche indymedia, régulièrement utilisé par ces organisations. « Quelle que soit l’issue du procès, on continuera à s’en prendre à la police et à la justice. Notre hostilité est un feu qui se propage », assurent les rédacteurs du texte.

Lors d’une manifestation «Ni Le Pen ni Macron» le 27 avril dernier, un motard de la police avait dû sortir son arme pour ne pas être lynché à mort par la « gauche révolutionnaire » en pleine action. Ses agresseurs ont été jugés. Quatre des cinq prévenus ont été condamnés à des peines de 9 mois à 12 mois de prison ferme… aussitôt aménagées sous le régime de la surveillance sous bracelet électronique.

Alors que les policiers n’ont cessé de réclamer des condamnations « dissuasives » face aux véritables tentatives de meurtre dont ils sont la cible revendiquée, les peines modérées prononcées il y a une semaine dans le procès des brûleurs de flics antifas sont elles aussi bien parties pour se transformer en aménagements de peine. On va très vite retrouver les frères Bernanos dans les manifestations…

Rappelons que lors du procès, les manifestations de soutien aux prévenus et les tentatives d’intimidation des magistrats aux cris de «Tout le monde déteste la justice » et « Mort aux flics » n’ont cessé de perturber les audiences. 

Les faibles condamnations contre les agresseurs du député FN Ludovic Pajot et l’indifférence médiatique et politique qui a entouré cette affaire (nous sommes les seuls dans la presse à l’avoir interviewé à ce jour) vont à l’inverse des mesures de fermeté annoncées. Emmanuel Macron n’a pas eu un mot pour le benjamin de l’Assemblée nationale. On imagine s’il s’était agi d’un député de gauche tabassé par un « extrémiste de droite ». 

Après la chasse aux DRH dans le Bois de Boulogne, l’attaque du local de l’Action Française à Marseille. Ce sont les militants d’extrême gauche qui ont attaqué la réunion royaliste mais c’est le siège de l’AF qu’il est question de fermer parce que son existence trouble l’ordre ! Il faudra peut-être songer à interdire l’Action Française. 

Les militants ultra-violents de l’extrême gauche seraient 2 000 en France, selon les policiers, qui qualifient la menace de « sérieuse ». Cinq squats d’activistes sont recensés en Ile-de-France, dans l’est de la capitale, notamment à Ménilmontant où, le soir de l’élection d’Emmanuel Macron, quelque 700 casseurs étaient prêts à en découdre. Personne n’est encore allé les déloger ni démanteler leurs réseaux.

Caroline Parmentier

Article et dessin de Chard
parus dans Présent daté du 20 octobre 2017

Action française

Affaire Logan : l’Action française répond au Monde sur le « terrorisme d’ultra-droite »

19/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : A la suite de l’article du Monde sur l’arrestation du « terroriste d’ultra-droite » Logan, et de la vague d’interpellations qui a opportunément suivi, l’Action française a publié un communiqué intitulé Contre la diffamation, note sur « une tentation terroriste d’ultra-droite ». Nous le publions ci-dessous.

Certains se sont crus autorisés à évoquer l’Action française après l’annonce de l’arrestation, mardi 17 octobre, d’une dizaine d’individus à la suite de celle, en juin dernier, de Logan Nisin, soupçonné de préparer des attentats contre des personnalités politiques. Jean-Luc Mélenchon est allé jusqu’à interpeller le ministre de l’Intérieur, le préfet de Police et le maire de Marseille, mercredi 18 octobre 2017, afin de demander la fermeture du local provençal de l’AF, 14, rue Navarin à Marseille.

L’Action française tient à apporter les précisions suivantes :

1 – Elle n’a jamais nié que, durant quelques mois, Logan Nisin, en errance idéologique, ait, après de nombreuses autres tentatives de militantisme politique, « trouvé refuge chez les royalistes de l’Action française (AF) » pour reprendre les mots de l’article d’Elise Vincent, paru le 18 octobre dans Le Monde. Le 4 juillet dernier, après l’interpellation et le placement en détention provisoire du jeune homme, l’Action française, par voie de communiqué, avait fait savoir qu’il avait quitté notre mouvement, le jugeant « trop politique » et « trop consensuel ». Nous réaffirmons ici que ses agissements solitaires étaient parfaitement inconnus des membres et des cadres de notre organisation et nous nous réservons le droit de poursuivre tous médias ou personnalités prétendant le contraire.

2 – L’Action française affirme avec force qu’elle ne connaît ni les identités ni les agissements des individus interpellés mardi 17 octobre. Elle rappelle simplement que toute son histoire prouve son refus de l’action terroriste. Elle n’a aucun mort sur la conscience.

Antifas3 – Ce sont les militants de l’Action française qui sont de manière récurrente l’objet de violences de la part de groupuscules extrémistes semblant jouir de la plus parfaite impunité. Depuis la montée en puissance des activités de notre mouvement royaliste, nos membres, à Paris, à Lyon et à Marseille, subissent un nombre grandissant d’attaques violentes : dépôt de grenade, bombe artisanale, attaques physiques des militants.

Ainsi, une bombe a explosé cet été devant le local de l’AF, rue Navarin, sans que cet acte odieux ait suscité la moindre indignation de la part du personnel politique. M. Mélenchon qui demande aujourd’hui la fermeture de notre local, n’avait pas alors protesté contre cet acte à caractère terroriste. Bien que député de la circonscription où a eu lieu cet attentat, il ne s’est jamais inquiété de l’état d’avancement de l’enquête.

4 – Concernant les troubles à l’ordre public qu’impute M. Mélenchon à notre mouvement, nous rappelons que, par deux fois, la préfecture de police des Bouches-du-Rhône a pris un arrêté bloquant l’accès à la rue Navarin par un très large déploiement des forces de l’ordre à la suite des très nombreuses exactions qui ont toutes été commises, avec l’adoubement et la complicité des médias locaux, par des militants de l’ultra gauche proches pour certains de la France Insoumise.

5 – Si la seule vocation des groupuscules dits antifascistes et d’extrême-gauche est d’en découdre violemment, à Marseille comme au plan national, avec les forces de l’ordre, l’engagement des militants d’Action française est celui du combat pour la France par la diffusion des idées royalistes. Il est évident que c’est la simple présence de l’Action française qui est insupportable à certains. En pratiquant l’amalgame, ceux qui diffament notre mouvement avouent simplement leur profond mépris des libertés politiques fondamentales.

Les militants de l’Action française sont des citoyens à part entière : forts de leurs droits et conscients de leurs devoirs envers la nation, ils continueront, à Marseille comme partout ailleurs en France, à militer pour ouvrir les yeux de leurs compatriotes sur la réalité d’un régime qui les conduit à l’asservissement.

François Bel-Ker, Secrétaire général d’AF

Henri d'Orléans comte de Paris

Henri d’Orléans, comte de Paris : « La France s’asphyxie dans un marécage »

Henri d'Orléans comte de Paris11/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Pour un entretien exceptionnel, TVLibertés reçoit Monseigneur le comte de Paris, Henri d’Orléans. Dans un ouvrage intitulé La Royauté de l’homme, le chef de la maison de France se fait le porteur d’un vision particulièrement sombre d’un monde « sinistre comédie où l’être humain n’est plus que le pion d’un jeu de Monopoly planétaire ».

Le comte de Paris fait le constat d’une nation française confrontée à une profonde crise d’identité et dont la souveraineté est cédée à des pouvoirs mondialisés. Pour sortir la France de cette ornière, Henri d’Orleans prêche pour un retour du spirituel et affirme que la monarchie peut apparaître comme une idée neuve pour affronter l’avenir. En quelque sorte, un Roi pour incarner l’harmonie de la société et l’unité nationale.

Avec simplicité, le comte de Paris évoque aussi les querelles dynastiques, son père et sa famille en exil, le jeu de De Gaulle, et sa rencontre avec… Arlette Laguiller. Henri d’Orleans se veut l’héritier d’un tradition qui l’oblige envers les Français et poursuit inlassablement, même isolé, sa mission.

Déferlante migratoire : Europe, réveille-toi !

24/09/2015 – FRANCE (Présent 8448)

Depuis début septembre, les nationaux semblaient paralysés par les torrents de gémissements médiatiques visant à faire passer les hordes de migrants déferlant sur l’Europe. Autant les sondages montrent que les Français rejettent massivement cette invasion, autant il fallait que ce rejet s’exprime autrement qu’en virtuel. Si la réponse a pu tarder à venir, elle est arrivée avec Frédéric Pichon, l’organisateur du Jour de colère en janvier 2014, et le SIEL (Souveraineté, indépendance et liberté) ce jeudi 24 septembre.
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Malgré le choix d’un soir de semaine et une météo hostile, près de 1 000 personnes sont venues dire non, avec ferveur et conviction, aux quotas et à cette déferlante migratoire incontrôlée, à deux pas de l’ambassade d’Allemagne.

En ouverture, le président du SIEL, Karim Ouchikh, a salué le rôle des médias nationaux de la réacosphère, de la presse et de leur radio et télévision. Tous luttent à armes inégales contre les médias du système, les services de l’État et la nébuleuse d’associations subventionnées. Ils luttent pour réveiller le peuple français, pour expliquer qu’il ne s’agit pas d’accueillir des réfugiés, mais, comme l’ont planifié Merkel, Juncker et le patronat allemand, de récupérer du personnel bon marché. C’est tellement moins cher !

Venue spécialement d’Allemagne pour l’occasion, la dynamique Melanie Dittmer du mouvement PEGIDA a scandé « Europa erwache ! » (Europe réveille-toi) en mettant le feu à un drapeau bleu de Bruxelles pour dénoncer les quotas imposés aux pays européens, un message perçu 5 sur 5 par les Parisiens. Renaud Camus, qui dirige le parti de l’In-nocence, a dénoncé le grand remplacement qui transforme l’Europe en une ville ouverte où les financiers pourraient dire : « Ne donnez plus de travail à vos chômeurs, remplacez-les ! » On a déjà injustement oublié le traitement infligé, en juin dernier, à Hervé Cornara par un pseudo déséquilibré.

Pierre Cassen a donc remercié ceux qui arboraient des T-shirts à la mémoire de la première victime d’une décapitation rituelle sur le sol français. Il a ensuite énuméré la liste des terroristes islamistes qui ont ensanglanté notre pays. Les Merah, Coulibaly et Kouachi n’étant que l’avant-garde de musulmans venus conquérir l’Europe pour lui imposer la charia. Soutenu par ses militants et vendeurs de journaux, Olivier Perceval, au nom de l’Action française, a comparé les hommes politiques actuels à des brancardiers. L’assistance s’est enflammée quand il a cité en exemple Vladimir Poutine.
Fondateur de Polémia, Jean-Yves Le Gallou a opposé la politique suicidaire de Merkel à celle de Viktor Orban en Hongrie. Il a cité Hubert Védrine, ancien ministre de Mitterrand, qui a annoncé où nous conduit cette trahison des élites européennes : « Un recours à la force sera, à un moment ou à un autre, inévitable. » Jacques Bompard, Christian Vanneste et Béatrice Bourges, qui n’avaient pu se déplacer, avaient tenu à faire parvenir leur intervention. Cette manifestation du 24 septembre est un premier et bel essai qui ne demande qu’à être transformé.

Thierry Bouzard


Crédit des photos suivantes : NOVOpress

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“On est chez nous !” “Hollande, Merkel, démission!” scandaient les manifestants.

Au micro, le président du SIEL, Karim Ouchikh.  De gauche à droite : Renaud Camus, Jean-Yves Le Gallou, Pierre Cassen.

Au micro, le président du SIEL, Karim Ouchikh.
De gauche à droite : Renaud Camus, Jean-Yves Le Gallou, Pierre Cassen.

Malgré le choix d'un jour de semaine et la pluie, près d'un millier de manifestants.

Malgré le choix d’un jour de semaine et la pluie, près d’un millier de manifestants.

Colloque à Paris “Maurras : 60 ans après”

60 ans après la mort de Charles Maurras, le Cercle de Flore, proche de l’Action française, organise un colloque le samedi 27 octobre 2012, de 9 heures à 18 heures, à la Maison des Mines, 270 rue Saint Jacques à Paris.

Prendrons la parole, par ordre alphabétique : Stéphane Blanchonnet, président du Comité Directeur de l’Action française, Antoine Foncin, enseignant, Jean-Marc Joubert, universitaire, Gérard Leclerc, philosophe, Jean-François Mattéi, universitaire, Martin Motte, universitaire, Dominique Paoli, journaliste, Emile Poulat, historien et sociologue, Frédéric Rouvillois, universitaire, Charles Saint-Prot, géopoliticien, Guillaume de Tanoüarn, Arnaud Teyssier, universitaire. Un espace librairie et dédicaces sera prévu.

Georges Mathieu, désormais seul en face de Dieu

Georges Mathieu, désormais seul en face de Dieu

13/06/2012 – 18h00
PARIS (NOVOpress) — Le peintre Georges Mathieu s’est éteint dimanche 10 juin à l’âge de 91 ans. Au-delà du personnage haut en couleur et du dandy à moustaches, Georges Mathieu est l’un des artistes français les plus mondialement connus du XXème siècle.

Georges Mathieu, désormais seul en face de Dieu.

Une des dix-sept affiches réalisées pour la Compagnie Air France (1966). Crédit : Académie des Beaux Arts

C’est après avoir étudié le droit et la philosophie qu’il se lance en autodidacte dans la peinture en 1942.Voulant secouer les habitudes conformistes et bourgeoises, il revendique une liberté parée de grandeur qui sera le fil directeur de son œuvre. Il invente dès 1947 « l’abstraction lyrique » en réaction contre l’abstraction géométrique (Mondrian, Delaunay, Vasarely) alors en vogue dans la France de l’après-guerre. L’abstraction lyrique est un moyen de tout rénover et tout réinterpréter sans renier la Tradition. « Qu’est-ce à dire ? Le tragique de notre condition résiderait-il dans cette force cachée, qui amène tout mouvement à se nier lui-même, à trahir son inspiration originelle et à se corrompre au fur et à mesure qu’il s’avance ? En politique, dit Cioran, l’on ne s’accomplit que sur sa propre ruine. Ne confondons pas la politique avec l’art. Depuis trente ans, j’ai combattu toutes les maladies qui causent la mort des civilisations et des formes. Depuis trente ans, j’ai combattu la Grèce classique, la Renaissance, l’Abstraction géométrique. Depuis trente ans, j’insulte les critiques d’art, les conservateurs de musées, les officiels, les ministres, les républiques (…) Serais-je donc brusquement devenu civilisé, bien élevé ou récupéré ? Vais-je accomplir, sinon ma ruine, du moins une triple trahison envers moi-même, en défendant l’Académie, en faisant l’apologie de la nature (…) ? Triple gageure, triple défi, ou triple tragédie ? Eh bien, non, je l’affirme, “tout est dans l’ordre “, comme aimait à répéter Julius Evola. Si je reste fidèle à moi-même aujourd’hui, c’est qu’autour de moi, autour de nous, c’est la civilisation elle-même qui est en train de changer. Ma nature combative est toujours vigilante. Plus que jamais, et pour des enjeux toujours plus hauts il y a lieu de rassembler nos ardeurs. Après avoir combattu le passé, c’est le présent qui est à combattre. » (discours de réception de Georges Mathieu à l’Académie des Beaux-Arts en 1976)

Georges Mathieu, désormais seul en face de Dieu

Hommage à Odoacre (1959). Mosaïque réalisée à Ravenne - 200x100cm. Crédit photo : Académie des Beaux Arts

L’œuvre de Georges Mathieu va donc se caractériser par la spontanéité du geste, du mouvement et de l’émotion au moyen de la peinture directement écrasée au doigt sur la toile, de la rapidité d’exécution et de ballets quasi-chorégraphiques avec les pinceaux. Il revendiquera la paternité du « dripping », popularisé par Jackson Pollock quelques années plus tard. C’est d’ailleurs Georges Mathieu qui contribuera à faire connaître ce dernier en France. Sa proximité avec les expressionnistes abstraits américains est évidente, notamment dans les formats monumentaux et la vitesse de réalisation. Très influencé par la calligraphie japonaise (André Malraux le surnommera « le calligraphe occidental »), Georges Mathieu influencera à son tour le street-art et le graffiti.

À partir de 1956, il commence à réaliser des performances en public qui s’apparentent à de véritables transes chamaniques : «La toile est fouettée, bousculée, sabrée ; la couleur gicle, fuse, transperce, virevolte, monte, s’écrase. L’artisanat, le fini, le léché des idéaux grecs, tout cela est mort. La tension, la densité, l’inconnu, le mystère règnent et gagnent sur tous les tableaux. Pour la première fois dans l’histoire, la peinture est devenue spectacle, et l’on peut assister à sa création comme on assiste à une jam-session.[…] La peinture est devenue action. » (Georges Mathieu « Épître à la jeunesse »).

Royaliste convaincu et assumé, les sujets d'inspiration monarchiques et historiques deviennent récurrents dans son œuvre à partir du milieu des années 50Royaliste convaincu et assumé, les sujets d’inspiration monarchiques et historiques deviennent récurrents dans son œuvre à partir du milieu des années 50 (il dessinera – entre autres – l’emblème de l’hebdomadaire de Pierre Boutang, La Nation française). À partir des années 60, il souhaite faire passer « ces formes dans la vie » et transformer « son langage en style ». Pour cela il va se consacrer aux arts décoratifs (cartons de tapisseries pour la manufacture des Gobelins, affiches, timbres..) avant de revenir à la peinture à la fin des années 80.

« Endormis par l’inertie, l’habitude, le bien-être, le confort, la sécurité nous avons tacitement accepté que l’on converse pour nous, que l’on pense pour nous, que l’on choisisse pour nous, que l’on joue pour nous, que l’on charme pour nous. L’homme se verra t-il demain définitivement frustré de cette ultime faveur démocratique, que l’État lui accorde, et que la société lui arrache : le privilège d’être ? » (Georges Mathieu, « Le privilège d’être »)

Spoutnik, pour Novopress

Sous le signe de Jeanne d'Arc - Action Française les 12 et 13 mai, à Paris

Sous le signe de Jeanne d’Arc – Action Française les 12 et 13 mai, à Paris

Dans le cadre du 600ème anniversaire de Jeanne d’Arc, l’Action Française organise un colloque (tables rondes et réunion publique) le samedi 12 mai 2012, de 14h00 à 20h00, Espace Cléry, 17, rue de Cléry 75002 Paris (métro Sentier)

Trente auteurs seront présents pour deux séances de dédicace, à 15h00 et à 17h00, dont Jacques de Guillebon, Frédéric Rouvillois, Reynald Secher, Yvan Blot, Alain Bournazel, Jacques Tremolet de Villers, Pierre de Meuse, Paul-François Paoli, Pierre Gouirand, Henry Le Bal, Michel Michel, Olivier Dazat, Yves Chiron, Roland Hureaux, David Mascré, Olivier Tournafond, Axel Tisserand, Albert Salon, Dominique Paoli, Jean-Pierre Maugendre, Philippe Mège, Xavier Cheneseau, etc.

Le 13 mai aura lieu le cortège traditionnel de Jeanne d’Arc.

*** Si votre écran est assez grand vous pouvez agrandir les 2 images ci-dessous en cliquant dessus. Ou bien allez voir le programme sur le site de l’Action Française.

Sous le signe de Jeanne d'Arc - Action Française les 12 et 13 mai, à Paris

Sous le signe de Jeanne d'Arc - Action Française les 12 et 13 mai, à Paris

Pièce de théâtre perturbée et poursuites judiciaires : les militants de l'Action française lancent un appel aux dons

Pièce de théâtre perturbée et poursuites judiciaires : les militants de l’Action française lancent un appel aux dons

30/10/2011 – 16h00
PARIS (NOVOpress) —
Les jeunes militants royalistes de l’Action française, qui ont été à l’origine des manifestations contre une pièce de théâtre jugée blasphématoire par de nombreux catholiques (“Sur le concept du visage du fils de Dieu”, de Roméo Castellucci, jouée au Théâtre de la Ville jusqu’au 30 octobre), font désormais face, après la répression physique (un jeune homme a même eu la jambe écrasée par un camion de police), à celle des tribunaux.

S’ils commencent à disposer de soutiens parmi quelques personnalités (dont le père Guy Gilbert, l’essayiste et écrivain Patrick Gofman, mais aussi l’évêque du diocèse de Vannes Mgr Raymond Centene), les frais engendrés par les procès (plus de quinze comparutions immédiates) et la perte d’emploi pour 4 militants ont rendu nécessaire la mise en place d’un fond de soutien pour les aider.

[box class=warning]Novopress relaye l’appel aux dons lancé par l’Action française. Chèques libellés à l’ordre du “CRAF” à envoyer à l’Action française, 10, rue Croix-des-petits-Champs, 75001 Paris.[/box]

Photo en Une : cars de police place du Châtelet à Paris. Crédits : Action française