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1er Mai : Marine Le Pen a réuni ses alliés européens à Nice

02/05/2018 – FRANCE (NOVOpress)
La présidente du Front National a rencontré ses alliés européens à Nice pour défendre “une autre Europe”, l’identité des nations et les origines helléno-chrétiennes de la civilisation européenne. Déjà en campagne pour les élections européennes de 2019, elle a jugé possible la victoire des partis nationaux-populistes.

Cele-ci a notamment déclaré :

Très clairement, aujourd’hui, il y a une montée en puissance dans toute l’Europe d’une révolte des peuples contres les politiques menées par l’Union européenne, les politiques économiques, les politiques migratoires, cette Europe carcérale, cette Europe des conflits qui n’avance plus que par le chantage, plus que par la menace et nous posons la première pierre d’une Europe des nations, d’une Europe qui respecte la souveraineté des nations et des peuples.

Le secrétaire général du FPÖ autrichien, Harald Vilimsky, a asséné qu’il était “contre l’immigration de masse en Europe, contre l’islamisation du continent européen”, sous les applaudissements des militants qui scandaient “on est chez nous”.

“Il n’y a de justice et de solidarité qu’au sein de l’identité nationale”, a plaidé l’ancien dirigeant du Vlaams Belang belge, actuel président du MENL, Gerolf Annemans.


1er mai à Nice : Estrosi fédère toutes les gauches contre le FN, par Pierre Malpouge

Christian Estrosi, le maire de Nice, qui avait été élu en tant que chef de la droite locale, ne décolère pas. Ce qui le met hors de lui, c’est que le Front national ait choisi de tenir à Nice cette année son meeting national du 1er mai. Lui, qui dans ces jeunes années manifestait sous la bannière du FN, ne supporte pas la venue de Marine Le Pen qui, aux côtés de certains de ses partenaires européens – notamment l’Italien Matteo Salvini (Ligue), le Belge Vlaams Belang ou encore les membres du FPÖ autrichien –, doit participer au meeting du Mouvement pour l’Europe des nations et des libertés (MENL) sur « ses » terres.

Ce rassemblement annoncé des droites nationales européennes doit marquer « l’affirmation d’un même engagement pour la défense de l’identité et de la souveraineté des nations ». Christian Estrosi l’a qualifié, dans une tribune publiée dans Le Monde de mardi, de « rassemblement de haine et d’exclusion visant à instrumentaliser cette fête en une action de propagande partisane extrémiste, ce qui constitue en soi une provocation que nous condamnons ».

Cette tribune, signée par plus de 370 « personnalités » – dont l’ancien ministre de la Culture Jean-Jacques Aillagon, l’écrivain Van Cauwelaert ou encore l’acteur metteur en scène Charles Berling –, est appuyée de fait par une foule d’organisations, de partis, groupuscules et syndicats de gauche et d’extrême gauche (voir dans les brèves la liste non exhaustive de ces organisations). Les pétitionnaires, pour leur part, s’efforcent de condamner l’initiative du Front national au nom d’une vision que l’on pourrait qualifier de droite : « Nous qui aimons la France et son message, nous qui aimons Nice et son histoire. » Mais au nom de cette vision ils considèrent que « le sens vrai du 1er Mai [est] dénaturé par le Front national et ses sulfureux amis », qui pourraient « gâcher ce moment de partage » et « générer des troubles à l’ordre public ».

Les nouveaux alliés d’Estrosi

Un « moment de partage », mais pas avec tous les Français. Pas avec ceux qui dénoncent notamment la politique asile-immigration du gouvernement, ceci au mépris de la démocratie et des électeurs niçois qui ont largement voté pour Marine Le Pen lors des dernières présidentielles (près de 40 % des voix). Christian Estrosi craint sans doute de perdre son fauteuil lors des municipales de 2020. A l’évidence il espère ainsi s’attirer, en compensation, les bonnes grâces de ceux qui pourraient être ses alliés de demain, c’est-à-dire de ceux qui défileront contre le FN le 1er mai, et sont susceptibles de créer des violences, comme il est spécialement fréquent dans les manifestations où l’extrême gauche est présente. Des violences encouragées, et couvertes d’avance par le maire de Nice, qui désormais n’a plus grand-chose à voir avec la droite, même modérée, ni même avec le centre.

Pierre Malpouge

Article paru dans Présent daté du 26 avril 2018

1er Mai du FN : oui à la France, non à Bruxelles et à l'immigration

1er Mai du FN : oui à la France, non à Bruxelles et à l’immigration

03/05/2014 – PARIS (NOVOpress/Kiosque courtois) – Jeudi 1er mai, le traditionnel défilé du Front national, en hommage à Jeanne d’Arc, a pris des allures de meeting électoral.

Marine Le Pen s’est adressée aux abstentionnistes, traditionnellement nombreux aux européennes : « Certains d’entre nous font une erreur : ils pensent qu’en boudant les urnes le 25 mai, ils diront leur mépris pour cette Union européenne qu’ils n’aiment pas, mais c’est tout l’inverse. Ceux qui n’iront pas voter laisseront à ses partisans la possibilité de continuer leur œuvre funeste. »

« On est chez nous »

Le traditionnel slogan a souvent été scandé par la foule, à l’adresse de Bruxelles certes, mais pas seulement. Le sujet de l’immigration a fini par arriver: « On entre dans ce pays comme dans un moulin ! » a lancé Marine le Pen. Elle a enchaîné sur une critique peu équivoque du multiculturalisme qui voudrait qu’il n’y ait « plus de différence entre un Algérien, un Chinois ou un Français ». Sa réponse a été nette : « La France doit rester la France. » Applaudissements immédiats.

Si les élites du Front national semblent parfois considérer le sujet comme secondaire, l’immigration reste indubitablement la préoccupation majeure de ses électeurs ; moins inquiets, selon les sondages, du devenir de l’euro que de celui de la France, de son peuple, de sa culture et de son identité.

On peut d’ailleurs noter qu’en Europe, l’immigration est le seul sujet de consensus entre partis populistes. Et que pas un seul parti populiste européen n’existe électoralement sans parler haut et fort de l’immigration.

Crédit photo : DR.

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Il n’y a que des sales blancs dans les manifestations du 1er Mai ?

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Traditions européennes : la fête de mai

Traditions européennes : la fête de mai


Traditions européennes : la fête de mai

Traditions européennes : la fête de mai

La fête de Mai marque le « début de l’été ». Mai est le moi où l’année bascule, entre sur son second versant, où le printemps triomphe définitivement des puissances de l’hiver et de la nuit.

C’est l’occasion d’une fête communautaire, un des moments privilégiés pour les familles de se retrouver dans un contexte champêtre.

Dans la nuit du 30 avril au 1er mai, les jeunes gens des villages se réunissaient autrefois et s’affairaient pour préparer la fête du printemps. Ils devaient couper un arbre, ne conserver à son extrémité que quelques branches garnies de feuilles puis le dresser devant l’église ou sur la place du village, après l’avoir décoré de ruban et de petits drapeaux et fixé à son sommet une couronne confectionnée de feuilles et de fleurs.

Il est en quelque sorte le pendant du sapin de Noël.

L’arbre de Mai est le symbole de la vie et la couronne, par sa forme circulaire, symbolise une année, c’est-à-dire les quatre saisons s’incarnant dans l’éternel retour du cycle de la vie.

Traditions européennes : la fête de maiCet arbre de mai, symbolisant le triomphe du Printemps sur les forces obscures de l’hiver, devenait pour un temps le point de polarité de toutes les festivités. Autour de lui se succédaient les danses et les grandes rondes, dans l’ambiance chaleureuse et communautaire d’un grand repas.

Il est intéressant de noter que le nom de mai dérive du nom de Maia, la déesse de la fertilité. Et la fête de l’arbre de mai est bel et bien une fête dédiée à la fertilité. On y retrouve tous les symboles de la naissance. Ainsi, la nuit de la pleine lune de mai, les anciens germains dressaient des mâts décorés ou des arbres.

Une variante de ces festivités consistait à planter un arbre, et non plus à le couper.