Tu parles d’une fête nationale, par Jean-Gilles Malliarakis

Depuis longtemps, on n’avait assisté au spectacle d’un pays aussi déchiré qu’en ce 14 juillet. Souvent accusé de complaisance avec le pouvoir, Le Figaro faisait ainsi état dès 13 h 34 d’un premier bilan de ce 14 juillet, se basant sur un chiffrage communiqué par l’AFP et la Préfecture de Police : 173 personnes interpellées, notait le journal, en marge du défilé.

Des heurts ont éclaté, dit le journal, entre les gilets jaunes et les forces de police, sur l’avenue des Champs-Élysées en début de ce dimanche après-midi, peu après la fin du défilé militaire du 14 juillet. ‘Heurts entre gilets jaunes et CRS avenue des Champs-Élysées avec des jets de lacrymogènes et des interpellations’, a témoigné, peut-on encore lire, notre journaliste sur place, Roman Geyer. D’après lui, un périmètre de sécurité a été établi autour du Fouquet’s qui a rouvert ce dimanche, après avoir été saccagé lors d’une manifestation en mars dernier. Les “gilets jaunes” tentent de monter des barricades avec des barrières pour occuper l’avenue des Champs-Élysées, etc.

Technologiquement très brillant, nous assure-t-on cette année, avec l’apparition des drones et d’un homme volant, tout cela est encore gâché par l’incurie du ministère de l’Intérieur et par l’impopularité du pouvoir.

Malheureusement on doit donc, en effet, constater que ce qui devait représenter une fête “nationale”, et qui est reconnu comme tel dans la Constitution, se traduit à Paris par un affrontement entre Français.

Quoi qu’on puisse penser de la dérive, et de la récupération, du mouvement des gilets jaunes, que l’on croyait terminé, on ne peut que déplorer le fait que plusieurs centaines de personnes aient été arrêtées après avoir simplement sifflé Emmanuel Macron.

Les concessions financières et administratives du pouvoir n’ont donc pas suffi à cicatriser entièrement cette plaie. A vrai dire pourtant plus personne ne peut en expliquer ni les raisons ni les objectifs, encore moins les convergences, entre black blocs, frontistes, anarchistes et cégétistes.

En théorie, lorsque fut votée, par une majorité versaillaise élue en 1871, la fixation de la fête “nationale” au 14 juillet, il s’agissait, prétendait-on alors, de commémorer l’illusoire fête de la Fédération, elle-même premier anniversaire de la prise de la Bastille. Et c’est, au bout du compte, cette dernière émeute que la mémoire retient, y compris aux États-Unis où on parle du Bastille-Day. On pourrait appeler ça aussi le jour où la tête du malheureux gouverneur de Launay fut brandie sur une pique. Le célèbre chef des Marseillais, Jourdan dit Coupe-Tête se vantait de l’exploit. C’est à lui et à ses bandes hideuses, dépenaillées et venimeuses montées à Paris, en fait depuis Avignon, que l’on doit l’adoption du nom de “Marseillaise” donné au chant composé par à Strasbourg par Rouget de l’Isle pour l’armée du Rhin, qu’ils beuglaient à l’été 1792 lors de l’affreuse journée du 10 août.

Cette année-ci, dans la soirée, au moment même où notre Luxembourgeois préféré Stéphane Bern, lui-même assez clairement orléaniste, faisait rechanter patriotiquement cette Marseillaise au populaire ténor Roberto Alagna, le communautarisme algérien commençait, à Paris ses interminables klaxons. On a pu les entendre dans mon quartier jusque très tard dans la nuit, malgré l’intervention des forces de police si mal dirigées par M. Castaner. À Lyon et à Marseille se sont produits des incidents encore plus graves : véhicules brûlés, feux de poubelles, barricades sur la voie publique, etc.

On peut légitimement s’interroger, et on devrait le faire sérieusement, avant qu’il soit [vraiment] trop tard, au-delà de l’idée un peu trop indulgente d’une gentille fête qui a mal tourné, sur la signification de cette violence, de ces flambées chaque année plus fréquentes et plus insupportables.

De bons esprits invoqueront peut-être l’article 23-7 du Code Civil. Qu’on en juge d’après sa rédaction. “Le Français qui se comporte en fait comme le national d’un pays étranger peut, s’il a la nationalité de ce pays, être déclaré, par décret après avis conforme du Conseil d’État, avoir perdu la qualité de Français.” Cette rédaction mièvre, d’application quasi impossible, remonte à juillet 1993. Combien des 282 personnes interpellées en cette occasion le dimanche, contre 74 trois jours auparavant, en entendront même la rumeur ?

Cette fête ne m’a jamais réjoui, je l’avoue. Elle se trouve assortie d’un défilé militaire. Cette invention consolante, supposée reconciliatrice, remonte au “brave” général Boulanger, ministre de la Guerre en 1886. La bravoure la plus significative de l’intéressé consista, quelques années plus tard, en 1891, à se suicider sur la tombe de sa maîtresse.

Ma réticence fondamentale pour la révolution française[1], et pour l’héritage boulangiste, n’en sort ainsi que renforcée.

[1] Sur le même sujet : cf. L’Insolent du 17 juillet 2008 “De la révolution, du 14 juillet, du jacobinisme et de l’horreur qu’ils doivent nous inspirer.”

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Violences à Paris, Lyon, Marseille : l’État ne fait plus peur, par Philippe Bilger

Bien sûr, l’effet est facile qui consiste à coaguler tout ce qui s’est passé de gravement transgressif durant la nuit du 14 juillet.

Mais la réalité ne ment pas qui, notamment à Paris, à Lyon et à Marseille, montre que l’État ne fait plus peur parce que son autorité est non seulement défaillante mais, pire, absente.

Certes, ce ne sont pas les déclarations qui manquent et on peut être assuré, sur ce plan, que le verbe politique largement entendu dénoncera le présent et fera espérer pour l’avenir une France enfin apaisée, qui saura se tenir comme on peut le dire d’un enfant bien éduqué.

La pire des attitudes serait une résignation citoyenne s’habituant à cet état de choses et l’expression d’une lassitude à force d’interpeller, de semoncer l’État pour rien.

J’ose cette banalité : il n’est pas normal qu’à Paris, on frappe et dégrade, qu’à Lyon, on incendie des voitures et qu’à Marseille, on s’en prenne aux CRS.

Ou bien doit-on admettre le triste constat d’un pouvoir qui a accepté que, dans notre pays, il y ait un niveau inévitable et irrésistible de désordres et d’atteintes aussi bien humaines que matérielles et que, donc, il se laverait les mains face à cette prétendue inéluctabilité ?

Faudra-t-il finir par penser que nos gouvernants ne sont pas capables de mener de front dans notre République une double démarche : faire respecter la morale publique par certains d’entre eux et en tirer les conséquences, faire respecter l’ordre sans cesse perturbé par une minorité de nos concitoyens ici ou là, quelle que soit leur origine, et par des étrangers sans droit ni titre.

Christophe Castaner est un bouc émissaire commode. On ne peut plus se voiler la face. Quand tout va mal sur le plan de la sécurité, il ne s’agit plus seulement d’incriminer la police, le ministre, mais le Premier ministre et le président de la République. Quand un chaînon a durablement craqué, c’est à eux qu’on doit demander des comptes et de l’action.

Pour avoir l’honneur de se faire passer pour Jupiter, il convient au moins de pacifier notre quotidien. Sauf à considérer que les échecs sont pour les uns et l’impunité pour les autres. Je ne vois pas au nom de quoi, sinon par une révérence de principe mais absurde à l’égard de ce petit monde qui dirige et administre, on arrêterait notre indignation au milieu du gué au lieu de la laisser aller plus haut.

Nulle part l’incompétence, l’impéritie ne seraient ainsi tolérées.

J’ai évoqué Christophe Castaner. Quand il y a eu récemment « la dérive violente de certains supporteurs algériens » se comportant chez nous comme pas une seconde ils n’auraient pu le faire chez eux, tout ce qu’a su proposer l’intéressé a été un tweet : « Ceux qui se sont livrés à cela méprisent à la fois […] les valeurs du football mais aussi le pays dont ils ont célébré la victoire » (Le Figaro).

Je devine les fauteurs de troubles terrorisés après une telle analyse qui n’est qu’un commentaire, une réaction molle et explicative alors que la France attendait une réaction forte !

On ne peut pas à la fois donner à la France des leçons de morale républicaine, du genre répétitif, contre le clivage et l’exclusion, pour la générosité à l’égard des migrants de moins en moins politiques, de plus en plus économiques, pour l’Europe qui nous protège, bref, le discours habituel contre le RN, et tout laisser faire pour que celui-ci monte, monte…

Ce dessein, ce cynisme seraient scandaleux mais je ne suis même pas sûr qu’il y ait une telle intelligence perverse derrière ce « foutoir » et ces débordements telles une lamentable habitude, une déplorable impuissance ?

S’il y avait seulement de l’incurie, un amateurisme qui valide passivement ce qu’il n’a plus envie d’empêcher, ce qu’il ne sait plus réprimer ?

Philippe Bilger

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Un 14 juillet placé sous le signe de l’invasion

Quel pays accepterait que le centre de sa capitale et de ses plus grandes villes soit ravagé par les supporters d’un pays étranger ? Un seul au monde, peut-être, la France.

Le Rassemblement national, après la casse de jeudi, avait pourtant demandé au gouvernement d’interdire aux supporters algériens de venir sur les Champs-Elysées. On se doutait que le risque était que ces derniers ajoutent le plaisir du pillage au plaisir de la victoire, dans le match Algérie-Nigéria. Ces manifestations violentes derrière le drapeau algérien avaient l’allure de provocations en haine de la France. Les Champs-Elysées avaient vu le matin même le défilé de nos troupes, puis des tensions avec les Gilets jaunes, mais derrière le drapeau tricolore, quand même. L’invasion de la même avenue par des masses étrangères, et cette marée de drapeaux algériens était une vision parfaitement insupportable.

Des violences, nous y avons eu droit, à nouveau, non seulement sur les Champs, à partir de 2 heures du matin environ (25 arrestations), mais aussi à Marseille vers la Porte d’Aix, où des bandes masquées ont affronté la police jusque tard dans la nuit, et à Lyon ainsi que dans plusieurs communes de sa banlieue. Dans le Rhône, de très nombreuses voitures ont en outre été incendiées. Lundi matin, les médias officiels s’efforçaient de minimiser la casse, mais les images étaient là, et on commence à se demander ce que peut nous réserver la finale.

Délinquants à double titre

L’invasion algérienne des Champs-Elysées n’est pas le seul évènement à avoir gravement terni les cérémonies. Nous avons en effet assisté, le vendredi soir précédant ce week-end du 14 juillet, à l’assaut du Panthéon par 400 à 700 immigrés clandestins. Ces hommes étaient encadrés par des militants (blancs) d’extrême gauche, réunis au sein de divers collectifs, des collectifs bénéficiant de financements eux-mêmes étrangers. Envahissant cette ancienne église du quartier latin, volée à l’Eglise par la Révolution, et transformée en mausolée pour les grandes figures du système, ils ont occupé les lieux jusqu’au soir, chassant les touristes du quartier. Ces envahisseurs étaient délinquants à double titre : ils n’avaient aucune qualité pour séjourner dans notre pays. En outre ils s’étaient emparés d’un bâtiment public, qu’ils ont donc occupé plusieurs heures. Pour moins que ça, des mouvements identitaires ont été dissous, et des militants condamnés à de la prison ferme. L’objectif des doubles délinquants : « obtenir des papiers et des logements pour tous ».

Certes ils n’ont pas profité de leur séjour pour violer le cercueil de Simone Veil ou de quelques autres panthéonisés, mais même s‘ils l’avaient fait, nul doute que des circonstances atténuantes leur auraient été trouvées.

La manifestation s’est poursuivie à l’extérieur du bâtiment. Ils ont reçu le soutien d’élus mélenchonistes et de militants écologistes. Evidemment, à plusieurs centaines, et certains de leur impunité, ces commandos peuvent réitérer sans problème leurs actions. 37 arrestations ont été opérées, au cours des affrontements, mais « uniquement pour vérifier les identités », ont pris la précaution de préciser les autorités, trop inquiètes de voir dégénérer une situation qu’elles reconnaissent ne plus être capables de maîtriser.

Emeutes d’Africains par ici, d’Algériens par-là, c’était un 14 juillet classique, unissant les Français dans la ferveur républicaine, en somme.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 15 juillet 2019

Le décryptage médias : Jean-Yves Le Gallou s’attaque à la campagne anti-raciste de France TV

21/07/2015 – MÉDIAS (NOVOpress)
Toujours pertinente, l’émission de décryptage des médias de Jean-Yves Le Gallou revient sur les voitures brûlées du 14 juillet et sur la campagne de propagande anti-raciste de France TV.

https://www.youtube.com/watch?v=EPrdFuMOoD8&feature=youtu.be

00:57 – Voitures brûlées du 14 juillet : Le grand enfumage
10:05 – Le zapping d’I-Media
17:58 – La campagne de rééducation de France Télévisions

Crédit photo : Capture d’écran de l’émission

Faut-il supprimer le défilé du 14 juillet ?

14/07/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Comme tous les ans, la polémique ressurgit. Au nom de la paix, des économies, de s’épargner un discours de Hollande… Nombreux sont ceux qui ne veulent plus du défilé du 14 juillet. Plus nombreux encore sont les partisans de ce symbole du lien armée-nation.

Symptomatique se la querelle du jour, notre confrère Boulevard Voltaire publie aujourd’hui deux tribunes sur le défilé militaire du 14 juillet, aux accents diamétralement opposés.

Jean-Paul Mounier, commandant de police, est contre, résolument contre, comme le montre la conclusion de son billet :

Tout ceci, bien évidemment, n’est que parade et postures. La réalité est que nous défilons sur des Champs-Élysées qui appartiennent en totalité à des fonds arabes ou asiatiques, et ne servent aujourd’hui que de show room pour vendre notre matériel militaire. En résumé, le défilé du 14 juillet est pour le moins anachronique, pour ne pas dire incongru à une époque où nous devrions diffuser la paix dans le monde et éviter de faire, comme les dictatures, des démonstrations bellicistes.

J.-P. Fabre Bernadac est lui ancien officier de Gendarmerie. On ne sera pas surpris qu’il soit favorable au défilé militaire. Voici comme il termine son éditorial :

Voilà qui démontre combien il est important qu’un jour par an, dans un élan commun, l’armée et le peuple de France se rencontrent et communient. Quant à vouloir supprimer un défilé, j’ai bien une petite idée : du côté de ceux qui divisent plutôt qu’ils ne rassemblent…

Crédit photo : Capture d’écran de la vidéo d’un des parachutistes largué au-dessus des Champs-Élysées durant le défilé 2015 (rediffusion TF1)

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Le défilé du 14 Juillet, une histoire du lien national – par Thierry Bouzard

Le défilé du 14 Juillet, une histoire du lien national - par Thierry Bouzard

21/07/2014 – PARIS (via Polémia)
Le défilé du 14 Juillet sur les Champs-Elysées a une histoire retraçant celle de l’expression du lien collectif qui entretient la cohésion de notre peuple. Son évolution plonge dans sa longue mémoire, celle qu’on raconte rarement.


Aller « fêter, voir et complimenter l’armée française »(1) appartient à une tradition immémoriale qui veut que l’on acclame les troupes victorieuses, les garantes de l’indépendance d’un peuple. Les Romains organisaient des triomphes, les rois des défilés et des carrousels, les révolutionnaires vont innover en créant de grandes fêtes patriotiques sur le Champ-de-Mars en commençant par la fête de la Fédération. 300.000 spectateurs, suivant les estimations de l’époque, jamais autant de personnes n’avaient été réunies en un même lieu. Les monarques se gardaient bien de rassembler des foules difficiles à contrôler. Les seules grandes masses d’individus sont les armées, mais le soldat doit obéir aux signaux d’ordres transmis au tambour ou à la trompette, avec la peine capitale en cas de refus. La fête de la Fédération marque l’entrée dans une nouvelle ère, celle de la nécessité de gouverner en se conciliant l’opinion publique, une sorte de retour à l’évergétisme antique.

Au-delà du calcul politique, il y a la nécessité d’exprimer le lien sociétal où, dans la festivité comme dans le cérémonial, la musique joue un rôle sacralisateur essentiel(2). Les individus existent au sein de communautés qui ont besoin de règles pour fonctionner. Ces règles subissent une double contrainte, d’abord leur concurrence avec la volonté individuelle, ensuite leur rigidité face aux transformations constantes des sociétés. La survie des collectivités impose l’observation de ces règles. Pour garantir cette observation, les sociétés traditionnelles les ont enracinées dans le surnaturel, dans une croyance collective dépassant la condition limitée des individus et les élevant en les transcendant vers l’intérêt collectif. L’observation des règles par tous est une chose, mais elle a régulièrement besoin d’être confortée par des festivités publiques. Jusqu’à la Révolution, l’Eglise est en charge de l’expression de ce lien collectif à travers la liturgie sacrée et les manifestations publiques de foi que sont les processions et les pèlerinages, les sonneries des cloches marquant le temps collectif.

En retirant à l’Eglise la charge de la liturgie collective par le décret sur la liberté des cultes, les révolutionnaires ne sont pas capables de proposer de solution alternative fonctionnelle, leurs cultes ridicules à la déesse Raison ou l’Etre suprême mènent le peuple à la révolte. Pour éviter la guerre civile avec la remise en cause des « acquis » de la Révolution, tout particulièrement la confiscation des biens nationaux, les révolutionnaires font appel à un militaire qui va prendre en charge la nouvelle liturgie collective, et jeter les bases de celle qui existe toujours aujourd’hui, notamment pour le défilé du 14 Juillet.

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14 juillet : “Présent” s’est fait remarquer ! (Présent N° 8148)

14 juillet : “Présent” s’est fait remarquer ! (Présent N° 8148)

14 juillet : “Présent” s’est fait remarquer ! (Présent N° 8148)La campagne qu’a menée Présent contre le défilé du 14 juillet vérolé par la présence des invités vietminhs et fellouzes n’a pas échappé au Monde. Dans un article intitulé « L’extrême droite vent debout contre la présence de trois Algériens aux cérémonies » (édition du 13-14 juillet), Abel Mestre écrit que « l’extrême droite » mobilise ses troupes sur ce thème, et en particulier un journal : « Le quotidien de l’extrême droite catholique Présent a bien compris cet enjeu. (…) Sous la plume d’Alain Sanders, le quotidien regrette “une telle invitation qui est une insulte à la France et à nos soldats tombés en Indochine et en Afrique du Nord”. »

Peut-on en vouloir à Abel Mestre d’utiliser cinq fois le terme « extrême droite » dans son article ? Sa raison sociale est d’être, au Monde, « chargé de l’extrême droite », il l’indique sur son compte Twitter. Mais, rigoureusement, il devrait nous qualifier de quotidien de la droite nationale catholique.

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Le 14 juillet de la honte (Présent N° 8145) (vidéo)

Le 14 juillet de la honte (Présent N° 8145)

Des dizaines de patriotes arrêtés

Jusqu’au bout j’ai espéré, car j’ai encore de ces naïvetés, qu’il y aurait, oh pas cinq, trois, deux, mais un, au moins un, officier supérieur pour signifier sa désapprobation (litote) face à la parade des drapeaux FLN et viets sur les Champs. Mais rien.

Le 14 juillet de la honte (Présent N° 8145) (vidéo)Ils étaient pourtant là avec leurs plaques à vélo (le brevet para), leurs décorations, leurs uniformes bien propres. Et ils ont défilé sans moufter derrière (ils diront : après, mais ça ne change rien à l’affaire) le drapeau rouge vietminh et le drapeau vert fellouze (1)…

Mais on a tout compris quand on a vu le général Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées, avec une tronche de ravi de la crèche, aux côtés de François Le Normal. A l’issue du défilé, sur BFM-TV, il ne trouvera rien à redire – et tout au contraire, il trouve ça épatant – à la présence du drapeau FLN. Dans le même temps qu’il a expliqué que « le moment fort » de ce 14 juillet a été quand il a descendu les Champs « aux côtés du président de la République ». Bon appétit, mon général…

Il n’a pas dû entendre, car toutes les chaînes de télé se sont employées à les chuinter (seule Marie Drucker, sur France 2, a fait état « d’incidents »), les huées et les sifflets qui ont marqué cette descente vers la place de la Concorde.

Car les héros du jour, ce ne sont pas ces militaires qui oublient d’être des soldats, ce sont ces centaines de patriotes, anonymes ou militants du collectif “Hollande démission”, venus crier à grands risques leur colère.

Comme je l’annonçais dès nos premiers articles sur ce 14 juillet de la honte, les rangs du public étaient littéralement truffés – à savoir fliqués jusqu’à l’os – de dizaines de mouchards de la police politique chargés de repérer les “fauteurs de trouble” pour les désigner à la main armée des sbires du pouvoir.

Des dizaines de patriotes ont ainsi été violemment interpellés et évacués vers les cars de police prévus à cet effet.

 

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François Hollande hué lors du défilé du 14 juillet

François Hollande hué lors du défilé du 14 juillet

15/07/2014 – PARIS (NOVOpress) – Le président de la République qui a descendu les Champs Elysées en ce 14 juillet, a été sifflé et hué.

Il en avait déjà été de même lors du 14 juillet de l’an passé et lors des dernières commémorations du 11 novembre.

31 personnes ont été interpellées.

Un sondage en ligne fait par notre confrère Le Parisien “Etes-vous choqué que des huées aient accueilli François Hollande sur le défilé du 14 juillet ?” donnait hier soir à 23h : 29,3 % de choqués et 70,7 % de pas choqués, sur 8.528 votants.

L’armée algérienne défilera bien sur les Champs-Élysées

L’armée algérienne défilera bien sur les Champs-Élysées

09/07/2014 – PARIS (NOVOpress) – Ce quatorze juillet, l’armée algérienne défilera sur les Champs-Élysées avec nos soldats au grand mécontentement des Français, oubliant le 5 juillet 1962 à Oran, jour de la Saint Antoine. Alors que le « cessez-le-feu » était en vigueur depuis trois mois, une chasse aux Blancs était organisée ce jour là et les malheureux qui n’avaient pas encore eu le temps de quitter les lieux furent égorgés, tués au revolver ou à la mitraillette. Dans les restaurants, les magasins, les appartements, de pauvres gens furent assassinés avec cruauté, leurs yeux furent arrachés, leurs membres coupés. On vit même des femmes musulmanes dépecer des vivants avec les dents. La tuerie dura près de six heures. Dix huit mille soldats français, stationnés à Oran, ayant reçu l’ordre de l’infâme général Katz de rester cantonnés dans leurs casernes, laissèrent assassiner nos ressortissants. À 17 heures, les cadavres jonchaient la ville, on en trouva pendus aux crochets des bouchers, dans des poubelles… 3 000 morts et disparus ? Nul ne sait le bilan exact de cette Saint-Barthélemy.

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D’un 14 juillet l’autre… (Présent N° 8141)

D’un 14 juillet l’autre… (Présent N° 8140)

D’un 14 juillet l’autre… (Présent N° 8140)Le 14 juillet 1958 : 6 000 Français musulmans défilent à Paris. Le 14 juillet 2014 : on met leurs bourreaux à l’honneur.

Lors du 14 juillet 1958, l’armée française, qui ne présageait pas, hélas, la trahison gaulliste, voulut marquer le coup en mettant à l’honneur les Français musulmans qui se battaient pour le droit à la ressemblance.

Sur les Champs-Elysées, aux côtés des troupes les plus prestigieuses, 4 000 anciens combattants français musulmans, vétérans des guerres de 1914-1918 et 1939-1945, défilèrent sous les vivats de la foule, avec 2 000 jeunes Français musulmans, tous fils de France.

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Drapeaux verts FLN, drapeaux rouges Viet-Minh sur les Champs ! Va-t-on accepter l’inacceptable ? (Présent 8136)

Drapeaux verts FLN, drapeaux rouges Viet-Minh sur les Champs ! Va-t-on accepter l’inacceptable ? (Présent 8136)

01/07/2014 – PARIS (NOVOpress)
A la question que nous posions la semaine dernière de savoir comment marquer, autrement que par des mots, notre rejet (et le mot est faible…) de la présence de représentants du FLN et du Viet-Minh sur les Champs-Elysées le 14 juillet, vous avez été nombreux à répondre : « Il faut s’inspirer des Bonnets rouges bretons ».

Un bonnet rouge (ou bleu, ou blanc, ou tricolore si ça existe), pourquoi pas ? Cela a l’avantage de pouvoir se repérer les uns les autres, mais a cet inconvénient de se désigner à la vindicte des flics du régime. S’il y a peu de Bonnets rouges, c’est un inconvénient. S’il y en a des milliers, Inch’Allah, le match peut se jouer très différemment…

Vous êtes nombreux, aussi, à préconiser l’utilisation d’un sifflet d’arbitre pour scander le célèbre « Ti-Ti-Ti, Ta-Ta » (« Al-gé-rie fran-çaise ») des années 1961-1962.

A ce stade, si je tiens à saluer de nouveau les réactions déterminées (et que l’on veut déterminantes) de Jeune Pied-Noir, Clan-R, Adimad, Cercle algérianiste, UNC, AJIR (Harkis), Rhin et Danube, Alma Le Corso, VERITAS, Usdifra, GNPI, CEACH, Anfanoma, etc., je dois dire mon étonnement – et, là encore, le mot est faible – en ce qui concerne l’Association de soutien à l’Armée française (ASAF) que je tenais jusque-là en grande estime.

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