Zemmour ou Marine, les leçons de la présidentielle

Le Gallou Bousquet

08/07/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Grand Remplacement ou Grand Déclassement ? À comparer les résultats de Zemmour et de Marine, les Français ont tranché. La question de l’insécurité sociale a dominé les débats, mais elle n’exclut pas, loin de là, celle de l’insécurité civilisationnelle.

Pour en débattre, les Natifs Paris ont invité Jean-Yves Le Gallou, président de Polemia, et François Bousquet, rédacteur en chef d’Éléments.


Pouvoir d’achat : la grande arnaque ? – Par Jean-Yves Le Gallou

« Demain on rase gratis » : la vieille devise des politiciens de la IIIe et IVe République est redevenue d’actualité. Les deux derniers mois de la campagne présidentielle ont été consacrés au thème du pouvoir d’achat. Et l’une des premières lois du nouveau quinquennat va porter sur ce sujet.

Et l’argent, vous le trouvez où ?

On peut comprendre les préoccupations des Français dont les revenus du travail sont rongés par les prix de l’essence ou érodés par l’inflation. On sera moins indulgent pour les hommes politiques qui ont camouflé les réalités et pour les médias qui se sont méthodiquement gardés de poser la seule question sérieuse : et l’argent, vous le trouvez où ?

Avec une dette de 2900 milliards (115% du PIB) et un déficit annuel du commerce extérieur de 100 milliards, la question se pose effectivement : quand les Français produisent 100, ils dépensent 104. Qui peut croire que cela durera éternellement. ?

Oui, la question du pouvoir d’achat se pose mais encore faut-il s’interroger sur les déterminants de l’effondrement français.

Des charges croissantes pour les ménages provoquées par les politiques publiques

Regardons d’abord ce qui pèse sur les dépenses des ménages.

Il y a d’abord le prix de l’énergie : gaz, essence, électricité. Leur hausse ont des causes politiques : l’embargo sur le gaz russe d’un côté, les politiques de « transition énergétique » de l’autre, le sacrifice du nucléaire, le coût de l’éolien et du solaire, l’ouverture à la concurrence du marché européen de l’électricité. Vous voulez sanctionner les Russes et « sauver la planète » ? Bravo, vous êtes une belle âme, mais cessez de déplorer la hausse du prix à la pompe ou du coût du chauffage.

Il y a ensuite le prix des voitures – dont la possession reste indispensable pour tous ceux qui n’habitent pas en centre-ville – qui augmente fortement sous l’effet des règlementations, sécuritaires hier, climatiques aujourd’hui. Il faut bien payer les batteries fabriquées en Chine des voitures électriques…

Il y aussi le prix des logements : là aussi les règlementations (sécurité, énergie, accès handicapés) pèsent sur les coûts des constructions et des travaux.

Pour le logement, il y a une autre variable à prendre en compte, les conséquences mécaniques de l’immigration : des logements HLM aidés et des logements dont les prix baissent dans les quartiers de l’immigration qui s’étendent avec l’arrivée de 400 000 étrangers supplémentaires chaque année. Avec comme résultat la hausse des prix de l’immobilier dans les quartiers paisibles et où les enfants peuvent suivre « une scolarité plus sereine » comme dirait Pap Ndiaye.

Il y a aussi le coût de l’école qui n’est plus gratuite pour ceux qui veulent préserver leurs enfants de ses défaillances. Et qui se voient contraints de recourir aux écoles payantes, sous contrats (voire hors contrat), ou bien de choisir un logement cher pour s’adapter aux contraintes de la carte scolaire ou encore de payer des répétiteurs pour que les enfants apprennent à la maison ce que l’école enseigne de plus en plus mal.

N’oublions pas non les questions de sécurité : les salaires des 200 000 employés de la sécurité privée (près de 10 milliards, 85% d’hommes généralement issus de l’immigration) pèsent sur les charges d’exploitation des entreprises qui les répercutent sur leurs clients.

Les recettes du travail subissent la concurrence mondiale

Quant aux recettes du travail elles sont triplement pénalisées.

D’abord par le libre-échange mondial qui a mis en concurrence les salariés français avec les salariés du monde entier. D’où les délocalisations. D’où la désindustrialisation. D’où les poches de chômage. D’où les pressions à la baisse sur les salaires.

Ensuite par les « délocalisations à domicile », entendez l’immigration sans contrôle, régulière ou clandestine, tirant à la baisse les salaires de l’aide à la personne, de la restauration, du BTP, de la logistique. Et dire comme depuis un demi-siècle que les « immigrés font le travail que les Français ne veulent pas faire » mérite d’être doublement précisé :

– parmi ceux qui refuseraient les emplois, il y a bien des Français de souche mais aussi des étrangers et des français issus de l’immigration dont le taux de chômage est souvent trois fois supérieur au taux moyen ;
– en l’absence d’une main d’œuvre abondante et précaire venue d’ailleurs, les conditions de travail seraient améliorées et les salaires moins chiches : cela s’appelle la loi du marché…

Enfin le coût de l’État-providence augmente les charges des entreprises et diminue le salaire net versé aux travailleurs.

Or si on cumule salaire tiré à la baisse par la concurrence mondiale, poids des charges et des impôts pour financer la redistribution, coût des déplacements pour aller travailler, le revenu d’un travailleur pauvre n’est guère différent de celui d’un assisté. C’est évidemment un problème majeur.

Dommage que ces questions aient été littéralement évacués des débats électoraux.
Est-il possible qu’ils reviennent à l’Assemblée nationale à travers les groupes d’opposition, non pas la NUPES, ces pompiers incendiaires, mais LR ou le RN ?

Tribune reprise de Polémia

Un décryptage à droite de la Présidentielle, par Jean-Yves Le Gallou

Jean-Yves Le Gallou

Interrogé par l’abbé de Tanoüarn, Jean-Yves Le Gallou effectue un retour sur l’élection présidentielle : un bilan en demi-teinte montrant qu’une fois de plus le système est parvenu à ses fins, puisqu’il a consacré Emmanuel Macron président pour la deuxième fois, sans que lui soit porté, ne serait-ce qu’une vraie contradiction. Publié dans le numéro 1010 de Monde et Vie de mai 2020, l’entretien a été réalisé le surlendemain du deuxième tour de l’élection présidentielle.

Guillaume de Tanoüarn : Jean-Yves Le Gallou, peut-on parler à propos de la toute récente élection présidentielle, d’une « victoire éclatante du Rassemblement National », comme l’a fait Marine Le Pen le soir de l’élection ?

Jean-Yves Le Gallou : Assurément non. Dans une élection une « victoire éclatante » intervient quand la liste victorieuse l’emporte avec une large avance sur son ou ses concurrents. A la présidentielle, Marine Le Pen a perdu avec un énorme handicap par rapport à Emmanuel Macron ; quelque 17 % de retard sur son concurrent. Certes sa défaite, en pourcentage est moins importante que lors de la présidentielle de 2017. Mais il faut garder leur sens aux mots sous peine de tomber dans la désinformation. Cela étant dit, j’ajouterai qu’en utilisant une telle expression, « victoire éclatante », elle avoue en fait que son objectif réel est atteint et qu’il n’était donc pas de gagner. On l’a vue très enjouée le soir du premier tour, comme on l’avait vu danser sur sa défaite en 2017, après le fameux débat. Je n’ai pas pu m’empêcher de noter l’énorme distorsion qu’il y avait entre la satisfaction qu’elle éprouvait visiblement et la peine immense des électeurs d’Hénin-Beaumont. Signe sans doute que la coupure entre les élites et les peuples, qui existe de manière nationale et même internationale, passe aussi au RN.

Guillaume de Tanoüarn : N’était-ce pas le même esprit que l’on a pu constater lors du grand débat Le Pen-Macron, ce soulagement visible de la candidate Marine, à la fin d’une confrontation décevante des deux côtés ?

Jean-Yves Le Gallou : Son objectif manifestement était de faire face sans prendre trop de coups. C’est la raison pour laquelle au début du débat, elle a encaissé les attaques de Macron sans répliquer. Un exemple ? Macron venait de l’accuser d’être liée au pouvoir russe par un prêt en cours de remboursement depuis 2015. Elle avait deux répliques possibles : accuser Macron d’être lui-même au service des réseaux mondialistes américains, à travers l’affaire McKinsey, dans laquelle il apparaît que des millions de données, nous concernant nous Français, ont été fournies à ces cabinets de conseil américains et finalement par-là, au Pentagone. Item : d’avoir détruit des fleurons industriels français comme Alstom pour satisfaire les Américains qui ont mis dans cette affaire « une pression de dingue ». Mais Marine Le Pen n’a rien fait de tout cela, probablement par peur d’être accusée de « complotisme ». Elle n’a attaqué son adversaire frontalement que sur la question des éoliennes, interdites au Touquet, ce qui restait de l’ordre de l’anecdote. Elle aurait pu aussi accuser Macron de faire une campagne auprès du gouvernement algérien, alors que le président candidat avait envoyé, deux figures de la macronie l’un après l’autre, Darmanin et Castaner, à la Grande mosquée de Paris dont le recteur est nommé par Alger. Elle n’en a rien fait. Tout se passe comme si elle était habitée non par le souhait de sauver la France, mais par le désir de garder, avec la boutique « Rassemblement national », le statut d’ « opposante officielle » du Président.

Elle avait déclaré au Figaro que ce serait sa dernière campagne ?

Jean-Yves Le Gallou : Oubliée cette déclaration de campagne. Elle se voit repartie pour un tour de manège. En avant pour 2027, voire 2032 !

Guillaume de Tanoüarn : Eric Zemmour marque, dans sa déclaration après le second tour de la Présidentielle, que c’est la huitième fois que le nom Le Pen est en échec lors d’une grande élection. Ne met-il pas là le doigt sur une forme de malédiction historique ?

Jean-Yves Le Gallou : Avait-il raison de donner l’impression de déterrer si vite la hache de guerre ? La remarque de Zemmour est juste factuellement. Mais pourquoi voir dans ce bilan une malédiction ? Ce qui reste à savoir, c’est s’il est possible de gagner dans un système où la totalité des journaux (Présent et Monde et vie mis à part), et les médias télévisés (au moins TF1, France 2, France 3, M6) roulent pour un seul candidat, où les corps intermédiaires du Medef à la CGT, des syndicats agricoles aux chasseurs, votent pour le même candidat. Comme l’a exprimé l’hespérialiste belge David Engels avec force au dernier colloque de notre Institut Iliade : « Ne nous trompons pas : ce n’est pas par le biais de processus démocratiques conventionnels que nous obtiendrons la victoire […] parce que l’ensemble du système politique actuel, malgré le pluralisme formel, est si unilatéralement dominé par le libéral-gauchisme qu’il rend une victoire électorale globale de la “droite” impossible dans les faits et ne peut donc être qualifié de démocratique que dans une mesure limitée. Qu’il s’agisse de l’orientation gauchiste des médias, de l’école, de l’université, du monde professionnel, des institutions de l’État ou des fonctions politiques : partout, la synchronisation idéologique est telle que seules des infimes nuances de gauchisme semblent être tolérées, tandis que tout mouvement patriotique culturel est soit étouffé, soit désintégré de l’intérieur, soit discrédité ou éradiqué. » Dans le contexte dialectique occidental, le changement par les urnes est impossible à court terme. On notera que les seuls pays qui aient des gouvernements identitaires et conservateurs ont des médias pluralistes, c’est-à-dire qu’à côté des médias financés par Soros, il y a dans ces pays des médias indépendants, à une échelle que l’on ne trouve pas en France. Regardez Victor Orban : pour lui, le combat culturel se prépare dès maintenant, il est pour l’après, quand il ne sera plus au pouvoir. Je ne résiste pas à préciser que l’interventionnisme du président ukrainien Zelensky à l’international, lui a rendu service. Les Hongrois, contrairement aux Français, ne s’y sont pas laissé prendre, sans doute parce que ce sont de proches voisins.

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Victoire de Macron : les 10 commandements des médias, par Jean-Yves Le Gallou

Macron

Ainsi la pièce est jouée. Comme prévu, le deuxième tour de l’élection présidentielle a vu s’affronter Marine Le Pen et Emmanuel Macron, permettant au Grand Liquidateur d’être réélu malgré l’immense rejet qu’il suscite par son arrogance et son mépris. Du début de la campagne jusqu’à sa clôture, les médias de propagande sont parvenus à garder la situation sous contrôle. Jean-Yves Le Gallou raconte l’histoire en 10 séquences.

1- Le duel Macron-Le Pen tu installeras

Dès le printemps 2021, le scénario de l’élection présidentielle de 2022 a été mis en place. Sur fond de gauche explosée et de LR divisé, les premiers sondages ont annoncé un duel Macron/Le Pen pour le second tour. Or les sondages ne sont pas des simples photographies, ce sont aussi des prophéties auto réalisatrices : si deux postulants sortent en tête on en parle, et en parlant on les conforte dans leur position dominante, et ainsi de suite. C’est le cercle vertueux de la notoriété. Et au cas particulier le schéma idéal pour la réélection de Macron… .

2- Les limites du politiquement correct tu imposeras

En principe les débats sont libres en France. En réalité il est seulement permis de débattre tranquillement à l’intérieur du cercle des convenances politiquement correctes. Si vous êtes pour la « transition énergétique », le progressisme sociétal, l’ouverture des frontières et le « vivre ensemble », tout ira bien pour vous : vous obtiendrez facilement la parole et vous serez interrogés courtoisement. Mais attention ! Toute tentation transgressive vous voudra invisibilisation ou diabolisation. Toute prise de parole dissidente ne pourra se faire que sur un fond d’hostilité dans le but de vous faire passer pour agressif. Avec le risque permanent d’être accusé de « dérapage ». Comme l’exprime François Bousquet : « Le vrai pouvoir, c’est la production de la parole autorisée. Il n’y en a pas d’autre. Cela s’appelle la fenêtre d’Overton. »

3- Du Covid tu parleras un peu, beaucoup, passionnément…

2000 morts (le nombre de décès journaliers en hiver), c’est de la statistique ! Mais cent morts dû au ou avec le Covid, cela émeut à coup de déclarations ministérielles, de Une du JT de 20 heures et de bandeau défilant sur les chaines en continu. Une vraie technique d’ahurissement monopolisant les conversations, soudant derrière le « chef de guerre » et marginalisant tout vrai discours politique. Avec la complicité des médias l’exécutif a calé les mesures sanitaires sur ses intérêts électoraux, en sidérant et en enfermant d’abord, en libérant ensuite à deux mois de l’échéance électorale.

4- Zemmour tu diaboliseras

A l’automne, Eric Zemmour est entré dans ce dispositif comme un chien dans un jeu de quilles. Avec la ferme volonté d’inviter dans la campagne les thèmes de la survie de la France et des mesures à prendre face au Grand Remplacement et au Grand Déclassement. Après une entrée en fanfare et en seulement quelques semaines les médias sont passés du léchage au lâchage puis au lynchage. A chaque fois qu’il approchait les 15% dans les sondages, Zemmour était victime d’un intense bombardement médiatique : en octobre/ novembre pour sa prétendue misogynie et son pétainisme supposé, en janvier pour une cabale autour du handicap, fin février pour un procès en poutinophilie et en inhumanité.

5- Marine Le Pen tu ménageras (provisoirement…)

La présence de Zemmour a servi à Marine Le Pen de paratonnerre : puisqu’il y avait plus méchant qu’elle on pouvait expliquer qu’elle avait changé, de style, d’idées, de comportement (y compris en « Une » de VSD) et lui permettre de faire campagne tranquillement pendant que les milices violentes d’extrême gauche s’acharnaient sur Zemmour, sous l’œil attentif de la caste journalistique.

6- Le thème du pouvoir d’achat tu imposeras

Très vite, il est apparu nécessaire d’évacuer les thèmes civilisationnels et identitaires de même que celui du Grand Déclassement (industriel, éducatif, stratégique) : trop dangereux, pire trop politique. Et c’est ainsi qu’avec l’aide des sondeurs, le thème du pouvoir d’achat a été imposé dans la campagne. Facile pour le pouvoir d’achat de sortir en tête des préoccupations des Français : ce n’est pas clivant (cela ne mange pas de pain, si l’on peut dire…) et cela concerne tout le monde, depuis le gilet jaune qui doit renoncer à un plein d’essence jusqu’au communicant qui doit se priver de sa deuxième Rolex. C’est ainsi qu’à partir de janvier tous les débats électoraux tournent autour de cette question : les trois M – Macron, Mélenchon et Marine – sortant le chéquier plus vite que leur ombre. Sans que jamais un journaliste ( ?) ne s’avise de poser la question suivante : « comment financez-vous cela ? » Alors que quiconque s’aventure à parler de protectionnisme, de contrôle de l’immigration ou de vraies mesures sécuritaires se heurte à une rafale d’objections.

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Présidentielle 2022 : la campagne Zemmour vue de l’intérieur par Jean-Yves Le Gallou

zemmour trocadero

Immersion dans la campagne Zemmour avec Jean-Yves Le Gallou. Les choix stratégiques. L’euphorie et le meeting de Villepinte. Les trous d’air et le trou noir de la France périphérique. Marine et le pouvoir d’achat..

ÉLÉMENTS : Comment vous retrouvez-vous dans la campagne de Zemmour ? Serait-ce que vous faites de la politique depuis 45 ans et que vous ne vous imaginiez pas laisser passer pareille occasion ?

JEAN-YVES LE GALLOU. C’est surtout que j’ai noué des relations amicales avec Éric depuis longtemps. Cela doit faire une quinzaine d’années que nous déjeunons ensemble tous les deux ou trois mois. Sa candidature vient assez rapidement sur la table. Il l’a longuement mûrie, suffisamment pour lancer sa campagne en deux temps. Au printemps, je le rencontre avec Sarah Knafo. Non seulement il est décidé à y aller, mais il est décidé à y aller sur ses thématiques : la question identitaire, le Grand Remplacement, l’avenir de la France. Rapidement, le choix est fait d’éviter les embûches sur tous les sujets qui ne relèvent pas directement des enjeux de civilisation en présentant un programme sans trop d’aspérités. On ne parlera pas de l’euro. Au niveau européen, la ligne consistera à affirmer notre souveraineté sans sortir de l’Union européenne. Des propositions économiques budgétairement raisonnables. Voilà pour le programme, dans ses grandes lignes. J’échange régulièrement avec lui jusqu’en novembre, quand il crée un comité politique avant le meeting de Villepinte, le 5 décembre. Il m’invite alors à le rejoindre. Après un départ en fanfare, il traverse une première période difficile. Sa misogynie présumée, ses déclarations historiques anciennes sur le maréchal Pétain ouvrent le bombardement médiatique. Feu sur Zemmour ! Et il est si nourri, je parle du feu, qu’on aurait pu croire que Pétain était candidat à l’élection présidentielle. Il faut dire qu’aujourd’hui, Hitler présidant la Russie, tout est désormais possible. Je suis blindé, mais je connais trop les dommages collatéraux pour savoir qu’il faut sortir au plus vite de cette séquence. Je m’intègre donc un peu plus en avant dans le dispositif de campagne.

ÉLÉMENTS : C’est quoi, ce comité politique ? C’est là que se prennent les décisions ?

JEAN-YVES LE GALLOU. Non. C’est initialement la structure d’accueil des ralliements. Il y a au départ des personnalités conservatrices et des Gilets jaunes, les premiers à avoir rallié Zemmour, auxquels viennent s’ajouter les noms de Guillaume Peltier, Jérôme Rivière, Nicolas Bay, Marion Maréchal, puis les sénateurs Ravier et Meurant. Un lieu d’échanges, de recueil d’informations et de réflexions. Un conseil de Sages (?) en quelque sorte.

ÉLÉMENTS : Il y aussi des gens comme Paul-Marie Coûteaux ?

JEAN-YVES LE GALLOU. Paul-Marie Coûteaux et Charles Millon sont toujours restés à l’extérieur. Le fonctionnement se fait à travers des groupes sur des boucles Telegram qui planchent sur des sujets bien identifiés. Les débats sont très libres. C’est franco. Mais à la fin une synthèse doit émerger et déboucher sur des propositions ou des options synthétisées par Sarah Knafo. Ensuite, c’est Éric qui décide, pas toujours dans le sens de ces orientations prises en amont. L’essentiel pour lui, c’est de s’en tenir à sa ligne sans avoir à rogner ses convictions. C’est la différence avec ses rivaux : sa sincérité. Et elle a un coût.

ÉLÉMENTS : Mais ce « coût » peut également s’avérer positif. La sincérité dénote, détonne même, dans l’univers politique…

JEAN-YVES LE GALLOU. Oui, évidemment, mais l’offre politique aujourd’hui est déterminée par les médias. C’est eux qui fixent l’agenda politique et les éléments de langage qui vont avec. Typiquement la question du pouvoir d’achat. Elle a été imposée par les sondages et les médias, avant de l’être par les événements. Que ressort-il des sondages ? Pouvoir d’achat, pouvoir d’achat, érigé en première préoccupation des Français, devant l’immigration et l’insécurité. Le tour de passe-passe est d’autant plus facile à exécuter que les instituts de sondage prennent soin de séparer dans les enquêtes d’opinion l’immigration et l’insécurité, ce qui les rétrograde dans l’échelle des préoccupations des Français. Les sondages créent des biais de représentation. Mieux : ils fonctionnent à l’instar des prophéties autoréalisatrices. Lors d’une présidentielle, les sondages tombent tous les jours avec une régularité de métronome ; et la chute dans les sondages entraîne la chute tout court. D’autant que les médias traitent la campagne et les candidats comme la course aux petits chevaux. Je me souviens qu’en 1988, Jean-Marie Le Pen avait dépensé le tiers de son budget pour la campagne présidentielle dans une campagne d’affichage quatre par trois mètres. On ne voyait pas sa tête, seulement une phrase « Le Pen l’outsider » avec une course de chevaux. C’est ce manège que les sondages entretiennent à partir d’arbitrages douteux. Pourquoi, à un demi-point près, faire passer tel candidat au-dessus, tel autre en dessous ?

ÉLÉMENTS : Mais ça ne peut pas constituer une excuse. La campagne de Zemmour en octobre est lancée elle aussi par des sondages très favorables…

JEAN-YVES LE GALLOU.
C’est vrai, mais les choses changent assez vite. Vous rappelez-vous d’un des grands thèmes de la présidentielle 2017 ressassé par les sondeurs ? Non ! Eh bien c’était la dette, sujet qui a aujourd’hui disparu, alors même qu’elle a gonflé de 600 milliards d’euros… Pour tout dire, je suis quelque peu embarrassé par cette question du pouvoir d’achat parce qu’elle consiste trop souvent à occulter le politique. En quoi est-elle porteuse d’un projet collectif ? Disant cela, je ne dis pas qu’il ne faut pas en parler, au contraire, mais à la condition de mettre sur la table toutes les données de l’équation. D’abord les salaires. Que se passe-t-il avec les salaires ? Il se trouve que s’exerce sur eux une double pression à la baisse : parce que la main d’œuvre française est mise en concurrence par les délocalisations et par l’immigration. Comment pourrions parler du pouvoir d’achat sans aborder aussi l’épineuse question des logements ? Vous faites comment quand, chaque année, 400 000 nouveaux arrivants débarquent ? Vous les logez où ? Le pouvoir d’achat, c’est aussi les matières premières, pétrole en tête, dont les fluctuations de prix dépendent des conditions internationales. Qui aborde le pouvoir d’achat sous cet angle ? Personne. C’est à qui, de Marine Le Pen ou d’Emmanuel Macron, sortira le chéquier le plus vite ? Très bien, mais comment financera-t-on cette générosité avec l’argent public ? La question ne semble pas être arrivé jusqu’au cerveau des journalistes. Alors que le moindre sujet qui a trait à l’immigration soulève des objections en cascade. Ici, rien. En cinq minutes, la « générosité » des candidats crée dix milliards de dettes. Circulez, y’a rien à voir. Et puis c’est bien gentil de distribuer du pouvoir d’achat, mais sans réindustrialisation et économie de l’offre, cela débouche sur le déficit de la balance commerciale : en 2021, 85 milliards d’euros, qu’on finance en vendant le patrimoine immobilier et artistique à des oligarques et des entreprises stratégiques à des fonds de pension américain. Mais comme dirait Macron : « C’est notre projet ! »

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Jean-Yves Le Gallou sur Marine Le Pen au 2nd tour : « Merci qui ? Merci Zemmour ! »

zemmour le pen

La politique c’est le monde du bruit et de la fureur. De l’injustice et de l’hétérotélie. Marine Le Pen a tempêté contre la candidature qu’elle jugeait concurrente d’Éric Zemmour. Et pourtant comme je l’écrivais le 27 mai 2021 : « pour Marine Le Pen l’atout chance pour accéder à l’Élysée serait une candidature Zemmour ! » car « on ratisse mieux à deux que tout seul ! » Et il est très clair au soir de ce premier tour que le total de voix rassemblées par Éric Zemmour et Marine Le Pen (environ 30,2 %) est supérieur à ce qu’avait obtenu seule la candidate du Rassemblement national en 2017 (21,3 %).

La candidature de Zemmour a présenté un triple avantage pour Marine Le Pen :

– Le candidat de Reconquête lui a servi de paratonnerre à la diabolisation (lui permettant même d’échapper au procès en « poutinisme »).
– Il a recentré le débat électoral sur deux fondamentaux désertés par le rassemblement national : l’immigration et la sécurité (lui permettant ainsi de baguenauder tranquillement sur le pouvoir d’achat).
– Il a convaincu des électeurs sociologiquement rétifs au populisme jugé démagogique de Marine Le Pen.

Marine Le Pen aborde donc le deuxième tour à partir d’un potentiel électoral beaucoup plus élevé qu’en 2017 et, pour la première fois dans l’histoire du Rassemblement national, avec une importante réserve de voix. D’autant que l’hostilité au sortant est forte dans l’opinion et qu’il est possible de surfer sur le « Tout sauf Macron ».

La victoire de Marine Le Pen est donc envisageable à quatre conditions :

– Qu’elle sache rassembler sans mépriser ni les conservateurs ni la droite ni les identitaires.
– Qu’elle tienne bon avec vigueur et dignité face à la formidable campagne de diabolisation qui s’annonce (alors que le bouclier en Kevlar/Zemmour aura disparu)
– Qu’elle se montre politiquement et techniquement à la hauteur en face de journalistes qui auront cessé d’être complaisants et d’un Emmanuel Macron plus combattif que jamais.
– Qu’elle soit en mesure de sécuriser la loyauté du scrutin dans les 60 000 bureaux de vote, en particulier dans les 5 000 bureaux de vote sensibles. Travail titanesque auquel son appareil est peu préparé.

Reste que Macron lui-même n’est pas complétement à l’abri d’une sortie de route…

Tribune reprise de Polémia

« Restaurer le politique » Jean-Yves Le Gallou présente le colloque de l’Institut Iliade

Jean-Yves Le Gallou

Ce samedi 2 avril, l’Institut Iliade organise son grand colloque annuel. Cette année, le thème le suivant : « Restaurer le politique – Identité, souveraineté, sacré ». Pour s’inscrire à cet événement exceptionnel, rendez-vous à cette adresse : https://institut-iliade.com/iliade/colloque-iliade-2022/.
Découvrez l’entretien accordé par Jean-Yves Le Gallou, co-fondateur de l’Institut Iliade et président de la Fondation Polémia, au quotidien Présent.

Présent : Vous organisez le samedi 2 avril le neuvième colloque de l’Institut Iliade, une semaine avant le premier tour de l’élection présidentielle. Que recouvre un tel contexte pour le combat civilisationnel qui est le vôtre ?

Jean-Yves Le Gallou : L’Institut Iliade n’est pas hors sol. Il s’inscrit dans la longue durée mais il prend aussi en compte l’actualité. Et deux aspects au moins du combat civilisationnel figurent à l’ordre du jour de l’élection présidentielle : la question du Grand Remplacement ethnique et civilisationnel et celle de la guerre russo-ukrainienne. Qui prend les traits d’un choc de civilisation : la géopolitique américaine opposant monde atlantique et monde orthodoxe (Brezinski, Huntington) se confrontant à la géopolitique eurasiatique solidarisant la Russie avec sa base arrière asiatique (Dougine). Pour le plus grand malheur de l’Europe de l’Atlantique à l’Oural et des peuples européens.

Présent : Le colloque se penche sur la question du politique sous sa triple dimension « Identité – Souveraineté et Sacré ». L’Institut Iliade n’étant pas un mouvement politique, les auditeurs ne doivent-ils s’attendre qu’à des interventions théoriques ?

Jean-Yves Le Gallou : Certaines interventions auront des côtés très pratiques : je pense, par exemple à celle de Frédéric Rouvillois : « Reprendre le pouvoir aux juges ». Et sur « Ethnos et polis » gageons que Renaud Camus ne gardera pas sa langue dans sa poche ! Ceci étant l’objectif de l’Iliade est d’apporter des éclairages, des éléments de réflexion non d’élaborer un programme électoral (c’est un autre exercice…) ni de donner des consignes de vote. Mais après tout « Souveraineté, identité, sacré » est une bonne grille de lecture pour éliminer le pire et choisir le meilleur. La question identitaire étant à nos yeux la question primordiale. Soyons clair à cet égard, le combat identitaire ne se résume pas à un combat électoral trop souvent piégé par les médias mais il reste l’un des champs de bataille politique et idéologique qui ne peut être déserté.

Présent : Qui sont les invités exceptionnels qui s’exprimeront à la tribune cette année ?

Jean-Yves Le Gallou : Comme à l’accoutumée il y aura un superbe plateau. De grands intellectuels : Alain de Benoist, Michel Maffesoli, Paul-Marie Couteaux, Renaud Camus, Javier Portella, David Engels. Des universitaires de renom et des essayistes puissants : Frédéric Rouvillois, Olivier Eichenlaub, Michel Geoffroy, Lionel Rondouin. Des hussards aussi vigoureux que talentueux : Julien Rochedy, Laurent Obertone, Pierre-Antoine Plaquevent, Nicolas Faure, Charles de Meyer. Des jeunes pousses comme Ego Non. Des journalistes : Alexandre Bouclay et Ferenck Almassy. Sans oublier les patrons des grands instituts de formation comme Alexandre Pesey, Edouard Husson, Fabrice Lesade et Martin Sellner. Ni les équipes de l’Iliade : Philippe Conrad, Romain Petitjean, Floriane Jeannin.

Vous noterez qu’il s’agit bien d’un colloque européen avec des intervenants venus d’Espagne, de Belgique, de Pologne, de Hongrie, d’Autriche.

Présent : La part belle est, comme chaque année, faite aux stands amis, aux dédicaces et à la convivialité. Après une édition 2020 placée sous contrainte, ce colloque sera-t-il aussi l’occasion d’une journée retrouvailles françaises et européennes, après deux années de morosité sanitaire ?

Jean-Yves Le Gallou : Face à la dictature sanitaire l’Iliade a fait sienne la devise de Guillaume d’Orange : « Je maintiendrai ». Nous sommes fiers d’avoir tenus contre vents et marées le VII e colloque (l’écologie à l’endroit) et le VIIIe colloque (l’économie au service des peuples). Hélas en mode dégradé. Nous retrouvons liberté et convivialité le 2 avril. Le IXe colloque sera un grand opéra européen unissant conférences et réflexions, découvertes artistiques et esthétiques ainsi qu’échanges autour d’un livre ou d’un… verre.

Texte repris du site Polémia

Ce mercredi 23 mars, la Traboule accueille Jean-Yves le Gallou pour une conférence sur la diabolisation

Transmission, communautarisation et aristocratie… Jean-Yves Le Gallou face à Charles Gave

Jean-Yves Le Gallou

25/02/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Le 6 février dernier, Jean-Yves Le Gallou était l’invité de Charles Gave pour un entretien sur la chaîne YouTube de l’Institut des Libertés. Transmission de la mémoire Européenne, aristocratie et communautarisation du savoir… les deux hommes ont échangé pendant près de 45 minutes.


Jean-Yves Le Gallou : « Les Bobards d’or : faire rire ceux qui souffrent toute l’année de la désinformation des médias de grand chemin »

Jean-Yves Le Gallou

La XIIIe cérémonie des Bobards d’or aura lieu lundi 7 février à 19 heures au théâtre du Gymnase à Paris, 38, boulevard de Bonne-Nouvelle, dans le Xe arrondissement. Jean-Yves Le Gallou répond à nos questions.

Quel objectif poursuivez-vous avec ce nouvel opus des Bobards d’or ?

Faire rire ceux qui souffrent toute l’année de la désinformation des médias de grand chemin. Beaucoup de journalistes se moquent des opinions de leurs publics 364 jours par an. Le jour des Bobards d’or, les rôles s’inversent, nous nous moquons gentiment des journalistes, de leurs travers, de leurs biais idéologiques. Nous récompensons les meilleurs d’entre eux, ceux qui n’hésitent pas à mentir pour mieux servir le politiquement correct. Bref, c’est carnaval !

Avez-vous de gros poissons parmi les candidats ?

Assurément ! Les deux présentateurs du JT de TF1, Gilles Bouleau et Anne-Claire Coudray, sont candidats. Il faut dire qu’on a souvent l’impression que les chargés de com’ de Matignon et de l’Élysée leur parlent directement dans l’oreillette…

Gilles Bouleau – sonnez trompette, résonnez hautbois – a chanté les louanges d’un gouvernement retrouvant, avec 6,5 % de croissance en 2021, les grands succès des Trente Glorieuses en… oubliant juste de rappeler qu’il y avait eu une chute de 8 %, l’année précédente. Joli tour de passe-passe.

Anne-Claire Coudray, elle, a fait dans le franc bobard en prétendant, face à Marine Le Pen, que jamais, au grand jamais, Castex n’avait affirmé que la vaccination empêchait toute contamination. Mais les images montrent le contraire ! On le voit, d’ailleurs, tous les jours dans la propagande gouvernementale : « Tous vaccinés, tous protégés. »

L’AFP est à nouveau dans la course ?

Déjà titulaire de cinq Bobards d’or – excusez du peu – en 2012, 2015, 2016, 2017 et 2020, l’AFP est à nouveau candidate. Pour avoir imaginé des heurts à Nantes entre partisans et adversaires de Zemmour pour rendre compte, en fait, d’agressions des milices d’extrême gauche antifas contre des policiers. Et aussi pour avoir inventé « une voiture folle » pour camoufler l’identité et l’idéologie d’un tueur de masse afro-américain [noir, NDLR]. Deux bobards pour un seul candidat, vous le voyez, Fabrice Fries, président-directeur général de l’AFP, a vu les choses en grand. Il est sûr de lui car il sait qu’un bobard de l’AFP, repris partout, vaut mille bobards.

Vous vous intéressez aussi aux facts checkers ?

Oui, ces journalistes « vérificateurs » qui prétendent détenir et rétablir la vérité. Leur vérité. La vérité politiquement correcte. Cela étant, en choisissant bien leur cible – les dissidents, les adversaires du gouvernement – et en tordant les faits, les fact checkers ne sont bien souvent que des fact-tchékistes ! Ils font la police de l’opinion. Amélie Rosique, de BFM TV, qui avait « vérifié » le débat Mélenchon/Zemmour, sera sur la sellette.

La présidentielle n’est jamais loin…

Non, d’autant plus que les médias veulent peser sur les résultats. Regardez la publicité de BFM TV mettant en scène ses journalistes avec ce slogan : « Ils ne sont pas candidats, mais ils peuvent vous aider à choisir »… Ben voyons !

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

[Interview] Jean-Yves Le Gallou (Polémia) : « La violence est inséparable de la politique, n’en déplaise aux bisounours »

Jean-Yves Le Gallou

Le site Breizh-info.com a demandé à Jean-Yves Le Gallou comment il voyait ou anticipait les évènements à venir, et notamment les élections 2022.

Breizh-info.com : L’année 2022 s’annonce particulièrement tendue, entre tyrannie sanitaire et échéances électorales majeures. Que pensez-vous que nous réservent les prochains mois ?

« L’histoire est le lieu de l’imprévu » aimait à répéter Dominique Venner. Difficile de vos répondre donc… . Peut-être que si le variant Omicron se confirme bénin la banalisation du COVID sera la bonne surprise ?

Breizh-info.com : Et pour la présidentielle, quels seront les finalistes ?

Zemmour /Macron ? Macron /Le Pen ? Ou bien Pécresse face à Zemmour ou Le Pen ? Ou alors un duel intra système entre Pécresse et Macron, le rêve des éditorialistes du « cercle de raison », de déraison plutôt quand on observe le résultat des Quarante Piteuses… Voire, le cauchemar de Davos et du Bilderberg, un duel Le Pen /Zemmour. Très disruptif mais pas impossible. Reste que les gnomes du Conseil constitutionnel (Fabius, Juppé) pourraient dans ce cas décider d’annuler l’élection… .

Breizh-info.com : Faut-il croire les sondages ?

A quatre mois d’une élection ils n’ont aucun caractère prédictif. D’autant que les sondeurs n’ont aucun moyen objectif – faute de référence antérieure – d’apprécier voire de corriger les résultats de Zemmour. Les campagnes de diabolisation qu’il subit peuvent contribuer à minorer ses scores. Ce qui est sûr c’est que Zemmour fait la course en tête par la puissance de ses meetings, son omniprésence dans les réseaux sociaux et son audience lorsqu’il est invité sur les chaines de télévision. Lui ne cause pas, lui ne minaude pas, il imprime.

Breizh-info.com : Comment jugez-vous la campagne de Marine Le Pen ?

Ses partisans devraient remercier Zemmour, matin, midi et soir. Il a réveillé leur championne. Il l’a conduit à revenir sur les fondamentaux du Front National et à se bouger.

Breizh-info.com : Il a beaucoup été question du retour de la violence en politique. Vous qui avez vécu notamment l’ascension du FN, mais également l’après Mai 68, êtes-vous d’accord avec cette analyse ?

La violence est inséparable de la politique, n’en déplaise aux bisounours. Encore faut-il distinguer les différentes formes de violence.

Il y a une violence de haute intensité islamiste : les assassinats de masse (Bataclan) ou ciblés (Samuel Paty) qui terrorisent les acteurs politiques, médiatiques économiques et administratifs.

Il y a la violence de moyenne intensité des racailles dans les banlieues qui débouche sur le « white flight » et la prise de contrôle des territoires perdus de la France.

Il y a la violence de basse intensité des milices d’extrême gauche qui imposent leurs lois dans la rue et les universités. D’autant plus que leurs adversaires – les groupes gaullistes (SAC, UNI) ou plus radicaux (Ordre nouveau, GUD) ont fait l’objet de répressions aussi sélectives que ciblées. D’où l’impression juste que l’extrême gauche tient la rue : à cause des gouvernements qui l’ont protégée tout en réprimant sélectivement ceux qui pouvaient la combattre. Les prétendus « Antifas » sont les idiots utiles de Davos et du Bilderberg.

Breizh-info.com : Zemmour en est-il aujourd’hui la victime ?

Oui, un peu comme Le Pen dans les années 1980 et le Front National dans les années 1990.

L’extrême gauche attaque. Ses adversaires se défendent. Et ce sont eux qui sont accusés de violences. C’est la tenaille antifas/médias.

Breizh-info.com : Quelle réponse ?

Je vous renvoie au Manuel de lutte contre la diabolisation : ne pas plier, ne pas s’excuser, résister, continuer à transgresser, renverser l’accusation, accuser les diabolisateurs.

Breizh-info.com : Sur la question de la tyrannie sanitaire, il semblerait qu’une large partie des masses, ou bien adhèrent, ou bien acceptent de suivre les injonctions gouvernementales qui se succèdent à un rythme fou, non sans brimades et contraintes délirantes. Là encore, quelle analyse faites-vous de ce phénomène de soumission généralisée ?

J’ai tendance à comprendre les masses quand je vois la puissance de la propagande qu’elles subissent : des centaines de messages alarmistes par jour, à la télévision, sur les réseaux sociaux et dès qu’on sort : dans les rues, dans les transports, dans les restaurants. Partout, c’est fou. Les « boomers » hypocondriaques en rajoutent. Et les « millenials » n’ont pas été formés à l’esprit critique à l’école.

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L’immigration vue par André Posokhow : les yeux grand ouverts, les chiffres en bandoulière

immigration

Auteur en 2013 d’un rapport circonstancié sur le coût de l’immigration, André Posokhow, bien connu des lecteurs de Polémia, s’apprête à récidiver. En préambule, il vient de publier Immigration : l’épreuve des chiffres aux éditions synthèse nationale. Nous publions ci-dessous la préface accordée par Jean-Yves Le Gallou.

Combien entre-t-il d’étrangers en France chaque année ? Et quel est le solde net des entrées une fois les sorties décomptées ? Combien y a-t-il d’étrangers en France aujourd’hui ? Combien de clandestins ? Et quelle est la part des immigrés et descendants d’immigrés extra-Européens dans la population française ? Quelle est la proportion des naissances d’origine non européenne dans les maternités ? Enfin quelle est la charge des étrangers et des personnes issues de l’immigration sur les budgets publics (sécurité, enseignement, logements, santé).

Telles sont les questions les plus couramment et les plus légitimement posées.

Mais les réponses ne sont pas faciles à obtenir !

Les statistiques publiques (INSEE, INED, ministères de l’Intérieur, des Finances des Affaires sociales) ne sont pas souvent homogènes, ni même cohérentes entre elles. Elles sont fréquemment anciennes, voire très anciennes. Et presque toujours partielles, voire partiales : le poids du pouvoir politique et médiatique sur l’appareil statistique est considérable. Et pour être invité dans les radios et les télévisions un « expert » doit présenter de solides garanties de politiquement correct. Ce qui a conduit la démographe dissidente Michèle Tribalat à dénoncer dans un livre Les Yeux grand fermés de ses patrons et collègues.

Ce sont les yeux grand ouverts qu’André Posokhov a écrit ce livre.

Un pisteur avisé dans la jungle des statistiques

Il guide le lecteur dans le maquis des chiffres et des imprécisions administratives. C’est un pisteur avisé dans la jungle des statistiques.

Ses conclusions les voici :

* Nombre d’étrangers entrés en 2019 : plus de 600 000.
* Solde net des entrées une fois les sorties décomptées en 2019 : plus de 400 000.
* Nombre d’étrangers réguliers en France : Immigrés réguliers de nationalité étrangère (4,2 M) + Étrangers nés en France (0,7M) = près de 5 millions.
* Nombre de clandestins selon les estimations d’André Posokhow : 1,3 millions.
* Nombre total d’étrangers : 4,9 M+ 1,3 M = plus de 6 millions.
* Nombre et part des immigrés et descendants d’immigrés extra-européens réguliers dans la population française :
– Nombre immigrés tiers : plus de 5 M
– Nombre de descendants immigrés tiers : plus de 4,5millions
– Total tiers : près de 10 millions
– Proportion dans la population française de 67M habitants à fin 2019 : près de 15 %
* Nombre et part des naissances d’origine non européenne dans les maternités : plus de 30 % selon les statistiques d’origine INSEE (sans la troisième génération), près de 40 % selon le dépistage des nouveau-nés à la drépanocytose
* Charge des étrangers et des personnes issues de l’immigration sur les budgets publics (sécurité, enseignement, logements, santé) : suspense, suspense, le travail en cours d’achèvement.

Voilà qui est précis, voilà qui est clinique. Même si j’ai « arrondi » les chiffres dans cette préface. Non par paresse mais par exigence : pour rappeler que les chiffres ne sont pas la réalité mais une simple approche d’un monde complexe.

Les lecteurs de bonne foi seront convaincus par l’immense travail d’André Posokhow, même s’il est possible de s’interroger, voire de critiquer, telle ou telle interprétation ou telle ou telle hypothèse.

Immigration : qui n’est pas dans le déni du réel est qualifiée d’« extrémiste »

Bien entendu les militants du politiquement correct et les conformistes qui les suivent ne manqueront pas de dénoncer des conclusions jugées « extrémistes ». C’est un classique du genre. En matière d’immigration toute personne qui n’est pas dans le déni du réel est qualifiée d’« extrémiste », voire d’« extrémiste de droite », sinon de complotiste. Ce n’est pas une raison pour se laisser intimider.

Je suis depuis plus de 45 ans maintenant ces questions d’immigration. J’ai publié plusieurs ouvrages et encouragé la rédaction d’autres travaux, comme ceux remarquables de Pierre Milloz, énarque, inspecteur général de l’industrie, essayiste, prix René Cassin pour l’une de ses œuvres, auteur de la première étude phare sur le coût de l’immigration. Ces études ont toutes, ou presque toutes, été vilipendées. Seulement voilà la réalité a toujours dépassé les chiffres jugés alarmistes lorsqu’ils étaient présentés.

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I-Média n°376 : Jean-Yves Le Gallou dresse le bilan de l’année 2021

Le Gallou Pierre Bergé

29/12/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Pour cette fin d’année, Jean-Yves Le Gallou – en l’absence provisoire de Jules Blaiseau – fait le bilan des grandes tendances culturelles et médiatiques de 2021 : la folie du wokisme, l’explosion du nombre de médecins de plateaux télés, le déferlement de propagande etc…

Un numéro hors-série de « I-Média » qui vient clore une année de réinformation et de dénonciation des mensonges médiatiques.

Une année 2021 riche en bobards. Des bobards qui seront en compétition le 7 février prochain à Paris lors de la 13ème soirée des Bobards d’Or.


Médias : délires propagandistes et loi du marché – Jean-Yves Le Gallou [Forum de la Dissidence 2021]

Le Gallou forum dissidence

08/12/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Le samedi 27 novembre 2021, le VIIe Forum de la Dissidence, organisé par Polémia, s’est tenu dans un endroit privé en région parisienne. Le thème de l’après-midi de conférence : « La majorité c’est vous, les extrémistes ce sont eux ! »

Jean-Yves Le Gallou, président de la Fondation Polémia et présentateur de l’émission I-Média sur TV Libertés, a livré une critique sévère mais juste des médias et des journalistes.


Jean-Yves Le Gallou : « Il faut inscrire dans la Constitution le principe de préférence nationale et celui de préférence de civilisation. » [Interview]

Jean-Yves Le Gallou

Alors que plusieurs candidats à la présidentielle de 2022 évoquent la nécessité de réformer la Constitution, Breizh-Info a interrogé Jean-Yves Le Gallou sur ce sujet.

Breizh-info : Vous avez beaucoup insisté dans deux précédents livres – La Tyrannie médiatique (2013) et Immigration la catastrophe : que faire ? (2016) sur la nécessité de profondes réformes institutionnelles. Vous semblez avoir été entendu puisque beaucoup de candidats à l’élection présidentielle – Éric Zemmour bien sûr, mais aussi Marine Le Pen, Ciotti, Barnier et Pécresse – évoquent des réformes constitutionnelles. Qu’en pensez-vous ?

J.Y. Le Gallou : Je me réjouis de cette prise de conscience. Encore faut-il savoir ce que l’on met dans ces réformes constitutionnelles ! De mon point de vue, il faut en revenir à la formule du général de Gaulle « la seule cour suprême, c’est le peuple » et donc briser – j’emploie le terme à dessein – le pouvoir que se sont accaparé les juges : Conseil constitutionnel, Conseil d’Etat, Cour de cassation qui font la pluie et le beau temps sur les questions d’immigration et de sécurité.

Breizh-info : Comment ?

J.Y. Le Gallou : En proposant aux Français par réferendum – au titre de l’article 11 comme le général de Gaulle en 1962 – une réforme constitutionnelle en deux points principaux :

– Le cantonnement du rôle du Conseil constitutionnel au strict contrôle formel des lois et à leur respect des SEULS articles de la Constitution à l’exception d’une interprétation des textes généraux des préambules ; ce que voulait le général de Gaulle et ce qui fut le cas jusqu’au coup d’État constitutionnel de 1971 (lorsque le Conseil constitutionnel s’arrogea unilatéralement et arbitrairement le droit de contrôler le fond des lois).

– La reconnaissance de la supériorité des traités et des accords internationaux sur les seules lois ANTÉTÉRIEURES à leur ratification ou approbation (les lois nouvelles s’imposant sans contestation possible).

Vous le voyez, juridiquement c’est facile : une simple et courte révision des articles 55 et 61 de la Constitution.

Breizh-info : Cela suffit-il ?

J.Y. Le Gallou : C’est en tout cas ESSENTIEL !

D’autres dispositions doivent évidemment être prises. En particulier l’article premier de la Constitution pourrait être ainsi complété : « Elle [La France] sauvegarde et promeut son patrimoine historique et ses racines européennes et chrétiennes. Elle assure aux nationaux français la priorité dans l’accès aux droits civiques, civils, économiques et sociaux (emploi, logement et prestations sociales de toute nature). » Bref inscrire dans la Constitution, le principe de préférence nationale. Et celui de préférence de civilisation.

Breizh-info : D’autres idées ?

J.Y. Le Gallou : Oui, on peut aussi envisager la création du référendum d’initiative citoyenne, le retour de la proportionnelle et la limitation du nombre des collectivités territoriales. Tout ceci a été remarquablement documenté en 2016/2017 par un groupe de travail animé par Marion Maréchal et constitué de gens très « capés » (Conseillers d’État, professeurs agrégés de droit, énarques, avocats). Marine Le Pen reçut le rapport et en fit immédiatement un… classement vertical. Elle semble – ce qui est bien – le redécouvrir aujourd’hui. Il est vrai que quand le tigre cavale dans la rizière le gros zébu réapprend à courir…

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Le général de Gaulle : identité, souveraineté, dissidence

général de gaulle

De Gaulle est cité par tous. Récupéré par tous. Mais ses convictions étaient à l’opposé du politiquement correct contemporain. Et ses propos, s’ils étaient tenus publiquement aujourd’hui, lui vaudraient la correctionnelle. Comme tous les ans, le monde se presse à Colombey-les-Deux-Eglises, le 9 novembre, pour commémorer la mort du général de Gaulle. Un géant par rapport aux nains qui lui ont succédé et s’en réclament. Indûment. Mais, cette année, l’un de ceux qui s’en réclament semble largement plus proche de la pensée du général que ses concurrents…

De Gaulle avait une conception essentialiste de la nation, à l’opposé de celle des négateurs de l’identité nationale. Sa conception de la souveraineté populaire était incompatible avec « l’état de droit », cache-sexe du pouvoir des juges. Florilège de citations rappelées par Jean-Yves Le Gallou.

Le général de Gaulle : une conception essentialiste de la nation

Les phrases qui suivent sont connues, régulièrement citées et jugées « controversées » :

« C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. Qu’on ne se raconte pas d’histoires ! Les musulmans, vous êtes allés les voir ? Vous les avez regardés avec leurs turbans et leur djellabas ? […] Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront vingt millions et après-demain quarante ? […] Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Eglises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées ! »
(Conversation entre de Gaulle et Alain Peyrefitte le 5 mars 1959 suite aux événements d’Algérie dans C’était de Gaulle, tome 1, Alain Peyrefitte, éditions de Fallois/Fayard, 1994, ISBN 978‐2‐213‐02832‐3, p. 52).

Cette déclaration est tellement « choquante » pour la bien-pensance contemporaine qu’elle est niée. Or c’est un verbatim d’Alain Peyrefitte, mémorialiste scrupuleux. Un mémorialiste dont personne sur le moment (en 1994) ne contesta la véracité des propos qu’il rapportait.

Au demeurant, cette citation reflète si bien la pensée du général de Gaulle qu’on la retrouve, sous une forme plus littéraire, dans les Mémoires d’espoir, livre qui s’ouvre ainsi : « La France vient du fond des âges » et qui se poursuit ainsi :

« Pour moi j’ai, de tout temps, mais aujourd’hui plus que jamais, ressenti ce qu’ont en commun les nations qui la peuplent. Toutes étant de même race blanche, de même origine chrétienne, de même manière de vivre, liées entre elles depuis toujours par d’innombrables relations de pensée, d’art, de science, de politique, de commerce, il est conforme à leur nature qu’elles en viennent à former un tout, ayant au milieu du monde son caractère et son organisation »
(Extraits des Mémoires d’Espoir, Tome 1, Plon, 1970, p. 1 et 181-182).

Une conception de la souveraineté incompatible avec l’État de droit

Là aussi nous sommes aux antipodes de la doxa dominante qui a fait des juges – européens, constitutionnels, administratifs et judiciaires – les législateurs de fait.

« Souvenez-vous de ceci : il y a d’abord la France, ensuite l’État, enfin, autant que les intérêts majeurs des deux sont sauvegardés, le Droit. »

Difficile de faire plus court et plus bref comme éloge de la raison d’État. C’est pourtant la première chose que le général de Gaulle ait dite à Jean

Foyer lorsqu’il l’a nommé Garde des Sceaux en 1962. Et c’est cette phrase qui ouvre les mémoires de Jean Foyer : Sur les chemins du droit avec le Général : mémoires de ma vie politique (1944-1988).

On prête aussi au général de Gaulle cette formule choc :

« En France, la cour suprême, c’est le peuple » (cité par Olivier Duhamel)

Bien sûr, les esprits forts ne manqueront pas de dire qu’il s’agit de témoignages et non de déclarations. Mais là aussi les faits et les textes viennent appuyer l’authenticité des propos.

« Le suffrage universel est la seule source du pouvoir » : tel fut le premier principe fondateur de la constitution de la Ve République. Et d’ailleurs, lors de la rédaction du texte constitutionnel, les textes généraux (Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, Préambule de la Constitution de 1946) furent explicitement écartés du contrôle de constitutionnalité.

Et les propos du général de Gaulle sont très explicites.

« La parole est au peuple. La parole du peuple, c’est la parole du souverain » (Discours di 25 août 1944).

On le voit : rien n’est plus subversif au regard des normes actuelles du politiquement correct que les propos et la pensée du général de Gaulle. Dommage que tous ceux qui vont s’incliner devant son tombeau n’aient pas le courage d’assumer sans peur ses déclarations.

Tribune reprise de Polémia

Les solutions de Jean-Yves Le Gallou contre la « climanipulation »

marche climat écologie

La « climanipulation » est l’instrument d’une formidable récupération idéologique. Le réchauffement climatique est un fait. Son instrumentalisation alarmiste par les grosses caisses de la propagande, un autre.

Commençons par un rappel des faits d’abord. Le climat de la terre dépend :

– de données astronomiques (position de la terre dans le système solaire, activité solaire) et de la géologie : volcanisme (terrestre et sous-marin) et magnétisme,
– de l’apparition de la vie qui a modifié l’atmosphère il y a 4 milliards d’années ; chaque espèce contribue par sa seule existence à influencer l’atmosphère et le climat. L’homme comme les autres, d’abord comme chasseur-cueilleur, puis plus que les autres depuis la révolution néolithique et plus encore depuis la révolution industrielle.

Pour autant l’homme est-il le seul responsable du réchauffement climatique que nous connaissons, en Europe notamment, depuis la sortie du Petit Âge glaciaire, il y a 250 ans ? C’est la thèse officielle d’un réchauffement anthropique dû aux rejets de gaz à effets de serre dans l’atmosphère.

Le retour à la proximité

Faut-il croire ce monothéisme du carbone ? Ce n’est ni le lieu, ni le moment de trancher cette question. Je m’en garderai bien et me limiterai à deux observations :

– Il est regrettable que le débat ne soit pas libre et que les médias et les crédits de recherche ne soient ouverts qu’aux climato-alarmistes. Car dans la pensée européenne, hors des dogmes religieux, ne peut être dit vrai que ce qui peut être librement contesté. Impossible de trancher donc.
– Mais si les réchauffistes et les climato alarmistes ont raison, et si le rejet dans l’atmosphère du gaz carbonique est une cause majeure d’inquiétude, alors voilà quelles mesures devraient être prises. Toutes doivent s’inspirer du principe de retour à la proximité.

Une écologie locale, pas mondiale, pas globale

1- Relocaliser la fabrication des productions manufacturières et des services au plus près du lieu de consommation.

2- Préférer le localisme au globalisme, dénoncer les accords de libre-échange et prendre des mesures protectionnistes.

3- Freiner le tourisme et sa mondialisation vide de sens.

4- Arrêter toute immigration nouvelle et engager une politique de remigration, ne serait-ce que parce que l’empreinte carbone d’un immigré africain en Europe est six à dix fois supérieure à celle d’un Africain resté au pays.

5- Aider à la mise en œuvre de politiques de contrôle démographique dans les pays qui gardent une fécondité galopante : Afrique noire et monde musulman sunnite.

6- Privilégier l’industrie nucléaire pour la production d’électricité.

7- Arrêter de soutenir artificiellement la croissance par une publicité excessive.

Tribune reprise de Polémia