[Éducation-Société] Le métier de professeur au rabais : 30 minutes d’entretien d’embauche et vous voilà enseignant

De la Syrie au Stade de France : Ibrahim, l’influenceur qui connaît les bons endroits

ibrahim challenger

La course à la notoriété sur Instagram, Twitter et autres réseaux sociaux a fait une nouvelle vedette. On appelle les gens qui seraient prêts à se damner pour une poignée de « likes », et qui n’imaginent vivre leur vie sans la prendre en photo et la poster, couverte de filtres divers, des « influenceurs ». Parmi ces influenceurs, il y en a un que j’aimerais vous présenter. Il s’appelle Ibrahim, comme tout le monde, mais il est plus connu sous son alias « Challenger.67 ». Ce brave jeune homme s’était en effet filmé, il y a quelques jours, en train de tirer à la kalachnikov, dans un endroit qu’il présente comme la Syrie. Peut-être est-ce la course à la notoriété qui lui a fait perdre le sens des réalités. Peut-être la Syrie est-elle devenue un parc d’attractions à ciel ouvert, maintenant qu’il ne subsiste plus de Daech que quelques métastases, toujours traitées mais sorties provisoirement de la phase critique ? Allez savoir.

Bref, trois jours après cette vidéo « lifestyle », Challenger, ou Ibrahim, s’est tranquillement filmé devant le Stade de France, le soir de la désastreuse finale que l’on sait. Il se met en scène en train de passer tranquillement en fraude sous les portiques et se paie même le luxe d’interpeller Cyril Hanouna, le Drucker de notre temps, qui, lui, semble avoir du mal à entrer dans le stade. Ibrahim, ou Challenger, explique qu’il est entré grâce à sa notoriété. Pourquoi pas. La prophétie de Warhol sur le quart d’heure de gloire n’a jamais été aussi vraie.

Le monde des influenceurs étant, semble-t-il, petit, il se trouve que notre ami Ibrahim était en Syrie (ou ailleurs, puisqu’à ma connaissance, rien n’est confirmé sur la localisation exacte) en compagnie d’une autre vedette des réseaux sociaux : Rayanne B. Vous l’ignorez probablement, mais le prénom Rayanne (parfois orthographié Rayane ou Rayan, mais jamais Ryan) fait partie du Top 10 des prénoms de la diversité, comme Ibrahim d’ailleurs. Rayanne, donc, déjà sévèrement condamné à un rappel à la loi pour avoir volé un camion de pompiers et traité les soldats du feu de fils de pute. C’était en octobre 2021. Le Figaro, très au courant des dernières tendances (et je ne parle pas uniquement du port du pull saumon à La Baule), ajoute que Rayanne et Ibrahim sont caractéristiques d’une nouvelle génération d’influenceurs qui se prennent en photo devant des symboles de richesse (Dubaï, par exemple), mais aussi en djellaba, allant faire la prière, pour inciter leurs fans à respecter les fêtes et les impératifs du calendrier musulman.

Il y a, tout d’abord, un petit côté « où est Charlie » dans cette succession de cartes postales envoyées par ces deux abrutis : ils ont, à eux deux, couvert une bonne partie de la carte des endroits où il faut être pour compter dans le nouveau show-business : en Syrie (ou assimilé) en train de tirer à la kalach, en banlieue pendant une ratonnade de Blancs, dans un camion de pompiers volé… Ibrahim et Rayanne sont toujours dans les bons coups. Ils connaissent les bons endroits. Je note également que les nouveaux influenceurs mixent les codes de la cité avec ceux de l’islam rigoureusement pratiqué : moitié clip de RnB, moitié cours de caté sunnite.

Il y aurait un livre à consacrer à la sociologie de ces Français qui sont, ni plus ni moins, le futur visage de notre pays. Ils sont nourris aux tacos, au McDo et au Capri-Sun ; ils sont vêtus de capuches comme les paysans d’autrefois (mais pour échapper aux caméras) ; ils sont « éduqués » par un père violent et absent, une mère à la fois soumise et abusive, une fratrie nombreuse et enregistrée dans les fichiers depuis toujours. Ils sont « instruits » par des professeurs dépressifs et timorés, des programmes suintants d’idéologie nauséabonde. Ils sont « formés » par un flot continu de retransmissions sportives, de films porno, de clips de musique abrutissante. On ajoute un peu de psychotropes (gaz hilarant, alcool, chichon évidemment), un vocabulaire inférieur à 300 mots (qui rend la violence prévalente et l’ascension sociale impossible), une pratique de l’islam essentiellement sociale et hypocrite… et on n’est pas mal.

Gérald Darmanin ne se rendra pas sur place, pour une fois. Où irait-il, d’ailleurs ? Ces influenceurs sont partout. Ils vont trop vite pour lui. Ils sont la France qui advient : ça ne sert à rien de les arrêter. Mieux vaut les laisser passer, comme ces stadiers amateurs, recrutés sur Facebook pour assurer la sécurité de la finale Liverpool – Madrid.

Arnaud Florac

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Le rodéo urbain, ou la France Mad Max, par Clément Martin (Les Identitaires)

rodeos urbains

Le rodéo urbain est devenu une pratique largement répandue dans la France du xxie siècle. Il n’est d’ailleurs pas nécessaire d’habiter une grande ville pour en prendre connaissance, étant donné les innombrables faits divers qui, de façon plus ou moins directe, impliquent cet exercice.

Rappelons tout de même de quoi il s’agit : des jeunes issus de l’immigration (essentiellement maghrébine) enfourchent leurs deux-roues (parfois, ils préfèrent la voiture à la moto) et décident de rouler à des vitesses délirantes dans les rues de la ville, multipliant les figures (roues arrière, dérapages). Pratiqué seul ou à plusieurs, l’exercice a déjà coûté la vie à plusieurs Français[1] et s’est soldé par des blessures graves pour un enfant de 5 ans[2].

Un cadeau multiculturel

Lorsque cette pratique a commencé à se répandre, des riverains marseillais exaspérés par le bruit et le danger qui découlaient de cette pratique ont décidé de s’organiser pour mettre en lumière l’inaction de l’État. En 2020, après 8 ans de combat juridique, ils ont gagné gain de cause[3]. Entre temps, l’appareil législatif a dû s’adapter à cette nouvelle pépite culturelle issue de l’échange des civilisations, puisqu’en 2018, une loi renforçant les moyens de lutte contre les rodéos urbains a vu le jour[4]. Cela n’a pas empêché cette tradition exotique de s’exporter dans toutes les grandes villes de France et dans un nombre toujours plus important de petites et moyennes communes du pays.

L’enjeu de la lutte contre les rodéos urbains n’est pas seulement celui des nuisances : si celles-ci sont bien réelles, il s’agit également d’une véritable question de sécurité. Permettre à des groupements de délinquants en puissance de dévaler à pleine vitesse et en exécutant des figures qui risquent de leur faire perdre le contrôle de leur véhicule est évidemment une invitation à voir s’accumuler les blessés et les morts dans les années à venir. Sous le règne de l’invasion migratoire, le seul progrès social observable, c’est celui des nouvelles formes de l’insécurité qui pourrit la vie des Français.

Barbares du quotidien et « socialement proches »

La période de confinement de l’année 2020 a vu un pic dans la fréquence de ces rodéos urbains. Tout comme cette parenthèse de cloisonnement a coïncidé avec un été meurtrier particulièrement violent. Sans possibilité de retourner au bled pendant les vacances estivales, bon nombre de ces « jeunes » se sont passé les nerfs sur les autochtones français. Dans le cas des cavalcades motorisées, la raison est similaire : avec la fermeture des écoles et la baisse de l’activité économique s’est produit ce regain d’intérêt pour les divertissements collectifs dangereux. On voit là que la société multiculturelle française est une poudrière permanente : sans les distractions qui permettent de réduire la part de leur temps consacré à la nuisance totale, les descendants de l’immigration traitent notre patrie comme un terrain de jeu sur lequel tout est permis. En d’autres termes, leur ennui, c’est notre condamnation à subir leur violence.

Sans surprise aucune, une partie de la gauche a accueilli les rodéos urbains comme la manifestation d’une sous-culture riche et vibrante des « quartiers populaires ». À l’occasion du Festival de Cannes, la réalisatrice Lola Quivoron a présenté son film Rodeo, une fiction prenant place dans l’univers du « cross-bitume ». Elle explique, dans une démonstration teintée de fascination exotique et d’assimilation à l’envers, que « les accidents, ils sont souvent causés par les flics, qui prennent en chasse, qui poussent les riders vers la mort »[5]. Nul doute que le jury sera séduit par ce commentaire social subversif et subventionné.

Le rodéo urbain, tout comme le jeu de la claque ou le « bolossage » gratuit du quotidien démontre que la soumission des Français face à la violence est une impasse. Refuser de combattre, c’est encourager la soif de sang de l’ennemi. Reculer n’est plus possible. Se dissimuler est une chimère. Si les Français refusent d’admettre qu’à l’évidence, « on est chez nous », ils finiront bien vite par comprendre que désormais la France, « elle est à eux ».

[1] https://www.lefigaro.fr/faits-divers/amiens-une-jeune-femme-de-21-ans-tuee-lors-d-un-rodeo-sauvage-20210717
[2] https://www.lefigaro.fr/actualite-france/vaulx-en-velin-un-enfant-de-cinq-ans-grievement-blesse-par-un-motard-lors-d-un-rodeo-20200625
[3] https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2020/08/20/a-marseille-l-etat-condamne-pour-son-inaction-face-aux-rodeos-urbains_6049439_1653578.html
[4] https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000037284442
[5] https://twitter.com/KonbiniFr/status/1528315985240784897

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

«J’ai vu des filles de moins de 12 ans pleurer parce qu’elles ont été touchées par ces monstres» : des témoins dénoncent des agressions sexuelles aux abords du Stade de France

«J’ai vu des filles de moins de 12 ans pleurer parce

qu’elles ont été touchées par ces monstres» : des témoins dénoncent des agressions sexuelles aux abords du Stade de France

Ferenc Almássy (Viktor Orbán, douze ans au pouvoir) : « La Hongrie n’ayant pas de soft power, c’est une cible facile et bon marché pour nos propagandistes occidentaux » [Interview]

Viktor Orbán

Véritable bête noire des institutions européennes et de ses partenaires d’Europe de l’Ouest depuis plus d’une décennie, Viktor Orbán mène une politique provoquant de violents remous dans la presse occidentale. Alors que le 31 mars, le Visegrád Post a fêté ses six années d’existence. son équipe vient de publier un livre fondamental pour comprendre la situation en Hongrie : « Viktor Orbán, douze ans au pouvoir » permet de comprendre la politique défendue par le Premier ministre hongrois, loin de la propagande Occidentale et/ou du clan Soros.

Pour évoquer ce travail majeur, Breizh-info a interrogé Ferenc Almássy qui dirige le Visegrad Post et a participé à la rédaction du livre tout comme Olivier Bault, Yann Caspar, David Engels, Thibaud Gibelin, Nicolas de Lamberterie, Gábor Stier et Árpád Szakács.

Breizh-info.com : Tout d’abord, quelles ont été les premières conséquences de la réélection de M. Orban en Hongrie ? Quelles vont être les principales mesures de sa nouvelle mandature ? Quels sont les grands chantiers qui se profilent à l’horizon ?

Ferenc Almássy : De nouvelles attaques des institutions européennes ! Ca peut paraître incroyable, mais nous en sommes là. Comme en 2018, un très suspicieux hasard de calendrier fait que moins de 48h après le résultat des élections, une nouvelle procédure sanctionnant la Hongrie est initiée. Cette fois-ci, c’est l’usine à gaz dudit mécanisme de conditionnalité pour la protection du budget de l’UE, sensé protéger l’état de droit, en tout cas tel que l’entend la très progressiste Commission européenne, qui est utilisé. En somme, la Hongrie ne respecterait pas l’état de droit – on attend toujours les preuves, et même, pour commencer, une définition dans les traités de l’état de droit… – et donc il faut la sanctionner. En vérité, il s’agit évidemment d’un abus juridique des technocrates bruxellois pour faire avancer un agenda politique contre la volonté des peuples et faisant fi de toute légitimité démocratique.

Il s’agit d’une politique souverainiste, résolument axée sur la défense des intérêts hongrois. Ainsi par exemple, Orbán a refusé de soutenir l’Ukraine, et cantonne l’aide de la Hongrie aux réfugiés ukrainiens – où en revanche la Hongrie est exemplaire. Orbán ne veut pas que, je cite, les Hongrois payent le prix de la guerre, d’une guerre qui n’est pas celle des Hongrois. Il vient d’ailleurs, mercredi 25 mai, après une modification de la constitution, de déclarer l’état d’urgence pour prendre des mesures économiques exceptionnelles afin de garantir la protection du portefeuille des foyers face à l’énorme crise économique qui commence. Les banques, assurances, multinationales, entreprises pharmaceutiques, les publicitaires, les compagnies aériennes ou encore le secteur de l’énergie vont subir une taxe exceptionnelle pour financer le maintien des bas tarifs énergétiques pour les foyers, mais aussi pour réarmer plus vite l’armée hongroise.

Breizh-info.com : Votre livre aborde les 12 années au pouvoir de M. Orban d’une manière particulière, puisque contrairement à toute la presse mainstream francophone, vous ne cherchez pas à les diaboliser. Comment expliquez-vous cette diabolisation en Occident ?

Ferenc Almássy : Ce que vous appelez manière particulière, je l’appelle journalisme analytique. Nous tentons tout simplement de faire notre travail honnêtement. Bien entendu, personne ne peut être parfaitement neutre et objectif dans l’analyse politique. Nous avons aussi nos biais, mais cela ne change rien à notre but : donner l’image la plus exacte possible au lecteur dans un ouvrage le plus synthétique possible.

Beaucoup de nos confrères en revanche agissent bien plus en militants qu’en analystes ou en journalistes – c’est pour la plupart des auteurs la motivation de leur engagement dans la voie du journalisme politique : chercher à rééquilibrer ce qui est apporté au grand public, car il y a trop de mensonges et de manipulations dans les médias dominants. Encore une fois, c’est normal d’avoir un avis sur une personnalité politique ou sur des mesures en particulier, et l’expression de cet avis dans la presse est légitime. Mais ce qu’on peut lire ou entendre va beaucoup plus loin, souvent, il y a des procès d’intentions, des mensonges, des traductions erronées, et la présentation d’une réalité alternative qui n’a pour but que de servir une narration motivée idéologiquement.

La Hongrie n’ayant pas de soft power, c’est une cible facile et bon marché pour nos propagandistes occidentaux. Notre équipe tente de faire un travail plus honnête. Nous expliquons ce qui selon nous sont des réussites d’Orbán, mais portons aussi des critiques lorsque nous jugeons cela légitime.

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Stade de France : les mensonges de Darmanin

darmanin stade france

Gérald Darmanin persiste et signe. Au risque de provoquer un véritable incident diplomatique, le ministre de l’Intérieur maintient sa version des faits sur les événements de samedi au Stade de France, au mépris de toutes les preuves et de tous les témoignages.

Les racailles du 93 et d’ailleurs sont prévenues : le gouvernement leur laissera carte blanche ! Deux jours après la finale de la Ligue des champions, Gérald Darmanin s’est exprimé lors d’une conférence de presse, omettant totalement les coupables, accusant uniquement les victimes, restant donc dans la lignée de ce qu’il déclarait dès samedi soir (voir l’édition de Présent du 31 mai).

Le ministre de l’Intérieur a d’abord affirmé que les forces de l’ordre avaient « permis d’éviter des morts et des blessés ». Un premier point très contestable, la police ayant aspergé de gaz lacrymogène de nombreux supporters innocents, comme le prouvent des vidéos largement diffusées sur Internet. Sortir vivant d’un stade paraît, qui plus est, être la moindre des choses.

Gérald Darmanin a par ailleurs lourdement chargé le club de Liverpool, pointant notamment du doigt l’entraîneur de l’équipe anglaise, Jürgen Klopp, pour avoir appelé les fans à venir à Paris même s’ils n’avaient pas de billet. Comme le dit lui-même Gérald Darmanin, jamais à une contradiction près, des « fan zones » étaient pourtant mises en place pour eux dans la capitale et tout s’y est déroulé sans accroc.

La question des faux billets est désignée comme « le point central » des incidents, le ministre de l’Intérieur insinuant sans aucune preuve qu’une fraude massive organisée et industrielle avait été faite par le club anglais.

Pour enfoncer le clou, le « premier flic de France » s’en est pris aux amateurs de football en général, jugeant ainsi que les comparaisons entre cette finale chaotique et l’organisation prochaine de la Coupe du monde de rugby et des Jeux olympiques étaient infondées car « il n’y a manifestement que dans le football et singulièrement que dans le football avec certains clubs anglais qu’il y a ces événements ».

Des propos qui ont beaucoup fait réagir en Angleterre, chacun s’accordant là-bas – comme en Espagne et chez tous les témoins des incidents – pour qualifier Gérald Darmanin de menteur, voire l’accuser de « fraude », à l’image de Jamie Carragher, joueur iconique de Liverpool et actuel consultant pour la télévision. Le porte-parole du Premier ministre Boris Johnson s’est, de son côté, dit extrêmement déçu par le traitement infligé aux supporters de Liverpool, demandant également une enquête complète.

Répétons-le : les supporters anglais, comme de nombreux autres spectateurs présents au stade, n’ont pas été coupables des débordements mais victimes de bandes ultra-violentes.

Jules Torres, journaliste de Valeurs actuelles, a eu connaissance, via une source policière, de la nationalité des individus placés en garde à vue samedi : « Pas un Anglais et pas un Espagnol mais une majorité d’Algériens (18), Tunisiens (2), et Marocains (2). 9 Français dont 7 dont le nom est maghrébin ou africain. » Les motifs des interpellations ? « Vol avec arme, vol avec violence, recel, violences sur PDAP, violences en réunion, dégradations, tentative d’intrusion dans le stade, vol à la roulotte. »

Conclusion : pour Marine Le Pen, le ministre de l’Intérieur « ment éhontément » et est « dans le déni total ». Aux yeux d’Eric Zemmour, « Saint-Denis n’est pas Paris, et la Seine-Saint-Denis n’est plus la France depuis longtemps ». Voilà qui rappelle les propos tenus début mai par Thierry Henry. Le champion du monde 1998, désormais consultant pour des médias français et anglais, avait expliqué à ses confrères britanniques que la finale ne se tenait pas à Paris mais à Saint-Denis, que cela n’avait rien à voir et que Saint-Denis n’était pas un lieu où l’on souhaitait être…

L’exception française

Un autre élément explique en partie le désordre de samedi dernier. Depuis une dizaine d’années, les autorités françaises ont opté pour la facilité en prenant des arrêtés préfectoraux et en décrétant des interdictions de déplacement pour des matchs du championnat de France jugés « à risques », y compris lorsque cela ne concerne que quelques centaines de supporters. Difficile dans ces conditions d’être prêt à gérer un événement de grande ampleur et d’encadrer 40 000 Anglais – même quand l’écrasante majorité est pacifique – ainsi que des hordes de racailles de cité.

Notons d’ailleurs que ce problème n’existe pas en Angleterre ou en Allemagne alors que les supporters sont plus nombreux à effectuer les déplacements pour suivre leur équipe chaque week-end et qu’il y a au moins autant de matchs « à risques ».

Si les supporters français, notamment les ultras, exagèrent en faisant de cet aspect l’unique raison du fiasco de samedi, omettant la délinquance par réflexe « antiraciste », il est indéniablement à prendre en considération.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 31 mai 2022

Guillaume Peltier : « Je demande l’expulsion immédiate des délinquants étrangers et sans-papiers qui ont dépouillé les supporters au stade de france (…) Cette racaille n’a rien à faire sur le territoire national ! Le gouvernement nie le réel »

Chaos au Stade de France : marre des tartuffes!, par Ivan Rioufol

La France est malade de ses tartuffes. Confrontés au réel, ces faussaires sont semblables au faux dévot de Molière : « Couvrez ce sein que je ne saurais voir ». Leur position est celle de l’autruche : la tête dans le sable. Cela fait des décennies que la France est gouvernée par ces « élites » aux yeux grands fermés. Elles préfèrent mentir et désigner des boucs émissaires plutôt que d’admettre des faits dérangeants. Samedi soir, les supporteurs anglais ont été accusés par le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, d’avoir créé le chaos autour du Stade de France, à l’occasion de la rencontre entre Liverpool et le Real Madrid (finale de la Ligue des Champions).

Pour Darmanin, « des milliers de « supporters » britanniques sans billet ou avec de faux billets ont forcé les entrées et, parfois, violenté les stadiers ». Or cette version officielle est une « fake news » contredite par les faits, les images, les témoignages. Les faits : sur les 105 interpellations, seules « une ou deux » concerneraient des Britanniques. Les images : ce sont de jeunes voyous, venus apparemment des cités voisines de Seine-Saint-Denis, qui ont été filmés en train de resquiller, franchissant de hauts grillages devant un service d’ordre inopérant. Les témoignages : ils proviennent des journalistes étrangers, qui ont décrit ces « jeunes Français » comme les agresseurs de supporteurs britanniques ou espagnols. D’autres images, diffusées dans le monde entier, ont montré des familles aspergées de gaz lacrymogène par des forces de l’ordre répondant à des ordres visiblement absurdes. La France s’est couverte de honte. Bien sûr, les responsables de cette débâcle ne seront pas inquiétés.

Les mécanismes habituels des dénégationnistes – ceux qui font profession politique ou médiatique de nier les faits – se retrouvent aisément dans les comptes rendus de ce fiasco sécuritaire. Ils reposent sur la désignation de faux coupables et l’alimentation de faux procès en racisme. Ceux qui sont prêts à sortir l’accusation en xénophobie dès que la « diversité » est montrée du doigt s’empressent de désigner l’Anglais comme le responsable des désordres. Il est vrai que beaucoup de faux billets semblent avoir été écoulés parmi ces supporteurs. Il appartiendra aux enquêtes de mettre au jour ces mécanismes de fraudes à la vente.

Reste que le refus du pouvoir de désigner les jeunes des cités comme étant à la source de la chienlit révèle la réticence à nommer la délinquance. Pour avoir rappelé, début mai, que « Saint-Denis ce n’est pas Paris », l’ancien joueur de foot Thierry Henry avait essuyé les critiques d’élus locaux. Stéphane Troussel, président du département, a accusé ce week-end la « fachosphère » de se « déchaîner sur les réseaux sociaux », lui-même se contentant de la version officielle accusant les Britanniques. Mais le mensonge de Darmanin s’est révélé être une grossière propagande. Les réalités forcent au réalisme. Marre des tartuffes !

Ivan Rioufol

Texte daté du 30 mai 2022 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Werner Sombart, un penseur essentiel pourtant peu connu

Werner Sombart

Guillaume Travers est professeur d’économie et formateur de l’Institut Iliade. Dans son dernier livre – Werner Sombart, publié à la collection Qui suis-je – il présente de façon très documentée la vie et l’œuvre d’une figure éminente de la révolution conservatrice allemande dont la vie incarne une éthique prussienne animée par la conviction que « seule la loi peut donner la liberté ».

Un grand nom de la sociologie

Werner Sombart naît en janvier 1863 en Saxe. Son père, député au Reichstag pour le parti national-libéral, est engagé dans la défense de la question sociale dans une Allemagne en pleine mutation industrielle. Le jeune garçon dévore l’œuvre de Zola et développe également une sensibilité au sort des travailleurs.

Lors de ses études universitaires, il découvre l’œuvre de Karl Marx qu’il qualifie de « génie ». Devenu professeur à l’université, il fait scandale auprès de ses pairs en emmenant ses étudiants visiter des usines et des mines ou en rédigeant des articles virulents contre le travail à domicile dans le secteur du textile, moyen selon lui d’empêcher l’émergence d’un mouvement revendicatif. Friedrich Engels lui adresse des éloges : « C’est la première fois qu’un professeur allemand a fait l’effort d’essayer de comprendre à partir de ses écrits ce que Marx a réellement voulu dire. » Au tournant du siècle, il participe à la création de l’Association internationale pour la législation du travail.

Werner Sombart s’impose comme l’une des figures de proue de la sociologie allemande naissante lorsque paraît son maître-livre, « Le Capitalisme moderne », qui traite de l’artisanat et de son déclin à l’époque moderne.

Devenu une personnalité en vue et un universitaire reconnu, il s’affiche davantage dans les débats publics après la Grande Dépression consécutive au krach de 1929. Dans un contexte où beaucoup pensent que le capitalisme vit sa crise terminale, sa pensée est orientée vers la recherche d’une voie alternative entre le socialisme révolutionnaire et le laissez-faire libéral.

En 1934, son ouvrage le plus politique et le plus controversé, « Le Socialisme allemand », est jugé « réactionnaire » par les nazis en raison d’orientations trop favorables au monde rural. Dans son dernier livre paru en 1938, « De l’Humain », il critique la réduction de l’homme à sa seule race, ce qui accentue sa marginalisation universitaire. Loin des larges audiences qu’il attirait jadis, seuls des étrangers assistent désormais à ses cours car la présence des étudiants allemands est déconseillée.

Werner Sombart meurt en mai 1941, désespéré par la situation de son pays et par l’avènement d’une civilisation qu’il considère comme déshumanisée en raison de son caractère purement mécanique.

Dans la lignée du romantisme allemand

Dans sa vision du monde, les décisions et comportements humains ne sont pas guidés par la raison abstraite, comme le voudrait la philosophie des Lumières, mais par les origines, la mentalité et la hiérarchie des valeurs propres à chaque peuple et chaque époque. Cette conception est influencée par les concepts de Volksgeist (« esprit du peuple ») et de Zeitgeist (« esprit du temps ») énoncés par Johan Gottfried von Herder, l’ami et mentor du jeune Goethe.

Ainsi, chaque peuple possède une manière propre de voir le monde et de hiérarchiser ses fins dans l’espace social, celle-ci évoluant avec le temps et n’étant pas déterminée de manière mécanique par les facteurs matériels comme dans la théorie marxiste. Le but du penseur consiste donc à comprendre cet « esprit » qui relie les faits sociaux les uns aux autres en formant un « système ».

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Ukraine : Les ravages de l’Etat profond anglo-américain – Entretien avec Emmanuel Leroy