Qui fixe les limites du politiquement correct ? – Entretien avec Max Chaleil

Max Chaleil

07/06/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Qu’est-ce que le politiquement correct, quelles sont ses limites, quels sont ses fondements idéologiques ? L’éditeur et écrivain, Max Chaleil répond à ces questions dans son dernier ouvrage « Contre le politiquement correct ». Evénements touchant à la politique, à l’économie, à la société, à la religion, à la culture, à l’art, rien n’échappe à l’auteur.

Dans cet entretien pour TVL, il revient sur la déclaration de capital d’Emmanuel Macron, la réforme des traités européens voulue par le chef de l’Etat, les puissances occultes qui l’ont propulsées à l’Elysée, le climat d’angoisse et l’auto-surveillance qui ont découlé des confinements. Pour Max Chaleil, « être politiquement incorrect, c’est être lucide sur soi-même et la société, et témoigner, fût-ce au risque d’être mal vu, sinon ostracisé ».


L’identité de l’Algérie : La question au cœur de tout, par Bernard Lugan

Bernard Lugan

En 2004, Mohamed Chafik posa une question « Pourquoi le Maghreb arabe n’arrive-t-il pas à se former ? » Et il donna la réponse suivante : « C’est précisément parce qu’il n’est pas arabe ».

Cette interrogation-réponse était incluse dans un article publié dans Le Monde amazigh, (n°53, novembre 2004), dont le titre explosif était : « Et si l’on décolonisait l’Afrique du Nord pour de bon ! », ce qui signifiait, qu’après la colonisation française, les Berbères devraient se libérer de quatorze siècles de colonisation arabe…

En Algérie comme dans tout le Maghreb, les Berbères constituent le fond ancien de la population. Charles-André Julien écrivit à ce propos que « Le Maroc, l’Algérie et la Tunisie sont peuplés de Berbères que l’on qualifie audacieusement d’Arabes ». (Voir à ce sujet mon livre Histoire des Berbères).

Aujourd’hui, les berbérophones – et non tous les Berbères – ne représentent plus qu’environ 25% de la population de l’Algérie. Ce recul est le produit d’une histoire complexe ayant connu une accélération depuis l’indépendance de 1962 qui vit le triomphe de l’idéologie arabo-musulmane.

Le nouvel Etat se construisit alors à travers l’éviction des maquisards berbères par l’Armée des frontières qui avait vécu la guerre, loin des combats, dans les camps de Tunisie et du Maroc.

Or, à l’image du colonel Boumediene dont la mère était Chaoui, ses chefs, même quand ils n’étaient pas Arabes, étaient acquis à l’idéologie arabiste. Pour eux, la berbérité représentait un danger existentiel pour le nationalisme algérien à construire. Voilà pourquoi, au mois d’août 1962, donc dès l’indépendance acquise, le gouvernement algérien supprima la chaire de kabyle de l’université d’Alger.

La légitimité du régime s’ancra alors sur la négation de l’histoire de l’Algérie et de sa composition ethnique, la revendication berbère étant présentée par le « Système » algérien comme une « conspiration séparatiste dirigée contre l’islam et la langue arabe ». Pour les dirigeants algériens, le fait d’être musulman impose en effet que l’on se rattache à la nation, à la civilisation arabe. Les partisans les plus radicaux de l’idéologie arabo-islamique soutenaient même que les Berbères étaient sortis de l’histoire et qu’ils ne peuvent accéder au Paradis qu’en se rattachant à des lignées arabes. Quant au ministre algérien de l’Education nationale, il déclara en 1962 que « Les Berbères sont une invention des Pères Blancs »…

Comme les berbéristes refusaient le dogme fondateur de l’Algérie arabe, comme l’amazighité affirmait la double composante du pays, arabe et berbère, le parti FLN parla de dérive « ethnique », « raciste » et « xénophobe » menaçant de détruire l’Etat.

Voilà pourquoi les Kabyles et les Chaoui se retrouvèrent citoyens d’une Algérie algérienne arabo-musulmane niant leur identité. D’où le problème de l’identité du pays et les non-dits existentiels qui le paralysent.

Bernard Lugan

Texte repris du Blog de Bernard Lugan

Pénurie de profs : les raisons d’une évidence, par Clément Martin (Les Identitaires)

professeurs

Le 15 mai dernier, les résultats des admissions au CAPES tombaient. Et le manque de professeurs pour occuper les postes vacants est criant : en mathématiques, sur les 1 035 postes, 816 seulement seront pourvus. Et d’autres disciplines sont touchées. La tendance s’est accentuée au cours des dernières années, à tel point que les recruteurs de l’Éducation nationale commencent à employer des méthodes peu orthodoxes pour accueillir les candidats[1].

Les raisons de cette pénurie sont très faciles à identifier.

Professeur : un métier au rabais

La corporation professorale est définie par son mantra du « manque de moyens ». Cette exhortation permanente à prélever toujours plus d’argent au contribuable pour une qualité d’enseignement de plus en plus déclinante est évidemment pénible : ce ne sont pas des achats d’iPad ou des ordinateurs portables immédiatement revendus sur Leboncoin qui feront remonter le niveau. Cependant, cette revendication est effectivement justifiée dans un domaine précis : la revalorisation salariale pour les personnels enseignants. En moyenne, les salaires des profs français sont largement inférieurs à ceux de leurs homologues allemands. Si une comparaison exacte est difficile, les chiffres suggèrent qu’entre deux profs célibataires, de part et d’autre du Rhin, la différence salariale puisse atteindre les 50 %[2]. Si on considère que le travail de culture et d’instruction des nouvelles générations est bénéfique et crucial pour la nation, il semble légitime d’apporter une reconnaissance économique légitime à cette profession. En revanche, la part du budget de l’Éducation nationale allouée à l’administration est considérablement plus enflée en France qu’en Allemagne. Comme dans d’autres secteurs publics de notre pays, l’inflation administrative et bureaucratique se traduit par une explosion des dépenses, sans qu’une contrepartie de résultats ne soit observable.

La ligne de front du multiculturalisme

Dans une société multiculturelle (et donc multiconflictuelle), les professeurs sont en première ligne pour assister au désastre et pour en faire les frais. Les agressions de professeurs et le climat de violence qui règne dans nombre d’établissements français n’est un secret pour personne. Sans compter les tensions communautaires qui gangrènent l’institution scolaire. Le professorat, en 2022, a bien moins à voir avec la transmission de savoir qu’avec le maintien d’une discipline instable dans une poudrière. Le cas de Samuel Paty est à ce titre particulièrement révélateur : face aux menaces de mort qui planaient sur lui, la famille du professeur assassiné a décidé de porter plainte, pointant du doigt la défaillance de l’État[3]. Les témoignages des professeurs, confrontés à la montée de l’islamisme et de la sécession ethno-religieuse et abandonnés par leur hiérarchie, sont pléthoriques[4]. Selon le dogme républicain, l’école est censée incarner un sanctuaire, épargné par les remous de la société environnante. En réalité, les slogans et les belles idées ne pèsent pas grand-chose face à la réalité de l’invasion migratoire, et de l’ensauvagement du quotidien qui en découle. Rien d’étonnant alors à ce que le métier de professeur constitue un véritable repoussoir.

Et pourtant, alors que la caste professorale ne fait plus confiance à ses dirigeants[5], elle continue de soutenir aveuglément la gauche, qui a pourtant fait le choix idéologique de soutenir coûte que coûte son projet immigrationniste, quelles qu’en soient les conséquences pour ses partisans les plus loyaux. Ce corps de métier est un véritable canari dans la mine pour tous les autres : aucune profession ne sera épargnée par la brutalité de l’immigration et de l’islamisation, et ceux qui partagent les options idéologiques du multiculturalisme n’auront d’autre destin que d’être sacrifiés sur l’autel de celui-ci.

[1] https://www.challenges.fr/education/face-a-la-penurie-de-profs-les-plans-b-des-rectorats-pour-recruter_813909
[2] https://www.leprogres.fr/societe/2021/09/13/oui-les-profs-allemands-gagnent-plus-que-les-francais-mais-ils-travaillent-plus
[3] https://www.elle.fr/Societe/News/Samuel-Paty-aurait-pu-etre-sauve-une-partie-de-la-famille-du-professeur-porte-plainte-contre-l-administration-4013893
[4] https://www.20minutes.fr/sante/2888599-20201020-attentat-conflans-tout-peut-etre-pretexte-polemique-profs-temoignent-contestations-cours-eleves-parents
[5] https://www.unsa-education.com/article-/vous-aimez-les-chiffres-accedez-a-lensemble-des-resultats-du-barometre-unsa-par-metier-age-et-territoire/

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

« Baisser la tête vers les rayons du bas », « ne pas faire ses courses en ayant faim »… La chaîne du milliardaire Drahi vous explique comment faire des économies.

Fahrenheit 2022 – Tout-à-l’écran et déshumanisation : l’intuition de Ray Bradbury

Fahrenheit 451

Ray Bradbury est mort il y a dix ans. Il reste à jamais l’auteur de Fahrenheit 451 qui semble annoncer notre monde en voie de déculturation, où la littérature s’affadit pour complaire aux « minorités » et disparaît au profit des écrans et de l’uniformité. Le contrôle des esprits conclut le processus.

De Ray Bradbury (1920-2012), tout le monde connaît au moins de nom Fahrenheit 451, paru en 1953. Le roman décrit un pays – les Etats-Unis au XXIVe siècle de notre ère – où posséder un livre est le crime absolu. Tout livre qui n’a pas encore été détruit doit être brûlé, son propriétaire et la maison avec. Le succès de ce titre fait de l’ombre aux autres livres d’un écrivain prolifique. A dire vrai, ils ne sont pas aussi prenants que Fahrenheit 451. Les nouvelles qui composent Le Pays d’octobre (1943) et Chroniques martiennes (1950) sont inégales. Effet des traductions ? Ou limites du talent d’un auteur de science-fiction ? Il récusait cette étiquette qui le suivit toute sa vie. Bien que Le Pays d’octobre ne soit en rien de la science-fiction, Gallimard l’a mis dans sa collection « Folio SF ». Même Chroniques martiennes, Bradbury ne le considérait pas comme appartenant à ce genre. « Cinq pour cent de science-fiction, le reste étant de la fantasy », expliquera-t-il (introduction au Pays d’octobre, ajoutée en 1996). Fantasy, ou mythologie : « C’est Toutankhamon extrait de sa tombe quand j’avais trois ans, les Eddas islandais quand j’avais six ans et les dieux gréco-romains qui me faisaient rêver quand j’avais dix ans : de la mythologie à l’état pur » (introduction à Chroniques martiennes, datée de 1997).

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, Chroniques martiennes ne raconte pas l’invasion de la Terre par les extra-terrestres – ce fantasme à base de petits hommes verts roswelliens devenus un lieu commun –, mais l’invasion de Mars par l’homme, où on croise peu les Martiens dont on devine plutôt la présence mystérieuse. Cette invasion se déroule de 2030 à 2057 – bientôt, donc –, jusqu’à ce que nous appellerons « le grand remplacement » des Martiens par les Terriens. En moins d’une trentaine d’années, tenons-le-nous pour dit…

La distinction entre genres littéraires plus ou moins nobles n’avait aucune valeur aux yeux de Bradbury. Un livre est bon, ou pas – si son histoire captive, ou non. Bradbury ne reniait pas sa passion de jeunesse pour les comics. « Je suis un enfant de ce siècle. Qu’est-ce que cela signifie ? Simplement que j’ai grandi avec Buck Rogers et Flash Gordon. […] Si je n’avais pas baigné dans cette splendide médiocrité, cette lie superbe et merveilleuse, je ne serais certainement pas écrivain aujourd’hui. Je n’ai que du mépris pour ces snobs de la littérature, qui tournent le dos à leurs racines, à leur enfance, à ce qu’ils ont aimé de tout leur cœur. » Et de viser le pop art de Roy Lichtenstein et Andy Warhol : « Les gens de l’art moderne viennent, un peu tard, nous parler bandes dessinées et héros. Mais nous les envoyons paître. Nous leur répondons : nous connaissons tout ça depuis longtemps ! Ne venez pas nous parler de ce que nous avons déjà aimé, et bien aimé ! » (préface à des adaptations en BD, d’ailleurs décevantes, de quelques-unes des chroniques martiennes : Planète rouge, Albin Michel, 1984).

Fahrenheit 451 est-il de la science-fiction ? Un roman d’anticipation ? Une dystopie ? Certains ont voulu y voir un livre engagé : une dénonciation du maccarthysme (1950-1954). L’ambiance soupçonneuse de l’époque aurait pu être le facteur déclenchant la réflexion de Bradbury mais c’est autre chose qu’un gouvernement contrôlant les écrits et les films qui est décrit, c’est une société devenue totalitaire par l’abêtissement de son peuple. Bradbury a clairement expliqué, plus tard, que Fahrenheit 451 était un livre sur les gens « transformés en crétins par la télévision », « une histoire sur la façon dont la télévision détruit l’intérêt de lire de la littérature ». La préface de Jacques Chambon à la traduction française (Denoël, 1995) voit le point de départ du roman dans le maccarthysme et l’exécution des époux Rosenberg en 1953 (« pour avoir prétendument [sic] livré des secrets atomiques au vice-consul soviétique à New York ») : cette double inexactitude fait qu’il y a malhonnêteté à rééditer cette préface (édition « Folio » en 2000 et 2020).

L’Homo festivus en état de mort cérébrale

Imaginer une population décervelée par la télévision constituait déjà, au début des années 1950, une juste intuition. L’intuition devient remarquable lorsque Bradbury conçoit l’invasion des écrans dans la vie quotidienne : on se croirait dans les années 2020. Certes, il n’a pas imaginé que chacun de nous serait vissé à l’écran individuel de son téléphone portable. Mais, outre que dans Fahrenheit 451 tout le monde vit avec un « radio-dé » dans l’oreille (depuis, Apple a réalisé les AirPods), le bonheur ultime est d’avoir chez soi les quatre murs et le plafond du salon devenus écrans plats interactifs qui diffusent des images apaisantes ou des émissions télévisuelles divertissantes, avec des personnages qui deviennent « la famille » et un présentateur qui s’adresse à chaque téléspectateur par son prénom (par le biais d’un petit boîtier ad hoc qui ne fait pas autre chose que ce qu’on nomme de nos jours « hypertrucage » ou deepfake). Cela fait du présentateur « un ami, sans nul doute, un véritable ami ». Comme un, ou cent, ou mille amis Facebook. Les relations humaines existent a minima : amitiés, familles, couples ne sont plus qu’apparences. Chacun vit dans sa bulle d’images sonorisées, soignant un mal-être diffus par l’ingestion supplémentaire d’images ou de calmants – ou par le suicide.

La tâche des pompiers n’est plus d’éteindre les incendies mais de brûler les rares bibliothèques qui subsistent, conservées dans le plus grand secret par des récalcitrants qu’une dénonciation suffira à débusquer. Inversion notable de la vocation de pompier, mais pas plus improbable que celle qui fait des médecins des avorteurs. Les pompiers sont devenus, dit le capitaine Beatty qui est convaincu du bien-fondé de sa mission, « la protection de la paix de l’esprit ».

Le vieux Faber est l’un de ceux qui ouvriront les yeux de Montag sur le monde dans lequel ils vivent, et sur les livres : « N’oubliez pas que les pompiers sont rarement nécessaires. Les gens ont d’eux-mêmes cessé de lire. Vous autres pompiers faites votre petit numéro de cirque de temps en temps ; vous réduisez les maisons en fumée et le joli brasier attire les foules, mais ce n’est là qu’un petit spectacle de foire, à peine nécessaire pour maintenir l’ordre. Il n’y a presque plus personne pour jouer les rebelles. » En effet, car le gouvernement assure un contrôle total par d’autres moyens encore : les parents décervelés s’en remettent à l’école étatique et à la télévision pour l’éducation de leurs enfants. On sait que télés, smartphones, tablettes et consoles de jeux constituent en 2022 un véritable défi au développement des enfants en bas âge, et un sûr abrutissement des enfants plus âgés.

De l’illettrisme à l’esclavage

Comment en est-on arrivé à ce que les livres soient bannis de la Cité ? Il n’y a pas eu de décision gouvernementale datée et brutale. Il y a eu un glissement de la société vers la facilité que Bradbury fait durer cinq siècles, grosso modo. Quelque chose nous dit que cet insidieux nivellement pourrait être bien plus rapide.

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Mélenchon fait ch*** Michel Sardou!

Sardou

La star de la chanson Michel Sardou quittera la France si Jean-Luc Mélenchon devient Premier ministre.

« Attention, je me tire ! » Dans un grand entretien à Paris Match, Michel Sardou révèle qu’il envisage de quitter le pays, si Jean-Luc Mélenchon devient Premier ministre. Dans le même temps, Michel Sardou dit aussi que si cela se produit, il fera un grand-duché en Normandie, protégé par des barrières… Bref, c’est une boutade.

Mélenchon Premier ministre ? Un accident

Mélenchon, exceptionnellement, n’a pas éructé mais a écrit un tweet fort affectueux: « Je veux vous convaincre de rester en France quand nous aurons gagné. Beaucoup de Français vous aiment et le pays a besoin de votre affection aussi. » En revanche, ce qui est vrai, c’est que Michel Sardou ne croit plus à la politique : « Mitterrand avait le charisme, Rocard a donné de l’espoir, Chirac était sympathique, mais Mélenchon promet n’importe quoi. Macron ce qu’il dit, il ne le fait pas. Son en même temps me fait chier. Bref, s’il y a une chanson à faire avec la politique c’est « je n’y crois plus ». Pour faire bonne mesure, il ajoute que ce siècle, pardon, est à chier : avec les réseaux sociaux, metoo ou l’écriture inclusive.

Ce pays est bouffé par les normes et la bureaucratie, selon lui. C’est comme si tous ces règlements avaient été inventés pour aller à l’encontre du bonheur des gens.

Le privilège

N’est-ce pas là la complainte d’un privilégié ? Le vrai privilège, c’est de pouvoir le dire. Comme Sardou, des millions de gens pensent que c’était mieux avant. Mais s’ils le disent, ils sont traités de réacs ou de ploucs. Et s’ils n’aiment pas leur époque, pour parler un peu comme Sardou, c’est parce que ce sont de vieux cons.
Plus sérieusement, la réalité, c’est que beaucoup de Français sont désespérés par l’état de leur pays. Les événements récents du Stade de France sont emblématiques de ce délitement dont parlait déjà la tribune des généraux. Ce désespoir est aggravé par le sentiment d’impuissance. On ne sait plus quoi faire, on ne sait pas comment changer les choses. On ne croit plus à la politique, et on regarde avec envie les Britanniques qui à travers la Reine célèbrent ce qui les rassemble.

La France, un corps mort pour des cormorans?

Sans doute Michel Sardou ne devrait peut-être pas dire, même pour blaguer, qu’il envisage de partir, car des millions de Français qui partagent son désenchantement ne peuvent pas caresser cette échappatoire de leur côté. Mais, il peut au moins être leur porte-parole.

Et puis, comme le disait l’intellectuel italien Antonio Gramsci, il faut allier le pessimisme de l’intelligence à l’optimisme de la volonté. Autrement dit, quand une partie des élites pratique le déni de réel, la lucidité est la première forme de résistance… Alors, merci monsieur Sardou !

Cette chronique d’Elisabeth Lévy a initialement été diffusée sur Sud Radio.

Tribune reprise de Causeur

Royaume-Uni : des musulmans manifestent devant un cinéma de Bradford après le lancement du film The Lady Of Heaven jugé « blasphématoire »

Fiasco du Stade de France. Les mensonges de Darmanin, la honte de la France, par Pierre Boisguilbert

stade de france

Le fiasco total de l’organisation de la finale de Ligue des Champions au Stade de France à Saint-Denis a durablement marqué les esprits en France… mais aussi à l’étranger ! Et, comme d’habitude, les autorités françaises accusent tout le monde… sauf les véritables responsables, c’est-à-dire les personnes ayant géré l’organisation ainsi que les racailles de cité. Retour sur ces événements avec un texte plein d’humour de Pierre Boisguilbert.

De Saint-Pétersbourg à Saint-Denis, la faute à la Russie ?

On se demande pourquoi Darmanin se donne tant de mal. La honte du stade de France n’a qu’un responsable : Vladimir Poutine et sa politique impérialiste agressive. La finale de la ligue des champions Liverpool, Real Madrid devait en effet initialement se tenir à Saint-Pétersbourg. Heureusement, Emmanuel Macron a proposé le Stade de France.

L’endroit respirant la démocratie et la diversité s’est imposé grâce à un forcing français important. Certains en effet doutaient de la possibilité de la France d’organiser cette manifestation en 3 mois. Mais au pays des droits de l’homme rien d’impossible. On en a vu le résultat. C’est donc la faute à Poutine… mais aussi à ces méchants anglais !

Darmanin en veut aux Anglais

Darmanin n’en démord pas ! Ce sont eux, avec des dizaines de milliers de faux billets, qui ont provoqué le chaos. Qui a fabriqué les faux billets ? Combien y en a-t-il eu vraiment ?

Quant aux supporters de Liverpool, si loin de l’image du hooligan aviné, ils se sont comportés avec un flegme qui n’a pas été celui, hélas, de toutes nos forces de l’ordre. L’essentiel est bien sûr de minimiser le rôle des hordes de racailles de banlieue venues dépouiller, massacrer et parfois dénuder les visiteurs. Certains ont même pu se filmer ayant passé les barrages des stadiers contrairement à ceux qui avaient payé des billets même faux. Quant à ceux avec vrais billets, pas un mot… salauds d’anglais. Que font-ils encore en coupe d’Europe après le Brexit ?

En Espagne, la stupéfaction

Le calendrier a voulu que je sois à Madrid pour cette finale. Rien de ce qui est montré en France n’arrive à la hauteur du dégout des images des télés étrangères aussi bien espagnoles que britanniques. Là, pas de langue de bois. Les groupes ayant créé le chaos en s’abattant en nuées de prédateurs sur les supporters sont nommés. Et l’état de la France face à cette population est souligné avec cruauté, mais réalisme.

Comment se fait-il que cela ne se passe que chez nous ? C’est la bonne question. Dans les rues de Madrid, qui respirent l’Espagne, une foule immense, sportive toujours, patriotique souvent. Il n’y a plus que chez nous où en ne se sent plus en France. À Madrid, beaucoup de musulmans, notamment britanniques, mais très peu de femmes voilées, la plupart d’ailleurs au bras de français.

Madrid reste Madrid mais Paris qui devait toujours être Paris ne l’est plus et, comme le dirait Thierry Henry, qui sait de quoi il parle, Saint-Denis n’est pas Paris.

Ethnomasochisme partout

Il ne faudrait pas croire pourtant que l’Espagne échappe à l’idéologie dominante. Il suffit de regarder les journaux télévisés. À chaque bulletin, la valorisation des minorités sexuelles et la lutte contre la violence faite aux femmes… la ligne éditoriale est la même.

Je me suis rendu entre autres dans un petit musée magnifique, le musée des Amériques, qui raconte la découverte et la colonisation du nouveau monde. Dans le petit parc, une statue d’un conquistador. La statut est taguée par des slogans décoloniaux. Le musée, peu fréquenté, survivra-t-il à la repentance occidentale ? On peut en douter.

Reste le foot, sport dont, dans certains pays, l’objectif n’est pas uniquement d’en faire un instrument de propagande de créolisation de l’Europe.
Encore une fois c’est en France que c’est le pire. CQFD.

Tribune reprise de Polemia

Peut-on s’attendre à un ministère de la Vérité ? L’exemple américain, par Clément Martin (Les Identitaires)

propagande 1984 desinformation

Le 27 avril dernier, le gouvernement américain annonçait la création du DGB (Disinformation Governance Board), un organe consultatif rattaché au département de la Sécurité intérieure des États-Unis dont la fonction était de lutter contre les campagnes de désinformation menées depuis l’étranger ou sur le territoire national et qui menaceraient la sécurité de l’État américain.

Mise en pause après moins d’un mois d’activité, cette nouvelle agence d’État illustre la tentation de la surveillance généralisée qui séduit de plus en plus les gouvernements occidentaux.

Une tentative échouée (mais quid des prochaines ?)

La gauche démocrate américaine, traumatisée par la victoire de Donald Trump en 2016, a rapidement mis en place un discours médiatique virulent expliquant la défaite de la candidate démocrate Hillary Clinton (pressentie pour remporter le scrutin) par une campagne secrète de déstabilisation orchestrée par Vladimir Poutine. Si cette théorie du complot (politiquement correcte et mainstream) n’occupe plus les unes de la presse américaine, elle a annoncé un nouveau chapitre dans la gouvernance menée par la gauche mondialisée.

Au nom de la sécurité intérieure, il devenait ainsi justifié et nécessaire, selon les promoteurs de cette vision du monde, de mettre en place des mécanismes étatiques de surveillance des discours politiques, afin de préserver la liberté des citoyens. Dès son annonce, la DGB a rencontré une opposition quasi-unanime de la part des républicains, mais également d’une partie de la gauche libertaire (minoritaire) et des libertariens. Ceux-ci avaient correctement identifié que la création d’un organe étatique au fonctionnement opaque, rattaché au département de la Sécurité intérieure (créé à la suite du 11 septembre 2001) était une tentative caractérisée de museler la liberté d’expression sous prétexte de protéger celle-ci. Le 18 mai dernier, le gouvernement a annoncé que la DGB serait mise en pause, en même temps que la démission de sa directrice, Nina Jankowicz, militante anti-Trump radicale.

Auparavant, il était entendu que le rôle de contrôleurs de l’information revenait aux réseaux sociaux (Twitter, Facebook), qui faisaient office de sous-traitants zélés de la discipline médiatique à faire appliquer. Se sentant menacée par l’opposition, le gouvernement gérontocratique de Joe Biden a décidé de passer à la vitesse supérieure en confiant cette tâche à un département de l’État.

Le centre-gauche, ou le crépuscule des libertés publiques

L’exemple américain n’est pas isolé, et manifeste la tentation des gouvernements d’Occident de centre-gauche de procéder à des tentatives similaires. Lors du mouvement social canadien du Freedom Convoy (« convoi de la liberté »), le premier ministre Justin Trudeau avait annoncé le recours à la loi sur les mesures d’urgence pour (entre autres) geler les comptes bancaires des personnes ou des entreprises qui auraient participé ou soutenu le convoi[1]. L’Allemagne, en 2017, avait instauré le Netzwerkdurchsetzungsgesetz, une loi forçant les réseaux sociaux à retirer les contenus jugés haineux, sous peine d’une amende de 50 millions d’Euros. En France, le gouvernement Macron avait mis en place en 2018 la loi « anti-fake news », permettant à un juge d’ordonner la dépublication d’un contenu jugé dangereux pour la sincérité d’un scrutin à venir. La loi permet également au CSA de suspendre la diffusion des chaînes de télévision étrangères ou sous influence étrangère qui publierait de fausses informations en connaissance de cause[2]. Les motivations qui animent une telle loi sont tout à fait transparentes : garantir un monopole de l’information par les publications proches du pouvoir, qu’elles le soient par les liens de copinage ou par les subventions massives accordées régulièrement à la presse française (publique ou privée). Il est bien entendu impensable que les campagnes de dénigrement, menées ou relayées par les grands médias français, fassent quant à elles l’objet d’une quelconque répression.

Malgré tous les discours lénifiants sur la démocratie libérale ou la France comme « patrie des droits de l’Homme », les sociétés de l’Occident font en direct l’expérience du glissement de leurs gouvernements vers une forme d’autoritarisme des bons sentiments, qui mêle une surveillance infantilisante et liberticide avec une forme d’impuissance politique, exceptionnellement mobilisée pour réprimer durement toute contestation radicale de l’ordre existant. La phase historique actuelle est celle de la calcification du mondialisme et de la défense acharnée du statuquo par ses partisans.

La séquence est la même partout : mise en place de lois restreignant la liberté d’expression au nom de la lutte contre les discriminations (loi Pleven de 1973), cadre législatif encadrant la publication de contenus sur les réseaux sociaux, mesures d’exclusions de médias étrangers (RT France) et mise en place d’organismes d’État veillant à la non-diffusion de désinformation.

La seule surprise que les Français ont à attendre de la part de Macron, c’est la forme que prendra la prochaine étape de cet itinéraire.

[1] https://www.20minutes.fr/monde/3236175-20220215-convoi-liberte-manifestants-canadiens-risquent-gel-comptes-bancaires-oui
[2] https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_contre_la_manipulation_de_l%27information

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Action devant le Stade de France – Les Natifs avaient un message clair : La racaille en prison, Darmanin Démission !

natifs stade de france

06/06/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Retour en vidéo sur l’action des Natifs – Les jeunes Parisiens fiers & enracinés – devant le Stade de France.

Comme le Real Madrid, les Natifs demandent des comptes au ministre de l’intérieur et aux organisateurs de la finale !

Les Natifs avaient un message clair : La racaille en prison, Darmanin Démission !


La Hongrie, n° 1 européen pour les mariages

mariage couple

Selon les statistiques Eurostat publiées le 16 mai dernier, avec 6,88 mariages pour 1 000 habitants en 2020, la Hongrie est le pays où l’on se marie le plus de toute l’Union européenne. La Lettonie est en deuxième position avec 5,63 mariages pour mille habitants, suivie de la Lituanie avec un taux de 5,47. La moyenne de l’UE est de seulement 3,2. Sur le plan des divorces, en revanche, la Hongrie, avec 1,52 divorce pour 1 000 habitants en 2020, est légèrement en dessous de la moyenne européenne de 1,6. Dans toute l’UE, il y a eu en 2020 environ 1,4 million de mariages et 700 000 divorces.

Et la France dans tout cela ? Avec 2,19 mariages pour 1 000 habitants, notre pays se situe dans le peloton de queue malgré l’extension de ce type d’unions aux couples unisexes, ce qui n’est bien sûr pas le cas en Hongrie. Les autres pays latins sont encore plus à la traîne, avec 1,91 mariage pour 1 000 habitants en Espagne en 2020, 1,84 au Portugal et 1,63 en Italie.

Au niveau de l’UE, le nombre de mariages a chuté de 8 pour 1 000 habitants en 1964 à 3,2 en 2020. Alors certes, 2020 a été l’année des confinements, mais visiblement cela n’a pas empêché les Hongrois de se marier encore plus que les années précédentes, qui étaient déjà des années record.

Toujours en Hongrie, le taux d’avortements a poursuivi sa baisse en 2020. Une baisse entamée en 2010, à l’arrivée au pouvoir de la coalition du Fidesz de Viktor Orbán du petit parti chrétien-démocrate KDNP, avec 16,9 avortements pour 1 000 femmes âgées de 15 à 49 ans en 2010 et « seulement » 10,8 en 2020 (contre 14,4 en France), dernière année où les statistiques sont disponibles à ce jour (la publication des données pour 2021 est annoncée pour la fin juillet sur le site de l’office hongrois de la statistique). En ce qui concerne les mariages en revanche, les statistiques pour 2021 sont déjà disponibles et l’on sait donc que le nombre de mariages a continué d’augmenter en Hongrie en 2021, avec 72 000 mariages dans ce pays de 9,7 millions d’habitants contre un peu moins de 67 000 l’année précédente qui est la dernière prise en compte dans les statistiques Eurostat citées plus haut.

Contrastant avec le reste de l’UE, France comprise, la Hongrie a maintenu son niveau de naissances en 2021 par rapport à 2020. Or 2020 avait marqué une nouvelle progression du taux de fécondité moyen des femmes hongroises, à 1,56 enfant par femme contre 1,49 de 2016 à 2019 et 1,25 en 2010, année de l’arrivée au pouvoir du Fidesz.

Il se confirme donc avec le recul que les politiques familiales généreuses des gouvernements successifs de Viktor Orbán ont un effet à la fois sur la hausse du nombre de mariages, la baisse du nombre de divorces, la hausse de la natalité – même si celle-ci reste largement insuffisante – et la réduction très significative du nombre d’avortements. Et pourtant, l’avortement reste librement accessible en Hongrie jusqu’à la 12e semaine de gestation et la coalition au pouvoir ne semble pas pressée de changer cela. Lorsque le parti nationaliste Mi Hazánk (« notre patrie ») a voulu proposer en mai au Parlement une mesure qui obligerait à montrer à une femme souhaitant avorter l’image de son bébé à l’échographie avant qu’elle ne confirme sa décision, le gouvernement a préféré botter en touche en avançant que le nombre d’avortements était aujourd’hui au plus bas depuis 1954 tandis que les politiques familiales des douze dernières années ont permis la naissance de 125 000 enfants supplémentaires.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 2 juin 2022

Tous les numéros de la revue Enquête sur l’histoire sont disponibles en PDF sur le site de l’Institut Iliade

Institut ILIADE

02/06/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Alors que chaque réforme de l’Education nationale tend à briser toujours davantage la nécessaire transmission de notre histoire, de notre héritage, des valeurs qui fondent notre civilisation, l’Institut ILIADE pour la longue mémoire européenne met en ligne dans une nouvelle rubrique l’intégralité des numéros d’Enquête sur l’histoire, une revue créée et dirigée par Dominique Venner de 1991 à 1999.

Parents, pédagogues et étudiants trouveront dans cette collection les cartouches nécessaires à une vision renouvelée de notre histoire, affranchie de la culpabilisation systématique et de la doxa du moment. Notre vision du passé détermine l’avenir. Et sa connaissance est créatrice de liens : entre générations comme entre membres d’une même communauté souhaitant rester elle-même dans le chaos des temps présents.

Comme l’explique Dominique Venner dans l’éditorial du premier numéro de cette revue :

« Il est impossible de penser le présent et le futur sans éprouver derrière nous l’épaisseur de notre passé, sans le sentiment de nos origines. Il n’y a pas de futur pour qui ne sait d’où il vient, pour qui n’a pas la mémoire du passé qui l’a fait ce qu’il est. Mais sentir le passé, c’est le rendre présent. Le passé n’est pas derrière nous comme ce qui a été autrefois. Il se tient devant nous, toujours neuf et jeune ».

Pour consulter les numéros de la revue Enquête sur l’histoire : https://institut-iliade.com/ressources-enquete-sur-lhistoire/

Le témoignage glaçant de Paddy Pimblett, combattant de MMA présent au Stade de France : «Je n’ai jamais eu aussi peur»

Foot ou rugby, les racailles contre les gentlemen

real madrid liverpool

Ce week-end, il y a eu quatre matchs couperet. Deux qui ont fini en apothéose – du rugby. Deux qui ont fini en scènes de chaos – du foot –, à Saint-Denis et à Saint-Étienne, toutes deux grand-remplacées, ce que la toponymie des lieux ne laissait pas présager.

Vendredi dernier à 23 heures, le LOU, le Lyon rugby, décrochait la Challenge Cup avec un Baptiste Couilloud de gala et un Géorgien inconnu aux jambes de feu. Samedi à 20 heures, le Stade rochelais, après avoir planté trois essais à zéro aux monstres irlandais du Leinster, soulevait dans la liesse la Champions Cup. Un régal pour les amateurs de rugby qui laissait présager une troisième mi-temps bien arrosée – du vin et des jeux, n’est-ce pas ! – avant que le foot ne vienne saloper la fête de l’ovalie.

Le Grand Remplacement et les barbaresques

Car changement de décor. Samedi à 23 heures, dans ce « 9-3 » de tous les malheurs, alors que le Real de Madrid battait Liverpool au terme d’un match médiocre où n’aura surnagé que le portier belge de la capitale espagnole, des supporters anglais et espagnols, en famille, avec leurs enfants, se faisaient sauvagement agressés, pourchassés et détroussés par des Dionysiens fort peu « jambon-beurre », très loin des standards de type caucasien ou capétien qu’on trouvait jusqu’aux années 1970 aux alentours de la nécropole royale, cimetière des illusions françaises. Depuis, les bandes de racaille des cités environnantes ont colonisé les lieux. Samedi soir, ils ont pu agir avec la complicité, à tout le moins la passivité, de Gérald Darmanin et du préfet Lallement, toujours prompts à faire donner la troupe, gaz à l’appui, contre les Gilets jaunes, la « Casa blanca » madrilène ou les « reds » de Liverpool, mais pas contre des néobarbaresques qui valent bien leurs ancêtres en matière de razzia et de pillage. La double peine pour les supporters qui n’ont pas pu assister au match. Les témoignages, de victimes ou de policiers, sont accablants. Des « proies », un « carnage », « jamais vu un tel acharnement sur des victimes et une telle multitude d’actes de délinquance », des « armées de voleurs », un « film d’horreur », des « filles déshabillées et volées », etc. Les vidéos sont éloquentes, mais Darmanin n’a rien trouvé d’autre que d’incriminer de faux billets émis sûrement par des électeurs de Boris Johnson. Tout ça pour ne pas faire l’aveu criant, aveuglant, offensant que la Seine-Saint-Denis est un territoire grand-remplacé. Non pas seulement par des « nique la France », mais par des « nique l’Europe ». Car dépouiller un Anglais ou un Espagnol au cutter, c’est dépouiller un Blanc – soit un « babtou fragile ».

Gérald Darmanin, Monsieur Dissolution

Autre décor, mêmes acteurs : dimanche soir à 22 heures, au stade Geoffroy-Guichard, enceinte mythique du grand « Sainté » : envahissement du terrain, crachats et fumigènes, après la relégation en Ligue 2 de Saint-Étienne, ex-cité ouvrière, elle aussi grand-remplacée (ce n’est pas moi qui le dis, mais Laurent Wauquiez). Qui, cette fois-ci, Gérald Darmanin va-t-il bien pouvoir accuser ? Darmanin, l’homme qui, après avoir dissous Génération identitaire, veut dissoudre la France. Il y avait Napoléon le Petit, il y aura désormais Darmanin le Nain. On en a vu passer des charlots place Beauvau, Castaner le « Kéké de la République », Manuel Valls le pseudo-républicain espagnol. Mais des comme lui, c’est une première. Il est capable de tout pour réussir, même d’une bonne action, comme disait Rivarol de Mirabeau. On cherche toujours la sienne.

Inutile de discourir sans fin sur ce qui s’est passé au stade de France. On a tous vu ce qu’on a vu, sauf notre ministre de l’Intérieur et les journalistes, sportifs ou pas. Un pays occupé où les zones libres sont de moins en moins nombreuses, où la charia de la caillera fait la loi en lieu et place d’un État démissionnaire et d’un ministre qui ne le sera jamais – c’est soit l’un soit l’autre.

Le rugby, un air d’Ancien Régime

Je voudrais en guise d’épilogue glisser quelques réflexions sur ces deux France : celle du ballon rond qui vote Macron et Mélenchon, et celle du ballon ovale qui vote Macron, malheureusement (c’est pour cela qu’il est président), et Marine.

On connaît la phrase célèbre : le football est un sport de gentlemen pratiqué par des voyous et le rugby un sport de voyous pratiqué par des gentlemen. On en a eu un aperçu saisissant le week-end dernier. La racaille des bas quartiers contre ce qu’il reste de quartiers de noblesse de l’ancienne France, la frontière est dessinée. Elle est si dessinée que, même dans sa version « cassoulet », où des bébés d’un bon quintal défient des barriques couperosées, le rugby a conservé ce je ne sais quoi d’aristocratique, cet air de vieux pub anglais et d’Ancien Régime qui échappera toujours au foot. Un divertissement barbare destiné à de jeunes mâles raffinés. Sauf dans le Sud-Ouest (mais pas que), miracle des greffes heureuses, où le rugby est venu trouver un emploi improbable à des morphologies hasardeuses sorties d’un peuple millénaire.

Le football simplifie tout, les règles y sont immuables, le ballon rebondit bêtement. Le rugby complique tout, les règles changent d’une année à l’autre, le ballon est malicieux, les rebonds capricieux et il n’y a qu’un arrière, alors qu’au football, il y en a parfois onze. Oui, décidément, le rugby est un mystère, comme la conduite à gauche et les verbes irréguliers. Avec la professionnalisation, on a pu craindre que la distinction fondamentale entre football et rugby allait tomber, elle qui se résumait à la querelle des Amateurs et des Professionnels, avec des Nicolas Boileau partisans de la gratuité, celle du geste en tout cas, et des Charles Perrault promoteurs du salariat doré et des pétrodollars du Golfe. À ce jeu-là, les Modernes battent toujours les Anciens. On a ainsi « footbalisé » le rugby. C’était sûrement inéluctable. Sans l’argent du professionnalisme, le rugby menaçait de se transformer en sport muséal et en survivance féodale, une sorte de soule moderne réservée aux archéologues, aux étudiants d’Oxford ou de Cambridge et aux derniers laboureurs. En deçà d’une masse critique, toute chose est vouée à rejoindre le long cortège des espèces et des coutumes disparues.

La mêlée, matrice du rugby et foyer du peuple

Mais l’exception culturelle rugbystique – villageoise et universitaire – a survécu. Le sport-terroir et le Racing Club, les aristos et le populo, les sangliers des champs et les biches du château. Car le rugby est d’abord et avant tout un sport collectif et communautaire, peut-être même le seul. Songeons seulement à la mêlée, matrice et foyer du rugby, par quoi ce sport se distingue de tous les autres et donne cette impression unique de faire corps tous ensemble. Tous pour un, un pour tous.

Sûrement ne reverra-t-on plus des Michel Crauste, dit le Mongol lourdais, des Amédée Domenech, surnommé le Duc briviste, des Walter Spanghero (prononcer Oualtèreuh), alias l’Homme de fer, ou des Jacques Fouroux, appelé le Petit Caporal, un vrai Bonaparte celui-là, du haut de son mètre soixante. Ce monde est perdu, tout comme l’esprit potache des joueurs du Racing Club de France à qui il arrivait de porter un nœud papillon pendant les matchs et des caleçons rayés lors de troisièmes mi-temps qui s’achevaient à l’aube avec des tripoux géants et des danseuses de cabaret. C’est fini. Mais on pardonnera beaucoup au rugby s’il continue de nous donner des Antoine Dupont et des Baptiste Couilloud, funambules ondoyants et crocheteurs virevoltants qui ont illuminé notre week-end pendant que la racaille footballistique l’enténébrait.

Tribune reprise de revue-elements.com

Débat sur la tenue à l’école : entre individualisme et distorsion identitaire, par Clément Martin (Les Identitaires)

ecole tenue vestimentaire

Depuis quelques années, les débats sur les tenues des élèves dans les collèges et lycées sont légion[1]. Bien souvent, le scénario est le même : une élève (puisque ce sont majoritairement des jeunes filles qui se retrouvent au centre de ces épisodes) se rend dans son établissement dans une tenue considérée comme trop provocatrice ou inadaptée à l’étiquette de son lieu d’étude, ce qui encourage les professeurs ou les personnels administratifs à exiger que l’élève en question se change ; s’en suit une interminable discussion sur le caractère oppressif d’une telle demande, qui serait la manifestation du patriarcat ou de la masculinité toxique dans le milieu scolaire. La nouveauté qui s’annonce, c’est que la pression démographique africaine et maghrébine à l’œuvre tend à constituer une nouvelle opposition à ce discours néo-féministe. En conséquence, la droite est piégée dans la position à adopter.

Nous vivons dans une société

Dans une société relativement apaisée, la question de la tenue vestimentaire à l’école serait résolue de façon simple : l’école étant un lieu conçu pour étudier, il est normal que des standards vestimentaires y soient mis en place, afin d’éviter de perturber l’atmosphère de travail qui est censé y régner. Le problème, c’est que l’idéologie libertaire molle qui domine le corps professoral et administratif du milieu scolaire a justement poussé à la transformation de l’école en espace déstructuré et antiautoritaire. L’ironie du sort a fait que les mêmes soixante-huitards qui militaient pour l’interdiction des interdictions se retrouvent à devoir s’opposer aux tenues de plus en plus légères de leurs élèves, qui transforment les collèges et lycées en parcs de drague. Pas étonnant, étant donné que leur militantisme en faveur de la baisse du niveau au nom de l’égalité a effectivement détruit l’idée-même selon laquelle l’école est un lieu d’instruction.

Mais nous ne vivons pas dans une société apaisée. L’école subit donc les effets combinés de l’égalitarisme, du féminisme et d’un individualisme forcené, selon lequel les vêtements ne sont plus perçus comme des objets véhiculant une forte fonction sociale (renvoyer une certaine image à ses pairs) mais comme de purs vecteurs du désir personnel. Le vêtement a, de plus, des effets concrets facilement observables : dans un lieu comme l’école, qui rassemble des jeunes gens en proie aux vicissitudes hormonales de l’adolescence, il est clair que la normalisation de tenues légères et suggestives empêche la concentration nécessaire à l’étude et à la discipline. Ce phénomène n’est pas dû aux spectres du « patriarcat » ou de la « masculinité toxique » mais au diktat des hormones et de la physiologie. C’est ainsi.

Par conséquent, il est normal que des standards vestimentaires soient mis en place dans des lieux dont la fonction est particulière : il ne viendrait à l’idée de personne de sain de venir à un enterrement en jogging ou en sous-vêtements.

Le carré de la mort de la discussion politique

Mais ce débat ne se limite pas à l’opposition entre progressistes et gens normaux. Il fait désormais intervenir l’immigration et ses descendants (comme c’est récemment le cas en Allemagne[2]). Ceux-ci protestent contre le port de ces tenues au nom de l’islam.

Dans une logique aveugle, les conservateurs autochtones sont parfois tentés par un rapprochement avec les musulmans, qu’ils perçoivent (à tort) comme des alliés fiables dans la lutte contre le progressisme. Cette stratégie suicidaire oublie un point fondamental : les musulmans qui pestent contre les comportements progressistes ne le font pas au nom de « la tradition » ou « des valeurs » mais de leur tradition et de leurs valeurs. Sans compter que dans un contexte de réislamisation de la jeunesse immigrée, la définition d’une « tenue correcte » ne sera pas la même pour les musulmans et les conservateurs autochtones. Il y a fort à parier que la définition des premiers aura bien plus à voir avec le voile qu’avec une tenue quotidienne classique ou l’uniforme scolaire de l’ancien temps.

À l’inverse, certains « patriotes libertaires », motivés par le plaisir de s’opposer aux demandes des musulmans et persuadés que la révolution sexuelle de mai 68 est au fondement de la culture française, feront le choix de s’allier aux progressistes.

Un débat sociétal binaire se retrouve ainsi transformé en opposition quadrangulaire difficilement lisible, entre progressistes, immigrés, « islamoconservateurs » et patriotes libertaires. Reste le Français enraciné. Ce dernier, opposé au progressisme comme à l’islamisation de la France se retrouve coincé, obligé de choisir entre des options qui ne sont pas faites pour lui.

Il faut donc remettre les choses à plat et revenir aux fondamentaux : la participation des immigrés et de leurs descendants à ce genre de discussions sociétales qui constituent la vie politique de notre pays n’est pas simplement pénible – elle est surtout illégitime. C’est aux autochtones de décider de la façon dont les individus doivent se comporter, pas aux nouveaux arrivants. Cela signifie, d’une part, que leur contribution à la discussion doit être considérée comme nulle et non avenue : on ne saurait les mettre au même niveau que les autochtones dans la légitimité à formuler des revendications. D’autre part, il est irresponsable de choisir son positionnement sur ces questions par rapport à celui des musulmans : ceux-ci ne sont ni des alliés conservateurs ni des adversaires qui justifient un reniement complet de valeurs et de comportements sains. Ils sont, foncièrement, étrangers à la destinée de notre civilisation.

L’exemple spécifique de la tenue à l’école permet d’éclairer une constante des débats politiques français : ceux-ci, sous le poids croissant de l’immigration et de la démographie étrangère, se retrouvent détournés et reconfigurés d’une façon qui embrume les lignes de fracture idéologiques classiques. Si la société multiculturelle est fondamentalement une société multiconflictuelle, elle est aussi une société du capharnaüm et du bruit constant. L’idée-même de débat démocratique ou politique dans une telle société n’a plus aucun sens lorsque celle-ci est le lieu d’une compétition entre plusieurs peuples irréductiblement différents.

[1] Il suffit de taper « tenue à l’école » dans Google pour s’en convaincre.
[2] https://www.fdesouche.com/2022/05/14/allemagne-dans-un-lycee-de-baviere-le-directeur-interdit-aux-filles-de-porter-des-robes-courtes-apres-des-plaintes-deleves-et-de-profs-issus-de-limmigration-il-faut-tenir-compte-de-toutes-le/

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Stade de France : la presse anglaise et espagnole vent debout

stade france racailles

Là où la presse anglaise parle des « jeunes » du quartier, la grande presse espagnole n’hésite pas à évoquer les bandes maghrébines et africaines. Mais à part cela, les journaux mainstream des deux pays relaient les mêmes témoignages accablants de leurs supporters et journalistes sportifs et ils n’ont aucun doute : les ministres français mentent effrontément en cherchant à faire porter la faute aux Anglais, la police a fait preuve d’amateurisme et de brutalité à l’égard des supporters détenteurs de vrais tickets, et elle n’a même pas cherché à protéger les honnêtes gens agressés pour leur argent, leur téléphone ou leur ticket par des hordes incontrôlées.

« Paris n’est pas en mesure d’accueillir les Jeux Olympiques de 2024 », clame le titre d’un éditorial du Telegraph. L’éditorialiste note que « la police a refusé de lever le petit doigt lorsque des supporters ont été agressés et volés par des bandes locales », et remarque que la grande majorité du public et les journalistes français ne croient pas un mot des mensonges des ministres Darmanin et Oudéa-Castéra.

Plusieurs articles de la presse britannique font également état d’une police française qui continuait d’utiliser son gaz lacrymogène à la sortie du match contre des supporters anglais qui n’avaient rien demandé à personne, et que les personnes malvoyantes ou sur des fauteuils roulants n’ont pas été épargnées, ni par les forces de l’ordre, ni par les bandes de délinquants ultra-brutaux et souvent armés de couteaux. Description du très politiquement correct Guardian : « Des images télévisées ont montré des jeunes hommes, qui ne semblaient pas porter les couleurs de Liverpool, escalader les barrières du stade et sauter à l’intérieur. D’autres supporters à l’extérieur, dont des familles avec des enfants, ont été aspergés de gaz lacrymogène par la police anti-émeute. »

Les journaux britanniques n’apprécient pas non plus le communiqué de l’UEFA qui faisait porter la faute du retard du match sur des supporters anglais arrivés au dernier moment, et ils n’ont pas manqué de noter que ce sont les forces de l’ordre, par un déploiement mal organisé, qui ont créé des embouteillages dangereux sur les chemins menant à l’entrée du stade. « Je ne suis pas sûr qu’il soit possible d’avoir un événement plus mal organisé, même en essayant », a twitté l’ancien joueur de l’équipe d’Angleterre Gary Lineker, qui était présent et qui a qualifié la situation d’« absolument désordonnée et dangereuse ».

On notera au passage que le maire de Liverpool lui-même s’est fait voler son téléphone et ses effets personnels. Mais « le gouvernement français trouve apparemment plus agréable de rejeter la faute sur les supporters de Liverpool que de faire face à la violence de ses propres forces de police », commente le Guardian, alors que le Premier ministre Boris Johnson lui-même s’est dit profondément déçu de la manière dont les supporters de Liverpool ont été traités, et que des ministres et députés demandent à l’UEFA une enquête indépendante.

En Espagne, les journaux relaient aussi les témoignages de supporters du Real Madrid sur les scènes d’anarchie et de zone urbaine sans foi ni loi, où chacun après le match ne pensait qu’à s’enfuir en sauvant non seulement ses biens mais aussi sa peau face aux bandes ultra-violentes de Maghrébins et d’Africains. El Mundo titre même : « L’Etat défaillant de Saint-Denis : les incidents de la Ligue des champions mettent à nu les failles de la France », précisant que « Saint-Denis est l’une des localités les plus mal en point de la périphérie parisienne, et peut-être celle qui illustre le mieux certains des problèmes chroniques de la France ». Le journal de centre-droit ABC, qui n’est pas moins mainstream que El Mundo, titre quant à lui : « Gangs de Saint-Denis : la gangrène de la violence menace le football français et les Jeux de 2024 ».

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 1er juin 2022

Véronique Monguillot – « Mon mari a été massacré et la justice salit sa mémoire! »

Philippe Monguillot

02/06/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Il y a près de deux ans, Philippe Monguillot, chauffeur de car bayonnais, est sauvagement agressé pendant son service par deux individus qui refusent de payer un billet et de porter le masque. 5 jours plus tard, le 10 juillet 2020, Philippe Monguillot s’éteindra à l’hôpital, des suites de ses terribles blessures.

Il y a quelques jours, alors que le parquet livre son réquisitoire pour des faits d’homicide volontaire aggravé, la juge d’instruction décide finalement de requalifier les faits en “violences volontaires en réunion ayant entraîné la mort sans intention de la donner”. Les individus seront donc jugés devant la Cour criminelle et non devant les Assises. Géraud du Fayet est allé à la rencontre de Véronique Monguillot, la veuve du chauffeur assassiné.