Politique. Vers une coalition des vaincus autour de Macron, par Pierre Boisguilbert

Macron

On sait maintenant ce que le président Macron veut dire quand il parle de « partis républicains de gouvernement ». Pour lui, il s’agit des partis qui ont été désavoués par leurs électeurs.

Le mépris de Macron

Cela inclut donc sa propre formation et ses alliés, les vaincus du PS et ceux des LR avec peut-être au passage quelques communistes qui ne peuvent pas avoir de groupe parlementaire et quelques écologistes pour faire joli. Sont donc exclus les deux partis qui ont remporté les élections en progressant en nombre de suffrages et d’élus.

Pas d’insoumis, pas de RN.

Macron, si pointilleux sur le résultat de la présidentielle qui donne la légitimité suprême, préfère donc Hidalgo, moins de 2 %, et Pécresse, moins de 5 %, plutôt que Le Pen et Mélenchon, à plus de 40. On ne peut être plus clair sur la volonté de ne pas tenir compte du vote des Français.

C’est donc Élisabeth Borne reconduite dans la durée avec une mission d’élargissement de la majorité qui va devoir rallier les défaits aux vaincus. Elle n’aura sans doute pas de mal à trouver quelques républicains prêts à sauver la France pour une petite voiture avec chauffeur et fanion. Copé est candidat, Estrosi et Muselier aussi, il y en aura d’autres. Il y aura Ménard qui a entamé depuis quelques mois un « en marche » vers En Marche assez spectaculaire au niveau des renoncements multiples au vote de ses propres électeurs.
À gauche, ce sera plus difficile. Car il y a la peur de Mélenchon. Le communiste y serait bien allé, mais il hésite. Les écolos, eux, n’ont peur de rien, même plus de la réouverture des centrales à charbon ; donc, faute de sauver la planète, ils pourraient contribuer à sauver la minorité présidentielle.

Hystérie sociétale

Quant à Renaissance, elle a trouvé un moyen d’être majoritaire. Faire entrer dans la Constitution le droit à l’avortement. La formation macroniste a surfé sur l’hystérique indignation médiatique après l’interdiction aux USA de l’avortement au niveau fédéral, donnant la liberté de légiférer sur le sujet à chaque État fédéré. Le problème en France ne se pose pas et la Constitution n’est pas faite pour ça. L’initiative a peu de chance d’aller au bout et ça ne changerait rien. Mais peu importe, cela montre qu’il y a une majorité en France, c’est la majorité sociétale. Elle peut aller parfois presque à l’unanimité avec le RN. Le plus souvent cependant, c’est une majorité qui va de Macron à Mélenchon. Dans un contexte de crise politique, et peut-être sociale, le gouvernement va être tenté de détourner l’attention sur tout ce qui touche à la vie privée et sexuelle des Français. C’est un vrai danger pour ceux qui sont défavorables à un endoctrinement Netflix de la jeunesse et à la discrimination de ceux qui ne sont pas soumis aux minorités.

La tentation de Macron va être grande de faire du sociétal plutôt que du social et du politique. Il lui faudra cependant passer le cap du nouveau gouvernement et du vote de confiance ou plutôt du rejet d’une motion de censure. Comme les insoumis et consorts ne veulent pas du vote RN, Élisabeth Borne a peu de soucis à se faire. Son nouveau gouvernement pourra prendre la mer, avec cependant dès le départ un côté canots de sauvetage du Titanic. Le radeau des désavoués aura du mal dès le premier récif.

Tribune reprise de Polémia

La nouvelle Assemblée se dévoile, par Xavier Eman

Assemblée nationale

Dix jours après le second tour des législatives, l’Assemblée nationale vient d’élire son président, ou plutôt sa présidente, puisque Yaël Braun-Pivet devient la première femme à accéder à cette haute fonction. Cette féminisation du perchoir est apparemment une grande et belle chose, un formidable « progrès » puisque dorénavant le seul fait d’être une femme est une qualité en soi, ce qui est tout de même, il faut bien le dire, le comble du sexisme. Il s’agit en tout cas d’une remarquable promotion pour cette mère de famille de 51 ans arrivée en politique il y a à peine 5 ans et souvent taxée « d’amateurisme » par ses collègues. A l’issue d’un scrutin sans surprise, Yaël Braun-Pivet succède donc à Richard Ferrand après un passage éclair au gouvernement où elle aura été durant trente-six jours ministre des Outre-mer. Un passage extrêmement bref d’ailleurs perçu comme un manque de respect et de considération par plusieurs élus locaux de ces territoires qui ont exprimé leur réprobation. On pourrait également reprocher au député des Yvelines sa gestion de « l’affaire Benalla », la commission d’enquête sur l’ex-collaborateur du président Macron, dont Yaël Braun-Pivet était co-rapporteur, ayant explosé après le retrait de l’opposition qui l’accusait de « protéger » l’Elysée. Cet épisode lui vaudra d’ailleurs d’être qualifiée par « l’insoumis » Alexis Corbière de « Benalla de l’Assemblée nationale ».

Cette séance inaugurale aura par ailleurs vu Daniele Obono refuser ostensiblement de serrer la main de son collègue du RN Julien Odoul qui s’était retrouvé assis à côté de la passionaria indigéniste par le hasard du placement alphabétique. Une médiocre impolitesse que l’élue « insoumise » considère sans doute comme un grand acte de bravoure et de résistance. Malheureusement, le palais Bourbon ne dispense pas de cours de maintien ni de savoir-vivre.

La Nupes s’est d’ailleurs montrée très offensive pour ce début de mandature, parvenant à présenter un candidat commun pour le poste de président de la commission des Finances de l’Assemblée. C’est finalement « l’insoumis » Eric Coquerel, élu de Seine-Saint-Denis, qui a été préféré à la socialiste Valérie Larbaut, confirmant le rapport de forces en faveur de LFI existant au sein de la fragile coalition. Cette candidature coupe l’herbe sous le pied du Rassemblement National dont le candidat, Jean-Philippe Tanguy, député de la Somme, se retrouve en infériorité numérique et n’a plus qu’à espérer l’hypothétique ralliement de voix en provenance des Républicains (Elisabeth Borne ayant assuré que la majorité présidentielle ne prendrait pas part au scrutin). Le RN dénonce d’ailleurs des « manœuvres d’appareil » et « la piraterie de la Nupes sur tous les postes de l’Assemblée nationale ».

La nouvelle mandature s’annonce donc « sportive » et il ne reste qu’à espérer, comme l’a évoqué le doyen de l’Assemblée dans son discours, que les élus du peuple fassent passer l’intérêt supérieur de celui-ci avant les passions partisanes et les stratégies personnelles. On peut, hélas, fort légitimement en douter mais, comme diraient les spécialistes du marketing : « laissons sa chance au produit ! »

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 29 juin 2022

Melilla : quand le concept d’invasion migratoire devient spectaculaire

Melilla

Vendredi 24 juin, en quelques heures à peine, près de 2.000 migrants ont tenté de forcer la frontière espagnole avec le Maroc, à Melilla. Des centaines de blessés, 23 morts et des gardes-frontières qui ont dû faire face à une violence inouïe de la part des clandestins. L’attaque de Melilla semble être particulièrement symbolique : c’est la première fois que l’Espagne fait face à un assaut migratoire d’une telle ampleur, avec des migrants bien décidés à en découdre.

Une attaque contre l’Espagne ?

En conférence de presse, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez s’est indigné de cet « assaut violent […] et organisé par des mafias qui se livrent au trafic d’êtres humains, contre une ville qui est un territoire espagnol. Il s’agit d’une attaque contre l’intégrité territoriale de notre pays », a-t-il ajouté.

Interrogés par l’agence de presse espagnole EFE, des témoins affirment avoir vu de nombreux migrants armés de couteaux artisanaux, de marteaux, pierres et bâtons mais aussi de poches remplies d’acide à lancer sur les gardes-frontières espagnols. Un équipement qui laisse à penser que ces individus, d’origine subsaharienne pour la plupart, avaient dès le départ des intentions particulièrement belliqueuses. Face à une situation qui s’est très rapidement envenimée, acculant de nombreux gardes-frontières, les autorités marocaines se sont décidées à intervenir et disperser l’assaut migratoire en employant la méthode forte et provoquant la mort de nombreux migrants. Un engagement marocain par ailleurs salué par le gouvernement espagnol qui s’est félicité d’une « coopération extraordinaire » entre les deux pays. Après des années de tension, le Maroc et l’Espagne semblent avoir trouvé un terrain d’entente sur la gestion des afflux migratoires en provenance des pays d’Afrique subsaharienne.

Pour José Maria Ballester, journaliste espagnol interrogé par Boulevard Voltaire, « l’Espagne est contrainte d’agir avec les susceptibilités politiques du Maroc, qui dispose des clés d’entrée à Melilla, et avec celles de l’Algérie car l’Espagne dépend du gaz algérien ». Sur les 2.000 migrants qui ont tenté de forcer les clôtures barbelées qui séparent Melilla de Nador, la petite ville marocaine jouxtant Melilla, un peu moins de 200 sont parvenus à pénétrer sur le territoire espagnol. Ils ont été rapidement interpellés par les autorités, leur sort reste inconnu à cette heure.

Un drame qui en cache d’autres ?

L’attaque de Melilla n’est pas une première. Cela fait des années que l’Espagne, seul pays d’Europe disposant de frontières directes avec le continent africain, fait face à des offensives migratoires vers ses enclaves territoriales de Ceuta et Melilla. En mai 2021, ce sont plus de 10.000 migrants qui avaient tenté de forcer la frontière espagnole à Ceuta, provoquant une crise diplomatique entre Madrid et Rabat. Le premier accusait le second de laxisme vis-à-vis des migrants africains. À l’heure où la démographie africaine continue d’exploser et où les flux migratoires ne cessent de croître, les enclaves européennes de Ceuta et Melilla risquent de connaître, dans les années à venir, des périodes mouvementées.

Pour José Maria Ballester, « toute l’Europe devrait soutenir l’Espagne. Les migrants qui arrivent chez nous repartent ensuite vers la France et les autres pays de l’espace Schengen. Ce qui se passe à Ceuta et à Melilla concerne l’avenir de l’Europe. »

En Espagne, une lassitude vis-à-vis de l’immigration saisit la population comme en France. Incivilité, mineurs isolés, islamisation, les Espagnols soupirent de désespoir à mesure que leurs frontières deviennent des passoires. José Maria Ballester affirme, non sans cynisme, que « les Espagnols deviennent de plus en plus Français… »

Mais quelles solutions à ces incessants flux migratoires ? Si le journaliste assure qu’il faudrait « faire comprendre aux pays de départ qu’ils doivent garder leurs ressortissants », difficile d’y voir une issue réaliste alors que les pays d’Afrique subsaharienne voient leur économie stagner, leur population confrontée à un chômage massif et les instabilités régionales s’accroître. Reste que ce vendredi 26 juin, 2.000 migrants, dont des centaines étaient armés, se sont présentés face à des forces de l’ordre espagnoles avec la volonté d’en découdre. C’est finalement le peu d’attention porté aux droits de l’homme de la police marocaine qui semble avoir permis de débloquer rapidement la situation.

Hier, ils étaient 2.000, avaient des couteaux et des poches d’acide. Et demain ? En attendant, l’Afrique continue de voir ses enfants prendre la route de l’Europe dans l’espoir vain d’y trouver un avenir meilleur. La question de l’immigration africaine sera celle des décennies à venir, et c’est à l’Europe qu’il incombe d’y répondre. Mais, alors que les dirigeants du G7 sont rassemblés aujourd’hui, on n’entend parler que de « réponse mondiale ». Décevant…

Geoffroy Antoine

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Marine Le Pen est pour la première fois plus populaire qu’Emmanuel Macron

Les 2 fonctions historiques d’Éric Zemmour, par Clément Martin (Les Identitaires)

zemmour

Au lendemain des élections législatives, et alors que les scores de Reconquête ! ont été un facteur de démoralisation pour nombre de soutiens du parti, l’heure est venue de faire les comptes. En réalité, le bilan de l’ancien journaliste politique est loin d’être mauvais. Si le succès électoral n’a pas été au rendez-vous pour lui, Éric Zemmour a cependant rempli un rôle historique qui pourrait s’avérer décisif pour les années à venir.

Le paratonnerre

Depuis l’accession de Marine Le Pen à la tête du Rassemblement national, la mécanique médiatique était claire : tirer à feu nourri sur la candidate de la droite nationale pour la discréditer. Citations tronquées, extraits sortis de leur contexte, création artificielle de « dérapages », dossiers de police médiatique révélant le passé sulfureux de certains militants, tout était bon pour surmobiliser l’électorat du front républicain.

En 2022, c’est Éric Zemmour qui s’est positionné comme le candidat radical de la lutte contre le Grand Remplacement. Fort logiquement, c’est lui qui a récupéré toute la foudre médiatique, subissant les techniques maintes fois employées contre le Rassemblement national. En servant de paratonnerre, le candidat de Reconquête ! a permis de lisser l’image de Marine Le Pen. Il a été la dernière pierre dans l’œuvre de la dédiabolisation du Rassemblement national. À ses propres dépens, bien entendu.

Ce phénomène illustre à merveille le principe de la fenêtre d’Overton : en se plaçant à la droite du RN, Éric Zemmour a mécaniquement participé à reporter celui-ci sur la gauche. Pour la première fois de son histoire, le parti de lepéniste a pu mener une « campagne normale » et ainsi apparaître aux yeux des électeurs indécis ou modérés en tant que « parti comme les autres ».

Indiscutablement, sans la présence d’Éric Zemmour pour encaisser les coups, le Rassemblement national n’aurait jamais pu capitaliser sur une image plus modérée pour parvenir à sa percée historique à l’Assemblée.

La transgression

Zemmour a été le premier candidat à l’élection présidentielle à oser employer le terme de Grand Remplacement pour désigner l’invasion migratoire que subit l’Europe, et à le considérer comme un danger existentiel qui appelait à une reconquête. L’emploi de ce terme, tout comme la proposition de mise en place d’un ministère de la Remigration ont causé la levée de bouclier des médias et des gardiens de l’orthodoxie… Mais le digue avait été brisée : un candidat à la présidentielle avait mis plus que n’importe quel autre depuis 20 ans au moins la question migratoire au centre du débat, et ce de façon radicale. Certes, le pari zemmourien de gagner l’élection sur cet enjeu a été un échec, mais il demeure qu’il apparaît comme difficile d’envisager que les prochaines élections ne se structurent pas autour de cette question. Le cas d’Éric Zemmour est finalement proche de celui de Barry Goldwater, le candidat républicain aux élections présidentielles de 1964. Malgré une défaite cinglante contre le candidat démocrate Lyndon B. Johnson, Goldwater a posé les bases de ce qui deviendrait la nouvelle ligne idéologique du parti républicain pour les décennies à venir, un mélange de conservatisme social et de libéralisme économique radical. 16 ans plus tard, cette nouvelle synthèse trouverait son incarnation dans l’élection de Ronald Reagan, dont les deux mandats ont profondément et durablement marqué la politique américaine.

On peut faire un pari similaire pour Éric Zemmour, ou plutôt pour ses idées. Les axes de Reconquête (tels que définis par son candidat[1]), à savoir la défense de l’identité, la protection des libertés économiques et l’opposition à la déconstruction pourraient devenir, dans le contexte actuel et à venir, la proposition politique gagnante.

La situation politique pour la droite française est incertaine en ce qui concerne les Républicains et Reconquête !. Ce qui est certain, c’est que le monopole du Rassemblement national sur le segment national est réaffirmé et que son statut comme grand parti de l’opposition de droite à Macron est en passe d’être validé.

Ce qui est certain, c’est que la candidature d’Éric Zemmour a constitué un jalon dans l’histoire politique de la France du xxie siècle. Il apparaît comme celui qui, d’une façon qu’il ne concevait probablement pas lui-même, a permis de débloquer la donne politique à droite.

[1] https://twitter.com/ZemmourTV/status/1539702310103912448?s=20&t=OqfucdKqhQheKnFNwNbf0Q

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Quand les géants du divertissement financent la culture de mort

Disney mort

Disney, Netflix, la Paramount… Les géants du divertissement se transforment en serviteurs de la culture de mort. Quelques jours après la décision historique de la Cour suprême des Etats-Unis, les plus grands studios hollywoodiens et les principales sociétés de streaming annoncent tour à tour qu’elles prendront des mesures pour soutenir leurs employées désireuses d’enfreindre la loi.

Nous les connaissions « antiracistes » caricaturaux, pro-LGBT et promoteurs du wokisme, nous les découvrons – sans surprise – apôtres de l’avortement. A l’image de la majorité des médias, des célébrités et des structures mondialistes, le monde du divertissement s’insurge contre le verdict de la Cour suprême de laisser à chaque Etat américain le droit ou non d’autoriser l’avortement.

Le respect des institutions est à géométrie variable, et, un an et demi après s’être scandalisés de l’attaque du Capitole par des partisans de Donald Trump qui contestaient le résultat de l’élection présidentielle, les bien-pensants de tout le pays s’unissent contre cette décision et prévoient déjà de l’enfreindre.

C’est par un communiqué à ses employés que Disney a annoncé sa position. La compagnie s’engage à leur fournir un accès « aux soins liés au planning familial », où qu’ils vivent, c’est-à-dire même s’ils résident dans un Etat interdisant l’avortement. Une bourse de voyage permettra en effet aux employés de subir l’avortement dans un Etat qui l’autorise.

Walt Disney doit se retourner dans sa tombe. Si l’homme à l’origine de la plus grosse entreprise de divertissement du monde avait ses travers, on ne peut pas enlever la noble volonté qui était la sienne, à savoir émerveiller les enfants. Désormais, la société qui porte son nom souhaite faciliter la mise à mort des petits êtres avant qu’ils puissent devenir des enfants à leur tour. L’inversion des valeurs est totale.

Rappelons par ailleurs que Disney est déjà dans le collimateur du Parlement de Floride, Etat où se trouve son plus important parc à thèmes, pour avoir fait la promotion de l’homosexualité.

La « guerre de civilisation » se déroule donc désormais au sein même des Etats-Unis, plus désunis que jamais, entre conservateurs et wokes mondialistes. Le camp pro-avortement a des soutiens particulièrement influents, Disney étant loin d’être la seule entreprise engagée dans ce mouvement. Netflix a pris une position similaire, annonçant offrir à chacun de ses employés une allocation de 10 000 dollars s’ils venaient à avoir besoin de traitements contre le cancer, de transplantations, mais aussi de soins liés « à la transition de genre » (traduction : d’opérations visant à achever la transformation des transsexuels) ou d’avortements.

Notons toutefois que, contrairement à la France, les Etats-Unis possèdent aussi des acteurs conservateurs. C’est le cas de Jon Voight, acteur à la riche carrière, de Gina Carano, actrice vue récemment dans une série Star Wars et « remerciée » après avoir pris fait et cause pour Donald Trump, ou encore de Kevin Sorbo, popularisé dans les années 90 pour son rôle dans la série Hercule. Ce dernier s’est réjoui sur les réseaux sociaux que « la vie a gagné » mais déplore aussi que « nous [vivions] dans un monde où des gens préfèrent tuer leur bébé plutôt que de ne pas avoir de relation sexuelle ». Bien résumé.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 28 juin 2022

Entretien – Régis Le Sommier : Le poids des morts, le choc des photos

Régis Le Sommier

Grand reporter et ancien directeur adjoint de Paris Match, Régis Le Sommier publie La Vérité du terrain. Le récit des nombreux conflits qu’il a couverts révèle aussi les changements d’une profession dominée aujourd’hui par l’émotion, la caricature et le manque d’analyse. Propos recueillis par Alexis Brunet.

Pourquoi avoir dédié votre livre au reportage de guerre ?

Si je n’ai pas couvert que des guerres, j’y ai passé beaucoup de temps pour Paris Match. En 2003, je ne pouvais plus continuer à écrire des textes sur l’Irak, à aller voir des blessés, des parents en peine sans assister par moi-même au choc des civilisations. Cette phrase de Samuel Huntington s’est vérifiée dans les faits et la guerre en Irak en a été la preuve. J’ai vu à quel point ça s’est mal passé pour les Américains quand ils ont envahi le monde arabo-musulman. Les autres guerres qui s’ensuivent, et dont je traite, sont des soubresauts de ce péché originel qu’est la guerre en Irak. Comme l’a dit le diplomate libanais Ghassan Salamé, c’est lors de la guerre en Irak que les Américains inaugurent la dérégulation de la force. En décidant d’envahir un pays sous des prétextes mensongers, avec des intentions déguisées, les États-Unis ont ouvert la boîte de Pandore. À partir du moment où la puissance censée être la plus morale se comporte comme un État voyou, il est logique que les autres agissent selon leurs intérêts. Ce qui a notamment ouvert la voie à l’invasion de l’Ukraine par la Russie aujourd’hui.

Vous évoquez la guerre lancée par la Russie le 24 février dernier. Mais quid du conflit de 2014 dans le Donbass ? Nous l’avons vite oublié… A-t-il été négligé par les médias ?

Après la guerre de 2014, les médias étaient focalisés sur la guerre en Syrie. J’étais alors directeur adjoint de Paris Match. Une reporter avait couvert la guerre au Donbass. Quand elle m’a dit qu’il faudrait y retourner, je dois confesser que je n’y croyais pas trop. Moi-même, j’ai découvert le chiffre de 13 000 morts récemment. Ensuite, le conflit en Ukraine a continué et la crispation de la Russie vis-à-vis de l’OTAN aussi. Or, cette question des relations entre la Russie et l’OTAN a été négligée, non seulement par les journalistes, mais aussi par les dirigeants.

Depuis vos débuts, le journalisme a profondément changé. Vous semblez inquiet pour l’avenir de la profession…

Tout à fait ! La couverture de l’Ukraine est obscurcie par ce que j’appelle le brouillard de la guerre. C’est vrai dans toutes les guerres mais là, il est particulièrement épais. Prenez, par exemple, la présence des canons Caesar français en Ukraine. Pendant la bataille de Mossoul, les canons Caesar de 155 millimètres étaient épaulés dans l’ajustement des tirs par des membres des forces spéciales françaises. Je les avais personnellement rencontrés. Puisque ces canons ont été livrés à l’Ukraine ou vont l’être, cela signifie-t-il qu’il y a des soldats français sur le terrain en Ukraine actuellement, ou bien les artilleurs ukrainiens ont-ils été formés à leur usage ? Pourquoi les Irakiens n’avaient-ils pas reçu à l’époque cette formation ? Étaient-ils plus idiots que les Ukrainiens ? Ces questions ne sont pas anodines, pourtant personne n’ose les poser.

Pour lire la suite, c’est ici !

Assemblée nationale : le discours du doyen des députés José Gonzalez (RN) sur l’Algérie française indigne la Nupes

Un pouvoir gravement déstabilisé, par Maxime Tandonnet

Assemblée nationale

« Le président de la République, qui a chargé Elisabeth Borne de bâtir «un nouveau gouvernement d’action», a annoncé pouvoir aller «des communistes aux LR» mais a d’office exclu la France Insoumise et le Rassemblement national [car] ces formations ne s’inscrivent pas comme des partis de gouvernement. »

L’exclusion a priori de deux partis politiques fortement représentés à l’Assemblée est un exercice douteux au regard des principes fondamentaux de la démocratie française qui se traduisent dans la Constitution. Selon son article 3, les représentants de la Nation (députés et sénateurs) ont pour mission essentielle d’exprimer la souveraineté nationale. Chaque député, individuellement, est un représentant de la Nation, nonobstant sa couleur politique. Il est, d’un point de vue formel, institutionnel ou juridique, du fait même de son élection, le détenteur d’une fraction de la souveraineté à égalité avec les autres membres de l’Assemblée nationale. .

Le président, en tant que gardien des institutions, au-dessus de la mêlée, ne peut donc pas jeter l’anathème sur une partie des députés, avant même qu’ils n’aient commencé à siéger, en les privant indirectement – à travers leur exclusion de toute vocation à exercer le pouvoir contrairement aux autres – d’une partie de leur légitimité démocratique issue des urnes. Selon l’article 4, les partis politiques doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie. Dès lors, s’ils ne sont pas dissous ou interdits et s’ils ont été autorisés à prendre part aux élections, avant d’entrer au Parlement, ils sont présumés répondre à ces critères.

D’ailleurs, l’idée de contrat de gouvernement avec une partie (présumée fréquentable) de l’Assemblée nationale est elle-même discutable. Le rôle du Parlement est de voter la loi, contrôler l’action du gouvernement et de l’évaluer (article 24). L’enfermement d’une partie de l’Assemblée nationale dans un pacte avec l’exécutif heurte frontalement la Constitution (quel contrôle possible si on est lié par un contrat de gouvernement?) et le principe fondamental de la Séparation des pouvoirs (Montesquieu).

Il faut voir dans ce réflexe une survivance de la logique d’un Parlement servile du fait d’une majorité présidentielle absolue et de députés godillots qui a prévalu jusqu’aux dernières législatives. La logique de l’ancien système s’était notamment traduite avant les élections par la signature d’une « charte de gouvernement » entre l’exécutif et les candidats de sa (présumée) future majorité, par laquelle ils s’engageaient à soutenir ses projets de loi. On n’a jamais assez dit à quel point ce procédé est inconstitutionnel et antirépublicain, violant de plein fouet le principe selon lequel les représentants de la nation sont libres de leur vote (Tout mandat impératif est nul article 27). Aujourd’hui, le pouvoir voudrait perpétuer cette mise sous tutelle à une majorité redéfinie…

Dimanche dernier, par leur vote, les Français ont clairement condamné cette dérive. Il est invraisemblable que le pouvoir ne le sente pas, ne le comprenne pas. En s’accrochant désespérément aux vestige d’un régime en cours d’effondrement, le pouvoir politique ne fait lui-même que s’enfoncer dans le chaos.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

2022 : la fin des campagnes électorales ?, par Clément Martin (Les Identitaires)

urnes élections

L’année 2022 a été riche en leçons politiques : parmi elles se dégage l’idée que l’ère des campagnes politiques arrive à son terme. Désormais, la compétition démocratique n’est plus synonyme de travail de mobilisation d’un électorat. Dans la France archipellisée, la concurrence électorale consiste de plus en plus à suivre les tendances à la hausse ou à la baisse des différents blocs socio-économiques et culturels et à mesurer leurs poids aux différents scrutins.

Le paradoxe Reconquête !

Malgré une campagne marquée par un travail colossal de mobilisation sur le terrain, le parti mené par Éric Zemmour n’a pas réussi à combler les attentes de son électorat : avec 7 % au premier tour, il s’agit sans conteste d’un échec glaçant. Pourtant, la frénésie du travail militant et de l’enthousiasme autour de sa campagne rappelait celles du Sarkozy de 2007. Qu’il s’agisse du dynamisme de Génération Z, le mouvement jeunes du parti, omniprésent pour ses collages ou des meetings publics du parti culminant avec la foule en liesse du Trocadéro, un point de rendez-vous devenu classique pour la droite, il ne faisait aucun doute que le travail sur le terrain avait été mené tambours battants. À droite, aucun candidat ne s’était donné autant de mal pour conquérir les esprits et générer une dynamique – et cette stratégie s’est soldée par un échec.

A contrario, Marine Le Pen a mené une campagne marquée par le sceau de la discrétion. Tout comme Emmanuel Macron, d’ailleurs. Et ce sont eux qui ont atteint le second tour, avec des scores supérieurs à ceux du scrutin présidentiel précédent. Certes, il est habituel que les présidents sortants préfèrent mener des campagnes courtes et tardives plutôt que de se prêter à un bras de fer médiatique sur de longues périodes. Mais rarement la logique n’a été poussée aussi loin : Macron n’a fait qu’un unique meeting et dont le public était clairsemé. Quant à Marine, alors que sa position de challenger l’incitait à redoubler d’efforts pour sa campagne, elle a préféré conserver l’attitude distante qu’elle avait adoptée depuis plusieurs mois.

Idem aux législatives : la stratégie du Rassemblement national a consisté à envoyer un maximum de candidats dans les circonscriptions et à faire des campagnes minimums. Pour les candidats macronistes, la même stratégie a été adoptée : certes, le résultat a été décevant pour le parti présidentiel, mais cette issue en demi-teinte s’explique bien plus par le bilan du président que par son absence de campagne. Il semble désormais acquis que des rues vides de militants puissent se solder par des isoloirs remplis. L’inverse apparaît comme bien moins plausible.

La démocratie en archipel

Selon la terminologie de Jérôme Fourquet, la France est « archipellisée », définie par la rupture de ses grandes structures culturelles (Église catholique, Parti communiste) qui faisaient naître un sentiment d’appartenance commun au-delà des clivages (bien réels cependant) de classe, de religion ou de territoire. Notre pays se résume à une juxtaposition de catégories qui ne partagent plus aucune référence commune et ne se sentent aucune proximité avec les membres des autres îlots. La conséquence électorale de ce découpage, c’est que la politique se réduit à une compétition entre des représentants de ces segments. Les retraités et les CSP+ du tertiaire voient en Macron leur incarnation, tout comme les étudiants, les fonctionnaires et les immigrés s’identifient à Mélenchon. Pour la France périphérique de souche, la figure providentielle est sans conteste Marine Le Pen. Aucun pont n’existe entre ces catégories et aucune concurrence ne saurait s’opérer entre plusieurs candidats pour récupérer les électeurs déjà inscrits dans un bloc.

La tripartition du paysage politique s’accompagne d’une forme d’autisme collectif : chacun se base sur ses ressources médiatiques, évolue dans son milieu et prête une quasi-allégeance à son candidat. Les déterminismes de classe ou d’appartenance ont remplacé la réflexion rationnelle censée fonder la démocratie – puisque chacun est déjà acquis à une personne, qui fait office de marque politique, la pertinence des campagnes électorales s’amenuise. En effet, il n’y a aucun intérêt rationnel à dépenser des quantités importantes de ressources (argent, temps, énergie) à convaincre des Français déjà captifs de leur option électorale. Simultanément, les abstentionnistes semblent de plus en plus inaccessibles, résignés à l’indifférence politique. Aujourd’hui, le rituel de l’élection revient à compter les membres des tribus politiques qui composent la France.

La démocratie libérale française semble se gripper et se solder par des blocages toujours plus importants. La question est de savoir si cet état de fait est la conséquence des seules institutions de la Ve République (dont la chute pourrait se solder sur un déblocage), ou s’il s’agit d’un désaveu et d’une résignation politique plus globale. L’affrontement qui s’annonce entre un parlement à la majorité introuvable et un président en pleine effervescence messianique apportera rapidement la réponse à cette question.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Éducation nationale : l’effondrement continue, par Xavier Eman

Éducation nationale

Le bateau ivre de l’Education nationale n’en finit pas de dériver et le naufrage final semble de plus en plus proche. Tous les ingrédients d’une inéluctable catastrophe sont en effet réunis depuis bien trop longtemps pour espérer encore une issue heureuse à la crise actuelle de l’enseignement. Violence endémique, analphabétisme galopant, inculture crasse, rupture de la transmission, wokisme rampant, nivellement par le bas, l’idéologie égalitariste et immigrationniste a conduit ce pivot central de la société qu’est l’enseignement au bord du gouffre. Même les plus aveuglés des pédagogues « progressistes » n’osent plus assumer le ridicule de prétendre que le « niveau monte » et sont contraints d’admettre le fiasco général. En plus, à tous ces maux, s’ajoute aujourd’hui la pénurie croissante de professeurs. Ainsi, à Versailles, la plus grande académie de France, seulement 424 futurs enseignants ont été admis aux concours pour 1 430 postes proposés. Un taux historiquement bas qui entraîne une situation inquiétante, alarmante même selon les syndicats. « On a seulement un poste sur trois d’enseignants pourvu en Ile-de-France, c’est catastrophique », s’émeut ainsi auprès de l’AFP la secrétaire générale du Snuipp-FSU, Guislaine David. Cette crise de recrutement est en effet sans précédent. Elle est le produit d’un double phénomène : la baisse drastique du nombre de candidats et l’écroulement du niveau de ceux qui veulent encore embrasser cette carrière sinistrée. Car non seulement rejoindre l’enseignement ne fait plus rêver personne, mais c’est au contraire une perspective devenue un véritable repoussoir qui n’attire guère plus que les bras cassés et les désespérés ne trouvant pas d’autres possibilités d’emploi. Jadis considéré et respecté, le métier d’enseignant est désormais tombé au fond d’un caniveau dont plus personne ne semble parvenir à l’extraire. Qui voudrait en effet rejoindre d’enthousiasme une institution dans laquelle, en plus d’être mal payé, on se retrouve quotidiennement confronté à des hordes de néo-barbares aussi ignares qu’agressifs et vindicatifs, ne maîtrisant pas plus les bases de la langue française que celles de la plus infime politesse, et qui insultent leurs professeurs quand ils ne les agressent pas ? Même les plus hallucinés chantres gauchistes du « vivre ensemble » ne veulent plus entrer dans l’arène et préfèrent opter pour d’autres métiers moins exposés aux conséquences directes et concrètes de leurs délires idéologiques.

Face à cette situation, le nouveau ministre de l’Education nationale, Pap Ndiaye, ne semble pas plus inquiet que cela et annonce simplement une hausse de rémunération des enseignants en 2023 afin de « motiver les troupes ». Il affirme même, dans un bel exemple de méthode Coué, qu’il y aura un professeur dans chaque classe à la rentrée, malgré les graves difficultés de recrutement évoquées. L’historien promet également qu’il travaillera pour que l’école permette de « davantage réduire les inégalités » et qu’il ne remettra en cause ni Parcoursup ni la réforme du lycée mise en place par son prédécesseur, Jean-Michel Blanquer. Pas de rupture donc, ni de grande nouveauté à l’horizon, qui reste bien sombre. On aurait pourtant pu espérer que le ministre s’inspire des méthodes éducatives et pédagogiques de la prestigieuse Ecole alsacienne où il a placé ses enfants pour remettre un peu d’ordre, d’autorité et d’excellence dans les écoles, collèges et lycées de France. Mais il n’en sera rien, ce qui est bon pour les enfants de l’élite « républicaine » ne semble pas l’être pour la plèbe qui devra encore attendre pour que ses enfants connaissent une « scolarité sereine » et de qualité.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 27 juin 2022

L’heureuse irruption politique des parias, par Ivan Rioufol

Ivan Rioufol

Pari perdu : Emmanuel Macron a produit, dans sa pratique de la défausse et du « en même temps », une apparente coquecigrue politique au cœur de l’Assemblée ; un assemblage hétéroclite de formations et de partis qui vont obliger les élites à quitter leur nombrilisme. Réélu le 24 avril après avoir agité la peur du populisme, le chef de l’État se retrouve nez à nez, à l’issue du second tour des législatives, avec les parias qu’il avait chassés. Son quinquennat, qu’il espérait poursuivre dans une hyperprésidence et un parti quasi monopolistique, est stoppé net par le réveil des somnambules.

Ce n’est pas la Nupes de Jean-Luc Mélenchon qui crée la surprise, même si l’addition des carpes et des lapins (qui déjà s’éparpillent) peut revendiquer 131 députés. Le vainqueur est le parti de Marine Le Pen. C’est lui que les électeurs ont choisi de promouvoir à l’Assemblée. Avec 89 députés, le RN est le premier parti d’opposition.

La Révolution des œillères, ainsi nommée par votre serviteur pour désigner la pression des réalités sur les idéologues et leurs toutous, est une force qui s’accélère. Elle est appelée à bousculer les citadelles construites sur le déni. Leur monde du trompe-l’œil, décrit ici la semaine dernière, est voué à disparaître sous la pression des faits, que le révisionnisme officiel cherche à effacer.

Quand, dans Le Point, l’ancien ambassadeur de France à Washington Gérard Araud déplore qu’« on affole à coups d’incidents montés en épingle », parlant des razzias des voyous de Seine-Saint-Denis contre des supporteurs anglais ou espagnols autour du Stade de France, le diplomate illustre l’aveuglement d’une classe hautaine. Le gouvernement a cherché à dissimuler les comportements des racailles en accusant des Britanniques agressés : ce mensonge d’État a contribué à attiser l’exaspération.

Ce sont des électeurs en colère (« la France rance », selon Bernard-Henri Lévy, jeudi sur CNews) qui, sans attendre des mots d’ordre ou des arrangements d’appareils, ont bousculé l’entre-soi du Système.

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Pour la Commission européenne, le FEMYSO, l’ONG proche des frères musulmans à l’initiative de la campagne #joyinhijab, n’a violé aucune des valeurs de l’Union européenne

Yassine BELATTAR vs. Jordan FLORENTIN : on a les images de vidéosurveillance !

28/06/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Le 20 novembre 2021, Jordan Florentin accusait Yassine Belattar de séquestration. Après s’être rendu à une représentation du spectacle de l’humoriste controversé, le journaliste de Livre Noir dit avoir été empêché de partir du théâtre pendant près d’une heure.

VA+ s’est procuré les images de vidéosurveillance du théâtre pour les décrypter. Alors fausse accusation ou vraie séquestration ?


[Interview] Edwige Diaz, députée RN : « Le Rassemblement National qui n’a plus la moindre influence sur les décisions, c’est fini »

Edwige Diaz

Les nouveaux députés élus à l’Assemblée nationale suite aux élections législatives de juin 2022 ont fait leur pré rentrée cette semaine, à la découverte de l’Institution, de son fonctionnement, de ses lieux chargés d’histoire. Place désormais au travail. Parmi les nouveaux députés, qui vont faire leurs premiers pas dans l’hémicycle, une étoile montante du RN depuis quelques années, Edwige Diaz, en provenance d’Aquitaine.

Breizh-info a voulu recueillir ses impressions après les élections mais aussi les ambitions et les sujets sur lesquels l’important groupe RN (89 députés) va mener la charge dans les prochains mois.

Breizh-info.com : Tout d’abord, à titre individuel, quelle est votre réaction après vos élections en tant que député ? Il s’agit d’une ascension fulgurante pour vous non ?

Edwige Diaz :
Je remercie sincèrement les plus de 25 000 électeurs qui m’ont accordé leur confiance. Je ne les décevrai pas. C’est un résultat historique. Jamais ma circonscription n’avait eu de Député Rassemblement National dans cette terre très ancrée à gauche.

C’est le fruit d’un immense travail d’implantation sur le territoire. Je suis en campagne depuis 5 ans dans le Blayais et le Coutradais. J’ai participé à toutes les élections locales. J’ai multiplié les listes aux municipales dans la circonscription. Je n’ai pas raté une seule fête champêtre, une seule manifestation, un seul marché ou vide-grenier, ni la moindre commémoration. Au-delà de nos thèmes qui reçoivent un fort écho dans la population, j’ai bénéficié d’une prime à la proximité. Ici, tout le monde me connait et connait mon attachement à notre territoire.

Marine Le Pen l’avait très bien compris lorsqu’elle nous a demandé, dès son élection à la présidence du Front National à l’époque, la clé du succès, c’est l’implantation territoriale ! Nous en récoltons les fruits aujourd’hui.

Breizh-info.com : Collectivement, le RN porte 89 députés à l’Assemblée nationale, contre toute attente. Quels sont vos premiers commentaires ?

Edwige Diaz : C’est un résultat historique qu’aucun observateur n’avait vu venir, mais ne suis pas aussi surprise que vous. Durant la campagne, nous sentions qu’il se passait quelque chose. Contrairement à de précédentes élections législatives, notre électorat est resté extrêmement mobilisé suite à nos scores très encourageants à la présidentielle.

Nos électeurs avaient compris l’enjeu de ce troisième tour de la présidentielle : faire barrage à Macron et l’empêcher d’avoir les pleins pouvoirs pendant 5 ans.

Pendant que les médias en faisait des caisses sur Jean-Luc Mélenchon et ses promesses délirantes, nous, nous étions sur le terrain au contact des Français pour leur dire de ne rien lâcher. Le résultat est sans appel : les Français nous ont proclamé première opposition à la présidentielle, ils ont confirmé leur vote aux législatives en faisant de nous le premier groupe parlementaire d’opposition.

C’est peut-être ce qui nous manquait jusqu’ici. En 10 ans, nous sommes passés de parti de contestation à parti d’opposition mais avant de devenir un parti de Gouvernement, il nous fallait d’abord devenir un parti institutionnalisé. C’est désormais le cas. Ce mandat va nous permettre de préparer 2027 en faisant émerger une nouvelle élite patriote dans les rangs de l’Assemblée Nationale. Dans 5 ans, nous nous présenterons aux Français avec des cadres expérimentés, rompus à la vie parlementaire et clairement identifiés par les Français. Cela pèsera dans les prochains votes. La prochaine campagne présidentielle commence aujourd’hui.

Breizh-info.com : Ce nombre, inédit, à l’Assemblée, vous oblige aussi, d’une certaine façon, à des résultats, car pour le coup, le RN n’aura jamais eu autant de pouvoir. Quelles sont les grandes thématiques sur lesquelles vous allez vous battre dans l’hémicycle ? Une pa ortie de la droite nationale a reproché au RN sa mollesse sur la question de l’immigration, qu’en sera-t-il ?

Edwige Diaz : Le Rassemblement National qui n’a plus la moindre influence sur les décisions, c’est fini ! Avec le premier groupe d’opposition, nous sommes désormais incontournables dan l’hémicycle. Les macronistes sont extrêmement affaiblis et n’auront pas d’autres choix que de nous faire des concessions. Contrairement à l’extrême-gauche qui est là pour mettre le bazar et transformer l’Assemblée en ZAD, nous serons fermes mais constructifs. Nous sommes là pour incarner l’opposition, pas pour faire de l’obstruction permanente. Quand un texte ira dans le bon sens, nous le voterons.

Mais accepter des compromis ne veut pas dire se compromettre. Nous resterons fidèles à ce pour quoi nos électeurs nous ont fait confiance.

Nous ne lâcherons rien face aux deux principaux blocs que nous affronterons, composés de ceux qui veulent détruire la France pour l’un, et de ceux qui veulent la détruire encore plus vite pour l’autre.

Nous nous battrons pour rendre aux Français leur pays, leur argent et leur parole.

Pendant les 5 prochaines années, nous serons en première ligne pour combattre le saccage social, la hausse du coût de la vie et la retraite à 65 ans, pour empêcher la saignée fiscale, pour lutter contre l’effondrement de l’Etat dans l’école, dans la sécurité, dans la justice et dans la santé. Nous ne céderons également pas un seul pouce face aux provocations de l’extrême-gauche Burkini. Cette extrême-gauche immigrationniste, communautariste, anti-laïcité, anti-flic, anti-nucléaire, bref anti tout et surtout anti Française.

Face aux Députés de la République McKinsey et aux Députés de la République Traoré, nous serons des Députés de la République française. Nous serons les porte-paroles de cette France qui a tant souffert, tant été oubliée et tant été méprisée pendant ces 5 dernières années.

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