Ces racailles que Macron ne semble pas vouloir emmerder

Docteur Serbera sur le Covid-19 : « Je n’ai aucune explication à cette folie ! »

masque covid

Le docteur Jean-Pascal Serbera n’est ni un médecin de labo ni un médecin de plateau. C’est un médecin généraliste qui exerce à Toulouse depuis 30 ans, au contact de ses patients. Ce qu’on appelait hier un « médecin de famille » au service de toutes les générations, à commencer par les enfants et les plus âgés. Il apporte à Polémia son éclairage sur la politique sanitaire.

« L’échec du gouvernement et des médecins de plateaux »

Polémia : Le gouvernement a axé sa campagne de vaccination sur le slogan « Tous vaccinés, tous protégés ». Il continue de l’utiliser aujourd’hui. Qu’en pensez-vous ?

Docteur Serbera : « Tous vaccinés, tous protégés ! »

Ce slogan, seul, résume l’échec du gouvernement et des médecins spécialistes des plateaux télévisuels. Tout le monde constate que le vaccin ne protège pas de la contagiosité, ne permet pas d’arriver à la fameuse immunité collective tant espérée, quant à protéger des formes graves, s’il reste encore un espoir, auquel s’attachent les adeptes du tout vaccinal, je souhaite ardemment que ce soit le cas. C’est en tout cas pour cette raison que je continue à vacciner et à préconiser la vaccination à mes patients à risque de formes graves du Covid.

L’échec du gouvernement le conduit à une fuite en avant et pour se dédouaner de ses responsabilités dans ce fiasco, il stigmatise les non vaccinés, les désignant comme responsables des vagues actuelles. C’est la technique du bouc émissaire, celui qu’on immole en expiation des fautes d’un autre. C’est une attitude de division dangereuse pour la paix civile et qui remet en cause les droits de l’Homme fondamentaux.

Polémia : Les non vaccinés sont-ils responsables de ce dont on les accuse ?

Docteur Serbera : Quelques chiffres issus de quelques courbes que l’on peut retrouver en tapant Covid France sur un moteur de recherche.

Le 30 août 2021 au sommet de la quatrième vague, nous avions 11 128 personnes hospitalisées dont 2 277 en soins critiques pour 40 millions de vaccinés deux doses.

Au 28 décembre : 16 458 hospitalisés, 3 277 en soins critiques pour 50 millions de vaccinés deux doses plus 21 millions de vaccinés trois doses.

Il s’agit de la même population, du même variant Delta, le variant Omicron n’ayant pas encore de conséquences sur les hospitalisations. Les choses sont donc comparables. Quel est l’apport en termes de bénéfices sur les hospitalisations qu’ont apporté les 31 millions de doses injectées supplémentaires ?

Comment expliquer que l’on ait plus d’hospitalisations avec plus de vaccinés ?

Pire : le chiffre des décès est plus important également : 73 par jour en moyenne au 30 aout, 174 en moyenne au 28 décembre.

Si l’on compare les chiffres entre l’épidémie de l’automne 2020 et l’épidémie actuelle, on a au 19 novembre 2020, qui est le pic de la deuxième vague 32 846 hospitalisés et 4 823 personnes en soins critiques. C’est certes deux fois plus d’hospitalisés et un tiers de plus en soins critiques que maintenant mais pour aucun vacciné à l’époque contre 90 % maintenant. Question : 10% de non vaccinés sont-ils responsables des chiffres actuels ce qui équivaudrait à ce qu’ils soient en proportion 5 fois plus hospitalisés que l’an dernier ? Il faudrait que le variant Delta fût 5 fois plus dangereux, ce que des études anglaises ont infirmé en le comparant au variant alpha précédent.

En d’autres termes, une simple analyse critique des chiffres démontre que la vaccination n’a pas permis en termes de protection ce que l’on espérait d’elle.

De grands principes bafoués

Polémia : Avez-vous observé depuis le début de l’épidémie des changements de comportements ou une évolution des pathologies chez vos patients ? Considérez-vous que votre liberté de prescription a été respectée par les pouvoirs publics ?

Docteur Serbera : De grands principes auxquels les médecins étaient jusqu’ici attachés ont été bafoués ou ignorés par la corporation dans sa grande majorité.

La liberté de prescription :

Il est un fait que ni les Conseils de l’Ordre ni les syndicats n’ont défendu la liberté de prescription des médecins, allant au contraire jusqu’à menacer ceux qui avaient le culot de vouloir prescrire autre chose que du doliprane. J’ai très mal vécu cette contrainte et n’ai pas hésité à m’en affranchir en prescrivant Ivermectine, vit d, zinc, Azithromycine sur la foi d’études observationnelles nombreuses de par le monde. Médicaments sans danger je le précise.

Pour l’efficacité de l’Ivermectine, je vous renvoie au bloc du Dr Gérard Maudrux, ancien président de la CARMF (Caisse de retraite des médecins) qui a collationné toutes ces études et qui démontre notamment comment l’Inde au printemps 2021 à endigué son épidémie avec ce médicament, alors qu’une très faible proportion de sa population était vaccinée.

En France les pouvoirs publics ont refusé pour des raisons qu’il appartiendra sans doute à la justice d’éclairer d’initier toute étude sur ce produit.

Le principe de bénéfice risque :

Je n’ai pas compris que ce principe que je croyais essentiel pour pratiquer la médecine n’ait plus cours de nos jours, je n’ai pas compris que pour protéger âgés et fragiles (censés être immunisés par le vaccin) on impose une injection expérimentale à des millions d’enfants pour un bénéfice nul et un risque inconnu. Au nom de ce principe j’ai affiché dans mon cabinet que pour des raisons éthiques je refusais de vacciner les moins de dix-huit ans.

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Insultes et menaces d’Emmanuel Macron : le monde politique en ébullition

Macron anarcho-tyrannie

Est-ce le début d’une crise politique majeure ? Au lendemain des déclarations insultantes, provocatrices et menaçantes d’Emmanuel Macron à l’encontre des Français non vaccinés, l’ensemble de l’échiquier politique est sens dessus dessous.

Les députés de la majorité n’ont pas désamorcé la situation puisque ceux qui se sont exprimés ont pris fait et cause pour leur chef (leur gourou ?), expliquant qu’ils n’auraient peut-être pas employé un vocabulaire aussi fleuri que le sien mais qu’ils n’en pensaient pas moins.

Gabriel Attal, dont l’agressivité semble servir à compenser un manque de virilité criant, qui tient par ailleurs le rôle de porte-parole du gouvernement, a quant à lui remis une pièce dans la machine, se demandant « qui emmerde la vie de qui aujourd’hui ? qui gâche la vie de nos soignants ? ».

La réponse du petit protégé du président ne vise bien sûr pas le gouvernement, qui a continué de fermer des lits dans les hôpitaux du pays depuis l’arrivée du Covid, mais les non-vaccinés, boucs émissaires parfaits. Gabriel Attal ose même dire que les propos d’Emmanuel Macron sont « en deçà » de la colère de nombreux Français.

L’on va finir par se demander si la crise n’est le but recherché par l’exécutif puisque le Premier ministre Jean Castex a tenu des propos similaires, clamant qui plus est qu’« être libre, ce n’est pas contaminer les autres ». Un raisonnement absurde pointé du doigt par de nombreux Français honnêtes reconnaissant avoir eux-mêmes contaminé leurs proches alors qu’ils étaient doublement ou triplement vaccinés.

Un boulet dans la campagne ?

S’il est donc défendu par toute sa cour, Emmanuel Macron traînera probablement cette affaire comme un boulet durant la campagne présidentielle, bien que sa candidature ne soit toujours pas officielle. Le doigt d’honneur d’Eric Zemmour envers une militante « antifa » à Marseille paraît désormais bien dérisoire.

L’opposition n’a pas manqué d’attaquer le président de la République sur son langage ordurier envers plusieurs millions de Français mais aussi pour la petite phrase quelque peu passée inaperçue mais sans doute encore plus grave, à savoir qu’« un irresponsable n’est plus un citoyen », les irresponsables étant bien sûr à ses yeux les non-vaccinés.

Eric Zemmour s’est fendu de commentaires lapidaires sur les réseaux sociaux, soulignant que « pendant 5 ans, Emmanuel Macron a soigneusement refusé d’“emmerder” les racailles, les gangs, les apprentis djihadistes, les immigrés hors la loi, les antifas et les idéologues qui lavent les cerveaux de nos enfants », promettant que lorsqu’il serait président, il « arrêterait d’emmerder les Français ».

Pour Marine Le Pen, « faire porter la responsabilité des contaminations sur les non-vaccinés est un mensonge scientifique ».

Florian Philippot, Jean-Luc Mélenchon, Nicolas Dupont-Aignan, Jordan Bardella ou Stéphane Ravier ont également réagi avec vigueur. Le sénateur du RN a pu expérimenter le traitement de sous-citoyen réservé aux non-vaccinés sur le plateau de LCI, mis à l’écart et placé plus bas que les autres invités en raison de son statut vaccinal. Les humiliations incessantes pourraient bien, tôt ou tard, susciter de vives réactions dans les urnes ou dans les rues.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 6 janvier 2022

Mélenchon « butin de guerre » : temps court et temps long en politique, par Clément Martin (Les Identitaires)

Sur un live Twicht récent[1], Houria Bouteldja, fondatrice et ex-porte-parole des Indigènes de la République, présentait Jean-Luc Mélenchon, patron de La France insoumise, comme un « butin de guerre » de l’antiracisme décolonial. En effet, affirmait-elle, « Il a fait un choix, on revient de loin (…) c’était une espèce de laïcard de dingue ». Aujourd’hui, « il dit des choses qu’il n’aurait jamais dites, il y a quinze ans. »

En effet, Jean-Luc Mélenchon, comme le rappelait Eric Zemmour dans le débat télévisuel qui les opposa, était autrefois un vieux Jacobin arc-bouté sur « l’unité de la République » et ennemi farouche des « communautarismes ». Il prenait notamment la défense de la Chine communiste contre la rébellion tibétaine. A ses yeux, celle-ci est « théocratique », « indéfendable », l’équivalent de la « Charia ». Il défend entre autres le progrès social représenté par l’abolition des castes anciennes sous Mao[2]. C’est un égalitariste à l’ancienne, dans l’esprit de la IIIe République. Voter Mélenchon pour quelqu’un, comme Bouteldja, qui ne se considère pas française, mais plutôt comme le fruit de l’exploitation coloniale française, n’a aucun sens. Ou plutôt : « n’avait » aucun sens.

Sous l’influence des indigénistes et sous la pression électorale, il a changé. En douceur mais profondément. La « créolisation » n’est que le faux nez de l’idéologie du métissage, soit la caution morale du grand remplacement. Il roule désormais pour Rokhaya Diallo et toute la nouvelle génération antiraciste qui ne récuse par le remplacement de population, (un « fantasme » selon Dupont-Moretti) mais au contraire s’en félicite !

« Je pense qu’intérieurement, Mélenchon est islamophobe, affirme Wissam Xelka, l’hôte du live Twitch. Je m’intéresse aux actes : il agit contre l’islamophobie. Sur le temps long, on va le bastonner Mélenchon, il va faire le moindre faux pas, on va être là pour l’attaquer. » Et d’assumer qu’il y ait « une stratégie sur le temps court et une stratégie sur le temps long ». C’est évidemment une leçon de stratégie. Pensons sur le temps long !

[1] 21 novembre 2021, https://www.marianne.net/politique/melenchon/quand-les-militants-decoloniaux-parlent-de-jean-luc-melenchon-leur-butin-de-guerre
[2] 9 avril 2008, https://www.humanite.fr/node/391351

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

« Un irresponsable n’est plus un citoyen »… sauf s’il est djihadiste, ça va de soi

citoyen

Nous évoquions, récemment, « la mauvaise réputation » de Georges Brassens et son fameux refrain « Non, les braves gens n’aiment pas que/L’on suive une autre route qu’eux ». Évidemment, cela s’applique parfaitement à la « stratégie vaccinale » du gouvernement… et à son stratège, Président jupitérien en diable, Emmanuel Macron, Président de tous les Français, qui souhaitait à « chacune-et-chacun » une année bienveillante il n’y a pas si longtemps.

Tout le monde se concentre sur le moment de son entretien au Parisien où il dit vouloir « emmerder les non-vaccinés » le plus longtemps possible. Certes, tout est odieux, là-dedans : le fond, la forme et surtout, à mes yeux, cette fausse familiarité, forcée et calculée. Dans L’État-spectacle (1977), Roger-Gérard Schwartzenberg, politologue de gauche, se moquait déjà des tentatives de la droite pour faire peuple : Giscard jouant de l’accordéon ou s’invitant chez les Français, parce que de Gaulle disait de lui « son problème, c’est le peuple ». De Gaulle lui-même, un peu plus tôt, sortant de son habituelle distance, théorisée dans Le Fil de l’épée (« L’autorité ne va pas sans prestige, ni le prestige sans éloignement ») pour, disait Schwartzenberg, parler « le langage de Sganarelle » en interview : « On peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant « l’Europe, l’Europe, l’Europe ! ». »

On a donc, peu ou prou, droit au même sketch, en 2022, à l’extrême centre. Un bourgeois bien élevé qui utilise le registre le plus relâché en pensant que c’est une arme, que ça va « faire bien » – comme Chirac et « l’affaire qui fait pschitt ». Méprisable. Haïssable, même.

Mais, en vérité, le point le plus remarquable de cet entretien est celui où le président de la République, décidément bienveillant, considère qu’« un irresponsable n’est plus citoyen ». Emmanuel Macron vient de s’arroger le droit de dire qui est citoyen et qui ne l’est pas. Comme ça, tranquille, sans un coup de matraque ni un manifestant éborgné. Chapeau, l’artiste ! De plus, on n’a pas souvenance qu’il ait eu la même intransigeance avec les terroristes, dont Éric Ciotti rappelait judicieusement, sur France Inter, qu’il avait refusé, en 2016, de les déchoir de leur nationalité parce que « tout le monde est citoyen ».

Conclusion partielle du raisonnement : refuser un vaccin non obligatoire, c’est donc plus grave que d’assassiner des Français ? Plus grave que d’appeler au meurtre en chanson ? Plus grave que de violer, de piller, de saccager ce qui reste de notre cher beau pays ?

La France n’est pas en train de devenir décadente ; ça, c’est fait depuis longtemps. Depuis 1815, 1789, 1685 ou même 1314, pour les plus énervés. Elle vient d’inventer un autre régime, celui de l’inversion de toutes les valeurs : inciter à pendre les Blancs, c’est de l’art ; manifester contre le Grand Remplacement, c’est du terrorisme ; mettre la France à feu et à sang, ce n’est pas un motif de déchéance ; refuser la sainte piqûre, c’est de la sédition. On devient un loup quand on refuse d’être un mouton. D’ailleurs, la possibilité de conditionner l’accès aux supermarchés à la détention du passe vaccinal n’a pas ému grand monde. Michel-Édouard Leclerc lui-même en est convenu sur BFM. Alors qu’il s’agit tout simplement de manger…

Emmanuel Macron a-t-il perdu l’élection sur un coup facile, en lançant les dés une fois de trop ? Les Français vont-ils s’apercevoir – enfin – qu’ils ont fait n’importe quoi ? Lénine disait : « Le communisme, c’est les Soviets plus l’électrification. » Macron, c’est la Corée du Nord avec la fibre. On attend le réveil du peuple. On se prend à rêver.

Arnaud Florac

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Dr Laurent Toubiana : « Nous sommes aujourd’hui dans une épidémie relativement banale – Le gouvernement se moque du monde »

07/01/2022 – FRANCE (NOVOpress)
La flambée des cas de Covid inquiète en plus haut lieu. Alors que les autorités sanitaires prédisent une situation cataclysmique à l’hôpital dans les jours qui viennent, le gouvernement mise sur la troisième injection et tente à tout prix d’imposer le pass vaccinal.

Mais cette stratégie est-elle encore pertinente, alors que l’efficacité des vaccins semble plus faible sur le variant Omicron ? Pour le Dr Laurent Toubiana, épidémiologiste à l’Inserm, la communication du gouvernement entretient un climat de peur dans le pays.


Mathieu Slama : «En faisant des non-vaccinés des ennemis de la nation, le Président se pose en diviseur des Français»

Macron

En déclarant dans Le Parisien qu’il voulait «emmerder» les non-vaccinés et en les qualifiant d’«irresponsables», qui ne sont plus, selon lui, des «citoyens», le chef de l’État trahit notre héritage républicain, argumente Mathieu Slama.

« Moi, je ne suis pas pour emmerder les Français. Je peste toute la journée contre l’administration quand elle les bloque. Eh bien là, les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder. Donc on va continuer de le faire, jusqu’au bout, c’est ça la stratégie. (…) Et ça, c’est l’immense faute morale des antivax : ils viennent saper ce qu’est la solidité d’une nation. Quand ma liberté vient menacer celle des autres, je deviens un irresponsable. Un irresponsable n’est plus un citoyen. »

Par ces mots d’une gravité sans précédent (prononcés dans le cadre d’un entretien au Parisien), Emmanuel Macron a franchi une étape supplémentaire dans la rupture avec nos principes démocratiques et républicains qui est à l’œuvre depuis maintenant deux ans. Par ces mots, le chef de l’État lève le peu d’ambiguïté qui restait sur la politique menée envers les non-vaccinés depuis la mise en place du passe sanitaire en juillet dernier, qui est bel et bien une politique de déchéance de citoyenneté. Déchéance de citoyenneté : déchoir de leurs droits inaliénables des millions de citoyens français parce qu’ils ont commis le crime (non prévu par la loi) de ne pas se faire vacciner, et les condamner de facto à la mort sociale.

« J’ai très envie d’emmerder » : il y a dans cette formule familière quelque chose de très dérangeant, une forme d’agressivité joviale et cruelle qui contredit totalement la mission même d’un président de la République. Aucun de ses prédécesseurs, même les plus décomplexés, ne s’était permis un tel dérapage. Le « jusqu’au bout » qui conclut la séquence a également quelque chose de glaçant : jusqu’au bout de quoi ? Comment imaginer qu’un président de la République menace de cette manière ses propres concitoyens, son propre peuple ?

Mais la phrase essentielle est ailleurs. « Un irresponsable n’est plus un citoyen ». Par cette phrase, Emmanuel Macron trahit l’intégralité de notre héritage républicain en affirmant, au mépris de tout sens de l’État et de l’intérêt général, que les non-vaccinés ne sont plus des citoyens. Cette manière de désigner comme ennemis de la nation des millions de citoyens français est sans précédent dans l’histoire de la Ve République. Elle jette une lumière crue sur l’incroyable régression démocratique qui nous accable, et dont l’illustration la plus spectaculaire de ces derniers mois est le concept de passe sanitaire, devenu passe vaccinal par la simple décision présidentielle prise dans le cadre d’un conseil de défense opaque et anti-démocratique.

À mesure qu’il s’installait dans la vie publique, l’idée même de passe s’est banalisée, normalisée. Or elle porte en germes la déchéance de citoyenneté induite par les propos du chef de l’État, car elle implique une chose absolument gravissime et sans précédent : que l’accès à la pleine citoyenneté est désormais conditionné à un vaccin. Le passe sanitaire ou vaccinal n’est pas un « passe », mais un permis de citoyenneté. Si vous n’avez pas votre passe (ou s’il n’est pas « à jour »), vous êtes déchu de votre pleine citoyenneté et ne pouvez plus accéder aux lieux et événements de la vie sociale, jusqu’aux lieux de culture et aux hôpitaux. Une rupture incroyable avec le principe de l’indivisibilité de la République et de la citoyenneté, principe qu’avait brillamment et courageusement rappelé l’ex-défenseur des droits Jacques Toubon à l’occasion des débats autour de la déchéance de nationalité en 2016 : « Ce projet revient à graver dans le marbre de notre norme supérieure une division fondamentale des Français en deux catégories, à l’encontre de l’esprit et de la lettre de la Constitution. La citoyenneté est aussi indivisible que la République. Son principe fondamental est que les citoyens sont égaux et qu’il n’y a pas de citoyens moins citoyens que d’autres. » Et si la République est une et indivisible, alors le président de la République est le Président de tous les Français, quelles que soient leurs opinions, leurs origines, leurs convictions, leurs choix de vie. En se présentant comme le Président d’une partie des Français contre d’autres Français, Macron rompt avec un principe républicain fondamental. Et il a commis une faute morale impardonnable – et irréparable.

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L’arbitraire de Macron insulte la démocratie

Macron

Les Français vont-ils supporter encore longtemps l’arbitraire d’Emmanuel Macron ? C’est au bon plaisir du chef de l’Etat, qui préside à son tour depuis le 1er janvier le Conseil de l’Union européenne, que le drapeau français a été remplacé le 31 décembre par celui de l’Europe, sous l’Arc de Triomphe et au-dessus du tombeau du Soldat inconnu, mort pour la patrie. C’est à son bon plaisir que des monuments parisiens, y compris religieux comme Notre-Dame, ont été d’autorité illuminés du bleu bruxellois. Cette semaine donnera également le spectacle d’un parlement transparent, à la botte du président de la République. Les parlementaires avaliseront gentiment, après le feu vert d’un Conseil d’Etat servile, le projet macronien instituant la pérennité de la gestion en urgence sanitaire.

Le passe vaccinal, qui contraindra à la vaccination anti-Covid sans oser la rendre obligatoire, y sera institué. Ceci en dépit de l’échec de la stratégie vaccinale, débordée par le variant Omicron. Jamais le peuple n’aura été autant tenu comme quantité négligeable. Faut-il rappeler que les Français avaient, en 2005, rejeté à 55% cette Union européenne impériale et coupée des nations ? Faut-il rappeler que le nouvel hygiénisme d’Etat, décrété par Macron le 12 juillet, produit depuis lors ses interdits dans l’entre soi du Conseil de défense sanitaire et du Conseil scientifique, sous la seule volonté de l’hôte de l’Elysée ?

La dérive autoritaire du pouvoir est proportionnelle à son décrochage sur la nation. A la question : « Où va la France ? », posée le 15 décembre sur TF1, Macron n’a pas de réponse hormis : « Vacciner, vacciner, vacciner ». L’Europe et le vaccin vont être les terrains du candidat à sa succession. Or un pouvoir ne peut faire avaler aux gens des thèmes qui ne correspondent pas à leurs attentes, sinon en ayant recours à la propagande ou à l‘intimidation. C’est d’ailleurs parce que la disparition du drapeau tricolore au profit du drapeau étoilé a indigné beaucoup de monde que Macron a vite reculé. Les mensonges d’Etat sur l’efficacité du vaccin, démentie par les faits, annoncent probablement d’autres colères.

L’abus de confiance est constitué quand l’Etat survend une solution médiocre en assurant qu’il n’y en a pas d’autres, alors que des soins préventifs sont possibles. L’extorsion du consentement des récalcitrants, désignés comme boucs émissaires des insuffisances du système hospitalier, est un scandale qui devrait mobiliser les défenseurs de l’Etat de droit. Le harcèlement moral contre les non-vaccinés contrevient à la Constitution qui rappelle, depuis 1789, que « tout ce qui n’est pas défendu par la loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint de faire ce qu’elle n’ordonne pas ». Quant aux atteintes aux libertés individuelles, elles sont une injure à la démocratie libérale, cet antidote du totalitarisme. C’est l’ombre de ce dernier qui se profile, au nom de la Santé sacralisée. Est-ce ce monde aseptisé et enrégimenté que veulent les Français ? Je suis persuadé que non.

Ivan Rioufol

Texte daté du 3 janvier 2022 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Obsession victimaire – Cachez « Les Nègres » que je ne saurais voir !

hameau les nègres

En alternance avec l’intensif matraquage covidien, les médias proposent régulièrement au public des séquences de « polémiques », aussi futiles qu’hystérisées, permettant de garder le « temps de cerveau disponible » bien éloigné des véritables problèmes du temps (disparition des libertés individuelles, submersion migratoire, précarisation économique, déculturation…). Cette fois, c’est le hameau « Les Nègres », situé sur la commune de Verteuil-sur-Charente en Nouvelle-Aquitaine, qui se retrouve au cœur du brouhaha médiatique et du tumulte des réseaux sociaux, du fait, vous l’aurez compris, de sa dénomination. Celle-ci, jugée « dégradante », a choqué Karfa Sira Diallo, écrivain et élu écologiste franco-sénégalais, militant de la « mémoire de l’esclavage », qui a fait part de son émotion et de son incompréhension par l’intermédiaire d’une vidéo diffusée sur Twitter. Dans celle-ci, cet activiste noir, grand débaptiseur de rues portant des noms de « négriers » dans les ports français, explique doctement que le nom de ce lieu-dit – qui serait resté inconnu de la majorité des Français sans sa tonitruante publicité – n’est rien de moins que « le symbole de l’histoire de l’esclavage, de la traite des noirs et du racisme sur la place publique », concluant sa diatribe par cet emphatique questionnement : « Peut-on continuer à garder bêtement, sottement, des appellations dégradantes et humiliantes pour notre humanité commune? ».

Ce « happening » politique a été fort peu apprécié par le maire de Verteuil-sur-Charente qui l’a même qualifié de « grosse c… ». Comme les aînés de la commune semblent le savoir, le premier magistrat avance en effet une tout autre explication. Ce nom de « Les Nègres » proviendrait en réalité d’une origine occitane, « noir » se disant « nere ». Le maire a par ailleurs rappelé que, lors d’une concertation récente, les habitants ont choisi de conserver ce nom traditionnel.

Malgré cette mise au point, la vidéo de Karfa Sira Diallo a été largement relayée, notamment par tous les habituels donneurs de leçons « mémorielles » et autres grands déboulonneurs de statues diverses et variées, tous mus par la haine de l’histoire nationale. Au premier rang de ceux-ci, on ne sera pas surpris de retrouver l’inénarrable Rokhaya Diallo, toujours prompte à se mettre en branle lorsqu’il s’agit d’emm… la France et les Français.

Cette polémique ne pourrait être qu’anecdotique, et même un peu ridicule, si elle n’était pas révélatrice du climat inquisitorial que tente d’imposer dans notre pays une minorité agissante d’activistes « indigénistes », fourriers de l’idéologie « woke » visant à culpabiliser les Français et à criminaliser leur passé, leurs traditions et leur histoire. Combien de temps allons-nous supporter les incessantes mises en accusation de ces individus aux susceptibilités aussi innombrables qu’exacerbées sans leur poser la seule question qui s’impose : pourquoi restez-vous dans ce pays qui vous déplaît tant et vous impose un si grand nombre de « micro-agressions » (symboliques) comme s’en plaignait récemment Rama Yade ? Les frontières sont ouvertes, c’est vous qui l’avez voulu. Elles le sont dans les deux sens.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 5 janvier 2022

Sur les Woke et les décoloniaux – Bernard Lugan dit tout !

Bernard Lugan

05/01/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Bernard Lugan dynamite tout en vrai « tonton flingueur » de l’africanisme. Les « woke », il les disperse. Les « décoloniaux », il les ventile.

Les « racisés » et autres néologismes grotesques, il les atomise. Un régal. Ses Nouvelles incorrectes d’une Afrique disparue, parues aux éditions de la Nouvelle Librairie, sont l’occasion d’un feu d’artifice.

Quand la pyrotechnie elle-même devient politiquement incorrecte.

Retrouvez-le dans ce nouveau numéro d’« Orages de papier » réalisé pour TVLibertés en partenariat avec la Nouvelle Librairie (11 rue Médicis, 75006 Paris) et François Bousquet.


L’hôpital se moque de la charité – Vers l’euthanasie des non-vaccinés ?

hôpital non-vaccinés

Depuis plusieurs jours, certains représentants de la gauche dite morale n’hésitent pas à évoquer la possibilité de limiter ou de fermer l’accès aux soins aux personnes non vaccinées contre le Covid-19. Ces grands humanistes, qui par ailleurs appellent à accueillir et à soigner toute la misère du monde, ne se cachent donc même plus pour appeler à l’établissement d’un véritable apartheid médical visant les récalcitrants au Nouvel Ordre sanitaire.

Mais jusqu’où ira la stigmatisation des Français refusant de se soumettre à la politique de vaccination forcée du gouvernement Castex ? Déjà largement exclus de la société par l’adoption du passe sanitaire (bientôt renforcé par le passe vaccinal), sans cesse pointés du doigt et rendus injustement responsables de la propagation du virus par les autorités et les grands médias à leur botte, ces autres « boucs émissaires » de la Macronie, en raison d’un manque de lits en réanimation dont l’exécutif porte seul la responsabilité, devraient maintenant être contraints de rédiger des directives anticipées précisant s’ils souhaitent ou non être réanimés en cas de forme grave du Covid ? Cette proposition, profondément révoltante et immorale, en contradiction totale avec le serment d’Hippocrate prêté par tout médecin, c’est pourtant un ponte de la médecine française qui n’a pas hésité à la faire : André Grimaldi, professeur émérite en diabétologie à la Pitié-Salpêtrière !

Payer pour l’incurie du gouvernement

Dans une tribune qu’il a publiée dimanche dans Le JDD, ce médecin, devenu par ailleurs une « figure » de la défense de l’hôpital public, n’a en effet pas eu peur d’expliquer que « la question que posent la 5e vague en cours et la 6e vague annoncée est à nouveau celle du tri des patients à admettre en réanimation ». Or, a poursuivi André Grimaldi, si les médecins prêtent le serment d’Hippocrate, « ce rappel éthique ne gomme pas la question du tri quand il n’y a qu’un lit pour deux patients relevant tous deux de la réanimation ». Demandant alors auquel des deux « donner la priorité », Grimaldi en vient à écrire qu’« il serait bon de conseiller systématiquement à toute personne adulte refusant de se faire vacciner de rédiger des directives anticipées pour dire si elle souhaite ou non être réanimée en cas de forme grave de Covid ». Avant d’ajouter, très sérieusement : après tout, « une personne revendiquant le libre choix de ne pas se faire vacciner ne devrait-elle pas assumer en cohérence son libre choix de ne pas se faire réanimer ? »

Une insulte envers les soignants

Une conclusion totalement scandaleuse qui a – tout de même ! – déclenché une importante vague d’indignation sur les réseaux sociaux. Et d’abord de la part des soignants, qui se sont sentis à fort juste titre insultés par cette proposition : comment, en effet, imaginer que ces gens qui font l’impossible depuis deux ans pour sauver un maximum de vies puissent accepter d’effectuer un tri entre leurs malades en fonction de telles directives anticipées ! Pourtant, le Pr Grimaldi est loin d’être le seul favorable à une telle « solution » au problème du manque de lits de réanimation : fin décembre déjà, une quinzaine de médecins avaient signé dans Le Monde une tribune posant « la question de la prise en compte du statut vaccinal dans la priorisation des patients Covid en réanimation ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 4 janvier 2022

Du passe sanitaire au passe vaccinal, par Maxime Tandonnet

pass sanitaire

Un mal qui répand la terreur,
Mal que le Ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre,
La Peste (puisqu’il faut l’appeler par son nom),
[…] À ces mots, on cria haro sur le baudet.
Ce pelé, ce galeux, d’où venait tout leur mal.

Le passe vaccinal n’a pas un objectif direct d’efficacité supplémentaire, par rapport au passe sanitaire, dans la lutte contre l’épidémie. Il n’a pas été conçu dans ce but. Le passe sanitaire avait pour objectif d’interdire à des personnes non vaccinées ou n’ayant pas subi un test de non contagiosité de fréquenter certains lieux de la vie sociale. L’explosion des contaminations (200 000 par jour en ce moment) mesure le succès de la démarche! Nous savons aujourd’hui que le vaccin n’empêche pas la contagiosité (même s’il est censé la limiter).

Dès lors, la garantie de non contagiosité à l’issue d’un test se prête davantage à la lutte contre l’épidémie. Dans la nouvelle formule de passe vaccinal, la possibilité de prouver que l’on n’est pas contagieux par un test disparaît. Seule désormais la vaccination – qui elle n’assure pas la non contagiosité – autorise à mener une vie normale. Car le but déclaré de cette réforme est d’obliger les 5 à 6 millions de Français réfractaires aux vaccins anti covid 19 à se faire vacciner. « Le passe vaccinal est une façon d’arriver à l’obligation vaccinale, mais moi je pense que c’est plus efficace que de mettre une amende ».

L’objectif déclaré est, sans décider l’obligation formelle de vaccination qui serait susceptible d’engager des responsabilités, d’exercer une pression sur les personnes non vaccinées en multipliant à leur encontre les interdits et les brimades dans la vie courante c’est-à-dire en les condamnant à la mort sociale – en effet pire qu’une amende. 66% des Français y sont favorables selon un sondage odoxa du 23 décembre dont 90% de sympathisants LAREM. Son avantage suprême est de montrer du doigt un groupe de parias (non ou mal vaccinés) auquel est attribué la responsabilité du mal, défaussant ainsi le pouvoir politique, scientifique et médical de ses responsabilités dans les erreurs commises depuis deux ans.

Le principe du bouc émissaire est aussi ancien que l’humanité… Seulement, il n’est pas interdit de s’interroger sur la conformité de cette condamnation à la mort sociale – curieusement encensée par la gauche morale et progressiste – aux principes les plus élémentaires de la civilisation ni même sur sa constitutionnalité. Article 5 de la DDHC : « nul ne peut être contraint à faire ce qu’elle [la loi] n’ordonne pas. » On est en plein dedans…

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

“Consternant”, “quel mépris”… Les politiques réagissent aux propos d’Emmanuel Macron qui a “très envie d’emmerder” les non-vaccinés

macron

Dans une volonté d’aller au bout de sa stratégie vaccinale, en marge de la pandémie de Covid-19, Emmanuel Macron a accordé un long entretien au Parisien, mardi 4 janvier, dans lequel il fustige « la petite minorité » de Français qui est réfractaire à la vaccination. Ensuite, il a suggéré de la réduire « en l’emmerdant encore davantage ». Des propos qui ont fortement déplu à certaines personnalités politiques. Et les réactions ne se sont pas fait attendre sur les réseaux sociaux…

« On le vire en 2022 »

« Le Président maîtrise-t-il ce qu’il dit ? L’OMS dit « convaincre plutôt que contraindre ». Et lui ? « Emmerder davantage ». Consternant. » C’est en ces termes que Jean-Luc Mélenchon a dénoncé sur Twitter les propos tenus par Emmanuel Macron dans cette interview accordée au Parisien. De son côté, l’ex-ministre Nadine Morano a demandé au président de la République s’il comptait « l’emmerder », en l’obligeant à recevoir une nouvelle dose de vaccin, alors même que son taux d’anticorps « ne nécessite pas de nouvelles doses ».

« Un Président ne devrait pas dire ça »

Même son de cloche du côté de l’ancien député Luc Carvounas, qui a écrit ces quelques mots sur Twitter : « Quand un président de la République se délecte de vouloir « emmerder cinq millions de Français » – même si comme une majorité, je ne suis pas d’accord sur le fait qu’ils ne se vaccinent pas – on se dit qu’il a quitté la fonction présidentielle. » Et de conclure en ces termes : « On le vire en 2022. » Des prises de position visiblement partagées par le député Eric Coquerel, qui a pointé « le mépris » d’un « souverain envers le peuple ».

Quant à Gilbert Collard, il a simplement jugé, lui aussi sur Twitter, que ce n’était « pas le rôle du chef de l’Etat d’ostraciser une partie des Français non vaccinés ». Raison pour laquelle il a ensuite qualifié Emmanuel Macron de « fauteur de troubles ». Enfin, Marine Le Pen a estimé qu’« un Président ne devrait pas dire ça. Le garant de l’unité de la nation s’obstine à la diviser et assume vouloir faire des non-vaccinés des citoyens de seconde zone. Emmanuel Macron est indigne de sa fonction. En avril, je serai la Présidente de tous les Français ». « Président, j’arrêterai d’emmerder les Français, a promis de son côté Eric Zemmour. Le Président sortant, lui, parle ouvertement d’emmerder une catégorie de Français. »

Article repris de Valeurs Actuelles