Apartheid sanitaire : l’Assemblée nationale adopte le passe vaccinal, par Xavier Eman

Assemblée nationale

Sans grande surprise, les godillots macroniens ont définitivement entériné la mise en place du nouvel outil de contrôle social voulu par le gouvernement. Le texte « renforçant les outils de gestion de la crise sanitaire » a ainsi été voté par 215 députés, tandis que 58 se sont prononcés contre et sept se sont abstenus. On pourra noter au passage que 297 « élus du peuple » n’ont même pas daigné se déplacer pour participer à ce vote. Sans doute des opposants (tardifs) au travail du dimanche… Outre la majorité macroniste, une partie des députés LR et PS s’est prononcée en faveur des nouvelles restrictions de libertés, notamment Eric Ciotti, la nouvelle idole des droitards.

Le passage devant le Sénat n’aura finalement été qu’une formalité alors que certains naïfs espéraient une plus grande « résistance » de la part d’une assemblée réputée plus « sage » et « conservatrice ». Au contraire, le seul amendement sénatorial inscrit dans la nouvelle loi ne laisse pas d’être inquiétant et possiblement destructeur : en cas de désaccord entre parents sur la vaccination de leur enfant de 5 à 11 ans, l’un des deux pourra décider unilatéralement de le faire vacciner alors qu’il fallait jusqu’à présent un accord commun. De biens tristes drames et chantages familiaux en perspective !

Dès que la loi sera publiée par décret (vers le 20 janvier, espère le gouvernement), ce passe vaccinal se substituera donc à l’actuel passe sanitaire pour accéder à l’essentiel des lieux publics et des activités de loisirs (restaurants, cafés, bars, salles de sport, piscines, foires, transports publics interrégionaux…). Les magasins ou les lieux de culte ne sont pas concernés par la mesure, tout comme les établissements et services de santé (dont l’accès reste conditionné à un test négatif). Les non-vaccinés pourront donc encore acheter des denrées alimentaires, prier et éventuellement se faire soigner. Quelle générosité et quelle clémence envers ces irresponsables citoyens de seconde zone !

Dans ce nouveau cadre, les contrôles seront bien évidemment renforcés, chacun, ou presque, devenant le kapo de son voisin. Ainsi les restaurateurs et organisateurs de spectacles pourront vérifier l’identité des personnes présentant un passe vaccinal, en exigeant soit une carte d’identité, soit un « document officiel comportant sa photographie ». Le passe vaccinal ne s’appliquera qu’aux personnes à partir de l’âge de 16 ans, les mineurs de 12 à 15 ans restant soumis à l’obligation de présenter l’actuel passe sanitaire.

Alors que désormais tout le monde s’accorde à reconnaître que le « passe », sanitaire ou vaccinal, n’empêche nullement la transmission massive du virus et que son seul intérêt serait de limiter les « cas graves » et donc la pression sur les services de réanimation des hôpitaux dans lesquels le gouvernement refuse d’investir massivement comme la logique la plus basique le voudrait, ce vote apparaît clairement comme l’expression d’une volonté de « punir » les réfractaires aux oukases gouvernementaux bien plus que comme une quelconque mesure sanitaire.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 17 janvier 2022

Le rappeur Kerry James dans son nouveau clip : « A leurs sourires forcés, je ne serai jamais Français Ici les fils de colons ont peur d’être grand-remplacés »

En 2021, l’immigration clandestine vers l’UE en hausse de 57 % !

immigration migrants

Une déferlante : voilà comment on pourrait qualifier la vague d’immigration clandestine à destination des pays de l’Union européenne. En 2021, l’agence Frontex a recensé pas moins de 200 000 franchissements illégaux des frontières extérieures de l’Union européenne, soit une augmentation de 57 % par rapport à 2020.
Par Paul Tormenen, juriste et spécialiste des questions migratoires.

Les deux itinéraires les plus empruntés par les clandestins ont été la route de la Méditerranée centrale, avec 65 362 franchissements illégaux détectés (+ 83 % par rapport à 2020) et la route des Balkans occidentaux, où 60 540 passages clandestins ont été recensés (+ 125 %).
L’offensive migratoire lancée par la Biélorussie à la frontière avec la Pologne, la Lettonie et la Lituanie s’est traduite par 7 915 franchissements clandestins détectés, soit une augmentation de 1 069 % (!) par rapport à 2020.

Un recensement incomplet

Ces chiffres sont loin de recenser le nombre total de clandestins supplémentaires dans l’Union européenne en 2021. En effet, de nombreux extra-Européens arrivés légalement restent en Europe après l’expiration de leur titre de séjour ou de travail. L’absence de registre des entrées et des sorties du territoire européen ne permet pas d’avoir une connaissance précise du nombre d’extra-Européens arrivés dans l’année dans l’Union européenne qui y restent sans y être autorisés.

D’autre part, les mesures d’éloignement prononcées à l’encontre des demandeurs d’asile déboutés sont peu nombreuses à être exécutées. Cette situation contribue à augmenter le nombre d’étrangers en situation irrégulière présents en Europe. Ainsi, en 2020, seuls 70 200 étrangers sous le coup d’une obligation de quitter un pays européen sont partis de l’Union européenne sur les 396 400 décisions prononcées cette année-là.

L’agence Frontex reste très discrète sur les explications de l’augmentation du nombre de franchissements clandestins des frontières extérieures de l’Union européenne. Elle se contente tout au plus de souligner que la poussée de la pression migratoire doit avoir d’autres causes que la seule levée des restrictions à la mobilité.

Toujours plus de bateaux de passeurs et d’O.N.G. en mer Méditerranée

La reprise en 2021 de l’activité des passeurs et des O.N.G. en mer Méditerranée est sans nul doute l’une des explications possibles à cette augmentation de l’immigration clandestine à destination de l’Europe. Près d’une dizaine de bateaux d’O.N.G. croisent désormais en Méditerranée sous le pavillon d’un pays européen. Certains d’entre eux ont des moyens considérables et sont financés notamment par l’argent du contribuable français.

La progression de l’immigration clandestine à destination de l’Europe a également été favorisée par les entraves à l’action des douaniers de l’agence Frontex et des pays européens. En mai 2021, une O.N.G. No Border assignait Frontex devant la Cour de justice de l’Union européenne afin que l’agence cesse ses activités en mer Égée. Cette initiative n’est pas isolée : la commissaire européenne aux affaires intérieures Ylva Johansson a, à plusieurs reprises, demandé l’arrêt des refoulements aux frontières terrestres et en haute mer, tant au gouvernement grec, polonais qu’à l’agence Frontex. La Commission européenne a par ailleurs exigé que Frontex recrute un nombre supplémentaire d’« observateurs des droits fondamentaux » pour contrôler l’activité de ses gardes-côtes et gardes-frontières.

Les côtes africaines insuffisamment surveillées

Afin d’empêcher les départs clandestins, des pays européens et l’Union européenne ont conclu des accords de partenariat avec des pays d’Afrique du Nord. L’Union européenne a également conclu un accord de ce type avec la Turquie en 2016. Mais les moyens mis en œuvre n’empêchent pas les flux de migrants d’augmenter considérablement. Ils les limitent tout au plus, comme en Libye où 32 425 migrants auraient été interceptés en mer et ramenés dans ce pays en 2021, selon l’antenne libyenne de l’OIM.

Un potentiel d’immigration clandestine considérable

Le potentiel d’immigration clandestine à destination de l’Europe est considérable. Le nombre de migrants présents en Libye a été évalué par l’ONU à 670 000. Si, depuis cet automne, l’antenne libyenne de l’Organisation internationale pour les migrations a repris les rapatriements de clandestins présents en Libye dans leurs pays, ceux-ci sont peu nombreux et reposent sur le volontariat. Ils n’ont jusqu’à présent concerné tout au plus que quelques milliers de migrants.

Le chômage massif et l’absence de perspectives poussent de nombreux jeunes Maghrébins à prendre la route vers l’Europe. D’après le Haut-Commissariat aux réfugiés, les Tunisiens ont été en 2021 la nationalité la plus représentée parmi les clandestins arrivés par la mer en Italie. Les Algériens ont été les plus représentés parmi ceux arrivant illégalement en Espagne.

L’exemple de la Grèce montre pourtant que l’immigration clandestine n’est pas une fatalité. Mais sa maîtrise nécessite des mesures fermes et une volonté inflexible. Le ministre grec de l’immigration, Nótis Mitarákis, était très clair à ce sujet en août 2021 : « La Grèce n’acceptera pas d’être la porte d’entrée de l’immigration clandestine en Europe. » Quelques jours plus tard, le 27 août 2021, en dépit des critiques de l’Union européenne et de l’extrême gauche, une majorité de parlementaires grecs adoptaient une loi facilitant les refoulements des clandestins et encadrant strictement l’activité des O.N.G.

Selon l’Agean Boat Report, une O.N.G. norvégienne pro-migrants, 902 bateaux qui se dirigeaient vers les côtes grecques ont été redirigés vers la Turquie en 2021. Ces refoulements auraient concerné plus de 26 000 clandestins. Le résultat est là : alors que le nombre des arrivées clandestines en Grèce par la mer culminait à 856 700 en 2015, il n’a été que de 4 100 en 2021.

Tribune reprise de Polémia

La cage aux fioles – Acharnement mondial contre les non-vaccinés

vaccins covid

Du Canada au Pakistan en passant par le Vatican, le monde devient une prison pour les non-vaccinés. Chaque semaine, les mesures prises à leur encontre sont plus violentes. En France, Christian Estrosi, maire de Nice et proche d’Emmanuel Macron, aimerait les confiner et les priver de chômage.

« Au Québec, les non-vaccinés vont être taxés, le gouvernement prétendant qu’ils seraient un fardeau pour l’ensemble de la communauté. » C’est l’information scandaleuse que Xavier Eman rapportait vendredi dans Présent.

Cet exemple est cependant loin d’être isolé, comme l’a développé l’hebdomadaire Marianne, souvent politiquement correct mais parfois un brin honnête.

Dans un article publié le 6 janvier, l’on pouvait trouver une recension particulièrement effrayante des mesures liberticides prises à l’encontre des non-vaccinés autour du globe.

Le cas de l’Italie ouvrait le bal. Nos voisins frappent fort avec l’obligation vaccinale pour les plus de 50 ans sanctionnée en cas de refus d’une amende de 100 euros. Le Vatican n’est pas en reste. L’Etat du pape n’a aucune pitié et impose la vaccination pour tous. Trois gardes suisses ont préféré démissionner, montrant ainsi que les règles absurdes pouvaient entraîner une juste désobéissance, y compris au sein de l’Eglise !

L’obligation vaccinale est également prévue en Grèce et en Autriche, avec comme en Italie des amendes pour les récalcitrants.

Le Québec compte priver les non-vaccinés des commerces d’alcool et de marijuana (mieux vaut être drogué que non-vacciné dans ce pays !) tandis que les allocations-chômage seront suspendues pour ceux qui refusent la piqûre.

A Singapour, les non-vaccinés admis en soins intensifs devront payer 16 200 euros pour être hospitalisés. Les mesures les plus surprenantes sont peut-être celles mises en place en Indonésie et au Pakistan. Dans le premier cité, les non-vaccinés peuvent se voir refuser leur permis de conduire tandis que dans le second, la carte SIM du téléphone peut être bloquée.

Pour compléter la liste de Marianne, notons que le Québec a aussi momentanément retiré la garde de son fils à un père non vacciné.

Ces punitions dignes de la Chine communiste ont inspiré l’idole des boomers, Christian Estrosi. Sur BFM TV, le maire de Nice a exprimé jeudi matin son souhait d’une « tolérance zéro » à l’égard des non-vaccinés, qui se manifesterait par un confinement strict pour ces Français sans possibilité d’obtenir un chômage partiel.

Pendant que les non-vaccinés sont traités en parias, la France pourrait bien à nouveau libérer ses prisonniers.

La contrôleuse générale des lieux de privation de liberté (CGLPL) a écrit au ministère de la Justice afin de lui expliquer « la nécessité de recourir rapidement à des mesures équivalentes à celles qui avaient été prises en mars 2020 », c’est-à-dire à « libérer les personnes détenues proches de la fin de peine » et à « différer les incarcérations qui peuvent l’être », et ce afin de contrer « la promiscuité insensée de la plupart des maisons d’arrêt ».

L’autoritarisme est pour le peuple, pas pour les truands. Pas sûr que la mesure soit du meilleur effet à quelques mois de l’élection présidentielle.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 14 janvier 2022

France : contre le pass vaccinal, les manifestants ne désarment pas

Nos églises et basiliques attaquées – Dans l’indifférence générale

Nouvelle vague d’attaques sur les églises françaises. Plusieurs édifices ont été dégradés, souillés et profanés ces derniers jours, y compris la basilique Saint-Denis. Les réactions sont discrètes, voire timorées.

Emmanuel Macron en direct sur toutes les chaînes de télévision, la campagne présidentielle interrompue, le Covid mis au deuxième plan dans les médias… Voilà ce qui se serait passé si la grande mosquée ou la grande synagogue de Paris avait été prise pour cible dans la même semaine que trois ou quatre autres édifices musulmans ou juifs à travers le pays. Mais le patrimoine catholique, lui, ne compte pas, y compris ses lieux les plus emblématiques.

Le 5 janvier, un homme a été interpellé après avoir brisé des vitrines et sérieusement endommagé trois statues à l’intérieur de la basilique Saint-Denis, nécropole des rois de France. L’individu a été arrêté peu après. Les diocèses de France sont souvent prompts à minorer ce genre d’incident et celui de Saint-Denis ne fait, hélas, pas exception, expliquant dans un communiqué qu’il ne s’agissait que d’un acte isolé d’une « personne fragile » (le retour du déséquilibré !), se plaignant même que « certains se soient emparés de ce fait divers pour en faire ce qu’il n’est pas ».

Par « certains », entendez « les figures et la presse de droite », requalifiées en « extrême droite » par les médias mainstream. C’est en effet Valeurs actuelles qui a annoncé la nouvelle dès samedi, provoquant des réactions de Marine Le Pen et d’Eric Zemmour. Des réactions classiques (mise en avant de l’incompétence des pouvoirs publics, demande de fermeté, demande de protection des églises…) qui semblent provoquer plus d’émoi au sein de l’Eglise et des rédactions parisiennes que l’acte en lui-même.

Gérald Darmanin, qui avait dénoncé des « dégradations inacceptables » et exprimé son soutien aux musulmans de France en juillet dernier lorsque des vitres de la grande mosquée de Bondy avaient été brisées, s’est cette fois terré dans le silence.

Le duc d’Anjou a réagi de manière plus solennelle à la profanation de la basilique où nombre de ses ancêtres reposent. « Les statues de Saint Denis, Sainte Geneviève et Saint Antoine ont été brisées avec une barre de fer […]. Ce sont à la fois le Saint protecteur du Royaume de France, la Sainte Patronne de la ville de Paris et le Saint Patron des causes perdues qui sont profanés. C’est ainsi la France en tant que fille aînée de l’Eglise et toute son histoire qui sont abîmées et blessées. Il est dramatique que de tels saccages détruisent notre patrimoine, parfois irrémédiablement. » Le duc d’Anjou note enfin que « ce qui arrive aujourd’hui à Saint-Denis se produit presque toutes les semaines dans les églises en France. Cela est inacceptable et il faut que ces lieux de foi soient mieux protégés ».

En plus de la basilique Saint-Denis, l’église Saint-Pierre de Bondy (93), l’église Saint-Germain-l’Auxerrois de Romainville (93) et l’église de Genouilly (18) ont en effet toutes été vandalisées durant la même semaine. La situation n’est pas sans rappeler Sire de Jean Raspail, qui, en 1991 déjà, présentait une basilique Saint-Denis enclavée dans un territoire islamisé et régulièrement dégradée par des voyous. A moins que nous ne soyons déjà dans le Guérilla d’Obertone.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 13 janvier 2022

Présidentielles 2022 : Emmanuel Macron profite-t-il de la crise sanitaire ?

macron pass sanitaire

14/01/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Depuis maintenant deux ans, le Covid fait les gros titres des médias. Avec cette cinquième vague, à trois mois de la Présidentielle, bien des préoccupations majeures des Français sont mises à l’écart du débat public. Cette situation profite-t-elle au sortant, Emmanuel Macron?

Les autres candidats sont-ils bâillonnés par ce «rapt médiatique» du covid ? Éléments de réponse avec Stéphane Rozès, enseignant à Sciences Po et président de la société Conseils, analyses et perspectives (Cap).


Sécession. Sortie du premier livre de Yann Vallerie

livre Sécession

14/01/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Le premier livre de Yann Vallerie, notre rédacteur en chef, intitulé Sécession, sera disponible d’ici quinze jours.

Il s’agit d’un pamphlet d’une centaine de pages, préfacé par Piero San Giorgio, dans lequel l’auteur dresse le constat de la phase terminale dans laquelle se trouve actuellement la République française, entre Grand remplacement, tyrannie sanitaire, massacre du système de santé, effondrement du système éducatif…le tout savamment couvert, masqué, par une campagne de terreur politique et médiatique inédite dans l’histoire de la Vème République.

Un pamphlet qui entend également proposer des pistes de réflexion, et d’action, aux hommes et aux femmes libres, qui n’entendent pas se voir dicter par l’Etat y compris ce qu’lls doivent penser, ce qu’ils doivent lire, ce qu’ils doivent faire à manger, ou comment ils doivent éventuellement entretenir leur jardin..

Un pamphlet sans concession, qui propose des pistes pour ne plus subir le joug d’une République française qui, selon l’auteur, ne nous veut pas du bien, pistes qui sont éducatives, géographiques, médiatiques, mais aussi politiques. A vous désormais de découvrir l’ouvrage.

Le livre ne comporte pas d’ISBN, de code barre, volontairement. Parce qu’il ne sera pas vendu sur les grandes plateformes de distribution qui asphyxient les éditeurs et les auteurs. Parce qu’il n’est pas normal qu’un éditeur doive, avant même d’éditer, s’acquitter d’une taxe supplémentaire prise par l’Etat (une cinquantaine d’euros pour avoir un ISBN). Parce qu’il ne sera vendu que sur ce site, et chez quelques libraires amis.

Pour commander : https://www.breizh-info.com/2022/01/07/177464/secession-sortie-du-premier-livre-de-yann-vallerie-redacteur-en-chef-de-breizh-info-com/

Théorie du genre: quand toute la société est une «micro-agression»

transgenre

Le seul fait de ne pas pouvoir choisir à 100% son identité profonde est perçu dans nos sociétés d’êtres hyper sensibles comme une « micro-agression ».
Découvrez cette tribune signée Jérôme Blanchet-Gravel

Ce n’est pas un hasard si le triomphe de la théorie du genre survient à un moment où le désir d’affranchissement du monde biologique se fait plus que jamais ressentir. La pandémie nous a plongés dans une société où les murs de la ville font de plus en plus office de décor, une société abstraite, virtuelle, où les rapports sociaux sont relégués en grande partie sur les réseaux sociaux. Idéologie fondée sur une volonté de dépassement des barrières physiques, le transgenrisme apparaît comme le produit d’une époque qui cherche à abolir une portion de la nature humaine au nom du progrès.

Un « techno-existentialisme »

Évidemment, le brouillage des sexes chez certains individus n’est pas nouveau et ne pose aucun problème dans une société libre – on en trouve diverses manifestations dans l’histoire et les cultures –, mais la théorie du genre pousse beaucoup plus loin que ses prédécesseurs cette volonté de dépassement.

Il faudrait pouvoir choisir notre identité sexuelle comme de futurs parents veulent sélectionner dans un catalogue les traits de leurs enfants à naître et leurs mères porteuses, allant jusqu’à choisir la couleur de leurs yeux, leur potentielle résistance au stress et leur quotient intellectuel approximatif. Il faudrait se construire un profil personnel à la carte, en faisant fi de tous les déterminismes qui bien sûr conditionnent nos vies. Nous voilà devant une sorte de « techno-existentialisme ».

Désormais, tout ce qui n’est pas voulu et consenti par l’individu fragile est vu comme une menace à son intégrité et à son développement. Qu’il soit justifié ou non sur le plan sanitaire, le port normalisé du masque symbolise bien ce repli sur soi, ce refus de l’Autre et du monde extérieur au profit d’un individu plus que jamais centré sur lui et qu’on s’imagine intérieurement libre comme l’air. Le port du masque nous enjoint d’ailleurs à nous replier sur nos écrans en laissant tomber nos semblables à nos côtés. Le corps même, les racines et l’environnement social deviennent des entraves à cet égo créateur et artiste de lui-même, mais perméable aux nouvelles modes progressistes.

Société à la carte, identité à la carte

Si nous sommes entrés dans l’ère de ce que Marcel Gauchet appelle « la société choisie », nous sommes aussi entrés dans l’ère de l’être choisi, de l’identité choisie sans limites ni contraintes. Un phénomène qui d’ailleurs entre en contradiction directe avec le penchant essentialiste de la gauche décoloniale, qui au contraire enferme plutôt les individus dans leurs origines. Ce courant survivra-t-il à la virtualisation du monde ?

Pour Marcel Gauchet, cette société choisie est le fruit de l’usage des réseaux sociaux que la pandémie a renforcé. Il s’agit du « modèle du like » qui consiste « à tenir la “grande société“ à distance autant que possible ». « On tend à se fabriquer une “petite société“ à l’intérieur de la grande, avec des gens qu’on se choisit individuellement, tandis que la vie sociale consiste normalement à vivre avec des gens qu’on ne choisit pas », analyse le philosophe avec Marianne, en novembre 2021.

Le transgenrisme est un transhumanisme

Le transgenrisme obéit à la même logique, mais à l’échelle individuelle. Le seul fait de ne pas pouvoir choisir à 100% son identité profonde est perçu dans cette société d’êtres hyper sensibles comme une « micro-agression ». Dans un élan de violence psychologique contre leur liberté, la société « assignerait » le sexe des individus à la naissance, elle ne le constaterait pas, comme on constate le lieu de naissance.

Dans cette optique, la seule manière de s’affranchir totalement des normes sociales toutes vécues comme oppressantes (à l’exception des normes sanitaire et woke) serait de s’extraire enfin complètement du monde, pour créer son petit safe space. Un projet dont entend se charger les Mark Zuckerberg et compagnie en offrant un espace d’irréalité, la réalité virtuelle.

En 2009, des films à grand succès comme “Avatar” anticipaient déjà l’avènement d’un monde marqué par cette scission entre le corps et l’esprit. Si le film de James Cameron se veut d’abord un plaidoyer écologiste, il fait aussi la promotion d’une vision « jeu vidéo » du monde. En 2154, des méchants Terriens (Occidentaux) débarquent sur la planète Pandora habitée par d’innocents extraterrestres (Indigènes). Le personnage principal, Jake Sully, laissera tomber sa culture productiviste pour trouver l’amour et embrasser l’animisme. Mais c’est grâce à l’intégration d’un autre corps (son avatar) et l’abandon définitif du sien, un corps malade qui ne correspond plus à ses aspirations, que Jake Sully parviendra à s’épanouir et à retrouver le bonheur.

Tribune reprise de Tribune reprise de Boulevard Voltaire

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Éric Zemmour : « Je ne suis pas le père Noël de l’humanité. L’immigration, c’est fini ! Je ferme ! J’ai un devoir d’humanité pour le peuple français, pas pour le reste du monde »

Le groupe de rock Fraction donne un entretien à l’occasion de la sortie de leur nouvel album « Réveille-toi ! »

Fraction entretien

13/01/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Fabrice et Skual du groupe Fraction ont réalisé un entretien exclusif à l’occasion de la sortie du nouvel album intitulé « Réveille-toi ! » .

Ils reviennent sur la genèse du retour du groupe, évoquent les thèmes des nouveaux titres tout en rappelant l’importance de la guerre culturelle pour faire avancer les idées. Pour eux, la vie est un combat et ils comptent encore faire raisonner leurs appels à l’insoumission.


Québec : les non-vaccinés vont être taxés

vaccin covid

C’est une nouvelle étape dans la persécution des non-vaccinés qui a été franchie chez nos cousins de Nouvelle France. En effet, le gouvernement de la province francophone est en train de mettre en place « une contribution santé », en prétendant que les non-vaccinés seraient un « fardeau» pour l’ensemble de la communauté alors que la plupart d’entre eux sont en parfaite santé, ne demandent rien à personne, et contribuent déjà, comme tous les autres citoyens, par l’impôt, au financement du système médical.

Le gouvernement du Québec souhaite que cette taxe soit d’un « montant significatif » qui est actuellement en cours de discussion.

Cette taxe est une nouvelle façon de discriminer et de pointer du doigt les non-vaccinés, boucs-émissaires de tous les maux et de toutes les difficultés actuelles. On assiste ainsi à inquiétant crescendo dans les mesures vexatoires prises envers une partie de la population qui, rappelons-le, n’a commis aucun délit si ce n’est celui de ne pas se soumettre aux oukazes – par ailleurs clairement inefficaces – du gouvernement.

Eric Duhaime, le chef du parti conservateur du Québec, a estimé pour sa part sur Twitter que le Premier ministre continuait « de trouver des outils et même une nouvelle taxe pour diviser les Québécois ».

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 12 janvier 2022

[ENTRETIEN] Zemmour, Villiers et Buisson en Vendée : « La dernière fois c’est la gauche hors les murs qui a gagné, cette fois ce sera la droite hors les murs »

zemmour buisson villiers

13/01/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Reportage exclusif de Boulebvard Voltaire aux Sables-d’Olonne où, samedi, se sont retrouvés Éric Zemmour, Philippe de Villiers et Patrick Buisson, les acteurs et les théoriciens de la droite hors les murs venus défendre une statue de saint Michel menacée.

Chaleureusement accueilli par Yannick Moreau dans sa mairie, Éric Zemmour a ensuite participé à une réunion publique et rejoint ses amis. Ils livrent leurs analyses fortes sur la situation de la France et de la droite à trois mois du premier tour et expliquent pourquoi Éric Zemmour est l’homme de la situation.


Les libéraux se déshonorent en avalisant le passe vaccinal, par Ivan Rioufol

manif pass sanitaire

Où sont passés les libéraux ? Ils devraient être à la pointe des contestations contre la collectivisation des peurs sanitaires et l’intrusion du pouvoir politique dans les vies intimes. En réalité, rares sont les Républicains, parti dépositaire de la pensée libérale, qui protestent contre les atteintes constantes aux libertés, sacrifiées au nom de l’hygiénisme d’Etat. Le spectre d’une société aseptisée, adepte de la ségrégation et de la dénonciation, laisse de marbre les prétendus défenseurs de la démocratie et de la république. Ce lundi, sur Europe 1, le sénateur Claude Malhuret a offert la caricature du dogmatisme, construit sur la haine de l’autre et un monde divisé entre gentils et méchants.

Pour cet ancien médecin, qui s’était déjà fait remarquer par son mépris de classe contre les Gilets jaunes, les « anti-passes » seraient coupables de « foutre la trouille aux Français », d’être « du côté de l’erreur », de « contrevenir à leur devoir moral », de « bassiner avec les libertés ». Ce parlementaire, impertinent avec les faibles, trouve normal le fonctionnement de la démocratie parlementaire, qui avalise les choix de l’exécutif avec des coups de pieds au derrière. Il ne trouve rien à dire, non plus, des « contre-pouvoirs » (Conseil d’Etat, Conseil constitutionnel) qui s’aplatissent devant la volonté du chef de l’Etat. Pour lui, « si tout le monde était vacciné, il n’y aurait plus de problème ». La France, vaccinée à 92%, ne maîtrise pas l’épidémie et les vaccins s’avèrent clairement décevants. Mais Malhuret est l’exemple de l’idéologue fanatisé par ses croyances et indifférent aux faits. Ils sont nombreux à lui ressembler.

Ceux qui défendent les libertés sont dans la rue. Samedi, il y avait foule dans Paris et partout en France pour crier : « Macron, on t’em-merde ! ». Réduire ces citoyens à des illuminés « antivax » (Le Parisien dimanche) est une autre manière de ne pas vouloir entendre ces protestations contre une oppression étatique disproportionnée et une hystérie sanitaire qui devient démente. Le Parisien a accepté ce week-end d’abriter une tribune, co-signée par le professeur David Smadja (hématologue) et l’avocat Benjamin Fellous, qui proposent de poursuivre au pénal les non-vaccinés qui transmettraient le virus, sans vouloir s’arrêter aux vaccinés qui contaminent les non-vaccinés (ce qui a été mon cas).

Un sondage Ifop fait ressortir que 51 % des Français approuveraient que les non-vaccinés payent tout ou partie de leurs frais d’hospitalisation, sans oser pour l’instant appliquer ce raisonnement à ceux qui boivent trop, fument trop, conduisent trop vite, etc. Emmanuel Macron, tel Néron regardant Rome en feu, voit son pays s’enflammer à mesure qu’il déverse ses bidons d’essence, avec les encouragements de vaccinés qui ne veulent pas admettre qu’ils pourraient avoir été abusés. Paradoxe : c’est une philosophe proche de la France insoumise, Barbara Stiegler, qui, ce lundi dans Libération, alerte contre le passe liberticide et la propagande de la nouvelle hygiénocratie. Les libéraux se déshonorent.

Ivan Rioufol

Texte daté du 10 janvier 2022 et repris du blog d’Ivan Rioufol