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Roubaix, une ville française ? Les chiffres d’une islamisation galopante

26/01/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Malgré l’alerte sur une montée du séparatisme religieux lancée dès 2004 avec le rapport Obin (rapport enterré par le ministre de l’Éducation nationale François Fillon), le communautarisme continue de se développer en France.

En témoigne le reportage saisissant de « Zone interdite » tourné à Roubaix et diffusé, dimanche soir, sur M6. Boulevard Voltaire fait le point sur les chiffres de cette mutation que certains voudraient tant ne pas voir.


1984, d’Orwell, désormais dans le viseur du wokisme

Orwell 1984

À l’instar du réel, pour les zélateurs du progressisme, en 2022, 1984, le roman dystopique de George Orwell, est devenu offensant.

1984, l’une des plus grandes œuvres de la littérature britannique, à la fois visionnaire sur l’évolution de nos sociétés en cours d’annulation et prophétique sur celle de nos démocraties égalitaristes, entré depuis dans le panthéon des monuments littéraires universels, est aujourd’hui, parmi tant d’autres œuvres de la littérature classique anglo-saxonne – Brontë, Dickens, Beckett, etc. – sous le feu du delirium progressiste. « Les deux minutes de haine », rituel dont elles sont issues, le sont maintenant à l’encontre du livre. Publié en 1949, le roman d’Orwell se déroule dans un État totalitaire qui persécute la pensée individuelle et est notamment à l’origine d’expressions entrées dans la lexicologie courante: « Big Brother », « novlangue » et « police de la pensée », et j’en passe.

Le personnel académique de l’université de Northampton, en Grande-Bretagne, a émis un avertissement au lecteur – trigger warning – à l’encontre du roman au motif que celui-ci contient du « matériel explicite » que certains étudiants pourraient trouver « offensant et bouleversant ». Âmes progressistes à la sensibilité à fleur de peau, racisée ou non, s’abstenir donc du potentiel « offensant et bouleversant » de l’ouvrage ; celui-ci « aborde des questions difficiles liées à la violence, au genre, à la sexualité, à la classe, à la race, aux abus, aux abus sexuels, aux idées politiques et au langage offensant ».

Beaucoup de voix dénoncent cette hystérie wokiste. « Il y a une certaine ironie que les étudiants reçoivent maintenant des avertissements avant de lire 1984. Nos campus universitaires deviennent rapidement des zones Big Brother dystopiques où la novlangue est pratiquée pour réduire l’éventail de la pensée intellectuelle et annuler les orateurs qui ne s’y conforment pas », dénonce le député conservateur Andrew Bridgen. « Beaucoup d’entre nous – et nulle part cela n’est plus évident que dans nos universités – avons librement renoncé à nos droits pour nous conformer à une société homogénéisée gouvernée par une élite libérale [gauchiste, NDLR] nous “protégeant” des idées qu’ils jugent trop extrêmes pour nos sensibilités », poursuit-il.

Alors que 1984 sonne un avertissement éminemment prophétique sur les dangers du totalitarisme idéologique, de nos jours transfiguré sous forme de bien-pensance, de politiquement correct, de progressisme à sens unique, de censure et de culture de l’annulation, l’ensemble de plus en plus en phase avec nos sacro-saintes valeurs républicaines, ce genre de semonce va même à l’encontre même des thèmes que le livre est censé dénoncer. Mais encore, à l’heure où, d’un seul clic, l’omnipotence et l’omniscience d’Internet permettent de mettre à disposition de tout un chacun une constellation de contenus que l’on peut qualifier du moins offensant, du pornographique à l’extrêmement violent, au voyeurisme scabreux des « incivilités » quotidiennes sur les réseaux sociaux, mais aussi aux séries télévisées qui font l’apologie d’une violence décomplexée, fût-elle physique, morale ou sociétale, nos pauvres chouchous, hyperconnectés au virtuel et complètement déconnectés du réel, risquent la déstabilisation cognitive à la lecture d’un paragraphe.

Après la fabrique du crétin numérique, nous voici à l’ère du trouillard progressiste, de la génération woke qui hésite encore si elle est garçon ou fille. Il ne fait d’ailleurs aucun doute qu’Orwell, paraphrasant Bossuet, se rirait de nos jours des progressistes qui se plaignent des conséquences dont ils chérissent les causes. Des minorités dites opprimées, on verse dans la génération des offensés. Comment une génération à qui on donne la frousse pour un livre, une histoire, une grippe ou un rhume peut-elle encore appréhender l’histoire tragique qui l’attend ?

Pierre Mylestin

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Gabrielle Cluzel face à Prisca Thévenot (LREM) : « Vous pensez qu’il n’y a pas de Grand remplacement à Roubaix, que c’est le Roubaix qu’ont connu nos grands-parents ? »

Mieux vaut être islamiste que non-vacciné…, par Ivan Rioufol

Ivan Rioufol

Les non-vaccinés sont traqués par l’Etat hygiéniste et ses rabatteurs, mais les islamistes prospèrent dans l’indifférence de l’ « Etat protecteur ». Alors que le passe vaccinal entre en vigueur ce lundi et officialise le statut de sous-citoyen, M6 a diffusé dimanche soir un reportage (« Zone interdite ») sur l’emprise de l’islam radical à Roubaix : il en ressort le constat d’un système qui, depuis trente ans, laisse prospérer à son aise le poison mortel du fondamentalisme. Aujourd’hui, un ficher S soupçonné de liens avec le djihadisme qui tue est plus libre de ses mouvements qu’un citoyen ordinaire privé de son laisser-passer, qui lui interdit désormais de prendre un TGV. L’autoritarisme d’Emmanuel Macron s’est épanoui dans sa « guerre » contre le Covid : elle est devenue une guerre contre des indésirables coupables de réclamer leur libre consentement face aux vaccins. Cependant, si le chef de l’Etat a su, dans les mots, désigner également le « séparatisme » de la contre-société islamiste, il s’est gardé d’employer la même brutalité réglementaire contre les fanatiques qui narguent la France, la république, la démocratie. A dire vrai, cette lâcheté du pouvoir n’a rien pour surprendre. La macronie n’est que le maillon d’une chaîne de démissions. Ce n’est pas tant l’islamisme qui menace la nation que ceux qui le laissent s’étendre, en fermant les yeux voire en l’encourageant.

A Roubaix, certains magasins vendent des poupées sans visage car Allah interdit la représentation individuelle. Des petites filles de 9 ans portent le voile dans des salles de classes et sont séparées des garçons. Des hidjabs sont vendus dans des magasins. Des associations islamistes sont subventionnées sous couvert d’une raison sociale anodine. A l’annonce de la diffusion de ce reportage, des appels au boycott de M6 ont été lancés. La France Insoumise a qualifié cette enquête de « reportage ordurier » visant à « salir Roubaix et les musulmans ». A droite, de nombreux responsables s’indignent de ces révélations et appellent au réveil des consciences. Mais rien de ce qui est décrit dans ce reportage ne devrait surprendre. Déjà, en 1996, « Le paradoxe de Roubaix », écrit par Philippe Aziz, avait alerté sur l’emprise du communautarisme islamiste.

L’ouvrage soutenait que la ville, à majorité musulmane, était devenue « une cité-laboratoire exemplaire où cohabite, à côté d’une élite maghrébine cultivée et remarquablement intégrée, une grande foule d’exclus musulmans abandonnés dans des quartiers-ghettos où la police ne s’aventure qu’avec prudence, où les prédicateurs d’un islam radical gagnent chaque jour du terrain ». Cette description avait été contestée par les dénégationnistes. La presse locale avait, à l’époque, dénoncé « une caricature de Roubaix » (La Voix du Nord), une « escroquerie et une manipulation intellectuelle » (Nord Eclair). La politique de l’autruche, que partage l’actuel biopouvoir, reste le meilleur allié de l’islam radical.

Ivan Rioufol

Texte daté du 24 janvier 2022 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Rémi Tell vs. Laurent Alexandre : le pass vaccinal, un outil « politique » ou « sanitaire » ?

passe vaccinal

25/01/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Les nouveaux cas de contaminations au Covid explosent des records jour après jour, mais la décrue de l’épidémie s’observe à l’hôpital. Tant et si bien que la vague redoutée pourrait être moins dévastatrice que prévu.

Alors qu’il est mis en place à partir du lundi 24 janvier, le pass vaccinal, défendu avec insistance par l’exécutif, est-il déjà caduc et inutile ? Pour en débattre, Sputnik reçoit le chirurgien-urologue Laurent Alexandre et le militant anti pass Rémi Tell, fondateur du collectif « Peuple Libre ».


Tests Covid : l’argent à plein nez – Un business très juteux

test covid

Pas plus que dans d’autres domaines, il n’y a d’égalité face à la crise sanitaire. Ainsi, si de nombreux secteurs de l’économie ont énormément souffert de celle-ci (restauration, hôtellerie, tourisme, transport aérien, etc.), elle a profité à d’autres et est même devenue véritable manne pour certains. On pense évidemment aux laboratoires pharmaceutiques, qui n’en finissent plus d’engranger les milliards, mais ils ne sont pas les seuls à voir actuellement leurs bénéfices exploser. C’est notamment également le cas des pharmaciens qui profitent largement de la déferlante des tests antigéniques réalisés depuis l’apparition du « variant omicron » par des hordes de vaccinés affolés, apparemment pas si confiants que cela en leur protection pfizerienne ou modernienne.

Entièrement remboursée par l’assurance maladie (sauf pour les parias non vaccinés), la multiplication exponentielle des tests est un véritable gouffre financier pour celle-ci, chiffré à près d’un milliard d’euros pour le seul mois de décembre 2021. Certaines pharmacies réalisent plus de 500 tests par jour, un véritable travail à la chaîne de forage nasal ! Une activité très rentable mais qui s’effectue parfois au détriment des autres missions de la pharmacie, notamment le conseil aux clients.

Chaque pharmacien touche de la Sécurité sociale 25 euros par test effectué qu’il achète entre deux et trois euros. Si on ajoute à cela le prix du matériel de protection (0,50 euro) et la rémunération du testeur (entre 9 et 11 euros), on obtient entre 10,50 et 13,50 euros de bénéfice. Soit une marge de plus de 40 %. Une marge plus qu’importante, d’aucuns diront excessive, qui pourtant ne suffit pas à apaiser les appétits de certains.

Ainsi deux pharmaciens, Zakaria et Samuel, sont actuellement dans le collimateur de la justice pour avoir fraudé l’Assurance maladie en faisant croire qu’ils fournissaient en tests antigéniques des professionnels de santé. Bilan de l’escroquerie : plus de 20 millions d’euros payés par la caisse primaire d’assurance maladie de Paris. C’est cette dernière qui a fait part de ses doutes à la justice après s’être vu facturer plus de trois millions de tests entre septembre et décembre 2021 par le docteur Zakaria, soit un total de 18 millions d’euros. Mi-décembre, à l’issue de sa garde à vue dans les locaux de la brigade de répression de la délinquance astucieuse (BRDA) de la PJ parisienne, le « docteur Zak » a été mis en examen et écroué. Samuel, lui, plus modeste, est soupçonné d’avoir mis en place un système de fausses factures lui permettant de toucher quatre millions d’euros de la CPAM75 entre août 2020 et novembre 2021. Il est pour l’heure toujours en liberté. Deux beaux exemples de « profiteurs de guerre », pour reprendre la terminologie martiale de notre cher président.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 24 janvier 2022

Gettr, la fusée du Nouvel An

Gettr

L’OJIM avait présenté les initiatives de Donald Trump et de son entourage pour contrer les Gafam. Dans cet environnement, le lancement en fanfare de Gettr (prononcez « guetteur ») est remarquable. Aux États-Unis comme en Europe, comme le montre son succès en Allemagne et ailleurs.

Gettr, la fusée du Nouvel An

Au tout début de l’année 2022, ce ne sont pas seulement les fusées du Nouvel An qui se sont enflammées. Le service de nouvelles brèves Gettr, en plein essor, a mis le turbo ; le réseau, encore jeune et engagé en faveur de la défense de la liberté d’expression, a fait état de 171 629 nouveaux utilisateurs pour une seule journée. En deux jours, 545 000 nouvelles inscriptions. Il s’agit de la plus forte augmentation depuis le lancement de la plate-forme en juillet 2021.

Comptant aujourd’hui plus de trois millions d’utilisateurs dans le monde, Gettr est le média social dont la croissance est la plus rapide de tous les temps. Près de 250 000 Allemands ont répondu à la promesse d’une plate-forme sans censure. Comme, par exemple, l’ancien président de l’Office pour la protection de la Constitution, Hans-Georg Maaßen (CDU), qui a rejoint le réseau à la mi-décembre. « Le droit à la liberté d’expression est le plus important de tous les droits fondamentaux. Il protège principalement ceux qui ne sont pas d’accord avec le gouvernement et les médias de masse au pouvoir », a alors écrit Maaßen au patron de Gettr, Jason Miller.

Miller : les géants de l’Internet se censurent jusqu’à l’insignifiance

Jason Miller, qui a été conseiller de l’ancien président américain Donald Trump pendant cinq ans, attribue le succès de sa plate-forme à une niche de marché créée par « l’alliance antidémocratique de la politique, des médias grand public et des géants de l’Internet ». Dans un entretien avec Junge Freiheit, il a déploré que ceux qui refusent de participer à des « programmes radicaux » soient bannis des réseaux sociaux. Beaucoup en auraient assez et se tourneraient désormais vers d’autres plate-formes. Les entreprises de Big Tech, quant à elles, se seraient censurées jusqu’à l’insignifiance.

La vague de suppression de comptes sur Twitter and Cie est devenu un véritable tsunami pendant la crise du Corona. De présumées fausses informations liées à la pandémie ont récemment coûté leur profil à de nombreux utilisateurs. Une ouverture pour Gettr. L’un des « bloqués » est le co-inventeur du vaccin à ARNm, Robert Malone. Le virologue américain a perdu un demi-million de suiveurs (followers) lorsqu’il a été banni de Twitter. Aujourd’hui, il donne une chance à Gettr.

Jordan Peterson et Joe Rogan sont désormais aussi sur Gettr

Le psychologue et publiciste Jordan Peterson, l’expert Antifa Andy Ngo et la YouTubeuse Lauren Chen ont eux aussi fait l’expérience de la censure et de la culture de l’effacement (cancel culture) et interviennent désormais sur l’« Anti-Twitter » de Miller. Autre élément propulseur du tournant de l’année, l’arrivée sur Gettr de Joe Rogan. Suivi par plus de 13 millions de personnes sur Instagram, il est le plus grand podcasteur au monde. « Au cas où Twitter deviendrait encore plus stupide, je suis désormais sur Gettr », a‑t-il écrit après s’être inscrit.

Mais la liberté a ses limites. Pour Gettr, la liberté d’expression s’arrête là où commence le délit.

« Nous ne tolérons aucune sédition, aucun racisme ou appel à la violence. Nous pensons que nos utilisateurs sont d’accord. » La plate-forme a supprimé le profil du commentateur politique Nick Fuentes il y a quelques semaines. Ce fervent catholique de Chicago, âgé de 22 ans, est publiquement stigmatisé en tant que « nationaliste blanc », même s’il se distingue du mouvement Alt-Right (alternative right : droite alternative, mouvement nationaliste blanc américain, n.d.t.). Le réseau cite une violation de ses conditions d’utilisation comme raison de la suppression. Un environnement sûr serait essentiel pour le libre échange d’opinions. « Recruter pour le nationalisme blanc », comme l’aurait prétendument voulu Fuentes, ne serait pas toléré.

Source : Junge Freiheit, 04/01/2022. Traduction : AC

Texte repris du site OJIM

Parrainages : suffrage restreint contre suffrage universel

suffrage vote

Notre démocratie est fondée sur le suffrage universel. C’est pourquoi le président de la République, après avoir été longtemps élu par les membres du Parlement, est élu au suffrage universel. Mais il y a une limite, ce sont les parrainages. C’est-à-dire que le candidat, avant d’affronter le suffrage du peuple, doit être adoubé par des élus.
Une tribune signée Pierre Boisguilbert.

La plupart de ces élus sont des maires. Il s’agit d’imposer un filtre pour éviter des candidatures fantaisistes. Mais la réforme imposant aux maires de se déclarer publiquement a tout changé. Le système est manipulé pour écarter les candidatures gênantes pour ses représentants. On voit bien que la pression et les menaces sont devenues monnaie courante. Les maires ont deux craintes : être taxés d’extrême droite et devenir infréquentables politiquement, se voir refuser des financements indispensables pour leur commune. Comme une petite musique du Parrain dans les parrainages. Que le système soit absurde est une chose, qu’il soit une méthode d’impeachment en est une autre. Quand on apprend qu’Anne Hidalgo au-dessous de 5 % dans les sondages a 3 000 signatures et que Marine Le Pen, Éric Zemmour et Jean-Luc Mélenchon, 40 % des électeurs, ont du mal à dépasser les 300 promesses qui ne sont pas encore des engagements, on voit bien la gravité du problème.

Avant le plafond de verre, le plafond des maires. Ceux qui tiennent les clés du champ de courses, ce sont certaines écuries. Celle du président sortant, bien sûr, avec un parti fantôme et des élus pléthoriques mais qui en fait n’existent que par lui. Celles des anciens grands partis à la dérive, qui jouent leur survie, comme Les Républicains et les socialistes. S’il n’y avait ni Marine ni Éric ni Jean-Luc, la présidentielle perdrait cependant toute légitimité dans le respect de la légalité. Le pays réel serait exclu comme jamais.

Face au danger d’une crise de système et donc de régime, les médias jouent le plus souvent les vierges effarouchées. Ce ne serait pas bien, mais finalement pas scandaleux. En effet le système est en place depuis longtemps et n’a jamais vraiment empêché les candidatures multiples ; et pas question, bien sûr, de changer les règles en cours de partie. Deuxième argument : les candidats qui n’y arrisent pas n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes, c’est qu’ils ne sont pas capables ou pas convaincants. Sous-entendu, ils sont jugés pas assez démocratiques contrairement à nous. C’est ce que suggère, sur un ton où le mépris le dispute à la haine, Anne Hidalgo dont la candidature est un naufrage annoncé pour le PS. Par charité c’est à elle que les maires devraient refuser leur signature pour lui éviter et éviter au PS la chute finale.

La solution est de changer le système et de le mixer ou de le remplacer. Par exemple, avec un nombre significatif de citoyens devant soutenir une candidature, on retourne à l’universel contre le censitaire de rente électorale.

Pour certains c’est un faux débat, tout le monde aura les signatures pour des intérêts divergents. Cependant Macron n’a pas intérêt à une candidature Zemmour qui favoriserait Pécresse alors que Pécresse a intérêt à cette candidature qui pénaliserait Marine Le Pen. On le voit, le parrainage est une sorte de IVe République maintenue avant la Ve. Avant la vraie campagne en rase campagne, la recherche de parrainages est le cheminement obligé dans marécage politicien du monde d’avant, qui subsiste autour de partis dépassés et vermoulus. Mais ces partis, comme le chien du proverbe arabe, « perdent leurs poils, mais pas leurs vices ».

Tribune reprise de Polémia

Le temps et l’espace: transmettre la France en héritage

histoire et géographie

Pour Frédéric Faure, l’école doit revenir aux fondamentaux, se débarrasser des biais idéologiques et de nouveau fabriquer des Français grâce à l’histoire et la géographie.

Si on parle régulièrement de la remise en question par des élèves des théories de Darwin en cours de Sciences et Vie de la Terre, ou du refus de certaines élèves d’aller à la piscine en cours d’Éducation Physique et Sportive, on oublie de mentionner que certains cours d’histoire et de géographie deviennent aujourd’hui des lieux d’affrontement et de concurrence mémoriels qui témoignent du refus de partager une histoire commune.

Les remises en question toujours plus fréquentes du contenu des cours d’histoire et de géographie révèlent trois faiblesses de notre système éducatif. Tout d’abord, la remise en cause de l’autorité du professeur, au sens d’auctoritas, c’est-à-dire de sa légitimité intellectuelle, et donc du respect qui en découle. Ensuite, l’incapacité des programmes à apporter des bases et repères spatiaux et temporels solides à tous nos élèves, faisant ainsi le lit de l’ignorance sur laquelle prospèrent cancel culture et théories du complot. Enfin et encore, l’incapacité des programmes à faire rêver nos élèves, en particulier ceux d’entre eux qui viennent d’ailleurs, à leur faire aimer la France grâce à la transmission d’un récit national capable de concurrencer le mythe du pays d’origine.

Des frises et des cartes: retour aux fondamentaux

Au cours des siècles, l’histoire et la géographie enseignées ont toujours répondu à différents projets politiques, spirituels et civiques. C’est au XIXème siècle, et en particulier après les lois Ferry sur l’école, que les « hussards noirs », sanglés dans leur « uniforme civique », selon le mot de Charles Péguy, ont fait, grâce aux leçons d’histoire et de géographie, des petits Français de jeunes patriotes désormais attachés à la République. La leçon d’histoire est dès lors centrée sur la chronologie, c’est-à-dire sur « la discipline qui permet la connaissance de la mesure du temps.[1] »

C’est ce rapport central à la chronologie, marque du temps long de l’histoire, offrant les bornes des ruptures et des continuités, qui manque aujourd’hui à nos programmes scolaires. En apparence, la chronologie semble pourtant bien respectée par les programmes au collège puis au lycée. Pourtant, elle n’est en réalité qu’un cadre dans lequel on propose aux élèves des « thématiques » trop précises si l’on ne maîtrise pas les bases de la période étudiée. On aboutit ainsi à une succession de thématiques décousues, théoriquement intéressantes, bien sûr, mais nécessitant une culture historique préalable que n’ont pas encore nos élèves. Ainsi, en classe de 4ème, l’histoire politique du XIXèmesiècle n’est que l’occasion d’aborder l’évolution du droit de vote en France, sujet passionnant en soi, mais bien trop précis et difficile à comprendre si la succession des grands régimes politiques du XIXème n’est pas maîtrisée.

Il en va de même au primaire : la chronologie claire et simple à comprendre est dissoute dans de grandes thématiques transversales («l’habitat au cours du temps»…) qui ne permettent pas aux jeunes élèves d’acquérir les bases de leur histoire. La géographie est noyée dans un bric-à-brac mondialiste à prétention écolo. Dans les programmes, plus rien n’est structuré ni hiérarchisé, donc plus rien n’est structurant pour les jeunes élèves du primaire.

En géographie, justement, les programmes au collège font la part belle à une « dimension mondiale » qui s’éloigne d’une connaissance approfondie de notre pays, de ses fleuves, de ses forêts, de ses rivages, de ses paysages. Ainsi, en classe de 4ème, le programme de géographie ne traite jamais de la France en tant que telle mais propose des thématiques autour des « mobilités transnationales », de l’adaptation au « changement climatique global », de la « mondialisation des territoires ». Une nouvelle fois, l’intérêt de ces thèmes n’est pas en cause. Mais peut-être faut-il connaître – aussi – la géographie de son pays. Si la France est traitée, c’est surtout pour vanter, comme en 3ème, son insertion réussie dans l’Union Européenne, présentée comme une panacée. Signe caractéristique de cette évolution, les mots « pays », « nations » disparaissent quasiment des programmes et des manuels de géographie au profit de vagues « territoires » sans limites ni frontières…

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À l’école de la réalité : une professeur « exfiltrée »… des Yvelines

evolution prof yvelines

Nouvelle illustration de ce que devient la France, et spécialement l’Education nationale, sous la pression exogène : on apprend que, deux mois après la décapitation de Samuel Paty, une autre professeur a subi des menaces pour un cours qui n’a pas plu. Elle a dû déménager fissa.

La professeur de sciences et vie de la terre n’avait pourtant pas montré des caricatures de Mahomet. Pour une classe de 3e, en décembre 2020, elle avait illustré un cours sur l’évolution avec une photo de Soprano. Il y avait donc un singe puis le rappeur marseillais d’origine comorienne, de son vrai nom Saïd M’Roumbaba. Pauvre prof de biologie qui pensait avoir trouvé le moyen de concilier la science et la démagogie tout en suscitant l’intérêt des élèves pour son cours ! Evidemment, dans son idée, Soprano n’était pas un singe parmi d’autres, mais un précieux témoin de l’évolution. D’ailleurs, si elle avait mis comme terme de l’évolution Vianney, chanteur blanc et catholique pratiquant, elle aurait été accusée de racisme vis-à-vis des Noirs… Quoi qu’il en soit de l’impasse où se trouvent les enseignants, un parent d’élève a fait circuler sur les réseaux sociaux le polycopié, accompagné de ce message : « Y a rien qui vous choque. Ma fille elle m’a dit papa c pas normal en cours de SVT […] Education nationale de merde. FAITES TOURNE SVP ON DOIS PAS ACCEPTE » (sic).

Dans la foulée, la professeur de 35 ans a reçu des menaces. Les policiers lui ont alors demandé, selon ce qu’elle rapporte, « de quitter l’Ile-de-France au plus vite ». Elle a été « exfiltrée » en quelques jours. Exfiltrer, c’est selon le dictionnaire « organiser clandestinement la fuite de quelqu’un qui se trouve en milieu hostile ». Rien que ça. Désormais elle est remplaçante dans une région tenue secrète. Elle se trouve dans la situation de ces gens qui ont le courage de témoigner contre la mafia et qui doivent refaire leur vie ailleurs, anonymement. Mais en présence de quelle mafia sommes-nous ? On ne sait rien de plus sur ce père d’élève (à part son faible niveau en orthographe qui peut laisser penser que lui aussi est passé par un collège français). Pour son message, il a été condamné en novembre dernier pour harcèlement à six mois de prison ferme et 13 600 euros de dommages et intérêts.

Cette mafia est en tout cas bien présente dans les Yvelines où, faut-il le rappeler, se sont produits les assassinats terroristes de Stéphanie (Rambouillet, vendredi 23 avril 2021), de Samuel Paty (Conflans-Sainte-Honorine, 16 octobre 2020), de Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider (Magnanville, 13 juin 2016), où les villes de Mantes-la-Jolie et Trappes (dite « Trappistan ») brillent par leur islamisme et leur insécurité, laquelle n’est pas moindre dans des tas de petites villes du département où le harcèlement contre la police est quotidien. Sous la pression migratoire de premières, deuxièmes, troisièmes générations – car les générations n’y changent rien –, les Yvelines sont en voie de « saint-denisation ». Elles deviennent un milieu hostile pour les Français de souche.

Mais revenons à notre professeur de collège, traumatisée après avoir dû quitter brutalement dix ans de sa vie. « Je n’ai plus confiance dans l’institution, j’appréhende d’aborder d’autres sujets sensibles comme la puberté et la reproduction. Quand va-t-on commencer à faire barrage à ces parents d’élèves qui menacent ? » On voudrait plaindre ces professeurs qui n’ont eu de cesse de faire barrage au FN puis au RN.

Guy Denaere

Article paru dans Présent daté du 20 janvier 2022

Les démocraties mises à mal, selon le dernier rapport de Dominique Reynié

Dominique Reynié

La liberté et la démocratie mises à mal par les rencontres entre différentes cultures, telle est l’analyse non pas de quelque polémiste réactionnaire ou populiste mais de… la Fondation pour l’innovation politique, un think tank libéral, progressiste et européen, présidée par Dominique Reynié, politologue dont certaines prises de position illustrent bien une pensée progressiste : le mariage homosexuel, la PMA et la GPA, l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne ou encore la discrimination positive à Sciences Po Paris (il avait, en effet, appuyé cette suggestion à Richard Descoings, alors directeur de l’IEP, en lui faisant remarquer qu’il était déplorable qu’il n’y ait « aucun nom à consonance arabe dans la liste de la nouvelle promotion de l’ENA »).

C’est la Fondation pour l’innovation politique qui a publié l’étude « Libertés, l’épreuve du siècle », accessible sur le site https://www.fondapol.org/, qui dresse un état des lieux de la démocratie et des libertés dans le monde à travers les réponses de 47.408 personnes dans 55 pays.

Le chapitre intitulé « De quoi les démocraties ont peur » pointe des réalités rarement évoquées par les ardents défenseurs de l’européisme. Ainsi, il ressort que la confrontation entre différentes cultures sur un même sol provoque une remise en cause des fondements de la démocratie. Le chapitre est introduit en ces termes : « La liberté d’opinion est mise au défi dans des sociétés démocratiques de plus en plus multiculturelles. L’incompréhension réciproque, la défiance, voire l’hostilité, corrodent le lien social. Les rivalités interculturelles se transforment en conflits de valeurs lorsque le différend porte sur des libertés fondamentales, telles que la liberté d’opinion et la liberté de la presse. »

Les chiffres recensés par l’étude sont évocateurs : la France est l’un des pays au sein desquels la crainte de l’islamisme est la plus forte : 84 % des Français sondés craignent plutôt ou tout à fait l’islamisme. C’est bien plus que la moyenne mondiale, qui est de 59 %. Notons, toutefois, que l’étude a aussi été proposée dans des pays majoritairement musulmans. À titre d’exemple, et pour comparer avec d’autres pays européens, 82 % des Bulgares craignent plutôt ou tout à fait l’islamisme, 78 % des Belges, 76 % des Allemands, 76 % des Autrichiens.

Le rapport approfondit le problème en évoquant la faiblesse des institutions démocratiques face à ce fléau, en rappelant des réflexions d’un autre rapport publié en septembre 2021 : « Mais les démocraties sont aussi plus désemparées parce qu’elles représentent un ordre politique doux, fondé sur la liberté et les droits humains. Immanquablement les démocraties se sentent désarmées. Une envie de répression, de contrôle, de surveillance, d’expulsion, de fermeture des frontières s’exprime au grand jour » (Islamisme et populisme : une dialectique implacable », in Dominique Reynié, dir., Les Attentats islamistes dans le monde, 1979-2021, Fondation pour l’innovation politique, septembre 2021).

Une démocratie non violente, une population violente ?

Après avoir pointé le sujet de la démocratie face à l’islamisme, le rapport évoque la question du rapport entre la population et la violence. 44 % des sondés pensent que les citoyens n’arriveront plus à résoudre leurs désaccords de manière pacifique dans leurs pays et auront plus souvent recours à la violence. C’est la réponse, en particulier, de 71 % des Français interrogés. Notons qu’ils sont parmi les plus nombreux à partager cette affirmation, avec les Libanais (76 %).

En outre, une personne sur cinq (19 %) estime que le recours à la violence pour défendre ses opinions politiques peut être justifié. Et plus les personnes sont jeunes, plus elles partagent cette affirmation : 27 % des 18-34 ans contre 18 % des 35-59 ans et 9 % des plus de 60 ans. Face au délitement actuel des institutions, la violence serait donc, aux yeux des jeunes générations, l’unique porte de sortie ?

Renaud de Bourleuf

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Un Manifeste conspirationniste pour dénoncer la dictature sanitaire

Manifeste conspirationniste

21/01/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Le Manifeste conspirationniste doit paraître ce 21 janvier aux éditions du Seuil. Même si il semble anonyme, il pourrait être rédigé par des membres du Comité Invisible selon l’Express. Ce groupe d’auteurs anonymes est notamment connu pour son premier ouvrage, L’Insurrection qui vient.

Voici ce qu’il indique dans ce manifeste en préambule :

« Nous sommes conspirationnistes, comme tous les gens sensés désormais. Depuis deux ans que l’on nous balade et que nous nous renseignons, nous avons tout le recul nécessaire pour départager ‘le vrai du faux’. Les ridicules autoattestations que l’on a prétendu nous faire remplir avaient bel et bien pour but de nous faire consentir à notre propre enfermement et de faire de nous nos propres geôliers. Leurs concepteurs s’en félicitent à présent. La mise en scène d’une meurtrière pandémie mondiale, ‘pire que la grippe espagnole de 1918’, était bien une mise en scène (…) L’acharnement furieux à balayer tout traitement qui n’impliquerait pas d’expérimenter des biotechnologies sur des populations entières, réduites à l’état de cobaye, avait quelque chose de suspect. Une campagne de vaccination organisée par le cabinet McKinsey et un ‘pass sanitaire’ plus loin, la brutalisation du débat public prend tout son sens. C’est sans doute la première épidémie mortelle dont il faut convaincre les gens qu’elle existe. »

Pour commander : https://www.seuil.com/ouvrage/manifeste-conspirationniste-anonyme/9782021495669