A la découverte d’Ultima Frontiera, un des plus anciens groupes de rock alternatif encore en activité [Entretien]

Ultima Frontiera

La scène musicale alternative regorge de groupes en Italie, et est particulièrement active, même si la tyrannie sanitaire freine les capacités des groupes à enregistrer des albums ou à se produire en concert.

Nous vous avions déjà présenté le chanteur Skoll il y a quelques années, voici que nous avons eu l’opportunité d’interviewer un autre groupe de rock identitaire, proche de Casapound, nommé Ultima Frontiera. L’occasion pour vous de découvrir quelques morceaux d’un des plus vieux groupes de la scène identitaire italienne.

Breizh-info.com : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ? Quelle est la genèse du groupe Ultima Frontiera ?

Ultima Frontiera : Bonjour à tous les fans d’Ultima Frontiera. C’est en 1996 que Francon, le leader du groupe et ancien bassiste de Powerskin, décide de former un nouveau groupe de rock pour donner une voix à la rébellion de la zone identitaire. Ultima Frontiera est donc née à Trieste, dans une brasserie, un nom qui indique notre position géographique, la dernière frontière de l’Italie, mais surtout un nom qui indique une idée, la dernière frontière d’une vision du monde, de valeurs anciennes.

Breizh-info.com : Parlez-nous de l’histoire tragique de Trieste, votre ville d’origine ; vous lui avez consacré une chanson dans laquelle vous parlez de certains événements, pouvez-vous nous les expliquer ?

Ultima Frontiera : À la fin de la guerre, en mai 1945, les armées communistes de Tito sont entrées dans Trieste, semant la terreur, commettant des massacres et des atrocités contre les citoyens, qui n’étaient coupables que d’être italiens. Après 40 jours, Trieste a été occupée par les Anglo-Américains jusqu’en 1954, date à laquelle elle a finalement été rendue à l’Italie.

Pendant l’occupation, il y a plusieurs manifestations des habitants de Trieste qui descendent dans la rue avec le drapeau italien pour demander le retour de Trieste à l’Italie ; il y a souvent des affrontements avec la police anglaise, formée par des individus pro-Tito qui chargent également des personnes désarmées à l’intérieur d’une église, jusqu’à ce qu’elle tire à hauteur des yeux en 1953, tuant six personnes de Trieste.

Trieste 1953 est une chanson dédiée à ceux qui sont morts pour la Trieste italienne, mais elle se veut aussi une chanson actuelle. À l’époque, les envahisseurs étaient les slavocommunistes et les anglo-américains ; aujourd’hui, ce sont les forces obscures des banques, des multinationales, des grandes entreprises pharmaceutiques… et c’est contre elles que nous chantons « la guerre aux ennemis de ma terre ».

Breizh-info.com : Vous avez sorti cinq albums en vingt ans, dont le dernier, Trincee, en 2019. Peut-on dire que nous avons affaire à l’un des plus anciens groupes italiens de rock alternatif encore en activité ?

Ultima Frontiera : Oui, on peut dire que c’est l’un des groupes les plus anciens. Mais nous avons une pensée pour d’autres groupes toujours actifs et comme nous ou légèrement plus anciens : Zetazeroalfa, Hobbit, Adl 122, Malnatt, DDT, Topi neri, Gesta Bellica…..

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[Tribune] Jean Messiha : Face aux poupées de la conquête, la Reconquête

Ce dimanche 23 janvier, M6 diffusait un reportage intitulé « Face aux dangers de l’islam radical, les réponses de l’État ». Cette enquête de l’émission « Zone interdite » s’ajoute à la longue liste d’alertes qui viennent régulièrement perturber l’épure idéologique molletonnée du « progressisme » salonnard, analyse Jean Messiha, porte-parole de la campagne présidentielle d’Éric Zemmour.

En 30 ans, pas une année ne s’est passée sans qu’un livre, un rapport parlementaire, une enquête journalistique ou une émission télévisée ne fasse éclater au grand jour ce qu’une majorité de Français perçoit depuis fort longtemps : l’islamisation à petit feu qui embrase la France tout en la consumant.

Que nous apprend de plus ce dernier témoignage sur cette réalité que le système antinational s’acharne à nier ? Que cette islamisation s’accélère et s’amplifie en nombre et en fanatisme depuis de nombreuses années. D’entrée, les auteurs de ce reportage nous emmènent à Roubaix, ville dont plus de 40 % de la population est musulmane. Terreau fertile où l’islam radical avance ses pions comme dans du beurre. À tel point qu’un prêcheur radical ne s’embarrasse même plus de l’art islamique de la dissimulation (taqqiya) pour affirmer ouvertement : « Un jour, il faudra penser grand. Un jour il faudra penser même à avoir nos banques, notre monnaie locale. Les écoles doivent devenir une priorité pour nous tous. Aujourd’hui, nous devons nous dire que les projets d’écoles et les projets de mosquées, c’est deux choses qui vont ensemble. » Ce soldat d’Allah peut compter sur la couardise coupable de nos dirigeants. Tenez-vous bien, cet ennemi de la France y sévit toujours sans être véritablement inquiété. Un peu plus loin, les reporters nous emmènent à Marseille où, dans nombre de quartiers, la situation est la même qu’à Roubaix.

Ces deux réalités sont abordées crûment, sans concession, c’est-à-dire telles qu’elles sont et non tel que le prisme de l’idéologie dominante voudrait les édulcorer. Réaction outrée immédiate de La France insoumise par la voix de son porte-parole jeunesse, David Guiraud, qui affirme sa honte et son dégoût… du reportage lui-même ! Selon quel argument ? Toujours le même dont nous bassinent les “gaucho-progressistes” depuis des lustres : oui ces situations existent, mais c’est un effet loupe sur des zones particulières sans rapport avec la situation d’ensemble en France. C’est un peu comme l’ensauvagement de notre pays : il n’existe pas en tant que tel puisqu’il ne s’agit que d’une succession/agrégation de faits divers.

C’est au mieux incomplet au pire d’une lâcheté sans nom. Car la disparition progressive de notre pays, qu’elle soit le fait de l’islamisation ou de l’ensauvagement et souvent des deux combinés, peut être appréhendée à travers la théorie dite du barbecue. Prenez un barbecue rempli de charbon. Placez aux quatre coins du barbecue un ou deux morceaux incandescents. Soufflez dessus et quelques minutes plus tard c’est tout le barbecue qui est allumé. Pour l’instant, les foyers inflammables sont nombreux aux quatre coins de notre pays. Ils peuvent encore être circonscrits. Mais la politique d’aveuglement au désastre adoptée par nos élites depuis des décennies attise la flamme et risque de transformer notre pays en brasier ardent.

Même les symboles les plus choquants de cette islamisation rampante comme ces poupées sans visages, conformes, explique son vendeur, aux lois coraniques, ne choquent pas notre fier insoumis David Guiraud : « Faut arrêter ! », tonne-t-il avant de se rassurer : « Ce ne sont quand même pas des poupées qui menacent la République, c’est grotesque ! » Un admirateur des Communards… ignare. Ignare quant à la force du symbole en politique. Des enfants qui jouent avec des poupées privées de visage dessinent celui de la France de demain, c’est-à-dire une France défigurée. Au propre comme au figuré. Comme ils sont des dizaines de milliers dans ce cas, le remplacement démographique doublé d’un remplacement culturel donne le remplacement tout court. Et il est grand. Mais n’en déplaise aux gauchistes et autres « progressistes », ces poupées, ceux qui les vendent, ceux qui les achètent et ceux qui jouent avec, n’ont jamais été, ne sont pas et ne seront jamais la France.

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Etats-Unis : une nageuse « transgenre » fait des vagues

transgenre

C’était prévisible, et même inévitable, et nous l’avions annoncé, avec quelques autres, sous les quolibets méprisant des belles âmes progressistes : l’intégration d’athlètes « transgenres » – c’est-à-dire des hommes – dans les compétitions sportives féminines allait déséquilibrer et fausser celles-ci et même, à terme, les faire imploser. Démonstration aujourd’hui par la natation féminine américaine.

En effet, à 22 ans, Lia Thomas a multiplié ces derniers mois les belles performances et les records dans les bassins universitaires américains. Seul problème, « Lia » est à l’origine un homme et le fait qu’elle enchaîne les victoires, écrasant la concurrence, commence à agacer jusque dans les rangs féministes. D’ailleurs, « la » nageuse ne pourra désormais plus participer aux épreuves de la NCAA (la fédération sportive estudiantine), à la suite d’une modification du règlement limitant la participation des athlètes transgenres aux compétitions. Ce changement réglementaire fait suite à une intense polémique qui agite les Etats-Unis. Au cœur de celle-ci, la méchante et obscurantiste nature qui, insensible aux idéologies à la mode, fait qu’un homme naît avec un corps et des caractéristiques physiologiques différents de celui d’une femme et que, sur cette base, les athlètes « transgenre » sont bien évidemment très largement, et injustement, avantagés – en termes de force, de puissance notamment – par rapport à leurs concurrentes.

Ainsi, depuis la saison 2021-2022, Lia Thomas a accumulé les performances remarquables, approchant voire dépassant les meilleures performances historiques dans la discipline. Fort logiquement, plusieurs anciennes nageuses, ainsi que des journalistes, ont dénoncé le caractère « faussé » et « artificiel » de ces résultats, certains établissant même un parallèle entre la nageuse « trans » et les nageuses de l’ex-RDA qui se dopaient à la testostérone ou aux stéroïdes anabolisants dans les années 80. C’est sans doute oublier que ce qui était hier une « tricherie » est aujourd’hui une grande « avancée sociétale ». Ces critiques ont néanmoins eu d’autant plus d’écho qu’elles ne provenaient pas uniquement du camp « réactionnaire ».

« En tant que championne olympique et avocate des droits civiques, je peux vous assurer qu’il n’y a rien de juste à ce que la femme transgenre Lia Thomas concoure pour l’Université de Pennsylvanie en NCAA », a ainsi déclaré Nancy Hogshead dans un texte publié par le journal anglais Daily Mail.

L’hydre progressiste se mord donc la queue et l’on s’écharpe dorénavant sur les campus américains entre tenants de « l’inclusion » à tout prix et défenseurs de « l’égalité des chances sportives » qui, n’en doutons pas, ne tarderont pas à être traités de dangereux « fachos ».

Le débat a pris une telle ampleur que même Donald Trump l’a évoqué en affirmant lors d’un meeting tenu le 15 janvier : « Nous interdirons aux hommes de participer aux sports féminins ». Une évidence de simple bon sens ? Malheureusement plus du tout dans le grand asile à ciel ouvert qu’est devenu le monde moderne.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 28 janvier 2022

Le crépuscule des centristes, par Clément Martin (Les Identitaires)

manifestations

La tournure de plus en plus agressive de la rhétorique du gouvernement Macron face aux non-vaccinés (le Président appelle à les « emmerder », le Premier ministre les accuse de « fracturer la nation ») est, paradoxalement, un signe de la décadence du centrisme français.

L’élection d’Emmanuel Macron en 2017 fut une tentative de redessiner le paysage politique français et de mettre un terme à la valse des alternances factices constatée depuis Jacques Chirac. La France se verrait alors gouvernée par un bloc centriste, managérial, mondialisé, social-libéral, immigrationniste et relativement progressiste, entouré de part et d’autre par deux oppositions violemment irréconciliables : à sa gauche, la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon et à sa droite, le Rassemblement National de Marine Le Pen. Un « bloc élitaire » soudé face à un « bloc populaire » fracturé, selon la terminologie de l’analyste politique Jérôme Sainte-Marie[1].

Pour les tenants de ce plan initial (par ailleurs réminiscent de la stratégie de la Troisième Force, cette coalition modérée qui comptait s’opposer à la volonté des communistes et des gaullistes de faire tomber la IVe République), la messe était dite. La France rentrerait au forceps dans la mondialisation, quoi qu’en disent les mécontents et les « réfractaires ».

Mais le bloc centriste a été sérieusement mis à mal par 3 facteurs qui se sont cristallisés au cours du mandat d’Emmanuel Macron.

De Giscard à Macron : « La première fois comme une tragédie, la seconde fois comme une farce. »

Censé incarner la gouvernance rationnelle et raisonnable des spécialistes, des technocrates et des pédagogues, le bloc centriste se vit rapidement représenté par le pire de ce que le personnel politique français avait à offrir. Valéry Giscard d’Estaing, élu sur une promesse politique similaire à celle d’Emmanuel Macron, avait au moins eu la courtoisie de s’entourer d’homme politiques et de technocrates compétents. Mais, quarante ans plus tard, les choses ont changé. Affaires et scandales à répétition (Delevoye, Rugy, Goulard, Benalla[2]), mise en avant de politiciens amateurs et arrogants (Marlène Schiappa, Christophe Castaner, Stanislas Guérini entre autres), incapacité à exprimer clairement les choix politiques de la macronie (déclarations incohérentes d’Olivier Véran, ministre de la Santé et de Sibeth Ndiyae, porte-parole du Gouvernement au début de la pandémie de CoViD-19) ; rarement la baisse de niveau du personnel politique français ne fut illustrée avec autant de force. Aux promesses creuses d’un « projet » macroniste flou ont succédé le désenchantement pour tous les soutiens modérés du parti présidentiel. À côté de ceux-ci, le pouvoir peut toujours compter sur une portion de soutiens loyalistes (pour ne pas dire fanatisés), essentiellement les CSP+ du tertiaire et les retraités.

Le passé en commun

Ce n’est un secret pour personne, la gauche actuelle est fragmentée, pour ne pas dire explosée. À tel point que des militants de gauche ont entamé une grève de la faim[3] pour inciter à une union de la gauche en vue de la prochaine présidentielle. Tiraillée entre ses instincts travaillistes qui séduisent une partie (de plus en plus réduite) de l’électorat populaire de souche et des revendications indigénistes, décoloniales ou néo-féministes portées par les immigrés et les militants de la plus extrême gauche, cette alliance semble impossible. À droite, le scénario est différent : depuis l’arrivée fulgurante d’Éric Zemmour dans la compétition électorale, une porte de sortie commence à se dessiner pour la droite. La stratégie zemmourienne d’alliance des classes populaires blanches et de la bourgeoisie patriote autour d’un programme populiste-libéral et identitaire pourrait permettre de rassembler les forces nécessaires, sinon à la victoire contre Macron, au moins à la création d’une droite structurée et politiquement armée pour prendre le pouvoir dans un avenir proche. Pour les électeurs patriotes, le RN (et son plafond de verre apparemment indestructible) ne constitue plus l’horizon indépassable de l’alternance.

De la répression à la polarisation

Le mandat d’Emmanuel Macron a été marqué par un glissement de plus en plus prononcé vers la réduction des libertés publiques fondamentales et la répression violente. LBD pour les Gilets jaunes, dissolution pour Génération identitaire, exclusion sociale et économique pour les non-vaccinés (et mesures de contrôle politique à long terme pour les autres, via le port du masque, les rappels vaccinaux ou le risque de dénonciation pour les restaurateurs qui manqueraient de zèle sanitaire). Pour la première fois en France, les contours d’une « dictature centriste » se dessinent. Ce paradoxe n’est finalement pas étonnant : persuadés de leur modération et de leur rationalité, les centristes au pouvoir ne sont que plus assurés de leur légitimité inattaquable de refaçonner la société française selon leurs souhaits. Tout opposant étant un « extrémiste », toute répression à son égard est alors une mesure de sauvegarde de l’équilibre républicain.

Les prochains mois seront révélateurs dans l’histoire politique de la Ve République et de la France : on le savait depuis longtemps, le Grand Remplacement siégeait au premier rang des dangers mortels pour la civilisation européenne (ce qu’il demeure). S’y est ajouté le Grand Déclassement depuis l’accélération de la mondialisation dans les années 80. Ajoutons maintenant à cette liste la Grande Domestication.

Le bloc centriste au pouvoir est conscient de ses errements, de ses échecs et de l’opposition identitaire et populiste qui se structure contre lui. Nul doute qu’il n’aura aucun remords et ne reculera devant rien pour conserver son pouvoir.

[1] Jérôme Sainte-Marie, Bloc contre bloc : La dynamique du Macronisme, Paris, éditions du Cerf, 2019, 284 p.
[2] https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/07/12/les-affaires-qui-ebranlent-la-republique-exemplaire-version-macron_5488814_4355770.html
[3] https://www.liberation.fr/politique/greve-de-la-faim-pour-lunion-de-la-gauche-on-na-plus-le-temps-dattendre-20220107_STZAOOS7ORDP5EKUKQFMGPVIBU/

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

« Zone interdite » irrite certains élus – Clientélisme musulman, financement de l’islamisme…

zone interdite islam

Diffusé dimanche soir sur M6, le numéro du magazine « Zone interdite » intitulé « Face au danger de l’islam radical, les réponses de l’Etat » n’en finit plus de susciter la polémique non seulement dans les milieux bien-pensants mais aussi dans le monde des élus locaux. Et pour cause : non content de montrer à quel point des quartiers entiers de la ville de Roubaix sont devenus de véritables enclaves islamistes sur notre sol, ce reportage édifiant ose également pointer du doigt les nombreuses compromissions dont se rendent coupables certains élus avec les salafistes pour conserver leur mairie.

Librairies islamistes et poupées sans visage

Au nombre des images qui scandalisent les partisans du « vivre-ensemble » et autres islamo-gauchistes n’hésitant pas à appeler aujourd’hui au boycott de l’émission, il y a d’abord, bien sûr, cette réalité crue saisie sur le terrain par les caméras des journalistes de « Zone interdite » : ces rues de Roubaix où le grand remplacement est en voie d’achèvement, où presque tous les commerces français ont cédé la place à des boutiques musulmanes, où certains magasins proposent des poupées sans visage (« parce que c’est Allah qui crée », précise la vendeuse…), et où les librairies islamistes n’hésitent pas à exposer en vitrine des ouvrages appelant ouvertement au meurtre des « infidèles ». Certes, cette sinistre réalité, il y a longtemps déjà que nous la connaissons. Et, comme le soulignait lundi sur Europe 1 Alexandre Del Valle, il est ici question de Roubaix, mais le livre La Voie du musulman, évoqué dans le reportage, « est disponible dans pratiquement toutes les librairies islamiques de France ». « Malheureusement, ajoutait le géopoliticien, quand j’en ai parlé à deux ministres de l’Intérieur successifs […], les deux m’ont dit qu’on ne pouvait rien faire » !

Les compromissions de Guillaume Delbar

Mais ce qui a peut-être le plus dérangé dans la diffusion de ce reportage, c’est l’évocation par celui-ci des liens existant entre le maire (divers droite) de Roubaix, Guillaume Delbar, et les associations salafistes à l’œuvre dans sa commune. Rappelons quand même que Delbar, qui a par ailleurs été condamné en décembre à six mois de prison avec sursis dans une affaire d’escroquerie en bande organisée, sera jugé le 1er février prochain pour « détournement de fonds par négligence », après avoir alloué quelque 80 000 euros de subventions à l’association roubaisienne Ambitions et Initiatives pour la réussite, accusée depuis mars 2021 d’avoir dispensé des cours coraniques sous couvert de soutien scolaire. Un dossier dans lequel le numéro de « Zone interdite » diffusé dimanche soir a apporté quelques éléments accablants supplémentaires. Comme, par exemple, ces propos d’une enseignante de l’association qui, filmée en caméra cachée, explique tranquillement : « On ne fait pas cette année de cours coraniques, car on est surveillés par l’Etat »… Une utilisation frauduleuse de l’argent public dénoncée très tôt par certaines associations, et confirmée depuis par une enquête administrative. Mais cela n’a pas empêché Delbar d’affirmer devant les caméras de M6 que l’association ainsi subventionnée ne posait pas de problème…

Quand Sonia Mabrouk bouscule Lagarde

Las, Delbar est loin d’être le seul à pratiquer le clientélisme communautaire. Invité mercredi matin sur Europe 1 pour évoquer son ralliement à Pécresse, le député UDI de Seine-Saint-Denis Jean-Christophe Lagarde, bien connu pour ses liens avec les associations musulmanes de son département, s’est rapidement vu demander par Sonia Mabrouk si son indignation devant cette affaire de Roubaix était « sincère », alors que lui-même est régulièrement accusé « d’avoir cédé aux sirènes communautaristes par pur clientélisme et cela pendant des années ». Et Sonia Mabrouk de rappeler alors à Lagarde comment il a financé des associations musulmanes « qui se sont révélées être des coquilles vides » grâce à son enveloppe parlementaire, et notamment « l’association Gela, pour “Gestion de la langue arabe”, qui a reçu 50 000 euros mais n’a jamais donné un seul cours d’arabe. Où est parti l’argent ? Qu’avez-vous financé ? », a alors interrogé la journaliste. Réponse de Lagarde, décomposé : « Madame Mabrouk, comment pourrais-je chercher les voix de ces gens-là […] en défendant Monsieur Chalghoumi qu’ils détestent et qu’ils veulent tuer ? » Réplique cinglante et particulièrement pertinente de Sonia Mabrouk : « Mais le double jeu, Monsieur Lagarde ! Ça peut exister malheureusement, la duplicité, c’est ce qu’on appelle la compromission »…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 27 janvier 2022

Censure : les « vérificateurs des faits » demandent à YouTube de prendre des mesures « contre la désinformation »

youtube

Selon Jean Yves Le Gallou, le fact-checking a un « un double objectif : permettre aux journalistes de reprendre le pouvoir et le contrôle de l’information aux dépens de leurs invités, en particulier les politiques ; sauver le point de vue politiquement correct des attaques qu’il subit et le protéger des assauts du réel. » Les assauts des fact checkers pour prendre le contrôle de YouTube vont dans ce sens.

Demande d’une censure renforcée

Plus de 80 organisations dites de vérification des faits ont demandé à la plate-forme YouTube de prendre des mesures plus sévères contre les présumées fausses informations. Dans une lettre publiée le 12 janvier 2021, ils ont demandé au PDG de la filiale de Google, Susan Wojciki, « que YouTube fasse davantage d’efforts pour résoudre le problème ».

« En tant que réseau international d’organisations de vérification des faits, nous observons comment les mensonges se propagent sur Internet — et constatons chaque jour que YouTube est l’un des canaux les plus importants de désinformation en ligne dans le monde », soulignent les vérificateurs des faits de l’initiative allemande Correctiv, rejoignant ainsi leurs homologues britanniques comme Full Fact, français Les Surligneurs et espagnols Maldita.es. « Nous ne voyons pas YouTube faire d’efforts majeurs pour résoudre le problème », déplorent ces journalistes.

Par conséquent, la plate-forme devrait prendre des mesures efficaces contre la désinformation et élaborer une « feuille de route » pour des mesures politiques visant à « améliorer l’écosystème de l’information », en collaboration avec des vérificateurs des faits « indépendants » et « impartiaux ». Comme exemple de désinformation, le groupement de vérificateurs cite l’initiative Ärzte für Aufklärung/Des Médecins expliquent, qui aurait propagé de fausses informations pendant la pandémie. Les manipulations électorales de 2020 à Taïwan et aux États-Unis seraient elles aussi étroitement liées à la propagation d’informations erronées.

YouTube devrait changer d’algorithme

Les vérificateurs des faits rappellent à l’ordre : « étant donné qu’une grande partie des visionnages sur YouTube provient de son propre algorithme de recommandations, la plate-forme devrait également s’assurer qu’elle ne sert pas activement à la désinformation des utilisateurs ou ne recommande pas de contenus provenant de chaînes non fiables ». Ces mêmes vérificateurs recommandent au géant de l’Internet de marquer comme telles les prétendues fausses informations et de les commenter pour les corriger.

Ils conseillent également d’exclure les « récidivistes » des algorithmes de recherche de la plate-forme et de ne pas se limiter à une recherche des mensonges dans les seuls contenus en anglais. Ils seraient disposés et en mesure d’aider YouTube à faire le nécessaire.

Le réseau de vérificateurs Correctiv et les géants de l’Internet tels que YouTube, ont déjà été souvent accusés de censurer les opinions dissidentes. Il y a quelques jours encore, YouTube a supprimé une contribution de l’initiative Alles auf dem Tisch/Tout sur la table pour cause de « désinformation médicale » ; ce groupe d’action critique régulièrement les mesures concernant le corona.

Source : Junge Freiheit, 13/01/2022

Texte repris du site OJIM

La repolitisation de la jeunesse de droite : l’avenir est optimiste, par Clément Martin (Les Identitaires)

jeunesse patriote

Une des facettes les plus prometteuses de la candidature d’Éric Zemmour à la présidentielle pour 2022 tient en son mouvement de jeunesse, Génération Z. Le passage de son porte-parole, Stanislas Rigault, sur le plateau de Cyril Hanouna pour Touche pas à mon poste !, le 27 septembre dernier, fut sans conteste une raison d’espérer pour l’avenir de la droite identitaire. Sa prestation, de qualité, révèle surtout un phénomène plus large : pour une part importante de la jeunesse française, l’engagement politique militant devient un choix séduisant.

De la section commentaires de YouTube à la permanence politique

L’atmosphère de censure généralisée qui règne sur les réseaux sociaux (notamment Twitter, sur lequel la surveillance du gouvernement est particulièrement nocive[1]) est bien connue. Quelques espaces de liberté politique demeurent cependant, parmi lesquels YouTube, ou certains forums. Ces sanctuaires ont longtemps servi (et continuent à servir) d’espace d’expression pour la jeunesse française, en prise directe avec la crise du système : insécurité, propagande « woke », disparition de l’identité européenne… Cet arrangement n’est cependant pas pleinement satisfaisant : si les outils virtuels sont un complément utile et efficace à l’action politique de terrain, ils ne sauraient remplacer celle-ci. Parce que la politique est l’activité collective et sociale par excellence, elle doit s’incarner physiquement, notamment par la jeunesse et par l’engagement concret et régulier de militants dévoués à une cause.

Cet engagement a cependant toujours porté en lui une part de risques (dont les militants de GZ ont déjà fait plusieurs fois les frais[2]) et de mystère, limitant ainsi le nombre de jeunes Français prêts à franchir le pas. L’enthousiasme généré par la candidature d’Éric Zemmour a permis de faire tomber certaines de ces barrières et de pousser la jeunesse de droite à incarner les idées identitaires et populistes de la reconquête. Cet itinéraire, du virtuel au réel, est une étape fondamentale dans la victoire de nos idées et de notre projet politique.

Perspectives et prospective

Bien entendu, l’épisode Zemmour ne constitue ni le début ni la fin de ce phénomène de repolitisation : dans la période récente, avant Génération Z, il y eut des mouvements de jeunesse activistes, comme Génération identitaire, dont le travail de diffusion du thème de la « remigration » fut crucial. L’aventure activiste offre ainsi des possibilités de liberté difficilement accessibles à un mouvement strictement partisan. Une question se pose alors, dans un contexte de dissolutions particulièrement agressives de la part du gouvernement (GI, Alvarium entre autres) : où vont aller les militants zemmouristes une fois la présidentielle terminée, si jamais leur candidat venait à perdre ? On peut faire le pari que cette génération galvanisée par Éric Zemmour rejoindra les rangs des mouvements activistes déjà existants et leur donnera un surplus d’énergie utile. La transition de l’engagement partisan vers l’engagement activiste fait souvent office de passage à la vitesse supérieure pour les militants en question.

Au-delà de l’offre activiste, les années récentes ont vu proliférer une offre de formation politique de droite fournie : l’Institut des Sciences Sociales, Économiques et Politiques (ISSEP) de Marion Maréchal, l’Institut de Formation Politique (IFP) ou encore l’Institut Iliade se sont établis comme des atouts de qualité pour structurer dans le temps et dans le fond les compétences politiques de ces jeunes militants.

On le sait, en politique, ce sont les générations qui écrivent l’histoire : ceux qui partagent un parcours, des aspirations et qui, bien souvent se connaissent. Il est permis de croire que la génération actuelle de jeunes militants qui font leurs premières armes en politiques seront le fer de lance d’une renaissance française et européenne plus nécessaire que jamais.

[1] https://www.lepoint.fr/high-tech-internet/censure-de-twitter-la-france-devant-la-russie-05-08-2014-1851519_47.php
[2] À Lyon https://www.valeursactuelles.com/politique/video-nique-zemmour-bande-de-tapettes-des-militants-de-generation-z-insultes-et-menaces-par-une-racaille-a-lyon/, à Toulouse https://www.valeursactuelles.com/regions/occitanie/haute-garonne/toulouse/politique/toulouse-des-militants-de-generation-z-agresses-par-des-antifas-a-la-fac-du-mirail/ ou encore à Metz https://actu.fr/grand-est/metz_57463/metz-des-militants-de-generation-z-agresses-des-plaintes-deposees_47030001.html

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Pass vaccinal : « Une déclaration de guerre à la liberté » pour Mathieu Slama

athieu Slama

28/01/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Avons-nous fait une croix sur notre liberté ? À l’aune de la crise sanitaire et des nombreuses mesures, à l’image du pass vaccinal qui entre en vigueur ce lundi, nombreux sont ceux à penser que notre liberté a été violemment entravée. Mathieu Slama, essayiste et enseignant au Celsa, était l’invité de “Bercoff dans tous ses états » pour son livre Adieu la liberté (éd. Presses de la Cité).

Pass vaccinal : un chantage à la liberté

Le Conseil constitutionnel a validé le pass vaccinal. Ce dernier est entré en vigueur lundi 24 janvier. Désormais, pour se rendre dans certains lieux, il ne faudra plus montrer le résultat négatif d’un test PCR ou antigénique, mais bien disposer d’un schéma vaccinal complet. Une mesure qui, avant son entrée en vigueur, avait été vivement critiquée pour l’aspect privatif de liberté qu’elle recouvre.

« On est sur une déclaration de guerre à la liberté. Le pass dont on parle depuis des mois, c’est l’illustration parfaite de cette éclipse de la liberté à laquelle on assiste. C’est quelque chose d’assez incroyable qui consiste à faire du chantage à la liberté, et qui consiste à dire aux gens que s’ils veulent leur liberté, ils doivent se comporter de telle manière. C’est absolument le contraire de la liberté telle qu’on en a hérité à la Révolution française« , explique sur Sud Radio Mathieu Slama, essayiste et enseignant au Celsa, auteur de Adieu la liberté (éd. Presses de la Cité).

« Nous avons tout perdu »

L’essayiste dresse à ce sujet un parallèle avec la question terroriste. « Face au terrorisme, nous avons choisi de ne pas céder par rapport à nos principes républicains. Il y a des lignes rouges. Mais face au virus, nous avons tout abdiqué. Nous n’avons pas perdu un peu de liberté. Nous avons tout perdu depuis deux ans. La France entière est devenue une prison pendant des mois. Nous avons perdu l’égalité, la citoyenneté. Tout n’a pas été qu’abîmé. Tout a été détruit« , ajoute-t-il au micro d’André Bercoff.

En 1977, Gilles Deleuze écrivait que « les pouvoirs établis ont besoin de nos tristesses pour faire de nous des esclaves. Le tyran, le prêtre, les preneurs d’âme, ont besoin de nous persuader que la vie est dure et lourde. Les pouvoirs ont moins besoin de nous réprimer que de nous angoisser, et d’administrer nos petites terreurs intimes« . Des propos repris par Mathieu Slama dans son livre, à juste titre selon lui. « Du jour au lendemain, on est tombé dans un autre régime avec un gouvernement qui décide de nous enfermer littéralement chez nous. Le fait que l’on ait accepté ça est la source de tous les problèmes« , lance-t-il.


Michèle Tribalat – Immigration : ces idéologies qui masquent le réel

Michèle Tribalat

27/01/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Cela fait plusieurs mois que l’immigration s’est invitée au cœur de la campagne électorale pour l’élection présidentielle. Notamment avec la candidature d’Éric Zemmour, qui en a fait son cheval de bataille. Pour en parler, la démographe Michèle Tribalat était l’invitée de “Bercoff dans tous ses états », pour son livre Immigration, idéologies et souci de la vérité (éd. de l’Artilleur).

Une idéologie dominante

« La réalité est ce qui ne disparaît pas quand on a cessé d’y croire« . Cette phrase est en exergue du dernier livre de Michèle Tribalat. La démographe publie aux éditions de l’Artilleur, Immigration, idéologies et souci de la vérité. À l’heure où le sujet se situe en plein cœur des enjeux électoraux pour la prochaine présidentielle, et sur lequel de nombreuses « vérités » s’affrontent, Sud Radio tente d’y voir plus clair avec l’une des plus grandes spécialistes en la matière.

Michèle Tribalat dénonce notamment la pensée unique qui circule chez les chercheurs, au sujet de l’immigration. « Les jeunes gens qui ont fait des études aujourd’hui, s’ils veulent entrer dans le système, ils ont intérêt à s’y plier« , explique-t-elle sur Sud Radio. Une bataille idéologique qui fait principalement rage autour des chiffres, que l’on interprète et que l’on utilise à sa guise.

Immigration : des calculs d’apothicaire

Parmi les indicateurs les plus discutés, celui du solde migratoire. Un rappel : le solde migratoire, c’est la différence entre les entrées et les sorties du territoire. « On ne le mesure pas. C’est le résidu de l’équation démographique de l’année. Tout ce qui ne peut pas s’expliquer par les décès et les naissances, on l’attribue au solde migratoire. C’est ce qui reste. Avec en plus des ajustements, comme c’est le cas en ce moment« , ajoute la démographe.

Michèle Tribalat explique qu’en matière d’immigration, « on a des enregistrements qui ne sont pas exhaustifs. Mais si on les regarde au fil du temps, cela donne une idée de l’évolution« . Elle cite notamment le cas du nombre de titres de séjours délivrés. « On était descendu avec la pandémie. On est revenu à un niveau très voisin de ce que l’on avait avant. Mais il n’y a pas tout le monde. Des gens cherchent à gonfler le chiffre, avec les mineurs isolés, les demandeurs d’asile. On ne peut pas tout additionner« , prévient-elle, expliquant qu’à force de tout additionner, on finit par compter des personnes plusieurs fois.


Fin des contraintes sanitaires au Danemark… passe vaccinal imposé en France

Danemark

Ce qui se passe au Danemark est à suivre de près : ce mercredi, le pays doit annoncer la fin des restrictions de liberté découlant de la contagion virale. Et cette liberté retrouvée serait mise en œuvre dès le 1er février. En France, nous connaissons l’évolution contraire : le passe vaccinal transforme les non-vaccinés ou insuffisamment vaccinés en sous-citoyens. Qui a raison ? Les Danois ou les Français ?

Quand vous dites à vos collègues de bureau, à vos voisins, à vos proches, que des millions de Français risquent de perdre le passe vaccinal dans trois semaines, le scepticisme s’imprime sur les visages : ils sont vaccinés, ils ont reçu leur dose de Pfizer. Pas question de céder au complotisme, de croire aux fake news !

Mais c’est Véran, le ministre, qui nous annonce que le 15 février neuf millions de primovaccinés, voire de bivaccinés, pourraient perdre le bénéfice du passe vaccinal. Fini les restaurants et les cinémas, les voyages en train, l’accès aux lieux publics couverts. Pourquoi ? Parce que le 15 février le délai pour effectuer le rappel du vaccin sera ramené à quatre mois (contre sept actuellement) après la dernière injection. Laisser passer ce délai, ce sera donc perdre automatiquement la validité de son passe, et rejoindre, souvent involontairement, les cinq millions de Français non vaccinés qui vivent désormais un statut de citoyens de seconde zone. Déjà des files d’attente se forment à nouveau dans les grandes villes. « N’attendez pas le dernier moment », conseille Véran. Mais sur les neuf millions de futurs punis, combien sont conscients que leur vie sociale est sur le point de s’arrêter ?

D’autant que le passe vaccinal, nous promet encore Véran, restera en vigueur « tant qu’une menace pèsera sur les hôpitaux ». Quelle menace ? Celle des reprogrammations d’opérations chirurgicales, si l’on comprend les propos du ministre. Ce retour à la normale peut en fait prendre des mois. Et nous conduire bien au-delà de la présidentielle. On nous annonce en effet un pic vers la mi-mars, puis une baisse progressive des cas ; mais, en attendant, les quatorze millions de Français (les cinq millions de non-vaccinés et les neuf millions dont le délai entre deux injections aura dépassé quatre mois) ne pourront toujours pas revivre une vie normale.
Retirer au Covid le label de « menace critique »

Les Danois, qui relâchent la pression, sont-ils des inconscients ? Des criminels ? Des « antivax » ? L’explication est sans doute ailleurs. La prochaine échéance électorale des Danois est en juin 2023 : il s’agit des législatives. Le gouvernement (une large coalition allant de ce que l’on appelle chez nous l’extrême droite jusqu’aux sociaux-démocrates) n’a pas besoin de serrer la vis, de jouer sur la peur sanitaire, pour se faire réélire.

Les scientifiques (danois) prévoient d’ailleurs de retirer au Covid-19 le label de « menace critique ». Déjà les salles de spectacle et les restaurants sont redevenus librement accessibles, avec toutefois le port du masque maintenu. Les Danois estiment que le pic a été atteint début janvier, et les chiffres de cas positifs, de personnes hospitalisés du fait du Covid (sans doute surestimés d’ailleurs dans une proportion de 30 à 40 %, selon les experts) et d’hospitalisés en soins intensifs sont en régression dans tout le pays. On a vu a contrario ce 23 janvier ce que donne la « méthode belge ».

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 26 janvier 2022

De la technocratie et de l’immigration, par Jean-Gilles Malliarakis

L’Office français de l’immigration et de l’intégration, théoriquement sous tutelle du ministère de l’intérieur, a été créé en 2009, sous la présidence Sarkozy. Cet organisme regroupe les anciennes compétences de l’Agence nationale d’accueil des étrangers et des migrants et une partie des missions de l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances.

Il gère les procédures de l’immigration professionnelle et familiale, mais aussi le dispositif national d’accueil des demandeurs d’asile, ainsi que la lutte contre le travail illégal. La remigration n’est envisagée que sous l’angle des aides au retour et à la réinsertion au nom du développement solidaire.

Globalement, on le sait, l’État a maintes fois réaffirmé son choix immigrationniste. Celui-ci a été exprimée, une fois encore très clairement, en 2008 par la fameuse commission Attali. Au sein de celle-ci Emmanuel Macron exerçait sa première responsabilité publique en tant que secrétaire général adjoint.

On trouve ainsi, dans la liste des « 300 décisions pour changer la France », la volonté « d’élargir et favoriser la venue de travailleurs étrangers » [décision 222] et subsidiairement « simplifier la délivrance d’autorisations de travail pour les travailleurs étrangers » [décision 223].(1)⇓

La présence d’un Hervé Le Bras, présenté comme historien (?) et démographe de la fameuse Commission ne laisse aucun doute sur la volonté immigrationniste. Cette politique est pensée comme un instrument de la « croissance » et elle n’a toujours pas été démentie.

L’OFII travaille donc à cet objectif avec tous les acteurs institutionnels, en France comme à l’étranger, depuis les préfectures jusqu’aux bureaux consulaires. Il se propose d’apporter la meilleure offre de services publics, aux futurs migrants comme à leurs heureux employeurs.

Rappelons à ce sujet que le caractère régulier ou non de la présence des Étrangers sur le sol de l’Hexagone n’est considéré que comme un point de détail administratif. Au cours de son audition, ce 12 janvier, le directeur général Didier Leschi indiquera incidemment, par exemple, que pour évaluer le nombre des illégaux il dispose d’un indice fourni par les 380 000 bénéficiaires de l’Aide médicale d’État. Ceci lui permet de limiter à 400 000 le chiffrage des illégaux…

Aux dires mêmes du quotidien officieux Le Monde, l’OFII « chapeaute quasiment tous les pans de l’immigration en France ».(2)⇓

L’audition de son directeur général Didier Leschi le 12 janvier à l’Assemblée nationale pose avant tout le problème du rapport au peuple de la gouvernance effective. Il s’agissait bel et bien d’entendre en sa personne, pendant 76 minutes, le principal responsable, hier aujourd’hui et éventuellement demain, de la politique migratoire de l’Étant central parisien.(3)⇓

Dire un tel personnage « peu connu » du grand public relève de la litote : qui donc en entend habituellement parler ?

Car personne ne doit douter de la volonté étatique, transcourant et « républicaine » d’enjamber les choix qui pourraient résulter d’un scrutin présidentiel défavorable à la Macronie et/ou d’un changement de majorité à l’Assemblée nationale.

En effet, ce haut fonctionnaire dirige l’OFII depuis décembre 2015. À l’époque la France prenait de plein fouet les retombées de la crise aggravée par la décision d’Angela Merkel de prendre en charge la misère du monde. Nommé par Hollande, il avait été confirmé dans ses fonctions par Macron en 2018, et il les exerçait par intérim depuis décembre 2021.

Nous nous trouvons en présence d’un cas paradigmatique de l’évolution de la démocratie française vers un régime de plus en plus technocratique, dominé par la haute administration, en lien avec des mots d’ordre intangibles.

Quiconque s’y oppose est taxé de dérapage.

1. cf. « 300 décisions pour changer la France » sous la direction de Jacques Attal pp. 178-180 La Documentation française, 2008, 334 pages.
2. cf. article en ligne le 12 janvier « Didier Leschi reconduit à la tête de l’Office français de l’immigration et de l’intégration »
3. L’audition de Didier Leschi par la commission des lois est accessible via Twitter

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

« Mettre de l’huile sur le feu », par Clément Martin (Les Identitaires)

huile feu

Combien de fois les identitaires ont entendu cette critique… « Vous mettez de l’huile sur le feu ». Les crimes commis par les immigrés clandestins, eux, ne mettent pas d’huile sur le feu. Les attaques antifas sur les meetings de droite, eux, ne mettent pas d’huile sur le feu. La destruction de nos frontières et le saccage de notre économie, eux, ne mettent pas d’huile sur le feu… Mais nous, oui. Depuis l’attaque du rassemblement de Eric Zemmour à Villepinte, pour lancer son parti Reconquête et la campagne présidentielle, le candidat est sommé de s’expliquer. Des antifas et des gauchistes à fausses barbes (bonne idée en période de menace terroriste) débarquent au meeting de Zemmour avec des cocktails Molotov et des bouteilles d’acide mais c’est Eric Zemmour qu’on accuse.

Même rebaptisé « lanceur d’alerte », celui qui avertit d’un redoutable danger est honni. Il est l’empêcheur de tourner en rond. Zemmour, comme les identitaires, polarise. Dans une époque dure, il faut être dur. Le rôle le plus important pour un homme politique est de contraindre chacun à prendre une position ferme, à assumer sans détour ses positions au risque de se décrédibiliser aux yeux de l’opinion. Alors que les dégâts causés par l’immigration et les délires woke sont plus visibles que jamais, la gauche est globalement acculée à une position défensive. Le rapport de forces s’inverse peu à peu et cette évolution est largement tributaire de la sereine radicalité d’un Zemmour, qui fait du grand remplacement la menace n°1 et n’hésite pas à qualifier la délinquance et la criminalité de « djihad ». La polarisation est bonne. Pendant qu’un homme de droite assène, la gauche défend piteusement le bilan déficitaire de la société multiculturelle, peinant à retourner l’accusation. La peur commence à changer de camp.

Plus la gauche perdra ses nerfs et attaquera les meetings d’un Zemmour, plus son discours se répandra. La franchise et la transparence intellectuelle, les identitaires l’ont montré à de multiples reprises, sont un gage de succès. On n’avance jamais sous faux drapeau. Dans une société du spectacle où l’opinion publique est un savant mélange de conditionnement journalistique et de réactions de bon sens populaire, il faut apparaître tel que l’on est, sans prêter le flanc aux professionnels de la psychanalyse politique, sondant les arrière-pensées de façon moralisatrice. Ainsi, pour donner un exemple, le terme « remigration » est dix fois plus clair que le technocratique et abscons « inversion des flux migratoires ». La netteté dans l’expression est la plus grande force du radical. Celui-ci n’ayant aucun cadavre à cacher, il doit avancer à viser découvert et assumer son courage avec le plus grand des sourires. Trump a gagné ainsi.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Qui sera le prochain Bobard D’or ? Les votes sont officiellement ouverts aux internautes

Michel Geoffroy : « Les Lumières sont à l’origine du chaos migratoire »

Michel Geoffroy crépuscule lumières

Dans Les Lumières et leur « homme rétréci » puis Du temps des Lumières à Napoléon (éd. Dominique Martin Morin), le professeur Xavier Martin, grand spécialiste de cette période, a récemment évoqué l’héritage laissé par les esprits « éclairés ». Pilier de la Fondation Polémia, auteur de La Superclasse mondiale contre les peuples et de La Nouvelle Guerre des mondes (éditions Via Romana), Michel Geoffroy, lui, annonce carrément Le Crépuscule des Lumières.
Extraits des propos recueillis par Camille Galic pour Présent du 18 janvier 2022.

Le progressisme sociétal conduit à l’effondrement de notre civilisation

Camille Galic : Quel rapport entre les philosophes du XVIIIème siècle et la superclasse mondiale ?

Michel Geoffroy : Le progressisme hérité des Lumières est l’idéologie de la superclasse mondiale, dans sa version libérale, libertaire et mondialiste. Ainsi Emmanuel Macron, qui se prétend progressiste, déclarait le 27 décembre 2020 , pour justifier sa politique sanitaire : « Nous sommes le pays des Lumières et de Pasteur : la raison et la science doivent nous guider. » C’est tout dire !

Michel Geoffroy : Comme les philosophes des Lumières, l’oligarchie croit au despotisme éclairé, qui a le droit de faire le bonheur des gens malgré eux, au prétexte qu’il incarnerait la science et la raison. Mais en réalité sa prétendue raison ne correspond qu’à l’état limité des sciences du XVIIIème siècle : une mécanique simpliste de la société et un matérialisme. C’est pourquoi les progressistes sont des gens dangereux, comme ils l’ont prouvé maintes fois dans l’histoire : ils prétendent bâtir le paradis terrestre, qu’il se nomme « société sans classes », « libération des mœurs » ou « gouvernement mondial ». Ils se prennent pour des dieux — la référence aux Lumières emprunte à l’évidence à l’illumination religieuse mais en la détournant— mais ils finissent toujours par se comporter en démons. Pour cette raison, le siècle progressiste, ce qui a vu le triomphe de l’idéologie de la gauche, le XXème siècle, a été le siècle des pires guerres mondiales, des guerres civiles et des génocides. Et le nouveau progressisme sociétal du XXIème siècle est en train de conduire à l’effondrement de notre civilisation .

Camille Galic : Vous affirmez : « le chaos migratoire qui menace la survie de notre civilisation trouve son origine dans les Lumières ». Constatation, ou provocation ?

Michel Geoffroy : Non : réalité historique ! Les Européens ont affirmé au XVIIIème siècle les droits de l’homme : l’idée, d’essence chrétienne en réalité, que l’homme était un être libre et responsable par essence et que l’Etat devait respecter cette nature. Les droits de l’homme devaient donc garantir la liberté des sociétaires et c’est ainsi que beaucoup l’ont compris. Mais dès le départ cette affirmation repose sur une ambigüité : parle-t-on des droits des citoyens — donc des hommes enracinés dans un ordre politique concret — ou bien de l’homme comme abstraction philosophique ?

Au XXIème siècle, sous les coups du mondialisme et du libéralisme, c’est la seconde acception qui va s’imposer : on a oublié le citoyen — puisqu’on veut détruire les nations — et on ne parle plus que de l’homme en général. Tout homme est donc désormais réputé jouir des mêmes « droits », y compris celui de s’installer où bon lui semble. Le gouvernement des juges se fonde sur cette conception extrémiste pour donner aux étrangers les mêmes droits que les citoyens, voire des droits supérieurs. Ce qui ouvre bien la voie au chaos migratoire.

Camille Galic : Attribuez-vous aussi aux Lumières la réduction de nos contemporains à des « adolescents » incapables de penser et de se conduire en adultes ?

Michel Geoffroy : L’idéologie des Lumières repose sur un individualisme méthodologique radical. Pour les progressistes, seuls existent les individus et ils ne voient la société, comme le marché, que comme une agrégation instable de désirs égoïstes et changeants. Les hommes des Lumières ont en outre inventé la délégation de la souveraineté, fiction rousseauiste par laquelle l’individu abandonne sa liberté au profit de la Loi et de l’Etat censés la lui rendre en retour. En supprimant tous les corps intermédiaires, la révolution des Lumières a en réalité laissé l’individu sans défense face à un pouvoir d’Etat sans cesse croissant et intrusif. Comme en déconstruisant toutes les protections sociales, le libéralisme mondialiste laisse le salarié sans défense face à la toute puissance des grandes entreprises mondialisées.

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Guerre tiède : Russie – Ukraine – OTAN : l’escalade verbale

Russie – Ukraine

Diplomates et médias du monde entier ont les yeux rivés sur la frontière ukraino-russe où se multiplient les mouvements de troupes de part et d’autre. Devenue l’enjeu d’un bras de fer entre le Kremlin et Washington, sous le paravent de l’Otan, la crise du Donbass va-t-elle aboutir à un nouveau conflit armé ? La plupart des observateurs pensent que cette extrémité sera évitée même si les jusqu’au-boutistes des deux camps continuent à souffler sur les braises. Une fois encore, l’Europe, divisée, apparaît comme la grande absente.

La rencontre du secrétaire d’Etat américain Antony Blinken avec le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov le 21 janvier à Genève n’a pas permis d’apaiser les tensions suscitées par la présence accrue de forces russes à la frontière avec l’Ukraine, dans le cadre d’un dispositif perçu par les Ukrainiens, les Américains et l’OTAN comme la préparation d’une invasion armée. Blinken a prévenu son homologue que, si l’Ukraine ne fait pas partie de l’OTAN, elle peut compter sur le soutien américain face à l’agression russe. Un soutien qui se traduit par une action diplomatique et par des menaces de sanctions contre la Russie, en plus de celles en vigueur depuis l’annexion de la Crimée en 2014 et l’intervention au Donbass, et aussi par la livraison d’armes de défense, tels les lance-missiles antichars portables Javelin, ou les 90 tonnes d’armes légères et de munitions livrées la semaine dernière. Des armes antichars NLAW ont également été livrées par le Royaume-Uni qui ne fournissait pas jusqu’ici d’armes létales à l’Ukraine, mais les avions de la RAF chargés du transport ont dû contourner l’espace aérien allemand, Berlin étant opposé à toute livraison d’armes à Kiev.

L’Allemagne a également refusé que soit envisagés l’exclusion de la Russie du système de paiements internationaux SWIFT et le renoncement au gazoduc Nord Stream 2, toujours en attente des autorisations de mise en service côté allemand, en cas d’attaque militaire russe contre l’Ukraine. L’amiral Kay-Achim Schönbach, commandant de la marine allemande, a dû démissionner après ses propos du 21 janvier selon lesquels l’Ukraine ne récupérerait jamais la Crimée et le président russe Vladimir Poutine ne demande que du respect qu’il « est facile de lui donner puisque probablement, il le mérite ». Des propos qui ont causé un incident diplomatique avec l’Ukraine.

La semaine dernière, Londres a affirmé savoir par ses services de renseignement que le Kremlin souhaitait installer un régime à sa botte à Kiev et a cité les noms des Ukrainiens qui étaient prévus pour remplacer le pouvoir démocratique actuellement en place. Les Américains et les Britanniques ont par ailleurs annoncé l’évacuation d’Ukraine des familles de leur personnel diplomatique dans la crainte d’un conflit armé. Lundi, Washington a mis en alerte 8 500 soldats qui peuvent être envoyés à tout moment en Europe pour renforcer le front oriental de l’OTAN. Un renforcement durable des forces de l’Alliance déployées dans les anciens pays satellites de la Russie soviétique aujourd’hui membres de l’OTAN fait partie de la panoplie de mesures de rétorsion annoncées comme probables en cas d’invasion de l’Ukraine par la Russie, alors que c’est déjà l’annexion de la Crimée qui avait conduit aux premiers déploiements permanents en violation du traité signé dans les années 1990 avec la Russie, au moment de l’adhésion de ces pays à l’Alliance atlantique. Mais l’annexion de la Crimée était elle-même une violation flagrante par la Russie du mémorandum de Budapest de 1994 signé avec les Américains, les Britanniques et les Ukrainiens quand Kiev avait accepté de remettre à la Russie l’arsenal nucléaire hérité de l’URSS.

Le scénario d’agression ouverte paraît malgré tout improbable, quoi qu’en disent les dirigeants occidentaux. Sans doute ces attroupements à la frontière s’inscrivent-ils en réalité dans la suite de l’assaut migratoire des derniers mois organisé par l’allié biélorusse de Poutine, dans le cadre d’une stratégie de tensions volontaires pour forcer l’Occident à négocier un engagement à ne pas étendre l’OTAN plus à l’est et à renoncer aux sanctions.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 25 janvier 2022