Laurent Leylekian : « L’Arménie est une préfiguration de ce qui peut arriver en France »

Laurent Leylekian

Voilà pourquoi la droite s’empare de ces questions identitaires, selon Laurent Leylekian, analyste politique, spécialisé sur l’Asie Mineure, tandis que la gauche a complètement abandonné ce combat qu’elle menait au nom des droits de l’homme, à la faveur de la défense des minorités de confession musulmane.

Vous êtes français d’origine arménienne, le sujet de l’Arménie est revenu au cœur de l’actualité. Éric Zemmour s’y est rendu, puis ce sera Valérie Pécresse. Comment cet intérêt des candidats à la présidentielle pour l’Arménie est-il vu localement ?

C’est très bien vu par les autorités arméniennes qui sont désespérément à la recherche de soutiens politiques extérieurs. Ils ont aujourd’hui un soutien limité de la Russie, c’est une puissance qui a une profondeur stratégique et elle peut donc négocier des éléments relevant de la souveraineté qui sont critiques pour l’Arménie, mais pas pour la Russie. L’Arménie, depuis la guerre et depuis la défaite, est devenu extrêmement favorable à la Russie. Aujourd’hui, le pouvoir arménien ne peut pas se défaire de l’influence russe, mais une multiplicité de soutiens tiers est bienvenue, en particulier de la part de la France. En effet, la France est coprésidente du groupe de Minsk de l’OSCE et a un rôle à jouer dans la région.

On a l’impression que l’Arménie est devenue une « séquence présidentielle française »…

Les autorités arméniennes ne sont peut-être pas dupes de ce qu’il se passe, mais elles n’ont pas le luxe de pouvoir choisir leurs soutiens. Aujourd’hui, ce soutien d’Éric Zemmour ou de Valérie Pécresse est bienvenu, y compris celui du Président Emmanuel Macron lui-même qui a fait des offres de services à plusieurs reprises, que l’Arménie n’a pas pu ou voulu saisir. L’Arménie n’a pas le luxe de ses alliances, elle fait feu de tout bois et fait un très bon accueil à ce soutien extérieur car le pays a très peu de soutien. Le soutien de la France est le bienvenu, l’Arménie étant plutôt de tradition francophile. C’est une amitié historique.

L’Arménie et l’Azerbaïdjan ont été en guerre à deux reprises, en raison de l’indépendance de la république du Haut-Karabagh ou Artsakh. Le conflit risque-t-il de redémarrer ?

À très court terme, on peut espérer que cela s’apaise. Le rôle extrêmement déstabilisateur de la Turquie dans cette région sera sans doute amoindri, à la suite de l’intervention de Joe Biden qui incite les Turcs à ouvrir le dialogue avec l’Arménie. On peut espérer un certain apaisement à court terme. À long terme, les fondamentaux n’ayant pas changé ; le traité concernant les frontières entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan n’étant pas signé, je crains que cela continue. Cette question arménienne de l’Artsakh déborde en France et devient un thème de campagne car certaines forces politiques en France et en Europe voient, dans ce qu’il arrive aux Arméniens, une préfiguration de ce qui pourrait arriver chez nous, d’ici quelques années.

La défense de l’Arménie est une cause qui se situe plutôt à droite. Comment expliquez-vous cela ?

La droite et la droite extrême présentent cela comme une question religieuse, mais c’est d’abord une question territoriale et identitaire. Les Arméniens de l’Artsakh veulent vivre sur leurs terres sans être colonisés ou islamisés par l’Azerbaïdjan, ni subir d’épuration ethnique comme cela se passe aujourd’hui dans les territoires conquis par l’Azerbaïdjan. Les gens ont fui et ont été massacrés. La droite s’empare de ce sujet car elle il y voit un avertissement, une préfiguration de ce qui pourrait arriver en France avec des populations musulmanes de plus en plus irrédentistes. C’est un exemple de ce qu’il ne faut pas faire en France. La gauche, sur cette question-là, est bien sûr inaudible car cela ne correspond pas du tout à son logiciel actuel, alors qu’il y a 30 ou 40 ans, les soutiens à l’Arménie étaient de gauche et non de droite, car il s’agissait des « droits de l’homme ». Une partie de la gauche a pris un logiciel indigéniste et défend la minorité musulmane.

La question arménienne est l’archétype de ce qu’il pourrait arriver chez nous.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Florian Philippot : « La France est devenue un régime complètement fou et autoritaire »

Florian Philippot TVL

23/12/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Entre l’instauration imminente du pass vaccinal et l’hypothèse d’un pass sanitaire exigé en entreprise, le gouvernement durcit le ton. Les non-vaccinés sont-ils responsables de la nouvelle vague de Covid ou de simples boucs émissaires ? Pour Florian Philippot, la France devient bel et bien un régime autoritaire avec cette nouvelle série de mesures drastiques.

Selon le président du parti Les Patriotes, il est urgent que les Français « se soulèvent » face à une telle atteinte aux libertés fondamentales.

Entretien.


La méthode pour en finir avec le lobby immigrationniste en France

immigration

Après avoir abordé la règle juridique du non refoulement, les frontières poreuses de l’espace Schengen, le fiasco des expulsions des étrangers en situation irrégulière, les moyens à mettre en œuvre pour parvenir à une réduction du nombre des demandes d’asile, cet article est consacré aux subventions publiques attribuées au lobby immigrationniste en France.
Une tribune de Paul Tormenen.

Chaque année, de nombreuses associations et ONG dont la vocation est l’aide et la prise en charge des migrants bénéficient de subventions publiques d’un montant parfois considérable. À côté de leur mission première, certaines d’entre elles facilitent l’immigration. D’autres font pression auprès du gouvernement pour infléchir sa politique migratoire, en dépit de leur faible représentativité dans l’opinion publique. L’argent du contribuable est ainsi mis au service d’un lobby immigrationniste, sans qu’à aucun moment on ne lui demande son avis. Cette situation n’est pas irréversible, comme nous allons tenter de le démontrer au travers de trois exemples :

– les subventions versées aux ONG ;
– les subventions versées aux associations ayant une mission de service public ;
– les subventions versées aux sites d’information facilitant l’immigration.

I – Les subventions versées aux ONG

Constat – SOS Méditerranée fait partie de ces nombreuses organisations non gouvernementales humanitaires ayant un bateau qui croise en mer Méditerranée. Son activité présentée sur son site paraît sans équivoque : « porter assistance à toute personne […] se retrouvant en danger de mort lors de la traversée de la Méditerranée ». Mais force est de constater que les ONG de sauvetage en mer Méditerranée font partie de la chaîne qui permet chaque année à plusieurs dizaines de milliers de clandestins de gagner l’Europe à partir des côtes d’Afrique du Nord et de Turquie. Certaines d’entre elles ont fait – ou font actuellement – l’objet d’enquêtes judiciaires pour le motif de facilitation de l’immigration clandestine (1).

Parmi les financeurs de SOS Méditerranée figurent des collectivités locales et territoriales françaises (communes, départements, régions). En 2020, une vingtaine d’entre elles apportaient un soutien financier à l’ONG, dans le cadre d’une « plateforme des collectivités solidaires » (2). Les subventions versées l’année dernière par celles-ci atteignaient la coquette somme de 754 000 euros (3). Fin 2021, le nombre de communes et de collectivités qui subventionnent SOS Méditerranée a plus que triplé depuis 2020, pour atteindre 74. Le montant total des subventions versées à l’ONG par celles-ci a fort probablement augmenté dans les mêmes proportions.

Un élu RN du département de l’Hérault a récemment contesté devant le tribunal administratif de Montpellier l’attribution en juillet 2020 d’une subvention de 20 000 euros à l’association SOS Méditerranée (4). Il a invoqué à l’appui de sa requête le fait que la délibération accordant une subvention à l’ONG ne se rattache à aucun domaine d’intervention du département et ne concerne pas les bénéficiaires de l’aide sociale apportée par le département.

Son action en annulation a été non seulement rejetée, l’élu a été condamné aux dépens (5). Le tribunal administratif de Montpellier a estimé dans un jugement du 19 octobre 2021 que « l’association bénéficiaire poursuit une action internationale à caractère humanitaire, dans le respect des engagements internationaux de la France. Seules ces conditions étant requises par les dispositions précitées de l’article L. 1115-1 du Code général des collectivités territoriales, le département pouvait ainsi légalement lui octroyer la subvention en litige ».

Bien que le financement d’une ONG d’aide aux migrants en mer Méditerranée soit bien loin des missions des départements, le Code général des collectivités territoriales dispose que « les collectivités territoriales et leurs groupements peuvent mettre en œuvre ou soutenir toute action internationale annuelle ou pluriannuelle de coopération, d’aide au développement ou à caractère humanitaire ».

Proposition – Modifier le Code général des collectivités territoriales afin de ne plus permettre le financement d’actions humanitaires en dehors du ressort géographique de la collectivité considérée.

Dans un contexte de dépenses sociales en forte hausse, notamment en faveur des jeunes migrants via l’aide sociale à l’enfance, certaines collectivités ne peuvent à la fois demander plus de moyens à l’État et se disperser dans l’allocation de leurs ressources (6).

II – Les subventions versées aux associations ayant une mission de service public

Constat – L’État a délégué à des opérateurs privés la prise en charge des migrants (hébergement, actions socio-éducatives, etc.) (7). Certains d’entre eux n’hésitent pas à critiquer le gouvernement pour sa politique migratoire jugée parfois trop « ferme », en dépit du démenti cinglant apporté par les chiffres. Quand ils n’assignent tout simplement pas l’État en justice, comme cela a été le cas en 2016, afin d’augmenter le montant de l’allocation versée aux demandeurs d’asile (8).

France terre d’asile gère 34 centres d’accueil pour demandeurs d’asile. L’association fournit également un accompagnement juridique aux migrants et accompagne des « mineurs étrangers isolés » lors de leur entretien avec l’OFPRA. En 2020, l’association a perçu la modique somme de 70 millions d’euros au titre de son fonctionnement et de 26 millions d’euros de subventions et de participation. Le devoir de réserve ne semble pas applicable à cet opérateur de l’État : ses communiqués de presse sont souvent très critiques vis-à-vis de la politique migratoire du gouvernement (9).

La Cimade gère deux centres d’accueil de migrants. Elle propose également un accompagnement aux procédures juridiques que peuvent engager les étrangers. Mais l’activité de cette association ne se limite pas à une mission humanitaire. Ses prises de position publiques et militantes sont nombreuses, notamment lors de débats parlementaires sur des projets et propositions de lois sur l’immigration, à l’occasion de manifestations de sans-papiers, etc.

Pour lire la suite, c’est ici !

Salaire conditionné – Passe sanitaire : enfin une réaction des syndicats ?

Passe sanitaire travail

Malgré l’évidente inefficacité de sa gestion de la crise sanitaire, le gouvernement poursuit sa fuite en avant liberticide et envisage d’imposer le passe sanitaire à l’ensemble des salariés du secteur privé comme de la fonction publique. Syndicats et patronat se montrent réticents et inquiets face à cette mesure. Sauront-ils s’y opposer efficacement ?

Extrêmement – et étrangement – discrets sur la question de la gestion de la crise sanitaire et notamment des atteintes au droit du travail qu’elle a entraînées, les syndicats sont-ils enfin en train de se réveiller face au nouveau projet gouvernemental de « passe vaccinal » obligatoire pour pouvoir travailler ?

Il ne serait que temps à l’heure où le ministre du Travail, Elisabeth Borne, reçoit les partenaires sociaux pour évoquer l’éventuelle extension du passe sanitaire (qui sera certainement bientôt vaccinal si rien n’arrête le gouvernement…) à l’ensemble des salariés.

Une consultation de pure forme alors que le gouvernement, poursuivant sa fuite en avant malgré l’inefficacité avérée de sa politique, a déjà pris sa décision ? C’est ce que craint le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, qui, invité de France Info lundi matin, déclarait que « souvent, quand on nous demande notre avis, le choix est déjà fait ». Pour lui, l’imposition du passe sanitaire aux 25 millions de travailleurs des secteurs public et privé serait pourtant « absurde et totalement inefficace ». « Nous préférons renforcer les gestes barrières et inciter plus à la vaccination », a-t-il expliqué, insistant sur le rôle que la médecine du travail pouvait endosser dans celle-ci.

Actuellement, deux millions d’employés travaillant dans les hôtels, bars et restaurants sont déjà soumis à l’obligation de présenter leur passe sanitaire pour travailler. L’extension de ce système coercitif inquiète également le patronat qui aurait la charge de vérifier son application en mettant en place des contrôles à l’entrée des bureaux. Un pas supplémentaire vers une société pénitentiaire du contrôle permanent… Le président délégué du Medef, Patrick Martin, s’est ainsi légitimement interrogé dimanche dernier sur France Info : « Est-ce aux chefs d’entreprise d’exercer d’une certaine manière des pouvoirs de police en s’exposant à des peines très lourdes ? » En effet, un patron qui ne contrôlerait pas le passe sanitaire de ses employés pourrait encourir 45 000 euros d’amende et un an d’emprisonnement.

La sanction appliquée aux employés réfractaires pose également de nombreuses questions en matière de droit du travail. Leur contrat peut-il être suspendu, peuvent-ils être licenciés, si oui à quel titre et en bénéficiant ou non des droits au chômage ? Des perspectives particulièrement inquiétantes qui pourraient déboucher sur de véritables drames sociaux et humains.

C’est pourquoi les syndicats rejettent l’idée d’une nouvelle contrainte et préfèrent « l’incitation et la conviction », évoquant notamment la généralisation d’une « prime à la vaccination », déjà mise en place dans certaines entreprises.

Il ne reste plus qu’à espérer que les officines syndicales s’opposent efficacement à cette nouvelle mesure liberticide du gouvernement. C’est l’occasion pour elles de prouver qu’elles ne sont pas que d’encombrants vestiges d’un âge révolu, gérant leurs prébendes et ne s’agitant que défendre les avantages acquis de certaines catégories de travailleurs, mais qu’elles peuvent aussi jouer un véritable rôle de contre-pouvoir et de garde-fou face aux dérives totalitaires de l’exécutif.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 21 décembre 2021

Dominique Venner : un samouraï d’Occident – Les idées à l’endroit

22/12/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Dominique Venner (1935-2013) s’est donné la mort le 13 mai 2013 dans la cathédrale Notre-Dame de Paris. Soldat, activiste politique, « historien méditatif », sa vie, sa mort, son œuvre ont considérablement marqué des générations de militants, certes, mais aussi de lecteurs soucieux de l’histoire de leur patrie européenne.

A l’occasion de la parution du premier volume de ses « Carnets rebelles » publié par La Nouvelle Librairie, ses amis, parmi les plus proches, Alain de Benoist, Philippe Milliau, Jean-Yves Le Gallou, et son éditeur, François Bousquet, retracent son parcours politique et intellectuel. Un hommage, une espérance.


Vers le pass vaccinal ? TV Libertés a interrogé quelques Français dans la rue : Attention, accrochez vos ceintures, ça fait peur !

Covid-19, l’étrange défaite, par Maxime Tandonnet

Jean Castex

Il faut comprendre le désarroi des pouvoirs publics face à la tournure que prend l’épidémie. Ils s’attendaient à une « guerre courte » et annonçaient déjà, en mai 2020, l’émergence « d’un monde d’après ». A maintes reprises ils ont déclaré l’épidémie en recul. Mais deux ans après, à la mi-décembre 2021, elle bat son plein et l’Europe connaît l’une de ses plus fortes vagues du variant Delta, tout en faisant face à la menace d’une vague encore plus imprévisible du variant Omicron…. La vérité est que tous les remèdes ont jusqu’à présent échoué à apporter une solution durable: masque, confinement, couvre-feu, vaccin, passe sanitaire… L’Europe et le monde occidental sont désarçonnés par ce phénomène. La modernité toute puissante est défiée depuis deux ans par une évolution qui échappe à son contrôle. Alors, comme la vanité est tout de même la caractéristique dominante des hauts dirigeants de l’époque, ils paniquent et deviennent méchants.

L’annonce de la transformation du passe sanitaire en passe vaccinal donne le vertige. Ils ne peuvent pas déclarer le vaccin obligatoire. Une décision de ce type implique des responsabilités en cas d’accident lié à ce vaccin et le risque de devoir s’expliquer devant la justice. En outre, nonobstant le matraquage politico-médiatique, les effets du vaccin anticovid sont mal maîtrisés. Les gouvernants ont chanté pendant des mois que la double dose était efficace pour lutter contre la propagation de la maladie (discours selon lequel une immunité de 60% permettrait de juguler l’épidémie). Ils se sont trompés. On sait aujourd’hui que la double-dose n’empêche en rien la contagion. La nécessité d’une troisième dose n’avait jamais été prévue avant l’été dernier. Il est donc absurde de nier l’incertitude autour de ce vaccin. Certes ce dernier semble diminuer fortement le risque de forme grave du convid19, mais il n’est évidemment pas de la même nature que les vaccins qui éliminent complètement la maladie à coup sûr (variole). Cette incertitude sur les effets justifie que certaines personnes, pour des raisons médicales, puisse hésiter à y recourir.

En annonçant la transformation du passe sanitaire en passe vaccinal, le pouvoir semble avoir perdu la boussole du bien et du mal. En pleine panique (plus politique que sanitaire d’ailleurs) il assume de créer une société de parias ou toute une partie de la population sera reléguée dans un statut inférieur et privée des droits les plus élémentaires indispensables à une vie normale: prendre les transports, se rendre dans un spectacle ou certains services publics ou commerces. Il renonce donc au principe d’égalité des droits. Et cette population reléguée dans une sous-citoyenneté ne sera pas forcément si marginale dès lors que le passe vaccinal ne bénéficiera qu’aux personnes ayant reçu les trois doses.

Que des hauts dirigeants supposés éclairés par une culture de l’Etat de droit et de la démocratie puissent s’engager dans cette voie est sans doute l’aspect le plus stupéfiant de toute cette affaire. Par ailleurs, le fait que la double ou la triple vaccination n’empêche pas d’attraper et de propager la maladie prive le passe sanitaire ou vaccinal de toute efficacité ou légitimité et en fait même un outil contre-productif (en encourageant l’entassement de personnes qui sont vaccinées mais contagieuses). L’idée est toujours la même: nuire, cogner, blesser pour donner l’illusion de l’action et de la fermeté. Mais cette fois-ci, la faute de trop?

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

De Trump à Zemmour : il faut polariser !, par Clément Martin (Les Identitaires)

« Les demandeurs d’asile cherchant à entrer aux États-Unis par la frontière sud seront à nouveau renvoyés au Mexique le temps que leurs demandes soient constatées », nous apprend le Guardian (2 décembre 2021[1]). Si Biden avait promis une politique migratoire totalement différente, « en août, la Cour suprême a infligé un revers à l’administration démocrate et jugé que le programme devait être maintenu », rappelle La Presse le même jour[2].

Le rôle de la Cour suprême américaine, qui vérifie la conformité des lois à la constitution du pays, n’est pas sans rappeler celui des Gardiens de la constitution en Iran, composé de douze membres, et qui peut censurer des projets législatifs. Le trumpisme, plus qu’un style médiatique, fut la volonté, lorsque Donald Trump était au pouvoir, de laisser l’empreinte la plus durable possible. Contrairement aux tièdes hommes politiques de droite qui se pressent d’avaliser tous les saccages de la gauche, Trump a imposé son influence idéologique en prenant toute la place nécessaire.

Avec des juges nommés à vie, la Cour suprême américaine est une institution au pouvoir évident. Bien sûr, elle ne vote pas les lois. Mais son rôle d’arbitre imprime une certaine tendance à l’atmosphère politique et un encouragement aux militants d’une cause ou d’une autre. Si un chef doit évidemment gouverner pour tout un peuple, il ne doit pas pour autant s’enfermer dans un statu quo centriste destiné à ne pas faire de vague et qui, invariablement, déçoit ses soutiens sans gagner le cœur de l’adversaire. Le président Trump, comme Zemmour d’ailleurs, assumait la nécessité de la polarisation politique. Comme chef, il a fixé un cap. Comme candidat déclaré, Zemmour porte une vision.

L’objectif de Trump, et il doit être le même pour tout candidat qui promet un changement profond, était de ne rien céder à l’ennemi. Au contraire, faire à ce dernier le maximum de mal possible en le minimum de temps. Empiler pierre sur pierre tandis que chaque minute d’un mandat présidentiel est compté. Passer plus de temps à bâtir qu’à s’expliquer, à s’excuser pour mieux se renier à la fin. La polarisation sur des sujets aussi sensibles que l’immigration, le féminisme, la sécurité ou l’islamisation est absolument vitale. A une époque corsetée par le terrorisme intellectuel, il faut entrer dans le débat en fracassant tout ce qui peut l’être. L’opinion l’accepte, l’audimat le réclame et les idées progressent.

Malgré l’inconsistance de la droite et de la gauche molles, le clivage droite-gauche demeure une réalité intellectuelle. Il faut embrasser cette réalité et la charger d’une dose de polarisation nécessaire à agacer l’ennemi, à lui faire perdre patience. Le wokisme est peut-être le chant du cygne d’une gauche en mal de causes rassembleuses, puisqu’elle a abandonné les Français moyens au profit des clandestins. Ultra-minoritaire, la gauche activiste se fait hystérique. Schéma classique. C’est du pain bénit, saisissons-le et assumons haut et fort notre idéal : maîtres chez nous !

[1] https://www.theguardian.com/us-news/2021/dec/02/remain-in-mexico-biden-administration-immigration
[2] https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/2021-12-02/washington-reactive-des-mesures-migratoires-prises-sous-trump.php

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Passe vaccinal : l’étau se resserre autour des non-vaccinés, par Franck Deletraz

pass vaccinal

Vendredi dernier, le gouvernement a sombré encore un peu plus dans la dictature sanitaire : intervenant à l’issue d’un énième « conseil de défense », le Premier ministre Castex a en effet annoncé la présentation, début janvier, d’un projet de loi prévoyant tout bonnement la transformation du passe sanitaire en passe vaccinal. Une mesure qui, si elle est adoptée, entraînera immédiatement l’exclusion de la quasi-totalité des lieux publics de nos compatriotes non vaccinés, ceux-ci n’ayant même plus la possibilité de présenter un test négatif ou un certificat de guérison. Surprise ? Pas vraiment : alors qu’il y a un an, presque jour pour jour, le menteur Macron jurait sur Twitter que « le vaccin ne sera pas obligatoire », l’exécutif n’a cessé depuis de multiplier les mesures discriminatoires à l’encontre des Français non piqués, reléguant ainsi honteusement ceux-ci au rang de pestiférés ! Et ce n’est pas fini : la prochaine étape sera évidemment l’obligation vaccinale pour tous.

Essayant de justifier ce nouveau projet liberticide, Castex n’a pas hésité, lui non plus, à user de manière éhontée du mensonge, en expliquant notamment qu’« il n’est pas admissible que le refus de quelques millions de Français de se faire vacciner mette en risque la vie de tout un pays ». Une affirmation profondément malhonnête puisque, comme chacun sait, leur vaccin, présenté comme un remède miracle depuis des mois, n’empêche nullement ceux qui l’ont reçu d’être contaminés ni de contaminer les autres ! De sorte que, malgré leurs déclarations, les autorités seraient bien en peine de prouver scientifiquement la responsabilité des non-vaccinés dans l’actuelle propagation du virus. Ce qui ne les empêche pourtant pas de préparer un nouveau tour de vis contre ces derniers. C’est ainsi que, si ce projet de loi est adopté, ce nouveau passe vaccinal interdira aux millions de Français non vaccinés l’accès à la plupart des lieux publics. A commencer par les bars et restaurants (y compris en terrasse), les cinémas et autres lieux culturels, les lieux de loisirs, les établissements de santé, ainsi que les longs trajets en avion, en car ou en train.

D’autre part, si le Premier ministre a laissé entendre que ce nouveau passe ne serait pas nécessaire dans le métro ou encore dans les écoles, l’exécutif, sous la pression des ministres de la Santé et du Travail, étudierait actuellement la possibilité d’imposer en entreprise le passe sanitaire ! Une question jugée « légitime » par Véran, qui a expliqué sur France Inter : « On ne peut pas empêcher les gens de travailler s’ils ne sont pas vaccinés, mais on peut exiger d’eux qu’ils passent un test s’ils ne sont pas vaccinés. » Et le « taliban de la vaccination » d’ajouter alors : « Je vais encore plus loin, je pense que dans le débat parlementaire, on peut reposer la question du contrôle d’identité associé au contrôle du passe » ! Une mesure qui avait pourtant été écartée en juillet dernier lors de l’extension du passe sanitaire aux bars, restaurants et autres cinémas…

Véran avoue une « obligation vaccinale déguisée » !

En attendant, interrogé samedi par les journalistes de Brut, Véran a fini par avouer ce que tous les Français avaient parfaitement compris la veille : à savoir que le basculement du passe sanitaire vers le passe vaccinal n’était pas autre chose qu’une « forme déguisée d’obligation vaccinale » décidée par le gouvernement. Une malhonnêteté d’ailleurs totalement assumée par le ministre de la Santé, qui est même allé jusqu’à expliquer que la formule retenue par l’exécutif était « plus efficace » qu’une obligation vaccinale classique… Quoi qu’il en soit, l’annonce par Castex du renforcement de l’ostracisation dont souffrent déjà les Français refusant la vaccination a immédiatement fait réagir les candidats de la droite nationale. Comme Marine Le Pen qui, dans un tweet accompagnant le message de Macron affirmant l’an dernier que le vaccin ne serait pas obligatoire, a dénoncé avec force une « mesure disproportionnée » qui « condamne à la mort sociale les Français qui ne sont pas vaccinés ». Ou encore Eric Zemmour qui, après avoir rappelé que « les Français sont déjà largement vaccinés », a vu aussi, et à juste titre, dans « le durcissement installé avec ce passe vaccinal », la volonté du gouvernement d’« instaurer une lutte des classes vaccinale, afin d’empêcher les Français de s’intéresser aux sujets sur lesquels Emmanuel Macron est en difficulté ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 17 décembre 2021

Reportage : Disparaître – Sous les radars des algorithmes

21/12/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Comment protéger ses activités numériques de la surveillance et de la malveillance ? Un panorama didactique des solutions alternatives à la portée de tous.

« Nos libertés sont en train de s’évaporer sous nos yeux« , s’alarme une jeune chercheuse hongkongaise. Tous les jours, les données personnelles que chacun laisse sur les outils gracieusement mis à sa disposition par les Gafam – messageries instantanées, réseaux sociaux, navigateurs, moteurs de recherche, services de cartographie en ligne et de géolocalisation… – fragilisent le droit à la vie privée. À des degrés divers, l’activité numérique nous expose à de multiples risques : hacking, espionnage commercial, policier ou étatique, cyberharcèlement… Dès lors, comment échapper en ligne à la surveillance et à la malveillance ?

Découvrez ce reportage diffusé sur Arte : https://www.arte.tv/fr/videos/100750-000-A/disparaitre-sous-les-radars-des-algorithmes/

Tribune d’Eric Zemmour : “J’accuse Emmanuel Macron et son gouvernement d’instrumentaliser la crise sanitaire”

Mathieu Bock-Côté : l’homme qui défie les bien-pensants

Mathieu Bock-Côté

21/12/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Mathieu Bock-Côté était l’invité de Livre Noir. Le sociologue québécois, à l’accent fleuri, au débit de parole rapide et aux formules acérées parle de son combat contre la bien pensance.

D’abord considéré comme une doublure d’Eric Zemmour sur Cnews, il a réussi à imprimer sa marque à son émission, et son arrivée dans le paysage médiatique français est un succès. Il nous livre ici la clé de son armurerie pour gagner la guérilla culturelle.


Les grandes villes sont-elles des poubelles ?, par Clément Martin (Les Identitaires)

grandes villes

Stéphane Bern a ainsi justifié son départ de la capitale : « Paris est une poubelle ». Dans une lettre ouverte au maire de Paris, Anne Hidalgo, il lançait un cri d’alarme, en même temps qu’une supplique. « Chère Anne, réveillez la beauté de cette ville. Restaurez son prestige, son attrait, sa qualité de vie ».

Ces déclarations interviennent dans le sillage du travail réalisé par les lanceurs d’alerte de « SaccageParis », qui publient régulièrement des photos de la dégradation de la Ville Lumière sur les réseaux sociaux. Paris a connu un double-mouvement de gentrification, ou d’ « embourgeoisement », et d’africanisation. Les bobos côtoient les immigrés dans une ville où élever une famille dans des conditions décentes et à loyer abordable est rendu impossible. La classe moyenne est sacrifiée par la nouvelle réalité sociologique : la tenaille islamo-gauchiste. Les Blancs pauvres n’ont d’autre choix que la banlieue, gangrénée par la drogue et l’islamisme, ou le périurbain et la ruralité. C’est d’ailleurs le choix fait par Stéphane Bern.

On compare souvent la France actuelle à l’empire romain agonisant. Il faudrait toutefois rappeler que le cosmopolitisme qui régnait dans la Cité Eternelle était le reflet de sa force militaire : Rome était capitale d’un empire alors que Paris est la vitrine d’un pays remplacé. Les deux situations sont bien différentes. Il est objectivement très difficile d’imaginer l’avenir dans ces villes grises, polluées, bétonisées à outrance, africanisées, dangereuses et hostiles aux familles, surtout nombreuses.

Le constat de Stéphane Bern peut concerner bien d’autres villes en France. Les grandes villes sont-elles condamnées à la tiers-mondisation ? Et les moyennes doivent-elles suivre fatalement le modèle des métropoles ? C’est une tendance lourde. Le règne de l’impunité en toutes choses est une réalité qu’aucune majorité municipale ne semble pouvoir, ou vouloir, enrayer : voirie déficiente, laideur urbaine, patrimoine négligé, insécurité permanente… Le modèle urbain, la cité, la polis en grec, est pourtant le fruit du génie antique européen. De l’agora grecque au forum romain, la ville est le lieu du rassemblement des volontés éclairées, où se réunissent les membres actifs de la Cité, ceux déterminés à jouer un rôle dans l’avenir de leur lieu de vie. Mais la démocratie directe et locale de la Grèce antique s’exprimait dans des villes beaucoup plus petites et la population était soudée par des valeurs jugées « sacrées », immémoriales, que les lois ne remettaient jamais en cause. La population, d’autre part, était homogène.

Il y a donc des facteurs à la fois structurels (de taille, notamment), spirituels, ethniques et culturels à prendre en compte. Il n’y a qu’en revenant à une forme de mesure, dans la taille et la composition des villes, que celles-ci redeviendront vivables. En attendant, c’est à la campagne ou dans le périurbain doté d’une identité originale, et non simple réserve-dortoir, que les Français peuvent espérer retrouver un cadre de vie sain et fécond.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Les Corsaires : pour combattre les Sleeping Giants, la riposte s’organise !

Les Corsaires

20/12/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Un mouvement spontané numérique est né : les Corsaires. Pour défendre la liberté d’expression menacée par les Sleeping Giants, ces activistes numériques qui s’attaquent à Boulevard Voltaire mais aussi à Valeurs actuelles et à CNews en faisant pression sur leurs annonceurs. Au tour des Corsaires d’interpeller les marques ! Explications et décryptage.

Pour rejoindre les rangs des Corsaires : corsairesdefrance.com