Variants, recombinaisons: les risques de la vaccination de masse, par le Dr Christian Vélot

Dr Christian Vélot

28/12/2021 – FRANCE (NOVOpress)
La campagne « vaccinale » contre le Covid-19 a été lancée en France il y a tout juste un an. Pourtant, 2022 s’annonce sous les mêmes auspices que 2021. Le gouvernement agite les peurs en brandissant l’explosion de cas de contaminations, les médecins de plateaux TV annoncent toujours plus de patients en réanimation. Tous pointent un responsable importé d’Afrique du Sud : le variant Omicron.

Le docteur Christian Vélot, généticien moléculaire, nous explique les conséquences de la vaccination sur le virus du SarsCov2. Des mutations aux recombinaisons virales, la vaccination de masse en période épidémique est-elle une solution rationnelle ? Réponse tout de suite !


Immersion avec Eric Zemmour à la campagne [ + Entretien ]

zemmour campagne

28/12/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Zemmour est dans le pré ! Plus précisément dans une cressonnière, cultivée de père en fils par une famille de maraîchers. Visite sous les serres par Jean-Yves Simian qui dirige l’exploitation, échanges sans concession avec d’autres agriculteurs au sujet de la pénibilité de leur métier, de la difficulté de transmettre, mais aussi de la fierté de nourrir les hommes.

Enfin, Éric Zemmour a accordé un entretien exclusif et apaisé, au coin d’un feu de cheminée, autour de la ruralité, de ses souvenirs de Noël, de la rudesse et de l’intensité de ses premières semaines en tant que candidat. Plongez avec nous au coeur de la campagne présidentielle, auprès d’un de ses candidats les plus emblématiques !

Reportage réalisé le mardi 21 décembre 2021.


“Des mesures punitives” : l’opposition s’insurge des nouvelles restrictions contre le Covid-19

Le wokistan perd les pédales

wokisme

Pour qui a l’occasion de discuter avec des jeunes wokistes autour d’un verre, ce qui saute aux yeux, ce n’est pas seulement leur étroitesse d’esprit idéologique, mais aussi leur aveuglement face à de dangereuses contradictions…
Eric Fabry a bu un verre avec des woke.

Il y a quelques jours ma colocataire, à peine plus jeune que moi (22 ans), me propose d’aller boire un verre. « Des amis vont nous rejoindre » précise-t-elle. Une douce soirée en perspective. Tous étudiants en école de graphisme, lesdits amis, entre 19 et 21 ans, se montrent assez sympathiques et agréables. Des pintes sont commandées mais un débat arrive, avant elles, sur la table.

TERF : les méchantes

Que faut-il penser des féministes qui reprochent aux trans de nuire au combat féministe ? Celles que les plus radicaux appellent les « TERF » (Trans-exclusionary radical feminist).
Si j’ai bien compris, ce qui est farouchement reproché à ces « TERF », c’est d’une part qu’elles considèrent que la femme se définit avant tout d’un point de vue biologique, et d’autre part qu’elles désapprouvent que les femmes transgenres essayent par tous les moyens d’affirmer leur identité féminine en se calquant sur des stéréotypes de genre – cheveux longs, poitrines proéminentes, etc. Des femmes trans qui, par principe, exigent de concourir dans la catégorie féminine dans des compétitions sportives; qui exigent d’avoir accès aux espaces normalement réservés aux femmes biologiques, comme les toilettes, les prisons, ou les foyers d’accueil pour femmes victimes de violence…; et qui vont parfois jusqu’à qualifier les lesbiennes qui refusent d’avoir des relations sexuelles avec elles de “transphobes”!
J.K Rowling est par exemple classée parmi les « TERF », puisqu’elle préfère dire “femme” plutôt que “personnes qui ont leurs règles”. En somme, les TERF ne sont pas assez fluides.

Je me sens vite affligé par ce débat. J’aurais dû rugir mais je me suis fait tout petit, pour ne pas gêner ma colocataire que j’adore. « Les féministes transphobes ça me dégoûte », dit l’une des amies. « Elles sont dépassées mais on leur doit beaucoup » répond une autre.

Les prénoms, toujours les prénoms…

Les discussions se poursuivent, plus woke les unes que les autres, recouvertes par le magma d’une “cancel culture” qui calcine tout sur son passage. On me demande mon avis, j’essaye d’aller vers le bon sens : on me regarde avec de gros yeux.

Puis, je ne me souviens plus par quel tunnel de la sémantique wokiste surgit une discussion étonnante. Voilà nos futurs graphistes qui se moquent d’Elon Musk, parce que celui-ci a appelé l’un de ses fils (le petit dernier) par un prénom pour le moins hors du commun : « X Æ A-12 ».
« Il a cru qu’on était en 2630 ? », « c’est un humain son gosse, pas un robot bordel ! », puis-je alors entendre, entre autres railleries, dans la bouche de mes nouveaux amis woke.

Voilà donc l’une des sources du problème. Ils ne voient pas qu’Elon Musk est simplement en avance sur eux. Ils ne voient pas le lien entre leur dégoût pour les « TERF » et le prénom délirant que porte le fils du milliardaire. Ils ne savent pas que les transhumanistes sont les rois de la déconstruction, qu’ils défendent une fluidification totale du genre et du sexe, en même temps que la disparition des patronymes familiaux. L’un des papes du transhumanisme californien a changé de nom pour s’appeler « Max More », et sa femme « Natasha Vita-More ». L’un des premiers transhumanistes, mort en l’an 2000, s’était baptisé « FM-2030 ». Le but étant de détacher l’individu de toutes les sortes d’héritages et de conventions qui sont autant de reliques du “passé tribal de l’humanité” : la famille, la nation, la civilisation…

Peut-être que les amis de ma colocataire défendront, dans quelques années (espérons le plus tard possible), le droit à chacun de se nommer comme il le souhaite, y compris « X Æ A-12 », « Pastèque » ou « Danse-avec-les-loups ».

Pour l’instant, il leur reste visiblement quelques grammes de bon sens… Sont-ils au courant que Zemmour veut s’en tenir aux prénoms du calendrier ?

Tribune reprise de Causeur

Des anciens de Sciences-Po Grenoble dénoncent le “combat idéologique” d’“étudiants militants”

Boulevard Voltaire a suivi la visite surprise d’Éric Zemmour en Côte d’Ivoire

Éric Zemmour

Ce 23 décembre, Éric Zemmour, accompagné de son directeur de campagne et de sa directrice de la stratégie, a effectué une visite brève mais dense à Abidjan. Sans protocole officiel ni effet d’annonce médiatique, car le terrain de cette opération n’était pas celui d’une communication publique. Il s’agissait, pour le candidat Zemmour, davantage familier des cultures maghrébines que de celles d’Afrique noire, de s’imprégner des réalités des terrains socio-politiques et économiques en Afrique francophone.

Le double objectif de sa visite était, d’une part, d’élaborer une nouvelle politique africaine volontariste et décomplexée de la France en se préparant résolument à une possible fonction présidentielle, futur chef des armées et défenseur des intérêts nationaux. D’autre part, de prendre en compte la situation concrète des Français à l’étranger (plutôt que « de l’étranger »), soit environ 2,5 millions d’électeurs contribuables.

Les deux points forts de cette tournée de campagne ont été la visite aux Forces françaises en Côte d’Ivoire (FFCI) puis une causerie informelle avec des Français de l’étranger, de 15h à 17h. L’équipe de campagne est repartie en soirée par le dernier vol Air France.

Le contexte de cette visite impromptue est révélateur à plus d’un titre du fait qu’Éric Zemmour ne laisse décidément personne indifférent.

Les jours précédant cette visite et jusqu’à son arrivée la veille au soir, les rumeurs les plus spéculatives ont vite enflé dans les rédactions de médias français à l’affut d’un scoop, avides du moindre détail spectaculaire ou insignifiant et relayant sans recul ni confirmation les informations les plus fantaisistes. Le parcours du combattant Zemmour était semé d’obstacles, prévisibles ou imprévus. Coup de pied de l’âne peu éthique, des consignes ministérielles inopinées ont tenté de gêner sa visite en annulant au dernier moment une autorisation écrite de réaliser des images sur le site des FFCI, ainsi que de circuler librement parmi les tables lors du déjeuner ponctuant une visite d’ateliers de présentation.

Avant même l’arrivée d’Éric Zemmour, une personne de la fonction publique avait tenté en vain d’alerter les autorités ivoiriennes d’un risque sécuritaire, avec de supposés troubles sociaux à l’arrivée à Abidjan. Scenario surréaliste contredit par les faits, quand on sait combien sont populaires en Afrique les valeurs d’un dirigeant fort, attaché à défendre en priorité l’identité et la culture de son peuple et les intérêts de son pays. Finalement, le parcours a pu être déminé et tout s’est bien passé.

Lors des échanges avec les militaires français, sous haute surveillance et forte pression ministérielle, le courant est très bien passé avec un homme accessible, spontané et chaleureux, attaché à replacer l’outil de défense, « l’un des derniers remparts et fer de lance de notre civilisation », à une place crédible et indépendante pour préserver notre souveraineté nationale. Avec la profondeur historique qu’on lui connaît, il a rappelé que c’est la première fois depuis la guerre de Cent ans (il y a six cents ans) que la France n’est plus autonome pour équiper et armer ses troupes. La spontanéité des échanges a été inversement proportionnelle au grade de ses interlocuteurs et Éric Zemmour a pu constater que les légionnaires et les parachutistes de tous grades qui constituent actuellement le pilier opérationnel des FFCI, y compris non naturalisés, sont prêts à intervenir dans tous les scenarii sans état d’âme ni exception pour défendre la France.

Détail affligeant, il a ainsi appris, navré, que les procédures de naturalisation de légionnaires étrangers blessés en mission pour la France, sont plus incertaines et longues que celles accordées sans condition à des immigrés clandestins indifférents voire hostiles à la France.

Pour lire la suite, c’est ici !

Noël en sursis : responsabilité individuelle et totalitarisme, par Clément Martin (Les Identitaires)

sapin noël

Une tribune parue le 24 décembre 2021 et qui nous semble intéressant de relayer même après les fêtes de Noël. D’autant plus que le gouvernement a – comme l’année dernière – lancé le slogan « auver Noël » pour mieux faire passer de nouvelles mesures liberticides.


Pour la philosophe Hannah Arendt, le totalitarisme n’est pas nécessairement un régime politique, comme le IIIe Reich, l’URSS ou le régime nord-coréen. C’est une dynamique, une tendance sociale impulsée et mise en œuvre par différents acteurs : gouvernement, médias, artistes, enseignants, etc. Le totalitarisme peut donc se développer dans l’opinion publique sans contrainte aussi forte que des peines de prison ou des exécutions sommaires. Il suffit de conserver les vagues apparences d’un Etat de droit comme le nôtre et, concrètement, de pourrir la vie des gens au quotidien par l’introduction d’un « Pass sanitaire ». Vaille que vaille, on s’y soumet par manque de conscience politique générale, d’attachement aux libertés, d’organisation et de solidarité dans la résistance…

Le totalitarisme se distingue, de surcroît, par son caractère totalisant : une idée, ou une idéologie, s’appliquant à tous les domaines de la vie (couple, éducation, culture, aménagement urbain…) est totalitaire. L’antiracisme est devenu totalitaire, le « communisme du XXIe siècle » selon Renaud Camus. Apologie du métissage dans la publicité, « métissage culinaire » à la mode, enseignement de « l’ouverture à l’Autre » à l’école, etc.

Un nouveau totalitarisme a surgi : le covidisme. Soit la peur irraisonnée d’une maladie qui peut, certes, foudroyer certaines personnes fragiles, surtout les séniors atteints de comorbidité. Mais dont les mesures d’endiguement (confinement, isolement, fermetures d’écoles, Passe sanitaire) provoquent un trouble social plus néfaste que le mal lui-même. Il n’y a qu’à voir l’explosion de la consommation d’antidépresseurs, les retards de langage chez les enfants confrontés à des enseignants en masque, les couples et les familles victimes de violence domestique, les suicides, etc.

Comme l’an dernier, Noël est en sursis. Comme l’an dernier, on se demande s’il faudra couper la bûche en deux et manger dans deux pièces différentes, ainsi que le proposait Rémi Salomon, président de la commission médicale d’établissement de l’AP-HP[1]. « Noël menacé par la 5e vague de Covid ? Cela dépend de nous, alertent les chercheurs ». Voici le titre d’un article du Huffington Post[2], révélateur d’une mentalité culpabilisatrice à l’égard des Français. Autrefois, le totalitarisme s’affichait franchement : le « guide suprême » assumait sa volonté de domination pour, disait-il, le « bien du peuple ». Désormais, les privations de liberté ne seraient que la conséquence malheureuse du mauvais comportement des réfractaires au covidisme. Ou comment, selon la logique plutôt libérale du couple liberté-responsabilité, on arrive finalement à justifier le totalitarisme.

Ce dévoiement intellectuel touchera bientôt tous les domaines. On parle déjà, la ministre de la Transition énergétique Barbara Pompili l’a promis, d’interdire l’accès aux centres-villes pour les « voitures polluantes »[3]. En attendant, pourquoi pas, un passe sur la consommation éco-responsable pour limiter la consommation des gens, chose d’autant plus facile à mettre en œuvre si l’on fait progressivement disparaître les espèces. On n’a jamais autant limité les libertés des gens au nom même de la responsabilité individuelle. Cela porte un nom et a déjà été analysé au XVIe siècle par Etienne de la Boétie : la servitude volontaire.

[1] 24 novembre 2020, https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/confinement/video-confinement-a-noel-on-coupe-la-buche-en-deux-et-papy-et-mamie-mangent-dans-la-cuisine-preconise-le-professeur-salomon_4193521.html
[2] 3 décembre 2021, https://www.huffingtonpost.fr/entry/noel-menace-par-la-5e-vague-de-covid-cela-depend-de-nous-alertent-les-chercheurs_fr_61a8c04ce4b0451e5511e84a
[3] France Info, 28 mars 2021, https://www.fdesouche.com/2021/03/28/loi-climat-et-resilience-les-vehicules-pas-assez-propres-seront-interdits-de-centre-ville-dans-les-grandes-villes

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Un Noël identitaire, par Clément Martin (Les Identitaires)

Noël identitaire

Noël est l’un des piliers de la culture européenne. Chez les Romains, entre le 17 et le 23 décembre, soit une semaine avant le solstice d’hiver, on fêtait les Saturnales, occasions de réjouissances familiales et populaires. Avec l’allongement du jour, on célébrait l’annonce du retour de la vie. Repas et cadeaux échangés réunissaient les gens, les plantes vertes (le gui, le houx…) peuplaient les maisons. Le Noël chrétien, depuis que saint Boniface au VIe siècle a décoré un sapin sur une colline en signe de bénédiction, a repris le fil de cette tradition en l’orientant vers la naissance de Jésus-Christ : la Nativité. D’où l’espagnol Feliz Navidad, qui illustre mieux que notre « Noël » la dimension chrétienne de la fête.

A ces échos profonds de l’âme européenne s’est greffée un venin. Celui du consumérisme. Saint Nicolas, importé par les Néerlandais en Amérique, s’est peu à peu laïcisé pour devenir le « Père Noël », reprise d’un poème du 19e siècle, et incarner l’image de marque de Coca Cola. Noël se fête depuis sous les auspices du matérialisme. Il est assez logique que de renoncement identitaire en renoncement identitaire, Noël se soumette à l’idéologie totalitaire de l’inclusivité : « Bonnes fêtes de fin d’année » a remplacé « Joyeux Noël », inacceptable pour des non-chrétiens.

Pour la plupart des gens, les cadeaux échangés, dans une débauche de bons sentiments visqueux, sont source de bonheur. Si l’échange d’attentions bienveillantes est une bonne chose, nous en sommes loin aujourd’hui, quand on voit le succès de la revente des cadeaux décevants… Il y a une alternative : un Noël identitaire.

Un Noël identitaire est d’abord enraciné. Toutes les provinces de France ont une façon de célébrer Noël, et cela commence dès le début du mois de décembre, tandis que s’ouvre l’Avent. En Provence, le 4 décembre, jour de la sainte Barbe (patronne des artificiers et de tous les métiers du feu), on fait semer dans l’eau un peu de blé destiné à orner les crèches. Les santons, tradition qui a conquis le monde, sont un décor populaire, lieu de rassemblement familial chaleureux. Le Noël identitaire est d’abord communautaire. La saint Nicolas, le 6 décembre, est déjà l’occasion (surtout en Alsace, Lorraine et dans les régions germaniques) d’offrir des cadeaux aux enfants, puisque l’évêque de Myre est le patron des écoliers et l’ami de tous les enfants. On lui prête notamment le sauvetage de trois malheureux enlevés par un boucher peu scrupuleux…

Le sapin, la couronne de l’Avent, les chants, les visites de marchés de producteurs : l’Avent, période d’attente menant à Noël, déroule son tapis rouge riche en occasions de se retrouver. A Noël, raconte Frédéric Mistral, toutes les générations se retrouvent autour du feu pour évoquer l’histoire de la famille et chanter la gloire des aïeux. Le rituel est l’âme d’un peuple. Il exprime ce que de grands discours ne peuvent dire. Nous sommes à la fois corps, âme et esprit : lorsque seul le cérébral est valorisé, on perd en incarnation, en enracinement. Toute idée s’enracine dans une chair, c’est-à-dire une tradition.

« Vivre selon notre tradition, écrivait Dominique Venner (Histoire et Tradition des Européens, 2002), c’est se conformer à l’idéal qu’elle incarne, cultiver l’excellence par rapport à sa nature, retrouver ses racines, transmettre l’héritage, être solidaire des siens. » Joyeux Noël !

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Invasion, charia, halal, dhimmis… L’islam dévoilé !

islam priere

Deux ouvrages très récents abordent frontalement un sujet sensible : L’islam sans voile : ouvrez les yeux d’Alain de Peretti (éditions La Nouvelle Librairie, collection « Cartouches » de l’Institut Iliade, 78 pages, 7 euros) et L’islam est-il notre avenir ? de Jean-Louis Harouel (éditions La Nouvelle Librairie, 277 pages, 17 euros). À l’heure où le thème du « grand remplacement » anime les débats de la campagne électorale présidentielle, deux auteurs expriment des vues pessimistes sur la possibilité d’un « vivre-ensemble » paisible entre la population française « de souche » et les diverses communautés musulmanes présentes dans notre pays.
Une tribune signée Johan Hardoy.

L’Islam sans voile

Alain de Peretti est vétérinaire et président de l’association Vigilance Halal. À ce titre, ce lanceur d’alerte est l’auteur du livre Vérités sur la viande halal, paru en 2014.

Son dernier essai rend compte des défis que représentent le « grand remplacement » et les bouleversements civilisationnels qu’il entraîne.

Dans la préface, l’historien Philippe Conrad (bien connu des lecteurs de Polémia) revient sur les conflits et oppositions culturels qui ont marqué l’histoire des relations entre les civilisations européenne et musulmane, tout en défendant l’idée que ces événements historiques confortent la pertinence du concept du « choc des civilisations » développé par le professeur américain Samuel Huntington.

Bien qu’il ne soit pas politiquement correct de le remarquer, Alain de Peretti constate que l’arrivée massive de populations musulmanes depuis les années 1970 pose des problèmes inédits sur notre territoire. Ces derniers sont volontairement ignorés par les « élites », d’autant que l’islam, malgré son rejet par une large partie de la population, reste perçu comme une religion analogue au christianisme dans l’inconscient collectif.

Après une première partie proposant des définitions et des commentaires sur des notions de base de la religion musulmane, l’auteur envisage les conséquences pratiques que celle-ci entraîne au quotidien pour ses adeptes. La « vie sous la charia » détermine ainsi un ensemble très rigide de règles comportementales, relationnelles (notamment avec les femmes), vestimentaires, financières, funéraires, etc., incompatibles avec la tradition d’assimilation française.

À ceux qui mettent en avant la grandeur de la période de la domination musulmane sur la péninsule ibérique durant plus de sept siècles, Alain de Peretti rétorque que l’islam a, au contraire, éteint progressivement toutes les brillantes cultures qu’il a colonisées. Au fur et à mesure que cette religion s’imposait dans les mœurs et dans les cœurs, la splendeur d’al-Andalus s’éteignait ainsi peu à peu.

De nos jours, les « savants » de l’université égyptienne d’al Azhar enseignent encore que notre planète est plate et que le soleil tourne autour d’elle.

Par ailleurs, l’oppression mentale exercée sur les disciples dès l’enfance tend à générer des comportements violents et antisociaux.

Des points de vue politique et culturel, cette religion conquérante constitue une idéologie totalisante et totalitaire. Sa résurgence historique a été favorisée par plusieurs facteurs tels que l’immigration, la démographie, l’afflux des pétrodollars ainsi que par l’activisme islamo-gauchiste dans nos pays qui en a fait la religion des opprimés en croyant y trouver un substitut à un prolétariat disparu et un moyen puissant de détruire l’ancien monde européen.

L’islam est-il notre avenir ?

Jean-Louis Harouel, qui est professeur émérite d’histoire du droit à l’université Panthéon-Assas, a publié une vingtaine d’ouvrages remarqués qui proposent des réflexions utiles sur des sujets aussi divers que la spiritualité, la culture, les arts, les droits de l’homme, la peine de mort ou le droit de l’urbanisme.
Son nouveau livre débute sur des constats relatifs à la permanence d’actes terroristes sur notre sol, à la présence croissante d’une importante population musulmane et aux difficultés rencontrées par le modèle français d’assimilation.

De fait, alors que la vie collective dans notre pays est, depuis plus d’un siècle, sortie du christianisme, une nouvelle religion, radicalement étrangère à notre civilisation et à nos habitudes mentales, s’est installée chez nous en prétendant structurer les relations sociales.

L’auteur observe ainsi l’existence sur le sol français d’un véritable « pays musulman » dans lequel les fidèles obtiennent la satisfaction de leurs revendications cultuelles, vestimentaires, alimentaires, etc., tout en présentant tout refus de leurs nouvelles exigences comme discriminatoire. Dans le même temps, la crainte des pouvoirs publics d’être accusés de stigmatiser les musulmans entraîne toutes les reculades des autorités.

En outre, les dirigeants de l’Union européenne comme ceux des pays de l’Europe occidentale s’évertuent à nier que l’islam constitue une civilisation et non une simple religion.

L’histoire européenne est pourtant riche en conflits avec le monde musulman. C’est en repoussant ses entreprises conquérantes que l’Europe est restée elle-même. Certes, la conquête actuelle ne se fait plus par les armes mais elle n’en demeure pas moins une conquête.

Selon le maître à penser des Frères musulmans, le cheikh Youssef al-Qaradâwî, l’islam est « religion et État, foi et loi, culte et commandement, Livre et épée, prière et djihad, tout à la fois, sans division aucune ». Le plan de cette confrérie consiste explicitement à conquérir notre continent soit par la formation d’enclaves, soit par le basculement de pays entiers.

Lorsqu’il s’empare d’un territoire, l’islam ne tolère les chrétiens et les juifs que comme dhimmis, une population de seconde zone qui doit payer la jizya (un impôt qui s’apparente à un racket de protection) et subir diverses vexations liées aux relations avec les musulmans ou à des spécificités vestimentaires.

Par ailleurs, le Coran est le socle d’une infériorité des femmes résultant prétendument de la volonté divine. Même la Tunisie modernisée par Habib Bourguiba, qui avait proscrit la polygamie et la répudiation, ne s’est pas risquée à supprimer la règle successorale qui attribue une part double aux héritiers mâles.

Certes, bien des personnes de confession ou d’origine musulmane ne se sentent nullement ennemies de la France, mais leur religion en tant que corps de doctrine l’est bel et bien. Sauf pour une étroite minorité, l’intégration des populations immigrées originaires des pays musulmans est inversement proportionnelle à leur attachement à l’islam.

Tels sont les principaux ressorts de ce que le président Macron a nommé, en octobre 2020, « le séparatisme islamiste ».

Il est donc nécessaire de réintégrer à la France ce pays étranger qui s’est constitué sur son sol. Jean-Louis Harouel préconise de rompre avec l’obsession de « l’ouverture à l’autre » issue de la sacralisation des droits de l’homme (il n’est d’ailleurs plus question du citoyen depuis la Déclaration universelle de 1948). Cette nouvelle « religion humanitaire », qui ne considère plus comme légitimes que l’individu et l’humanité, est désormais hostile à la souveraineté du peuple et à ses libertés.

[Note de Johan Hardoy : il arrive pourtant, quand d’autres « intérêts » sont en jeu, que des entorses graves aux principes de cette « religion » soient largement tolérées, comme on l’a vu lors de la répression violente du mouvement des Gilets jaunes ou avec les contraintes liberticides prises à l’égard des non vaccinés. Mais cela est une autre histoire…]

L’identité européenne a été façonnée par le christianisme qui a apporté les bases d’une doctrine « laïque » en consacrant le principe de l’autonomie du politique dans sa sphère. Ce patrimoine spirituel commun a permis l’essor culturel, économique, scientifique et technique des nations européennes. Ces dernières doivent désormais se rassembler face au péril mortel que constitue une religion qui ignore le principe de la disjonction du spirituel et du temporel, historiquement créateur de liberté pour l’individu.

Tribune reprise de Polémia

En 2022 tout peut arriver : quel embarras !, par Philippe Bilger

marine le pen macron

Dire que certains, des spécialistes la plupart du temps, nous annonçaient doctement que la campagne présidentielle de 2022 serait insipide puisque tout était joué quasiment !

L’incertitude est venue faire exploser ces convictions qui résumaient l’opinion autant qu’ils la fabriquaient.

La droitisation, un constat dont on fait une tare, monte ; mais quel scandale que cette société qui ose s’affranchir d’idéologies « progressistes » à ne jamais remettre en cause !

Dans le désordre et l’effervescence, plus créateurs que tous les pronostics, un incroyable mélange qui fait fi des conventions, des habitudes et des conformismes. Le citoyen est bousculé comme le pouvoir.

Le dynamiteur en chef Eric Zemmour, qui ne s’est plus contenté des pensées radicales qu’avec d’autres il partageait, mais qui a changé la donne en les exprimant aussi brutalement que sincèrement.

L’irruption, sans l’ombre d’une mauvaise conscience, de partialités médiatiques heureuses de jeter par-dessus bord des années d’honnêteté, parfois il est vrai à peine respectée.

Une inimaginable grossièreté, fond et forme, dans beaucoup de débats et dans les coulisses de ceux-ci. Je n’aurais jamais cru possibles les débordements du couple Corbière-Garrido. Comme si soudain ce qui retenait tant bien que mal avait lâché prise. Une sorte de lassitude face à ce que la décence avait trop longtemps imposé.

À cause d’Eric Zemmour, un RN dépassé dans sa volonté de normalité et son aspiration à un recentrage, Marine Le Pen apparaissant paradoxalement comme une incarnation de la mesure et un exemple de pragmatisme.

Une gauche dont on aurait besoin en démocratie mais qui ne sait plus de quoi elle est composée, entre la désuétude de ses valeurs historiques et le formidable narcissisme de certains de ses représentants persuadés d’être, chacun, le recours pour une unité impossible.

Jean-Luc Mélenchon se débattant, toutes tempêtes confondues, pour rejoindre son niveau d’avant-hier mais se perdant à proportion.

Le coup de grâce, le comble du ridicule, relevant de Christiane Taubira s’offrant, avec tous ses passifs, telle une ultime chance qui serait attendue par tous les socialistes.

Et, miraculeusement, une voix trop rare, sans ambition personnelle, venant rappeler certaines évidences de gauche de telle manière que la contradiction démocratique en serait enrichie si on l’écoutait: Stéphane Le Foll dont la constance, la fidélité et la répugnance au wokisme et à ces modes détruisant l’universel sous la frime lui sont aujourd’hui imputées à charge (Le Point).

Des intentions de vote fluctuant chaque jour, pour accabler ou faire espérer, c’est selon.

La stabilité relative d’un socle pour le président de la République, donnant l’impression qu’il sera automatiquement qualifié pour le second tour. Il fait tout ce qu’il peut pour nous convaincre, à force de feindre l’hésitation, de son ambition d’être réélu (Gala, RTL).

Avec des soutiens inconditionnels à hauteur de l’inquiétude que leur inspire le changement des règles du jeu. Ce n’est pas fair-play : le second tour était déjà programmé entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen et évidemment le premier allait gagner avec les légitimistes, la droite transfuge et une part de la gauche pas encore lassée de ne servir qu’à cela…

Le paradoxe est qu’on ne sent pas en France un vrai désir de prolonger la présidence d’Emmanuel Macron, candidat à plein temps, président pour l’image, cultivant l’émotion et n’hésitant pas à s’intenter des procès pour ses propos ou ses comportements déjà si souvent regrettés. Le pire serait à nouveau un second tour pour rien, donc pour lui.

Ainsi le nouveau monde de 2017 a abouti à ce terrible désenchantement de 2021.

Mais une droite de gouvernement, n’ayant pas besoin comme horizon de « Horizons » d’Edouard Philippe, a surgi. Et cela n’a étonné que ceux qui la rêvaient sinon morte du moins assoupie pour l’éternité. Dans un monde et une France sans repères, où il y a chaque jour quelque chose de nouveau sous le soleil, elle représente tradition, stabilité, pragmatisme et je l’espère, courage. C’est une chance historique pour cette droite d’action, si elle se retrouve au second tour, de n’avoir pas d’autre choix que de surprendre. Elle n’a pas tenu ses engagements hier, elle sera, le dos au mur, comptable de réaliser l’impossible : remettre de l’espoir, du rassemblement et du progrès dans un pays qui ne croit plus à rien.

Dans les premiers mois de 2022, ce billet apparaîtra peut-être vain et faux sur toute la ligne. Mais peu importe : on n’est plus à l’époque où la politique ressemblait à peu près à une science exacte. Où elle était maîtrisable. C’est fini.

Maintenant, et pour longtemps, le citoyen ne pourra plus se fier qu’à lui, sans recours extérieurs, pour trouver son chemin dans l’imprévisibilité angoissante du futur et les surprises en tous genres de la République.

Philippe Bilger

Tribune reprise de Philippebilger.com

Des millions de migrants échapperont-ils à l’obligation vaccinale ?

migrants

Les labos pharmaceutiques ont-ils si peu confiance en l’innocuité de leurs vaccins anti-Covid qu’ils refusent d’en fournir à des millions de migrants par crainte des risques juridiques liés à leurs possibles effets secondaires ?

C’est en tout cas ce que laisse penser l’agence de presse Reuters en se basant sur diverses déclarations de responsables de programmes humanitaires et des documents internes de Gavi, l’organisation caritative qui gère le programme de vaccination pour les populations déplacées.

En effet, selon les Nations unies, plusieurs fabricants de vaccins Covid-19 ont exigé que les pays leur assurent des « décharges de responsabilité » voire des « indemnisations » en cas d’« événement indésirable » subi par des personnes à la suite de l’administration de ces vaccins. Mais là où les populations ne dépendent d’aucun gouvernement, cela n’est pas possible. C’est notamment le cas pour les personnes déplacées par les crises au Myanmar (Birmanie), en Afghanistan et en Ethiopie, qui se retrouvent hors de portée des programmes de vaccination des gouvernements nationaux.

Ainsi, Gavi, l’alliance pour les vaccins créée en 2000 pour promouvoir la vaccination dans le monde, explique que lorsque les demandeurs de doses, principalement des ONG, ne peuvent pas supporter les risques juridiques, les fabricants refusent le plus souvent de les livrer.

De sérieuses inquiétudes

Ce refus des fabricants d’assurer leurs responsabilités juridiques laisse évidemment planer de sérieuses inquiétudes quant à de possibles conséquences néfastes, à moyen ou long terme, des campagnes de vaccination massives en cours. Et ce alors même que les personnes s’interrogeant sur cette question en Occident sont immédiatement traitées de « complotistes » ou d’« illuminés ».

Interpellés sur cette épineuse question, Moderna a pour le moment refusé de commenter tandis qu’AstraZeneca et Pfizer ont affirmé être en pourparlers avec Gavi mais ont refusé de faire d’autres déclarations.

A l’inverse, trois fabricants de médicaments chinois ont accepté d’assumer les risques juridiques lorsque leurs vaccins sont distribués à des populations migrantes dans des « zones tampons » non rattachées à une entité nationale : SinoVac Biotech Ltd (SVA.O), Sinopharm Group Co. Ltd (1099.HK) et Clover Biopharmaceuticals Co.

La très grande prudence des laboratoires pharmaceutiques tranche évidemment de façon spectaculaire avec la confiance quasi religieuse affichée par nos dirigeants quant à l’efficacité et l’innocuité de ces vaccins expérimentaux réalisés à la hâte et qu’ils veulent rendre obligatoires pour tous. Sous nos latitudes, le principe de précaution semble n’être plus qu’un lointain souvenir du regretté « monde d’avant ».

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 23 décembre 2021

PASS VACCINAL : jusqu’où iront-ils ? – Entretien avec Marion Maréchal

Marion Maréchal

24/12/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Le 17 décembre 2021, l’Exécutif a annoncé par la voix de Jean Castex préparer un projet de loi. Son objectif ? Transformer officiellement le pass sanitaire en pass vaccinal.

Ancienne députée du Vaucluse et directrice de l’ISSEP, Marion Maréchal livre dans cet entretien son avis sur la logique gouvernementale.


La diabolisation du foie gras : naufrage d’EELV et écologie identitaire, par Clément Martin (Les Identitaires)

foie gras

Eric Piolle, maire de Grenoble, annonçait au début du mois que le foie gras serait banni des événements locaux et des cantines scolaires. Sa déléguée à la condition animale, dont l’existence prouve le succès de la progression antispéciste au sein d’EELV, estimait que le foie gras n’est « pas une tradition française, mais plutôt une honte française »[1]. Après le « sapin » artificiel de Bordeaux (couronnement de la polémique de l’an dernier sur « l’arbre mort), c’est le tour de Grenoble. Les mairies EELV sont le laboratoire des expérimentations politiques les plus outrancières. La prise en otage des cantines est particulièrement révélatrice d’une dérive totalitaire. Quant au parti de Yannick Jadot, il constitue le refuge des marginaux en tout genre. Qui aurait pu imaginer, il y a dix ou quinze ans, que l’animalisme pouvait prendre le pouvoir dans une grande ville ? C’était inconcevable.

L’écologisme a réussi le tour de force de se mettre à dos les éleveurs et de manière générale, tous ceux qui travaillent avec des animaux. L’écologisme officiel, partisan, celui d’EELV, s’est coupé du monde rural et de la nature. Sa sociologie électorale (jeunes et moins jeunes bobos urbains) le pousse vers une surenchère de propositions toutes plus déconnectées du réel. EELV porte un regard muséifiant sur la nature, celle-ci serait une sorte de miracle incréé, l’objet d’une religion qui met à distance la faune et la flore des humains. Sauf que l’on n’a pas trouvé mieux, pour rapprocher les gens de la nature, que d’y faire travailler les hommes.

Tout se passe comme si EELV avait renoncé au combat traditionnel des écologistes contre les multinationales et le libre-échange. Leur objectif est de provoquer des changements de société de façon autoritaire en pénalisant les producteurs traditionnels et leurs clients, c’est-à-dire la base de la société, celle-là même qui subit la tiers-mondisation de notre économie par le mondialisme. Ne reste de l’écologie que les bons sentiments érigés en arrêtés municipaux.

L’alternative est l’écologie identitaire. Pléonasme, en réalité, car l’écologie est depuis le 19e siècle la science des relations entre les êtres, leurs interactions, l’impact des uns sur les autres… L’écologie politique devrait en être la traduction en termes de propositions concrètes. Pour améliorer notre cadre naturel de vie, défendre nos terroirs et la prospérité cohérente des territoires, gage d’enracinement pour les futures générations : promesse de survie de notre identité. Relocalisation du travail (donc des hommes, impliquant l’arrêt de l’immigration et la remigration), valorisation du patrimoine architectural (pays de tuile, d’ardoise, de colombages, etc.), enseignement de la culture classique du primaire à la Terminale (ces auteurs grecs et latins qui ont promu la sobriété comme source du bonheur), baisse de la fiscalité sur les PME et les entreprises familiales… Voilà quelques pistes pour redonner à l’écologie politique ces lettres de noblesse.

Mais il faut, pour cela, acter que les hommes, comme les oies et les phoques, ont aussi un écosystème à sauvegarder : leur pays, son histoire, sa géographie, ses langues, son visage… L’écologie politique, si elle n’est pas identitaire, n’est plus qu’un mauvais remake du marxisme, opposant le « dominant » carnivore au « dominé » animal. L’écologie doit cesser d’être sentimentale pour devenir véritablement politique et servir le Bien commun, à commencer par celui des Français.

[1] 2 décembre 2021, https://www.valeursactuelles.com/regions/auvergne-rhone-alpes/isere/grenoble/societe/une-honte-francaise-la-mairie-ecolo-de-grenoble-bannit-le-foie-gras-de-ses-evenements-et-des-cantines

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

[Zoom] Institut Iliade – Romain Petitjean et Solenn Marty : Manifeste pour l’enracinement

Mathieu Bock-Côté, un grognard face au néant

Les Français se méfient à raison des produits importés d’outre-Atlantique. L’américanisation n’a pas terminé ses ravages, qui après avoir inondé l’Europe de sa sous-culture, prétend maintenant imposer une sous-morale aussi pauvre qu’impitoyable. Le wokisme pensait pouvoir pénétrer en France avec facilité, il se heurte à une résistance surprenante. Un réveil du bon sens, de fierté nationale semble frémir. Ce qui aurait pu être une guerre-éclair, balayant toute opposition sur son passage, a muté en guerre de position. Le camp conservateur a repoussé les premières charges, il s’agit maintenant de reformer les troupes pour préparer la contre-offensive.

Dans ces mois décisifs, un solide gaillard de la Nouvelle France a pleinement tenu son poste. Son courage tranquille et son large sourire feraient presque oublier que Mathieu Bock-Côté est un lutteur expérimenté, un grognard qui a connu de nombreuses campagnes. Voilà un intellectuel vertébré, un débatteur qui a su en quelques années prouver qu’il avait le cuir particulièrement épais.

Se dressant contre les plus gros mensonges de l’époque, il sonne l’olifant – hier dans les colonnes du Figaro, aujourd’hui sur les plateaux de CNews ou d’Europe 1 – pour tirer le gros des troupes de sa torpeur et rappeler chacun à ses devoirs. C’est la voix tonitruante de Bernanos et la rigueur implacable d’un Raymond Aron. Un héritier fidèle d’Emmanuel Berl et de Pierre Boutang. Foin d’ingratitude ! Comment ne pas remercier le ciel de nous avoir donné, parmi dix ou vingt autres figures éminentes du réveil de la vraie droite, Charlotte d’Ornellas et Mathieu Bock-Côté ?

Mécanique du néo-progressisme

Qu’on nous comprenne bien, Bock-Côté n’est pas un Charles Martel venu punir à coups de masse d’armes les déviances insensées des cyber-gueux du wokistan international. Comme tout Québécois, il déploie des trésors de courtoisie, d’attention aux positions de l’autre, fût-il l’adversaire le plus furibard. Profondément conservateur sur le terrain culturel et politique, il est un libéral assumé pour ce qui touche à la liberté d’expression et la pluralité des opinions.

Surtout, Mathieu Bock-Côté a le mérite d’appuyer chacune de ses charges sur un immense travail de lecture et de documentation. Voilà ce qui le rend redoutable. Il lit l’adversaire in extenso, au prix d’héroïques descentes dans les enfers du néo-progressisme. Foucault, Derrida, Butler, DiAngelo n’ont plus aucun secret pour lui. Il a démonté et remonté minutieusement chaque pièce du wokisme, nuit après nuit, mois après mois. Un triptyque des plus solides en est né : Le Multiculturalisme comme religion politique (2016), L’Empire du politiquement correct : essai sur la respectabilité politico-médiatique (2019) et La Révolution racialiste : et autres virus idéologiques, qui vient de paraître. Vous recherchiez des munitions intellectuelles pour l’année nouvelle ? En voici de sérieuses.

Pierre Saint Servan

Article paru dans Présent daté du 22 décembre 2021