Combien de voitures brûlées pour cette Saint-Sylvestre ? On ne le saura pas. Circulez, y a rien à voir !

voitures brûlées

Selon les chiffres plus ou moins officiels qui ont tout de même fini par tomber, 861 voitures ont été brûlées, dans la nuit du 31 décembre 2020 au 1er janvier 2021. Cela grâce au Covid et au couvre-feu alors en vigueur, expression qui prend en la circonstance une résonance toute particulière…

Combien, pour cette Saint-Sylvestre ? Le ministère de l’Intérieur a décidé de ne pas communiquer les chiffres. M. Darmanin ne veut pas faire de publicité aux voyous et, reprenant la philosophie de ses prédécesseurs – la chose a été théorisée par son ami Brice Hortefeux –, il estime qu’en parler est une incitation à faire plus et mieux chaque année. Donc, on n’en parlera pas.

Pourtant, écrit Le Figaro, « les autorités se préparent, une fois de plus, à affronter les feux de la Saint-Sylvestre : des centaines de voitures brûlées en une nuit, mais aussi du mobilier public, parfois des commerces, des écoles ». C’est, nous répète-t-on chaque année, « une tradition antirépublicaine désormais installée depuis les années 1990 ». Avec des chiffres à peu près constants, d’ailleurs : autour d’un millier de véhicules brûlés tous les 31 décembre. Alors, on se prépare, pour ce passage à 2022, à une Saint-Sylvestre explosive.

Depuis trente ans que dure la plaisanterie, les sociologues se sont évidemment penchés sur le sujet. En 2018, le magazine 20 Minutes est allé trouver Michel Wieviorka pour savoir ce qu’il pensait de la décision du ministre de l’Intérieur : « Dans ce genre d’affaires, il faut communiquer les statistiques, dit-il. Ne pas le faire alimenterait le soupçon, donnerait le sentiment qu’on cache quelque chose. » Pas faux. Ce phénomène « n’a pas de dimension politique […] c’est infrapolitique. C’est avant tout ludique », poursuivait Michel Wieviorka. Ce serait donc une façon de s’amuser particulière, un marqueur social et sans doute ethnique dans ces quartiers « où le rejet de la société s’exprime davantage dans une forme de violence », écrit pudiquement Le Figaro.

De fait, les incendies du Nouvel An ne sont désormais qu’un épisode parmi d’autres, nombreux, qui émaillent la vie des citoyens. À cela les causes sont multiples mais Jérôme Fourquet pointe lui aussi la dimension « festive » qui, bien qu’elle puisse « moralement choquer », n’est pas à négliger. C’est le même ressort qui transforme, chaque week-end, les cérémonies de mariage en quasi-émeutes et les centres-villes en pistes pour rodéos sauvages. Il remonte aux origines : Strasbourg… car l’Alsace est une terre de traditions et de bûchers. Alors « le caractère festif du feu, entretenu dans la culture locale, se retrouve ainsi sous une forme hybridée, dans l’Alsace d’après, les bûchers des places de villages étant remplacés par les carcasses de voitures brûlant au pied des barres et des tours des banlieues strasbourgeoises ». Ces incendies de masse se produisent désormais aussi « pour la Fête de la musique et plus récemment pour Halloween, date qui figure maintenant comme soirée à risque sur l’agenda des commissariats de nombreuses cités françaises », écrit Jérôme Fourquet.

Il faudrait donc y voir l’appropriation de l’histoire locale par les jeunes des quartiers et une façon de marquer encore plus « cette césure entre les quartiers périphériques et le centre touristique » ? On a envie de répondre : et alors ? Faut-il se résoudre à regarder la France brûler à chaque événement qui met « les quartiers » en liesse ?

Vendredi soir, les forces de l’ordre seront mobilisées comme jamais car « outre leur vigilance pour empêcher les débordements, ils devront faire appliquer les mesures censées empêcher la propagation du coronavirus, à commencer par le respect des gestes barrières et le contrôle des passes sanitaires », rappelle le quotidien.

« La police, disciplinée, appliquera les consignes avec discernement », assure le syndicat Alliance. On lui souhaite bien du courage…

Marie Delarue

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Les provocations anti-Zemmour se multiplient – « Menaces de mort », « insultes racistes »…

zemmour

Aussi grossière qu’ancienne, la méthode stalinienne consistant à monter en épingle des faits divers totalement isolés, et souvent même à les provoquer, pour discréditer les adversaires du système, n’en continue pas moins de faire florès auprès des grands médias. C’est ainsi que, espérant plomber la candidature d’Eric Zemmour à la présidentielle, ceux-ci ne cessent depuis des semaines de faire leur miel du moindre incident survenu en France au cours duquel le nom du président de Reconquête a été… simplement cité !

Une affaire anecdotique montée en épingle

Mercredi encore, certains grands médias n’hésitaient pas à consacrer des pages entières au procès (finalement renvoyé au 2 février) de ces deux individus qui s’étaient filmés en train de s’exercer au tir sur des photos de Macron et des Insoumis Garrido et Corbière. Une affaire révélée (comme par hasard…) par les antifas de la Jeune Garde et immédiatement gonflée par Mediapart, mais qui, en réalité, n’aurait jamais dû quitter le stade de l’anecdote. Sauf que, pour la plus grande joie des médias, l’un des deux crétins arborait une casquette « Ben voyons », un tic de langage de l’essayiste érigé en slogan par ses fans. Il n’en a pas fallu davantage pour que les deux prévenus soient aussitôt propulsés au rang de « militants de Zemmour » proférant des « menaces de mort à l’encontre du président et de personnalités des Insoumis », déclenchant du même coup un incroyable tollé au sein de la classe politique. Et cela, bien que le candidat de Reconquête ait immédiatement condamné ces actes sur Twitter : en effet, avait écrit Zemmour, « vous ne faites partie ni de mes sympathisants, ni de mes militants, et encore moins de mes amis. Je ne veux ni de votre soutien, ni de votre aide », et « je condamne par avance tout ce que vous ferez en mon nom pendant ma campagne ».

Rien à voir avec Zemmour !

On ne peut être plus clair. Et cependant, la grande manipulation politico-médiatique continue tranquillement. Mardi, c’était ainsi « l’affaire », elle aussi anecdotique, de l’obscure actrice Annabelle Lengronne qui défrayait la chronique : se disant victime lundi soir d’un « sympathisant de Zemmour » dans les rues de Dax, l’« illustre inconnue » postait sur les réseaux sociaux une vidéo dans laquelle on pouvait entendre un individu l’insulter et lui déclarer : « Zemmour, il te ramène dans ton pays. » Cependant, en étudiant d’un peu plus près cette histoire, on apprenait que l’actrice avait passé la soirée en compagnie d’un groupe d’amis parmi lesquels figurait cet homme. Ou encore que celui-ci s’était mis à l’insulter après qu’elle eut refusé à plusieurs reprises qu’il la raccompagne… Mieux : interrogé par France Bleu, son avocat Me Maati devait lui-même admettre que ce déferlement de violence à l’encontre de sa cliente avait surtout été « provoqué par un ego piqué » et que les insultes proférées avaient « pour but de l’humilier ». Bref, encore une fois, rien à voir avec Zemmour !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 30 décembre 2021

Non-vaccinés : la minorité que l’on peut discriminer

masque covid

Le gouvernement a annoncé vouloir transformer le passe sanitaire en passe vaccinal. Un acte de guerre contre une partie de la population française.
Une tribune de Pierre Boisguilbert

Bouc émissaires

La prochaine étape sera sans doute de leur accrocher des clochettes, comme aux lépreux du Moyen-Âge. Comme il n’arrive pas à maitriser l’épidémie covidienne, il en désigne les responsables. La transformation du passe sanitaire en passe vaccinal en apporte la preuve. Les non-vaccinés vont devenir des sous-citoyens privés de presque toutes les libertés. La vaccination devient donc obligatoire dans une démarche parlementaire de remarquable hypocrisie démocratique. Mais ce qui est le plus remarquable, c’est la désignation d’un bouc émissaire. Les non-vaccinés sont désignés aux Français comme les seuls responsables des privations de liberté de fin d’année et des engorgements de l’hôpital. Hier, l’hôpital était fait pour soigner les malades, aujourd’hui les malades et même ceux qui ne le sont pas doivent sauver l’hôpital. Cherchez l’erreur.

On stigmatise donc auprès de l’immense majorité des Français — les vaccinés —, les coupables — les non-vaccinés. Cette politique est non seulement odieuse, mais elle est surtout en totale contradiction avec « leurs » valeurs. Nous sommes dans la république qui, par la lutte morale et obligatoire contre toutes les discriminations, impose la dictature de toutes les minorités sur l’immense majorité. Il existe pourtant une minorité qui n’est pas admirable et n’a droit à aucune protection. Dont acte.

Anne Hidalgo, qui pense que les musulmans sont traités dans la France de 2021 comme les juifs des années 30, va-t-elle faire des comparaisons avec la discrimination par la loi des non-vaccinés ? Toutes les minorités sont protégées surtout raciales et sexuelles mais une minorité va être persécutée, les non-vaccinés. Cherchez l’erreur.

Créer une caste d’intouchables

Le vaccin semble le seul moyen d’éviter des formes graves de la Covid et de ses variants africains et indien. Qui ne voit que, si on leur donne des noms de lettres grecques, c’est pour éviter d’en stigmatiser l’origine géographique et ethnique ? Mais, justement, en Inde que se passe-t-il ? Les chiffres sont vraiment étonnants. Depuis fin novembre, l’Inde enregistre moins de 10 000 nouvelles infections au coronavirus par jour — dernièrement, la moyenne sur sept jours était de 8 500. D’après plusieurs études, la majorité des 1,4 milliard d’habitants du pays a déjà développé des anticorps contre le coronavirus.

Cité par Le Figaro, le virologue Jacob John, professeur émérite au Christian Medical College de Vellore, dans le Dekkan, est convaincu que « l’Inde est le premier pays au monde à avoir vaincu la pandémie et à être passé en « phase endémique ». « Cette phase est atteinte lorsque les nouvelles infections se stabilisent à un faible niveau », explique Jacob John. Et c’est précisément dans cette situation que se trouve l’Inde actuellement. D’un point de vue allemand, cette évolution a des allures de miracle. Car il y a encore six mois, l’Inde comptait pour un nouveau cas de coronavirus sur trois dans le monde. Virage incompréhensible… comme l’apparition et la disparition des épidémies dans l’histoire de l’humanité.

Mais alors, en pleine « vague » indienne, en attendant la sud-africaine est-il bien raisonnable, alors que l’épidémie parait partir partout sauf en Occident — bizarre, diraient les complotistes —, de créer chez nous, dans la patrie des droits de l’homme, une caste à mépriser, une catégorie d’intouchables ?

Tribune reprise de Polémia

Pourquoi la civilisation européenne ? Le Manifeste de l’Institut Iliade

manifeste Iliade

C’est un superbe « Manifeste » que nous livre l’Institut Iliade, limpide, exigeant, volontariste, et qui décline nos racines, notre être au monde, notre devenir. Ainsi conçu, c’est le noyau qui portera le fruit. Quel Européen ne s’y retrouverait pas ? Entretien avec Romain Petitjean, directeur du développement d’un Institut qui n’en finit pas de se développer.

ÉLÉMENTS : Pourquoi un manifeste ? Les manifestes ont longtemps été le propre des avant-gardes artistiques de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Serait-ce parce que l’Institut Iliade se conçoit comme une avant-garde : l’avant-garde de la renaissance européenne ?

ROMAIN PETITJEAN. Ce manifeste a pour ambition de faire de nous une avant-garde. À l’heure où tout s’effondre, où l’on nous somme d’être remplacés, d’oublier notre passé, de devenir des consommateurs indifférenciés, nous voulons affirmer la possibilité d’un renouveau civilisationnel pour l’Europe. Pour cela, l’Institut Iliade appelle à une réappropriation par les Européens de leur identité. Entendue ainsi, la « révolution » ne consiste pas à faire table rase, c’est au contraire un mouvement de retour à l’origine, pour y puiser des forces nouvelles, pour réaffirmer la nécessité de construire l’avenir sur la base de valeurs intangibles.

S’agissant du parallèle avec les avant-gardes artistiques, il est pertinent dans la mesure où l’Institut Iliade attache une importance particulière non pas seulement aux idées, mais à l’idée même du beau. C’est ce que nous disaient déjà les Grecs : ce qui est bon est toujours beau. En ce sens, si le monde moderne nous contraint à nous insurger contre lui, c’est qu’il n’a su produire que de la laideur : un urbanisme de masse, la bétonisation omniprésente, et un art qui ne sait plus rien figurer. Les stagiaires de la récente promotion Dante, qui suivent en ce moment nos formations, ont trouvé un mot juste pour se définir : « Combattre la société du Même, tenir à distance le laid, et protéger notre enclos civilisationnel ».

ÉLÉMENTS : Comme pour la revue Éléments, le théâtre des opérations de l’Institut Iliade se déploie au niveau européen. Qu’est-ce qui fonde la singularité de l’Europe, son « exceptionnalisme », pour reprendre le terme du Manifeste de l’Institut Iliade ? Quelles en sont les permanences derrière les contingences ?

ROMAIN PETITJEAN. C’est évidemment une « vue du monde » propre. L’essayiste René Marchand disait que les civilisations sont des planètes différentes. Ces différences se perçoivent dans quantité de traits : la place de la femme, le rapport au sacré, le goût pour l’exploration et la conquête, mais aussi l’art du doute, etc. Je crois qu’une très grande spécificité européenne a toujours été la capacité à articuler harmonieusement des principes contradictoires : l’ouverture au monde et la défense du foyer, les dimensions matérielles et spirituelles de l’existence, la pensée abstraite et la sensibilité. Quantité d’autres civilisations ont vu dans ces principes contradictoires des antagonismes. Autre spécificité de la civilisation européenne, la hiérarchie de valeurs propre à tous les peuples de notre continent : d’abord les valeurs spirituelles et guerrières, ensuite seulement les valeurs économiques. D’autres civilisations ont placé beaucoup plus haut les valeurs purement économiques.

ÉLÉMENTS : Chaque manifeste est une « adresse » qui a vocation à investir l’espace public et le champ politique. L’Institut Iliade se préparerait-il à se lancer en politique ?

ROMAIN PETITJEAN. Nous faisons de la politique. Simplement, cette dernière ne se réduit pas au champ électoral – qui n’est pas le lieu qui correspond à notre vocation. Nous avons de très nombreuses activités de formation, par les séminaires destinés aux jeunes générations et par notre production éditoriale. Ce faisant, nous préparons une génération à agir sur tous les terrains, y compris le combat électoral, mais ce n’est là qu’un débouché parmi d’autres. Il y a dans nos rangs certains élus, mais c’est une minorité. Si nos thèmes peuvent peser dans les programmes, ou si notre vocabulaire peut être repris, nous en sommes évidemment ravis. Nous avons vocation à faire bouger les lignes sur tous les sujets. Tel est d’ailleurs le but du Manifeste, publié à quelques mois de l’élection présidentielle : proposer une doctrine claire, cohérente, alternative et totale à ceux qui entendent défendre la France et la civilisation européenne. Les personnes qui nous suivent semblent l’avoir compris, puisque l’on note beaucoup d’achats groupés de lecteurs qui souhaitent diffuser ce texte autour d’eux.

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Déjà une quatrième dose ? – Vaccination forcée

vaccin obligatoire

Les Français n’ont pas encore « digéré » – ni même reçu, pour la plupart d’entre eux – leur troisième dose de vaccin anti-Covid que déjà l’exécutif envisage sérieusement de leur en imposer une quatrième, sous prétexte d’adaptation au variant Omicron ! En effet, interrogé lundi sur cette possibilité, le ministre de la Santé Olivier Véran n’a pas caché que le gouvernement était « totalement ouvert à cette perspective ». Une quatrième injection qui, certes, ferait les affaires financières des grands laboratoires pharmaceutiques, mais dont l’utilité est cependant aujourd’hui très contestée par de nombreux spécialistes du monde entier.

Des vaccins d’une efficacité plus que limitée

On observera d’abord que ces vaccins, présentés depuis un an par Macron et son gouvernement comme une espèce de remède miraculeux, n’ont en vérité fait preuve jusque-là que d’une efficacité pour le moins limitée : n’empêchant ceux qui se les sont vu administrer ni d’être contaminés ni de contaminer leur entourage, ils éviteraient seulement – et encore… – de développer une forme grave du Covid. Aussi se demande-t-on naturellement en quoi l’injection d’une quatrième dose changerait foncièrement la donne. Réponse des autorités : face au variant Omicron, qui se propage très rapidement dans le monde, une dose de rappel des vaccins Pfizer, Moderna, et AstraZeneca « relancerait considérablement l’immunité ». Une affirmation contestée par un certain nombre de spécialistes, qui soulignent par ailleurs, tout en restant prudents, que ce nouveau variant, s’il est plus contagieux, serait beaucoup moins dangereux que les précédents.

L’utilité d’une quatrième dose très contestée

Quoi qu’il en soit, l’intérêt d’une quatrième dose de vaccin reste aujourd’hui très contesté. Surtout depuis la décision du gouvernement israélien, qui a été le premier à envisager une quatrième injection, de n’administrer finalement celle-ci qu’à des cas limités, et seulement dans le cadre d’essais cliniques. Une prudence également observée par les Etats-Unis qui, bien qu’enregistrant maintenant des contaminations majoritairement dues au variant Omicron, s’efforcent au maximum d’éviter tout emballement. C’est ainsi que, interrogé récemment par les journalistes d’une radio américaine, le principal conseiller de la Maison-Blanche dans la lutte contre la pandémie, Anthony Fauci, affirmait qu’« il est trop tôt pour parler d’une quatrième dose », et estimait d’abord essentiel de savoir combien de temps les rappels actuels resteront efficaces contre Omicron. En effet, expliquait-il, « si leur protection dure bien plus longtemps que chez ceux qui n’ont reçu que deux doses, il pourrait se passer un bon moment sans avoir besoin d’une quatrième ». En attendant, cette possibilité d’une quatrième injection inquiète aujourd’hui nombre de Français, qui en viennent à se demander – avec raison – s’ils ne vont pas devoir, comme pour la grippe, se faire vacciner tous les ans…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 29 décembre 2021

Jean-Marie Le Pen : Le diable de la République

Jean-Marie Le Pen

30/12/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Livre Noir a publié cet entretien avec Jean-Marie Le Pen.

Pour rappel, Livre Noir, c’est le nouveau média qui s’attaque au cœur des principales problématiques qui agitent notre société. A travers des entretiens-portraits denses et profonds, et demain des enquêtes et reportages sur le terrain, ou encore de grandes émissions, Livre Noir se veut crédible, authentique et enraciné.


Pour le troisième weekend consécutif, plus de 40.000 Autrichiens ont martelé dans les rues leur opposition aux mesures sanitaires imposées par le gouvernement

Mathieu Slama: «Un état d’exception qui dure depuis deux ans n’est plus un état d’exception»

castex veran

Face à la propagation du variant Omicron, le gouvernement a annoncé lundi de nouvelles restrictions et la mise en place du passe vaccinal. L’état d’exception est devenu la norme, fragilisant ainsi les principes démocratiques de la République, s’inquiète Mathieu Slama.

«Tout cela semble être un film qui ne finit pas». Pour une fois, on ne peut qu’être d’accord avec cette formule du Premier ministre Jean Castex lors de son allocution lundi soir pour annoncer les nouvelles mesures de restriction pour faire face au rebond épidémique actuel. Un film qui ne finit pas, et qui, à mesure qu’il avance, devient de plus en plus oppressant et anxiogène.

Il y aurait beaucoup à dire sur le retour des mesures absurdes et ubuesques comme le fait de ne plus pouvoir manger debout dans un restaurant ou encore d’interdire de consommer dans les trains, illustrations tragicomiques de la biopolitique intrusive et infantilisante que l’on subit depuis maintenant deux ans. Il y aurait également beaucoup à dire sur le retour du masque en extérieur, mesure à la fois inutile et aussi problématique du point de vue juridique, puisque la loi française indique que «la République se vit à visage découvert». Il y aurait enfin beaucoup à dire sur la malheureuse formule de Jean Castex – «ne faire peser les restrictions que sur les non-vaccinés» – qui n’a pas sa place dans une démocratie normale.

Mais l’essentiel n’est pas là. L’essentiel est dans le nouveau paradigme de gouvernement qui s’installe depuis deux ans et qui fait du régime démocratique l’exception et le régime d’exception la norme. Il est dans la banalisation d’une méthode de gouvernement non démocratique, autoritaire, verticale, et dans la normalisation d’un état d’exception devenu permanent.

Les mesures annoncées par Jean Castex ne sont pas des propositions mais des décisions prises dans le cadre d’un Conseil de défense, qui est l’organe de décision privilégié par le gouvernement depuis le début de la pandémie. C’est donc un organe opaque, centré sur la personne du chef de l’État, qui prend toutes les décisions, charge au reste des institutions démocratiques de les valider (nous y reviendrons). Le Conseil de défense ne consulte qu’un seul organisme avant de se réunir : le Conseil scientifique, organisme non élu réunissant des médecins et experts qui n’ont aucune légitimité démocratique – et, disons-le, aucun souci de la chose publique. Aucun compte-rendu n’est fait de ces réunions, évidemment.

C’est donc dans l’opacité la plus totale que sont prises les décisions les plus cruciales et les plus attentatoires à nos libertés depuis plus d’un demi-siècle. L’Assemblée nationale, dont la majorité est peuplée de députés dociles et totalement acquis à la cause du gouvernement, ne joue plus son rôle de co-fabricant de la loi : il se contente de parapher les décisions prises sans changer quoi que ce soit de substantiel aux textes discutés. Le Parlement (Assemblée et Sénat) n’est absolument pas associé à la prise de décision en amont. Quant au Sénat, dominé par Les Républicains, il ose parfois apporter quelques modifications mais celles-ci sont immanquablement rejetées par l’Assemblée, comme ce fut le cas lors de la discussion autour du dernier projet de loi sanitaire. Il en sera certainement de même pour le projet de loi qui sera discuté dans quelques jours. Ajoutons à cela que les discussions parlementaires sont menées dans le cadre d’une procédure accélérée qui contraint considérablement les oppositions et empêche, par la force des choses, la tenue de vraies discussions de fond.

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Les causes de l’échec politique de la France au Sahel, par Bernard Lugan

Bernard Lugan

Au Sahel, dix ans après l’accueil triomphal fait aux forces françaises, et après que 52 des meilleurs enfants de France soient tombés pour défendre des Maliens préférant émigrer en France plutôt que se battre pour leur pays, les manifestations anti-françaises se succèdent. Les convois militaires circulent désormais sous les insultes, les crachats et les jets de pierre. Sur l’axe routier partant de la Côte d’Ivoire, la situation devient à ce point difficile que la question du ravitaillement de Barkhane commence à se poser. Fin novembre 2021, au Niger, après la mort de plusieurs manifestants qui avaient bloqué un convoi militaire français, le gouvernement nigérien a mis en accusation Barkhane… La stratégie française de redéploiement au Niger des forces jusque-là stationnées au Mali va donc relever de l’équilibrisme…

La situation régionale est à ce point dégradée que, par crainte de manifestations, le président Macron vient de renoncer à se rendre sur place afin d’y rencontrer les responsables régionaux. Peut-être se rendra-t-il uniquement sur une emprise militaire pour fêter Noël avec une unité française.

Pourquoi un tel désastre politique? Après nous être auto-chassés de Centrafrique par l’accumulation de nos erreurs, allons-nous donc connaître un nouvel et humiliant échec, mais dans la BSS cette fois ?

Comme je ne cesse de le dire et de l’écrire depuis des années, et comme je le démontre dans mon livre Les Guerres du Sahel des origines à nos jours, les décideurs français, ont dès le départ fait une fausse analyse en voyant le conflit régional à travers le prisme de l’islamisme. Or, la réalité est différente car l’islamisme est d’abord la surinfection de plaies ethno-raciales millénaires qu’aucune intervention militaire n’est en mesure de refermer.

Au nord, il s’agit de la résurgence d’une fracture inscrite dans la nuit des temps, d’une guerre ethno-historico-économico-politique menée depuis 1963 par les Touareg. Ici, la solution du problème est détenue par Iyad Ag Ghali, chef historique des précédentes rebellions touareg. Depuis 2012, je n’ai cessé de dire qu’il fallait nous entendre avec ce chef Ifora avec lequel nous avions des contacts, des intérêts communs, et dont le combat est d’abord identitaire. Or, par idéologie, par refus de prendre en compte les constantes ethniques séculaires, ceux qui définissent la politique africaine française ont considéré tout au contraire qu’il était l’homme à abattre… Le président Macron a même plusieurs fois ordonné aux forces de Barkhane de l’éliminer et cela, jusqu’à dernièrement, au moment où les autorités de Bamako, négociaient directement avec lui une paix régionale…Déjà, le 10 novembre 2020, Bag Ag Moussa, son lieutenant, avait été tué par une frappe aérienne.

Le conflit du sud (Macina, Liptako, région dite des « Trois frontières » nord et est du Burkina Faso), a lui aussi des racines ethno-historiques résultant de la confrontation séculaire entre Peul et diverses populations sédentaires. A la différence du nord, deux guerres très différentes s’y déroulent. L’une est l’émanation de larges fractions Peul conjoncturellement regroupées sous le drapeau d’AQMI (Al-Quaïda pour le Maghreb islamique). L’autre est effectivement d’abord religieuse et elle est menée par l’Etat islamique l’EIGS (Etat islamique dans le Grand Sahara). L’EIGS a pour objectif la création dans toute la BSS (Bande sahélo-saharienne), d’un vaste califat trans-ethnique remplaçant et englobant les actuels Etats. Tout au contraire, les chefs régionaux d’AQMI qui sont des ethno-islamistes, ont des objectifs d’abord locaux et ils ne prônent pas la destruction des Etats sahéliens.

Avec un minimum d’intelligence tactique, en jouant sur les rapports de force régionaux et ethniques, la question du nord Mali pouvait être rapidement réglée, ce qui aurait permis un rapide désengagement permettant d’opérer la concentration de nos moyens sur la région des « 3 frontières », donc contre l’EIGS[1]. Or, à l’inverse de ce que préconisaient les chefs militaires de Barkhane, Paris s’obstina dans une stratégie « à l’américaine », « tapant » indistinctement les GAT (Groupes armées terroristes), et refusant toute approche « fine »… « à la Française »…comme nos anciens l’avaient si bien réussi en Indochine et en Algérie. Le fond du problème est que, pour les dirigeants français, la question ethnique est secondaire ou même artificielle, quand elle ne relève pas, selon eux, du romantisme colonial…

Le dernier et caricatural exemple de l’aveuglement idéologique, fut la réaction de Paris face au coup d’Etat du colonel Assimi Goïta qui s’est produit au Mali au mois d’août 2020. Au nom de la démocratie, de la bonne gouvernance et de l’Etat de droit, notions relevant ici du surréalisme politique, la France a coupé les ponts avec l’ancien commandant des Forces spéciales maliennes dont la prise de pouvoir était pourtant une chance pour la paix. Ayant par ses fonctions une juste appréciation des réalités du terrain, ce Minianka, branche minoritaire du grand ensemble sénoufo, n’avait en effet de contentieux historico-ethnique, ni avec les Touareg, ni avec les Peul, les deux peuples à l’origine des deux conflits du Mali. Il ouvrit donc des négociations avec Iyad Ag Ghali, ce qui ulcéra les décideurs parisiens. Englués dans leurs a priori idéologiques, ces derniers ne prirent pas la mesure du changement de contexte qui venait de s’opérer, et ils continuèrent à parler de refus de « négocier avec le terrorisme ». Prenant pour prétexte ce coup d’Etat, Emmanuel Macron décida de replier Barkhane, ce qui fut compris comme un abandon. Et, pour achever le tout, Bamako ayant demandé l’aide de la Russie, la France menaça, ce qui fut dénoncé comme étant du néo-colonialisme….

Reposant sur un refus obstiné de prise en compte des réalités du terrain, cette accumulation d’erreurs a donc conduit à une impasse. Désormais, la question est de savoir comment en sortir sans danger pour nos forces. Et sans que notre départ ouvre la porte à un génocide qui nous serait reproché. Pour mémoire, au Rwanda, c’est parce que l’armée française s’était retirée qu’il y eut génocide, car, si les forces du général Kagamé n’avaient pas exigé leur départ, ce génocide n’aurait en effet pas eu lieu.

Quatre grandes leçons doivent être tirées de ce nouvel et cuisant échec politique africain :

1) L’urgente priorité étant de savoir ce que nous faisons dans la BSS, il nous faut donc définir enfin, et très rapidement, nos intérêts stratégiques actuels et à long terme afin de savoir si oui ou non, nous devons nous désengager, et si oui, à quel niveau, et sans perdre la face.

2) A l’avenir, nous ne devrons plus intervenir systématiquement et directement au profit d’armées locales que nous formons inlassablement et en vain depuis la décennie 1960 et qui, à l’exception de celle du Sénégal et de la garde présidentielle tchadienne, sont incompétentes. Et si elles le sont, c’est pour une simple raison qui est que les Etats étant artificiels, aucun véritable sentiment patriotique n’y existe.

3) Il faudra privilégier les interventions indirectes ou les actions rapides et ponctuelles menées à partir de navires, ce qui supprimerait l’inconvénient d’emprises terrestres perçues localement comme une insupportable présence néocoloniale. Une redéfinition et une montée en puissance de nos moyens maritimes projetables serait alors nécessaire.

4) Enfin et d’abord, nous devrons laisser l’ordre naturel africain se dérouler. Cela implique que nos intellectuels comprennent enfin que les anciens dominants n’accepteront jamais que, par le jeu de l’ethno-mathématique électorale, et uniquement parce qu’ils sont plus nombreux qu’eux, leurs anciens sujets ou tributaires soient maintenant leurs maîtres. Cela choque les conceptions éthérées de la philosophie politique occidentale, mais telle est pourtant la réalité africaine.

Depuis plus d’un demi-siècle, en Afrique, l’obsession occidentale des droits de l’homme conduit aux massacres, l’impératif démocratique provoque la guerre et les élections débouchent sur le chaos.

Plus que jamais, il importe donc de méditer cette profonde réflexion que le Gouverneur général de l’AOF fit en 1953 : « Moins d’élections et plus d’ethnographie, et tout le monde y trouvera son compte »… En un mot, le retour au réel et le renoncement aux nuées.

[1] L’on pourra à ce sujet se reporter à mon communiqué en date du 24 octobre 2020 intitulé « Mali : le changement de paradigme s’impose ».

Bernard Lugan

Texte repris du Blog de Bernard Lugan

Gouvernement : les mauvaises résolutions – Énième tour de vis

dictature sanitaire

En 2022, on ne pourra plus boire son café au zinc ni manger un sandwich dans le train ou du pop-corn au cinéma. Si avec ça le Covid ne recule pas… c’est à se faire vacciner ! Hélas, cette quasi-obligation ne sert à rien non plus. Bonne année !

Intervenant lundi soir après un nouveau conseil de défense sanitaire suivi d’un Conseil des ministres exceptionnel au cours duquel a été validé le projet de loi liberticide transformant le passe sanitaire en passe vaccinal, Jean Castex et Olivier Véran n’ont guère surpris les Français en annonçant, sous prétexte une fois de plus de lutte contre le Covid, l’adoption par l’exécutif de nouvelles mesures restreignant fortement leurs libertés. Un tour de vis supplémentaire qui a de quoi inquiéter à quelques mois d’une élection présidentielle décisive, dont le président Macron et son gouvernement ont déjà quasiment réussi à éclipser la campagne, en focalisant l’attention de nos compatriotes sur la pandémie et en saturant l’espace médiatique de leurs discours alarmistes.

Jauges et consommations assises

Bien sûr, certains feront observer que, contrairement à l’an dernier, l’exécutif n’est pas allé cette fois-ci jusqu’à imposer aux Français un couvre-feu pour la soirée de la Saint-Sylvestre, ni à reporter de quelques jours la rentrée des classes prévue le 3 janvier. Mais on objectera que c’est là une vieille ficelle de ce gouvernement que d’agiter ces deux menaces pour mieux faire avaler à nos compatriotes une foule d’autres restrictions. C’est ainsi que, au nombre de celles annoncées lundi soir, figure tout d’abord le retour des jauges pour les grands rassemblements à partir du 3 janvier, et ce pour au moins trois semaines. En intérieur, ceux-ci seront en effet limités à 2 000 personnes, et, en extérieur, à 5 000 personnes au maximum. Des mesures qui s’appliqueront dans les enceintes sportives, mais ne concerneront pas – du moins, pas pour le moment… – les meetings politiques et l’exercice du culte.

D’autre part, et toujours à compter du 3 janvier, les concerts debout seront interdits et la consommation sera obligatoirement assise dans les bars et les cafés. Une mesure qui, malgré les promesses d’indemnisation faites par Castex, a immédiatement – et à juste titre – déclenché la colère des professionnels du secteur, qui ne se sont pas encore remis économiquement des confinements successifs. Réagissant lundi soir à cette annonce, Didier Chenet, président du Groupement national des indépendants, a fustigé « une catastrophe pour les bars et les cafés », bref « une fermeture déguisée ». Autre mesure qui confine à l’absurde et au ridicule : l’interdiction, à compter de lundi prochain, de consommer des boissons et des aliments dans les cinémas, les théâtres et les transports collectifs, « y compris longue distance ».

Enfin, outre le retour au port du masque obligatoire dans certains centres-villes (laissé à l’appréciation des préfets et des maires), Castex et Véran ont également annoncé que le recours au télétravail « sera rendu obligatoire » à partir de la rentrée « pour tous les salariés pour lesquels il est possible », à raison de « trois jours minimum par semaine et quatre jours quand cela est possible ». Une mesure qui prendra effet « pour une durée de trois semaines », et s’appliquera aussi bien au privé qu’à la fonction publique.

Vaccination forcée

La vaccination forcée des Français – bien qu’ayant prouvé son inefficacité – étant, comme l’a rappelé Castex, « au cœur de la stratégie du gouvernement », on n’aura pas été surpris de voir le Premier ministre et son ministre de la Santé insister à nouveau lourdement lundi soir sur ce sujet. Outre l’annonce de la réduction à trois mois du délai entre la deuxième injection de vaccin et son rappel, Castex a invité nos compatriotes à faire le nécessaire pour disposer au plus vite du nouveau passe vaccinal. Appel totalement ridicule puisque ledit passe rend obligatoire, de fait, la vaccination… Et gare à ceux qui se laisseraient tenter par un faux passe : se déclarant « scandalisé » par cet « acte délibéré de mise en danger d’autrui », le Premier ministre a en effet redit sa volonté de renforcer les sanctions à l’encontre des utilisateurs de « faux passes sanitaires », dans le cadre de son projet de loi consacré au passe vaccinal. Car, a estimé Castex, « aucune conviction personnelle ne saurait le justifier ». Une fermeté que l’on aimerait voir également appliquée aux criminels et autres bandes de voyous ethniques qui sèment régulièrement la terreur dans notre pays.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 28 décembre 2021

I-Média n°376 : Jean-Yves Le Gallou dresse le bilan de l’année 2021

Le Gallou Pierre Bergé

29/12/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Pour cette fin d’année, Jean-Yves Le Gallou – en l’absence provisoire de Jules Blaiseau – fait le bilan des grandes tendances culturelles et médiatiques de 2021 : la folie du wokisme, l’explosion du nombre de médecins de plateaux télés, le déferlement de propagande etc…

Un numéro hors-série de « I-Média » qui vient clore une année de réinformation et de dénonciation des mensonges médiatiques.

Une année 2021 riche en bobards. Des bobards qui seront en compétition le 7 février prochain à Paris lors de la 13ème soirée des Bobards d’Or.


Prisca Thevenot : évoquer les racines chrétiennes de la France, c’est diviser les Français !

Prisca Thevenot

Pour Éric Zemmour, Macron incarne « le grand vide », « quelqu’un qui n’a les idées claires sur rien ». Incarner le vide, d’accord ; le défendre, bec et faux ongles, à longueur de plateaux télé requiert vraisemblablement des facultés cognitives qui ne sont, de toute évidence, pas à la portée du premier quidam venu, ou parvenu. Pour remplir ce profil de fonction, somme toute assez éclectique, à La République en marche, on a trouvé la voix de son maître.

Cette voix se prénomme Prisca Thevenot, officiant en tant que porte-parole de la majorité présidentielle et dont le don d’ubiquité lui assure une présence à la fois sur les plateaux et les réseaux dits sociaux. Prisca, le sourire narquois, trouve le temps et est de tous les débats, sur tous les fronts. Défendre le macronisme relève du sacerdoce. Un seul mot d’ordre, pourtant : pas d’amalgame entre cathodique et catholique, ce padamalgam qui serait selon elle la pierre angulaire du vivre ensemble. Sur cette pierre, Prisca espère bien bâtir sa start-up nation diversitaire. La preuve par Éric Ciotti, caution zemmouriste modérée de l’extrême centrisme pécressien, qui s’est hasardé, en ce solstice d’hiver, à un « Joyeux Noël » en évoquant – horreur ! – les racines historiques de la France qui se trouvent être, par le plus pur des hasards (foi de 45.000 églises et de 86 cathédrales), d’origine chrétienne.

Réponse de la bergère En Marche ! au santon des Républicains : « Très joyeux Noël à vous aussi. En ce jour de Noël il serait peut-être bon d’arrêter de diviser les français (sic) ;) Je n’ai pas de « racines chrétiennes » et je suis pourtant une française bel et bien ancrée à son pays », le tout décoré d’un petit cœur rouge et d’un joli drapeau tricolore.

Résumons : pour Thevenot, le jour de Noël, évoquer nos racines chrétiennes serait un facteur de division, de séparatisme. Après les Gaulois, sus au Noël réfractaire, ce miracle récurrent du 24 décembre qui vient, pour Thevenot, mettre en péril l’illusion d’une union nationale au sein d’une république culturellement et cultuellement métissée, fantasmée par une élite aculturée, hors-sol, totalement déconnectée du réel et de l’Histoire et, comble du désastre, qui s’obstine à nous en sortir.

Rappelez-vous, « il n’y a pas de culture française » ; alors, une transcendance ? N’en parlons même pas. Comment défendre ce « grand vide » incarné par Macron, si ce n’est par autant de vacuité idéologique. Qui se ressemble s’assemble, somme toute. En cette période de réelle angoisse existentielle, de messe de minuit sous Vigipirate, face à une islamisation de fait, le laïcisme républicain, de consort avec le nihilisme progressiste, fait le lit de cet islam, et toutes les lois contre le séparatisme n’y feront rien. Mais encore, la porte-parole d’un régime qui a organisé la ségrégation avec les « gens qui ne sont rien », les « fainéants et les cyniques », instauré une sorte d’apartheid hygiéniste, demande à ne pas diviser. Peut-être faudrait-il rappeler à Prisca qu’« un peuple qui oublie son passé n’a pas d’avenir », lui faire écouter la magnifique tirade de François-Xavier Bellamy sur Noël au Parlement européen ou, pis, les vœux d’Éric Zemmour. Hélas, peine perdue, Prisca ne peut comprendre, obnubilée par la nouvelle religion jupitérienne du Grand Rien.

Joseph de Maistre a dit : « Toute nation a le gouvernement qu’elle mérite. ». La République a engendré le macronisne, on prie l’enfant Jésus dans sa crèche pour que la France ne l’hérite pas pour cinq ans de plus.

Pierre Mylestin

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Mai 2022 : premier Raid Via Romana

Motodysseus

Motodysseus… Dans l’esprit d’aventure hérité des grandes odyssées européennes, du voyage d’Ulysse aux périples des aventuriers modernes, l’Institut Iliade constitue aussi une communauté vivante. C’est ce qu’entendent affirmer concrètement les raids Motodysseus au contact de la route et du vent.

À travers l’Europe, ces parcours à moto allient technique et tradition pour une ré-immersion immédiate dans nos paysages et notre culture, rythmée par des conférences ou des exposés de haut niveau, sur des sites ou dans des lieux d’exception. En avant, calme et fou, l’Iliade part en visite sous le regard croisé d’Hermès et de Dionysos, le long d’itinéraires riches culturellement et sportivement. En selle, cavaliers !

À l’image des légions romaines de retour de campagne sur le limes germain, le raid « Via Romana » part du Rhin et traverse les Alpes pour rejoindre le Piémont italien, avec une première nuit qui s’annonce fraîche en altitude. Il longe ensuite les côtes de Toscane, avec un passage à Gênes, à Lucques et à Pise sous le soleil couchant des plages ligures et tyrrhéniennes. À mi-parcours, l’arrivée à Rome permettra de visiter la capitale impériale et de redécouvrir l’urbanisme de ses quartiers contemporains. À travers les paysages exceptionnels de Toscane, puis de Lombardie, le retour sera l’occasion d’une pause gastronomique obligatoire du côté de Florence. Une dernière étape est prévue au musée Guzzi, face au lac de Côme, pour le centenaire du constructeur mythique italien.
Dates

– Départ le vendredi 20 mai 2022 à 08h00 de Barr (Alsace)
– Arrivée le samedi 28 mai 2022 à 18h00 à Barr (Alsace)

L’arrivée et le retour à Barr ne sont pas pris en charge par l’organisation. Plusieurs solutions peuvent être envisagées individuellement ou collectivement pour s’y retrouver : descente à moto, transporteur spécialisé et train, remorquage en voiture, etc.

Conditions d’inscription

Pour des raisons pratiques, les inscriptions sont limitées à 12 personnes.

Le raid est organisé par des membres de l’Iliade dont certains sont expérimentés dans l’organisation d’expéditions à l’étranger et d’autres dans la conduite, le pilotage et la mécanique des motos. Ces compétences permettent d’ouvrir le parcours à tous publics, sous condition d’être en bonne forme physique et de disposer d’un véhicule permettant de rouler longtemps et en sécurité, à une vitesse suffisante pour ne pas retarder le groupe.

Contact : motodysseus@institut-iliade.com

Texte repris du site Institut-iliade.com

Comment les “Corsaires” veulent faire barrage au cyber-activisme des sleeping giants

Ils veulent ta peau – Après le passe vaccinal, la puce sous-cutanée ?

puce sous-cutanée

Décidément, la folie furieuse et le délire qui se sont emparés de notre monde depuis le début de l’épidémie de COVID-19 ne sont pas près de s’arrêter de sitôt. Quelques jours à peine après l’annonce par le gouvernement français de la mise en place d’un passe vaccinal qui aura pour premier effet de renforcer sa dictature sanitaire (voir Présent daté du 21 décembre), on apprend maintenant qu’une entreprise suédoise baptisée DSruptive Subdermals a mis au point, et teste depuis plusieurs semaines déjà sur ses salariés, une micro-puce biométrique capable de porter le passe sanitaire de ses utilisateurs directement sous la peau de leur main ! Une invention qui fait froid dans le dos quand on pense à l’usage que pourrait en faire notre gouvernement, et qui, avouons-le, tend à donner raison à un certain nombre de lanceurs d’alerte dits « complotistes ».

Une soumission technologique effrayante

Soulignons tout d’abord, pour ceux de nos lecteurs qui n’en croiraient pas leurs yeux, que cette information a été révélée par les grands médias bien « sanitairement corrects », et non par quelque site internet qualifié par l’Etat de « complotiste ». Ensuite, il faut préciser qu’en Suède, pays que nos dirigeants de tous bords nous présentent souvent comme un modèle, le degré de soumission technologique de la population a atteint – et c’est consternant – des sommets : le pays compte en effet déjà plusieurs milliers d’habitants possédant une puce sous-cutanée pour remplacer leurs clefs, leurs badges ou encore leurs billets de train ! De sorte que l’implantation sous la peau de la main d’une micro-puce contenant une foule d’informations très personnelles et donc confidentielles ne semble pas – et c’est aussi consternant – les choquer plus que cela.

Quid de la protection des données personnelles ?

Quoi qu’il en soit, interviewé cette semaine par les journalistes, le patron de DSruptive Subdermals Hannes Sjoblad, qui explique vouloir « avoir en permanence à portée de main » son passe sanitaire, a décrit ainsi le fonctionnement de son invention : « J’ai une puce implantée dans mon bras », que j’ai « programmée de façon que mon passe sanitaire soit dessus », et avant d’entrer dans un lieu nécessitant ledit passe, « je n’ai qu’à tendre mon bras sous un téléphone pour que le passe sanitaire s’active ». Comme cela, a-t-il ajouté, « il est toujours accessible pour moi ou pour toute autre personne qui veut me lire. Si je vais au cinéma ou dans un centre commercial, les gens pourront lire mon statut même si je n’ai pas mon téléphone… » Déjà absurde en soi, cette invention pose en outre le problème de la protection des données personnelles. Un problème que Sjoblad balaye bien sûr d’un revers de manche, en expliquant que « ces implants n’ont pas de batterie » et « ne peuvent donc pas transmettre de signal par eux-mêmes. Concrètement, précise-t-il, ils sont là, endormis. Ils ne donnent jamais votre localisation, ils sont actifs seulement lorsqu’on les touche avec le téléphone ». Bref, ils sont aussi inviolables que le sont les passes sanitaires…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 26 décembre 2021