Le nom du père… n’est plus un repère

père mère

Le modèle familial européen sera abattu jusque dans ses fondations ! La dernière décision de la CEDH et son traitement médiatique ne laissent pas de place au doute et les générations à venir pourraient bien ne plus avoir ni père ni repère…

La décision prise le 26 octobre par la Cour européenne des droits de l’homme va faire des dégâts. Amenée à se prononcer sur une affaire survenue en Espagne, la CEDH a jugé que « l’impossibilité de déroger à la règle voulant que le nom du père soit attribué en premier en cas de désaccord des parents est excessivement rigide et discriminatoire envers les femmes ».

L’affaire en question trouve ses origines en 2005, à Palma de Majorque. Une femme donnait naissance à une petite fille après s’être séparée de son conjoint au cours de la grossesse car celui-ci faisait pression pour qu’elle avorte. A la naissance, l’enfant reçut les deux noms de la mère, mais, en 2006, le père fit valoir ses droits et son patronyme fut ajouté. Pire encore aux yeux de la mère, le nom de son ancien compagnon précédait le sien.

C’est donc pour protester contre cette décision que cette jeune mère fit appel à la CEDH.

L’instance européenne a tranché en sa faveur et a donc puni l’Espagne pour « violation de la Convention européenne des droits de l’homme », condamnant cette dernière à verser 10 000 euros à la plaignante pour « dommage moral ».

Une histoire récupérée

La plaignante avait a priori de bonnes raisons de saisir la justice, et l’on ne peut qu’admirer sa volonté initiale de garder un enfant malgré la demande d’interruption de grossesse de la part du père. Son histoire a cependant été récupérée et manipulée par les ennemis du modèle familial traditionnel, au sein de la CEDH mais également dans la sphère politico-médiatique habituée à se servir de drames humains pour faire sa propagande. L’on se souvient notamment de la récupération malsaine de la mort du petit Alan Kurdi.

Au regard du communiqué de la CEDH, qui salue le fait que « l’évolution de l’Espagne depuis les années 50 a permis entre autres d’abandonner le concept patriarcal de famille prédominant par le passé et d’adopter de nombreuses mesures visant l’égalité entre les hommes et les femmes », il est aisé de lire entre les lignes et d’imaginer que, demain, c’est l’attribution du nom du père à ses enfants qui sera remise en cause, jugée inégalitaire et discriminatoire.

D’ailleurs, alors que l’information n’a pas de lien avec l’affaire très spécifique survenue en Espagne, LCI (groupe TF1) a rappelé que le député LREM de l’Hérault Patrick Vignal œuvrait pour que les enfants de divorcés puissent utiliser le nom de leurs deux parents, le collectif dont il est membre déplorant aussi que quatre enfants sur cinq portent aujourd’hui le nom de leur père.

Au lieu de s’inquiéter du sort des innombrables enfants européens élevés par un seul parent, la CEDH, les médias et les élus vont provoquer la destruction de familles en alimentant la jalousie des uns et l’orgueil des autres, le tout pour appliquer une forme de langage inclusif à la cellule familiale. L’enfant, qui est décidément le cadet des soucis des institutions, perdra, lui, les derniers repères identitaires qu’il avait. Après la destruction de sa culture, de sa religion, de sa nation et de sa famille, il perdra le nom de ses aïeux et ne saura plus d’où il vient. Il ne se distinguera pas de ses camarades de classe élevés par deux femmes ou nés par GPA…

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 28 octobre 2021

Face à l’insécurité, l’indulgence ne paie pas, par Clément Martin (Les Identitaires)

insécurité

À New-York, l’adoucissement des lois contre le vol à l’étalage provoque une explosion de violence. Les pharmacies ont été particulièrement touchées par cette vague, des produits de première nécessité sont totalement absents des rayons : dentifrice, nettoyant pour le visage, désinfectant, etc. « Ça ressemble au tiers monde », déclare un habitant de Manhattan au New York Post. Selon le commissaire de police de New York, Dermot Shea, la cause de cette insécurité est à rechercher dans la législation de l’année dernière, qui a éliminé la caution et détention provisoire pour différents crimes non violents. De nombreux voleurs sont donc en liberté, comme cette personne qui a été arrêtée 46 fois pour vol au détail en 2021.

Ces mesures, évidemment liées au contexte post-Black Lives Matter et à l’élection de Joe Biden, sont évidemment du pain béni pour tous les délinquants qui pullulent dans les grandes métropoles multiraciales. Leurs conséquences nous montrent une fois de plus qu’il ne faut absolument rien lâcher sur la sévérité due aux criminels. Dans une vision marxiste irénique, le vol est nécessairement la manifestation d’une faiblesse que l’on devrait prendre en pitié. Le vol serait, ainsi, le moyen de survie du pauvre. Les faits, là aussi, démentent l’idéologie : la plupart des produits volés à New York se sont retrouvés sur le site Amazon.

La réponse à la pauvreté ne peut être l’autorisation, voire la bénédiction, donnée au vol. La satisfaction du pauvre ne se trouve pas dans l’abolition de la propriété privée… Le pauvre, celui qui travaille dur en vivant modestement, se retrouve aussi à l’intérieur du comptoir. Il est la première victime de ces truandages.

Face à l’insécurité, l’indulgence ne paie jamais. Les gauchistes invoquent la « prévention » comme alternative à la « répression ». C’est oublier un principe éducatif de base, qui vaut aussi bien pour les enfants que pour les adultes : une faute doit toujours être sanctionnée, sous peine d’affaiblir considérablement l’autorité et, aux yeux de ceux qui y sont soumis, la légitimité de ses décisions.

La véritable prévention ne consiste pas à laisser dépouiller les braves gens mais à promouvoir, par tous les moyens (à l’école, dans la culture, les médias, les associations sportives, le périscolaire, etc.), une morale exigeante du respect, avec sanction systématique à la clef.

La prévention, comme son nom l’indique, agit à la source. Mais lorsque la rivière est en crue, on doit agir concrètement en consolidant la rive et en prenant des mesures d’endiguement. C’est l’urgence.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Covid-19 : les fissures du secret médical

covid secret médical

L’épidémie de Covid-19 a été le révélateur de nombreux changements de paradigmes dans la manière d’aborder la santé des populations. Parmi ceux-ci figure la question cruciale du secret médical avec, aujourd’hui, la demande de sa levée pour le statut vaccinal des élèves d’établissements du premier et second degré, à porter à la connaissance des chefs d’établissement. Cette violation du secret médical, dans le cadre du Covid, a connu en fait quatre étapes :

La première s’est produite dans ce qu’on appelle les opérations « d’aller-vers », pour vacciner de façon « exhaustive » les personnes en proximité. Ceci impliquait des croisements des « fichiers patients » des médecins avec les fichiers des populations connues par les collectivités locales, pour contacter de façon personnalisée les usagers concernés, rendant quelque peu aléatoire l’étanchéité des données.

La deuxième a vu le croisement des fichiers des personnes vaccinées (SI vaccin) avec les « fichiers patients » des médecins afin que ces derniers identifient leurs patients non vaccinés. On me rétorquera que le médecin traitant est habilité à cela. Pourtant, le secret médical s’applique aussi à lui si le patient ne souhaite pas l’informer. Et on peut comprendre le point de vue du patient : certains médecins peuvent avoir des positions très tranchées, voire intégristes dans leur rapport à la vaccination. J’ai connaissance de patients réservés sur la vaccination ayant été traités très agressivement par leur médecin.

La troisième est la levée de fait du secret médical concernant les soignants, consécutive à l’obligation vaccinale de ceux-ci, ceux qui ne souhaitent pas se faire vacciner étant forcément repérables puisque suspendus, subissant la double peine de l’arrêt professionnel et de l’opprobre social qui se rattache à la connaissance publique de leur situation.

La quatrième, aujourd’hui, est donc celle des élèves non vaccinés qui risquent fort, avec leur famille, de subir des pressions vaccinales encore accrues, ainsi que l’humiliation de « l’éviction » scolaire sélective, comme l’a dit le ministre, si un cas Covid survenait.

Pour s’en tenir à un point de vue strictement technique, la décision de rupture du secret devrait s’inscrire dans l’analyse d’un ratio bénéfice collectif/risque individuel et il apparaît évident que ce ratio est largement défavorable à l’usager, le collectif n’ayant par ailleurs pas grand-chose à y gagner. En effet, une brèche au secret aurait pu se concevoir si l’on avait mis en évidence une vraie dangerosité issue des personnes non vaccinées, et donc un gros risque collectif. Or, on ne le répétera jamais assez, aucune vraie preuve n’est venue étayer cette affirmation, au contraire très largement démentie par les expériences israéliennes ou britanniques, mais néanmoins toujours ânonnée à longueur de plateaux télé !

On peut, dès lors, s’interroger sur ce que recèle cette lente dérive vers une rupture systémique du secret médical, qui passe par la question : à quoi sert ledit secret ?

Si des exemples illustrant son fondement viennent vite à l’esprit (maladies socialement honteuses, discriminations à l’embauche, sélection par les assurances privées), on peut tenter de lui donner une définition à portée plus générale : il sert, en fait, à protéger l’individu contre la puissance du collectif. Et, en effet, la santé publique « à l’ancienne » a jusqu’à très récemment toujours privilégié la dimension de la responsabilisation individuelle à une approche « collectiviste » de la santé.

Le secret médical est plus qu’un « outil » de santé publique qu’on utiliserait ou pas au gré des circonstances et des modes. Il est, en lui-même, gravé dans le marbre du Code déontologique et issu du lointain serment d’Hippocrate de nos ancêtres grecs, une véritable philosophie de la place de l’homme, à protéger de l’absorption par un collectif que tous les totalitarismes tenteront d’« hégémoniser ». Il ne devrait pouvoir être levé que « la main tremblante ». Il faudra reparler du consentement éclairé et de la liberté de prescription, mais ce n’est malheureusement pas un hasard si ces trois piliers du colloque singulier patient/médecin s’effondrent en même temps. Une résurgence du marxisme dans une société ayant acquis une parure libérale et démocratique ? Bienvenue dans le nouveau monde, camarade, où le patient n’est plus qu’un citoyen et le médecin un exécutant…

Jean-Michel Pradel

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Des journalistes qui appellent à boycotter Zemmour dans une tribune : l’analyse de Nicolas Vidal [vidéo]

29/10/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Plus de 150 journalistes ont signé une tribune dans Mediapart appelant à «combattre» et «invisibiliser» certaines personnalités politiques durant la campagne de la présidentielle.

Un texte qui vise clairement Eric Zemmour, sans toutefois le nommer.

L’éditorialiste Nicolas Vidal revient sur cette tribune.


Islamisme: quand Bruxelles se voile la face!, par Nicolas Bay

parlement européen islamisme

Une tribune libre de Nicolas Bay, député français au Parlement européen, vice-président du groupe « Identité et démocratie »

L’islamisme est un iceberg vers lequel les élites européennes foncent à grande vitesse. Le terrorisme n’en forme que le sommet de la partie émergée. L’immergée est l’impensé des politiques européennes en matière d’immigration.

Depuis 2015 et le massacre de la rédaction de Charlie Hebdo, il n’est pourtant plus possible de se voiler la face. Sauf à le vouloir. Sauf à être complice. Nous accueillons sur notre sol des centaines de milliers d’islamistes, peut-être même des millions. Ils ne sont pas des terroristes et ils ne le seront sans aucun doute jamais. Mais ces hommes et ces femmes « comprennent » les attentats, leur trouvent des explications qui masquent mal une volonté d’excuser voire de justifier.

No future

Les sondages comme les études plus fouillées n’ont cessé ces dernières années de le prouver. L’IFOP pour Marianne donne en ce mois d’octobre des chiffres terrifiants. Parmi eux, celui-ci : 61 % des jeunes musulmans estiment que la charia est supérieure à la loi française. Or, ils sont 80 % parmi les jeunes musulmans à déclarer que la religion tient une place « importante » dans leurs vies. Ainsi donc, seuls 19 %, un quart, placent la loi de la France avant celle de leur religion. C’est sans appel. C’est aussi no future en commun car, à n’en pas douter les enfants de ces jeunes seront élevés dans les mêmes principes par leurs parents. Minoritaires, ces islamistes s’accommodent de nos lois ; majoritaires, ils « comprendront » tout mouvement islamiste qui voudra proclamer la charia en Europe.

Qui est responsable de cette situation ? D’abord et avant tout, ceux qui nous gouvernent. L’islamisme n’est qu’un volet de ce que l’on peut appeler l’islamigration. Quand on accepte de faire venir chez soi une immigration dont l’histoire, la religion, les conceptions sont extrêmement différentes, et même parfois antagonistes, alors on ne peut être surpris, notamment du fait de l’ampleur numérique de cette migration, que l’assimilation ne fonctionne pas. La faute première est donc celle des responsables politiques, français et européens, mais aussi de l’Union européenne. Celle-ci finance des organisations liées aux réseaux internationaux islamistes. Ainsi 5,6 millions ont été versés à des proches des Frères musulmans comme la FEMYZO, un groupe de « jeunesse musulmane » mais qui a fait de la laïcité une cible, et qui travaille parfois avec l’Open Society de Georges Soros. Un certain Réseau européen contre le racisme est également financé. Sous couvert d’antiracisme, c’est à une traque de tout ce qui s’oppose à l’islamisation de notre continent que se livre ce lobby. Dissous en 2020 par le gouvernement après la décapitation de Samuel Paty, le Collectif contre islamophobie en France (CCIF) était membre de ce réseau.

L’Europe favorise la victimisation

Tout ce petit monde est subventionné par Bruxelles, choyé et même invité à parader dans des réunions de jeunes européens comme le week-end des 9 et 10 octobre derniers. Ces jours-là, les jeunes activistes de FEMYZO ont pu participer au week-end de la jeunesse organisée par le Parlement européen et même faire applaudir leur combat par de jeunes militants de gauche.
Depuis 2014, le Conseil de l’Europe organise la journée européenne contre l’islamophobie. Une aubaine pour tout ce que l’Europe compte d’islamistes en mal de victimisation. Il ne s’agit évidemment pas de défendre le brave épicier arabe, imaginaire des années 90, contre les terribles Dupont Lajoie, imaginaire des années 70, mais d’imposer des revendications dans l’espace public. Il s’agit également d’inverser les mots, les faits et les réalités. Ainsi, le port du voile devient une preuve d’émancipation, la loi sur le séparatisme d’Emmanuel Macron serait un « détournement de la laïcité ».

On l’a compris, pour ces islamistes, il s’agit de défendre les territoires tangibles ou symboliques acquis et d’en conquérir d’autres. Cette dialectique élémentaire, de très faible niveau intellectuel, ne peut fonctionner que sur des mentalités emprisonnées mentalement par la doxa racisme/antiracisme support idéologique de l’immigration, et donc de l’islamisation, depuis quarante ans en Europe. Bref, elle a porte ouverte auprès des commissaires européens et de la majorité des parlementaires de Bruxelles. Le rapport stratégique sur la sécurité pour 2020-2025 de l’Union européenne le dit : la bataille contre le terrorisme (le mot islamiste n’est pas utilisé) passe par plus de « cohésion sociale », une fin de la « polarisation ». En d’autres termes, les Européens qui refusent l’islamisation de leur continent et de leurs nations sont renvoyés dos à dos avec les islamistes. Les deux « polarisent ». Autrement dit, l’islamisme résulte d’un dysfonctionnement de nos sociétés. Il n’est pas un facteur exogène et conquérant dont les racines plongent dans un passé séculaire et des sociétés étrangères. Autant de candeur et de bêtise stupéfieront les historiens du futur. Reste à savoir qui ils seront et s’ils s’en féliciteront ou le condamneront. Tel est l’enjeu des années décisives qui viennent.

Tribune reprise de Causeur

La Vérité sur Taha Bouhafs | Contre-enquête [vidéo]

Taha Bouhafs

28/10/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Vendredi 17 septembre dernier, le journaliste Taha Bouhafs porte plainte contre le site d’actualité Fdesouche en raison de la publication d’une liste de plusieurs centaines de personnalités fichées « islamogauchistes », et dans laquelle son nom figure.

Largement soutenu par des élus de gauche, des Insoumis aux écologistes, des syndicats journalistiques et par son camp, Taha Bouhafs vient pourtant tout juste d’être condamné ce mardi 28 septembre par le tribunal judiciaire de Paris pour injure raciste envers une policière, Linda Kebbab, après l’avoir traitée d’Arabe de service. Le journaliste, connu aussi pour avoir qualifié Sonia Mabrouk de « collabeur », se lance donc dans un nouveau combat judiciaire.

Pour décrypter la situation du polémiste, Livre Noir a mené sa contre-enquête : Taha Bouhafs est-il vraiment journaliste ou bien un militant politique au service de l’islamogauchisme ?


Visite présidentiable – Orbán et Marine Le Pen sur la même ligne

Orban marine le pen

La dirigeante du Rassemblement national a été reçue en grande pompe mardi par le Premier ministre hongrois Viktor Orbán. Comme on aime à le souligner dans l’entourage de Marine Le Pen, si sa nièce Marion Maréchal et le polémiste et candidat non déclaré Eric Zemmour avaient été reçus par Orbán il y a un mois à l’occasion du 4e Sommet démographique auquel ils avaient participé, « ils ont été reçus en tant qu’intellectuels, en marge d’un colloque ; Marine Le Pen ne va pas rencontrer Viktor Orbán dans sa bibliothèque mais dans ses bureaux! » (dixit l’eurodéputé Philippe Olivier). Mais comme l’a déclaré le Hongrois, répondant à la question d’un journaliste français lors de la conférence de presse commune avec Marine Le Pen, il n’est pas question d’apporter un soutien à l’un ou l’autre des candidats à la présidentielle française car « il faut être respectueux de ses hôtes » et le gouvernement magyar ne peut « pas prendre de position sur ce qui ne regarde que le peuple français ».

Il n’empêche que recevoir Marine Le Pen avec les honneurs est une manière de jeter les bases d’une coopération entre nos pays dans l’éventualité d’un changement de l’équipe dirigeante à Paris. De son côté Marine Le Pen était venue afficher son soutien à Viktor Orbán et à sa majorité parlementaire et montrer que le rapport de forces pourrait bien changer au sein de l’UE après les élections d’avril en France. Ce n’est pas inutile pour le Premier ministre hongrois alors que son opposition va présenter un candidat unique à l’issue d’un processus de primaires qui a abouti il y a une dizaine de jours et qu’elle compte faire campagne avec notamment la promesse d’améliorer les relations avec Bruxelles.

Lors de la conférence de presse conjointe, le Premier ministre hongrois a remercié Mme Le Pen et son parti pour ses positions au Parlement européen en défense de la Hongrie, et il a fustigé la dérive de l’UE : « Actuellement en Europe, il y a une pression idéologique jamais vue encore. (…) Pour nous ce n’est pas quelque chose de nouveau. Nous avons déjà connu la doctrine Brejnev. (…) Nous savons donc ce que c’est, un centre idéologique qui ne reconnaît pas la pluralité des opinions et qui veut nous contraindre à respecter un seul cadre idéologique. » De même, Marine Le Pen a critiqué cette UE qui « s’envisage désormais de plus en plus comme un Etat unitaire centralisé (…) Nous n’avons plus affaire à une volonté de coopération mais une volonté d’asservissement, non plus à une organisation interétatique mais un à véritable empire ». Répondant à la question d’un journaliste français sur la loi hongroise de protection des enfants, qui interdit l’endoctrinement LGBT à l’école, Marine Le Pen a d’ailleurs répondu qu’elle ne défendait pas la souveraineté de la France pour aller dire aux Hongrois quelles sont les lois qu’ils doivent se donner, et que c’est sur les questions communes, comme l’immigration, que les nations européennes sont appelées à travailler ensemble.




Faisant écho à la tirade d’Orbán sur la doctrine Brejnev remise au goût du jour par l’UE, avec le chantage financier de la Commission et de certains gouvernements (dont celui de Castex) qui a remplacé les chars du Pacte de Varsovie, la candidate du RN a déclaré : « La Hongrie de 2021, sous votre conduite, Monsieur le Premier ministre, se place une nouvelle fois et conformément à sa vocation multiséculaire à la pointe du combat pour la liberté des peuples, ce combat si essentiel dans un monde en proie à la tentation totalitaire, ce combat sans lequel il n’y a pas de liberté des personnes. »

Sur les souverainetés nationales, sur les limites des compétences de l’Union européenne inscrites dans les traités et à faire respecter, sur la politique énergétique et le risque que les propositions de la Commission européenne en matière de lutte contre le réchauffement climatique ne détruisent les classes moyennes (dixit Orbán) et aussi les classes modestes (dixit Le Pen), et aussi sur la nécessité de former une alliance des souverainistes au Parlement européen, les deux responsables politiques ont affiché leur convergence de vues tout au long de cette conférence de presse.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 27 octobre 2021

Le wokisme peut-il gagner ?, par Clément Martin (Les Identitaires)

woke

Pierre Valentin, rapporteur d’une longue note d’une soixantaine de pages publiée par la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol), est optimiste. Pour lui, le wokisme ne peut pas durer. C’est dans son essence même. « Un tableau dans un musée possède un cadre. Si j’explique que pour être plus inclusif, je vais élargir les limites de cet objet, passé un certain stade, l’objet va disparaître, car il ne voudra plus rien dire. On a expliqué que l’art était partout, qu’il pouvait tout être, afin d’être “inclusif”. Résultat, il n’y a plus d’art nulle part. L’inclusion est donc une destruction. » (Le Point, 3 août 2021). L’auteur prend l’exemple de l’acronyme LGBT qui n’en finit plus de s’allonger, et du drapeau arc-en-ciel qui sera bientôt illisible à force de rajouter des couleurs, puisqu’il y a maintenant celles de Black Lives Matter, des trans et des « non-binaires ». « Ce drapeau, ajoute-t-il, ne veut plus rien dire. C’est la logique finale d’autodestruction. »

Le wokisme est une idéologie. Or, les idées ont leur propre vie, en marge de leurs fondateurs. Les auteurs libéraux, du 18e siècle jusqu’aux années 1950, de Adam Smith à Friedrich Hayek, n’avaient certainement pas imaginé que le libre-échange irait jusqu’au commerce d’enfants à naître, via la GPA. Les marxistes du 19e auraient sûrement récusé le goulag si on leur avait annoncé les conséquences de leur projet. Plusieurs penseurs nationalistes du 20e siècle considéraient que le capitalisme et la démocratie, trop ouverts et fragiles par nature, succomberaient sous les coups du socialisme. Les idéologies ne sont pas des objets qui tombent en panne à cause d’un vice de fabrication. L’inclusivité propre au wokisme n’est pas le talon d’Achille du wokisme. Une idéologie fondée sur l’erreur est un virus : il se répand et mute au fur à mesure des rencontres. Il n’y a qu’à voir le maoïsme et la situation politique en Chine, surprenante pour un Occidental qui a vu l’URSS mourir. Le wokisme ne peut pas s’auto-détruire et partir comme il est venu, il est la destruction. Peu importe qu’une majeure partie de la population n’y adhère pas, voire ignore son existence. Ce qui compte, c’est l’avant-garde militante qui le met en branle et infuse l’espace public.

Or, sur ce terrain, le wokisme remporte des victoires éclatantes. Plusieurs institutions, entreprises et médias ont choisi, par exemple, l’écriture inclusive. « Nous nous sommes fixés comme mot d’ordre de l’employer partout, peu importe le support », se félicite Sarah Legrain, oratrice nationale et cadre de la France Insoumise. « Nous voulons visibiliser les femmes en nous adressant à elles directement. » Europe Écologie-Les Verts, le Parti communiste français, Génération.s et le PS ont emboîté le pas. A l’intérieur de la gauche, Mélenchon a donc été moteur. D’ailleurs, la marginalisation intellectuelle du républicanisme classique, au profit de l’indigéno-wokisme de Danielle Obono, montre bien qui porte la culote à LFI. Malgré la droitisation de la France et les succès de Zemmour, la gauche demeure une force intellectuelle de premier plan : les mots qu’elle utilise deviennent viraux. Par exemple, « sans-papiers », « migrants », « féminicides ». A Lyon et Paris, l’écriture inclusive se développe. « Anne Hidalgo a écrit aux différentes directions de la ville pour leur préconiser de ne plus faire de communication stéréotypée, et donc de privilégier l’écriture inclusive », selon Hélène Bidard, élue communiste adjointe à l’égalité femmes-hommes. A LR, on s’y oppose : « L’écriture inclusive est une hérésie, un diktat qu’essayent de nous imposer certains partis. C’est du terrorisme culturel », condamne Pierre-Henri Dumont, député et secrétaire général adjoint des Républicains (Le Figaro, 23/02/2021). Mais à part se plaindre, que fait concrètement la droite ?

Netflix, les sites de vente Zalando et Vinted, Canal+, le bailleur social 3F, l’Isen – école d’ingénieur dans le Var – ou la Cnam, grande école d’enseignement supérieur, utilisent l’écriture inclusive (Motsclefs.net, 30/06/2020). Le wokisme a déjà remporté une bataille, la plus facile : celle de la victimisation. De peur de subir les plaintes de twittos mégalos et narcissiques, un nombre croissant de structures, par souci de leur image publique, promeuvent des initiatives woke, tel que Uber et son soutien au BLM. Business is business : pour de bêtes raisons publicitaires, des doses de wokisme sont déversées un peu partout.

Incontestablement, le wokisme peut gagner. Il peut gagner comme le marxisme, malgré la chute des dictatures soviétiques en Europe, a perduré sous le visage du marxisme culturel, étendant sa logique binaire (« dominants » contre « dominés ») à d’autres domaines que l’économie. Il est donc bien trop tôt pour dresser l’acte de décès du wokisme. Le combat ne fait donc que commencer.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Louis Fouché : « Quelques fous ont décidé que le système de santé devait être néolibéral » [vidéo]

27/10/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Le Dr Louis Fouché est-il devenu un gourou ? Le médecin anesthésiste-réanimateur vient de quitter officiellement l’AP-HM Marseille, la faute à des prises de position controversées sur la crise sanitaire.

L’adepte de la permaculture et des modes de vie alternatifs se voit-il encore comme un scientifique ?

Entretien.


UE, migrants… La Pologne ne faiblit pas

Assaillie par les migrants à l’est et par l’Union européenne sur la scène politique continentale, la Pologne résiste et affirme ses positions.

Après que le tribunal constitutionnel polonais a jugé le 7 octobre dernier que les articles 1 et 19 du traité sur l’Union européenne n’étaient pas compatibles avec la Constitution du pays, l’instance continentale a durci le ton le 19 octobre par la voix d’Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne. Celle-ci a évoqué les risques encourus par la Pologne, à savoir des pénalités financières, Bruxelles menaçant même de ne pas verser les 36 milliards d’euros qu’elle lui avait promis pour son plan de relance post-Covid.

Grâce à Olivier Bault, notre correspondant permanent à Varsovie, les lecteurs de Présent connaissent désormais bien la pugnacité polonaise. Ainsi, les pressions, bien que fortement ressenties et potentiellement dévastatrices, ne font pas perdre leur courage aux élus polonais. Mateusz Morawiecki, Premier ministre, avait ainsi déclaré immédiatement après l’intervention très offensive d’Ursula von der Leyen qu’il était « inacceptable de parler de pénalité financière », précisant que « le chantage ne peut pas être une conduite politique ». Dans une interview publiée lundi 25 octobre par le Financial Times, le Premier ministre a renchéri en affirmant que son pays ne discutera plus « avec un pistolet braqué sur la tempe ».

Les méthodes dignes de l’URSS appliquées par l’UE sont bien connues en Pologne, c’est d’ailleurs l’héritage de l’époque communiste qui a poussé le pays à faire le ménage dans sa justice, ce qui a provoqué le début de cette énième altercation avec l’UE.

Nombreux sont en effet les désaccords entre les deux parties depuis quelques années et plus précisément depuis l’arrivée au pouvoir en Pologne des conservateurs en 2015, notamment au sujet de l’immigration. Le dernier événement en date ne devrait pas changer la donne.

Le 25 octobre, le ministre polonais de la Défense, Mariusz Blaszczak, a annoncé que son pays allait déployer 2 500 soldats supplémentaires à la frontière biélorusse afin de prêter main-forte aux 7 500 hommes du corps des gardes-frontières déjà en place. L’objectif est simple, empêcher les migrants d’entrer en Pologne, ce qui n’est pas peu dire puisque, d’après Le Monde, 500 à 900 tentatives de passages clandestins ont lieu chaque jour. Ces tentatives engendrent par ailleurs des incidents, plusieurs militaires ayant été blessés par des projectiles en tous genres le week-end dernier.

Comme douze autres pays, la Pologne avait demandé en début de mois la construction de barrières physiques contre ces intrusions. Les demandes et la détresse de ces nations ont cependant été balayées d’un revers de manche par Ursula von der Leyen vendredi dernier à l’issue d’un sommet européen consacré en partie à la pression migratoire, puisqu’elle a affirmé que l’Union européenne ne financera aucune activité liée à la construction de murs ou de clôtures barbelées à ses frontières. Ses attaques contre le président biélorusse Alexandre Loukachenko, accusé d’être à l’origine de l’afflux de migrants pour faire pression sur l’UE, seront sans doute validées par la Pologne mais ne régleront pas le problème.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 26 octobre 2021

Passe sanitaire, au bout de la nuit, par Maxime Tandonnet

pass sanitaire manif

On apprend que le passe sanitaire ne sera pas obligatoire pour les meetings politiques, dont la vocation est d’entasser dans un espace clos toute sorte de braillards. S’il est un lieu de libre circulation et de prolifération des postillons, c’est bien le meeting politique, qu’il soit de droite, de gauche, du centre ou extrémiste.

En revanche, par le plus sidérant des paradoxes, le passe sanitaire s’applique désormais aux enfants qui veulent venir s’instruire sagement dans les bibliothèques et les médiathèques de quartier, chacun assis à sa place et en dehors de toute condition d’entassement.

Selon les statistiques officielles, environ 30% des jeunes de 12 à 18 ans ne sont pas vaccinés et dès lors ne disposent pas d’un passe sanitaire. Pourquoi ne sont-ils pas vaccinés? Sans doute, parce que, pendant des mois, le discours officiel a martelé que la vaccination des jeunes, qui ne sont pas menacés par les formes graves du covid 19, était inutile voire contre-productive, avant que n’intervienne au début de l’été une soudaine volte-face (scientifique ou idéologique?) à ce sujet. Or, le passe sanitaire est désormais rendu obligatoire dès 12 ans pour accéder aux espaces culturels tels que les médiathèques, bibliothèques (en tout cas dans certaines communes).

Cela signifie-t-il que désormais, en ce moment, 30% presque un tiers des jeunes sont, de fait, quasiment bannis des lieux de l’intelligence et de la civilisation? Et après, qui s’étonnera de l’effondrement intellectuel de ce pays, de la montée de l’ensauvagement voire de la barbarie?

Quelle signification au total? l’excitation et le climat d’embrigadement d’un meeting politique mériteraient plus de considération que des enfants qui lisent, s’instruisent et travaillent? Tout cela est tellement invraisemblable qu’on a du mal à en croire ses yeux.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Le Grand remplacement dans les médias : avons-nous gagné ?, par Clément Martin (Les Identitaires)

grand remplacement

Le Grand remplacement prend une place de plus en plus importante dans les médias. Il n’y a plus que LFI et la gauche communiste (PC, NPA et autres) pour nier les problèmes migratoires. Valérie Pécresse, de LR, a réclamé un quota maximum d’étrangers pouvant être accueillis en France. Elle reprend en cela le vieux thème de l’immigration choisie, d’inspiration sarkozyste, qui n’a jamais porté de fruits. En effet, une fois au pouvoir, le candidat Sarkozy s’est musé en président de l’idéologie du métissage : « De 2007 à 2016, le nombre d’admis au séjour a augmenté de près d’un tiers » (Le Figaro, 17 avril 2017). Le 5 octobre, sur BFM, Arnaud Montebourg a reconnu que « la peur du grand remplacement est peut-être irrationnelle mais correspond à des phénomènes réels ».

Alors, les identitaires ont-ils gagné le débat ? De fait, nos idées progressent. Et il est intéressant de constater que les idées mènent leur propre vie, indépendamment des résultats politiques. Ainsi, Sarkozy n’a rien fait – ou si peu – afin d’enrayer l’immigration-invasion. Mais en organisant un grand débat sur l’identité nationale, il a contribué à ouvrir un espace aux idées identitaires, puisque le mot « identité » n’était plus tabou. Eric Zemmour agit de même en déplaçant tout le spectre politique vers la droite. Le Grand remplacement n’est plus un « concept d’extrême-droite » mais un sujet de débat comme un autre.

Nous n’avons certes pas gagné le débat mais l’espace s’élargit. Le risque est de voir le sujet confisqué, tel Sarkozy encore une fois (puisqu’il évoque souvent le péril sub-saharien), par ceux-là mêmes qui n’ont rien fait pour enrayer le phénomène. C’est le moment de saisir la balle au bond et de rappeler que l’immigration-invasion n’a pas commencé en 2013 avec la crise de Lampedusa. Près de 20 % de la population française, entre 11 et 13 millions de personnes, selon le démographe Jean-Paul Gourévitch, vivent dans notre pays. De plus, ces chiffres ne concernent pas la troisième génération d’immigrés, nés en France de « parents français » par la magie du droit du sol.

Par conséquent, l’enjeu consiste à montrer que la coexistence de plusieurs peuples à l’intérieur d’un même pays entraîne inévitablement la disparition de celui-ci. C’est l’idée d’une certaine homogénéité ethno-culturelle qu’il faut remettre sur la table. Pour ce faire, il faut rappeler que la France est avant tout un pays européen et que l’assimilation, si elle existe bien comme phénomène social, demeure marginale. L’assimilation n’est pas un programme politique, elle est une réalité plus ou moins importante. Plutôt « moins » que « plus » dans notre pays, car plus on s’éloigne des années soixante-dix, plus le sentiment musulman et identitaire afro-maghrébin s’affirme. Non seulement on n’assimilera pas ces millions d’Africains, mais, de surcroît, les jeunes générations sont de moins en moins françaises.

La remigration est donc la réponse au problème, c’est l’enjeu ultime du débat. Sans la remigration, la discussion reste entre les mains des impuissants d’hier et des journalistes mainstream. Avec la remigration, le débat sur l’immigration atteint sa pleine portée : une terre, un peuple !

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires