Son fils est mort au Bataclan – « Plus que dans la colère, je suis dans l’obligation d’agir et de participer à l’endiguement de cette idéologie mortifère »

Jean-Pierre Albertini Bataclan

30/09/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Jean-Pierre Albertini a perdu son fils, Stéphane, alors âgé de 39 ans, assassiné au Bataclan, le 13 novembre 2015. En 2020, Jean-Pierre Albertini a écrit un livre, Mourir au Bataclan, livre qu’il a dédié à son petit-fils, fils de Stéphane.

Aujourd’hui, il témoigne au micro de Boulevard Voltaire après avoir assisté à plusieurs audiences du procès des attentats du 13 novembre 2015.


Dominique Venner : Carnets rebelles volume 1

Carnets rebelles

30/09/2021 – FRANCE (NOVOpress)
La portée de la mort volontaire de Dominique Venner, le 21 mai 2013, aura été immense pour tous les « cœurs aventureux ». S’il y a néanmoins une chose que ce sacrifice ne laissait pas présager, c’est que le « samouraï d’Occident » confiait à la postérité un grand nombre de notes manuscrites qui, mises bout à bout, forment un massif de textes impressionnant : ses Carnets.

Rédigés quarante années durant, ils sont la dernière pièce de son œuvre, sans aucun doute la plus personnelle : l’enfance sous l’Occupation, l’Algérie, l’engagement à Jeune Nation et la fondation d’Europe-Action, le goût de l’aventure et le sens de l’héroïsme, la passion de l’histoire et la quête des racines, l’attrait des armes et l’amour de la chasse.

Une mine d’or biographique et philosophique qui lève le voile sur un personnage hors du commun, à la fois acteur et observateur de son temps. Ce premier volume – avec une préface d’Alain de Benoist – rassemble la première partie des carnets rédigés entre 1982 et 1990.

pour commander : https://europa-diffusion.com/fr/accueil/8535-carnets-rebelles-volume-1.html

«Créolisation» ou «grand remplacement»?

Marion Maréchal

Le concept de créolisation est la réponse de Jean-Luc Mélenchon à la bascule démographique. Nous sommes sommés d’accepter un phénomène sans même pouvoir le décrire objectivement.

Jean-Luc Mélenchon l’affirme : la France est en voie de créolisation. Un concept qu’il a chipé au romancier Edouard Glissant, pour lequel les sociétés créoles basées sur le métissage des cultures seraient le devenir du monde. « J’appelle créolisation la rencontre, l’interférence, le choc, les harmonies et les disharmonies entre les cultures, dans la totalité réalisée du monde-terre. (…) Ma proposition est qu’aujourd’hui le monde entier s’archipélise et se créolise », écrivait ainsi le Martiniquais. Une idée que Jean-Luc Mélenchon a fait sienne, tant elle semble, de prime abord, adaptée à la situation que rencontre présentement la France. La « créolisation » répond en effet autant au projet républicain post-colonial qu’à la nouvelle composition ethnoculturelle du peuple français, ou vivant dans l’espace géographique que recouvre la France continentale.

Pour le candidat de la France Insoumise, nous n’en sommes qu’aux prémices de la formation d’un nouveau peuple. Après tout, les Francs n’auraient-ils pas eux-mêmes présidé à une ethnogenèse ayant engendré un peuple qu’on nomme aujourd’hui « français » ? Passons sur les détails cruels de l’Histoire, bientôt naîtra ce Français d’ici et de là-bas, synthèse du grand tout uniformisant gardant toutefois une identité propre : un créole d’un nouveau genre, autochtone et allogène dans un même mouvement. Ce projet ne se distingue point du tout de celui des globalistes libéraux ; il est cosmopolite, comme l’est l’idéal trotskyste. Il est d’ailleurs curieux que ceux-là mêmes qui se font les chantres de ce métissage soient aussi hostiles à l’expression de « grand remplacement » … qui ne dit rien de plus sur le sujet.

Appelez ça comme vous voulez…

Le « grand remplacement » ou la « bascule démographique » n’a pas de connotation méliorative ou péjorative, si l’on s’en tient à sa lettre. Il s’agit d’un constat purement factuel : en quelques décennies, la population française a plus évolué qu’elle ne l’a fait lors des millénaires précédents. Pour s’en convaincre, il suffira de regarder des photos des équipes de France espoirs de football à notre époque et en 1981… Ou, plus simple encore, de déambuler une petite heure dans certains arrondissements parisiens. Argumenter à l’aide de statistiques et de chiffres est, d’une certaine manière, inconvenant. Pourquoi nier la réalité tout en se réjouissant des conséquences ? Il sera aussi naturel d’en conclure que, forte d’un peuple remanié, la France dans son identité politique, culturelle et historique, en sera transformée. Disons, taquins, qu’elle sera « créolisée ».

Jamais dans l’histoire du monde, une civilisation n’aura subi un tel choc démographique, anthropologique et culturel que la nôtre, à l’exception notable des indiens d’Amérique dont nous ne connaitrons toutefois pas le sort. Le choc a été rude, pour ne pas dire brutal. Quels fils tiennent encore ensemble les Français ? Le sport ? Râler ? Se construisent des mondes, des univers différents qui doivent partager le même territoire. Et ce « grand remplacement » à l’œuvre n’est pas tout entier contenu dans la question migratoire extra-européenne. Ce sont nos mœurs et nos usages qui se transforment sous nos yeux ; la matière du peuple français se fait différente, mutante.

La France face à son destin

Il faudrait presque remercier Jean-Luc Mélenchon d’affirmer que pour que la France existe encore demain, il faudra que naisse un nouveau peuple. Pour l’heure, la créolisation se limite à une forme d’abêtissement généralisé. Il s’agit précisément d’une France du kebab, des « tacos français », du rap, éventuellement du foot et d’Instagram. Une France déculturée qui a engendré d’une sous-culture sotte. Nous ne parlons pas d’une France qui ferait naître des John Coltrane et de nouveaux Césaire, mais d’une France tyrannisée où oser formuler des vérités peut vous valoir de comparaître devant un juge d’Instruction.

Nous sommes sommés d’accepter le phénomène sans même pouvoir le décrire objectivement. La question est pourtant existentielle, viscérale, engageant tout notre passé et tout notre devenir collectif. Maintenant, nous y sommes, face au destin. Il ne sert à rien de pleurer sur ce qui n’a pas été fait hier. L’urgence est de mettre un coup d’arrêt à cette machine infernale, pour nous comme pour ceux qui veulent sincèrement s’assimiler à la culture française. Hier, Marion Maréchal Le Pen affirmait que, demain, la France serait peut-être une République islamique. L’avenir sera plus pathétique. Notre futur possible en 2050 serait plus probablement de vivre dans une République bananière tiers-mondisée, où les plus riches vivront à l’abri dans des quartiers fermés prévenant les assauts des enclaves islamiques vivant du narcotrafic. Les classes moyennes, disparues ou mises en néo-servage, formeront un lumpen entretenu par des revenus universels de solidarité. Est-ce là un horizon progressiste ?

Gabriel Robin

Tribune reprise de Causeur

Immigration : le référendum que propose Marine Le Pen, par Francis Bergeron

référendum immigration

Marine Le Pen a tenu mardi une conférence de presse pour faire le point sur sa campagne et son programme. Le thème essentiel a porté sur le référendum qu’elle entend soumettre aux Français dès son élection acquise. Un référendum qui porterait sur le thème central de la présidentielle : l’immigration.

On peut regretter que les sujets abordés par la candidate du RN, depuis qu’elle a annoncé sa candidature, aient presque exclusivement tourné autour de l’insécurité, de l’immigration, du terrorisme islamiste. D’autant que, sur ces sujets, Darmanin, Bertrand, Pécresse, ont cherché, ces derniers mois – et plus ou moins réussi –, à pratiquer une surenchère. Darmanin en avait fait l’aveu lors de son débat de février dernier, quand il avait brocardé la tiédeur supposée des positions de Marine Le Pen.

Pour la suite, pour la mise en œuvre de mesures concrètes, c’est tout autre chose. Et la différence entre le programme « tiède » de Marine Le Pen et les engagements ronflants d’une Pécresse, d’un Bertrand ou d’un Darmanin, c’est que ces derniers ont tenu (et tiennent encore) les leviers du pouvoir et qu’ils ne nous ont guère convaincus, à ce jour, de leur réelle volonté d’agir sur ce terrain.

La proposition de Marine Le Pen d’organiser un référendum après son élection bouleverse les données du problème, et va obliger les macronistes comme le marais LR à entrer dans le dur du sujet, au-delà des effets de manche. « Elue présidente, je proposerai un référendum où la question sera simple : approuvez-vous le projet de loi C2I (citoyenneté, identité, immigration), qui comprendra un plan complet de maîtrise de l’immigration ? »

Le point déterminant de ce référendum serait l’inscription dans la Constitution de la maîtrise de l’immigration, de la priorité nationale, de la prééminence du droit français afin de permettre une révision de « l’ensemble du droit applicable aux étrangers » vivant en France ou ayant l’intention de s’y rendre.

Ni Darmanin, ni Bertrand, ni Pécresse ne peuvent se placer sur ce terrain, introduire de tels concepts dans la Constitution. Cela redonnerait certes une maîtrise des flux migratoires au pays, mais ce serait une première, un bannissement presque certain de l’Union européenne (il faudra en effet que la France s’affranchisse de la charte européenne des droits fondamentaux), voire de l’ONU.

La France traitée comme la Corée du Nord

La radicalité de cette proposition est spectaculaire. Le risque serait évidemment que la France soit mise au même niveau que la Corée du Nord, traitée en pestiférée absolue, mondialement boycottée. Pourtant si la question de la submersion migratoire doit être au cœur de la campagne présidentielle – et ceci est de moins en moins contesté par une majorité des Français –, cette approche par référendum et par modification de la Constitution est certainement la bonne. Mais elle va mettre d’emblée la droite dans un sérieux embarras.

Passer sous silence ou minimiser la portée de cette proposition, la traiter d’utopique, sera le premier réflexe de la droite et des macronistes. Et Zemmour ? Va-t-il se rallier à cette proposition, l’intégrer à son propre programme ? Ou pense-t-il à une autre voie, tout aussi radicale ?

Pour l’heure, Marine Le Pen a au moins réussi à revenir, par la grande porte, dans le débat présidentiel.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 29 septembre 2021

Mathieu Bock-Côté : « Les pays du Maghreb rient au nez de la France (…) On assiste à une algérianisation de la France. Cette immigration engendre des enclaves ethniques inassimilables »

Robert Redeker : « Les GAFAM ont le projet d’entrer en lutte avec les États pour obtenir le pouvoir »

Robert Redeker

29/09/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Dans son livre intitulé Réseaux sociaux : la guerre des Léviathans, Robert Redeker revient sur le pouvoir grandissant des réseaux sociaux, soulignant notamment le renversement engendré par ces technologies nouvelles.

Ce qui est moral, ce qui est licite n’est plus dicté par une loi écrite et ancestrale mais bien par des machines, par des algorithmes qui viennent prendre le relais de l’intériorité humaine.


La Suisse cède face aux lobbies homosexuels

suisse lobbies homosexuels

Dimanche 26 septembre, sur le coup de 12h30, le résultat de la votation fédérale sur le « mariage pour tous » tombe : deux tiers des votants ont accepté cet objet. Sur le plateau de télévision, l’égérie des Verts, la conseillère aux Etats Lisa Mazzone, commente : « Nous prenons ce dimanche la température de la société, et il est désormais clair que cette dernière a changé. » Il n’y a, pour une fois, rien à redire à la Genevoise.

Pourtant, les lobbies homosexuels n’exultent pas. Les photographes de presse trouveront bien un (ou une) militant en pleurs. Mais, comme le reconnaît un membre de la Jeunesse socialiste : « Si tu lis le résultat en étant hétéro, tu te diras que c’est bien puisque cela a été largement approuvé, mais, si tu es homo, tu t’aperçois que tu vis en réalité dans un pays dans lequel 36 % des habitants te refusent d’avoir les mêmes droits qu’eux. »

Avec un taux de participation de 52 %, nous pouvons affiner l’analyse de ce jeune homme. Une simple règle de trois et voilà que seul un tiers de l’ensemble de l’électorat suisse a accepté le mariage pour tous. Mais, au pays de la démocratie directe, la politique de la chaise vide ne fait pas recette.

La conseillère fédérale libérale Karine Keller-Sutter, qui a mené campagne, a rappelé lors de la traditionnelle conférence de presse qui suit le résultat du vote que, outre le mariage pour tous, le projet règle aussi l’accès à la procréation médicalement assistée pour les lesbiennes. Elles pourront accéder aux banques de sperme officielles. L’épouse d’une femme sera automatiquement considérée comme le deuxième parent de l’enfant. La transposition pour la deuxième mère du congé paternité de deux semaines, récemment introduit en Suisse, n’a, elle, pas été réglée. Les dons de sperme anonymes tout comme les dons d’ovule et la gestation pour autrui restent interdits, a précisé le ministre. La gestation pour autrui (GPA), à laquelle la Saint-Galloise s’oppose personnellement, soulève de difficiles questions éthiques. Elle n’est pas encore à l’ordre du jour, nous dit-elle.

Le camp conservateur, quant à lui, ne lui fait aucunement confiance : l’ordre du jour est déjà prêt et ne saurait tarder. Lors de la votation sur le partenariat enregistré (PACS), voté en 2004 par 58 % des Suisses (la Suisse est alors le 14e pays au monde à accepter une forme de reconnaissance du couple homosexuel), les milieux bourgeois avaient promis qu’après le PACS il n’y aurait pas lieu de réclamer le « mariage pour tous ». Dimanche, après avoir soutenu le « mariage pour tous », ces mêmes milieux nous assurent que la GPA ne sera pas à l’ordre du jour du Conseil fédéral. Ou, plus exactement, « pas encore ». De quoi nous donner envie de susurrer à l’oreille de la magistrate libérale cette remarque de Louis Veuillot (tirée de L’Illusion libérale) : « La trahison des mots achève la ruine des principes dans un esprit secrètement tenté. »

Eric Bertinat

Article paru dans Présent daté du 28 septembre 2021

Marine Le Pen présente son projet de référendum sur l’immigration

Élisabeth Lévy : « Le nouveau boulanger de l’Élysée est un islamiste bon teint. Ses propos le disqualifient pour servir la table présidentielle »

Élisabeth Lévy

Makram Akrout fait la meilleure baguette de Paris et sera donc le nouveau boulanger de l’Élysée. Mais tout n’est pas tout rose pour celui qui était un ancien sans-papier.
Élisabeth Lévy revient sur celui qui a posté des messages sans ambiguïté sur les réseaux sociaux il y a quelques années.

Ça ressemblait à une de ces paraboles sur la Nouvelle France métissée (ou créolisée) qu’on adore à France Inter. Et à un pied de nez aux méchants populistes et autres zemmouriens qui ont peur de l’islamisation dont on se demande pourquoi.

Le prix de la meilleure baguette de Paris a été décerné à Makram Akrout qui officie dans le douzième arrondissement. Il sera donc le boulanger attitré de l’Elysée pour un an.

Makram Akrout (nom prédestiné pour le roi de la baguette) est donc non seulement un fleuron de l’artisanat français, mais un exemple d’intégration réussie. Le Parisien et LCI s’enthousiasment et citent Ridha Kadler, lauréat 2013. Message clair : on peut être arabe musulman et fabriquer merveilleusement un produit symbolisant l’art de vivre à la française. C’est parfaitement exact. France Info et le Parisien nous apprennent qu’Akrout est un ancien sans-papiers arrivé de Tunisie il y a 19 ans. Traduction : voilà les richesses dont veulent nous priver les contempteurs de l’immigration clandestine. Akrout selon Duflot, c’est le vrai visage de la France.
N’empêche, cela prouve qu’un immigré peut faire un excellent Français

On aimerait bien. Mais Hala Ouakili (journaliste à SudRadio et Causeur) a exhumé quelques messages Facebook qui racontent une tout autre histoire.

En 2019: « La France propage la décadence en Tunisie pour protéger ses intérêts colonialistes et nous pousse à nous éloigner de la religion et des valeurs islamiques« .

En 2020: « Nous avons pleuré pour Charlie Hebdo et pour Notre-Dame mais du côté de la France, ils ne pleurent pas, ces chiens lorsqu’on se moque du maître de la création (Allah)« .

Bref, le boulanger est aussi un islamiste bon teint, assez loin des fameuses valeurs de la République. Cela pose un problème de sécurité qui devrait alerter les services élyséens. Aussi délicieuse soit sa baguette, ses propos le disqualifient pour servir la table présidentielle.

Cela montre surtout qu’on peut être parfaitement intégré socialement et pas du tout culturellement. La baguette ne fait pas le français.

Tribune reprise de sudradio.fr

Salaires somptuaires et grosses berlines pour l’association d’aide aux migrants

aide migrants

On ne le répétera jamais assez : la misère en général et les migrations en particulier sont de formidables sources de revenus pour certains vautours qui, non contents de s’enrichir sur le dos des pauvres et des précaires, se plaisent à donner des leçons de morale et à poser en bienfaiteurs de l’humanité.

Dernier exemple en date, l’association Equalis, épinglée par le journal satirique Le Canard enchaîné pour son train de vie somptuaire et les salaires colossaux de ses cadres.

Au premier rang de ceux-ci, on trouve bien évidemment – charité bien ordonnée… – le PDG de l’association, Arthur Anane, qui se serait octroyé un salaire supérieur à 16 500 euros mensuels brut ainsi qu’une puissante et luxueuse voiture de fonction. Par ailleurs, il bénéficierait sans rougir d’une « aide au logement » d’environ 500 euros par mois.

Née en 2020 de la fusion de trois associations (La Rose des Vents, Agir-Combattre-Réunir et Via Habitat), Equalis se présente comme un important acteur de l’« économie sociale et solidaire », gérant plus de 70 établissements, majoritairement en Ile-de-France. L’association propose notamment aux migrants et à certains SDF de l’hébergement d’urgence, des centres de soins, des activités d’insertion économique et des services à l’enfance. Elle compte près de 1 000 salariés et dispose d’un important budget de 85 millions d’euros provenant majoritairement de subventions publiques. Les contribuables pressurés seront donc encore une fois heureux de découvrir à quoi servent leurs impôts.

En effet, outre le président, sept directeurs adjoints bénéficieraient également de salaires compris entre 94 000 et 130 000 euros brut annuels. D’autre part, dix salariés disposeraient de voitures de fonction très onéreuses (750 à 900 euros par mois de « leasing ») même si une note de service exclut les « BMW, Mercedes, Jaguar, Lexus » (sic). On a quand même de la décence chez Equalis !

Selon Le Canard enchaîné, le commissaire aux comptes de l’association aurait même refusé de certifier la gestion d’Equalis, mentionnant les irrégularités au parquet de Melun, mais ces affirmations sont contestées par l’association.

Au-delà de possibles pratiques illégales, c’est bien entendu l’aspect moral de l’affaire qui scandalise. Comment de tels abus peuvent-ils être tolérés dans des institutions financées par l’argent public ? Comment ces profiteurs peuvent-ils ne pas être sanctionnés ? Comment est-il possible que dans ce genre d’association à but prétendument caritatif les salaires et les frais de fonctionnement ne soient pas encadrés voire plafonnés ?

Des questions auxquelles Françoise Jan-Léger, présidente du conseil d’administration de l’association, ne répondra certainement pas, puisqu’elle ne paraît nullement gênée ni choquée par les faits révélés par Le Canard, défendant même la rémunération de l’équipe dirigeante en expliquant qu’« Equalis a une croissance forte qui nécessite des professionnels expérimentés et bien formés ». Des termes qui sembleraient plus adaptés à une start-up financière qu’à une association « sociale » subventionnée par les impôts des Français.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 27 septembre 2021

Maintien du pass sanitaire : « On s’approche d’une société de contrôle technico-sanitaire » [vidéo]

pass sanitaire

28/09/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Malgré la décrue de l’épidémie, le gouvernement a choisi de maintenir le pass sanitaire partout sur le territoire.

Vent debout, l’avocat Thibault Mercier, cofondateur du Cercle Droit & Liberté, fustige une décision « illégale » et « politique ».


Le mur de Pantin signe l’échec sécuritaire, par Ivan Rioufol

mur de Pantin

Un mur sépare, depuis vendredi, Paris du département de la Seine-Saint-Denis. La symbolique de cette coupure géographique et sociale, censée isoler des consommateurs de cracks, dit tout de l’impuissance de l’Etat à imposer une sécurité élémentaire. Certes, il ne s’agit pas, comme en Israël il y a vingt ans, de protéger la ville d’assauts venus de terroristes islamistes. Mais c’est bien une barrière de séparation, une clôture de sécurité, qui a été érigée en urgence par la préfecture de police de Paris. Ce mur de la honte a été construit sur la commune de Pantin (Seine-Saint-Denis) afin de boucher l’entrée et la sortie d’un tunnel reliant la ville à Paris. Ce choix a été imposé par le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, après sa décision d’évacuer, une nouvelle fois, les consommateurs de crack qui s’étaient installés, à Paris, dans le quartier Riquet-Stalingrad et plus particulièrement aux alentours des jardins d’Eole (XVIII e arrondissement).

Il y a deux ans, ces mêmes toxicomanes avaient été délogés de la porte de la Chapelle, sous la pression d’habitants excédés. Cette fois, ce sont les riverains de Pantin et de la porte de la Villette qui se trouvent mis devant le fait accompli. Cette décision illustre le mépris que porte le pouvoir à la vie des gens ordinaires.

Ce lundi, sur RTL, le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti a présenté ce mur comme « une mesure transitoire qui ne satisfait personne ». Il a annoncé « réfléchir à des solutions pérennes » afin de protéger la population de la violence des « crackeux ». En attendant, la réalité est bien celle d’une incapacité des dirigeants, nationaux ou municipaux, à apporter des solutions de bon sens à ces installations de drogués, jeunes déracinés relégués aux portes de Paris. Anne Hidalgo, la maire de Paris, a fait preuve d’irresponsabilité en 2015 en souhaitant la bienvenue aux clandestins rejetés notamment par l’Allemagne.

C’est elle qui a laissé s’enkyster dans les rues des sans-abris et des drogués. Sa politique démagogique d’ouverture de salles de shoot est aberrante alors qu’il faudrait des centres de désintoxication. L’Etat démontre pour sa part que sa nouvelle idéologie hygiéniste, qui impose un ordre sanitaire apparemment implacable, feint une autorité qu’il n’a pas. Il y a vingt ans, les belles âmes s’étouffaient d’indignation devant le choix d’Israël de se protéger du Hamas par des murs. Les mêmes n’avaient pas de mots assez durs contre Donald Trump et son mur séparant le Mexique des Etats-Unis. Le mur de Pantin, si bien nommé, est bien celui de pantins qui ont démissionné de leur mission.

Ivan Rioufol

Texte daté du 27 septembre 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Débat Mélenchon-Zemmour sur BFMTV, les fact checkers à la peine

BFMTV

Le débat entre Jean-Luc Mélenchon et Éric Zemmour le 23 septembre 2021 sur BFMTV a été l’occasion de confronter deux conceptions de l’avenir de la France radicalement opposées. Les constats sur la situation de la France, en particulier sur le plan migratoire, ont également fortement divergé entre les deux hommes. Les fact-checkers de la chaîne d’information en continu n’ont pour l’occasion pas brillé par la pertinence de leurs éclairages. Un seul exemple suffit pour s’en convaincre.

Le nombre d’immigrés supplémentaires fact checké

La première partie du débat entre Jean-Luc Mélenchon et Éric Zemmour a porté sur l’immigration. Le service de « Vérif » de BFMTV s’est empressé de vérifier les propos d’Éric Zemmour selon lesquels « la France comptera 2 millions d’immigrés supplémentaires sous le quinquennat d’Emmanuel Macron ». Pour vérifier cette affirmation, les journalistes de la chaine ont fait appel au démographe Hervé le Bras.

Qui est ce « savant » tant vanté par Jean-Luc Mélenchon ?

Si Hervé Le Bras jouit d’une grande popularité à gauche, il est loin de faire l’unanimité dans le petit milieu des spécialistes de l’immigration.

Dans un interview au journal Le Figaro en février 2016, la démographe Michèle Tribalat revient sur les différentes manœuvres d’Hervé Le Bras durant les années 1990 pour disqualifier les travaux de l’Institut national d’études démographiques (INED), qui ne vont pas dans le sens de son orientation idéologique pro-immigration. L’Observatoire de l’Immigration et de la Démographie (OID) a consacré le 30 septembre 2020 un article au démographe. Les nombreux biais méthodologiques commis par le « savant » dans ses estimations de l’immigration y sont exposés de façon méthodique.

Comme nous le relations dans un article du 20 février 2020, Hervé Le Bras fait partie des « spécialistes » favoris des médias de grand chemin, qui n’ont de cesse de minimiser l’ampleur de l’immigration que la France connait. À l’époque, c’était l’inénarrable Marlène Schiappa qui s’appuyait sur les travaux du démographe pour étayer ses affirmations face…à Éric Zemmour lors d’un débat télévisé.

Peut-on dans ces conditions présenter Hervé Le Bras comme un gage d’objectivité ?

Le magistrat Charles Prats n’a pas tardé à réagir sur Twitter aux chiffres minimant le nombre d’immigrés supplémentaires arrivant en France chaque année :

« Fact checking des fact checkers #DebatBFMTV Il y a effectivement 400.000 attributions de numéros de sécu à des gens nés à l’étranger chaque année depuis dix ans. Ce sont les données officielles de la sécurité sociale (fichier SANDIA). 3,5 millions attribués entre 2011 et 2020 ».

L’Observatoire de l’Immigration et de la Démographie fait sur Twitter un décompte du nombre d’entrées en France durant l’année 2019 :

« 273.000 entrées de l’Insee ressemble aux 274.676 titres de séjour délivrés en 2019. Mais il faut aussi tenir compte des demandes d’asile, et des clandestins, 247 676 titres de séjour délivrés, 177 822 demandes d’asiles+ les clandestins ( ?) ».

Carences statistiques

L’OID commente la minoration par Jean-Luc Mélenchon de l’estimation d’Éric Zemmour du nombre d’immigrés extra-européens supplémentaires durant le quinquennat d’Emmanuel Macron :

« Au débat BFMTV, très grosse erreur de JL Mélenchon qui dit que les immigrés qui arrivent partent ensuite. Que disent les chiffres ? Pour l’immigré qui repart, plus de 3 immigrés arrivent dans le même temps. Au contraire, ceux qui quittent le pays sont plutôt nés en France… ».

Dans cette querelle de chiffres, il est utile de rappeler les carences des outils statistiques du gouvernement français pour mesurer tant le stock que les flux d’immigrés, relevées par Patrick Stefanini, un ancien haut fonctionnaire du ministère de l’intérieur, dans livre paru en 2020 et chroniqué notamment par l’institut Polémia : « l’absence de registre des entrées et des sorties du territoire, la non-comptabilisation des mineurs étrangers et des demandeurs d’asile dans le nombre des premiers titres de séjour délivrés sont présentées comme des freins à une connaissance fine du nombre d’étrangers présents et entrant chaque année en France ».

Voir ce que l’on voit

À l’instar de Marlène Schiappa, de Jean-Luc Mélenchon et de BFMTV, ils sont nombreux à s’en remettre de façon aveugle au pseudo « savant » préféré des médias de grand chemin pour évaluer l’ampleur de l’immigration en France. Mais de quelque façon qu’on les torde, dans ce flou artistique savamment entretenu, les faits, une immigration considérable parfois organisée par le gouvernement français, sont là, têtus et visibles à l’œil nu. Pour qui se donne la peine non seulement de dire ce qu’il voit, mais aussi de voir ce qu’il voit, pour reprendre les mots Charles Péguy.

Texte repris du site Valeurs Actuelles

RDV le 28 septembre – Soirée-dédicace Bernard Lugan à La Nouvelle Librairie