Non, Nicolas n’est pas le deuxième prénom le plus donné aux enfants d’immigrés maghrébins!

prénoms

Un article scientifique d’avril 2019 dans la revue Population et sociétés indique qu’en France métropolitaine, en 2008, les prénoms les plus fréquents chez les petits-fils d’immigrés du Maghreb seraient « Yanis » et « Nicolas » …
Découvrez la réaction de Michèle Tribalat.

Vient de paraître, en ligne sur le portail scientifique HAL-SHS, une étude tout à fait singulière.

Signée Jean-François Mignot, socio-démographe au CNRS associé au Groupe d’Étude des Méthodes de l’Analyse Sociologique (Gemass) à la Sorbonne, elle tente de reproduire une étude déjà publiée pour en vérifier les résultats. Il s’agit d’un Population & Sociétés sur les prénoms des descendants d’immigrés qui avait fait grand bruit à sa sortie dans la plupart des médias, du Monde à Valeurs actuelles, sans soulever la moindre interrogation car, comme l’écrivait Libération « cette fois-ci, c’est du lourd, c’est l’Institut national d’études démographiques ». Les auteurs en étaient Baptiste Coulmont, sociologue spécialiste des prénoms [1] et Patrick Simon, socio-démographe de l’Institut national d’études démographiques (Ined) qui travaille sur l’immigration et les discriminations.

L’étude contestée a été menée à partir de l’enquête Trajectoires et origines de 2008 (TeO2008). Elle concluait que les petits-enfants d’immigrés du Maghreb recevaient des prénoms « proches de ceux que la population majoritaire donne à ses enfants ». Il faut entendre par population majoritaire, la population ne comprenant ni immigrés ni Domiens, ni leurs enfants. Nicolas aurait été ainsi le deuxième prénom le plus donné par les enfants d’immigrés maghrébins à leurs enfants et 23 % seulement des petits enfants d’immigrés maghrébins auraient reçu un prénom arabo-musulman. Soit à peine plus de prénoms typiques de leur origine que ceux des petits enfants d’immigrés d’Europe du Sud (16 %).

Le Petit Nicolas a disparu

Jean-François Mignot s’est demandé comment les spécialistes de la question pouvaient être passés à côté d’un tel phénomène. Mais c’est le classement en deuxième position du prénom « Nicolas » parmi ceux attribués aux petits-enfants d’immigrés qui l’a fait tiquer. Il relevait ainsi que lorsqu’« on examine les prénoms attribués aux naissances annuelles en Seine-Saint-Denis de 1980 à 2014, le nombre de “Nicolas” n’a cessé de baisser (de 450 en 1980 à moins de 50 dans les années 2010) » (p. 13). Où se « cachaient » donc ces petits Nicolas s’ils n’étaient pas en Seine-Saint-Denis ?

Jean-François Mignot a donc cherché à savoir ce qu’avaient fait précisément les deux chercheurs en question : quelle méthodologie, quels échantillons précis retenus, sachant que l’information sur les petits-enfants est recueillie de manière indirecte à partir des déclarations des enfants d’immigrés enquêtés et que, par ailleurs, sont connus les prénoms de tous les habitants du ménage des enquêtés ? Le Population & Sociétés de quatre pages ne contient qu’un encadré méthodologique succinct livrant peu d’informations utiles, en tout cas rien qui permette de refaire le travail avec certitude. Et lorsque Jean-François Mignot a essayé d’en savoir un peu plus, il s’est rendu compte que la classification des prénoms utilisée n’était pas celle décrite dans l’encadré. Sa curiosité en a été piquée et il a cherché à obtenir les informations qui lui permettraient de refaire le travail afin de vérifier les résultats affichés dans le Population & Sociétés. Mal lui en a pris car les auteurs, l’Ined, sa directrice, le directeur de publication, le responsable de l’intégrité scientifique l’ont « balladé » pendant vingt mois et ont tout tenté pour éviter de lui communiquer les documents nécessaires à la reproduction du travail à partir de TeO2008. Lui furent au final communiqués une nomenclature des prénoms utilisable, après avoir essayé de lui en refourguer une qui ne l’était pas, et un programme informatique incomplet. « Entre tentatives d’esquive, manœuvres dilatoires, multiplication de fausses excuses, faux-semblants, mensonges purs et simples, non-respect des engagements pris et autres combines, les auteurs et l’INED n’ont pas cessé de violer les règles de l’intégrité scientifique et de la “Charte nationale de déontologie des métiers de la recherche” » [2] écrit Jean-François Mignot (p. 23).

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Glaciation politique, jusqu’où?, par Maxime Tandonnet

Phénomène sans aucun précédent dans l’histoire politique française: à 8 mois des élections nationales, rien ne semble devoir perturber la glaciation électorale qui dure depuis plus de quatre années. Invariablement, depuis le deuxième tour des présidentielles de 2017, le tandem de second tour le Pen/Macron maintient sa domination sondagière, imperturbable, écrasant toute compétition avec 24 et 24% des intentions de vote.

Rien ne bouge, tout semble durablement gelé. Pendant toute cette période des événements titanesques se sont produits: la poursuite de la vague terroriste, la crise des gilets jaunes, l’épidémie de covid19 qui a bousculé la planète, la tragédie afghane. Pourtant, la scène politico-sondagière n’a pas évolué d’un iota, ni dans un sens ni dans l’autre, comme déconnectée de la réalité. L’effondrement électoral du RN comme du LREM aux élections régionales de mai-juin n’a rien modifié dans l’équilibre des forces, entérinant un découplage entre la politique de terrain et le spectacle sondagier national.

D’ailleurs, elle n’a pas donné lieu non plus à la poussée de l’un ou de l’autre des deux partenaires de cet étrange attelage. Avec la perspective d’un fort abstentionnisme, aucun des deux ne dépasserait les 12 ou 13% des électeurs: la glaciation est le produit de l’indifférence et non d’une adhésion. Non, tout est figé dans une sorte de marais barométrique, rien ne se passe, rien ne semble bouger. Et la domination sondagière de ce binôme porte au second degré le message lancinant d’une réélection quasi-assurée de l’actuel occupant de l’Elysée.

Les grandes manœuvres sont lancées à droite dans la plus absolue confusion. M. Wauquiez et M. Retailleau viennent d’annoncer leur retrait. Mme Ciotti est candidat. Il reste pour l’essentiel, Mme Pécresse et M. Barnier pour les primaires et M. Bertrand, hors primaire. On pourrait imaginer que la droite, motivée par le bien commun du pays, se mobilise autour d’un projet collectif et s’engage à soutenir sans faille le candidat qui apparaîtra comme le mieux placé au début de 2022. Ne surtout pas rêver… Là non plus, rien n’a changé en quatre ans, aucune leçon ne semble avoir profité et la droite est, elle aussi, figée dans les jeux d’écurie, la compétition des ego et les questions idiotes qui écrasent le débat d’idées et le sens de l’intérêt général: aimez-vous mieux Barnier, Bertrand ou Pécresse? [personnellement, je m’en f…]

Et pourtant, d’ici mai-juin 2022, nous pressentons que sous la couche superficielle de glace, le sol va craquer, que des événements imprévisibles vont se produire, que la scène politique va connaître des bouleversements titanesques et probablement rien ne se passera comme annoncé par les sondages. Mais que va-t-il en sortir? Nul d’entre nous n’en a la moindre idée.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Covid-19 – La vaccination à l’épreuve des faits : Une mortalité inédite

vaccin covid-19

La pharmacovigilance des vaccins anti-covid est déniée car elle menace l’idéologie de la vaccination intégrale portée par les industries pharmaceutiques, les gouvernements et les principaux médias. Cette vaccination de masse conduit pourtant à une mortalité inédite dans l’histoire de la médecine moderne. Il y a urgence à la suspendre pour évaluer la balance bénéfice/risque au cas par cas.
Une contribution signée par : Laurent MUCCHIELLI, sociologue, directeur de recherche au CNRS – Hélène BANOUN, pharmacien biologiste, PhD, ancienne chargée de recherches à l’INSERM – Emmanuelle DARLES, maîtresse de conférences en informatique à Aix-Marseille Université – Éric MENAT, docteur en médecine, médecin généraliste – Vincent PAVAN, maître de conférences en mathématique à Aix-Marseille Université – Amine ULMILE, pharmacien des hôpitaux, praticien hospitalier, unité de pharmacovigilance du Centre hospitalier de Cholet

La vaccination à l’épreuve des faits : Une mortalité inédite

Dans le précédent épisode de notre mini-série sur la vaccination, nous avions montré que les données épidémiologiques les plus facilement disponibles à l’échelle mondiale suffisent à prouver que la vaccination ne protège pas de la contamination et de la transmission du Sars-Cov-2, en particulier de l’actuel variant Delta (ou indien), ce qui contredit massivement les déclarations répétées des représentants du pouvoir exécutif français relative à la « protection vaccinale ». Aux Etats-Unis, le directeur du NIAID, Antony Fauci, vient du reste de le reconnaître publiquement, recommandant même le port du masque en intérieur par les personnes vaccinées. Autre exemple : en Angleterre, les touristes français doivent subir une quarantaine même s’ils sont vaccinés. Il est donc déjà clair que la vaccination n’est pas la solution miracle annoncée pour endiguer l’épidémie et que le chantage formulé par l’exécutif français (vaccination générale ou reconfinement) est fondé sur un mensonge. Un second mensonge répété à plusieurs reprises tant par le président de la République, le premier Ministre que le ministre de la Santé (et d’autres élus adoptant des postures sanitaires autoritaires, à l’image du maire de Nice M. Estrosi) est probablement la prétendue quasi-disparition (« à 96% ») des formes sévères de la Covid grâce à la vaccination. En Israël, un des pays où la population est la plus vaccinée au monde, les autorités viennent ainsi de décider de fermer les frontières du pays aux touristes vaccinés, indiquant non seulement que la vaccination ne protège pas de la contamination et de la transmission, mais également que la majorité des personnes hospitalisées pour des formes graves sont désormais des personnes vaccinées. Tout ceci suggère clairement qu’un gouffre sépare le marketing des industriels (repris par la propagande politique) des réalités de santé publique. Et c’est également au fond de ce gouffre qu’est pour le moment oubliée la question des effets secondaires graves de la vaccination anti-covid, sujet de ce nouvel épisode.

Sortir du déni, observer froidement les données de la pharmacovigilance

Dans un autre précédent épisode de notre enquête, nous avons montré comment et pourquoi la plupart des journalistes français travaillant dans les médias mainstream ont trahi certains principes déontologiques de base de leur profession, n’exerçant plus leur rôle de contre-pouvoir pour devenir au contraire de simples relais de la communication gouvernementale. En cause notamment, la fin du journalisme d’investigation, remplacé par un fact-checking de bureau qui n’est plus qu’un simulacre de journalisme. S’agissant de la sécurité des vaccins anti-covid, le pseudo-journalisme va ainsi chercher à dénier la réalité des effets indésirables, dans la droite ligne du discours gouvernemental. Un exemple parmi de nombreux autres est fourni par les fact-checkers du groupe de télévision TFI-LCI qui, depuis janvier 2021, s’évertuent à dénier toute conséquences médicales négatives de la vaccination (le dernier article en ce sens est à lire ici). L’argument est toujours le même, et il est bien connu. Sur tous les sites de pharmacovigilance du monde, on trouve en effet les mêmes précautions d’interprétation indiquant que les déclarations d’effets indésirables imputées à tel ou tel médicament ne sont qu’une présomption de causalité (imputabilité). Cette présomption est cependant considérablement renforcée lorsque les décès surviennent très rapidement après la vaccination, ce qui est le cas comme on le verra avec les données américaines (la très grande majorité des décès déclarés sont survenus dans les 48h). Ceci est une évidence. Les personnes qui font des réactions négatives plus ou moins graves à la vaccination sont souvent des personnes fragilisées par d’autres facteurs (défenses immunitaires affaiblies, âge avancé, maladies anciennes, etc.) et il est bien clair que tout ce qu’on va lire par la suite relève d’une présomption de causalité. Mais, ceci est vrai pour la pharmacovigilance de manière générale, et on verra que la comparaison avec d’autres médicaments montre qu’il se passe bel et bien quelque chose d’inédit pour ces vaccins génétiques anti-covid.

Comme d’habitude, les journalistes sont aveuglés par leur dépendance au pouvoir politique et aux sources institutionnelles directement liées au ministère de la Santé, et ils font preuve d’un esprit critique à géométrie extrêmement variable. Les mêmes précautions valent en effet, par exemple, pour le comptage des morts imputables à la Covid (morts de la Covid ou avec la Covid ?), sujet sur lequel on n’a pourtant quasiment jamais lu d’article critique dans la presse. Autre exemple saisissant de parti-pris : à la fin du mois de mars 2020, il avait suffi de 3 cas de décès (liés en réalité à des auto-médications surdosées) remontés par la pharmacovigilance pour déclencher en France une tempête politico-médiatique sur le thème de la dangerosité de l’hydroxychloroquine. En d’autres termes, pour la plupart des journalistes, les statistiques sanitaires sont indiscutables quand elles vont dans le sens de la narration officielle, mais elles deviennent soudainement discutables lorsqu’elles contredisent cette même narration. Cette malhonnêteté intellectuelle devrait sauter aux yeux.

En outre, nous allons voir que, dans certains pays (comme la France mais également les Etats-Unis), les remontées d’informations de pharmacovigilance sur la sécurité des vaccins anti-covid sont principalement le fait de médecins et non de malades. Et nous verrons également qu’elles corroborent largement celles des pays (comme les Pays-Bas) où la déclaration est principalement le fait des malades. Nous verrons même qu’il existe des recherches qui ont testé rétrospectivement la fiabilité de ces déclarations, et qui indiquent un haut niveau de fiabilité.

A distance de ces jeux de représentations et de ces arguments d’autorité, nous allons donc ici observer froidement les données de la pharmacovigilance concernant la sécurité des vaccins anti-covid. Et nous allons le faire dans plusieurs pays afin d’échapper au tropisme français. On verra alors que, en réalité, les mêmes constats peuvent être faits un peu partout dans les pays occidentaux.

Dernière précision avant d’entamer l’examen des chiffres : loin d’exagérer les problèmes, ces chiffres sont au contraire à considérer comme des minima sous-évaluant la réalité. En effet, la pharmacovigilance fonctionne presque partout de façon passive (et non pro-active) : les centres dédiés à la collecte des effets indésirables des médicaments attendent que les professionnels de santé et les particuliers leur signalent les problèmes. Si pour une raison ou une autre (oubli, incertitude, auto-censure, manque de temps ou négligence des médecins généralistes ou hospitaliers, isolement du malade qui meurt seul à domicile, ignorance du dossier médical de la personne décédée par le médecin établissant le certificat de décès, problèmes informatiques divers et variés, etc.) les médecins ou les malades ne remplissent pas le formulaire de déclaration d’incident, ce dernier ne sera jamais connu. Dès lors, la sous-estimation de l’état réel des problèmes est à la fois permanente et massive. Les premières études françaises, au début des années 2000, estimaient qu’environ 95% des effets indésirables des médicaments n’étaient pas rapportés. Même si on peut éventuellement faire l’hypothèse que la sous-déclaration concerne surtout les effets indésirables les moins graves, tout ce qui suit doit donc non seulement être pris très au sérieux, mais de surcroît regardé comme constituant très probablement une euphémisation de la réalité des problèmes de sécurité posés par les vaccins anti-covid (comme pour tout autre médicament).

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13-Novembre: huit mois de procès pour essayer de comprendre l’horreur

Salah Abdeslam

Huit mois de procès pour 130 morts, 350 blessés et un pays profondément traumatisé. La France rouvre à partir du 8 septembre le lourd dossier des attentats jihadistes du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis, les plus meurtriers de son histoire.

Huit mois de procès pour 130 morts, 350 blessés et un pays profondément traumatisé. La France rouvre à partir du 8 septembre le lourd dossier des attentats jihadistes du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis, les plus meurtriers de son histoire.

Près de six ans après les faits, la cour d’assises spéciale de Paris va juger vingt accusés, dont Salah Abdeslam, seul survivant du commando qui a semé la mort devant le Stade de France, sur des terrasses de bistrots de la capitale et dans la salle de spectacle du Bataclan.

Face à eux, près de 1.800 victimes. Proches des disparus, blessées ou simplement rescapées, toutes marquées au fer rouge de la terreur, en quête de justice, de vérités et de mémoire.

“Ça va être quelque chose de costaud (…) un procès monstrueux”, redoute Thomas Smette, un rescapé du Bataclan qui avait alors 24 ans. “Moi je m’en sors plutôt pas mal (…) la seule chose que ça peut apporter, c’est que d’autres se disent +moi aussi je peux me sentir bien+”.

A partir de la fin septembre et pendant plusieurs semaines, ils se succéderont à la barre de la salle d’audience spécialement aménagée dans le Palais de justice de l’île de la Cité pour raconter l’horreur.

Ce vendredi soir, elle débute par un carnage évité à Saint-Denis, où trois jihadistes font sauter leur ceinture explosive aux abords du Stade de France, plein à craquer pour un France-Allemagne de football. Ils ne feront qu’un seul mort, un miracle.

L’attaque se poursuit dans les rues de Paris où trois tireurs, dont le chef du commando Abdelhamid Abaaoud, mitraillent les clients de quatre restaurants. Leurs balles tuent 39 personnes.

Elle s’achève dans un bain de sang dans la salle du Bataclan, où trois autres jihadistes massacrent méthodiquement à la kalachnikov 90 spectateurs d’un concert de rock, avant d’être abattus par la police ou de se faire exploser.

La France est saisie d’effroi. Son président François Hollande ordonne la fermeture des frontières et décrète l’état d’urgence, une première depuis la Guerre d’Algérie plus d’un demi-siècle plus tôt.

– Comment et pourquoi ? –

Le commando ne sera neutralisé qu’avec la mort d’Abdelhamid Abaaoud, quatre jours après, lors d’un assaut du Raid sur la planque de Saint-Denis où il s’était retranché. Seul Salah Abdeslam parvient à passer entre les mailles du filet et à rejoindre la Belgique, où il sera arrêté quatre mois plus tard.

Devant la cour et les victimes, les enquêteurs raconteront l’identification du commando du groupe Etat islamique (EI), parti de Syrie pour rejoindre l’Europe par la route des migrants.

Ils détailleront les autres opérations de cette cellule franco-belge pilotée depuis la “capitale” du califat, sa traque, et tenteront d’apporter des réponses à LA question du procès: comment ce groupe jihadiste parfaitement identifié a-t-il pu échapper aux services de police et frapper l’Europe en plein cœur ?

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Viols, meurtres, agressions sexuelles, petite délinquance… Ces « réfugiés » afghans arrêtés ou condamnés en France depuis 2015

justice condamnations

Alors que 54% des Français seraient favorables, selon un récent sondage, à l’accueil de réfugiés afghans fuyant (officiellement) l’arrivée au pouvoir des talibans, petit rappel – après avoir évoqué le fait que les Afghans sont majoritaires parmi les suspects de viol en Autriche – concernant le comportement de certains de ces ressortissants Afghans ces six dernières années en France.

Ne sont indiqués ci-dessous que les faits répertoriés sur Google selon une recherche du 1er janvier 2015 au 1er août 2021 (il y en a eu de nombreux autres depuis 2001…) :

En octobre 2016, une interprète de langue pachtoune d’origine afghane, âgée de 38 ans, violée en octobre 2016 par un migrant afghan sous la menace d’une arme aux abords de la « jungle » de Calais.

Le 12 mars 2017, 18 mois de prison ferme pour Mohammad Khan Wazir, 30 ans, un Afghan depuis 2007 en Europe et qui avait menacé de mort des magistrats

Le 18 août 2018, un jeune demandeur d’asile afghan qui avait agressé et blessé au couteau quatre personnes, dont une grièvement, a été condamné hier pour «violences aggravées», à quatre ans de prison dont un an avec sursis.

Le 10 septembre 2018, sept personnes ont été blessées et attaqué au couteau par un homme de nationalité afghane. L’agresseur, un Afghan né en 1987 en situation irrégulière.

Le 22 mai 2019, Cinq demandeurs d’asile afghans étaient jugés au tribunal de Dijon pour l’agression sexuelle d’un migrant indien.

Le 29 juillet 2019, un « réfugié » Afghan entré en France en 2018 a été condamné à un an de prison ferme pour agression sexuelle, par le tribunal de Fontainebleau.

Le 2 septembre 2019, un Afghan d’une trentaine d’années, a été arrêté après une attaque en plein centre de Villeurbanne qui a fait un mort et huit blessés.

Le 2 décembre 2019, deux ans de prison ferme pour un Afghan, Ayub Miakhel, 27 ans, pour une agression sexuelle sur une fillette de 5 ans à Avranches en 2018.

Le 8 janvier 2020, un ressortissant Afghan en situation irrégulière a été condamné à six mis de prison ferme par le tribunal correctionnel d’Arras, mardi. Le 20 août, à Croisilles, il avait agressé sexuellement un jeune garçon.

En 2020, un « réfugié » Afghan a été condamné pour menaces de mort sur des policiers du côté de Niort.

Le 21 avril 2020, un migrant afghan de 26 ans, soupçonné d’avoir violé une femme enceinte à Calais (Pas-de-Calais), a été mis en examen pour viol et incarcéré.

Le 12 Mai 2020, un jeune Afghan mis en examen pour assassinat après la mort de Jean Dussine, militant engagé aux côtés des migrants.

Le 30 juillet 2020, à Pontivy, deux migrants afghans agressent sexuellement une jeune femme et ont écopé de prison avec sursis.

Le 3 août 2020, à Calais, trois Afghans condamnés pour l’organisation de passages de migrants.

Le 6 août 2020, deux prostituées agressées par deux ressortissants afghans de 25 et 28 ans, arrivés il y a deux à trois ans en France

Le 30 octobre 2020, un Afghan qui avait blessé des policiers la semaine précédente arrête en possession d’un couteau, à Lyon.

Le 2 novembre 2020, un jeune demandeur d’asile afghan de 19 ans a été condamné par le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand, à dix mois de prison ferme, avec maintien en détention et cinq ans d’interdiction du territoire français, après une agression sexuelle et une exhibition commises le 31 juillet, à Chamalières (Puy-de-Dôme).

Le 3 novembre 2020, un « gigolo 2.0 », afghan, depuis six ans en France, condamné à deux ans de prison pour de multiples escroqueries à Strasbourg.

Le 5 novembre 2020, Dix-huit mois de prison pour un Afghan accusé d’apologie du terrorisme à Poitiers.

Le 15 novembre 2020, arrestation et mise en détention provisoire d’un homme âgé de 19 ans, ressortissant afghan, accusé d’avoir agressé quatre lycéennes en l’espace d’une semaine, à proximité du lycée Jean Lurçat à Martigues.

Le 26 novembre 2020, quatre ans de prison au migrant afghan qui agressait les jeunes femmes dans leur appartement, à Brest.

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Pass sanitaire – 7e samedi : mobilisation en baisse ? Détermination en hausse

manif pass sanitaire

Joie au ministère de l’Intérieur : sur tout le territoire français, il y aurait eu samedi 8 % de manifestants en moins. C’est possible. D’ailleurs, le très fiable comptage du réseau Le Nombre jaune identifie également une baisse, un peu plus importante, même : − 12 %. Les 15 000 correspondants du Nombre jaune, qui ont observé les 200 manifestations de samedi, ont toutefois compté 319 000 participants, contre 160 000 selon la place Beauvau, soit exactement le double. Mais nous ne sommes plus au niveau d’écart d’autrefois. Peu importe d’ailleurs car ce qui est impressionnant, c’est que partout en France, depuis sept semaines, en plein mois d’août, des centaines de milliers de personnes manifestent au seul cri de « Liberté ! ».

Parmi les manifestants, le nombre de vaccinés est sans doute en hausse. Ont-ils eu le choix ? Pas vraiment. La mort sociale sanctionne à la longue les récalcitrants, les indifférents, les sceptiques, les bélénophobes (qui ont la phobie des piqûres). Mais y a-t-il pour autant matière à soutenir, comme le dit Véran, que « les dernières réticences sont en train de tomber face au succès du passe sanitaire ». La détermination des participants semble plutôt croître encore. Ils se sentent les porte-parole d’une population française qui éprouve une défiance de plus en plus forte à l’égard de ses élites.

Au-delà de ces prémices de « dictature sanitaire », qui ne font certes pas de la France une nouvelle Corée du Nord, il y a la perception que nos libertés s’effilochent au quotidien. Deux cas récents, liés au débat sur la crise sanitaire, viennent relancer ce sentiment d’une perte progressive de nos libertés.

Le questionnement est à la base de l’esprit scientifique

La première affaire concerne Xavier Lemoine, le maire divers droite de Montfermeil. Il se retrouve victime d’une sorte de lynchage pour avoir écrit dans un éditorial nuancé à l’usage de ses concitoyens : « Renseignez-vous bien avant de faire vacciner votre enfant. » Est-ce donc un crime que de dire cela ? Il incite à la prudence dans la mesure où l’on déploie « de nouvelles techniques jamais utilisées massivement sur l’homme ». Il soutient que « d’autres traitements existent ». Se renseigner, être prudent, s’intéresser aussi à d’autres techniques… a-t-il touché à un dogme ? Il est possible qu’il se trompe. Il se peut qu’à la longue on s’aperçoive qu’il n’y a pas d’autre technique efficace, il se peut que des parents qui se seraient renseignés décident de continuer à utiliser le protocole choisi par le gouvernement. Ou pas. Il est possible – et même souhaitable – que les nouvelles techniques jamais utilisées massivement sur l’homme se révèlent néanmoins parfaitement efficaces. Tant mieux.

Mais aucune des questions de Xavier Lemoine n’est sacrilège. Le questionnement est à la base même de l’esprit scientifique.

Or, pour avoir écrit cela, il est traité de « dangereux et irresponsable » par les macronistes. Des voix réclament sa « démission immédiate ».

En procédant ainsi, ses censeurs ne font qu’aviver la perte de confiance. La disproportion de la réaction par rapport aux propos donne le sentiment que les pouvoirs publics cachent quelque chose, qu’il faut empêcher les gens de « chercher à comprendre ». Même s’ils n’ont pas les compétences nécessaires, même s’ils se trompent, pousser à les empêcher de « chercher à comprendre » est le plus sûr moyen de favoriser les théories les plus folles, le sentiment qu’il y a une main cachée qui dirige, comme l’écrivait Henry Coston (même s’il pensait surtout à la franc-maçonnerie, moins directement présente dans le débat actuel que sur les questions sociétales).

Critiquer le multimilliardaire Soros est antisémite

Seconde affaire : la Creuse serait en proie à une dérive nazie. Figurez-vous que des tags vaccino-sceptiques à tendance antisémite ont été découverts à Guéret. Le premier cite le multimilliardaire Soros, qui serait donc juif, selon la classification du ministère de l’Intérieur, sans se poser la question de savoir si ce n’est pas plutôt sa fondation Open Society qui est mise en cause, association qui finance tout ce qui peut contribuer à diluer les identités nationales, identités de sexe et autre. Prétendument juif, M. Soros serait de ce seul fait inattaquable.

Un second tag porte la mention « Stop pass nazzitaire » (sic). Le ministre de l’Intérieur n’y voit pas l’atteinte classique du fameux point Godwin qui, lors de tout débat qui dure, finit par une évocation (négative !) du nazisme, non, il y voit, lui, un slogan nazi ! Et quand un manifestant traite un défenseur du passe sanitaire de « collabo », Darmanin n’identifie pas une injure mais un soutien à la collaboration avec les hitlériens ! Désormais il ne sera donc plus possible de traiter quelqu’un de collabo, de SS, de nazi, car « c’est celui qui le dit qui l’est », si on comprend bien la logique de Darmanin. Tant mieux ! Mais il ne s’agit que d’une ruse darmanienne, destinée à discréditer les manifestants. Cependant, c’est lui qui se discrédite chaque jour un peu plus.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 30 août 2021

Racisme anti-Blanc, et anti-Français

Houria Bouteldja

C’est une affaire qui a longtemps encombré les tribunaux, mais elle a été ô combien symbolique du racisme anti-Blanc et anti-Français qui imprègne une grande partie de l’extrême gauche. Le 21 juin 2007, Houria Bouteldja, alors porte-parole du Parti des Indigènes de la République (le PIR), qualifiait les Blancs de « souchiens » lors d’une émission diffusée sur France 3. Critiquée, attaquée, sa ligne de défense était simple : « souchiens » serait un mot dérivé des termes « Français de souche ».

Ce n’était pas l’avis de l’AGRIF (l’Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne), ni de nombreux téléspectateurs qui avaient parfaitement entendu l’insulte ainsi proférée, celle de « sous-chien », d’individu inférieur aux chiens. Une insulte d’autant plus importante lorsque l’on connaît la haine (et la peur) que le meilleur ami de l’homme inspire parfois dans les communautés musulmanes

Lors des procès de l’AGRIF (première instance, cour d’appel, cassation) Houria Bouteldja avait été défendue par certains de ses coreligionnaires mais surtout par des « intellectuels » de gauche qui ont signé ensemble une pétition de soutien.

Prétendument « antiraciste », « anticolonialiste » et « anti-impérialiste », la militante est obsédée par la race et exprime avec hystérie et agressivité son dégoût de la race blanche et de tout ce qui la caractérise. Elle va d’ailleurs jusqu’à considérer que si l’extrême gauche est précieuse dans le combat contre le racisme, cette sensibilité politique fait tout de même partie des « forces blanches » et du « champ politique blanc ». Des alliances sont possibles, c’est à dire que ces « sous-chiens » sont tellement ethno-masochistes qu’ils font de bons idiots utiles, de bons dhimmis, mais ils n’en restent pas moins des Blancs, c’est à dire des oppresseurs.

Ce qui rejoint dans une certaine mesure l’affaire de cette récente (6 juillet) photo de l’équipe de l’Obs), hebdomadaire de gauche et se voulant antiraciste, sur laquelle n’apparaissait aucun représentant de la « diversité ». La photo avait suscité l’hilarité de la droite, la confusion à gauche, l’indignation chez les racisés et autres indigènes.

Dans son ouvrage Les Blancs, les Juifs et nous, Bouteldja confond en permanence les deux catégories. Le Blanc est forcément un oppresseur et donc mauvais, même si, par une pirouette sémantique, elle raconte par ailleurs que le Blanc, dans son esprit, n’est pas une catégorie biologique mais une catégorie sociale.

Terreau fertile à l’émergence du racisme anti-Blanc

Ses raisonnements, ses concepts et ses explications sont répétés avec arrogance et assurance mais sont globalement lunaires, travestissant la réalité, multipliant les incohérences et les attaques contre les Blancs, relayés par exemple par Politis, ou par les antifas.

Etre Blanc, c’est le mal, ne pas les haïr, voire s’intégrer, c’est le mal, comme le soulignait encore Boutedja elle-même lors d’un entretien réalisé pour une web TV musulmane fin 2020 : « S’intégrer, c’est vouloir être un Blanc comme les autres, et un Blanc, c’est d’abord et avant tout quelqu’un qui profite du rapport Nord/Sud et des pillages impérialistes. »

Ses propos sur les « sous-chiens » mais aussi le reste de son œuvre créent, quoi qu’en disent les juges, un terreau fertile à l’émergence du racisme anti-Blanc.

Si Houria Bouteldja pense pouvoir se servir de la gauche Blanche, nul doute que les réseaux mondialistes se servent d’Houria Bouteldja. Ce ne serait pas une première, rappelons que les militantes islamistes réclamant le droit de se baigner en burkini dans les piscines de Grenoble sont financées par la fondation de George Soros.

Louis Marcea

Article paru dans Présent daté du 27 août 2021

Se vacciner pour protéger les autres, c’est fini !

Martin Blachier,

On les aura donc insultés, traités d’égoïstes, de négationnistes suicidaires, méprisés, sermonnés, licenciés, évincés des salles de classe ou des lieux de culture pour rien. Depuis des mois, le matraquage bourre les crânes de sa formule pseudo-altruiste « se vacciner, c’est protéger les autres », à la télé, à la radio, dans les journaux, dans la rue, en classe, en famille, au cinéma ou au bureau. Personne n’aura échappé à ce mantra appris par cœur et répété à son voisin. Le pape François l’aura enjolivé en parlant d’acte d’amour et de participation au bien commun.

On aurait presque commencé à culpabiliser, à se demander si, comme tout le monde, il ne faudrait pas finir par y passer, que sans la piqûre, on ne pourrait plus vivre en société, tels des parias.

À quelques jours de la rentrée, on commençait à refaire peser la pression de la vaccination sur les plus jeunes dès douze ans et pourquoi pas trois ou même bébé ? Mais, enfin, les langues commencent à se délier et le temps donner un peu de recul. La bombe vient de tomber et nous vient de Martin Blachier, cet épidémiologiste star des plateaux télé toujours prompt à militer pour la vaccination obligatoire. Il y a deux mois, il affirmait, sur CNews : « Vous devez vous faire vacciner pour les autres […] S’il y a une petite vague épidémique en septembre ou octobre, ces gens que vous fustigez feront refermer le pays et ils y arriveront. »

Et ce mercredi, volte-face, il reconnaît que « l’immunité collective dont on nous parle est quasiment inatteignable » et, maigre consolation sur la « vie de merde » qu’on nous avait promise, « vacciner les gens pour protéger les autres, c’est fini ». Martin Blachier ne devrait pas tarder à être rappelé à l’ordre, puisqu’il contredit le fameux mantra.

Ce gouvernement aura définitivement faux sur toute la ligne. Ce qui était inédit, outre le fait qu’on ne devrait pas vacciner en pleine épidémie, c’était la vaccination pour les autres, mais le vaccin n’empêche pas la transmission. Et l’on recommence à évoquer la fameuse balance bénéfice/risque individuelle… Jean-Michel Blanquer osera-t-il encore évincer des classes les élèves non vaccinés ? Les soignants seront-ils encore accusés de contaminer leurs patients ? Vraisemblablement. Mais alors que, chaque jour, le passe sanitaire témoigne de son inutilité voire de sa dangerosité, il devient définitivement caduc. Il faudra faire le dos rond jusqu’au quinze novembre à coups de cotons-tiges dans le nez, mais le maintenir au-delà de cette date sans aucune justification sanitaire s’avérerait encore plus totalitaire.

Iris Bridier

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Jean-Paul Gourévitch : « On peut raisonnablement avancer qu’en 2021 plus de 25 % des habitants résidant en France sont d’origine étrangère »

“Bouleversement démographique“: c’est ainsi que nos confrères de CNews appellent les chiffres publiés par l’INSEE sur le poids démographique de l’immigration. Est-ce le cas ? Les chiffres avancés par l’INSEE vous semblent-ils crédibles?

Il faut d’abord rappeler que les chiffres de l’INSEE récemment publiés datent de données collectées en 2017-2018 et que par ailleurs l’Institut ne prend pas en compte Mayotte qui est pourtant un cas de figure majeur et ne décompte pas non plus, et pour cause, les immigrés en situation irrégulière résidant en France (entre 400.000 et 700.000 selon les estimations les plus fiables ). D’autre part ces chiffres s’inscrivent dans une évolution continue depuis près de 20 ans. Parler de “bouleversement démographique” comme si l’on découvrait soudain cette réalité est une approximation médiatique qui ne peut toucher que ceux qui ne suivent pas ces questions. Depuis plusieurs dizaines d’années le nombre d’immigrés (y inclus les enfants immigrés donc nés à l’étranger), le nombre de personnes d’origine étrangère descendants directs d’immigrés (donc nés en France), et parmi ces deux populations la proportion de personnes originaires directement ou indirectement du continent africain sont en augmentation constante. En octobre 2018, Didier Leschi , directeur de l’OFII (Office français de l’immigration et de l’intégration) dans une plaquette réalisée pour Fondapol, ” la France singulière“, évaluait la population immigrée résidant en France selon la définition de l’INSEE – personnes nées à l’étranger de parents étrangers et venues s’installer pour un long temps ou définitivement en France – à 11 % de la population résidente et ajoutait que “nous sommes le pays d’Europe qui présente la proportion la plus élevée de personnes…issues de l’immigration et …dont au moins un parent est immigré“.

Aujourd’hui ces chiffres, comme je l’ai montré, sont déjà dépassés. On peut raisonnablement avancer qu’en 2021 plus de 25 % des habitants résidant en France sont d’origine étrangère, que, parmi elles, celles originaires directement ou via leurs parents d’Afrique subsaharienne sont à un étiage proche de celles originaires du Maghreb, et que les naissances d’origine étrangère sont plus nombreuses que celles des autochtones non seulement dans le 93 mais dans plusieurs villes de la grande couronne francilienne et de province.

47,5% des immigrés vivant en France sont nés en Afrique, et proviennent notamment d’Algérie ou du Maroc. Comment expliquer que la France soit la destination “favorite” des ressortissants de ce pays ?

Ces phénomènes s’expliquent par de multiples raisons dont l’analyse a déjà été faite y compris par d’autres spécialistes que moi : héritage de la colonisation, pouvoir d’attraction de la France en matière d’éducation, de culture, d’aides sociales et médicales, regroupement familial élargi, tradition d’accueil d’une grande partie de la population vivifiée par le combat des associations d’aides aux migrants et le soutien des diasporas, vocation humanitaire d’un pays considéré comme “la patrie de droits de l’homme”, différentiel de fécondité entre les populations autochtones et celles d’origine étrangère… Les freins que constituent la difficulté d’assurer à ceux qui sont accueillis une formation, un travail ou un logement décent, l’inquiétude et parfois la xénophobie d’une frange de la population qui craint pour sa sécurité, ses valeurs, et le coût que représente l’immigration, ne sont pas vraiment dissuasifs pour ceux qui ont décidé de tenter l’aventure parfois au péril de leur vie. Et l’immigration virtuelle, quoique en développement même dans le continent africain, ne suffit pas à convaincre les Africains de rester au pays avec leur famille face à l’espoir que suscitent les images de l’Occident colportées par les médias.

Peut-on à ce stade parler de “créolisation” pour reprendre l’expression de Jean-Luc Mélenchon ou de “Grand Remplacement” pour citer Renaud Camus, même si ces deux expressions expriment la même chose ?

Ces deux expressions me paraissent impropres à rendre compte de la situation actuelle. Le terme de “créolisation” détourné de son sens originel (processus qui transforme un parler de type sabir ou pidgin en créole) par Jean-Luc Mélenchon est un leurre qui camoufle l’importance croissante de la population originaire du continent africain dont le leader de la France insoumise ne semble pas souhaiter qu’elle cristallise un débat national. Quant au “Grand Remplacement ” selon l’expression de Renaud Camus, c’est effectivement une hypothèse possible à moyen ou long terme mais l’Histoire montre que les prévisions à 50 ans dans un univers en perpétuelle mutation et où le risque zéro n’existe pas, comportent près de 100 % de marge d’erreur. Ce qui est en revanche exact c’est que la population française est de plus en plus métissée avec un métissage culturel qui recueille de nombreuses adhésions, un métissage social qui suscite des craintes majeures et un métissage religieux dont la greffe n’a pas pris.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Derrière le contentieux algéro-marocain, la frustration historique de l’Algérie face au Maroc, par Bernard Lugan

Bernard Lugan

Aboutissement d’une tension qui n’a cessé de croître ces dernières années, l’Algérie vient de rompre ses relations diplomatiques avec le Maroc.

Le contentieux entre les deux pays est certes d’ordre politique, mais également historico-psychologique. Pour quatre grandes raisons :

1) Directement passée de la colonisation turque à la colonisation française, l’Algérie jalouse le Maroc et ses 1200 ans d’histoire (voir à ce sujet mon livre Algérie, l’Histoire à l’endroit). Elle refuse d’admettre que les brillantes principautés de Tlemcen à l’ouest, et de Bougie à l’est, ne constituèrent pas les matrices de l’Algérie, quand Fès et Marrakech créaient le Maroc. Avec les Idrissides, les Almoravides, les Almohades, les Saadiens, les Mérinides et les Alaouites, durant 1200 ans, le Maroc développa en effet un Etat, puis des Empires s’étendant à certaines époques sur tout le Maghreb, une partie de l’Espagne et jusqu’à Tombouctou. Rien de tel à l’est de la Moulouya, où, ni les Zianides de Tlemcen, ni les Hafsides de Bougie, n’eurent un destin comparable à celui des grandes dynasties marocaines. Là est le non-dit de toute la politique maghrébine d’Alger.

2) Les dirigeants algériens ne veulent pas reconnaître qu’ils ont hérité de la France de territoires historiquement marocains, la colonisation française ayant amputé le Maroc au profit des départements français d’Algérie. Voilà pourquoi le Touat, la Saoura, le Tidikelt, le Gourara et la région de Tindouf sont aujourd’hui Algériens. Ils refusent d’admettre qu’au moment des indépendances, il fut demandé au Maroc millénaire d’entériner ces amputations territoriales faites au profit d’une Algérie née au mois de juillet 1962.

3) Pour une Algérie, « enclavée » dans cette mer fermée qu’est la Méditerranée, il est insupportable de constater qu’avec la récupération de ses provinces sahariennes, le Maroc dispose d’une immense façade maritime océanique partant de Tanger au nord, jusqu’à la frontière avec la Mauritanie au sud, ouvrant ainsi le royaume à la fois sur le « grand large » atlantique et sur l’Afrique de l’Ouest. Refusant obstinément d’admettre cette réalité, l’Algérie porte à bout de bras le Polisario pour tenter d’affaiblir le Maroc. Or, pour Alger, il y a urgence. Le dernier carré des 24 Etats -sur 193 membres de l’ONU-, reconnaissant encore ce fantôme qu’est la RASD (République arabe sahraouie démocratique), achevant de se déliter, une tension avec le Maroc pourrait permettre de freiner l’hémorragie.

4) L’Algérie traverse une très profonde crise économique, politique, institutionnelle et identitaire. Il lui faut donc tenter de rassembler les énergies nationales et pour cela, depuis l’indépendance, elle a toujours eu recours à deux boucs émissaires : la France et le Maroc. Actuellement, pour des raisons diverses, elle a besoin de la France. Reste donc le Maroc. En espérant que cette politique de fuite en avant ne débouchera pas sur une nouvelle « guerre des sables », comme en 1963…

Bernard Lugan

Texte repris du Blog de Bernard Lugan

Didier Leschi, directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII): «La France est déjà, avec l’Allemagne, un des principaux pays de la demande d’asile d’Afghans»

Marseille, territoires perdus – Bienvenue, M. Macron !

Macron

Est-il possible de sauver Marseille ? Emmanuel Macron se rendra dans la cité phocéenne la semaine prochaine afin de présenter « un plan de lutte contre la drogue ». Ce déplacement intervient dans une période d’une extrême violence…

Les années passent et le problème demeure. En deux mois, douze personnes sont mortes dans les rues de Marseille – essentiellement dans ses quartiers Nord – lors de « règlements de compte » en lien avec le trafic de drogue. Un trafic qui y générerait de 10 à 15 millions d’euros par mois.

L’un de ces règlements de compte a été filmé en partie et démontre la sauvagerie des criminels. On peut y voir l’enlèvement d’un homme, kidnappé par un commando et enfermé dans le coffre d’une voiture malgré ses supplications.

Une séquence abominable d’autant plus lorsque l’on sait que la voiture fut retrouvée brûlée à proximité avec un corps calciné à l’intérieur. Une scène qui renvoie au film Bac Nord, actuellement au cinéma, qui s’inspire d’événements survenus à Marseille en 2012, avec une police totalement désarmée face à des gangs de cité suréquipés et quasiment tout-puissants sur leur territoire.

Le 21 août, un autre meurtre a fait grand bruit puisqu’il s’agissait de celui d’un adolescent de 14 ans. Etait-il un guetteur, comme le sont beaucoup de délinquants de son âge ? Rien ne permet de l’affirmer à ce jour.

Totalement dépassé par les événements, Eric Dupond-Moretti a promis l’arrivée prochaine de magistrats et préconise de « multiplier les avertissements judiciaires », de « rappeler les lois et faire de la pédagogie aux jeunes pour les détourner de la délinquance ».

Sa réforme de la justice des mineurs, tout aussi naïve, entrera en vigueur le 30 septembre prochain.

Emmanuel Macron va, lui, faire de gros cadeaux aux « jeunes » marseillais. Le président de la République profitera de son déplacement pour détailler son plan de lutte contre la drogue, un plan qui consistera en grande partie à dilapider l’argent public pour calmer les caïds, les dealers et les familles des victimes. Un milliard d’euros devraient être dépensés pour réhabiliter des bâtiments (écoles, gymnases, piscines…) et rénover les transports.

Le but de cette dernière manœuvre ? Rapprocher les quartiers nord du reste de la ville.

Ces quarante dernières années, une dizaine de « plans banlieues » de la sorte ont été mis en place et furent souvent expérimentés à Marseille, pour le résultat que l’on connaît.

Distribution de billets de 50 euros

Durant la même période, le trafic de drogue s’est enraciné. Les dealers sont les maîtres, certains ont fourni de l’aide alimentaire lors du premier confinement quand d’autres distribuent des billets de 50 euros aux habitants des immeubles dont ils prennent possession pour leurs affaires.

Un reportage diffusé lors du journal télévisé de France 2 du 24 août donnait l’occasion de voir que des clandestins algériens dressaient de véritables postes-frontières à l’entrée des cités.

Les zones de non-droit n’ont jamais aussi bien porté leur nom.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 26 août 2021

La CEDH rejette la requête de 672 pompiers contre l’obligation vaccinale : Rémy Chabbouh témoigne [vidéo]

Cour européenne des droits de l'Homme

27/08/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Entretien du 25/08/2021 avec Rémy Chabbouh, secrétaire national du syndicat Sud SDIS (Service départemental d’incendie et de secours).

La Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) a rejeté le 24 août une requête de 672 pompiers professionnels et volontaires contre l’obligation vaccinale anti-Covid-19 qui leur est imposée par la loi du 5 août 2021.

«La cour a estimé que ces demandes étaient hors du champ d’application de l’article 39 de son règlement» qui permet de la saisir selon une procédure d’urgence lorsque les requérants sont exposés à «un risque réel de dommages irréparables».