Abstention, piège à cons – Les 2/3 des électeurs se sont abstenus, par Francis Bergeron

Abstention

Il y a six ans, tous les records d’abstention avaient été battus lors de ces régionales-là. Seulement 43 % des Français avaient voté. Cette fois un nouveau record a été battu dans ce domaine, ce qui paraissait absolument inconcevable. Inconcevable car les restrictions à la circulation avaient été levées, et la peur de la contagion semblait s’atténuer. Inconcevable car le consensus politico-médiatique battait tambour pour une mobilisation destinée à faire barrage au Rassemblement national.

Or, non seulement l’abstention a été considérable, mais elle l’a été dans des proportions inédites, qui enlèvent au passage énormément de crédibilité à ce scrutin : 12,2 % seulement de participation à la mi-journée, 27 % à 17 heures et les chiffres finaux de votants la situaient à un niveau de l’ordre de 33,9 %.

Encore faut-il se souvenir qu’il y a un écart entre la participation et les suffrages exprimés. Cet écart est habituellement de l’ordre de 2 %. Il est possible qu’il soit nettement supérieur, cette année : pour avoir assisté au dépouillement dans ma commune, je peux témoigner que le nombre de bulletins nuls était particulièrement important, phénomène sans doute accentué par les dispositions des deux bureaux de vote, qui étaient installés dans une sorte de labyrinthe : d’où des votes pour les régionales trouvés dans l’urne des départementales, et vice-versa, mais aussi des noms barrés, des panachages non admis, des enveloppes contenant à la fois le bulletin de vote pour les départementales et pour les régionales.

Néanmoins le problème était le même pour toutes les listes. Et, même si cette élection n’aura mobilisé qu’un électeur sur trois, seul le résultat compte. La gestion des régions et des départements sera confiée à ceux qui auront été élus dimanche prochain, le résultat du 20 juin donnant dorénavant une idée assez précise de leur identité, à une ou deux régions près.

Selon les instituts de sondages, et au vu du résultat final, c’est dans l’électorat du RN que l’abstention a été la plus forte (71 %). On sait depuis longtemps – depuis plusieurs dizaines d’années, en fait – que plus la mobilisation électorale est forte, plus le score du RN est élevé. C’est la présidentielle qui mobilise le plus grand nombre d’électeurs, du fait de la personnalisation du scrutin. Ce qui explique le score inattendu de Jean-Marie Le Pen, en 2002, et la présence de Marine Le Pen au second tour de 2017.

Neuf raisons qui expliquent l’abstention

Mais cette abstention record est aussi le fruit d’une habile stratégie gouvernementale. A partir du moment où LREM a compris qu’il ne pourrait percer en tant que pôle de centre gauche aux régionales (comme aux départementales, d’ailleurs), tout a été fait pour favoriser l’abstention. Cette prise de conscience de LREM, et la mise en place des instruments de cette stratégie datent en fait des élections municipales. Il y a juste un an, le parti présidentiel avait subi une déroute. Or, les régionales et plus encore les départementales obéissent aux mêmes ressorts.

– Marine Le Pen avait fait remarquer à juste titre que c’est la première fois qu’un gouvernement ne consacrait pas de moyens de communication institutionnels pour rappeler aux Français l’importance et à la nécessité du vote. Ce silence était déjà un indice de cette stratégie.
– L’instrumentalisation de la crise sanitaire a permis également de conduire les Français jusqu’aux limites extrêmes d’un confinement et d’un couvre-feu destinés à maintenir leur sujétion mentale. On l’avait constaté lors des municipales. Nous en avons eu la confirmation dimanche.
– Cette parenthèse sanitaire a permis d’éliminer la notion même de campagne électorale. Dîners-débats, rassemblements de masse, fêtes champêtres, tout cela a été interdit de fait ou en droit, sans qu’il soit d’ailleurs facile de savoir, à chaque stade du déconfinement, ce qui était permis et ce qui restait interdit.
– En créant des passerelles avec LR d’un côté, avec le PS de l’autre, les macronistes ont brouillé les cartes du paysage politique. L’abstention pourrait bien correspondre aussi à une sorte de demande de clarification politique. C’est un refuge commode quand les repères disparaissent.
– A quoi bon voter, ont pensé les électeurs, en découvrant qu’avant même le premier tour les appareils de partis avaient déjà décidé de la suite, comme on l’a vu en Bretagne avec l’intervention de Le Drian et en PACA avec celle de Castex.
– Rendons aussi hommage au gouvernement pour le choix de la date de ces élections : elles étaient prévues en mars. Les reporter aux 20 et 27 juin a permis de les noyer dans un contexte de fête de la musique, de matchs de football Euro 2020, de liberté retrouvée au regard des restrictions sanitaires. Ce changement de contexte, d’ambiance, a largement contribué à la démobilisation des esprits.
– Qui plus est, l’échelon régional est une aberration qui n’incite pas au vote car il ne correspond à aucun sentiment identitaire, aucune réalité humaine ou historique. C’est un découpage arbitraire, prétendument équilibré. Le sénateur Masson en avait fait son cheval de bataille, pour le Grand Est, et il avait raison. Il n’était pas dans l’intérêt de Macron de réformer ce dispositif aberrant, dans la mesure où il était perçu comme un facteur d’abstention.
– La complexité de ces deux élections jumelées a contribué à décourager les électeurs, d’autant que personne n’est capable d’expliquer spontanément comment s’opère habituellement cette division du travail entre département et région.
– Qui plus est, ce double scrutin a été à l’origine de graves incidents de fonctionnement : bureaux de vote sans président, sans assesseurs, n’ayant pas respecté les heures d’ouverture légale, etc. Ne sommes-nous pas arrivés à la fin d’un système ?

Ne serait-il pas temps d’instaurer le vote électronique, des systèmes de collecte de l’opinion de nos concitoyens par des moyens moins archaïques ? Cela se fait déjà pour les élections professionnelles. Et nous payons déjà nos impôts en ligne, faute de choix. Notons d’ailleurs que nous sommes abreuvés de sondages, sollicités par des pétitions en ligne, accros aux services qu’offre notre smartphone, mais que le vote physique perd constamment du terrain.

Si les représentants des régions et des départements sont choisis par un tiers seulement des Français, que dire de ces représentants syndicaux élus par 5 % des salariés dans les TPE, ou de ces assemblées générales d’universités ou 40 militants décidés, intouchables, impunis, peuvent paralyser une université de 40 000 étudiants, comme on l’a vu à Montpellier (et ailleurs) en 2018 ?

Un observateur venu d’une autre galaxie en tirerait la conclusion que le système démocratique n’a plus d’avenir dans notre pays.

Mais ce serait un sacrilège. Ça ne marche plus, certes, mais qui prendrait le risque politique de dire que le roi est nu ?

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 21 juin 2021

Macron : Roland-Garros devrait être son Fouquet’s

Macron

Macron est le président des bobos. Le président des riches et des privilégiés. La preuve en a été apportée une nouvelle fois à Roland-Garros.
Le stade Chatrier a retenti des premiers « Macron président » de la campagne, accompagnés de « merci Macron » et parfois même du plus complice « merci Manu ». On se comprend entre nous non ?

L’accord présidentiel

« On partira pas, on partira pas » chantaient, peu avant la délivrance, les 5 000 spectateurs de la demi-finale entre Novak Djokovic et Rafael Nadal.
Juste après le gain du troisième set la bonne nouvelle a été annoncée au micro : « Madame, Monsieur, en accord avec les autorités nationales, le match ira à son terme en votre présence. »
Le speaker a dû s’y reprendre à deux fois pour bien se faire comprendre, et ensuite, ce fut dans les tribunes pendant les trois minutes suivantes, des chants, des danses, une Marseillaise et puis des « merci Manu ! »

On sait en effet que le président de la République en personne a donné son accord aux organisateurs du tournoi pour cette entorse aux règles sanitaires. Pourtant, il faisait du touche-touche avec Biden en Cornouailles, mais rien de ce qui concerne son pays à lui ne le laisse indifférent.

« Je voudrais remercier l’Élysée et Matignon de nous permettre d’aller au bout de ce suspense incroyable, de ce match de légende » a déclaré dans la foulée Gilles Moretton, le président de la Fédération française de tennis, au micro de France Télévisions. Cela ne sera sans doute pas décompté du temps de parole du président et pourtant cela devrait l’être.

Lacrymogène aux Invalides

Et en même temps, comme le dit le président, aux Invalides, quelques centaines de jeunes faisant la fête sans respecter le couvre feu ni les règles sanitaires étaient dispersés au gaz lacrymogène par la police qui a tout de même autre chose à faire.
Selon des images diffusées sur les réseaux sociaux, des groupes de jeunes en liesse avaient envahi l’esplanade, dansant, criant, la plupart sans masque et sans remercier, les ingrats, Macron.
Alma et Emma, âgées de 19 et 18 ans, venues de Colombes (Hauts-de-Seine), étaient de leur côté venues « traîner aux Invalides » dans le VIIe arrondissement de Paris, parce qu’à cette période de l’année, « c’est souvent la même chose ». « On a vu qu’il y avait de l’ambiance. Au final, ça n’a pas duré longtemps, à 23h, ils nous ont dispersés, direct. On a réussi à ne pas se faire ‘gazer’ mais on a vu des gens pris dans des nuages de lacrymos », a relaté à l’AFP Alma.

Deux pays

Elles auraient mieux fait d’aller à Roland-Garros car là-bas, pas de couvre-feu, pas d’évacuations et pas de gaz lacrymogène.

La France de Macron est celle des privilégiés de Roland-Garros, mais aussi de tous ceux qui veulent le devenir et ça fait du monde. Sa décision montre que le couvre-feu ne sert finalement à rien sauf à emmerder le peuple vulgaire et devrait être ce que le diner du Fouquet’s a été pour Sarkozy : un marqueur indélébile et destructeur.

Il n’en sera sans doute rien.

On voit bien monter dans le pays la stratégie du « Merci manu ». Le voilà l’homme jeune et moderne qui a vaincu la pandémie et a délivré les français comme De Gaulle de l’enfermement de l’ennemi. Il a gagné la guerre. Il est le seul à pouvoir, après avoir vaincu le virus, exorciser les forces sataniques qui veulent infester la république et la démocratie.

Macron président, Roland-Garros a voté. Il est en train de renverser la tendance, aidé par la gifle. Dans ce set du tournoi présidentiel, Macron a peut-être gagné un tie-break alors que sa balle aurait dû mourir dans le filet. Le match est plus facile quand on est toujours au service, sauf bien sur à cumuler les fautes comme celle de Roland-Garros… à condition que le public s’en rende compte et siffle. Tous ne sont pas à Roland-Garros, Macron aurait peut-être dû y penser…

Pierre Boisguilbert

Tribune reprise de Polémia

Jean Messiha : « Quelle politique africaine pour le camp de la France ? » [vidéo]

21/06/2021 – FRANCE (NOVOpress)
2022 sera l’année des grands choix et des grandes réorientations pour la France. Il en est de même pour notre politique africaine.

Le camp national doit insuffler une vision nouvelle, une diplomatie nouvelle en particulier s’agissant de ce continent qu’il serait absurde de négliger mais pour lequel nous devons être réaliste.

Les liens que nous avons avec certaines ex-colonies ne correspondent plus à la géographie économique. Rationalisons et concentrons nos efforts là où cela contribue à nous renforcer.


La Hongrie interdit la propagande LGBT à destination des mineurs

propagande LGBT

« Interdire de “promouvoir” l’homosexualité, comme si c’était une maladie, une menace, une idéologie… C’est dans l’UE aujourd’hui. Cette stigmatisation est une discrimination contraire aux valeurs qui nous lient, inscrites dans nos traités. » Voilà ce qu’écrivait à propos de la Hongrie le 15 juin, sur son compte Twitter officiel, Clément Beaune, le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes du gouvernement Castex qui, en décembre dernier dans un entretien pour Têtu, avait dévoilé son homosexualité en annonçant son intention de s’engager dans la bataille pour les « droits LGBT » au niveau européen.

Je lui ai demandé le 16 juin, toujours sur Twitter : « L’homosexualité et sa promotion auprès des mineurs sont une valeur inscrite dans les traités européens ? Pouvez-vous nous dire à quel paragraphe, @Cbeaune ? » J’attends toujours sa réponse. D’autres journalistes, tel Patrick Edery du site Tysol.fr, lui ont posé la même question, mais, du côté de notre diffuseur gouvernemental patenté de « fake news », c’est silence radio.

Ce que critiquait de cette manière le secrétaire d’Etat français, en le faisant au nom de la France puisqu’il utilise son compte officiel, c’est la loi votée cette semaine au parlement hongrois pour lutter contre la pédophilie et pour protéger les enfants tout en préservant les droits des parents à décider de leur éducation. La promotion des modes de vie LGBT et des pratiques de « changement de sexe » sera désormais interdite dans les écoles hongroises et sur les supports à destination des mineurs, et les ONG qui voudront informer les mineurs sur ces sujets devront avoir fait l’objet d’un enregistrement préalable auprès des autorités.

En décembre, l’Assemblée nationale hongroise adoptait déjà un amendement à sa constitution pour protéger le droit des enfants à être identifiés à leur sexe biologique. Autrement dit, il n’est pas possible en Hongrie d’identifier un mineur sur ses papiers ou à l’état civil autrement que par son véritable sexe.

« Lorsqu’il s’agit de protéger nos enfants, il n’y a aucun doute : Nous avons une tolérance zéro pour les pédophiles et nous insistons également sur le fait que l’éducation des enfants en matière d’orientation sexuelle doit être protégée en tant que droit exclusif des parents », écrivait le 16 juin Zoltán Kovács, le porte-parole à l’international du gouvernement hongrois, en réponse aux critiques fusant des capitales européennes.

« Cette loi est contraire à tout ce que nous considérons comme nos valeurs européennes communes », avait ainsi assuré le ministre allemand des Affaires européennes, Michael Roth (SPD), qui est lui-même « marié » à un autre homme.

Face aux menaces de sanctions financières exprimées notamment par Helena Dalli, commissaire européenne à l’Egalité et travailliste maltaise connue pour son combat en faveur des revendications du lobby LGBT et de l’imposition de l’idéologie du genre, y compris dans son propre pays, le premier ministre hongrois Viktor Orbán a sagement fait remarquer dans un entretien publié le 18 juin par l’hebdomadaire croate Glas Koncila : « Nous payons un prix élevé pour la défense du modèle familial chrétien et pour le fait qu’ici, il n’y a pas de place pour la folie LGBT […]. Si nous ne payions pas ce prix et ne défendions pas nos intérêts, nous aurions peut-être une vie plus confortable, mais au final nous perdrions beaucoup plus. »

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 18 juin 2021

Régionales 2021 : Jordan Bardella et le voile islamique d’une assesseur du bureau de vote

Anthony Fauci, ex champion des super-virus et menteur, craint pour son matricule

Anthony Fauci

Anthony Fauci, super-vedette scientifique, anti Trump, star mondiale de la galaxie libérale libertaire, vient de se faire prendre en flagrant délit de fake news, les doigts tout poisseux juste sortis du pot de confiture du mensonge. Récit.

Fauci sauveur de l’Amérique

L’humanité fut assaillie en décembre 2019 par une terrible pandémie, et nous avons failli tous mourir. Fort heureusement les autorités sanitaires américaines réagirent magistralement contre le virus SARS-CoV‑2, en dépit de l’incompétence de Donald Trump. De plus avaient-elles également lutté efficacement contre les bobards complotistes promus par un président attardé et ses partisans. Fort heureusement encore, grâce à une légitime censure, la population se rangea au bon sens des experts, faisant preuve d’une discipline patriotique exemplaire. Mieux encore, grâce à sa sagacité, l’Amérique est désormais en vérité prête à affronter les futures vagues de ce virus naturel — nous disons bien naturel ! —, accompagnées de myriades de variants.

Merci au Docteur Anthony Fauci, 80 ans, directeur de l’Institut national des maladies infectieuses (NIAID), qui a répandu quotidiennement la bonne parole sur tous les médias depuis un an et demi, se partageant d’ailleurs le travail avec son vieil ami le Gouverneur de New York, Andrew Cuomo.

Merci donc à Anthony Fauci et Andrew Cuomo, modernes De Niro et Pacino, champions des médias qui ont su prendre en tenaille le nigaud Donald Trump qui n’avait rien compris à la scénarisation de la pandémie. Le naïf voulait faire payer la Chine parce que celle-ci aurait malencontreusement laissé échapper un SARS de 2e génération, manipulé. Dieu merci, la communauté internationale peut désormais réorganiser la bioéconomie mondiale, le dépérissement des peuples et états, afin d’assurer une meilleure distribution des richesses, autrement dit un meilleur retour sur investissement de l’übercapitalisme.

Also sprach die Wahrheit (pardon, ainsi parlait la Pravda!), coalescence de l’État profond, des médias, des übercapitalistes. C’était hier, presque avant-hier.

La surprise de juin 2021

De façon surprenante après cinq années de discipline de fer, les grands médias (bévue ou calcul, nous l’ignorons aujourd’hui), font éclater la Pravda officielle, et apportent de l’eau (pour ne pas dire un fleuve) au moulin des grands perdants de l’élection de 2020 : les partisans du « drain the Swamp » (drainons le marécage washingtonien), ou simplement ceux qui n’avaient pas encore voulu croire en l’existence dudit swamp..

Entre mai et juin 2021, ont en effet surgi les articles de Vanity Fair, du Wall Street Journal, et d’autres qui, assis sur la diffusion de plusieurs milliers de courriels entre le Dr Fauci et ses partenaires nationaux et internationaux obtenus par CNN, le Washington Post, puis BuzzFeed, projettent une tout autre histoire. Celle de la panique des bureaucrates, Fauci en tête, qui seront terrorisés à l’idée qu’un Tchernobyl biologique se déroule sous leurs yeux, et qui feront tout pour construire et inventer une autre histoire à l’intention du public, en mettant tous leurs alliés à contribution, car toute sortie officielle du dogme du-virus-naturel-qui-ne-provient-pas‑d’un-laboratoire-chinois ouvrirait une boite de pandore tant diplomatique que bureaucratique.

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Un référendum pour limiter l’immigration : 6 Français sur 10 y sont favorables

migrants

Près de 93% des sondés proches de la droite sont pour cette initiative selon un sondage.

L’immigration reste un sujet brûlant en France. Et l’idée de réaliser un référendum pour limiter les flux de personnes étrangères, plébiscitée par Marine Le Pen ou encore Eric Zemmour, pourrait devenir plus concrète. Un sondage de l’Institut CSA pour CNews, réalisé jeudi 17 juin auprès d’un échantillon de 1 000 personnes représentatives de la population française, révèle en effet que 62% des Français seraient favorables à la mise en place d’un tel référendum. Parmi ces 62%, 35% y sont « tout à fait favorables » et 27% « plutôt favorables », rapporte CNews. En revanche, 37% des sondés seraient défavorables à cette manœuvre, dont 19% totalement contre et 18% plutôt opposés.

L’immigration de moins en moins acceptée

Toujours d’après cette étude menée pour CNews, les électeurs de gauche seraient davantage opposés à un référendum pour limiter l’immigration en France que le reste de la population. Ils seraient ainsi 61% à y être contre. Le chiffre grimpe même à 66% pour les partisans d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV). Au centre, la réponse est mitigée avec 50% de chaque côté, relate CNews. Pour les électeurs de droite, les chiffres approcheraient néanmoins de 100% : 93% des sondés proches de la droite se disent favorables à ce référendum et 98% pour les partisans du Rassemblement national (RN).

Comme le rapporte CNews, un conseiller d’Emmanuel Macron aurait glissé, lors d’une réunion la semaine dernière, que « le taux d’acceptabilité de l’immigration dans notre pays est de plus en plus bas ». Le gouvernement tendrait d’ailleurs à serrer la vis en matière d’immigration, notamment pour les individus arrivés clandestinement sur le territoire. Le 13 juin, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin aurait demandé aux préfets d’assurer un meilleur suivi des étrangers en situation irrégulière, notamment concernant les auteurs de « graves troubles à l’ordre public ». Mercredi 16 juin, à l’Assemblée nationale, le ministre a assuré que les contrôles aux frontières avaient été renforcés ces quatre derniers mois ; donnant lieu à 20 000 arrestations de clandestins à la frontière italienne, et 15 000 à la frontière espagnole. Comme le relaie CNews, il s’agirait, selon Gérald Darmanin, d’un chiffre « quatre fois » voire « cinq fois plus » élevé « que par le passé ».

Texte repris du site Valeurs Actuelles

I-Média – Genou à terre et bobard du racisme systémique

I-média genou à terre

18/06/2021 – FRANCE (NOVOpress)
C’était l’un des débats médiatiques de la semaine : les joueurs de l’équipe de France de football avaient prévu de mettre un genou à terre au début des matchs de l’Euro.

S’ils ont finalement renoncé devant la mobilisation populaire, ils ont failli se prosterner devant le concept de racisme systémique de la police américaine.

Un Bobard médiatique qui a remporté le Bobard d’Or lors de l’édition 2021 de la cérémonie des Bobards d’Or qui avait lieu en début de semaine.


Guillaume Faye, cet esprit-fusée [ouvrage]

Guillaume Faye

18/06/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Dans cet ouvrage collégial signé par trois des plus anciens « complices » de Guillaume, ce sont plus de quarante années de combat métapolitique mené par un véritable esprit-fusée qui défilent.

Hommages par la poésie, en passant par l’évocation de la notion d’amitié, sans oublier de rétablir plusieurs vérités sur le rôle de Guillaume au sein de la « Nouvelle Droite », ce livre doit être lu par quiconque a déjà croisé, au fil de ses lectures, la plume incisive de cet esprit-fusée.

Guillaume Faye, PRESENT !

Pour commander : https://europa-diffusion.com/fr/france/7087-guillaume-faye-cet-esprit-fusee.html

L’État galère – La justice s’acharne sur les patriotes

répression patriotes

« Incitation à la haine », délit d’autodéfense. Pendant que des peines de prison sont requises contre deux anciens porte-parole de Génération identitaire, un militant angevin de L’Alvarium est condamné à 10 mois ferme (avec mandat de dépôt) pour avoir résisté à une attaque des antifas contre leur local associatif. L’embastillement des opposants : dernier recours d’un régime aux abois.

Quatre mois de prison avec sursis ont ainsi été requis, mercredi 16 juin, contre ces deux militants. L’ancien porte-parole est poursuivi pour « provocation à la haine raciale » tandis que Jérémie Piano doit répondre de l’accusation d’« injures publiques ». Le procureur de la République de Saint-Gaudens, Christophe Amunzateguy, a également réclamé 4 000 euros d’amende pour chacun. La décision a été mise en délibéré au 9 septembre.

Cette mise en accusation fait suite à la mise en ligne de vidéos sur YouTube à l’occasion de l’opération de sécurisation des frontières face à l’afflux de migrants clandestins organisée le 19 janvier au col du Portillon, à la frontière entre la France et l’Espagne. Vouloir protéger les frontières du pays est donc un crime apparemment inexpiable pour l’Etat français.

Argutie

Le procureur reproche à l’ancien porte-parole de GI, étudiante de 21 ans, d’avoir « stigmatisé » les migrants en affirmant qu’il était « scandaleux qu’un migrant puisse traverser la frontière ». Des propos qui, selon lui, caractérisent « ce passage de la frontière comme un danger, c’est une spéculation sur la notion de danger alors que rien n’est argumenté ». On reste ébahi devant une telle argutie et la disproportion de la peine réclamée pour punir ce terrible forfait.

Pour Jérémie Piano, le procureur a dénoncé « un appel à la révolte » et « la construction d’un discours stigmatisant », le jeune homme évoquant « une invasion migratoire », « des milliers de clandestins déjà en France » dont « probablement des voleurs, des violeurs et des terroristes en puissance ». Rappelons que ces propos faisaient suite au massacre de la basilique Notre-Dame-de-l’Assomption à Nice, commis par un terroriste islamiste ayant profité d’une filière d’immigration.

D’évidence cette nouvelle procédure judiciaire a tout du procès politique visant à criminaliser le moindre discours anti-immigration et à intimider les patriotes qui voudraient s’engager pour la protection de leur identité et de leur pays.

Par ailleurs, à la suite à ce procès, Thaïs d’Escufon a été remerciée par son employeur à temps partiel, le candidat RN Sébastien Chenu, celui-ci affirmant qu’il « n’avait pas connaissance des engagements de son employée », engagements qui ne sont donc apparemment pas les siens. On pourra bien sûr être surpris, voire choqué, par cette décision qui ne révèle pas un très grand courage face aux oukases du système. D’autant plus que l’on apprenait dans le même temps la condamnation à dix mois de prison, avec mandat de dépôt, d’un militant de l’association patriote angevine L’Alvarium, coupable d’avoir défendu le local du mouvement face à des antifas venus le détériorer.

Face à un tel niveau de persécutions, la solidarité des nationaux ne devrait pas être une option mais bel et bien une nécessité vitale.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 17 juin 2021

Dr Bertrand Legrand : « Qu’est-ce que c’est que cette génération qui mise tout sur la vaccination des plus jeunes ? »

Dr Bertrand Legrand

Il est, désormais possible de faire vacciner les adolescents à partir de 12 ans avec autorisation des deux parents. Doit-on en passer par là pour obtenir enfin l’immunité collective ?
Réaction au micro de Boulevard Voltaire du Dr Bertrand Legrand.

La vaccination se poursuit avec, évidemment, en priorité la vaccination d’un maximum de personnes qui a pour but de favoriser une immunité collective. En ce moment, les mineurs peuvent être vaccinés avec une autorisation parentale et la présence d’un des deux parents pendant la vaccination. Est-ce une bonne chose de vacciner les plus jeunes ?

Le bénéfice individuel pour un adolescent est assez faible puisqu’il y a eu très peu de morts, très peu de cas de Covid long et très peu d’effets secondaires chez les adolescents. Ce n’est sûrement pas pour le bénéfice individuel de l’adolescent que nous vaccinons. Le risque est faible, mais des risques existent toujours, notamment lorsqu’on vaccine des millions de personnes. En demandant l’autorisation des deux parents pour pouvoir vacciner, cela laisse entendre que l’on rend responsable un des parents de l’acte de la vaccination. On n’a pas demandé le refus des deux parents en cas de non-vaccination. Si on était dans un rapport bénéfice/risque en faveur de la vaccination, on aurait demandé que les deux parents engagent leur responsabilité s’ils refusaient la vaccination.

Partons du principe que ces vaccins sont efficaces contre l’épidémie de Covid-19. Théoriquement, faudrait-il les vacciner pour stimuler une immunité collective ?

Cette question est intéressante puisqu’on se demande s’il faut vacciner une génération au bénéfice d’une autre. Si on élimine la catégorie très à part des personnes qui vivent dans l’entourage d’une personne qui pourrait avoir un risque de contamination malgré sa vaccination, on parle de gens qui ne seraient pas vaccinés et qui demandent à leur entourage de vacciner les enfants de manière à se prémunir d’une bulle et de ne pas risquer d’attraper le Covid. Quelle est cette génération qui mise tout sur la vaccination qu’eux-mêmes refusent ? À un moment donné, le conflit de générations pose une vraie question. On remarque que la génération post-soixante-huitarde profite bien de la vie et oublie qu’elle se doit d’obéir à un certain nombre de règles. Elle a dû l’oublier en 68 et elle n’a toujours pas compris.

On en revient toujours à cette fameuse génération qui a voulu jouir sans entraves et qui continue de jouir, quitte à prendre en otage la jeune génération. Ce jugement est peut-être un peu facile…

C’est toujours un peu facile. On remarquera que cette génération-là est la plus à risque et n’arrive pas à atteindre une immunité collective. Il ne faut pas oublier que 80 % de ces gens-là sont vaccinés. On peut se demander pourquoi les 20 % restants demandent à leur génération de se vacciner. Pourquoi devrions-nous arrêter notre vie pour des gens à qui nous avons proposé la vaccination et qui la refusent. Lorsqu’on refuse de se vacciner, on assume le risque d’attraper le Covid et, dans un nombre de cas assez faible, de terminer à l’hôpital. À ce moment, on en supporte les frais puisque l’État n’a pas à payer pour l’ensemble des personnes qui n’ont pas envie de prendre les précautions nécessaires.

Qu’est-ce qui vous fait dire que cette génération née entre 1945 et 1960 n’a pas envie de se faire vacciner ?

Je le sais tout simplement de mon expérience personnelle dans mon cabinet. Certains de mes patients me disent ne pas vouloir se faire vacciner et souhaitent réfléchir encore un peu. Une minute plus tard, ces mêmes patients me demandent quand est prévue la vaccination des jeunes. Ce n’est, bien sûr, pas le cas de tout le monde, mais c’est quelque chose que l’on voit et qui ne choque absolument pas ces personnes-là.

Le port du masque dans la rue et dans les espaces publics va prendre fin le 30 juin. Depuis une quinzaine de jours, il fait très chaud, notamment à Paris. On se demande quel est le bénéfice/risque ?

En réalité, le port du masque perd de son intérêt lorsque la prévalence de la maladie diminue. Le port du masque a pour but de limiter la propagation.

L’année dernière, nous avions l’impression que la maladie disparaissait. En réalité, il n’y a plus d’aérosol du simple fait de la sécheresse de l’air. En intérieur, le port du masque est absolument nécessaire. Au fur et à mesure que varie la prévalence, un même lieu se situera dans un risque ou non. Mon cabinet médical a sûrement beaucoup plus d’aérosol que dans les vestiaires d’un stade de foot.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Le Covid-19 «n’est pas le résultat d’une séquence artificielle» [vidéo]

Covid masques

17/06/2021 – FRANCE (NOVOpress)
La polémique autour de l’origine du Covid-19, a refait surface avec l’arrivée de Joe Biden au pouvoir et sur fond de tensions sino-américaines.

L’analyse d’Anne Sénéquier, médecin et chercheuse, codirectrice de l’Observatoire de la santé mondiale à l’IRIS, au micro de Rachel Marsden.


Jean-Yves Le Gallou sur Sud Radio : « Il y a une sur-délinquance systémique des afro-américains » – Bobards d’Or 2021 [vidéo]

Jean-Yves Le Gallou

17/06/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Ce mardi 15 juin, André Bercoff recevait Jean-Yves Le Gallou sur Sud Radio pour évoquer le palmarès des Bobards d’Or 2021.

Au programme : un retour sur le Bobard Systémique, sur le Bobard Lancet et sur le Bobard Complot.


Ni tofu, ni burger – Au bal des trois grandes puissances, la France doit-elle vraiment s’inviter ?

Etats-Unis Chine

Le sommet de l’OTAN s’est terminé lundi 14 juin 2021. A son issue, l’OTAN a publié un communiqué pour le moins provocateur à l’égard de la Chine. Cette volonté de gonfler le torse et les muscles devant les Chinois à l’approche du centenaire du parti communiste et alors que les tensions se multiplient en mer de Chine méridionale, marquées par des survols de chasseurs chinois et américains ou une forte présence de navires de guerre de différents pays, est un effet d’optique. En réalité, ce sont les seuls Etats-Unis qui veulent ainsi affirmer leur puissance. Biden l’avait rappelé peu de temps après son élection, expliquant que le temps de l’affirmation de la puissance américaine dans le monde était de retour. Le communiqué vise ainsi avant tout à réaffirmer cette puissance face à la Chine, tout en impliquant les alliés des Etats-Unis, et singulièrement une Union européenne amenée à faire profil bas et à accepter de suivre la politique atlantiste. Les observateurs qui donnaient un prix Nobel de la paix à Obama, avant de constater qu’il ne mit pas un terme à l’interventionnisme guerrier des Etats-Unis, ou annonçait que le monde ne pourrait pas échapper à une troisième guerre mondiale à cause de Trump sont sans aucun doute bien marris. Les démocrates n’ont pas l’intention de tergiverser concernant le rôle de leadership qu’ils entendent exercer sur le monde, ce que Biden rappelait aussi peu après son élection.

Sans cette toile de fond, il est difficile de comprendre le communiqué d’une OTAN qui était un peu sorti des radars. Bien sûr, l’Union européenne est membre de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord par le biais de divers pays, dont la France et l’Allemagne, mais dans le jeu géopolitique de la course à la puissance, celle qui est ancrée dans les enjeux d’aujourd’hui mais prépare ceux de demain, elle est surtout rattrapée par le réel : il n’y a que trois adversaires autour de la table, et ce sont les Etats-Unis, la Russie et la Chine. C’est aussi pourquoi les Etats-Unis font les gros yeux à une Chine et une Russie en phase de rapprochement.

La teneur du communiqué ne mâche pas ses mots. L’OTAN considère que la Chine représente dorénavant « un défi systémique » pour la stabilité du monde. Un milliard cinq cents millions d’êtres humains apprécieront une expression que l’on imagine tout droit venue des dossiers de Joe Biden. Ce qui inquiète l’OTAN ? Que la Chine développe rapidement son arsenal nucléaire (plus que les autres ?) et qu’elle « coopère militairement avec la Russie, en participant aux exercices russes dans la zone euro-atlantique » (plus que la France avec les Etats-Unis, au même endroit ?). La réaction de Pékin ne s’est pas fait attendre. La Chine accuse l’OTAN, et surtout les Etats-Unis, de s’engager de nouveau dans une logique de blocs, sans doute bien dangereuse pour la sécurité du monde.

L’Union européenne et en particulier la France ont-elles intérêt à être assujetties à la Chine ou aux Etats-Unis ? Aucun des deux, mon capitaine ! La France n’a qu’un seul intérêt véritable, le sien propre, pour paraphraser Carl Schmitt.

Pierre Xu

Article paru dans Présent daté du 16 juin 2021