Destruction de la famille et de la civilisation européenne. La loi bioéthique adoptée par 326 députés élus par une minorité de Français

Assemblée nationale

Le projet de loi de bioéthique – qui scelle la destruction de la famille traditionnelle en France – a été finalement adopté par l’Assemblée nationale, mardi 29 juin.

Le projet de loi a reçu le feu vert des députés, mardi 29 juin, par 326 votes pour, 115 contre, vote dont il faut rappeler qu’il est effectué par des députés élus par une minorité de Français lors des dernières élections législatives. Ainsi, les gens qui font aujourd’hui les lois qui régiront demain le pays n’ont pas de légitimité (et peuvent aussi être abrogées par des courageux qui prétendront renverser la table).

A noter que cette loi votée intervient le même jour où, dans une Espagne qui a manifestement oublié qu’elle fût catholique, le gouvernement de gauche extrême vient d’adopter un projet de loi (à faire valider désormais au Parlement) indiquant que toute personne de nationalité espagnole âgée d’au moins 16 ans, voire dans certains cas de seulement 14 ans, pourra sur simple demande changer la mention de son sexe au registre de l’état-civil. On croit rêver, mais ils sont en train de profiter de la passivité ambiante pour transformer nos sociétés occidentales en profondeur (et devront rendre des comptes devant l’Histoire, c’est certain).

Pour comprendre de quoi il s’agit, lisez plutôt ci-dessous, le projet du gouvernement, issu du site Viepublic.fr

La loi du 7 juillet 2011 relative à la bioéthique prévoit une révision de la loi par le Parlement dans un délai maximal de sept ans, précédé de l’organisation d’états généraux confiée au Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé. Ce texte est l’aboutissement de cette clause de révision.

La procréation médicale assistée (PMA)
Le projet de loi élargit l’accès à l’assistance médicale à la procréation dite procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes célibataires. Actuellement, la PMA est uniquement accessible aux couples hétérosexuels sur indication médicale.

Le remboursement par l’assurance maladie de la PMA est ouvert à tous : couples hétérosexuels, homosexuels et femmes seules. Afin de répondre aux situations de double infertilité dans les couples, le recours à un double don de gamètes (ovocyte et sperme) au cours d’une même tentative de PMA est permis.

Les droits des enfants nés d’une PMA sont reconnus et sécurisés. Un nouveau droit d’accès aux origines est posé. Les enfants conçus par PMA peuvent à leur majorité accéder à des données non identifiantes du donneur (âge, caractères physiques…) ou à l’identité du donneur. Tout donneur devra consentir à la communication de ces données avant de procéder au don. Un nouveau mode de filiation est mis en place pour les enfants nés par PMA de couples de femmes. Les femmes concernées doivent établir devant notaire une reconnaissance conjointe de l’enfant avant sa naissance.

L’autoconservation des gamètes, en dehors de tout motif médical, devient possible pour les femmes et pour les hommes afin qu’ils puissent plus tard recourir personnellement à une PMA. Jusqu’ici une femme ne pouvait avoir recours à la congélation de ses propres ovocytes, sauf nécessité médicale. La réforme est encadrée : des bornes d’âge seront posées par décret, l’activité est réservée aux établissements publics et privés à but non lucratif autorisés, dans le cadre du service public hospitalier. Les actes liés au recueil ou au prélèvement des gamètes sont remboursés mais pas le coût de la conservation. Le recueil du consentement du conjoint du donneur de gamètes est supprimé.

Les dons d’organes, la transmission des informations génétiques
Dans le but d’améliorer l’accès à la greffe, le don croisé d’organes prélevés sur personnes vivantes est facilité. Les possibilités de dons de moelle osseuse de la part d’un mineur ou d’un majeur protégé au profit de ses père et mère sont élargies.

L’accès de la famille à des informations résultant d’un examen des caractéristiques génétiques d’une personne hors d’état d’exprimer sa volonté ou décédée est accru. Il s’agit de permettre aux proches de bénéficier de mesures de prévention ou de soins.

L’accompagnement des nouveaux progrès scientifiques
Les traitements de données issus de l’intelligence artificielle (IA), lorsqu’ils sont utilisés pour des actes de soins, sont encadrés. La personne doit être informée de l’utilisation d’un tel traitement algorithmique. L’intervention d’un professionnel de santé pour le paramétrage d’un tel traitement est obligatoire.

Les finalités de recours aux techniques d’enregistrement de l’activité cérébrale sont précisées. L’emploi de l’imagerie cérébrale fonctionnelle dans le domaine de l’expertise judiciaire est interdit.

Un décret du ministère de la santé, pris après avis de la Haute autorité de santé, peut interdire les dispositifs de neuro-modulation (qui ont pour objet de modifier l’activité cérébrale) qui présenteraient un danger grave pour la santé humaine.

La recherche sur les cellules souches
Le projet de loi ne modifie pas le régime applicable aux recherches conduites sur l’embryon. En revanche, il assouplit le régime de recherches sur les cellules souches embryonnaires (cellules prélevées dans un embryon à son tout premier stade de développement et qui peuvent se transformer en tous types de cellules – peau, muscles, coeur…). Ces recherches passent d’un régime d’autorisation par l’Agence de la biomédecine à un simple régime de déclaration préalable. Par ailleurs, une durée limite de 14 jours est fixée pour la culture in vitro des embryons humains inclus dans un protocole de recherche (embryons surnuméraires provenant d’un couple n’ayant plus de projet parental et ayant consenti à les proposer à la recherche).

Certaines dispositions régissant les modifications pouvant être apportées au génome d’embryons sont revues. L’interdiction fondamentale de toute expérience visant la transformation des caractères génétiques dans le but de modifier la descendance est maintenue. L’interdiction de modifier un embryon humain par adjonction de cellules issues d’autres espèces est clarifiée.

Les autres dispositions
Elles poursuivent l’amélioration de la qualité et de la sécurité des pratiques concernées par le champ bioéthique et optimisent l’organisation des soins.

L’information de la femme enceinte, quand il est recouru à de nouvelles techniques de génétique pour explorer un risque avéré de pathologie fœtale, est renforcée. Le délai de réflexion d’une semaine en cas d’interruption médicale de grossesse (IMG) est supprimé. Le texte crée une nouvelle catégorie d’avortement, l’interruption volontaire partielle d’une grossesse multiple en cas de mise en péril de la santé de la femme, des embryons et des fœtus. Cette intervention doit avoir lieu avant la fin de la 12e semaine de grossesse après consultation d’une équipe pluridisciplinaire.

Le projet de loi contient enfin plusieurs mesures sur la gouvernance bioéthique. Il élargit le périmètre du Comité consultatif national d’éthique aux questions et problèmes de santé résultant de progrès scientifiques et technologiques dans les domaines de l’intelligence artificielle et de l’environnement. Il favorise un débat démocratique bioéthique permanent au sein de la société. Il simplifie les missions et la gouvernance de l’Agence de la biomédecine.

Comme dans les précédentes lois de bioéthique, la clause de réexamen périodique de la loi dans un délai de sept ans est renouvelée.

Texte repris du site Breizh-info

Élisabeth Lévy – Les contradictions des “woke” à travers l’assiette et “la blanchité alimentaire”

Élisabeth Lévy

On parle ici cuisine et “woke” (et pas “wok”), puisqu’une universitaire s’amuse à déconstruire la cuisine en elle-même, en ce qu’elle serait symptomatique de la “blanchité et du privilège blanc”. Attention à vos assiettes !

Avez-vous entendu parler de “blanchité gastronomique” ?

Pour vous, la cuisine française est ancrée dans la diversité de nos terroirs, irrigue un grand art de vivre. Et bien que nenni. La gastronomie serait le vecteur des moyens de la domination blanche. Ce n’est pas un canular mais des propos très sérieux tenus par une certaine Mathilde Cohen, dans une vidéo diffusée par Sciences Po dans la cadre de sa semaine doctorale.

Quand vous mitonnez des petits plats pour ceux que vous aimez, vous imposeriez donc la blanchité comme identité raciale dominante. Le repas n’est pas un moment de partage mais le véhicule des normes de la classe moyenne blanche, autrement dit, d’une idéologie racialisée de l’universel. En voici deux preuves : le principe de neutralité dans les cantines qui refusent de s’adapter aux demandes particulières et de ce fait imposent à tous les habitudes chrétiennes (et blanches), ensuite, pour octroyer la nationalité française, les administrateurs coloniaux préféraient les candidats mangeant attablés à ceux qui mangeaient assis sur le sol.

Tout n’est pas forcément faux ?

Dans ce galimatias, il y a en effet un noyau rationnel. La nourriture est un marqueur culturel, une obsession des religions et l’enjeu croissant de revendications autour des conflits identitaires : on mange avec les membres de son groupe.

En France, l’assimilation passait aussi par l’assiette. La norme, c’est la culture majoritaire, celle du peuple old school. Aux minorités, aux derniers arrivés, de s’adapter. À Rome, fais comme les Romains. Pour Cohen, c’est du racisme institutionnel. Hélas, elle dénonce un modèle qui n’existe plus : les institutions se plient de plus en plus aux exigences minoritaires et bizarreries culinaires de chacun, des végans aux sans-gluten en passant par le halal et le casher.

Cela serait dérisoire si elle se contentait de divaguer sur YouTube. Sauf qu’elle a une reconnaissance académique : ell est enseignante à l’université du Connecticut, labellisée par Sciences Po qui a courageusement précisé, face au tollé, que ses positions n’engageaient pas l’école. Le plus drôle, c’est qu’elle émarge au CNRS : en somme, l’islamo-gauchisme n’est pas un concept scientifique selon le CNRS mais la blanchité alimentaire si.

Cependant, il est une raison de ce réjouir. Si cette micro-affaire a fait du bruit, c’est que la France résiste à la vague woke et au saucissonnage identitaire des individus.

Pour notre défense : le plat préféré des Français est le couscous. Mais ça c’est de l’appropriation culturelle.

Texte repris du site Sud Radio

Tempête dans le pot-au-feu ! Quand une chercheuse accuse la cuisine française de « perpétuer les hiérarchies et oppressions raciales »

cancel culture

Dans une conférence intitulée « Une République blanche ? Blanc.hes et blanchité en France » et donnée le 17 juin à Sciences Po puis mise en ligne par la célèbre école – où cela a causé quelques remous –, une certaine Mathilde Cohen, professeur à l’université du Connecticut, affirmait que la gastronomie française était en réalité raciste puisque visant à « renforcer la blanchité comme identité raciale dominante » et à « perpétuer les hiérarchies et oppressions raciales », voire patriarcales.

Or, de même qu’au Maghreb où les femmes produisent des plats en cuisson lente, délicieuse et mijotée, tandis que les hommes se sont spécialisés en grillades plus simples, en cuisine nomade, la cuisine française n’est pas masculine : elle doit beaucoup et, qui sait ? tout aux femmes. Les « mères » lyonnaises en sont un exemple flagrant, et nombre d’ouvrages culinaires majeurs ont été écrits par des femmes, telles Pampille (épouse de Léon Daudet), Caroline Haedens, Françoise Bernard, par exemple, et même Maïté. La cuisine française est française, c’est-à-dire composée de sa propre diversité, bretonne, normande, angevine, alsacienne, béarnaise, flamande, poitevine… La cuisine française est aussi européenne, c’est l’Europe des peuples matérialisée. Nous n’en pouvons mais. Marie Leszczynska apporta à la France les recettes de bouchées à la reine et de babas au rhum. Marguerite de Flandre fit la renommée du pain d’épice en Bourgogne. Contrairement aux assertions de l’universitaire états-unienne, la cuisine de France n’est pas raciste, et Alexandre Dumas, qui a écrit son Grand Dictionnaire, était issu d’un père métis et d’une mère blanche.

Sans doute adepte de la cancel culture, Mathilde Cohen déplore aussi que « les habitudes alimentaires soient façonnées par les normes des classes moyennes supérieures blanches ». C’est normal puisque, pour citer De Gaulle, « nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. Qu’on ne se raconte pas d’histoires ! Les musulmans, vous êtes allés les voir ? Vous les avez regardés avec leurs turbans et leurs djellabas ? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français ! »

Rien n’est plus normal aussi que de manger ce que l’on trouve sur place. Et si la France, par la grâce de Louis XIV, a porté au pinacle la gastronomie et l’étiquette (cf. La Société de cour de Norbert Elias), pourquoi faudrait-il rejeter l’héritage ? Même Pellegrino Artusi faisait avec. « A la fin du XIXe siècle, en Italie, la grande cuisine, celle des hôtels et des restaurants, est française, ou plutôt francisée : il y est question de sauces au vin, de coquilles Saint-Jacques ou de plats régionaux très appréciés, comme la brandade de morue. »

Mathilde Cohen préfère sans doute les bagels (du yiddish beygl), tant il est vrai que, comme disait le comique troupier BHL : « Tout ce qui est terroir, béret, bourrées, binious, bref franchouillard ou cocardier, nous est étranger, voire odieux. »

Mais l’adage populaire le dit : « A Rome, conduis-toi comme un Romain. »

Franck Nicolle

Article paru dans Présent daté du 29 juin 2021

Thaïs d’Escufon : La femme est-elle l’avenir de la droite ? [vidéo]

Thaïs d'Escufon

29/06/2021 – FRANCE (NOVOpress)
On observe depuis maintenant plusieurs années une émergence exponentielle de figures médiatiques féminines à droite aux profils très variés. De l’autre côté, on assiste à un désintéressement croissant de la gent masculine pour l’engagement politicien.

Comment expliquer ce phénomène ? Doit-on le déplorer ou s’en réjouir ? Et surtout, comment réagir ?

Thaïs d’Escufon présente ici son analyse.


Robert Ménard : « Gagner une élection, c’est réunir une majorité »

Robert Ménard

Au lendemain du second tour des élections départementales et régionales, le maire de Béziers revient sur ce « vrai rejet des partis politiques ». Concernant les mauvais scores du Rassemblement national, Robert Ménard pense que l’abstention n’est pas la seule explication à chercher.

Le second tour des élections régionales et départementales a eu lieu hier. L’abstention a progressé dans certaines régions. Est-ce préoccupant ?

C’est plus que préoccupant, c’est un poison pour la démocratie. Je parie que l’ensemble de la classe politique l’aura oublié dans trois semaines et on repartira comme si de rien n’était. Il y a un désaveu, une scission, un apartheid qui s’est mis en place entre la classe politico médiatique et les petites gens. On n’arrive pas à combler ce gouffre qui touche tous les partis. On pouvait espérer que le Rassemblement national était à l’abri de cette critique de tous les partis parce qu’il n’a pas été au pouvoir. Il y a un vrai rejet des partis politiques.

16 % des Français font confiance aux partis politiques. Derrière un certain nombre d’autres raisons comme le Covid, il y a aussi le désaveu profond d’une classe politique.

Le Rassemblement national espérait beaucoup mieux de ces élections. Ce parti compte surtout sur le vote des abstentionnistes et des contestataires. Les abstentionnistes, les contestataires, les anti système n’ont pas trouvé dans le Rassemblement national, un moyen de l’exprimer dans les urnes.

Il y a plusieurs points dans votre question. L’abstention frappe particulièrement son électorat et en particulier les classes populaires. Que l’on puisse réduire les mauvais scores du Rassemblement national à l’abstention et s’en prendre aux abstentionnistes pour expliquer une faiblesse terrible au second tour encore pire que le premier, je crois qu’il y a d’autres explications. Il y a aussi un problème d’identification, d’incarnation des idées du Rassemblement national. Les gens sont prêts à voter pour des idées, mais ils votent aussi pour les gens qui portent les idées. Le manque de cadre et de leaders du Rassemblement national est un vrai problème. Certaines personnes ont du talent, mais pour emporter l’adhésion, il faut avoir une capacité à dire un certain nombre d’idées que les candidats nationaux n’ont pas, n’ont plus ou n’ont jamais eues.

Marine Le Pen ne s’exprimera pas dans les médias jusqu’au congrès de Perpignan parce qu’elle est sous le feu des critiques. Les partisans de la candidature d’Eric Zemmour à la présidentielle masquaient difficilement le fait qu’ils se frottaient les mains suite à ce résultat.
Marine Le Pen est-elle la bonne candidate ? Est-ce qu’une candidature alternative doit émerger ?

Je ne me frotte pas les mains des déboires du Rassemblement national. Cette droite nationale est mangée de l’intérieur par les rivalités, les guerres d’égo, les histoires d’il y a quarante ans et les rancunes. Je suis étranger à toutes ces histoires-là et j’ai la ferme intention de rester à distance de cela.

Je pense que Marine Le Pen a mis en œuvre une certaine normalisation qui me semble aller dans le bon sens. Normalisation ne veut pas dire alignement sur le reste de la droite. Cela veut dire essayer de répondre à cette interrogation terrible dont personne n’est capable d’y répondre. Comment se fait-il que les idées que l’on défend trouvent souvent un écho majoritaire en France, alors qu’en même temps le reste des partis appelle à un front républicain, les gens répondent à ce front républicain ? On continue à faire peur à une partie de la population. Pardon de le dire, ce ne serait pas une candidature encore plus clivante que celle de Marine Le Pen, bien plus à droite et bien plus radicale, qui va répondre à cette interrogation-là et qui va permettre de gagner l’élection. Je rappelle que gagner l’élection n’est pas se faire plaisir en allant toujours plus loin dans la radicalité. Gagner une élection c’est réunir une majorité des Français et réussir une alchimie entre le vote populaire qui dépasse le vote de droite et un vote conservatoire plus libéral économiquement. Monsieur Sarkozy l’avait fait en 2007.

Sommes-nous capables de le faire ? Y a-t-il quelqu’un d’autre que Marine Le Pen ?

Les sondages sont cuisants pour les autres candidats qui penseraient s’imposer.

La question ne se pose pas. Vous soutenez Marine Le Pen en 2022.

Cela fait quatre ans que j’essaie de trouver une alternative. Cette alternative n’est pas là. Je vous rappelle que l’on vote dans moins d’un an et je ne veux pas faire le lit de monsieur Macron.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Grand débat – Marion Maréchal, une voix de résistance [vidéo]

29/06/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Dans ce nouveau numéro de Bistro Libertés, Martial Bild reçoit la directrice de l’ISSEP, l’Institut de Sciences sociales, économiques et politique, Marion Maréchal.

L’ancien député du Vaucluse, confrontée aux sociétaires de l’émission (Marie Pinsard, Alice Cordier de l’association Nemesis, Francis Bergeron de Présent et Pierre Gentillet) évoque avec un regard vif et complet des thèmes majeurs comme la culture « woke », l’enseignement, l’insécurité, l’immigration, l’Union Européenne.

A travers la rubrique Confessions , on cerne encore mieux la personnalité de les centres d’intérêt de cette femme entrepreneur qui n’a pas fini de faire parler d’elle.


Élections régionales – Front républicain ? Même pas mort !

Front républicain

Il y aura bien sûr de nombreux enseignements à tirer des scrutins départementaux et régionaux des 20 et 27 juin 2021. Il y a amplement matière à réfléchir. Au sujet de la démocratie, en premier lieu. Que signifie un scrutin auquel participent moins de 35 % des inscrits ? Comment les élus le sont-ils ? Leur élection est-elle légitime ? Qui représentent-ils, sinon une minorité, de plus en plus ténue, dont la spécificité est de posséder, qu’ils soient de droite ou de gauche, les grands traits d’une idéologie en commun : le mode de vie et de pensée libéral-libertaire, une manière d’être au monde qui sévit principalement dans les métropoles. C’est un des enseignements de ces scrutins, en particulier des résultats des régionales.

Ainsi, le front républicain que l’on disait parfois mort et enterré n’est pas mort, le second tour des régionales et des municipales est venu le rappeler. De même qu’est rappelée la persistance du clivage droite-gauche qu’on croyait lui aussi enterré, du moins à l’échelle d’élections où chacun a essayé de donner des repères à ses électeurs. Une nécessité. LREM paie autant l’absence de repères clairs que son déficit d’implantation. La gauche, la droite et le front républicain, cela existe toujours. A droite, il y a ce que le Système appelle l’« extrême droite », essentiellement le Rassemblement national. Il y a aussi de fausses droites, telles que Les Républicains, dont l’immense majorité des élus et des responsables pensent à gauche, ayant entièrement intégré l’idéologie du progrès et les modes de pensée libéraux libertaires. C’est pour cela que des candidats LR, LREM, PS, EELV et même parfois LFI peuvent se retrouver à l’occasion d’un scrutin et appeler « solidairement » à battre l’« extrême droite », autrement dit le Rassemblement national.

Globalement, cela ne consiste plus en une fusion des listes. C’est plus sournois. Le front républicain passe soit par le retrait de listes, comme avec la liste PS en PACA, soit par un maintien ayant comme but de « battre le RN ». L’existence et même l’ancrage de ce front républicain, réflexe pavlovien de nombre d’électeurs, du moins parmi ceux qui n’ont pas encore compris que ces élections sont une farce, furent évidents en PACA. Dans cette région, la liste conduite par Renaud Muselier, destinée à « vaincre le RN », obtient 25 points de plus au deuxième tour.

C’est d’un état d’esprit qu’il s’agit, un état d’esprit du type « Mieux vaut n’importe quel libéral libertaire d’entre nous que le RN ! ». Cet état d’esprit s’est retrouvé dimanche dans les Pays de la Loire, dans le Grand Est, en Bourgogne-Franche-Comté, en Normandie, en Bretagne, en Nouvelle-Aquitaine, en Occitanie et dans les Hauts-de-France. Les principaux hommes politiques pourront dire ce qu’ils veulent, c’est ce « théâtre » – le mot est de Jospin – de la mise en scène anti-RN qui explique l’extraordinaire désaveu que les Français ont infligé à la classe politique et à cette « démocratie ». Les Français ne veulent plus être les dindons de la farce du front républicain, alors ils restent chez eux. Ils ont mieux à faire que de participer à des élections qui n’ont de libres que le nom.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 28 juin 2021

Élections régionales – AUCUNE RÉGION de se réjouir, par Francis Bergeron

élections échec

Sur fond de victoire de l’abstention, ce fut la victoire des sortants et l’échec symétrique du RN et de LREM, qui n’avaient pas de sortants.

Comme au premier tour, le taux d’abstention a démenti une fois de plus les pronostics. Les votants ont représenté environ 34,3 % des inscrits, soit une amélioration d’1 % par rapport au premier tour. En 2010, ils étaient 58,4 % à avoir voté et encore 51,1 % en 2015. A ce train-là, il n’y aura plus de votants du tout dans dix ans.

Les résultats de dimanche sont certes contestables et difficiles à interpréter, d’autant que l’organisation des élections a été très défaillante. L’abstention est-elle devenue la forme de vote des Gilets jaunes ? Beaucoup de commentateurs l’ont interprété ainsi, mais peut-on exclure l’idée que la crise du Covid ait bouleversé la hiérarchie des valeurs, renforcé l’individualisme au point que le primum vivere passe dorénavant avant tout, et que les aventures collectives – comme l’est l’aventure politique – ne tentent plus guère nos concitoyens ?

Mais une élection, c’est comme le bac : il y a des années où sa valeur est galvaudée et, sur le coup, chacun y va de sa critique sur la crédibilité du parchemin attribué ces années-là. Mais très vite on oublie qu’il y a eu des années où le bac a été donné. Le temps en efface la mémoire, et ce qui reste, c’est le bac réussi. Il en sera de même pour ces élections du 27 juin. Xavier Bertrand, dimanche soir, n’entendait pas que sa victoire dans les Hauts-de-France soit minimisée, d’autant que celle-ci doit constituer le tremplin de ses ambitions présidentielles.

Pour LREM c’est un désastre

L’abstention est la même pour tous : s’il y a des gagnants et des perdants, il faut bien tenir compte des résultats. Les gagnants sont donc les sortants ou leurs dauphins dans chacune des régions. Et comme ces douze régions ne comptaient que des sortants socialistes ou LR (ou proches), la coloration des douze régions reste strictement identique : cinq régions pour la gauche et sept pour la droite.

Pour LREM c’est un désastre : les listes macronistes n’auront pesé que 7 % au second tour. Certes, beaucoup d’élus de droite et de gauche sont macron-compatibles, mais le rêve d’une grande force centrale, qui aurait absorbé à la fois la mouvance socialiste et la mouvance ex-UMP, s’estompe.

Par ailleurs, un second mandat présidentiel pour Macron est une perspective qui a dorénavant du plomb dans l’aile, d’autant que ceux de ses ministres qui sont montés au front ont subi de cuisants revers.

Quant au RN, sa situation est difficile aussi. Dans sa courte intervention au siège du parti, dimanche soir, Marine Le Pen a « donné rendez-vous aux Français pour construire l’alternance dont la France a besoin ». Mais les Français seront-ils à ce rendez-vous ? L’abstention des 20 et 27 juin semble avoir pénalisé davantage le RN que les autres partis, quand on compare les résultats aux sondages, ce qui fait craindre une persistance du phénomène et, dans ces conditions, c’est la légitimité même de la candidature de Marine Le Pen à la présidentielle qui risque d’être remise en cause. Ce sera le problème du RN, lors du congrès de Perpignan, début juillet.

Le parti de Marine Le Pen a certes marqué quelques points à l’occasion de cette campagne : il a démontré sa capacité à mettre en place au niveau du pays tout entier une organisation à même de présenter des candidats pratiquement partout, dans toutes les régions, dans tous les cantons ou presque. Il a réussi à relancer la machine militante, une machine plutôt efficace sur le terrain, avec beaucoup de gens de qualité. Cette campagne a d’ailleurs fait émerger des talents nouveaux comme Aleksandar Nikolic en Centre-Val de Loire ou Edwige Diaz en Nouvelle-Aquitaine.

Bertrand préfère les communistes aux identitaires

Mais ne nous voilons pas la face : au-delà de la démoralisation et de la démobilisation bien légitimes, les effets négatifs de cette défaite électorale font émerger plusieurs problèmes : la stratégie de la dédiabolisation a échoué, puisque le front républicain s’est reconstitué partout où le RN risquait de l’emporter. Et ce front républicain, pour moins spectaculaire qu’il ait été, est désormais enraciné dans la culture de la droite dite de gouvernement. Les propos extrémistes de Xavier Bertrand, comme ceux de Darmanin ou de Dupond-Moretti, ont montré la détermination du « camp du bien » à ne jamais « pactiser » avec le RN. Quand Bertrand explique qu’il préfère les « communistes » aux « identitaires », quand il refuse de parler du RN mais martèle le sigle FN, il y a la volonté d’ancrer toujours plus le principe d’une exclusion à jamais du RN du jeu politique.

La défaite va faire naître d’autres difficultés pour le parti de Marine Le Pen : des tensions sur son flanc droit, susceptibles d’encourager les ambitions d’Eric Zemmour, par exemple. Un nombre plus réduit qu’en 2015 d’élus, ce qui va compliquer la chasse aux 500 signatures, un peu comme en 2012. Mais surtout c’est la dynamique de la campagne présidentielle qui est affectée, à dix mois exactement de l’échéance.

Les délais sont courts pour renverser la tendance, et plus courts encore pour démontrer aux Français que le RN est capable de constituer, au printemps prochain, une majorité nouvelle, dans un système d’alliances politiques portant un projet de société global. C’est un pari difficile, peut-être pas impossible, mais qui va nécessiter de l’élasticité et un grand sens du dialogue avec toutes les parties prenantes de la droite nationale, au-delà des fâcheries d’hier. Jordan Bardella disait que la politique est une école d’humilité. C’est plus que jamais le moment de mettre en pratique cette vertu d’humilité.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 28 juin 2021

Décryptage – Aux origines de l’antiracisme [vidéo]

antiracisme VA plus

28/06/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Dans les années 1980, l’immigration et l’intégration n’étaient alors qu’un instrument politique. François Mitterrand décida, avec l’aide de complices, de créer un mouvement anti-raciste en France afin de lutter contre le jeune Front National.

À l’époque, Jean-Marie Le Pen est loin de se douter qu’il au centre de l’une des plus grandes manipulations mitterrandiennes.


Covid-19. Le rédacteur en chef d’un grand média allemand attaque le gouvernement

Bild covid allemagne

Dans une vidéo impensable en France, le rédacteur en chef du grand média allemand BILD attaque frontalement la politique gouvernementale de la gestion de la crise sanitaire. Dans un message centré sur la question des dommages causés aux enfants, Julian Reichelt admoneste les dirigeants allemands. François Stecher, correspondant en Allemagne de Polémia, a traduit ce discours en date du 27 mai dernier, merci à lui. Bonne lecture.

Parce que le gouvernement ne le fait pas, BILD demande pardon aux enfants.

Aux millions d’enfants de ce pays, dont nous sommes tous ensemble responsables comme société, je voudrais dire ce que notre gouvernement fédéral et notre chancelière n’ont pas osé dire jusqu’à aujourd’hui : nous vous demandons pardon. Nous vous demandons pardon pour un an-et-demi d’une politique dont vous avez été les victimes.

Victimes de violences, de négligences, d’isolation, de solitude de l’âme. Pour une politique et une information médiatique qui a instillé, et instille aujourd’hui encore en vous, comme un poison, le sentiment que vous représenteriez un danger mortel pour notre société.

Vous ne l’êtes pas, ne vous en laissez pas conter. C’est à nous de vous protéger, pas l’inverse.

Je voudrais l’exprimer de la manière la plus claire : ce que ce gouvernement vous a fait, ce gouvernement que nous, les parents, avons élu aussi et avant tout pour vous, et que nous n’avons visiblement pas critiqué assez pour les écoles fermées et les terrains de foot cadenassés, nous fait honte, en tant que société. Depuis le début de la pandémie en mars 2020, vingt personnes de moins de 20 ans sont mortes en Allemagne du ou avec le corona. Au cours de l’année 2020, 152 enfants de moins de 14 ans ont été tués, quarante fois plus qu’au cours de la même période de 2019.

Ils sont le signe de ce que les enfants ont vécu jusqu’à aujourd’hui dans l’isolement des pièces barricadées du confinement, dans les petits logements sociaux mais aussi dans les maisons plus spacieuses, dans l’exiguïté desquels la violence s’est déchaînée, sans refuge ni havre.

Les enfants tués représentent tous les enfants abusés et violentés, dont aucun maître d’école, aucun entraîneur de foot, n’a pu signaler les contusions et les écorchures.

« Il faut fermer les écoles en dernier, et les rouvrir en premier » : cette promesse, nos gouvernements de Berlin et dans les Länder la violent tous les jours.

Renvoyer les enseignantes et enseignants dans les écoles immédiatement – je dis bien immédiatement : cet effort ne semble pas justifié aux yeux de la chancelière Angela Merkel et des ministres-présidents, en regard de ce qu’ils ont fait subir aux enfants.

Les Biergarten sont pleins, les salles de classe sont vides.

Les Suédois n’ont jamais fermé leurs écoles. Ils ont assumé leurs responsabilités vis-à-vis des enfants. Pas nous. La ministre des enfants vient de quitter ses fonctions, prématurément, afin de pouvoir préparer sa campagne électorale à venir, sans se laisser perturber par les reproches [de plagiat] visant sa thèse. Franziska Giffey est partie, sans même laisser un post-it pour expliquer en deux phrases ce que l’on pourrait mieux faire pour les enfants. On ne peut exprimer de manière plus cynique l’indifférence que lui inspirent les personnes qui lui étaient confiées.

Mais surtout, nombreux sont ceux qui, inlassablement, ont mis en garde sur ce qui est arrivé à nos enfants – et BILD en a été. Pourtant, il ne s’est rien passé. Y a-t-il eu un sommet organisé par Merkel pour les enfants ? Non. Au lieu de cela, on a rabâché à nos enfants qu’ils allaient tuer leur grand-mère s’ils osaient être simplement des enfants, rencontrer leurs amis. Jamais personne n’a apporté la moindre preuve scientifique de cela. C’était si confortable de l’affirmer, les enfants sont sans défense et ne votent pas.

Ma question à nos politiciens est la suivante : lequel d’entre vous jettera au visage d’enfant aux jambes bleuies par les coups que la reprise des cours est l’affaire des Länder et des communes ?

Des amis me racontent le sort de leurs fils adolescents qui, jusqu’à la pandémie, faisaient du sport cinq fois par semaine, et désormais plus du tout. L’énergie de la puberté, rage et désespoir, se décharge en eux-mêmes au lieu de frapper la balle au fond des filets. Nous devons enfin comprendre que nous produisons des épaves psychiques.

Lorsque l’État retire ses droits à un enfant, il doit prouver qu’il repousse ainsi un danger immédiat et concret. Cette preuve n’a jamais été apportée. Elle a été remplacée par les messages d’une propagande désignant les enfants comme les propagateurs de la pandémie. Celui qui voulait porter la contradiction contre celle-ci n’était pas invité aux réunions d’experts de la chancellerie.

Tout ce que cela a provoqué de dégâts, je l’ai vécu personnellement, lorsque j’ai rendu visite aux héros du quotidien de « l’Arche », à Berlin-Hellersdorf. Les enfants les plus pauvres de notre opulent pays, qui y trouvaient autrefois chaque jour un cadre, à qui se confier, un refuge et de quoi manger, n’y peuvent plus venir, pendant la pandémie, qu’une fois toutes les deux semaines. Et pour cette seule raison qu’aucun politique ne s’est soucié de savoir comment on pourrait faire mieux.

Il suffit d’avoir vécu une fois cette expérience qu’un enfant de neuf ans vous dise « je t’aime. Tu es mon meilleur ami » après que vous ayez simplement joué pendant deux petites heures au UNO avec lui pour comprendre de quelle solitude souffrent ces enfants.

Il ne reste que quelques semaines d’exercice à notre gouvernement fédéral. Je l’implore de consacrer enfin, enfin, enfin, le peu de temps qui lui reste et toute son énergie à réparer tout le mal qu’il a fait aux plus jeunes et aux plus faibles. Nos politiciens devraient rouvrir les écoles et les gymnases, plutôt que les stands de campagne électorale. Sinon, ils garderont sur la conscience et laisseront dans les livres d’histoire un champ de ruines, celui des âmes des enfants.

Texte repris du site Polémia

Projet de loi bioéthique : l’ultime combat du Sénat

loi bioéthique

Ce devait être la nouvelle lecture du projet de loi bioéthique au Sénat. Mais en raison du détricotage certain de leur texte par l’Assemblée nationale, les sénateurs ont préféré rejeter le texte modifié par les députés qui avaient notamment réintroduit l’accès de la PMA aux femmes et aux couples de femmes. En effet, les élus de la haute assemblée ont adopté une question préalable. Cette procédure permet de ne pas engager la discussion d’un texte en raison de circonstances qui empêchent toute délibération quant au fond.

Systématiquement, l’Assemblée nationale est revenue sur les suppressions du Sénat : en juillet 2020, puis au début de ce mois. Au bout de deux lectures successives, il y avait peu de chance de voir une Assemblée nationale dominée par les « marcheurs » confirmer les suppressions du Sénat : elle dispose du dernier mot en cas de désaccord, conformément à la logique du bicamérisme inégalitaire qui donne l’avantage aux députés en cas de divergence persistante entre les deux assemblées. Il est intéressant de constater que la crise de la Covid n’a nullement conduit les députés à s’interroger sur la pertinence des choix « sociétaux » du macronisme. L’impréparation de notre système de santé à une pandémie devait être l’occasion de souligner les vrais problèmes…

Par 191 voix pour, 61 contre et 91 abstentions, les sénateurs ont donc adopté la question préalable présentée par la sénatrice Muriel Jourda (LR), qui était montée au créneau lors des lectures successives contre les mesures de l’Assemblée nationale. Elle a vivement regretté des débats « parasités par des mélanges des genres ». La sénatrice met en effet en cause la confusion entre des dispositions « qui relèvent de la bioéthique et d’autres dispositions qui sont sociétales ». Car Olivier Véran, le ministre de la Santé, claironnait le 7 juin dernier sur la possibilité pour les couples de femmes de « s’inscrire dans des parcours PMA dès la rentrée »… La motion demandant l’adoption de la question préalable fait donc état de vives divergences entre les députés et les sénateurs sur ce « choix de société » qu’est l’extension de l’accès à la PMA. En effet, les députés n’ont nullement pris en compte l’une de ces « modalités proposées par le Sénat » : le « maintien du critère d’infertilité pour les couples hétérosexuels », ouvrant les portes au droit à l’enfant…

Mais les divergences apparaissent à l’égard d’autres mesures. Curieusement, les députés ont rejeté un dispositif pourtant introduit par un sénateur socialiste, Bernard Jomier, qui excluait du don d’organes les majeurs protégés en raison de leur incapacité à exprimer un consentement. L’Assemblée est revenue sur cette interdiction. Drôle de conception qui fait de certaines personnes des banques d’organes tenues de créditer à tout prix les désirs de certains clients… Sauf rebondissement, c’est une conception de plus en plus consumériste et individualiste de la bioéthique qui sera entérinée le 29 juin prochain par les députés.

François Hoffman

Article paru dans Présent daté du 25 juin 2021

Gabrielle Cluzel sur la faible participation aux élections régionales : « La démocratie donne le sentiment que c’est un simulacre de démocratie, que nos choix n’influeront pas sur nos destins »

Élections régionales : l’heure de la remise en question pour le Rassemblement national ?

Dimanche dernier, était ici évoquée l’éventuelle possibilité d’un “sursaut citoyen”. Avec tout juste 2 % d’électeurs supplémentaires ayant daigné se rendre aux urnes, nous en sommes loin ; alors que toutes les forces en présence appelaient au dit “sursaut”.

Il était donc logique que ces résultats de second tour viennent confirmer, tout en les amplifiant, ceux du premier. Les sortants de LR et du PS sont reconduits. Les écologistes de EELV marquent le pas. Les mélenchonistes de LFI sont laminés. La République en marche est inexistante. Quant au RN, c’est la dégringolade. On lui promettait d’une à trois régions, voire plus ? Il n’en aura aucune.

Cette défaite est d’autant plus cinglante que même en PACA, Thierry Mariani, pourtant arrivé en tête dimanche dernier, est sèchement remercié, abandonnant plus de dix points à son adversaire, Renaud Muselier. Qu’en déduire ?

Allons court : les résultats des LR, qu’ils soient ou non en rupture du parti fondé par Nicolas Sarkozy, risquent d’être problématiques pour une échéance de 2022 annonçant pléthore de candidats potentiels, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, Laurent Wauquiez, pour ne citer que ceux-là, sans oublier les querelles internes à venir allant avec. Une droite gouvernementale qui retrouve donc le sourire, mais l’on sait aussi, jurisprudence François Fillon oblige, qu’une élection présidentielle donnée gagnante peut être parfaitement perdue. Quant au Parti socialiste, il démontre qu’il redevient ce qu’il a toujours été avant François Mitterrand et sa prise en main en 1971 : un parti de notables.

En revanche, la situation du Rassemblement national est autrement plus périlleuse. En effet, le prochain congrès du mouvement lepéniste, qui devrait se tenir à Perpignan la semaine prochaine, s’annonce des plus aigres. Si la région PACA était tombée dans son giron, Marine Le Pen aurait pu exciper de ce succès pour masquer les faiblesses structurelles de son parti. Là, elle risque de se retrouver au pied du mur.

Car même si la liberté d’expression en interne n’est pas tout à fait la marque de fabrique de ce mouvement, elle ne pourra pas faire l’économie de ces questions :

Pourquoi 71 % des électeurs lepénistes ne se sont-ils pas déplacés ? On peut certes évoquer l’abstention de masse, mais les sondeurs assuraient que cet électorat était le plus sûr de son vote. Il est donc indéniable que le RN ne fait pas, ou ne fait plus envie ; et cela ne saurait être la seule faute du « Système ».

Pourquoi est-elle manifestement incapable, au contraire de son père, de faire coexister au sein de son parti, les diverses nuances de la droite de conviction, sans oublier ceux qui ont des convictions et qui ne sont pas forcément de droite ? L’autoritarisme peut certes payer, mais à condition que le succès soit au rendez-vous ; et quand les échecs s’enchaînent, l’autocratie peut vite prendre des airs de tyrannie…

Pourquoi, et là, elle imite son père, indexe-t-elle toujours la stratégie du RN sur l’élection présidentielle, tout en négligeant élections locales et corps intermédiaires – dont ses propres cadres de province, trop souvent pris de haut –, au profit de cette éternelle « mère des batailles », cet étendard si souvent brandi, mais auquel manque la hampe ; soit le substrat intellectuel et politique, l’enracinement dans cette France d’en bas, peut-être trop invoquée dans les discours et pas assez dans les faits ?

Certes, le pouvoir nécessite l’incarnation en une personne. Et le nom de Le Pen, qui en est l’un des symboles, ne suffit manifestement pas ; ou plus.

Marine Le Pen ne pourra pas faire l’économie de cette réflexion ; mais cette fois, elle ne pourra pas la mener seule.

Nicolas Gauthier

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Bières retirées par l’UEFA sous la pression de joueurs musulmans : «Quand le sport-business cède à la censure communautariste»