Crime de Rambouillet, pétition de généraux : l’islamisme crée une crise majeure

islamisme attentat

Une pétition circule depuis mercredi dernier au sein de l’armée. Elle a été lancée par l’ancien capitaine de gendarmerie Jean-Pierre Fabre-Bernadac, reçue notamment par Valeurs actuelles et Présent. Cette pétition, signée par vingt généraux, une centaine d’officiers supérieurs, et de nombreux autres militaires, certes la plupart à la retraite, devoir de réserve oblige, évoque l’actuel « délitement » du pays. La pétition, très bien rédigée et argumentée, met en cause « un certain antiracisme » dont le seul but est de « créer sur notre sol un mal-être, voire une haine entre les communautés ». La pétition énumère les menaces communautaristes, et séparatistes (selon les propres termes de Macron) : islamisme, hordes de banlieue, « territoires soumis à des dogmes contraires à nos institutions ». Les accusations se font même plus précises à l’égard des vrais responsables : « … le pouvoir utilise les forces de l’ordre comme agents supplétifs et boucs émissaires face à des Français en gilets jaunes exprimant leurs désespoirs. »

L’appel se termine par un soutien aux « politiques qui prendront en considération la sauvegarde de la nation ».

La pétition a fait beaucoup de bruit, relayée notamment par Sud Radio. Sur cette même radio, l’ancien capitaine de gendarmerie se disait très inquiet de la tournure des événements, et lâchait même le mot de « guerre civile ».

Vendredi, Marine Le Pen apportait son soutien à la pétition : « Comme citoyenne et comme femme politique, je souscris à vos analyses et partage votre affliction ».

Comme pour illustrer ce terrible diagnostic, le même jour un islamiste tunisien ex-clandestin égorgeait une fonctionnaire de 49 ans, agent administratif au commissariat de Rambouillet, et mère de deux filles. Le terroriste avait prémédité son crime. Stéphanie M. serait la 271e personne assassinée par les islamistes sur le territoire français depuis 2012.

La mort de Stéphanie a indigné la quasi-totalité des Français, mais à gauche, alors même qu’on apprenait la terrible nouvelle, les appels se multipliaient pour condamner la pétition des militaires, tandis que Marine Le Pen était accusée de récupération politique pour avoir manifesté son soutien à la famille et avoir prétendu tirer les leçons de ce nouveau crime.

« Menace explicite contre la République »

Brandissant la menace d’un putsch d’une nouvelle OAS, les ténors de l’extrême gauche sont montés au front, dans un ordre parfait pour une fois. Pour Jean-Luc Mélenchon, la pétition est une « stupéfiante déclaration de militaires s’arrogeant le droit d’appeler leurs collègues d’actives à une intervention contre les islamogauchistes ».

Benoît Hamon, en phase de marginalisation extrême-gauchiste accélérée, n’est pas en reste. Il constate que la pétition intervient au 60e anniversaire du putsch d’Alger, et y voit une menace explicite contre la République. « Aucune réaction de Florence Parly, Jean Castex ni Emmanuel Macron », s’indigne l’ancien candidat du PS à la présidentielle de 2017 (Hamon était sans doute déjà au lit quand, dimanche vers 20 heures, Parly s’en est prise aux pétitionnaires). Coquerel, faux insoumis mais vrai dhimmi, s’en étrangle d’indignation : « Des militaires appellent à une chasse aux sorcières, à une éradication, à défendre des “valeurs civilisationnelles” à rebours de la République, ça finit sur une menace de guerre civile, Le Pen salue ces apprentis factieux et ? Rien. On se réveille ? »

Mais la fonctionnaire assassinée ne suscite guère de compassion chez les mêmes « indignés » et « insoumis ». Pas un mot sur le cheminement de l’assassin. Pas une repentance, pas une remise en cause de la ligne islamo-gauchiste de LFI et du groupuscule de Hamon.

Pour Mme le député LFI Obono, « la droite et l’extrême droite se servent de tous les faits possibles, y compris les plus dramatiques et les plus atroces, pour pouvoir justifier leur idéologie qui est de considérer que l’immigration est la source de tous les maux en France ». Elle a été immédiatement rejointe sur ce terrain par le ministre de la Justice (sic) Dupond-Moretti : « Quel cynisme, quelle indignité, quelle ignominie, que de tenter d’exploiter cette tragédie à votre profit deux heures seulement après ce crime. »

« Un tour de vis »

Y a-t-il un délai obligatoire avant de s’indigner et de demander un changement de politique ? La présidente du RN avait en effet évoqué la part de responsabilité du garde des Sceaux dans l’augmentation de la criminalité. « Le pays a besoin d’un tour de vis. »

La candidate à l’Elysée faisait aussi allusion à la décision ultime des tribunaux à propos de la défenestration de Sarah Halimi par le criminel islamiste et drogué Traoré, et au verdict de clémence dans la tentative de meurtre par incendie des policiers brûlés vifs à Viry-Châtillon.

« Toujours des mensonges et des phrases tronquées », a ajouté le « grand avocat », visiblement dépassé par l’enchaînement des horreurs qui ruinent les unes après les autres ses plaidoiries de plus en plus agressives.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 26 avril 2021

Jeux Olympiques de Tokyo : il sera interdit aux athlètes de s’agenouiller en hommage au mouvement “Black Lives Matter” sous peine de sanctions

André Bercoff, après la condamnation de Derek Chauvin : « Le drame George Floyd a été utilisé par les racialistes pour culpabiliser les Blancs »

André Bercoff

Le policier Derek Chauvin a été déclaré coupable du meurtre de George Floyd par le tribunal de Minneapolis, aux États-Unis.

Au micro de Boulevard Voltaire, André Bercoff analyse le contexte de cette affaire et sa récupération par les promoteurs de la cancel culture qui « tombent dans le racisme le plus total ».

Derek Chauvin, le policier le plus célèbre du monde, a été reconnu coupable du meurtre de George Floyd, ce Noir américain qui avait enflammé le monde autour du slogan « Black Lives Matter ». Ce premier verdict vous paraît-il normal ?

Il s’entend et se comprend dans la mesure où ce policier avait appuyé son genou pendant neuf minutes sur le cou de George Floyd. D’après nos informations, ce geste a entraîné la mort de Floyd. Il me paraît tout à fait légitime qu’il y ait une sanction. Ce qui est beaucoup plus préoccupant, c’est ce que cela induit par rapport à ce qui se passe aux États-Unis, et pas seulement aux États-Unis. Je parle de l’incroyable culpabilisation de toute une partie de la population au détriment d’une autre. Cette espèce de lutte des races remplace la lutte des classes.

La mort de George Floyd est devenue un phénomène mondial. On peut expliquer cela par l’espèce d’hégémonie culturelle américaine, au moins en Europe, et surtout en Europe occidentale. Comment expliquer que ce débat devienne mondial ?

L’hégémonie culturelle américaine s’explique dans toutes les phases d’hégémonies culturelles. L’hégémonie de la musique, du cinéma, de tous les arts populaires et des médias de masse est présente depuis des décennies. Aujourd’hui, cette hégémonie de la cancel culture est, elle aussi, partie des États-Unis, après quelques philosophes déconstructionnistes français qui l’ont exportée et qui est revenue en force.

Les mouvements Black Lives Matter consistent à dire qu’il y a une population au goût étrange venue d’ailleurs à qui il s’agit de montrer leur culpabilité permanente : les Blancs. Privilège blanc, suprématie blanche, etc. Ces antiracistes tombent dans le racisme le plus total. Incontestablement, il y a eu l’esclavage américain et des choses terribles sur les traites négrières. Je dis les traites négrières, car il n’y a pas eu uniquement la traite transatlantique. Les traites arabo-musulmane et noire ont joué leur rôle.

Le drame qui s’est produit avec George Floyd est utilisé pour culpabiliser toute une population.

On ne peut pas s’empêcher de se demander : si Derek Chauvin avait été noir et George Floyd blanc, y aurait-il eu un tel battage ?

C’est une question que l’on peut, hélas, se poser. Nous aurions aimé qu’il y ait les mêmes sanctions et le même jugement. Maintenant, y aurait-il eu le même battage ? Je ne sais pas, mais il est vrai que cela découle de ce que je vous ai dit. Il y a, incontestablement, quelque chose de grave pour les Blancs comme pour tout le monde. À partir du moment où vous chosifiez une communauté, on sait ce que cela a donné dans l’Histoire. On est en train de ressusciter les vieux démons qui font faire du mal à tout le monde et pas seulement à une certaine population. Il y a de quoi s’inquiéter !

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

[vidéo] Covid : quand Castex s’arrange avec la réalité

Jean Castex

26/04/2021 – FRANCE (NOVOpress)
À chaque point presse, ou presque, Jean Castex s’efforce de comparer la situation épidémique de la France avec celle de ses voisins du Vieux Continent. Lors de la conférence du 22 avril, le Premier ministre a ainsi présenté un graphique comparant les nouveaux cas de Covid-19 dans plusieurs pays européens.

Problème, la France était absente de celui-ci… en raison de chiffres peu flatteurs ?


Agences de renseignement et grandes entreprises : l’idéologie Woke en commun

idéologie woke

L’idéologie Woke (éveillé) a constamment besoin de faire contrition face aux minorités de tout genre : raciales, sexuelles, en particulier celles du monde LGBTQ+ etc. Mais elle rejoint aussi d’autres intérêts, économiques et financiers.
L’OJIM a publié un résumé en français d’un article de Glenn Greenwald sur son blog publié en anglais le 13 avril 2021.

Le Woke capitalisme

L’article dénonce l’idéologie du « Woke capitalism », les grandes entreprises rentrent dans le débat politique en se polarisant à l’extrême et avec des moyens disproportionnés qui biaisent complètement le débat démocratique et sont vecteurs de division difficilement réconciliables ensuite tant les sujets sont clivants.

L’observation des agences de renseignements américaines (CIA, NSA) et britanniques (GCHQ) est éclairante : elles sont capables d’ignobles actions mais se drapent fréquemment dans les atours de la bien-pensance SJW (social justice warrior) pour défendre les causes LGBT féministes, BLM (Black lives Mattter) et Cie, ce qui leur assure une sorte d’immunité totale à la critique : « qui pourrait bien critiquer des gens aussi vertueux ? Ce sont de saintes personnes puisqu’elles défendent telle ou telle cause mainstream. »

L’auteur appuie son propos sur nombre d’exemples médiatiques. Les causes LGBT féministes BLM ne sont pas mauvaises en soi, mais servent de prétexte et détournent bien souvent des vrais problèmes d’une part et d’autre part les moyens des grandes entreprises sont tellement disproportionnés que le seul qui pourrait faire face c’est l’État sauf que celui-ci est déjà assujetti à ces grandes entreprises en général puisque les politiques doivent souvent leur succès aux soutiens financiers qu’ils ont reçus.

CIA, FBI, Silicon Valley même combat

Le GCHQ hisse un drapeau arc en ciel et illumine ses locaux avec ses couleurs pour la journée internationale LGBT. La CIA abrite des activités pour le mois de la fierté LGBT et organise des évènements autour de l’histoire noire africaine. Il en est de même pour le FBI.

De grandes entreprises ont constaté la réussite de cette tactique : embellir la face militariste et impérialiste en revêtant le costume de la justice sociale. Les grandes entreprises avaient l’habitude d’acheter le pouvoir politique en soutenant des campagnes électorales ou en faisant du lobbying. Elles vont plus loin maintenant et deviennent des partisans de plus en plus polarisés dans le débat démocratique. Il est devenu virtuellement obligatoire pour chaque grande société de proclamer son soutien pour BLM, alors qu’elle n’avait jamais démontré d’intérêt pour cette cause.

La neutralité est punie, les médias veillent

Une entreprise qui ne suivrait pas cette mode sera alors punie. La plateforme d’échange de crypto-monnaie de la Silicon Valley, Coinbase avait annoncée qu’elle resterait neutre dans le débat BLM, son co-fondateur estimant que si « ces efforts sont bien intentionnés, ils ont le potentiel de détruire beaucoup de valeurs dans les entreprises, à la fois en étant une distraction et en créant de la division interne ». Mal lui en a pris, sa société a été dénoncée, par un journaliste célèbre comme adepte de la censure, dans le New York Times comme un bastion du racisme et de l’intolérance ; puis d’autres journalistes on fait chorus quand l’entreprise a osé répondre au NYT.

La mode s’est rapidement répandue, les grandes entreprises sont devenues des SJW soutenant les platitudes libérales pour éviter consciencieusement de s’occuper des vraies injustices qui les concernent directement mais pourraient gêner leur business. Les démocrates étant en position de force, les grandes entreprises pensent que servir l’agenda démocrate servira leurs intérêts. La Silicon Valley et les plus riches corporations sont ouvertement pro-démocrate.

La nature grotesque de tout ceci saute aux yeux. Comme il est ridicule de voir la CIA ou la GCHQ s’occuper de « justice sociale », l’idée que de gigantesques corporations qui utilisent une forme d’esclavage par le travail, le licenciement de masse et l’abus de la force de travail s’occupent avant tout de leur image libérale sur les réseaux sociaux, devrait faire suffoquer n’importe quelle personne rationnelle sur leur sincérité.

Quand de grandes entreprises utilisent leur pouvoir financier incomparable pour contourner le processus démocratique, alors le système ressemble plus à une oligarchie qu’à une démocratie. Au-delà des dangers d’un contrôle par les corporations, toujours plus grand sur nos vies et nos politiques, l’exploitation trompeuse de causes « sociales » cache la concentration de la richesse et du pouvoir entre les mains de la classe des grandes entreprises. Nous sommes aveuglés par leurs vertueuses déclarations sur Instagram qui cachent la destruction des classes ouvrières et moyennes. Nous oublions alors à quel point ce pouvoir est menaçant et incontrôlable et à quoi il est utilisé en général. Et c’est exactement ce qu’ils veulent.

Texte repris du site OJIM

Migrants violeurs et franc-parler des dirigeants au Danemark

migrants danemark

Selon les données publiées par le Ministère de la Justice danois, les étrangers sont fortement surreprésentés parmi les personnes condamnées pour viol puisqu’ils comptaient pour 25 % du total environ l’année dernière. Le nombre d’accusations de viols et de condamnations pour viol a explosé au cours des 8 dernières années, passant de 417 plaintes et 132 condamnations en 2012 à 987 plaintes et 217 condamnations en 2020. 53 personnes sur 217 condamnées pour viols en 2020 n’avaient pas la nationalité danoise. Ces personnes étaient le plus souvent originaires de Syrie, de Turquie, de Palestine ou du Moyen-Orient. Officiellement, les immigrants ne constituent que 8 % de la population danoise, un chiffre qui ne tient pas compte des immigrés de deuxième génération nés au Danemark. Naser Khader, député du Parti populaire conservateur, suppose donc que le nombre de personnes condamnées pour viol ayant un lien direct avec l’immigration est bien plus élevé.

Le gouvernement danois ne semble pas prendre ces données à la légère. Pour le ministre de la justice Nick Hækkerrup, du Parti social-démocrate : « C’est avant tout un énorme problème pour notre communauté et pour notre société qu’il existe des groupes ayant un si grand impact en terme de criminalité. (…) Cela remet en cause notre cohésion et c’est pourquoi l’objectif de la politique du gouvernement est aussi d’expulser les étrangers sans nationalité danoise condamnés pour viol. »

Le premier ministre danois Mette Frederiksen a même annoncé la mise en place d’une politique qui doit amener le nombre de demandeurs d’asile à zéro. Depuis son arrivé au pouvoir en 2019, le Parti social-démocrate œuvre à réaliser sa promesse électorale de rapatrier les demandeurs d’asile et de limiter, peut-être même arrêter, les flux migratoires vers le Danemark.

Selon le ministre de la Justice :

« Les chiffres montrent clairement que nous avons un problème à caractère ethnique puisqu’un nombre comparativement élevé d’étrangers sont condamnés pour viol, tout comme nous avons un problème évident avec le fait que plus de la moitié des détenus dans les prisons et les centres de détention du pays sont des immigrés, des descendants d’immigrés ou des étrangers.»

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 23 avril 2021

I-Média – Sécurité. Le coup de com’ de Macron

I-média Macron sécurité

23/04/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Entretien axé sur la sécurité dans Le Figaro, déplacement auprès des policiers à Montpellier… Emmanuel Macron semble décidé à faire de la sécurité un axe de sa campagne présidentielle pour 2022.

Mais derrière les effets de manche, la réalité est cruelle. L’État français n’arrive pas à juguler la délinquance.


Les vraies causes de la délocalisation, par Jean-Gilles Malliarakis

Dans sa chronique du Monde, en date du 12 avril, Philippe Escande éditorialiste économique du journal se trompe.[1] Ce n’est pas un “signal destructeur”, comme il le qualifie, mais au contraire une alerte parfaitement nécessaire et, à de nombreux égards, éclairante, quoique désagréable, que Stellantis adresse, sans doute sans le vouloir, au public français et à l’opinion européenne.

Créé officiellement en janvier 2021, le groupe Stellantis est en effet une réalité multinationale de droit néerlandais. Son siège est à Amsterdam. Ceci résulte de la décision, annoncée dès 2019, de fusionner les groupes PSA et Fiat Chrysler.

De sorte que Stellantis commercialise désormais les 14 marques suivantes : Citroën, ainsi que son ancienne série DS, et Peugeot, certes, que nous considérons traditionnellement comme françaises ; mais aussi Opel, Vauxhall, Barth, Alfa Romeo, Chrysler, Doge, Fiat, Jeep, Lancia, Maserati et RAM.

Pourquoi M. Escande imagine-t-il qu’une telle structure doive poursuive particulièrement l’objectif rassurant de gagner ce que notre éditorialiste du Mondeappelle “la bataille de la réindustrialisation française” ?

Quel que soit l’actionnariat, passé, présent ou futur du groupe actuel et de ses composantes, tout investisseur industriel est confronté aussi bien à une règle de concurrence, en même temps qu’à une situation internationale de libre circulation des capitaux et à un marché européen caractérisé par l’absence de droits de douanes.

Dans de telles conditions, il est parfaitement clair que la France empêtrée dans son “modèle social”, entre gréviculture, enfer fiscal et bureaucratie n’est pas un lieu concurrentiel du point de vue des industriels.

Sans doute, du point de vue européen, il vaudrait mieux que les investissements industriels restent dans notre Vieux Continent. Mais le manque d’imagination des décideurs au sein des grands groupes les a amenés, depuis quelque 30 ans, à choisir un pays comme la Chine plutôt que la Roumanie ou la Slovaquie.

La force des industriels et sous-traitants chinois résulte, évidemment aussi, de salaires particulièrement faibles et d’autres conditions sociales inacceptables. La concurrence est largement faussée avec ce pays : non seulement du fait de son “nouveau mode de production asiatique”, – pour reprendre une expression de Karl Marx… mode de production supposant une situation de quasi-esclavage, que permet la dictature du Parti communiste ; mais aussi du fait d’un déséquilibre monétaire contraire aux règles initiales de l’OMC, la monnaie chinoise étant sous-évaluée et non convertible, etc.

Dans un tel contexte, il est devenu clair que la délocalisation ou la sous-traitance mises en place par de grands groupes industriels méritent d’être dénoncées ne serait-ce qu’en informant correctement le consommateur des conditions de production et en obligeant les distributeurs à indiquer la provenance réelle, etc.

Mais on doit aussi se persuader que le déséquilibre commercial et le décrochage de la France ne sont pas seulement imputables à la concurrence chinoise et à la délocalisation : c’est plutôt le déclin d’une France de plus en plus étatisée, de plus en plus anesthésiée par le politiquement correct, de plus en plus tiers-mondisée qui entraîne la fuite des investissements.

[1] cf. son article du MondeEn décidant de produire sa future berline Citroën en Chine, Stellantis envoie un signal destructeur

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Corona-business – Un couple d’influence pour chasser le virus

coronavirus business

La disparition des écrans, mais aussi du gouvernement et du Conseil d’Etat, du couple Lévy-Buzyn a fait oublier très vite leur responsabilité écrasante dans la crise sanitaire, le mari ayant profité de sa position de directeur de l’Inserm pour mener une violente campagne contre les travaux du professeur Raoult afin de bénéficier des retombées financières des recherches de l’IHU marseillais en faisant changer, par son ministre d’épouse, les statuts de cette structure créée par Sarkozy en 2010, pendant que Madame niait la gravité du virus et enchaînait les contre-vérités jusqu’à être poussée à la démission. En 2018, après la nomination de Buzyn à la Santé et afin de contourner l’écueil du conflit d’intérêts, Yves Lévy était exfiltré vers le Conseil d’Etat avant d’en démissionner en juillet 2020 et de reprendre son caducée en bandoulière.

Famille et lobbying

On aurait pu croire que cet épisode peu glorieux du macronisme aurait guéri le pouvoir élyséen et lui aurait mis du plomb dans la tête. Hélas, il n’en est rien quand on examine le cas de l’ancienne conseillère Santé d’Emmanuel Macron et de Jean Castex, Marguerite Cazeneuve, épouse du directeur de l’Agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de-France, le communiste Aurélien Rousseau, et promue récemment directrice déléguée à l’organisation des soins à la CNAM afin de couper court à des rumeurs de conflits d’intérêts (encore !), la donzelle étant la fille de la représentante française d’un laboratoire américain qui vient de recevoir l’adoubement de la France pour un anticorps censé être efficace dans le traitement contre la Covid-19.

Repérée par l’ancien patron de la Sécurité sociale Thomas Fatome – nouveau patron de la CNAM après avoir été directeur de cabinet adjoint d’Edouard Philippe à Matignon – alors qu’elle effectuait une mission à la SS comme consultante chez McKinsey, le cabinet de conseil en stratégie qui a préparé la campagne de Macron avant de se voir confier la stratégie de la campagne de vaccination, Marguerite Cazeneuve, passée par HEC, a très vite gravi les échelons du pouvoir. Elle a notamment participé à la préparation de la réforme des retraites avant de devenir chef du pôle santé, solidarité et protection sociale auprès d’Edouard Philippe, à vingt-neuf ans seulement, puis de Jean Castex, tout en conservant un bureau à l’Elysée près d’Alexis Kohler, tout-puissant secrétaire général de la présidence depuis mai 2017.

Certes la valeur n’attend pas le nombre des années, mais on est en droit de se demander si le profil professionnel des parents n’explique pas une telle ascension. En effet, sa mère Béatrice Cazeneuve est chargée au sein du comité de direction du laboratoire américain Lilly France de « l’accès national et régional des nouveaux produits ». Son père, Jean-René, a été élu en 2017 député LREM du Gers après une longue carrière à la direction de Bouygues Télécom. Quant à Pierre, un de ses deux frères, il occupe la fonction de conseiller technique adjoint auprès du chef de cabinet d’Emmanuel Macron et dirige le parti Allons Enfants, censé regrouper les jeunes de 18 à 25 ans attirés aussi bien par Mélenchon que par Macron ou Xavier Bertrand ! Bref, une famille en or, omniprésente dans les sphères du pouvoir.

Le Bamlanivibam fait son entrée

Au moment où le monde médical recherche un traitement capable de traiter le coronavirus, l’Agence nationale de sécurité du médicament délivrait précocement, le 12 février dernier, une validation thérapeutique d’utilisation pour le Bamlanivibam, un anticorps monoclonal contre la Covid-19. Quinze jours plus tard, des milliers de doses de ce médicament étaient envoyées dans plus de 83 centres hospitaliers, pour la plus grande satisfaction d’Olivier Véran alors même que les bases scientifiques concernant ce nouveau médicament demeurent fragiles et que la Société française de pharmacologie souligne le « risque de recommander à tort un tel traitement ». Les commandes de ce médicament ont été précédées, selon des informations parues dans Le Monde, par « des réunions présidées par Emmanuel Macron ». Les enfants Cazeneuve auraient-ils joué un rôle dans la promotion rapide de ce produit américain ? Toujours est-il que le pouvoir a rapidement publié un communiqué assurant que la mère de Marguerite Cazeneuve n’avait pas été impliquée dans les discussions relatives à l’autorisation de la mise à disposition de ce médicament. Quant à Matignon, les équipes de Castex ont aussitôt ouvert le parapluie en réfutant tout conflit d’intérêts de la part de leur collaboratrice qui, en juillet dernier, aurait « proactivement déclaré les activités de sa mère et un déport de tous les sujets ayant trait aux traitements pharmaceutiques ». C’est la ligne de défense même qu’avait adoptée le couple Lévy-Buzyn avant l’expatriation de ce dernier vers la place du Palais-Royal.

Au début du mois de mars dernier, la conseillère santé de Castex trouvait refuge à la CNAM où elle retrouvait son mentor Thomas Fatome, mais aussi le prestataire McKinsey qui pilote la rénovation de la politique de gestion du risque de l’Assurance maladie. Pour l’anecdote, le cabinet américain vient de s’engager à rembourser 573 millions de dollars pour clore les procédures engagées par 49 Etats américains qui l’accusent d’avoir contribué à la crise des opioïdes en conseillant des laboratoires afin qu’ils accélèrent leurs techniques de vente.

Un héros d’Aragon au secours des migrants

« Le Komintern m’avait envoyé détruire la social-démocratie. Je ne pensais pas réussir aussi vite et bien. » C’est par ces mots qu’Aurélien Rousseau, directeur de l’ARS d’Ile-de-France accueillait ses amis et collègues de travail, lors de son pot de départ en 2017 et alors qu’il était directeur de cabinet adjoint auprès de Bernard Cazeneuve et conseiller social. Agrégé d’histoire, ancien élève de l’ENA, Rousseau est un pur produit du communisme, qui doit son prénom au héros d’Aragon et a été élevé par une famille huguenote de culture marxiste. Il fait ses premières armes auprès du communiste Pierre Mansat à la mairie de Paris et, après sa réussite au concours de l’ENA, rejoint le Conseil d’Etat où il planche sur les libertés publiques, travaille avec Delanoë, puis rejoint Manuel Valls Place Beauvau. On connaît la suite. Un passage à la Monnaie de Paris et le voilà en mars 2018 appelé par Buzyn à conduire une mission de pilotage sur l’enjeu des ressources humaines à l’hôpital, mission qui a visiblement foiré mais qui lui permet, quelques mois plus tard, de se retrouver à la tête de l’Agence régionale de santé d’Ile-de-France et de gérer, avec le succès que l’on sait, le mouvement de grève dans les services d’urgence. Dans un récent entretien à L’Humanité, il affirme « protéger les personnes vulnérables et en particulier les migrants » et « lutter contre les inégalités sociales de santé », et passe la brosse à reluire s’agissant d’Olivier Véran. Il oublie simplement de reconnaître que la crise de l’hôpital est d’abord et avant tout une conséquence de l’invasion migratoire qui nous submerge. Mais il ne peut décemment pas mettre en cause l’existence même des ARS, portées sur les fonts baptismaux par Bachelot et Castex et qui sont un véritable obstacle à une politique sanitaire d’envergure dans notre pays, tant leur lourdeur administrative est contraignante.

Mais, en bon communiste revendiqué, il est un adepte du centralisme démocratique.

Francoise Monestier

Article paru dans Présent daté du 22 avril 2021

Loi Falorni sur le suicide assisté : un enjeu identitaire, par Clément Martin (Les Identitaires)

suicide assisté

De quoi parle-t-on ?

Le député LREM Olivier Falorni a présenté la semaine dernière un projet de loi visant à autoriser le suicide assisté, comme en Belgique ou en Suisse. 3 000 amendements ont été déposés, dont 2 300 par des députés LR, bloquant ainsi le débat parlementaire et faisant barrage à la proposition de l’élu macroniste. Rappelons que l’euthanasie passive, légalisée par la loi Leonetti en 2005, concerne les personnes « en fin de vie » et permet au médecin d’arrêter les soins, après discussion avec la famille. L’euthanasie active suppose l’injection d’une substance létale au malade. Dans le suicide assisté, le malade procède lui-même à l’opération à l’aide d’un tiers. Olivier Falorni prône le recours à une « assistance médicalisée active à mourir » pour toute personne « capable et majeure en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable », et ne pouvant être « apaisée » ou jugée « insupportable » (Le Point, 8 avril 2021).

L’explosion droit-de-l’hommiste

La frontière entre l’aide apportée par le médecin (ce que suppose l’expression d’ « assistance médicalisée ») et l’intervention directe du professionnel, pour palier aux défaillances du malade, est extrêmement fine. Dans de nombreux cas, pour ne pas dire la majorité, le tiers se substituera au malade puisque ceux qui demandent la mort sont dans un état d’impuissance physique. Sinon pourquoi réclamer cette loi alors qu’ils pourraient s’administrer un cocktail de médicaments ou s’intoxiquer au monoxyde de carbone, avec du charbon de bois, sans douleur ni violence ? Clairement, il s’agit de réclamer à la nation un énième droit à, après le changement de sexe et la PMA. Un « droit à ne pas souffrir » reconnu et subventionné, comme une garantie devant les aléas les plus dramatiques de la vie. La proposition du député Falorni s’inscrit dans l’hyper-inflation droit-de-l’hommiste qui consiste à faire cautionner par la société tous les choix privés, aussi marginaux soient-ils, au mépris évident du principe de responsabilité. D’autant plus que les cas montés en épingle dans les médias sont des cas isolés, tels Chantal Sébire, victime d’une tumeur extrêmement rare et suicidée en 2008. Les conséquences sont infinies : en 2014, la Belgique a autorisé le suicide assisté des adolescents capables de « discernement ».

La légalisation du meurtre

D’autre part, le suicide assisté confie à des professionnels de santé une mission qui viole le serment d’Hippocrate et la raison d’être de la médecine : soigner. Nous vivons dans une telle confusion intellectuelle que les mots n’ont plus aucun sens. Il faut dire la vérité. De toutes évidences, le projet Falorni légaliserait l’homicide. Que l’on discute sereinement à partir de cette réalité. Si le projet Falorni passe, les dérives deviendront la règle et les récits policiers s’enrichiront de ces cas d’assassinats sous l’alibi du suicide assisté. Le changement anthropologique et civilisationnel est majeur, un tabou sautera avec autant de facilité qu’on reconnaît l’interdiction de la peine de mort comme un acquis intouchable. La contradiction saute aux yeux : « oui, mais en cas d’erreur judiciaire ? » se défendaient les abolitionnistes derrière Robert Badinter, « et en cas d’erreur médicale ? » peut-on répondre à Olivier Falorni. De fait, les guérisons inattendues ou les réveils subis après un long coma ne sont pas difficiles à trouver. Pourquoi ces situations auraient-elles moins de valeur que les cas rares sur lesquels on s’appuie pour défendre l’euthanasie ou le suicide assisté ? Aucune mesure politique ne satisfera toutes les parties en présence : il y a des drames, à l’instar des dernières années de Vincent Lambert, qui s’imposent à nous comme des énigmes insolubles.

L’art du bien commun et des choix difficiles

Refuser le suicide assisté, ce n’est pas nier le problème. Au contraire, c’est peser le coût et les bénéfices d’une telle révolution. Si le bénéfice physique, en termes de douleur ressentie, est évident pour le malade ou l’handicapé grave, le coût éthique et psychologique est énorme pour l’ensemble de la société. Comment ne pas déjà le voir dans l’actuelle tyrannie sanitaire, qui sacrifie tout un pays pour une maladie qui touche seulement certains publics ? Le politique n’est pas une institution chargée de satisfaire les intérêts privés, subjectifs et à court-terme, mais l’art difficile et exigent du bien commun. L’État ne doit pas être une nounou, sans quoi il sombrerait sous les revendications les plus diverses, mais un capitaine courageux dans la tempête. Le modèle à suivre nous est donné par Ulysse dans l’Odyssée. A la barre de son navire, entre Scylla le monstre à six têtes et le tourbillon Charybde qui engloutirait tout l’équipage, le roi d’Ithaque prend le risque de perdre six hommes plutôt que de sacrifier l’avenir. Le politique est aussi l’art des choix difficiles, sur une ligne de crête entre idéalisme et pragmatisme. Le vrai courage est là.

La vie est un combat

L’Europe a vu son confort matériel s’accroître de façon inouïe en moins d’un siècle et demi. Parallèlement, le suffrage universel, le libéralisme moral et le narcissisme engendré par la société de consommation nous ont fait renoncer à la notion de vérité, au profit d’une survalorisation du « ressenti » personnel. La sincérité et l’émotion priment la raison. Dès lors, puisque c’est techniquement faisable, pourquoi interdire le suicide assisté ? Ce point de vue ignore le pilier de la civilisation : l’effort et la souffrance qui en découle. L’acceptation de la souffrance, dans une mesure que chacun doit déterminer en conscience (pensons à la jeune mère qui refuse la péridurale), est un marqueur du courage et de la grandeur d’âme. Toute souffrance dépassée, à l’image de la peur surmontée, est le point de départ d’une nouvelle vie, la condition sine qua non de l’héroïsme. Voulons-nous retrouver l’âge des héros ou bien stagner dans celui des toilettes publics « inclusifs » ? Acceptons le risque inhérent à toute aventure qui vaut la peine d’être vécue. Les bâtisseurs des cathédrales ont-ils demandé des indemnités à l’archevêché de Paris parce qu’ils souffraient de la silicose, dite « maladie des tailleurs de pierre » ? Les samouraïs japonais ont-ils recherché d’autres responsables qu’eux-mêmes pour un seppuku raté ? Dans la philosophie du suicide assisté, il y a le refus de l’imprévu, cette variable d’ajustement décisive dans une existence humaine. Au contraire, affirmons que la vie est un combat et que nous l’assumons dans ses bons et ses mauvais jours.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Un rappeur exhorte une jeune fille à se voiler pour être « plus belle »… Qu’en dit Marlène Schiappa ?

Brulux rap

« Mettez-un voile, vous serez plus belle. » La phrase a jailli, sans complexe, de la bouche de Brulux, rappeur franco-tunisien. Vous ne le connaissiez pas ? Étonnant. Il s’autoproclame pourtant star internationale sur les réseaux sociaux ou encore sur le plateau de « Touche pas à mon poste », où il était invité, mardi soir, pour débattre de mixité dans les banlieues : « T’sais chui qui ? Je suis une star internationale ! » Un avis qu’il partage sûrement au moins avec sa maman, ce qui, me direz-vous, est déjà un début.

« Brulux c’est pas le couteau le plus aiguisé du tiroir, mais ils l’ont invité, fallait inviter Kery James ou Medine pour nous défendre, pas Brulux », déplore, sur Twitter, un certain Abdel25435. On ne sait trop ce que recouvre, au juste, ce « nous », on peut néanmoins en déduire que le génie ineffable de Brulux ne fait pas l’unanimité jusque dans son camp (qui reste à définir). Mais une forme de hargne éloquente lui tient lieu, si l’on veut, de talent.

« Mettez-un voile, vous serez plus belle. » Cette petite phrase lourde de sens s’adressait à Alice Cordier, présidente de Némésis, collectif féministe identitaire, qui avait eu l’outrecuidance de l’interrompre, ce qui, dans un débat, on en conviendra, est proprement scandaleux. Crime de lèse-majesté. Car il faut dire que Hedi Chabar (c’est son vrai nom) arbore aussi une couronne incrustée de pierres en guise d’émoji sur tous ses profils.

« Mettez un voile vous serez plus belle. » Pas de réaction sur le plateau, seulement un rapide « s’il vous plaît, s’il vous plaît… » de Cyril Hanouna. David Guiraud, porte-parole de La France insoumise, assis à côté de Brulux – et que celui-ci appelle « mon co-équipier » en le gratifiant de grandes bourrades amicales dans le dos -, si prompt à voler au secours des femmes voilées pointées du doigt, ne bronche pas. Les femmes non voilées que l’on exhorte publiquement à se couvrir la tête pour être plus jolies lui en font une belle.

Il est vrai que les accointances non dénuées d’arrière-pensées électoralistes de La France insoumise ne sont un mystère pour personne. Plus incompréhensible, en revanche, la discrétion de violette de Marlène Schiappa, si prompte habituellement à s’émouvoir sur son compte Twitter de toute micro-polémique à relents misogynes montée en épingle… Elle n’a toujours pas réagi, à cette heure.

Quand Éric Zemmour suggère à Hapsatou Sy que Corinne aurait été un joli prénom pour elle, Marlène Schiappa monte au créneau et pourfend, indignée, le grand criminel. Mais quand une jeune Alice se voit administrer un conseil sexiste sur son physique, s’apparentant singulièrement aux pressions morales que subissent les filles qui refusent de « jouer le jeu » dans les quartiers islamisés – voilées, les femmes sont « plus belles », donc « mieux » que les autres… et quoi d’autre, encore ? Plus vertueuses ? -, c’est silence radio.

Ce Brulux, qui selon sudinfo.be (il était domicilié dans la région de Liège) a été incarcéré en détention préventive le 20 janvier 2019 et « placé sous mandat d’arrêt dans le cadre d’un dossier de violence conjugale » avant d’être libéré deux mois plus tard (sur le plateau de TPMP, il affirme que « Madame est à la maison, les enfants sont à la maison » et que « tout le monde vit bien », « il n’y aura pas de procès »), ne doit pas faire partie de ces relous contre lesquels Marlène Schiappa entend lutter. Pourtant, prétendre que les paroles de ses chansons font montre d’un esprit délié serait très exagéré…

Est-il besoin de le préciser ? Aucune autre féministe ne s’est non plus manifestée pour protester.

Marlène Schiappa vient de lancer les États généraux de la laïcité ? On attend avec impatience le grand débat sur la tartufferie.

Gabrielle Cluzel

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

« Déconstruire notre propre histoire », par Maxime Tandonnet

Macron

M. le président a déclaré à une chaîne de télévision américaine: « We have in a certain way to deconstruct our own history. » Comment analyser cette importante déclaration? Elle semble se rattacher à l’idéologie de la repentance: il faut passer notre histoire au peigne fin pour se repentir du mal que nous avons causé. Elle est dans la lignée d’interventions passées du chef de l’Etat en Algérie sur la colonisation française « crime contre l’humanité ».

Elle s’inspire aussi de l’idéologie dominante sur les campus, les médias et voire le gouvernement américains dite du « cancel culture » . La société occidentale doit s’excuser en s’agenouillant des maux du passé, esclavagisme, racisme, colonialisme. Cette idéologie se traduit dans les faits par l’appel au déboulonnage des statues de Washington, Colbert ou Churchill et de toute personnalité suspectée de connivence avec un passé maudit. Elle se traduit aussi par la réécriture des œuvres littéraires à l’image du roman d’Agatha Christie « Les dix petits nègres » rebaptisé « Ils étaient dix ».

Plus profondément, ce courant se rattache aux idéologies de la table rase : déconstruire l’histoire pour produire un homme neuf, déraciné, débarrassé de sa culture et de la conscience de son identité, ainsi aisément manipulable, un principe qui fut à la source des systèmes totalitaires. Appliqué à la France actuelle, ce retour à la table rase qui s’exprime dans l’idée de déconstruire l’histoire est dans la continuité d’une logique de désintégration des fondements de la société: suspension de fait de la démocratie parlementaire, affaiblissement des collectivités locales par des coupes sombres, abattement des institutions (l’ENA pour la plus récente) puis déconstruction de l’histoire et dévalorisation de la langue française comme piliers de la communauté nationale.

Et sur le champ de ruine d’une nation, engendrer l’amour et la sublimation de l’image du chef comme dans un gigantesque hologramme. Mais ce schéma comporte une faille: il suffit d’un rien pour que l’amour-allégeance d’un peuple recherché se transforme en rejet viscéral.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Danièle Obono contre Valeurs Actuelles, ou quand intellectuellement défaits, les décoloniaux se tournent vers les juges…, par Bernard Lugan

Le 14 avril 2021, le Parquet de Paris a donné suite à la plainte de Madame le Député Obono contre Valeurs Actuelles, décidant que l’hebdomadaire serait jugé le 23 juin par le tribunal correctionnel pour « injure publique à caractère raciste ».

Figure de proue du mouvement « décolonial », Madame le Député Obono partage bien des combats des islamo-gauchistes. Membre de La France Insoumise, parti qui, au mois de juin 2020, devant le Parlement européen, déposa un amendement visant à ne reconnaître comme « crime contre l’humanité » que la Traite européenne, la seule traite européenne, et non pas toutes les traites, dont la traite arabo-musulmane et la traite interafricaine, comme cela était prévu dans le texte initial, Madame le député Obono ne trouve pas choquante la formule « nique la France ».

Réponse « du berger à la bergère », au mois d’août 2020, l’hebdomadaire Valeurs Actuelles publia un article humoristique illustré d’un dessin représentant Madame le Député Obono enchaînée et prisonnière de chasseurs d’esclaves noirs. Le journal entendait ainsi mettre en évidence la grande réalité de l’histoire de la traite qui est que cette dernière eut été impossible sans leurs associés pourvoyeurs-associés africains auxquels les négriers européens achetaient les captifs. Sans ces partenaires locaux, cette traite eut été en effet, et par définition, impossible puisque les esclaves étaient capturés, transportés, parqués et vendus par des chasseurs d’esclaves noirs. Et comme les acheteurs blancs attendaient sur le littoral ou à bord de leurs navires que les captifs leur soient livrés, il dépendait donc in fine des négriers africains d’accepter ou de refuser de leur vendre leurs « frères » noirs. Une réalité essentielle que je développe largement dans mon livre « Esclavage, l’histoire à l’endroit » en démontrant qu’une partie de l’Afrique s’est enrichie en vendant l’autre partie…

Une évidence historique notamment mise en lumière par Mathieu Kérékou, l’ancien président du Bénin qui n’a pas hésité à écrire que « Les Africains ont joué un rôle honteux durant la Traite », ainsi que par les évêques africains en des termes très forts :

« Commençons donc par avouer notre part de responsabilité dans la vente et l’achat de l’homme noir… Nos pères ont pris part à l’histoire d’ignominie qu’a été celle de la traite et de l’esclavage noir. Ils ont été vendeurs dans l’ignoble traite atlantique et transsaharienne » (Déclaration des évêques africains réunis à Gorée au mois d’octobre 2003).

Tout aurait pu en rester là de l’article de Valeurs Actuelles écrit dans la grande lignée culturelle française du pastiche. Or, à travers la caricature la représentant, la mise en évidence des responsabilités historiques d’une partie des Africains dans la vente de leurs « frères » noirs aux négriers européens, ulcéra Madame le Député Obono. Elle décida donc de porter l’affaire en justice et, le 14 avril 2021, le Parquet de Paris donna suite à sa plainte, décidant que Valeurs Actuelles serait jugé le 23 juin par le tribunal correctionnel pour « injure publique à caractère raciste ».
En revanche, l’on attend toujours une réaction de ce même Parquet de Paris après les déclarations clairement racistes et les appels au génocide des Blancs proférés par Madame Hafsa Askar, vice-présidente du syndicat étudiant UNEF qui se définit elle-même comme « une extrémiste anti-blanc »:

« Je m’en fiche de Notre-Dame de Paris, car je m’en fiche de l’histoire de France…Wallah …on s’en balek (traduction : on s’en bat les c…), objectivement, c’est votre délire de petits blancs » (15 avril 2019).

Pour lire la suite, c’est ici !

Procès de Derek Chauvin – Lynchage médiatique et racisme anti-Blanc

Derek Chauvin

Dans une ville tenue par la gauche, le procès de la police, de l’ordre, des Blancs. Dehors, une foule surexcitée qui exige une peine maximum. Et au-delà de cette foule, dans tout le pays, une presse, des politiciens, des organisations qui entretiennent le lynchage en distillant une haine féroce. Voilà le tableau. Et son verdict sans surprise : coupable, trois fois coupable. La ville, c’est Minneapolis, dans le Minnesota. Celui qui est au banc des accusés, c’est Derek Chauvin, policier au commissariat central. Le 25 mai 2020, à la suite d’une technique de maîtrise corporelle très efficace et enseignée dans toutes les écoles de police, Chauvin constate que l’homme qu’il vient d’arrêter est sans connaissance. Il mourra durant son transfert à l’hôpital. La victime est noire. Le « tueur » est blanc – forcément. Donc, à l’évidence, crime raciste. Simple fait divers qui enflamme l’Amérique pour des mois.

George Floyd, la victime, était tout sauf un père de famille exemplaire, un pieux protestant et un citoyen irréprochable qui aurait été la proie désignée et malheureuse d’une brutalité flicarde et naturellement raciste. Cela, c’est le faux Floyd, le Floyd de la propagande, celui des manœuvres, d’un montage, d’une imposture qui a débouché sur une parodie de justice. Le vrai Floyd ? Un colosse de 46 ans pesant plus d’un quintal, un dangereux multirécidiviste, un habitué des vols à main armée et des séjours en prison, un individu fiché et connu pour sa régulière consommation de drogues « dures ». Le 25 mai 2020, Chauvin a voulu l’immobiliser. La prise dont il s’est servi exigeait le maintien de son genou sur la nuque du suspect durant plusieurs minutes. Ce fut un geste de trop. En apparence, il provoqua la mort par asphyxie. En réalité, l’organisme de Floyd, délabré par de lourds dommages aux muscles cardiaques et respiratoires dus aux stupéfiants, fut incapable de supporter une épreuve prévue pour des individus en pleine possession de leurs moyens.

Ce geste de trop, qui n’est pas un geste de criminel, vaudra peut-être à Chauvin 40 ans de prison. Mardi après-midi, les jurés l’on déclaré coupable des trois chefs d’accusation retenus contre lui. Verdict dans deux mois. Son défenseur fera appel : le procès aurait dû se tenir dans une autre ville que celle où eurent lieu les faits incriminés. Et les jurés auraient dû être séquestrés pour leur éviter toute pression venue de l’extérieur. Or, des pressions, il y en eut, et d’innombrables. Toutes les officines se réclamant de l’antiracisme se muèrent subitement en brûlot d’un racisme anti-blanc. Dans une atmosphère tendue, empoisonnée, cette manœuvre se transforma en chantage : Condamnez lourdement Chauvin ou la rue se soulèvera et des villes brûleront. Le sort de l’inculpé était donc fixé bien avant la réunion des jurés. Le simulacre dans ce genre de procès semble désormais le prix à payer pour les nombreux succès de la subversion qui dicte ses principes et impose sa loi.

Christian Daisug

Article paru dans Présent daté du 21 avril 2021