[Interview] Michel Geoffroy : « Nos concitoyens ont parfaitement conscience que l’assimilation ne fonctionne plus et que l’immigration tourne à la catastrophe »

immigration clandestins

Michel Geoffroy vient de publier un ouvrage important intitulé Immigration de masse, l’assimilation impossible, aux éditions La Nouvelle Librairie.

N’en déplaise aux « déni-oui-oui », l’immigration extra-européenne vire à la catastrophe. Elle transforme l’Europe en agrégat de communautés toujours plus étrangères les unes aux autres. Partout, l’assimilation est en panne : ce ne sont du reste plus des individus isolés qui s’installent sur notre continent, mais des populations entières qui ont choisi de vivre dans leur pays d’accueil comme si elles se trouvaient encore dans leur pays d’origine. Pire : l’assimilation s’opère désormais à rebours. Il faudra bientôt se plier aux mœurs des nouveaux venus. Ainsi l’utopie du multiculturalisme rejoue-t-elle l’échec annoncé de la tour de Babel. Il nous revient d’en tirer au plus vite les conséquences pour relever le défi civilisationnel que cette immigration de masse lance aux peuples européens.

Michel Geoffroy a accordé une interview à Breizh-info.com. Extraits.

Breizh-info.com : En quoi le sujet de l’immigration, que vous ne cessez d’aborder dans vos écrits, est-il fondamental concernant l’Europe ?

Michel Geoffroy : Contrairement au discours convenu les migrations de population restent marginales à l’échelle du monde : seulement 3% de la population mondiale vivrait ailleurs que dans son pays de naissance, même si cette proportion a un peu augmenté depuis 2000. Les migrations de population n’ont donc rien d’un phénomène mondial, géologiquement irrépressible et inéluctable.

Par contre il se produit bien une migration comme on dit Nord/Sud, expression également un peu trompeuse, car en réalité elle se dirige avant tout vers l‘Europe de l’Ouest en provenance de l’Afrique, des pays musulmans et des anciennes possessions européennes ou de l’ancien Commonwealth pour la Grande Bretagne.

Pourquoi cette immigration correspond-elle à un sujet européen majeur ? Tout simplement en raison de sa masse et de sa concentration à la fois spatiale et temporelle, sans précédent dans notre histoire.

En réalité, et là aussi en contradiction avec le discours politiquement correct que tiennent nos gouvernants, cette immigration de masse qui s’est accélérée à partir des années 1980 n’a aucun précédent historique en Europe. Contrairement à ce qu’on nous dit par exemple la France n’a ainsi jamais été un pays d’immigration de masse, comme aujourd’hui.

Il faut ainsi avoir conscience qu’avec officiellement environ 400/450 000 entrées -sans compter l’immigration irrégulière- le nombre d’immigrants qui s’installent annuellement aujourd’hui en France dépasse, rapporté à sa population et à son territoire, celui des Etats-Unis, nation de colons et qui prétendent donner des leçons d’accueil à l’Europe !

La natalité des immigrants excède en outre nettement de celle des Européens de l’Ouest, ce qui dans la durée bouleverse la composition de la population. Dans la plupart des pays européens de 20 à 30% de la population a désormais une origine immigrée de plus ou moins fraîche date.

Pendant longtemps le discours officiel a présenté cette immigration comme une « chance » pour l’Europe ou pour la France, notamment parce qu’elle lui permettrait, disait-on, de faire face aux conséquences de son vieillissement et de sauver ses systèmes sociaux.

Mais aujourd’hui nous voyons bien que cette prétendue chance devient une catastrophe, pour reprendre le titre du livre que Jean-Yves Le Gallou a consacré à ce sujet1 en 2016.

Ceux qui s’obstinent à présenter l’immigration de masse comme une chance pour l’Europe négligent complètement ses effets civilisationnels, parce qu’ils s’en tiennent à une vision abstraite et réductionniste de l’homme, héritée des Lumières donc de l’anthropologie naïve du 18ème siècle. Ils croient les hommes interchangeables à volonté et qu’il suffit de leur donner des « papiers » pour les transformer en Européens.

Ils négligent complètement en outre le fait que les immigrants aspirent à conserver leurs mœurs et leur religion -avant tout l’islam- en s’installant en Europe et qu’en devenant multiculturelle une société devient fatalement multi-conflictuelle.

Voilà pourquoi l’immigration de masse devient un défi majeur pour notre civilisation, et une préoccupation croissante pour nombre de nos concitoyens comme le montrent tous les sondages d’opinion.

Breizh-info.com : Qu’est-ce que l’assimilation ? N’a-t-elle jamais fonctionné par le passé ? En quoi est-elle impossible aujourd’hui ?

Michel Geoffroy : L’assimilation consiste à devenir semblable à quelque chose. Pour un immigrant, s’assimiler consiste donc à devenir semblable au peuple et à la culture qu’il rejoint. C’est aussi ce que l’on signifie lorsqu’on évoque la naturalisation d’un étranger, appelé par conséquent à changer de nature pour devenir Français.

L’assimilation se conçoit donc comme un processus de nature proactive et individuelle : celui qui rejoint le groupe doit faire l’effort de s’assimiler, de changer de nature, pour se rendre compatible avec lui.

L’assimilation renvoie aussi à la conception française de la nation une et indivisible, mise en place à partir de la Révolution Française. Car la République ne reconnait de légitimité, à la différence de l’Ancien Régime, ni aux corps intermédiaires ni à des nations particulières au sein de la Nation. Elle ne veut connaître que des citoyens, individus égaux en droit, selon l’objurgation célèbre du député Stanislas de Clermont Tonnerre : « Il répugne qu’il y ait dans l’État une société de non-citoyens et une nation dans la nation 2».

Cela étant, contrairement à un discours largement fantasmé, l’assimilation ne va jamais de soi.

Il reste toujours difficile d’assimiler une culture étrangère parce que l’identité – fait de nature- prime sur la nationalité -construction politique-. Ce que ne comprennent pas ceux qui fabriquent des Français de papier à la chaîne.

On vante l’assimilation des Italiens, des Polonais ou des Portugais en France. Mais il ne faut pas oublier qu’une partie non négligeable des migrants italiens retournera finalement en Italie. Et que de nombreux Portugais retournent en Portugal pour leurs vieux jours, pas uniquement pour des raisons fiscales.

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Allemagne – Les « anti-masques » placés sous haute surveillance

anti-masques

S’il semble particulièrement doué en la matière, le gouvernement français est cependant loin d’être le seul à piétiner allègrement les libertés individuelles de ses citoyens et à faire preuve d’un incroyable autoritarisme sanitaire sous prétexte de lutte contre le Covid-19. Pour preuve, la récente et effarante décision de l’Office fédéral allemand de protection de la Constitution, autrement dit des services de renseignement intérieur teutons, de placer sous surveillance renforcée tous ceux qui osent contester le port du masque obligatoire, le confinement, le couvre-feu et autres innombrables mesures liberticides imposées par le pouvoir berlinois à l’occasion de la pandémie.

Une remise en cause des « principes constitutionnels essentiels » ?

Mercredi, en effet, le ministère allemand de l’Intérieur, n’ayant, semble-t-il, pas peur du ridicule, a expliqué : « Notre ordre démocratique fondamental, ainsi que les institutions de l’Etat telles que les parlements et les gouvernements, ont fait l’objet de multiples attaques depuis le début des mesures visant à contenir la pandémie de Covid-19. » Après quoi, le ministère a annoncé le placement sous la surveillance du renseignement intérieur des « groupes et individus » qui manifestent régulièrement dans le pays contre les restrictions sanitaires et remettent en cause les « principes constitutionnels essentiels » ! Le port du masque, la distanciation physique, le télétravail, ou encore le confinement, des « principes constitutionnels essentiels » ? On croit rêver…

« Complotisme » ou simple ras-le-bol ?

C’est que, comme son homologue français, le gouvernement de la chancelière Merkel a trouvé la parade pour discréditer et réduire au silence tous ceux qui osent critiquer sa gestion de la crise sanitaire ou en ont simplement assez des restrictions auxquelles ils sont soumis depuis plus d’un an : il les accuse directement de colporter « des mythes conspirationnistes », « des ressentiments antisémites », d’être des « adeptes de la secte QAnon », ou « des militants d’extrême droite », voire les quatre à la fois ! D’ailleurs, en annonçant mercredi la mise en place de cette surveillance renforcée d’une bonne partie du peuple allemand, le ministère de l’Intérieur ne s’est pas privé de faire le lien entre les milliers de manifestants qui se rassemblent régulièrement dans les grandes villes du pays pour dire leur ras-le-bol et « les extrémistes de droite » qui « instrumentalisent ces rassemblements pour susciter des échauffourées ». En effet, a-t-il insisté, « les organisateurs de ces manifestations montrent clairement que leur agenda va au-delà de la simple mobilisation pour protester contre les mesures restrictives ». Reste que, comme en France, il n’est pas du tout certain que le peuple allemand se laisse prendre à cette diabolisation systématique des opposants à la dictature sanitaire.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 29 avril 2021

[vidéo] Eric Zemmour : « Ces généraux disent la vérité et c’est pour ça qu’on leur tombe dessus.»

30/04/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Vu dans Face à l’info du 29 avril 2021.

Eric Zemmour : « Ces généraux disent la vérité et c’est pour ça qu’on leur tombe dessus. Ils connaissent la société française, ce sont les élites politiques et médiatiques qui sont déconnectées »


Le Grand Remplacement. Introduction au remplacisme global

30/04/2021 – FRANCE (NOVOpress)
L’UN DES LIVRES LES PLUS CENSURÉS DE L’ÉPOQUE ENFIN RÉÉDITÉ À LA NOUVELLE LIBRAIRIE – Pré-commande du Grand Remplacement (éd. Nouvelle Librairie) désormais ouverte !

Le Grand Remplacement n’est ni une théorie ni un complot. C’est un état de fait observable dans la plupart des pays occidentaux. Tout le monde le voit, sauf les démographes. Tout le monde en parle, sauf les journalistes. Tout le monde s’en effraie, sauf les politiques. Les plus audacieux l’évoquent à demi-mots. Partout le déni, l’autocensure ou simplement la peur. Comme si le réel n’avait pas lieu.

« Ils ont des yeux et ne voient pas. » Terrible cécité. Il y avait un peuple, il y en a un autre. C’est le même administrativement ; ce n’est plus le même historiquement, culturellement, ethniquement, religieusement. À travers une série d’interventions publiques, Le Grand Remplacement de Renaud Camus décrit ce phénomène inédit à l’échelle des temps historiques. L’expression a fait le tour du monde, elle est immédiatement intelligible dans tous les idiomes de la Terre.

Or, l’ouvrage dont elle est tirée n’a été traduit dans aucune langue. C’est un livre fantôme, jusqu’ici édité à compte d’auteur. C’est dire l’ampleur du non-dit et le poids des censures invisibles.

Voici donc porté à la connaissance du public l’un des plus grands textes de notre temps rédigé par l’une des plus grandes voix de notre temps. Après l’avoir lu, vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas !


« Quartiers sans relous » : et pourquoi pas une France sans immigration ?, par Clément Martin (Les Identitaires)

Marlène Schiappa

Marlène Schiappa, ministre déléguée à la Citoyenneté, déplore que « plus de 3 000 verbalisations pour outrage sexiste ont été enregistrées depuis la loi contre le harcèlement de rue votée en 2018 » (RTL.fr, 15/04/2018). Or, ce chiffre ne signale que les flagrants délits constatés par la Police. Madame Schiappa propose l’instauration d’un baromètre du harcèlement de rue, afin de mesurer et de « cartographier » cette pratique. Cela permettrait de désigner des « zones rouges » connues pour être des lieux de harcèlement. Des policiers en civil seront alors déployés dès qu’un cas de harcèlement est constaté et dénoncé auprès des autorités. « Ce que l’on veut, résume le ministre, ce sont des quartiers sans relous ».

Oui, vous ne rêvez pas : l’une des plus hautes autorités du pays, un ministre du gouvernement, s’adresse aux Français avec le langage d’un gamin de quinze ans. Cela montre tout le mépris de Marlène Schiappa, et de l’institution qu’elle représente, puisque la familiarité est la première forme de manque de respect. Lorsqu’on n’incarne pas la fonction qui nous a été confiée, on la quitte sans délai. Ce manque de bonne tenue est l’aboutissement d’une dynamique à l’œuvre depuis Valéry Giscard d’Estaing, qui se piquait d’être proche du peuple en rendant visite aux Français, chez eux, à la lumière des caméras de télévision. Depuis, il y a eu le « casse-toi pov’con » de Nicolas Sarkozy et le « en même temps » d’Emmanuel Macron, héros de la start-up nation. C’est le mythe égalitariste de l’horizontalité sociale qui s’exprime par la bouche de nos dirigeants.

Le harcèlement de rue est-il un problème de « relous » ? Disons-le clairement : le sexisme en France n’est pas le problème des Français. Le phénomène résulte clairement de l’inadaptation des immigrés et de leurs enfants, d’origine afro-musulmane, à la culture française. Respect de la femme, notion de « respect », rapports aux autres de manière générale… Le descendant du bédouin qui, pendant des siècles, a vécu des razzias et de l’esclavage, n’entend pas les mêmes choses que nous par « tolérance », « consentement » et « séduction ». Selon le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI), 93 % des vols et 63 % des agressions sexuelles dans les transports parisiens sont commis par des étrangers (rapport sur les vols et violences dans les réseaux de transports en commun en 2019, publié en 2020). Les quartiers à forte concentration immigrée, que l’on connaît déjà pour le trafic de drogue et des violences en tout genre, seront donc certainement classés « zones rouges » par le baromètre Schiappa. Le gouvernement découvrira alors l’eau chaude : ces quartiers parfaitement identifiés et connus des autorités locales, soumis à la double-pression du banditisme et de l’islamisation, que les Français de souche fuient en masse.

Il y a quelques moyens simples d’en finir avec les « violences sexistes ». Ce sont les mêmes qui doivent être mis en œuvre pour ramener la sécurité dans notre pays. Exécution immédiate et ferme des peines décidées par le juge, fin de la tolérance à l’égard des mineurs délinquants, reconquête des banlieues immigrées par des policiers nombreux et armés, ouverture de multiples postes de police sur tout le territoire (beaucoup ont été fermés au profit des seuls Hôtels de police)… Et puis bien sûr, remigration définitive de tous les étrangers et binationaux ayant commis un délit quel qu’il soit. Or, selon l’INED, les binationaux sont près de la moitié des immigrés ayant acquis la nationalité française, soit presque un immigré sur deux croisé dans la rue. Par conséquent, pas de retour à la sécurité pour les Françaises sans remigration, ici et maintenant.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

COVID-19 : la mairie taxe les terrasses éphémères

terrasses éphémères covid

Ce n’est un secret pour personne : avec les socialo-communistes et autres écolos, très rares sont les activités humaines qui échappent au racket fiscal municipal. Dernier exemple en date : alors que restaurateurs et autres patrons de bars parisiens, après des mois de fermeture obligatoire de leurs établissements pour cause de COVID-19, reprennent espoir à l’idée d’une possible réouverture à la mi-mai, la mairie socialiste a prévu de se doter d’un nouveau « Règlement des étalages et des terrasses » (RET) prévoyant la taxation dès le 1er juillet des terrasses éphémères…

Les virtuoses du racket fiscal à l’œuvre

On se souvient que, au lendemain du premier confinement, au printemps 2020, la Ville de Paris, consciente semble-t-il à l’époque de la situation financière dramatique dans laquelle se trouvent nombre de restaurateurs, avait autorisé ces derniers à étendre gratuitement, de manière temporaire, leurs terrasses sur la voie publique afin de ne pas entraver le redémarrage économique de ce secteur très important de la capitale. A ce titre, la mairie avait ainsi délivré 9 800 autorisations, mobilisant près de 9 000 places de stationnement sur les quelque 146 000 que compte la ville. Une mesure qui avait évidemment été bien accueillie par les professionnels, qui comptaient bénéficier cette année encore de ce dispositif à l’occasion de la réouverture annoncée pour la mi-mai. Sauf que, entre temps, la mairie socialiste, aux prises avec une dette pharaonique, a eu l’idée de profiter un peu de la situation. C’est ainsi que, dans son nouveau « Règlement des étalages et des terrasses », destiné à remplacer celui de 2011, celle-ci prévoit la pérennisation des « terrasses éphémères » mais en les soumettant au « droit de terrasses », dont le prix médian est de 425 euros par an. Une mesure qui devrait prendre effet dès le 1er juillet prochain et qui, en cas de non-respect, pourrait valoir aux contrevenants des amendes allant jusqu’à 500 euros.

La colère des restaurateurs

Bref, à l’heure où nombre de professionnels du secteur sont à la limite du dépôt de bilan, voire au bord du suicide pour certains, cette nouvelle a, à fort juste titre, été perçue comme « une terrible injustice » et un véritable coup de poignard dans le dos par ces derniers. D’autant que, comme le soulignait récemment l’un d’entre eux, « en cas d’intempérie inopinée, (il est) impossible de rapatrier les clients à l’intérieur de l’établissement ». La section Paris-Ile-de-France de l’UMIH, l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie, n’a d’ailleurs pas tardé à monter au créneau. « Nous sommes vent debout contre cette décision, a en effet averti son président Frank Delvau. Et nous demandons le prolongement de la gratuité des terrasses éphémères jusqu’à la fin de l’année, car les professionnels de la restauration sont encore trop fragiles. » En même temps, et en prévision d’une éventuelle levée du couvre-feu à 19 heures, les restaurateurs proposent un arrêt de leur service dès 22 heures en semaine et 23 heures le samedi pour satisfaire les riverains qui ont pu se plaindre de nuisances sonores. Des propositions qui devraient être débattues ces jours-ci puisque le nouveau RET de la Ville de Paris fait en ce moment même l’objet d’« ateliers de concertation » entre les syndicats patronaux de l’hôtellerie-restauration (UMIH, GNI, SNEG), les associations de riverains (Vivre Paris) et les maires d’arrondissement.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 28 avril 2021

[vidéo] Élisabeth Lévy au sujet de Philippe Ballard : “Un journaliste se présente avec le RN. Ça montre la banalisation du RN”

Philippe Ballard

29/04/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Le présentateur de LCI a mis un terme à 37 ans de carrière journalistique pour se lancer dans la bataille des élections régionales, aux côtés du candidat du Rassemblement National (RN) en Île-de-France, Jordan Bardella. Philippe Ballard a donc quitté la chaîne d’information qu’il avait rejoint en 1994.

Ce 29 avril, sur Sud Radio, Élisabeth Lévy a donné son point de vue sur cette affaire. Pour elle, “Ça montre la banalisation du RN”.


Terrorisme et immigration : une énième loi ne sert à rien, il faut redonner la parole aux Français

France frontières

Chaque nouvel attentat voit la mise en place des mêmes réactions. Et celui de Rambouillet, qui a vu l’assassinat horrible par un islamiste tunisien de Stéphanie, une agente administrative de police âgée de 49 ans et mère de deux enfants, ne déroge malheureusement pas à cette règle. Passé le légitime moment d’émotion et les déclarations tonitruantes auxquelles les Français sont désormais habitués, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a dégainé son arme fatale : une nouvelle loi !

Pourtant, pas si nouvelle cette loi, puisqu’il s’agit, en réalité, d’un texte qui était déjà dans « les tuyaux » et qui vise simplement à pérenniser des mesures qui étaient contenues dans la loi antiterroriste de 2017 et la loi sur le renseignement de 2015. En quelque sorte, du neuf avec du vieux !

Le projet de loi en question qui sera présenté en Conseil des ministres mercredi prochain contient diverses mesures déjà évoquées au cours des derniers mois. Durcissement de la surveillance des radicalisés et des sortants de prison, prise en compte des profils psychiatriques – encore que, sur ce dernier point, on se demande comment il sera compatible avec le respect du secret médical -, confirmation des visites domiciliaires (perquisitions) administratives ou encore pérennisation du recours aux algorithmes, c’est-à-dire du traitement des données de connexion par les services de renseignement.

Bien entendu, on ne peut, a priori, que se réjouir des moyens juridiques supplémentaires qui sont donnés, à l’occasion de chaque attentat islamiste, aux services de police. Mais force est de constater que le recul de nos libertés individuelles, nécessairement impactées par une législation d’exception de plus en plus contraignante, ne fait que pénaliser davantage les Français sans apporter de réelles solutions au terrorisme. Le pouvoir en place tente de soigner les effets mais ne combat nullement les causes !

Il n’est plus un mystère depuis longtemps que le terrorisme islamiste, et les nombreux attentats meurtriers qu’il a générés, prend pour une large part sa source dans une immigration hors de contrôle. À cet égard, l’attentat de Rambouillet est significatif du laxisme généralisé qui s’est installé en France en la matière. Ainsi, l’auteur de l’attentat, entré irrégulièrement dans notre pays il y a dix ans, a-t-il pu, malgré une ordonnance de reconduite à la frontière prononcée contre lui à cette époque, se maintenir dans la clandestinité pour, finalement, être régularisé sans autre forme de procès en 2019. Véritable récompense pour tout étranger qui sait se maintenir sur notre sol en violation de nos lois, cette régularisation est en réalité la consécration du puissant échec de notre (non-)politique migratoire.

À l’instar de ce Tunisien assassin, combien sont-ils, aujourd’hui, à demeurer dans l’ombre et, pour certains, à attendre le moment propice du passage à l’acte terroriste ?

Il est clair, désormais, qu’une lutte efficace contre le terrorisme, et d’une façon générale contre la criminalité qui gangrène notre pays, ne peut plus que passer par un renforcement drastique du contrôle de nos frontières. Dépossédés des leviers d’une politique migratoire efficace par des juridictions internationales hors-sol, mais aussi par des juridictions internes « idéologisées », nos gouvernants ont abdiqué, livrant le pays au terrorisme et à la criminalité organisée.

Devant le défi à relever, c’est désormais au peuple de décider. Comme souhaite le faire Marine Le Pen si elle est élue présidente de la République, il faut donc organiser un référendum afin de connaître la volonté des Français en la matière. Seule cette initiative permettra de s’affranchir de juridictions et de juges irresponsables qui nous conduisent au chaos. Alors, peut-être, pourrons-nous mettre un terme à ces tueries ignobles.

Olivier Damien

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Les Identitaires devant le Conseil d’État : éléments d’analyse sur cette institution immigrationniste

Conseil d’État

Les dirigeants de Génération Identitaire ont déposé un recours auprès du Conseil d’État visant à obtenir l’annulation du décret de dissolution de leur mouvement. Le Conseil d’État se prononcera d’ici six mois à un an. Génération identitaire a aussi déposé un référé-suspension pour pouvoir continuer son activité militante en attendant la décision sur le fond du Conseil d’État. Ce référé-suspension va être examiné par la section du contentieux du Conseil d’État dont le président est Christophe Chantepy. Le rapporteur sera Nicolas Boulouis. Dans la perspective de cet examen le vendredi 30 avril 2021 et du jugement au fond à venir, Jean-Yves Le Gallou s’interroge sur le rôle du Conseil d’État dans l’histoire récente.

Le Conseil d’État, défenseur des libertés ou instrument de l’État profond ?

En 1978, par l’arrêt GISTI cassant un décret limitant le regroupement familial, le Conseil d’État s’est emparé du pouvoir de décider qui parmi les étrangers avait le droit ou non d’entrer en France. Le pouvoir judiciaire a ainsi accaparé une partie essentielle du pouvoir exécutif. Quarante ans plus tard, l’ancien président Giscard d’Estaing regrettait encore de n’avoir pas tenté de surmonter l’obstacle. Regrets tardifs mais surtout illusoires : si le gouvernement Barre avait tenté de reprendre la main par un texte législatif, sans doute celui-ci eût-il été retoqué par le Conseil constitutionnel qui venait de s’auto-attribuer en 1971 le pouvoir de censurer les lois sur le fond. Un Conseil constitutionnel dont le secrétariat général qui prépare ses décisions est constitué d’une équipe de… conseillers d’État. La boucle est bouclée.

La prise de pouvoir du Conseil d’État, directement ou à travers le Conseil constitutionnel, a été théorisée – notamment par l’éminent professeur Olivier Duhamel, figure emblématique de la « gauche morale » – autour de la défense de l’État de droit et des libertés.

De l’État de droit, c’est-à-dire du pouvoir des juges, sans doute. Des libertés, cela mérite assurément d’être analysé de plus près !

Des libertés des étrangers – ou plutôt des droits des étrangers, sans doute

Le Conseil d’État a créé un véritable droit à l’immigration :

– droit à l’entrée des étrangers, au titre du regroupement familial ;
– droit au séjour clandestin par la validation jurisprudentielle de décisions des tribunaux administratifs de plus en plus défavorables aux préfectures s’agissant des OQTF (obligation de quitter le territoire français) ;
– droit à obtenir la nationalité française y compris pour des étrangers sans autres ressources que l’aide sociale ou ayant déchiré publiquement la charte des droits et devoirs du citoyen français ;
– élargissement du droit d’asile par une application extensive de la convention de Genève et de la « protection subsidiaire » par la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) – où le Conseil d’État joue un rôle clé.

Des libertés des Français, c’est moins sûr !

Depuis un an, une législation d’« urgence sanitaire » a été mise en place en France. Aboutissant à une limitation sans précédent des libertés d’aller et venir, de commercer, de manifester et même de prescription médicale.

Le Conseil constitutionnel n’a en rien limité la marge de manœuvre du gouvernement. Et, à sa suite, le Conseil d’État a repoussé la quasi-totalité des recours qui lui ont été soumis, jugeant les restrictions proportionnées aux périls qu’elles visaient à combattre : les restrictions de circulation à 1 km, 10 km, 30 km ont été validées, tout comme les couvre-feux, les fermetures de commerces, de librairies, de théâtres, le port des masques en plein air, l’interdiction de tenir des veillées pascales, etc.

Bien rares ont été les arrêts de protection des libertés, à l’exception de la tenue en visioconférence des procès pénaux, et de la limitation à 30 personnes des réunions cultuelles indépendamment de la taille de l’édifice.

On peut d’ailleurs comprendre que ni le Conseil constitutionnel ni le Conseil d’État n’aient voulu se substituer à l’exécutif face à une crise sanitaire présentée comme de grande ampleur.

Mais alors, dans ces conditions, pourquoi avoir imposé au gouvernement :

– la reprise sans conditions de la délivrance des visas au titre du regroupement familial ?
– la reprise immédiate de l’enregistrement des demandes d’asile ?
– la suspension de l’interdiction de l’entrée des étrangers en France pour se marier ?

Un Français ne peut pas s’éloigner de 10 km de chez lui, mais un étranger peut effectuer un voyage de 10 000 kilomètres pour venir en France… Cherchez l’erreur !

Dans deux décisions récentes, le Conseil d’État s’est aussi montré peu soucieux des libertés des Français : il a validé une discrimination à l’encontre des élèves de l’enseignement hors contrat à qui le contrôle continu pour le baccalauréat est interdit alors qu’il s’applique aux autres candidats pour des raisons sanitaires : allez comprendre ! Il vient aussi de valider un projet de surveillance numérique renforcée des Français.

Alors le Conseil d’État, gardien des libertés ou simple expression juridique de l’État profond et vulgaire ordonnateur en France du monde de Soros et de Davos ? L’heure de vérité approche.

L’heure de vérité sonnera le 30 avril

Le 30 avril le Conseil d’État examinera le référé-suspension déposé par Génération identitaire contre la décision de dissolution prise à son encontre par le gouvernement. L’enjeu est d’importance et le Conseil d’État en est conscient puisque, exceptionnellement pour un simple référé, ce sont trois juges (et non un seul) qui statueront. Bien sûr, le référé-suspension (pour permettre à Génération identitaire de continuer d’agir) n’est qu’une étape avant le jugement au fond qui aura lieu d’ici six mois ou un an. Il n’en reste pas moins important car le dossier d’accusation de Darmanin est à l’image de son auteur : nul ! Vide de tout contenu sérieux :

– pas le moindre élément permettant de parler de milice ou de groupe armé ;
– aucune condamnation pénale de l’association.

Dans ces conditions, les questions posées au Conseil d’État sont simples :

1 – Y a-t-il encore de la place pour la liberté d’expression en France ?
2 – Est-il encore permis de critiquer l’immigration y compris clandestine ?
3 – La liberté d’association existe-t-elle encore ?

Si Conseil d’État répond non à chacune de ces questions, c’est qu’il aura définitivement basculé du côté obscur de la force. S’il lui reste ne serait-ce encore qu’un soupçon de dignité et de neutralité, il ne pourra qu’à suspendre puis annuler la décision des bras cassés du gouvernement.

Quoi qu’il en soit, le courant identitaire a l’avenir devant lui. Le Conseil d’État, lui, vit du prestige de deux siècles d’histoire à quelques jours du bicentenaire de la mort de son fondateur, Napoléon, qui l’avait créé pour mettre le droit au service de la France.

À méditer…

Jean-Yves Le Gallou

Tribune reprise de Polémia

[vidéo] L’appel de vingt généraux pour « éviter une guerre civile » a déclenché une bataille médiatique

Jean-Pierre Fabre-Bernadac

28/04/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Dans une tribune publiée le 21 avril dans Valeurs actuelles, plusieurs militaires dont une vingtaine de généraux appellent le Président Emmanuel Macron à «défendre le patriotisme». Le but? Conjurer le risque de «guerre civile» sur le territoire français. Une partie de la gauche, à l’exemple de Jean-Luc Mélenchon ou de Benoît Hamon, dénonce des «apprentis factieux» et les risques d’«un coup d’État».

Pour faire le point, Sputnik donne la parole à l’initiateur de cette tribune, l’ancien officier de gendarmerie Jean-Pierre Fabre-Bernadac.


[vidéo] Immigration : “La France se défrancise”, estime Philippe de Villiers

Philippe de Villiers

28/04/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Après l’attaque de Rambouillet, lors de laquelle une policière a été tuée vendredi par un Tunisien de 36 ans, Philippe de Villiers estime qu'”on ne peut plus dire qu’il n’y a plus de lien entre le terrorisme et l’immigration”. Pour l’ancien président du Mouvement pour la France, et invité de RTL ce mardi 27 avril, “l’immigration est le terreau de l’Islam, qui est le terreau de l’islamisme, qui le terreau du terrorisme“.

Le Vendéen défend une vision de l’immigration par assimilation. “Il faut apprendre à aimer” notre “histoire“, notre “art de vivre” et “notre langue”, affirme l’ancien député européen. “On est en train d’installer en France un damier, un côte à côte” qui “produit ce que l’on voit aujourd’hui”, ajoute-t-il.

Il faut “réinstaller la France en France”, car “la France se défrancise”, insiste encore le créateur du Puy du Fou, qui publie un nouvel essai: Le Jour d’après (Ce que je ne savais pas… et vous non plus)” chez Albin Michel, dans lequel il fustige la politique de son ancien “ami” Emmanuel Macron. “Quand la vérité est trop cruelle, l’amitié ne compte plus”, assure-t-il.

“On a tout raté”

Le président Macron “n’a pas vu arriver la lutte des races (…), ces gens qui veulent nous décoloniser pour nous recoloniser”, estime-t-il en écho à la théorie complotiste du “grand remplacement“. Sur sa gestion de la crise sanitaire, il n’est pas plus indulgent: “c’est une France lunaire dans laquelle nous sommes”, comparant notre pays à l’Italie et l’Espagne qui entament leur déconfinement. “On a raté au début, on a raté à la fin. On a tout raté”.


Covid et réouvertures – Macron fait dans le flou

covid commerces

Le nombre de malades du Covid-19 hospitalisés en réanimation lundi 26 avril 2021 en France est repassé au-dessus de la barre des 6 000 patients, selon les pouvoirs publics. Cette barre des 6 000 patients est élevée, de leur point de vue, puisque lors du pic de l’épidémie en avril 2020, il y avait un peu plus de 7 000 malades accueillis en réanimation. La situation ne semble donc guère s’améliorer. Toutes ces personnes sont hospitalisées dans des services dits de « soins critiques ».

Le franchissement de cette barre symbolique n’a pas empêché Emmanuel Macron de se montrer optimiste lundi. Le chef de l’Etat visitait une école à Melun (Seine-et-Marne), en compagnie du ministre de l’Education Nationale Jean-Michel Blanquer. Ce dernier en a profité pour minimiser les dysfonctionnements de l’école numérique, supposant que les familles ayant rencontré des difficultés de connexion le devaient à des soucis de « cache » dans leur navigateur ou bien au fait de confondre site commercial et site pédagogique du CNED. Pas de hackers russes ou chinois cette fois.

Emmanuel Macron, répondant à une fillette, dans une mise en scène rappelant les films de propagande d’autrefois, a donné des indications peu précises sur le possible assouplissement des mesures de restriction des libertés liées à la crise sanitaire.

Des annonces de réouvertures par exemple, mais partielles et sur le long terme, en particulier pour les terrasses des bars, les restaurants, certains commerces, les cinémas et les lieux de culture. Derrière l’optimisme apparent, les mots du président de la République sont surtout très imprécis : le gouvernement va « essayer de rouvrir les établissements culturels dès la première phase, avec des jauges plus réduites ». L’emploi du verbe « essayer » a été remarqué. Macron a aussi précisé que ces réouvertures dépendaient des taux d’incidence départementaux et locaux. Ce ne serait donc pas partout au même moment. Il a de surcroît expliqué que le couvre-feu pourrait débuter plus tard. Il s’agirait là aussi d’« essayer de le décaler un peu, car 19 heures, c’est trop tôt ». L’explication est à n’en pas douter digne du chef de l’Etat d’un pays tel que la France : « 19 heures, c’est trop tôt ».

Pour les restaurants, secteur où la grogne ne cesse de monter, le chef de l’exécutif s’est montré tout aussi évasif : il a évoqué une « possible réouverture dans les prochaines semaines » dans les zones les moins touchées. Il n’a en revanche pas parlé des centres commerciaux. Un flou qui pourrait être dissipé « dans les prochains jours », le président voulant donner « une vision jusqu’à début juillet ». Il a cependant, peut-être incidemment, fourni une vraie indication : nous devrons vivre avec le virus « pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois ». Un optimisme de façade en somme. Le MEDEF l’a d’ailleurs bien compris, déclarant de son côté, par la voix de son président, que « tout est préférable » à la fermeture. Il espérait néanmoins bien plus. Gabriel Attal déclarait qu’il ne fallait pas croire en un « grand soir économique », le MEDEF aurait aimé un « petit matin ». Avec un petit crème, cela va sans dire.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 27 avril 2021

Immigration. L’impossibilité de l’assimilation définitivement démontrée

Immigration de masse – L’assimilation impossible

Court, incisif, percutant, arrivant à point nommé : le nouvel ouvrage de Michel Geoffroy, Immigration de masse – L’assimilation impossible est à lire. D’urgence. Face au nouvel enfumage de l’opinion qui se prépare.

La réalité sur la catastrophe de l’immigration

Depuis quarante ans, pour la doxa politico-médiatique, l’affaire était entendue : il n’y avait pas de problème d’immigration, juste des « chances pour la France », sans parler des délices du « vivre ensemble ».

Aujourd’hui, la réalité explose au visage des Français. L’immigration est une catastrophe. Une catastrophe sécuritaire (inutile, hélas, d’insister !). Une catastrophe scolaire (il est de plus en plus difficile de trouver des professeurs car ils veulent éviter de commencer leur carrière par cinq ans d’enfer dans les quartiers de l’immigration). Une catastrophe écologique (plus d’immigration, c’est plus de béton). Une catastrophe sanitaire avec l’embolie des urgences hospitalières fréquentées par des populations qui ignorent souvent la médecine de ville. Une catastrophe budgétaire par l’explosion des budgets sociaux et de la fraude sociale. Une catastrophe pour les libertés car, pour lutter contre le terrorisme, la délinquance et le « séparatisme » des minorités, on limite les droits de la majorité des citoyens.

Bref, il n’est plus possible aujourd’hui de nier que l’immigration est une malchance pour la France. Un autre discours se met alors en place : « Tiens, et si on en revenait à l’assimilation ? » Un petit coup de prestidigitation facile pour homme (ou femme) politique sur un plateau de télévision : de la « gauche républicaine » au Rassemblement national, c’est le nouveau pont aux ânes. Et un petit coup de promo médiatique pour les intellectuels qui s’y mettent. Normalien, énarque, jeune prodige selon son éditeur, Raphaël Doan publie Le Rêve de l’assimilation – De la Grèce antique à nos jours. Un rêve effectivement… Le philosophe et essayiste Vincent Coussedière publie un Éloge de l’assimilation, tout en reconnaissant, lors d’un débat sur TV Libertés, qu’elle est… impossible.

La démonstration de l’impossibilité de l’assimilation

L’impossibilité de l’assimilation, c’est précisément ce que démontre – et de manière implacable – Michel Geoffroy.

D’abord en raison du rapport de proportion entre la population d’accueil et la population à assimiler. Or aujourd’hui, en France, la population d’origine immigrée représente plus de 25 %. Et les flux d’entrées – entre 400 000 et 500 000 par an – n’ont jamais été aussi importants.
C’est aussi affaire de distance d’origines, de cultures, de civilisations : or, avec une immigration en grande majorité musulmane et africaine, les écarts de mentalités de nombre d’immigrés avec les Français de souche n’ont jamais été aussi importants. D’autant que les liens avec les pays d’origine sont plus faciles à maintenir grâce au développement des communications et des échanges. La possibilité d’assimilation dépend aussi de l’assurance du pays d’accueil, de sa fierté, de sa croyance en ses valeurs, de sa volonté de les imposer : le moins que l’on puisse dire est que ces vertus ne sont pas au rendez-vous.
La possibilité d’assimilation ressort aussi de la volonté des populations accueillies de s’assimiler : le développement de l’islamisme d’un côté, du « décolonialisme » de l’autre, prouve que ce n’est manifestement pas le cas.

Reprenons les six points clés de Michel Geoffroy : stock de populations, flux de populations, distances culturelles, maintien des liens avec les pays d’origine, force du pays d’accueil, volonté de s’assimiler des populations d’origine étrangère.
Pour tous ces points, sans exception aucune, la situation est beaucoup moins favorable aujourd’hui qu’il y a vingt ans ou quarante ans. Dans ces conditions, par quel miracle comment ce qui n’a pas fonctionné hier pourrait marcher aujourd’hui ?

Les Identitaires et les poissons volants

Bien sûr, il y a des exceptions individuelles souvent aussi brillantes qu’attachantes : si on regarde les médias, on pense à l’énarque d’origine copte Jean Messiha, à la journaliste d’origine tunisienne Sonia Mabrouk, à la journaliste Claire Koç, née Çigdem Koç, ou à l’essayiste Malika Sorel. D’autres, bien sûr, pourraient aussi être cités. Mais une hirondelle ne fait pas le printemps…

Disons-le sans ambages, il est vraiment bien que ces personnalités s’expriment.
On peut néanmoins s’interroger sur la raison pour laquelle les personnalités françaises de souche, tenant un discours lucide sur l’immigration, évoquant l’immigration zéro, voire la remigration, n’ont guère accès aux médias : pourquoi n’entend-on jamais Renaud Camus, par exemple ?
Pourquoi Christine Tasin et Pierre Cassen de Riposte laïque ou Alain de Peretti de Vigilance Halal ne sont-ils jamais invités ? Pas plus que Michel Geoffroy.
Et ils ne sont invités ni sur les médias de grand chemin, bien sûr, ni même sur les médias aux marges de la dissidence (Sud Radio, VA, CNews, FigaroVox, etc.).

Le même ostracisme semble frapper les éléments les plus brillants de la nouvelle génération : où voit-on, où entend-on de talentueux identitaires comme Thaïs d’Escufon ou Clément Martin ? Alice et les courageuses féministes identitaires de Némésis ? Ou les intellectuels d’Academia Christiana comme Julien Langella ou Victor Aubert sans oublier ceux de l’Institut Iliade.
Diable ! Ont-ils déjà été « grand remplacés » ? Ou sont-ils victimes d’un « racisme systémique » qui conduirait implicitement à interdire aux Européens de souche de parler sans détour et sans faux-semblant commode de l’immigration ? Une réponse serait bienvenue…

Résumons-nous, il est bien que des personnalités issues de l’immigration montrent par leur exemple que l’assimilation est possible à titre individuel. Mais en gardant en mémoire la célèbre réplique de Gabin dans Le Président : « Il y a aussi des “poissons volants”, mais qui ne constituent pas la majorité du genre. »

Immigration de masse – L’assimilation impossible, Michel Geoffroy, La Nouvelle Librairie, 56 pages, 4,90 €. En vente à La Nouvelle Librairie.

Jean-Yves Le Gallou

Tribune reprise de Polémia

Il y a un lien entre l’insécurité et la politique de l’autruche

ivan-rioufol

Une chose est sûre : il y a un lien entre l’insécurité et l’aveuglement. Les premiers responsables du Grand Effondrement sont les dirigeants français qui pratiquent, depuis plus de trente ans, la politique de l’autruche à propos de l’immigration de masse. Cette commode cécité est partagée par la bien-pensance, qui s’affole aujourd’hui que des islamistes tuent régulièrement au nom d’Allah. Mais qui, sinon ces belles âmes moutonnières, ont répété que l’immigration était « une chance pour la France », que l’islam était « une religion de paix et de tolérance » et que la nation devait s’ouvrir à la diversité ? Dimanche, place du Trocadéro à Paris, une foule inquiète a manifesté sa colère après la décision de la cour de Cassation d’exonérer de sa responsabilité pénale Kobili Traoré, l’assassin de Sarah Halimi, défenestrée au cri d’Allah Akbar parce qu’elle était juive.

Vendredi, c’est une femme policière, Stéphanie Monfermé, qui a été égorgée par un sicaire du djihad, Jamel Gorchese : l’horreur s’est déroulée dans le commissariat de Rambouillet (Yvelines). Ne serait-il pas temps d’exiger des autorités musulmanes qu’elles fassent connaître, autrement que par des mots, leur condamnation de ces barbaries ? Plutôt que de manifester contre l’ « islamophobie qui tue », comme ce fut le cas le 10 novembre 2019 à Paris, pourquoi les musulmans et tous les autres ne descendraient-t-ils pas dans la rue pour dénoncer, enfin clairement, l’islamisme qui tue ?

La politiquement correct reste une prison mentale pour beaucoup de ceux qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes, pour reprendre la juste réflexion de Bossuet. Dimanche, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a déclaré, en commentant l’assassinat de la policière par ce Tunisien, ancien clandestin régularisé en 2020 : « Je refuserai toujours de tirer un trait entre immigration et terrorisme ». Pour lui, « ce discours vise à attiser les haines dans le pays ». Avant lui, Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, avait déclaré, le 28 juillet 2020 : « Je suis à 100.000 lieues de faire le lien entre l’immigration et l’insécurité ».

Ces postures progressistes, partagées par des représentants et intellectuels de la communauté juive, sont à la source des maux qui accablent la France. Car il faut être idéologiquement imperméable aux faits pour contester, comme le fait le gouvernement et le conformisme, le lien entre l’insécurité et une immigration de masse qui ne s’intègre plus. Valérie Pécresse (LR) a évidemment raison quand elle dit : « Il faut cesser de nier le lien entre terrorisme et immigration ». Mais pourquoi avoir attendu tant d’années avant d’admettre de telles évidences ? Hier, au Trocadéro, aucun représentant du RN n’a été invité, visiblement, à prendre la parole. Ce mouvement, s’il fut en effet répulsif, est pourtant devenu un des pôles de résistance à cet islamisme qui terrorise les Juifs, les policiers et plus généralement la nation et sa démocratie. Face à l’ennemi, il serait temps d’enlever les œillères.

Ivan Rioufol

Texte daté du 8 mars 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol