Mali : allons-nous continuer encore longtemps à faire tuer nos soldats parce que les décideurs français ignorent ou refusent de prendre en compte les réalités ethno-politiques locales ?, par Bernard Lugan

soldats Mali

C’est très probablement en représailles de la mort de Bag Ag Moussa, un des principaux adjoints du chef touareg Iyad ag Ghali tué par Barkhane le 10 novembre 2020, que deux Hussards de Chamborant (2° de Hussards), ont perdu la vie le samedi 2 janvier, à quelques kilomètres de la base de Ménaka, quand leur VBL (véhicule blindé léger) a sauté sur une mine.

A la différence de la mort de nos trois hommes du 1° Régiment de Chasseurs de Thierville survenue le lundi 28 décembre, au sud de Gao, l’explosion qui a provoqué celle des deux Hussards s’est produite plus au nord, dans une région qui était devenue « calme », les décideurs français semblant avoir enfin compris qu’ici, nous ne sommes pas face au même jihadisme que plus au sud. Comme je ne cesse de le dire depuis des années, et comme je le montre dans mon livre Les Guerres du Sahel des origines à nos jours, ici, le conflit n’est en effet pas à racine islamiste puisqu’il s’agit d’une fracture inscrite dans la nuit des temps, d’une résurgence ethno-historico-économico-politique touareg conjoncturellement abritée derrière le paravent islamiste.

Pour bien comprendre la situation, il nous faut revenir en arrière, au mois de juin 2020 avec la mort de l’Algérien Abdelmalek Droukdal, le chef d’Al-Quaïda pour toute l’Afrique du Nord et pour la bande sahélienne, abattu par l’armée française sur renseignement algérien. Cette liquidation qui libérait le Touareg Iyad ag Ghali de toute sujétion à l’Arabe Abdelmalek Droukdal, s’inscrivait dans le cadre d’un conflit ouvert qui avait éclaté entre les deux branches du jihadisme régional. L’EIGS (Etat islamique dans le Grand Sahara), rattaché à Daech prône en effet la disparition des ethnies et des Etats et leur fusion dans le califat universel. Tout au contraire, le groupe d’Al-Qaïda, dirigé par Iyad ag Ghali « associé » aux services algériens privilégie l’ethnie touareg et ne demande pas la disparition du Mali.

Le coup d’Etat qui s’est produit au Mali au mois d’août 2020, a ensuite permis de donner toute liberté à la négociation entre Bamako et la branche locale d’Aqmi, avec pour but de régler le conflit du nord Mali. Pour la France, l’opération était entièrement profitable car cela permettait de fermer le front du nord.

Même si nous avons perdu ce « doigté » qui était une de nos spécialités à l’époque des « Affaires indigènes » et ensuite des emprises militaires permanentes, dans la durée, avec des unités dont c’était la culture, il allait donc être possible, avec un minimum d’intelligence tactique, et en jouant sur cette opposition entre jihadistes, de laisser se régler toute seule la question du nord Mali. Et cela, afin de commencer à nous désengager après avoir concentré tous nos moyens sur la région des « 3 frontières », donc sur l’EIGS, et également sur certains groupes peul jouant sur plusieurs tableaux à la fois[1].

Or, le 10 novembre 2020, une insolite opération française menée près de Ménaka, donc en zone touareg, s’est soldée par la mort de Ba Ag Moussa, un des principaux adjoints de Iyad ag Ghali. Les Touareg ayant pris cette action comme une provocation, il était donc clair qu’ils allaient mener des représailles.

Par devoir de réserve, je n’ai alors pas commenté cette opération sur mon blog, mais j’ai prévenu « qui de droit » que les Touareg allaient, d’une manière ou d’une autre, venger la mort de Ba Ag Moussa et qu’il allait falloir être vigilants dans la région de Ménaka. D’autant plus que, alors que, depuis plusieurs mois, les opérations françaises avaient évité la zone touareg, les derniers temps, elles y avaient repris. Comme si un changement de stratégie avait été décidé à Paris, un peu « à l’américaine », c’est-à-dire en « tapant » indistinctement tous les GAT (Groupes armées terroristes) péremptoirement qualifiés de « jihadistes », et peut-être pour pouvoir « aligner du bilan ». Une stratégie sans issue reposant sur une totale méconnaissance des réalités ethno-politiques locales, et dont nos soldats viennent de payer le prix sur le terrain.

Le signal donné par les Touareg étant donc clair, aux autorités françaises d’en tirer maintenant les leçons. Veulent-elles oui ou non ré-ouvrir à Barkhane un deuxième front au nord ?

En ce jour de tristesse, j’ai une pensée particulière pour le sergent Yvonne Huynh, avec lequel, à la veille de son deuxième séjour au Mali, j’avais longuement échangé sur les causes profondes du conflit, et je tiens, à travers ce communiqué, à faire part de mes sincères condoléances aux « Frères bruns », ses camarades de Chamborant hussards.

Bernard Lugan

[1] L’on pourra à ce sujet se reporter à mon communiqué en date du 24 octobre 2020 intitulé « Mali : le changement de paradigme s’impose ».

Bernard Lugan

Texte repris du Blog de Bernard Lugan

[vidéo] Restaurants fermés : « Je peux encore tenir un mois et demi, pas plus»

restaurants covid

05/01/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Les restaurateurs n’avaient que très peu d’espoir et les dernières lueurs semblent bel et bien s’envoler. Le gouvernement, qui doit se prononcer le 7 janvier sur une éventuelle réouverture des bars et restaurants à partir du 20, devrait reporter cette échéance. Un nouveau coup dur pour la profession, qui tentent de survivre avec un peu de vente à emporter et les aides de l’Etat.

Romain Rozier, qui tient un restaurant dans le 19e arrondissement de Paris, MYL (Make Your Lunch), estime qu’il peut « encore tenir un mois et demi, deux mois, pas plus… avant de fermer ». Pourtant, en temps normal, son activité repose en grande partie sur la vente à emporter. Une particularité complètement plombée par le télétravail et la désertification des bureaux situés à côté de son restaurant.


Vaccin à petites doses, incompétence en surdose

vaccin covid

Tout a commencé comme une vraie course à l’échalote : tout le monde voulait son vaccin tout de suite pour pouvoir vacciner un maximum de personnes le plus rapidement possible. Il faut dire que le vaccin est vu comme LA solution et le remède à tous nos maux, le sésame qui nous permettra de retrouver une vie normale. Ou presque. A chaque pays, sa stratégie. La France a opté pour la vaccination des plus fragiles, notamment dans les Ehpad, et des personnels soignants.

On pouvait légitimement penser que la vaccination débuterait sur les chapeaux de roues. Sans compter que le gouvernement nous avait bien dit que tout était prêt, annonçant que des super-congélateurs n’attendaient plus que les vaccins – mais en janvier nous étions prêts aussi, paraît-il, à faire face au coronavirus. Une fois de plus, le verbiage gouvernemental vient s’écraser contre le mur de la réalité : la vaccination démarre plus que lentement et suit son petit rythme d’escargot. Le 1er janvier, seulement 330 personnes s’étaient fait vacciner en France, contre 78 000 en Allemagne, alors que les deux pays ont commencé leur campagne de vaccination le même jour : le 27 décembre.

Pourtant, d’après les dires de nos politiques, ce vaccin est LA solution. Qu’en aurait-il été s’il n’avait pas eu cette importance ? La question de la gestion de cette politique vaccinale – que l’on soit pour ou contre – aura, comme celle des masques, montré l’incapacité de notre gouvernement à gouverner. Et l’impréparation crasse de ses équipes. D’autant que, à cause de cette lenteur, entre 25 et 30 % des doses de vaccin pourraient être perdues… Pendant ce temps-là, on apprend dans la presse que des dizaines de super-congélateurs attendent bien sagement d’être validés par le ministère pour pouvoir être utilisés.

Ce retard fait tâche à l’échelle européenne et gêne manifestement notre président qui s’est épanché, en off, au JDD. Emmanuel Macron est en colère et « tape du poing sur la table », fustigeant une « lenteur injustifiée ». Evidemment ce n’est pas de sa faute si tout cafouille. Ses ordres sont mal exécutés. Voilà qui doit faire chauffer les oreilles du ministre de la Santé, Olivier Véran, lequel soutient mordicus que tout va s’accélérer et que cette lenteur n’est due qu’au recueil du consentement – une spécificité française – et au scepticisme de nos compatriotes. Promis, à l’été, 26 millions de Français seront vaccinés.

Car, oui, malgré toute la publicité qui est faite autour du vaccin – il n’est question que de cela sur les ondes –, de plus en plus de Français se montrent réticents à l’idée de le recevoir. Et ce n’est pas le cafouillage de nos politiques ni toutes les annonces sur la non-responsabilité des médecins et des laboratoires qui vont les rassurer. Pour y remédier, le gouvernement a sorti de son chapeau un énième machin inutile : le collectif citoyen. Ce dernier rassemblera 35 Français tirés au sort ce lundi, qui seront chargés de suivre la campagne de vaccination et pourront poser toutes les questions qu’ils souhaitent. On a du mal à imaginer plus démagogique. On se demande bien à quoi servent ces Français désignés via les urnes, les élus, qui sont censés nous représenter.

Anne Isabeth

Article paru dans Présent daté du 4 janvier 2021

Les « Gaulois réfractaires » ont-ils renoncé à lutter contre Macron ?

gilets jaunes gaulois réfractaires

Il est courant, dans les allées du pouvoir, de gloser sur les « Gaulois réfractaires ». Mais ces fameux Gaulois ont à l’évidence disparu… D’abord en 2019, pour cause de répression policière, et surtout en 2020, pour cause de Covid-19.
Les néo-gaulois, qui les remplacent, n’inquièteront plus le Pouvoir. Ce sont désormais des réfractaires en peau de lapin, ou plus exactement en peau de mouton. Déjà mûrs pour une nouvelle dhimmitude. Car, en 2020, les néo-gaulois, en se soumettant à la dictature sanitaire, ont envoyé un message clair à l’oligarchie : « Nous nous soumettrons à tout ».

Le ciel sur la tête

Les Gaulois, peuple fier, ne craignaient qu’une chose : que le ciel leur tombe sur la tête.
Mais leurs très lointains descendants, les néo-gaulois de 2020, sont terrorisés par un virus qui tue moins de 1 % de la population et, pour plus de la moitié, des personnes dont le pronostic vital était déjà engagé au titre d’autres pathologies. Et des personnes dont ils avaient de toute façon l’habitude de les remiser dans les EPHAD.
Rivés à leurs écrans, les néo-gaulois croient tout ce que leur disent les augures cathodiques.
Des dizaines de millions d’entre eux, paraît-il, regardent Emmanuel Macron ou Olivier Véran annoncer périodiquement le renforcement de la dictature sanitaire au prétexte de prédictions catastrophiques.

Les néo-gaulois vivent dans la peur

En 2020, les néo-gaulois ont docilement tout accepté : le couvre-feu, le port du masque, la « distanciation sociale », les attestations de déplacement, les fermetures de commerces, de restaurants et de cinémas, les enterrements en catimini, les églises cloitrées, les interdictions de fêtes et de rassemblements, les tests imposés, les repas de famille réglementés, les queues devant les magasins…

Ils acceptent même d’être les cobayes d’une thérapie génique aux effets encore mal mesurés et pour laquelle le fameux principe de précaution n’a curieusement plus cours.

Pire, ils en rajoutent dans la soumission : en portant un masque quand ce n’est pas obligatoire, en affublant de cet accessoire leurs enfants dans les rues, en se précipitant pour se faire tester, en dénonçant leurs voisins qui reçoivent plus de convives qu’autorisé.

Avec le virus, chacun devient le censeur de son voisin, comme aux « heures les plus sombres de notre histoire ». La dictature sanitaire, mais en mode collaboratif !

Les néo-gaulois mûrs pour la dictature

Le Covid confirme une vieille sagesse : la liberté ne va pas de soi, il faut du courage pour la défendre.

Pour cette raison, les néo-gaulois, qui manifestement en manquent, paraissent déjà mûrs pour la dictature.
Ils acceptent déjà le bouleversement des institutions et que des comités Théodule, n’ayant aucune légitimité démocratique, décident de leur sort. Ils ne disent rien quand le Parlement devient la chambre d’enregistrement des diktats d’une partie du corps médical ou de Big Pharma. Rien quand l’exécutif écrase le Parlement. Rien quand on reporte les élections.

Les néo-gaulois acceptent l’avalanche de mesures liberticides que le pouvoir ne cesse de prendre car, en matière répressive, l’imagination est bien au pouvoir en Macronie !

Et il suffit que le gouvernement annonce que des milliers de policiers vont contrôler le respect des mesures barrière ou que les médias mettent en scène le méchant-gendarme-qui-a-verbalisé-une-grand-mère (alors que la plupart du temps on ne voit pas un policier à la ronde), pour que les néo-gaulois se tiennent coi. De simples paroles cathodiques suffisent désormais à les faire rentrer à la niche !

Dans certains pays européens, une partie de la population a protesté contre le confinement imposé par les autorités. Mais en France les néo-gaulois ne manifestent plus.

Le mythe de la guerre civile

On évoque périodiquement dans certains milieux, pour jouer à se faire peur, le risque de guerre civile en France.

Mais soyons sérieux : qui chez les néo-gaulois prendrait les armes pour défendre quoi que ce soit ?
Ceux ne disent rien quand on incendie les églises ? Ceux qui ne réagissent pas quand les islamistes tuent des Français ou prêchent la haine de la France ? Ceux qui croient tous les mensonges du Pouvoir ? Ceux qui se laissent insulter par les furies féministes ou les indigénistes ? Ceux qui rasent les murs devant les racailles ? Ceux qui ont peur de sortir sans masque ?

D’ailleurs, les armes c’est le Pouvoir qui en dispose ainsi que les racailles. Pas les néo-gaulois, déjà désarmés dans leur for intérieur.

Certes les émissions d’Éric Zemmour ont une forte audience. Mais cela réveille-t-il les néo-gaulois ? Compte tenu de ce qui s’est passé en 2020, on peut en douter.

Le Pouvoir passera de bonnes fêtes de fin d’année.
Ce ne sont pas les néo-gaulois qui l’empêcheront de mettre en œuvre son agenda en 2021. D’ailleurs ne nous promet-il pas déjà une « 3e vague » ?

Michel Geoffroy

Texte repris du site Polémia

Priorité 2021 : retrouver une France libérée, par Ivan Rioufol

La priorité, pour la France des libertés, est de fuir la prison de la Santé où elle est recluse depuis neuf mois. L’esprit ne souffle plus sur un monde claquemuré et tremblant : il est soumis à la jactance de dirigeants autosatisfaits mais inefficaces, hormis pour semer l’angoisse.

Or une société compressée ne peut qu’exploser. L’Exécutif doit se préparer à affronter la colère d’une partie des citoyens, s’il ne se décide pas à relâcher son emprise. L’assentiment de l’opinion aux confinements et aux couvre-feux reste précaire. Trop d’Etat amène au rejet de l’Etat.

Lors de ses vœux pour 2021, Emmanuel Macron a évoqué “la liberté que nous retrouverons”. Mais c’est lui qui, le 14 octobre 2020, avait prévenu : “On s’était progressivement habitué à être une société d’individus libres. Nous sommes une nation de citoyens solidaires. Nous ne pouvons pas nous en sortir si chacun ne joue pas son rôle, ne met pas sa part. Voilà la clé”. Ce raisonnement collectiviste a justifié les atteintes aux libertés d’aller et venir, d’organiser sa vie, de commercer, d’enseigner, d’exercer son culte, de pratiquer la médecine, etc. Il est tentant pour le Pouvoir de poursuivre cette régression, en maintenant la politique de la peur et de l’infantilisation. Beaucoup de Français terrorisés sont prêts à abandonner leur liberté pour leur sécurité. Cette aboulie est un poison pour la démocratie.

Un spectre hante la France : le spectre du totalitarisme de la biopolitique. Cette dérive étatiste, précautionneuse et sans âme, avait été pressentie dès la fin des années soixante-dix par Michel Foucault (1). Aujourd’hui, le “modèle chinois“, construit sur une société policière, des notations citoyennes et des surveillances mutuelles, est source d’inspiration pour trop de démocraties occidentales avachies. Les drones de surveillance, les projets de passeports vaccinaux, les dénonciations de “teuffeurs“, les assignations à résidence, les intimidations moralisatrices, la marginalisation des contre-pouvoirs font déjà partie des éléments insufflés par la dictature chinoise, qui a réussi ainsi à venir à bout du Covid. La justice vient d’emprisonner pour quatre ans la journaliste Zhang Zhan qui avait couvert l’épidémie de Wuhan en montrant la réalité derrière la propagande. La France n’en est pas là. Mais l’Ordre sanitaire y produit sa pensée unique, ses dissidents, ses désinformations. L’accès au réel est faussé, parfois bidonné.

Le chef de l’Etat avait annoncé 400.000 morts en France si rien n’était entrepris. Le bilan n’a rien à voir : il est officiellement de 61.000 morts du virus. Pour sa part, l’Insee a certifié un total de 613.800 morts en 2019 et, au 7 décembre dernier, 617.197 morts pour 2020, soit 3397 morts supplémentaires. Seront donc à ajouter les décés entre le 8 et le 31 décembre 2020 : ils ne sont pas à ce jour communiqués. Mais où sont, dès à présent,“les dégâts considérables” brandis par Olivier Véran, ministre de la Santé, le 29 décembre sur France 2 ? L’abus de confiance et le mensonge se paient toujours en retour.

(1) Naissance de la biopolitique, Cours au Collège de France (1978-1979), Gallimard

Ivan Rioufol

Texte daté du 4 janvier 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

L’Opéra de Paris va-t-il supprimer certaines oeuvres cultes au nom de la diversité ?

Opéra de Paris

04/01/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Prétendant mener une réflexion sur la place des danseurs issus des minorités, Alexander Neef a évoqué la suppression de certaines œuvres du répertoire classique.

Alors, fini le Lac des cygnes ou Casse-noisettes ?

Marine Le Pen a réagi en postant un tweet accompagné d’une vidéo du Lac des Cygnes :

Voilà ce que de pseudo-progressistes, au nom d’un antiracisme devenu fou, veulent supprimer du répertoire de l’Opéra de Paris. Ça n’a rien à voir avec l’antiracisme, mais tout à voir avec l’obscurantisme.

Révoltée également par cette décision, Isabelle Barderis, maître de conférence en arts de la scène, a déclaré :

On est face à un académisme anti-culturel décomplexé qui transforme l’art, patrimoine et créations, en ingénierie sociale. Les directions des Conservatoires nationaux sont désormais formatées par cette idéologie du ressentiment.


Avoir laissé les frontières ouvertes : l’erreur gravissime qui vaut à la France une épidémie de covid-19 sévère

frontières

On se souvient de la palinodie gouvernementale des masques chirurgicaux, d’abord inefficaces puis obligatoires. Mais il y a bien plus grave. Au mois de février dernier, alors que des responsables politiques, surtout à droite, réclamaient la fermeture des frontières d’urgence, le gouvernement avait exclu une telle mesure. « Les frontières physiques n’ont pas de sens contre un virus » déclarait Sibeth Ndiaye, alors porte-parole du gouvernement, le 27 février. Cette position gouvernementale était purement idéologique. Médicalement absurde, elle a eu des conséquences désastreuses.

Comme pour les masques, le gouvernement a fini par renier sa politique antérieure. Pas de sa propre initiative d’ailleurs : il s’agissait d’une mesure prise par le conseil européen le 17 mars pour tenter d’endiguer l’épidémie. Trop tard : le virus avait eu le temps d’entrer en France massivement.

La revue Nature vient de confirmer que la fermeture des frontières était la mesure à prendre au début de l’épidémie. « Les modèles ont constaté que des fermetures de frontière strictes pouvaient aider à limiter la transmission virale dans les premiers jours de l’épidémie », écrit la célèbre revue scientifique. « Mais une fois que le virus a commencé à se répandre dans d’autres pays, la fermeture des frontières s’est avérée peu efficace. »

La France isolée… mais ouverte

Ainsi, la mesure rejetée par le gouvernement au mois de février, quand elle aurait pu être utile, n’avait plus guère d’intérêt dans la deuxième quinzaine de mars, quand il l’a imposée ! Le gouvernement ne peut invoquer qu’une seule circonstance atténuante : l’Organisation mondiale de la santé (OMS) préconisait elle aussi de laisser les frontières ouvertes. Probablement parce qu’elle avait tiré des conclusions erronées de l’épidémie de SRAS de 2003. Mais, souligne Nature, « la plupart des pays sont passés outre à son conseil et beaucoup ont même fermé leurs frontières à tous les autres pays ». La France n’était pas du nombre. Elle l’a payé d’une épidémie spécialement sévère.

L’article de Nature s’appuie principalement sur une étude internationale réalisée par des chercheurs canadiens, chinois et américains. Elle montre que « les restrictions aux voyages et les fermetures de frontières ont réduit l’arrivée de porteurs du COVID-19 dans de nombreux pays au début de l’épidémie ». « L’OMS a dit une chose et le monde a fait autre chose », constate Karen Grépin, première auteure de l’étude. Le monde, mais pas la France. Celle-ci aurait pu vivre une épidémie bien moins sévère si le gouvernement avait renoncé à son mondialisme pour protéger les Français.

Les conséquences catastrophiques de l’épidémie pour les Français sont en grande partie dues au choix idéologique initial du gouvernement. Comme dit le titre du livre du professeur Christian Perronne, Y a-t-il une erreur qu’ils n’ont pas commise ?

Texte repris du site Breizh-info

Lettre ouverte à Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur. Pourquoi nous sommes contre la dissolution de Génération identitaire

Génération identitaire

C’est une véritable cabale qui frappe actuellement Génération identitaire. Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, montre les muscles suite au buzz suscité par une émission de Cyril Hanouna – c’est dire le niveau intellectuel des gens qui nous dirigent – et veut en finir avec « les enfants de la bête immonde ».

Il veut dissoudre l’organisation. Le crime de ces jeunes gens depuis des années ? Avoir mené des actions non violentes et symboliques, à Poitiers, dans les Alpes, en mer, et dans toute l’Europe puisque le mouvement est européen, pour dénoncer à la fois l’islamisation du continent et les conséquences d’une immigration massive, menace pour la civilisation européenne.

Qui peut dire honnêtement qu’il n’y a aucun problème d’islamisation en Europe depuis 30 ou 40 ans ? Samuel Paty ça ne vous dit rien ? L’East End londonien ou Luton ça ne vous dit rien ? Les milliers de détenteurs de papiers d’identité européens partis se battre pour l’État islamique en Syrie ça ne vous dit rien ? Et le Bataclan ? Et Nice ? Et le métro Saint-Michel ? Et Londres, Madrid… et tous les autres attentats qui ont ensanglanté l’Europe, pas au nom du bouddhisme, ni au nom des raëliens, mais bien au nom de l’islam, religion, mais aussi et surtout doctrine totale, doctrine politique.

Il y a 40 ou 50 ans, est-ce que l’on évoquait le problème du voile dans les écoles d’Europe ? Est-ce que l’on se demandait quels menus devaient manger les enfants à la cantine scolaire ? Est-ce que l’on s’interrogeait dans ces proportions à savoir si tel ou tel livre ou image pouvait choquer une communauté religieuse? Est-ce que l’on trafiquait l’enseignement de notre Histoire pour ne pas heurter certaines sensibilités ?

Mais de qui se moquent ceux, Gérald Darmanin en tête, qui osent vouloir s’en prendre à une jeunesse qui ne fait que constater les capitulations des gouvernements et des générations successives, qui ont laissé l’Europe devenir aujourd’hui une poudrière multi ethnique, multi confessionnelle, sur le point d’exploser ?

Pourquoi font-ils semblant de ne pas voir, ceux qui nous dirigent, que leurs métropoles sont devenues des mouroirs, dans lesquels d’un côté les riches prospèrent tandis que de l’autre les ghettos ethniques se développent de façon exponentielle. Pourquoi refusent-ils d’admettre que la composition ethnique de la population change progressivement alors qu’ils ne cessent par ailleurs de vanter l’apport fantastique que constituerait la « diversité » ? Pourquoi refusent-ils d’ouvrir les yeux sur les composantes de la délinquance qui explose dans tout le pays ? Sur qui compose majoritairement les prisons françaises ?

Depuis des décennies, ils n’ont eu de cesse de piétiner la démocratie pour empêcher toute représentativité à un parti qui entendait faire de ces questions des sujets prioritaires, parti porté par une population grandissante et de plus en plus inquiète du devenir de ce pays, de ce continent. Depuis des décennies, ils ont tout fait pour faire taire toute voix qui explique que ni immigration, ni islamisation ne sont des fatalités, qu’il y avait une vie avant l’immigration africaine ou asiatique en France et en Europe, et qu’il y en aurait une sans aucun doute après. Ils ont même inventé des lois pour empêcher tout débat politique sérieux sur la question et pour mettre en prison (ou hors du circuit politique) ceux qui s’affirment trop.

Et quand les lois françaises ne suffirent plus, voici que c’est l’Union européenne et ses institutions pour beaucoup non démocratiques qui entendent dicter aux peuples qui ils doivent accueillir, à qui ils doivent verser leurs impôts, charges, taxes diverses et variées.

Et on voudrait en plus interdire un mouvement qui, jamais condamné, a simplement assimilé, digéré, et recraché les méthodes employées depuis des lustres par les organisations gauchistes ou écologistes, sans que cela ne pose le moindre problème aux instances gouvernementales ? Des instances qui bien souvent même capitulent face à des associations qui, pour le coup, n’ont aucune légitimité populaire ce qui n’est pas le cas de Génération identitaire, dont les idées « sont au deuxième tour de l’élection présidentielle » comme le rappelait récemment un journaliste de RMC.

Non M. Darmanin, Génération Identitaire ne doit pas être dissous. Votre rôle n’est pas de dissoudre des organisations — comme vous semblez y prendre un malin plaisir depuis quelques semaines pour satisfaire votre électorat — mais d’assurer la sécurité des Français.

Et sur ce plan, ni votre bilan, ni celui de vos prédécesseurs ne parlent en faveur des idées « républicaines » que vous prétendez défendre.

Jamais nos gamins n’ont autant couru le risque de prendre une lame dans le ventre ou des coups pour une cigarette refusée. Jamais nos filles et nos femmes n’ont eu à prendre autant de précautions (on parle des arrêts de bus à la demande ?) pour sortir le soir dans les rues des villes que vos amis politiques dirigent. Vous n’avez que le mot République et vivre ensemble à la bouche pour mieux masquer l’incapacité de vos troupes à protéger en premier lieu vos concitoyens, les plus faibles, les plus exposés, face à des hordes de nouveaux barbares.

Des barbares qui, dans leurs attitudes quotidiennes, sont la preuve de l’échec à la fois de la politique éducative suicidaire qui sévit en France depuis trop longtemps, mais aussi de la politique d’immigration qui a échoué, parce que, s’il est possible d’intégrer des individus, on ne peut pas intégrer des communautés nombreuses et fertiles à une communauté historique déjà installée, vous le savez parfaitement.

Les jeunes de Génération identitaire ne méritent pas la dissolution. Ils mériteraient même, en d’autres circonstances, la Légion d’honneur, la vraie, pas celle que l’on attribue aujourd’hui aux copains et aux coquins. Car ces jeunes de Génération identitaire sont les dignes fils et filles d’une civilisation qui refuse de mourir, quand bien même elle a été abandonnée et même trahie en son sein par quelques générations égoïstes.

Sachez une chose, M. Darmanin. Vous aurez beau dissoudre une association, vous ne pourrez pas (tout du moins vous n’en avez pas encore le droit même si cela vous démangeait) dissoudre les hommes qui la composent, ni les idées qui peuplent leurs têtes bien bâties. Parmi ces jeunes qui épousent les idées de Génération Identitaire, il y en a qui défendent le pays hors des frontières, ou d’autres qui vous servent lorsque vous vous restaurez. Certains vous soignent lorsque vous allez à l’hôpital, d’autres vous y conduisent. Il y a ceux qui produisent chaque jour la nourriture qui se trouve dans votre assiette, d’autres qui vous la vendent. Génération Identitaire, c’est eux, c’est nous, c’est lui, lui, et lui aussi.

Vous pourrez dissoudre toutes les associations que vous voulez, M. Darmanin. Vous n’empêcherez jamais des millions d’Européens de vouloir se lever pour offrir une Europe libre, européenne et apaisée à leurs enfants.

À bon entendeur.

La rédaction de Breizh-info

Texte repris du site Breizh-info.com