Islam radical : le lent « réveil républicain », par Ivan Rioufol

Faut-il croire au « réveil républicain » annoncé, vendredi, par Emmanuel Macron ? Reconnaissons au chef de l’Etat d’avoir mis fin, dans les mots, au somnambulisme d’Etat face à l’islam radical. « Force est de constater qu’il y a un islamisme radical qui conduit à nier les lois de la République, qui conduit à banaliser la violence (…)« , a déclaré le chef de l’Etat, en visite aux Mureaux (Yvelines). Certes, on pourra ergoter sur le pléonasme contenu dans le recours à l’expression d’un « islamisme radical », qui semble vouloir déresponsabiliser l’islam de ses propres dérives. Cependant, il faut reconnaître à Macron de n’avoir pas reculé devant le procès en islamophobie et en racisme que ne manqueront pas de lui faire les tenants de cet islam politique et totalitaire, qu’il a choisi de dénoncer comme étant un « danger ».

Applaudissons donc à ce discours contre le « séparatisme islamiste », clairement et uniquement focalisé contre la nouvelle « contre-société », si souvent décrite ici. Récemment, un sondage Ifop a rappelé que 40% des Français musulmans et 75% des moins de 25 ans font passer leurs convictions religieuses avant les valeurs de la République.

Néanmoins, quand Macron prétend que « le chemin, c’est celui que je viens de tracer« , il s’approprie un diagnostic qui a été fait par d’autres depuis des décennies. L’audace dont il se flatte est toute relative. D’autant que les mesures qu’il préconise, et qui s’étaleront dans le temps, ne répondent pas à l’urgence de la menace. En réalité, si le chef de l’Etat a rompu le tabou d’un islam radical intouchable, il n’a pas osé remonter à la source de son implantation en France. La cause est à rechercher dans une constante immigration de peuplement et un abandon des exigences d’assimilation à la communauté nationale.

Quand Macron constate : « Nous avons nous-mêmes construit notre propre séparatisme« , en regrettant la participation de l’Etat à la ghettoisation des quartiers, il se laisse aller à la rituelle séance de culpabilisation face aux minorités. Cependant, les vrais responsables du séparatisme islamiste sont tous ceux, Macron compris, qui continuent à laisser venir une massive immigration musulmane appelée à devenir française par le droit du sol et de la nationalité automatique.

Le réveil républicain, dont s’enorgueillit Macron, n’a ouvert qu’un oeil…

Ivan Rioufol

Texte daté du 5 octobre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Inséparables ? – Cyril Raul (Les Identitaires)

Dans son discours de vendredi dernier, Emmanuel Macron a présenté sa « loi contre le séparatisme » qui doit être débattue au Parlement en décembre. Un texte présenté par le service communication du Président comme une réponse à « l’islamisme », mais dont l’intitulé se gardera bien de reprendre le terme. Et pour cause.

Immigration et double-peine

Le « séparatisme islamiste » n’est en effet qu’une conséquence de l’islamisation, elle-même conséquence de l’immigration maghrébine et africaine. Pas une seule fois évoquée par l’exécutif lors de la présentation du projet loi, cette immigration massive continuera d’alimenter l’islamisation de la France, engendrant ainsi ses multiples prises de contrôles de rues, de quartiers, d’associations, de commerces ou de mairies. En somme, ce « séparatisme » que le gouvernement prétend combattre.

Pire : les Français vont même subir la double-peine. Face à l’islamisation, Emmanuel Macron a annoncé vouloir enseigner davantage la langue arabe à l’école ainsi qu’une enveloppe de 10 millions d’euros pour financer les études islamiques à l’université. Une nouvelle double-dose pour les Français ! On leur parlait d’immigration choisie par opposition à l’immigration subie ? Ils ont finalement l’immigration subie et choisie. On leur annonce un Islam financé et encadré par l’Etat en réponse à l’islamisme ? Ils auront finalement l’islamisme et l’Islam subventionné avec leurs impôts.

Toujours moins de libertés

Pas de société multiculturelle sans déclin des libertés individuelles. En ce sens, ce projet de loi s’inscrit dans la lignée des lois anti-terroristes. Derrière le paravent islamiste, le texte en préparation est avant tout restrictif de libertés.

Des libertés d’association et d’expression d’abord. Dans son intervention, le Président a visé la dissolution des associations contrevenant aux « principes républicains ». Marlène Schiappa a quant à elle évoqué une lutte contre des « suprématistes blancs » sortis de ses énièmes fantasmes. Dans l’esprit de ses fondateurs, le projet de loi dépasse donc de loin le cadre de la question islamiste.

De la liberté d’enseignement ensuite. Le gouvernement compte interdire l’instruction à domicile à la rentrée 2021. Alors même que, du fait de la baisse du niveau scolaire et de la fermeture des écoles dans la France désertifiée, de plus en plus de Français réfléchissent à ce mode d’instruction ? Alors même que les terroristes islamistes de nationalité française sont tous issus des bancs de l’école de la République ? A travers un énième artifice médiatique dont il use et abuse, le gouvernement opère un glissement du débat : la racine du « séparatisme islamiste » n’est plus l’immigration mais l’école à la maison.

Nous sommes déjà séparés

Le choix du terme « séparatisme » par le gouvernement est évocateur. L’exécutif aurait pu opter pour les mots « communautarisme » ou « islamisme ». Signe que, au-delà de la question de l’islamisme, c’est bien plus largement la volonté de se séparer qui est ici condamnée. Ce choix sémantique sonne comme un aveu d’échec : oui, dans l’Archipel français, les gens se séparent. Ils le font aussi bien mentalement, en se détachant de dogmes républicains de plus en plus surannés et abscons, que physiquement, avec un refus toujours plus marqué du vivre-ensemble.

Immigration rime en effet avec séparation. Séparatistes ! Ces parents qui choisissent l’école privée pour éviter la racaille à leurs enfants. Séparatistes ! Ces automobilistes qui refusent de prendre les transports en commun face à l’insécurité. Séparatistes ! Ces Français quittant des villes et des quartiers de plus en plus africanisés. 40 ans de « vivre-ensemble », 40 ans d’une lente décantation. Face à ce phénomène massif, prégnant et incontestable, l’Etat serre la visse. Le vivre-ensemble se fera de gré ou de force. Loi SRU dans les petites villes, installation forcée de migrants dans les villages, école – et carte scolaire – obligatoire pour toutes les familles… En s’attaquant au séparatisme, le gouvernement ne cible pas tant un islamisme sur lequel il tire à côté, mais une séparation tendant toujours plus vers l’inéluctable.

Cyril Raul

Texte repris du site de : Les Identitaires

François Bousquet : « La peur du Covid règne alors que sa létalité est dérisoire… On ne veut pas mourir »

À l’occasion de la publication de son livre écrit pendant la période de confinement : Biopolitique du coronavirus. Télétravail, famille, patrie, François Bousquet revient sur le rapport à la mort dans notre société moderne, dans le contexte de la crise sanitaire.

Vous publiez Biopolitique du coronavirus aux Éditions La Nouvelle Librairie. Que trouve-t-on, dans ce livre ?

Ce livre a été écrit pendant le confinement, mais ce n’est pas un livre sur le confinement personnel. C’est un livre sur la biopolitique. Pourquoi la biopolitique ? Parce qu’aucune société n’a conféré une telle valeur à la vie humaine. On l’a confinée pour la protéger, la prolonger et pour essayer de maintenir cette espérance de vie. En France, les hommes vivent 79 ans et les femmes 85 ans, en moyenne. Le rêve de chacun de nous est d’atteindre ces 79 ans pour les hommes et ces 85 ans pour les femmes. C’est le paradoxe de l’avare. L’avare n’est riche qu’à la mesure de sa pauvreté. Il est riche parce qu’il mène une vie de pauvre. Nous avons des espérances de vie inédites dans l’histoire de l’humanité parce que nous vivons avec beaucoup moins d’intensité. C’est cela, la biopolitique.

L’invitée surprise de cette crise du Covid-19 est la mort. Notre société postmoderne l’avait complètement oubliée ou s’était acharnée à la nier. Elle est finalement revenue à la première place dans nos existences. Peut-on dire que c’est plutôt une bonne nouvelle ?

Oui et non. Oui, elle est certes revenue, mais c’est un virus à très faible létalité. Ce virus est furtif. Ce n’est ni la peste ni le choléra ni la lèpre. Ce virus tue, mais tue faiblement. La mort est réapparue furtivement pendant le plateau de l’épidémie, lorsque les hôpitaux étaient engorgés et lorsque les familles avaient interdiction d’assister au décès de leurs proches. On retrouvait de vieux réflexes, notamment la disparition des rites funéraires dans les grands épisodes de peste.
La mort est-elle réellement revenue dans notre société ? Le fantasme de notre société postmoderne est la surhumanité, c’est la santé parfaite, c’est « la mort de la mort », pour parler comme Laurent Alexandre. Oui, elle a été heurtée, mais à la marge. Notre hantise de la mort nous a poussés à nous confiner. Je ne suis pas certain que la mort réapparaisse.
Sachez qu’au XIXe siècle, un tiers des gens mourrait après 60 ans et les deux tiers des gens mouraient en bas âge, à 20 ans, à 30 ans, d’accident. Aujourd’hui, 80 % des gens meurent après 70 ans. Aucun d’entre nous ne voit la mort avant 50 ans. Nous voyons la mort parce qu’un de nos proches est mort. Et encore, on voit le mort maquillé. On ne voit pas le mort au moment où il meurt.

Avec les différentes mesures sanitaires, on a le choix entre mourir libre et vivre prisonnier, comme s’il fallait abdiquer de notre liberté pour vivre un peu plus longtemps.

Je n’ai rien à ajouter à vos propos, sauf que les Français ne sont pas d’accord avec vous. Ils sont majoritairement pour le confinement. J’ai même tendance à penser qu’ils ont demandé le confinement aux politiques. La peur règne dans la population, mais pas chez moi et chez vous. Le rapport au Covid est très curieux. Les jeunes ont moins peur que les vieux, les hommes que les femmes et les gens de droite que les gens de gauche. Voilà ce que montrent les sondages.
Pour autant, il y a quand même une majorité écrasante de gens qui ont peur du Covid. Allez comprendre pourquoi ! Alors que sa létalité est dérisoire. Il tue beaucoup moins que l’obésité ou qu’une quantité d’autres choses. Tout le monde a peur. Le pouvoir a peur. La biopolitique, c’est l’impératif, c’est le rêve et le mirage que nous vend la société moderne et postmoderne. La mort n’existe pas. On va repousser de plus en plus loin l’échéance, le moment où nous allons les uns après les autres mourir. On ne veut pas mourir…

Que dire à ceux qui ont perdu des proches de cette maladie ? Les mots que vous prononcez ne vont-ils pas heurter ces gens ?

Je n’ai pas perdu de famille du coronavirus. En revanche, des proches en sont morts. De fait, ils étaient presque tous très âgés. Ils avaient au-delà de 80 ans. Le Covid leur a pris dix ans de leur vie. Au lieu de mourir à 79 ans comme la société hygiénique et médicale le leur promet, ils sont morts à 70 ans pour l’un d’entre eux. Ce virus tue faiblement.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

[vidéo] Désordre numérique : tous esclaves des algorithmes !

05/10/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Le confinement a signé le triomphe des technologies numériques ! Technologies qui devaient mener à un monde unifié et égalisé mais le bien-être matériel objectif va curieusement de pair avec une sourde angoisse et même un désespoir.

Dans son ouvrage « Le nouveau désordre numérique – Comment le digital fait exploser les inégalités« , l’économiste Olivier Babeau, fondateur de l’institut Sapiens, pointe les dérives du numérique : le monopole de quelques multinationales toutes puissantes, l’explosion des inégalités et l’affaiblissement des démocraties.

Face au risque de voir émerger de nouveaux épisodes totalitaires bien plus redoutables que ceux du XXème siècle, l’auteur propose la bataille de l’autonomie pour reprendre le contrôle de soi !


Le mensonge de la « colonisation pillage », par Bernard Lugan

Bernard Lugan

Le mensonge de la « colonisation-pillage » repose sur l’idée que ce serait grâce aux colonies que l’Europe se serait enrichie.
Si ce postulat était vérifié, la richesse se mesurerait alors à l’aune des immensités impériales de jadis. Le Portugal qui n’a décolonisé qu’en 1975, devrait donc être une grande puissance industrielle mondiale et l’Allemagne qui a perdu ses colonies en 1918, une sorte de pays du tiers-monde…
Or, jusqu’à ces dernières années, les pays les plus riches et les plus développés étaient au contraire ceux qui n’avaient jamais eu d’empire colonial, comme les Etats-Unis, la Suède et la Suisse, ou ceux qui avaient eu la « chance » de le perdre « tôt » comme l’Allemagne en 1914-1918 ou la Hollande au lendemain de la seconde guerre mondiale.
En revanche, la Grande-Bretagne et la France, qui étaient les deux principales puissances coloniales étaient à la traîne. Elles l’étaient car des sommes colossales avaient été dilapidées outre-mer, ce qui avait freiné la modernisation et la mutation des industries et des équipements métropolitains.

Contrairement à ce que postulait Jules Ferry, les colonies furent, en effet, loin d’être « une bonne affaire », sauf pour quelques secteurs, le plus souvent moribonds, de l’économie française.
En France, ce fut un journaliste, aRaymond Cartier, qui osa le premier, en 1956, enfreindre le tabou de l’unanimisme colonial en écrivant dans l’hebdomadaire Paris Match :

« La Hollande a perdu ses Indes orientales dans les pires conditions et il a suffi de quelques années pour qu’elle connaisse plus d’activité et de bien-être qu’autrefois. Elle ne serait peut-être pas dans la même situation si, au lieu d’assécher son Zuiderzee et de moderniser ses usines, elle avait dû construire des chemins de fer à Java, couvrir Sumatra de barrages, subventionner les clous de girofle des Moluques et payer des allocations familiales aux polygames de Bornéo. »

Après le second conflit mondial, les colonies étaient devenues à la fois un poids économique insupportable pour les métropoles et un frein à leur redéploiement politique. Voilà pourquoi la décolonisation se fit.

Dans ses Mémoires d’espoir, le général De Gaulle a posé le problème quand, dans son style si particulier, il parlait à la fois du tonneau des Danaïdes colonial et de l’incompatibilité des cultures :

« En reprenant la direction de la France, j’étais résolu à la dégager des astreintes désormais sans contrepartie que lui imposait son Empire (…) des charges que nous coûtaient nos colonies (…) et de ce qu’il nous fallait dépenser pour entretenir et encadrer (la) vie lente et reléguée (de ses populations) (…) gageure où, pour ne rien gagner nous avions tout à perdre ». (De Gaulle, Mémoires d’espoir, T.I, 1970, p.41). La manière avec laquelle le général de Gaulle donna l’indépendance à l’Algérie est une autre question.

Bernard Lugan

Texte repris du site Blog de Bernard Lugan

Eric Zemmour – Lapidation politico-médiatique, par Francis Bergeron

« Voleurs, assassins, violeurs » : Zemmour met les pieds dans le plat.
Les Français ont découvert avec effroi que la récente action terroriste qui visait à nouveau Charlie Hebdo, et qui a fait deux blessés très graves, avait été commise par un soi-disant mineur pakistanais, âgé en fait de 25 ans. Et ils ont appris, écœurés, que le tueur avait néanmoins été pris en charge pendant trois ans au titre de « l’aide à l’enfance » (sic). Mais c’est Zemmour, parce qu’il s’en indigne, parce qu’il dit à voix haute ce que les Français pensent tout bas, qui subit un torrent d’injures et de haine, et qui fait l’objet d’une avalanche de nouvelles procédures judiciaires.

Grâce à Eric Zemmour, aucun Français n’ignore donc plus que le terroriste de la rue Nicolas-Appert a été pris en charge pendant trois ans à nos frais, en tant que « mineur non accompagné ». Aucun Français n’ignore plus que 40 000 « mineurs non accompagnés » constituent comme une 5e colonne dans notre pays, encouragés par leurs parents, pour certains d’entre eux, à assassiner des « mécréants ». Tous les Français savent désormais qu’il est pratiquement impossible de les expulser. Et grâce à Zemmour, les Français ont compris que ces soi-disant mineurs ne vivent que d’expédients, se transformant en « voleurs, assassins, violeurs ». C’est statistiquement vrai, car il leur faut bien vivre, se procurer de l’argent, avoir une vie « sentimentale » (sic).

S’ils étaient restés dans leur pays, ou s’ils y retournaient, il y aurait moins de vols, d’assassinats, de violeurs, c’est pour le moins une certitude statistique. Et c’est ce que dit Marine Le Pen, et ce que disent la plupart des responsables politiques de droite, dans un langage certes tout en prudences. Eric Zemmour, lui, ne s’encombre pas de circonvolutions : « Je pense aux femmes qui sont violées par ces gens-là, aux hommes qui sont assassinés par ces gens-là, aux Français qui sont trop brutalisés et traumatisés par ces gamins-là. Il faut penser aux Français avant les autres. »

Jusqu’à l’ancienne maîtresse de Hollande

Les propos de Zemmour ont provoqué une déferlante de protestations. SOS Racisme, association condamnée à de nombreuses reprises, notamment pour faux témoignages (2000), licenciement abusif (2013), escroquerie aux subventions (2015), vient d’annoncer un dépôt de plainte. Les dirigeants de LREM, Castaner, Schiappa, la LICRA, les associations du prétendu antiracisme et jusqu’à l’ancienne maîtresse de Hollande ont multiplié les menaces et les injures, ces dernières 48 heures.

Ce qui est reproché à Zemmour, c’est d’avoir exprimé le souhait que tous partent, Zemmour ayant aggravé son cas en insistant : « Tous, tous, tous. » C’est également d’avoir soutenu que la France ne devait pas hésiter à quitter la Cour européenne des droits de l’homme si c’était le seul moyen pour avoir le droit de renvoyer dans leurs pays d’origine ces mineurs et faux mineurs dits isolés.

Retrouvant les accents de l’extrême gauche, la LICRA appelle à censurer CNews : « La liberté d’expression n’est pas une liberté absolue. » La ministre en charge de l’égalité hommes-femmes, Elisabeth Moreno, réclame un châtiment. Mais on ne voit pas vraiment le rapport avec ses objectifs ministériels. D’autant que l’essentiel de l’immigration clandestine et l’essentiel des 40 000 soi-disant mineurs sont de sexe masculin.

Les plaintes viseraient donc les propos de Zemmour par lesquels il indique qu’il souhaite l’expulsion des mineurs isolés. Il est donc désormais interdit d’en débattre, et d’exprimer une opinion différente de celle de « l’élite républicaine » ? Au nom de quel texte de loi ?

L’UNICEF s’en mêle à son tour, et condamne Zemmour, car « les mineurs non accompagnés […] ont droit à une protection, quelle que soit leur origine ». Mais les Français, eux, n’auraient pas droit à une protection ? Ce sont eux dont Zemmour se fait le porte-parole. Le Parisien notait il y a quatre jours qu’en région parisienne plus de 6 000 mineurs clandestins et délinquants ont été interpellés, notamment pour cambriolages et vols (+ 40 %.) Les crachats et les menaces contre Zemmour ne peuvent rien contre cette réalité.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 2 octobre 2020

Génération Identitaire Paris exige la fermeture de la salle de shoot !

05/10/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Une vingtaine de militants de Génération Identitaire Paris ont déployé ce vendredi 2 octobre une banderole « Ouvrez les salles de sport, fermez les salles de shoot » devant la salle pour usagers de drogue de l’hôpital Lariboisière à Paris.

Depuis des années maintenant, les riverains de ce quartier vivent l’enfer à cause de cette salle de shoot. On ne compte plus les toxicomanes qui occupent les rues du quartier. Les rixes entre drogués sont nombreuses et les dealers de plus en plus nombreux.

Dans le même temps, le gouvernement interdit l’accès aux salles de sport où les cas de contamination du Covid-19 s’avèrent très limités.

Le message était clair :

Si vous vous préoccupez vraiment de la santé des Français et des Parisiens, ouvrez les salles de sport et fermez les salles de shoot !

Caen : une rue a désormais le nom d’une femme voilée

La rue a été inaugurée mi-septembre, à la grande surprise de la principale intéressée, une journaliste âgée de 36 ans.

Elle a grandi près de Rouen en Seine-Maritime, elle est une femme qui revendique le port du voile, et a désormais une rue à son nom. Et c’est une première, comme le rapporte Le Courrier de l’Atlas. A 36 ans, Nadiya Lazzouni peut se targuer d’être la première « femme voilée » à avoir ce privilège. Ainsi, aux côtés du panneau de la Place Jean Letellier, la rue caennaise porte également son nom désormais. Caen veut en effet restaurer une certaine égalité dans le nom de ses rues.

Car aujourd’hui, ce sont bien 49 femmes qui ont obtenu le précieux sésame, une opération menée notamment par l’association « Caen à ELLES » et mise en place lors des Journées du Patrimoine notamment. Leur but est « d’apposer 50 plaques aux côtés d’autres avec un nom d’Homme ». Car selon l’association, seules 3% des rues portent aujourd’hui le nom d’une femme dans la cité normande. La liste des personnalités choisies a été établie pendant plus de huit mois, explique la présidente de l’association. Des femmes « qui se sont illustrées dans un domaine en particulier » et qui ont « un lien direct ou indirect avec la Normandie ».

Le port du voile ne pose pas de problème

L’association indique cependant que quelques noms « ont un peu posé problème », mais pas celui de Nadiya Lazzouni. Et pourtant, elle revendique fièrement le port du voile : « On veut éradiquer de l’espace public les femmes musulmanes qui portent le hijab aujourd’hui, l’espace public donne une rue à une femme qui le porte », se félicite-t-elle. Un choix justifié par « Caen à ELLES » : « De par son métier, Nadiya fait un travail remarquable en donnant la parole à des personnes invisibilisées dans notre société, en plus de tous les combats qu’elle mène en faveur des femmes. »

Les plaques ont pour le moment été apposées de manière temporaire, mais elles le seront de manière définitive d’ici quelques semaines. Le Courrier de l’Atala révèle que cette inauguration a été tenue secrète jusqu’au dernier moment en raison « du contexte de violence inouïe à l’égard des femmes qui portent le foulard ». De son côté, Nadiya Lazzouni se dit très « fière » et dédie notamment la plaque à « toutes les femmes qui subissent le harcèlement de rue, celles discriminées sur le marché de la loi parce qu’elles portent un foulard ».

Article repris du site Valeurs Actuelles

Trump, bête noire d’une gauche à la dérive, par Ivan Rioufol

Trump Président Mur

Les démocrates américains raffolent de la réplique de Joe Biden à Donald Trump : « Will you shut up, man ! » (« Tu vas la fermer, mec ! »). C’était cette nuit, lors de la première confrontation télévisée entre les deux candidats à la présidentielle. Rarement la vulgarité et l’insulte n’auront été portées, de part et d’autre, à une telle intensité. Il n’empêche : la riposte de Biden, comprise ce mercredi comme un heureux trait d’esprit par les anti-Trump, dit tout du sentiment de supériorité morale qui habite la gauche américaine. Ce fait n’est certes pas nouveau.

Son mépris pour l’adversaire avait déjà conduit Hillary Clinton, lors de la campagne de 2016, à qualifier de « déplorables » les supporters de Trump. Ce dernier a d’ailleurs déjà eu l’occasion de rappeler à ses électeurs : « Ils n’en ont pas après moi, mais après vous ». Toutefois, la radicalité du camp démocrate a pris le pas sur la mesure. Quand Trump dénonce le 4 juillet (discours au Mont Rushmore) le « totalitarisme » de ceux qui, notamment, « essaient de démolir les statues de nos fondateurs », et quand il accuse « le nouveau fascisme d’extrême gauche qui exige une allégeance absolue« , il met le doigt sur une gauche orgueilleuse mais inquiétante dans ses intransigeances. Biden, qui laisse craquer le vernis, en est le représentant.

La presse, aveuglée par son anti-trumpisme pavlovien, ne semble pas s’inquiéter de la violence des coups portés par le camp progressiste contre ce que représentent les Etats-Unis dans leur histoire et leurs valeurs. La culpabilité blanche, brandie comme un étendard par les démocrates, porte en elle un nouveau racisme. Dans un entretien récent au Figaro, Joseph Bottum, professeur et essayiste américain, explique : « Je n’imagine pas qu’un professeur ayant une chaire à la Sorbonne soit forcé d’assister à des classes obligatoires organisées pour le corps professoral sur la « culpabilité blanche » et enseignées par des gens qui viennent à peine de finir le collège.

Mais c’est la réalité des université américaines ». La hargne est moins chez Trump que chez les fanatiques qui veulent faire table rase du vieux monde dont le candidat républicain s’est fait le porte-voix. En cela, et en dépit de ses outrances, la bête noire des démocrates pourrait bien être porté vers la victoire, par leur sectarisme et leur haine (voir mon blog précédent). Ce qui fait dire à Bottum : « Je vois potentiellement une guerre civile a feu doux éclater si Trump gagne cette élection ! (…) Ce ne sera pas le triomphe des républicains, mais celui du mal ». Les démocrates, devenus épurateurs éthiques et ethniques, sont le danger.

Ivan Rioufol

Texte daté du 30 septembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

I-Média – Faux mineurs isolés : Zemmour attaqué

02/10/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Ce numéro d’I-Média traite notamment du thème suivant : »Attentat islamiste. L’arnaque des mineurs isolés« . L’occasion d’analyser les réactions médiatiques au dernier attentat islamiste et d’évoquer les manipulations autour des mineurs isolés.

Par ailleurs, la revue de presse de la semaine est largement axée sur la liberté d’expression, toujours plus menacée par la gauche. Avec notamment les polémiques liées à Éric Zemmour.


Expulsion systématique des délinquants étrangers – Le grossier coup de com’ de Darmanin

Si Gérald Darmanin, à l’instar de tous ses prédécesseurs de la place Beauvau, ne brille pas franchement par son efficacité dans la lutte contre l’ensauvagement galopant de notre pays, il faut bien admettre qu’il est en revanche particulièrement doué pour les gesticulations sans lendemain et autres coups de com’ destinés à impressionner ceux de nos compatriotes qui sont les plus naïfs. C’est ainsi que, dans une circulaire qu’il a adressée mardi à tous les préfets de France, et qu’il a bien sûr immédiatement publiée aussi sur son compte Twitter pour « faire le buzz », le ministre de l’Intérieur est allé jusqu’à demander l’expulsion systématique « des étrangers représentant une menace grave pour l’ordre public ». Une intervention qui, à juste titre, suscite le scepticisme chez de nombreux représentants de la droite, et à laquelle nous serions presque tentés de répondre : chiche !

Une rupture (temporaire) avec le politiquement correct

Quatre jours après l’attentat au hachoir perpétré rue Nicolas-Appert par un islamiste pakistanais qui a largement profité de notre politique migratoire délirante, Darmanin nous a donc gratifiés d’un nouvel effet de manche. En effet, a écrit le ministre dans cette circulaire qu’il a adressée aux préfets, « je vous demande de mettre systématiquement en œuvre les procédures à même d’interrompre, dans les meilleurs délais, la présence de ces personnes sur notre territoire ». Mieux, rompant quelque peu avec le politiquement correct, Darmanin demande même explicitement aux préfets d’avoir recours à trois « leviers » : d’abord une « coordination étroite » entre « forces de sécurité », « autorité judiciaire » ou « administration pénitentiaire » pour « préparer l’éloignement des étrangers incarcérés avec toute l’anticipation nécessaire » ; ensuite, une « mise en œuvre complète et systématique de toutes les procédures administratives pertinentes », dont les « refus ou retraits de titre », voire de « la nationalité française » ; et enfin, une utilisation de « tous les outils opérationnels » pour procéder à ces « éloignements », à savoir « rétention », « assignation » ou « participation à des vols groupés » !

Un nouvel effet de manche

Bref, de quoi susciter de violentes convulsions au sein de la majorité et de la gauche, et provoquer la colère noire du lobby de l’immigration. Sauf que, comme l’a rappelé le député LR Jean-Louis Thiériot, lors d’une question qu’il a posée au ministre de l’Intérieur devant l’Assemblée, ces rapatriements sont conditionnés à des accords diplomatiques avec les pays concernés. En effet, expliquait l’élu républicain à nos confrères de Sputnik News, « il est impossible de procéder à des expulsions quand le pays d’origine ne délivre pas de laissez-passer consulaire, ce qui devrait être une priorité de notre diplomatie. Or, avec la réglementation actuelle sur la détention limitée, les délinquants seraient dans la nature au bout de trois mois ! »

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 1er octobre 2020

Stéphane Ravier : « Je ne crois pas à la théorie du Grand Remplacement… Je suis convaincu de sa réalité ! »

Laurent Obertone : « Il y a, en France, une forme de terrorisme ordinaire »

Après Utoya, La France Orange mécanique, La France Big Brother et Guérilla, Laurent Obertone publie un nouvel ouvrage : Éloge de la force : renverser l’Histoire, dans lequel il donne dix clés pour « changer le monde » et permettre à l’individu de s’affranchir de ce contexte d’ultra-violence, de confiscation de la souveraineté par l’État, du musellement de l’individu.

Rencontre avec l’écrivain.

Vous sortez Éloge de la force aux Éditions Ring. En quoi notre société manque-t-elle de force ?

Les individus qui partagent l’ensemble de mes constats sont dans un état d’impuissance. Leur parole n’est pas entendue, leurs inquiétudes sont criminalisées, dénoncées par les médias et les politiques et leurs votes ne sont pas écoutés. L’opinion est complètement dépossédée de tous moyens d’exercer sa souveraineté sur ce pays. C’est plutôt un état d’extrême faiblesse.
Éloge de la force est le pendant de cette faiblesse doit être une forme de réaction à cette faiblesse qui consiste non à se demander comment pourrait évoluer ce pouvoir sans nous, mais plutôt : qu’est-ce qu’il est réaliste de faire à notre niveau ? En tant que citoyen, comment peut-on aller à la force sans envisager des modifications sur lesquelles nous n’avons aucune prise ?

Un attentat a encore frappé près des anciens locaux de Charlie Hebdo. Plusieurs journalistes et techniciens qui travaillent pour l’émission Cash Investigation ont été attaqués au hachoir par un terroriste vraisemblablement pakistanais. L’histoire se répète et l’ensauvagement n’est pas qu’un sentiment…

On peut m’expliquer un tel acte de toutes les manières que l’on veut, mais on ne peut pas me dire que qualifier un tel acte de sauvage est aberrant. C’est de la sauvagerie pure. On s’exclut automatiquement de toute forme de civilisation. Ce type a l’air d’être un solide abruti puisqu’il mène un attentat où Charlie Hebdo n’est plus. Il se trompe de cible et fait n’importe quoi.
À partir du moment où l’imbécile a des idées et des armes, il est dangereux. Malheureusement, ils sont nombreux dans ce pays. Cette violence terroriste fait souvent la une des médias, sauf qu’aujourd’hui, vous avez dû avoir dans le pays des dizaines de coups de couteau, des types ont été massacrés pour un regard ou une cigarette. Ce ne sont pas des actes terroristes, mais c’est une forme de terrorisme ordinaire, une insécurité qui est latente et énorme, dont on ne prend pas la mesure. On est encore en train de se battre sur des termes. Est-ce que sauvage n’est pas trop fort ? Non, parce que c’est le quotidien. Il est vraiment urgent de prendre la mesure de ce quotidien.

Le ton de ce livre est volontairement très offensif. Vous interpellez le lecteur, vous le tutoyez et vous êtes assez violent avec lui. À la fin, vous dites que vous ne savez pas si c’est vous qui avez vraiment écrit ce bouquin. On a l’impression que c’est un truc qui sort du fond des tripes. Que s’est-il passé ?

Je suis assez mal à l’aise avec le ton donneur de leçon, caporaliste et directif. Je me suis dit que c’était peut-être mon inconscient qui me parle et peut-être l’inconscient du lecteur qui lui dit « secoue-toi parce que le miracle ne va pas arriver. Tu attends que quelque chose se passe, mais tout en restant complètement dégagé de tes obligations ». D’où le tutoiement et cette espèce de “j’attrape le lecteur au collet” et je lui dis ses quatre vérités en lui disant que s’il croit qu’un miracle va se passer sans mettre sa peau sur la table, il va attendre très longtemps et tout va se jouer sans lui comme d’habitude. Il faut qu’il y ait une réaction. C’est pourquoi ce livre appelle volontairement à une réaction.

Pour vous, l’État est le responsable de ce qu’est devenu le pays. L’État et les banques sont les deux tenailles qui sabotent nos libertés.

Absolument. Je pense que cela va bien au-delà. L’État, les banques, les médias tout ce que recouvre cette appellation Big Brother, tout ce qui exerce une contrainte sur la population, sur sa manière de voir et de penser. Il va déposséder les individus de leur souveraineté.

Vous souhaitez presque revenir à une forme de tribalisme.

Revenir en tout cas à un monde où l’individu a une forme de pouvoir et de responsabilité sur son destin, sur sa vie et sur son quotidien, plutôt qu’être une machine à déléguer et à subir ultra dépendante de son maître, l’État. Aujourd’hui, le citoyen est dans cet état très angoissant. Il n’a absolument aucun pouvoir et aucun contrôle sur la situation. Évidemment, il a peur, il subit, il est inquiet et veut encore plus d’État, plus de maîtres, plus de lois et encore plus de puissance, pas pour lui, mais pour cette espèce de méga structure. Il ne se rend pas compte que plus cette structure sera puissante plus lui, sera faible. Il n’aura aucun moyen d’exister contre lui.

Le risque ne serait-il pas que toutes les pulsions se réveillent et que l’on finisse avec des loups solitaires un peu partout dans la nature et que la personne cadrée et câblée devienne du jour au lendemain à l’état sauvage ?

Lorsqu’on est dans un monde domestique comme celui-là, on va avoir des créatures hybrides qui vont dans un cheminement intellectuel assez obscur se dire que finalement, le moyen d’incarner quelque chose dans ce monde c’est de lui péter à la figure, de s’attaquer à ces symboles les plus célèbres pour exister dans l’éclair de sa propre fin sociale, il va créer une forme de contre pouvoir. Évidemment, ce n’est pas une solution à ses problèmes, mais beaucoup d’individus ne voyant aucune issue dans ce monde peuvent être tentés par cette voie-là.

L’idée est-elle de reprendre le contrôle avant que tout devienne incontrôlable ?

Je pense que notre situation est condamnée à court terme puisque plus l’État prend de l’ampleur plus il doit prélever des richesses, plus il devient difficile de produire ces richesses puisque les prélèvements écrasent fatalement l’économie.

Vous comparez l’État à la panse crevée d’un ruminant.

C’est une structure énorme qui ne peut pas se réduire d’elle même. Elle ne fait que croître. Elle est là pour se fabriquer et se multiplier. C’est une sorte de parasite. Elle va forcément trouver ses limites avec la fin de l’organisme qui l’a nourri. C’est le lot de tous les parasites. La seule solution pour le pays et le citoyen est de se dégager de cette empreinte parasitaire qui l’étouffe. C’est très compliqué puisque nous sommes dedans jusqu’au cou. Nous sommes ultra dépendants de l’État aujourd’hui. On ne conçoit pas l’avenir ni la solution de nos problèmes sans lui. C’est un travail énorme, mais si les esprits ne le font pas, on n’a aucune chance d’éviter cet avenir qui sera soit celui de l’avenir du pendu, c’est-à-dire la nuque brisée brutalement, tout s’effondre d’un coup et là, tout le monde va y passer. Soit, l’asphyxie, un long pourrissement de la situation qui ne nous rendra pas plus service puisqu’on sera toujours sous le joug de cet État même finissant. Plus la situation dure, moins elle est réversible.

Lorsque vous avez commencé votre carrière littéraire, la plupart des médias que vous décriez vous ont placé directement à l’extrême droite. On vous a mis dans le giron de Marine Le Pen parce qu’elle avait aimé votre livre. Derrière, on vous a vu à la convention de la droite. À vous lire, on a l’impression qu’il n’y a aucune offre politique aujourd’hui en France qui pourrait sauver la situation. Pensez-vous que le politique ne puisse plus sauver le pays ?

D’une certaine manière, l’offre politique ne correspond pas à ma façon de voir. L’offre politique est aujourd’hui très étatiste. Même si elle venait à être en phase avec ce que je dis, je me méfierais parce que c’est encore une fois renvoyer la solution sur quelqu’un d’autre que sur moi. S’il accède au plus haut niveau de l’État, rien ne me dit qu’il fera ce qu’il a promis. La politique n’est pas un jeu de sincérité, mais un jeu de mensonge et de séduction. C’est un théâtre. Ces individus veulent le pouvoir, très bien. Moi, je m’en tiens assez éloigné. Évidemment, j’ai été catégorisé. C’est très classique dans notre pays. Lorsque vous déviez un petit peu, vous êtes automatiquement criminalisé : cordon sanitaire, extrême droite et tout ce que l’on veut. Vous et vos idées n’êtes même pas envisageables pour le commun des mortels et pour les grands médias. On peut continuer à ignorer la fracture qui grandit entre la population et nous. Ce milieu se protège comme cela. C’est un peu le système immunitaire de Big Brother. C’est ce chantage permanent à l’extrême droite.

Finalement votre solution c’est « ne faites confiance qu’à vos proches, vos familles. Achetez une ferme et fortifiez-là. Cultivez votre jardin, soyez autonome en eau et attendez que cela passe »…

La solution ultra autonomiste est un peu romantique. Le type tout seul, même s’il a ses laitues qui prennent le soleil, que tout va bien, qu’il a un bel abri anti atomique et qu’il est bien armé, il ne pourra pas tout prévoir et ne pourra pas résister à une troupe armée. Il sera toujours à la merci de ses pairs. Je ne prône pas le recours aux forêts totales et à l’isolement absolu. La fuite n’est jamais une solution, mais plutôt se réimplanter dans la vie locale, retisser des réseaux de confiance de manière à moins dépendre de l’hydre, des moyens d’acheminement de Big Brother, mais peut-être de se réattribuer du poids sur nos existences.

Dresser sa bête en attendant que l’hydre s’effondre.

C’est une forme de contre dressage. Plutôt que de subir, de marcher aux ordres des médias, de ce conditionnement et de ces phrases qu’on nous apprend tous les jours, apprendre à être son propre maître, se vacciner contre tous ces messages. On parle de 4 heures de télévision par jour, de 2 heures de radio, de publicités, d’internet. On a des moyens très limités. Il faut véritablement devenir une citadelle intérieure pour résister aux assauts de ce conditionnement.

En vous adressant directement au public, n’avez-vous pas peur que certains y voient des ordres donnés au premier degré comme aller tirer dans l’Assemblée nationale ou plastiquer la banque de France ?

C’est une question assez récurrente. Comme disait l’autre, on n’est pas à l’abri d’être aimé par des imbéciles et d’être compris de travers et que n’importe qui plaque son fantasme sur ce que vous faites.
À un moment, il faut aussi parier sur l’intelligence du lecteur. Même s’il est désespéré, il ne faut pas céder à l’autre excès ni à la tyrannie inverse ni à l’idéologie nouvelle. Il faut essayer de se battre pour garder ce fil de la raison, du réalisme et ne pas aller dans un autre délire. Dans ce livre, je n’appelle évidemment pas du tout à la violence. J’espère que je suis assez clair dans ce livre. Pour moi, cette chape de plomb Big Brother est une violence qu’il exerce en permanence sur les individus puisqu’il les contraint à subir ce qu’ils ne veulent pas subir. C’est une violence. Ce livre est plutôt un catalyseur de liberté plutôt qu’un prophète d’un ordre extrêmement rigide et réglé.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Pas de “privilège blanc” au Royaume-Uni

Le sujet du sort des enfants blancs de la classe ouvrière et des familles pauvres revient régulièrement sur le devant de la scène au Royaume-Uni à la faveur d’études diverses montrant qu’ils sont plus défavorisés que leurs camarades de couleur. Néanmoins, ces études n’entraînent pas de réaction des pouvoirs publics paralysés par la peur de se faire accuser de racisme. La dernière étude en date avait été lancée en avril par un député conservateur, Robert Halfon, en qualité de président de la commission de l’éducation de la Chambre des communes. D’autres études concernant les groupes défavorisés sont prévues, par exemple en ce qui concerne les enfants tsiganes. Mais avoir commencé par les enfants blancs a valu au député de se faire taxer de raciste. « Les autres groupes ethniques ont de meilleures performances [à l’école] que les Blancs, et donc je ne vois pas en quoi c’est raciste », avait alors déclaré Halfon, en précisant que « le rôle de cette commission est de s’intéresser aux catégories d’élèves qui sont laissés en arrière ».

Les résultats de l’étude de la commission parlementaire ont été publiés et repris par le Daily Mail le 20 septembre. Ils confirment ce que l’on savait déjà, à savoir que, d’une part, les enfants blancs de la classe ouvrière ont de moins bons résultats à l’école que les enfants non-blancs provenant de familles avec un niveau de vie similaire et, d’autre part, les aides publiques et celles des associations donnent la priorité aux minorités ethniques et font l’impasse sur la partie défavorisée de la majorité blanche. C’est dit dans l’étude : s’intéresser au sort des enfants blancs « n’est pas à la mode » et c’est aussi « tabou » car porteur d’une connotation de type « droite dure ». Souffrant d’un a priori défavorable dès leur plus jeune âge, les enfants blancs de la classe ouvrière seront en outre, selon cette même étude, les plus durement affectés par la pandémie actuelle et son impact sur le fonctionnement des écoles.

Préjugé politiquement correct

En attendant, les chiffres sont déjà très parlants. Ainsi, par exemple, les élèves blancs ayant droit aux repas scolaires gratuits (subventionnés) ont statistiquement deux fois moins de chances que leurs camarades de couleur (Noirs, Asiatiques et autres minorités ethniques) d’avoir de bonnes notes aux examens GCSE de fin d’études secondaires. L’année dernière, les notes aux GCSE des élèves blancs ont encore chuté alors qu’elles ont augmenté pour la plupart des autres ethnies.

Illustrant à quel point les élèves blancs sont aujourd’hui victimes du préjugé politiquement correct – et profondément raciste – qui fait d’eux des privilégiés du fait de leur couleur de peau, deux écoles prestigieuses ont refusé l’année dernière un don d’un million de livres sterling qui leur était proposé par un professeur philanthrope pour l’éducation des enfants blancs de familles pauvres. L’offre de sir Bryan Thwaites a été refusée par les écoles Dulwich College et Winchester College pour le motif que cibler les enfants blancs serait une forme de discrimination raciale. « Si l’université de Cambridge peut accepter une donation encore plus importante pour soutenir les étudiants noirs, pourquoi ne puis-je pas faire la même chose pour les Britanniques blancs défavorisés ? », avait alors demandé sir Bryan Thwaites sans parvenir à convaincre les deux écoles qui craignaient pour leur image si elles acceptaient.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 25 septembre 2020

Centres commerciaux : l’esbroufe de Macron et la réponse identitaire, par Clément Martin (Les Identitaires)

Emmanuel Macron a annoncé retenir l’une des propositions (sur les 149) de la Convention citoyenne sur le climat : la mise en œuvre d’un moratoire sur les zones commerciales en périphérie des villes ainsi que la sanctuarisation des espaces agricoles naturels et forestiers.

Quelle est la situation en France ? Paradoxale. En effet, notre pays combine le socialisme le plus insupportable et une multitude de passe-droits octroyés aux puissances commerciales et financières. La France est le pays du fiscalisme, des règlements tatillons et des interventions incessantes de la bureaucratie : racket au nom de la sécurité routière, flambée des impôts sur le tabac, droits de succession et taxe foncière aberrants qui découragent la propriété…

Ce poids de l’administration n’entrave pas, bien au contraire, le développement des multinationales dans notre pays : la France est le pays d’Europe où l’on compte le plus grand nombre de centres commerciaux par mètre carré. Le concept du centre commercial a été importé en France par un Hongrois, naturalisé français dans les années soixante, après de fructueux séjours aux États-Unis. Depuis, les zones commerciales enregistrent une croissance folle grâce à la complicité de l’État. Depuis 1996, les promoteurs n’ont plus l’obligation de présenter un certificat attestant que leur projet est compatible avec le plan local d’urbanisme, c’est-à-dire que Paris a tout simplement tiré une balle dans le dos des collectivités locales. Depuis, ces dernières ne s’en plaignent pas, encourageant partout où c’est possible l’apparition des galeries marchandes. Dès lors, les centres commerciaux peuvent être construits en zone inondable.

Depuis 2008, sous Sarkozy, les centres commerciaux n’ont aucune obligation de s’étendre sur un nombre limité de mètres carrés en relation avec la population de la commune. La loi de « modernisation » de l’économie a aussi fait sauter l’obligation de comparer les emplois créés par les centres commerciaux et ceux détruits en centre-ville ; de plus, les commerçants ne siègent plus dans les commissions d’autorisation des zones commerciales, celles-ci étant désormais peuplées d’hommes politiques tout à fait complaisants. En 2014, on a retiré aux associations environnementales la légitimité pour agir en justice contre les autorisations de centres commerciaux : elles ne peuvent plus lancer de procédure de recours. Enfin, en 2016, le contrôle des surfaces illicites a été supprimé.

Autant dire que la France est devenue le paradis des bétonneurs et des grandes enseignes. Celles-ci étouffent leurs fournisseurs – les supermarchés réalisent des marges indécentes sur le dos des producteurs –, ouvrent de plus en plus leurs portes le dimanche, au détriment de la vie de famille des gérants et des employés, et font disparaître les petits commerces, et avec eux les centres-villes et la vie de quartier. Bref, c’est l’identité même de nos communes qui est menacée : autrefois habités par des artisans, des employés, des commerçants et d’autres travailleurs français, les centres-villes sont maintenant partagés entre bourgeois de gauche sans enfants et immigrés hostiles.

Les Français de souche de la classe moyenne modeste et élargie sont priés d’aller s’exiler ailleurs. Depuis deux ans, l’association En toute franchise, créée par un couple de petits commerçants, bataille auprès du gouvernement sans parvenir à gagner son attention. Rien ne permet de croire qu’Emmanuel Macron, seulement motivé par la mode écologique et le désir de ne pas perdre l’électorat bobo, soit capable d’enrayer le grignotage de notre pays par Leclerc, Carrefour et Cultura. Seule une audacieuse politique économique, cohérente et globale, peut redresser la barre. Celle-ci devrait à la fois défendre la petite propriété et stimuler la créativité en abolissant les impôts injustes, et d’autre part, tenir bon devant les groupes de pression affiliés aux multinationales.

L’État, au nom d’une politique économique identitaire (d’aucuns diraient : « l’État stratège »), doit clairement établir des priorités en encourageant certaines activités économiques conformes au bien commun et décourager les « gros » de vouloir l’être encore plus sur le dos des « petits ». Le romancier catholique G.K. Chesterton écrivait : « Le problème dans une société capitaliste, c’est qu’il n’y a pas assez de capitalistes », autrement dit « de propriétaires ». Et par « société capitaliste », il faut entendre « société où l’État se couche devant les monopoles commerciaux ». Par le distributisme, Chesterton défendait un modèle de société où l’accès à la propriété individuelle et familiale est favorisé afin de faire émerger un peuple de propriétaires enracinés. Ceux-ci seraient ensuite capables d’exercer leurs droits civiques de manière éclairée, dans la mesure où ils ne dépendent ni de l’Etat-nounou, ni du salariat. À rebours du socialisme et du mondialisme, le localisme identitaire est la seule alternative.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Agressée à Strasbourg parce qu’elle portait une jupe – Ne jamais baisser les yeux !

« Tu te tais salope et tu baisses les yeux ! » C’est, entre d’autres dégueulasseries, ce qu’ont dit trois salopards à Elisabeth, une jeune femme de Strasbourg. Avant de la tabasser (Présent du 24 septembre). Au motif, semble-t-il, qu’elle portait – horresco referens – une jupe… Quel genre d’hommes – sinon des impuissants frustrés – pour reprocher à une femme sa féminité ?

Ce « fait divers », qui n’a pas fait la une des médias (à l’exception de Pascal Praud sur CNews), est emblématique à divers titres. Une citation (attribuée à tort à Camus, mais qu’importe) dit : « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde. » Mais il y a pire que de mal nommer les choses : c’est de ne pas les nommer. Et pire encore : s’interdire – voire interdire – de les nommer.

La pitoyable Marlène Schiappa, ministre délégué à la Citoyenneté (sic), est allée faire du bruit avec la bouche à Strasbourg. Pour nommer le mal ? Surtout pas. Pour promettre de multiplier les verbalisations pour « outrages sexistes » (les wesh-wesh en tremblent encore dans leurs sarouals…).

Il ne s’agit pas, et tout le monde le sait, y compris Schiappa, de banals – si on peut dire – outrages sexistes. On est au-delà des machos un peu bourrins, des harceleurs au front bas, des dragueurs lourdingues. Tout le monde le sait, mais tout le monde politico-médiatique se tait.

Tant que l’on taira les origines ethniques et – osons le dire – religieuses de ces lâches racailles, on pourra compter les malheureuses tombées sous leurs coups. Et les lâches racailles pourront continuer de faire la loi dans les rues.

La preuve ? Peu de jours après l’agression d’Elisabeth à Strasbourg, deux jeunes filles ont été agressées à Mulhouse – ce n’est vraiment plus ce que c’était l’Alsace… – au motif que l’une d’entre elles portait, selon son agresseur, « une jupe trop courte ».

La scène s’est déroulée au centre de Strasbourg, près d’une station de tramway. Le wesh-wesh, âgé de 18 ans (on le sait parce qu’il a été arrêté avant d’être relâché après qu’on lui a tiré gentiment les oreilles), s’est pointé devant les jeunes filles et a lancé à celle qui portait une jupe : « Tu vas pas t’habiller plus court ? » Et puis il l’a giflée et jetée à terre. Puis il s’est attaqué à l’autre jeune fille venue défendre son amie. A la différence des lopettes de Strasbourg qui ont regardé Elisabeth se faire violenter sans intervenir pour l’aider.

Dans les zones de non-France, ces zones où la police ne va pas, où il n’y a pas de charcuteries, où l’haanout (épicerie) du coin ne se risquerait pas à vendre de la bière et du vin, où les boucheries sont halal, il y a une sorte de milice islamique. En Iran, on appelle ça Sepâh-e Pâsdaran-e Enghelâb-e Islâmi (Gardiens de la Révolution islamique). Dans les zones de non-France, ce sont des groupes non structurés, ils n’en ont pas besoin pour s’imposer, qui font régner l’ordre chariesque. Il y a les bâchées, qui sortent (et encore, pas toute la journée) couvertes de la tête aux pieds, et des jeunes filles qui vont au lycée, fagotées comme des sacs, revêtues de sweats informes et de pantalons de survêtements aussi affriolants qu’un verset du Coran… Des jupes ? Enta mahboul, wallah !

Mais on pouvait espérer qu’en dehors de ces zones dar es-islam, les rues encore libres de nos villes seraient préservées de pasdarans haineux à la sauce moslem. Ce n’est plus le cas. A Strasbourg et à Mulhouse, villes certes déjà bien gangrenées par des populations qui n’ont ni nos mœurs, ni nos coutumes, ni notre foi, c’est au cœur même de la cité que les salopards ont frappé.

Alors continuons à rester dans le déni, continuons à ne pas nommer le mal et ceux qui le véhiculent… Si les Français – et je parle-là des hommes (pas de ceux dont Macron veut faire des mères comme les autres) – ne se lèvent pas pour défendre Elisabeth, leurs femmes, leurs sœurs, leurs filles, c’est bientôt à eux que la racaille viendra dire : « Tu te tais salope et tu baisses les yeux ». •

Alain Sanders

Article paru dans Présent daté du 30 septembre 2020