Face à l’islam déchaîné, se réveiller ou mourir, par Ivan Rioufol

Se réveiller ou mourir. Cette fois, la France est arrivée au bout de son somnambulisme. La décapitation au couteau d’un professeur d’histoire-géographie, vendredi dans une rue d’Eragny (Val d’Oise) par un jeune réfugié tchétchène, est le résultat de trente ans de lâchetés collectives face à l’islam radical. L’aveuglement des sermonnaires a conduit à la mise en application de la charia (loi islamique) dans toute son horreur. C’est le Coran pris à la lettre qui permet, en effet, de couper la tête du blasphémateur, mais aussi d’égorger le Juif, le Chrétien, le mécréant. Samuel Paty, enseignant au collège du Bois d’Aulne, à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), avait donné à étudier des caricatures de Mahomet, dans le cadre d’un cours sur la liberté d’expression.

Pour cette raison, des parents d’élèves musulmans avaient demandé à sa hiérarchie qu’il soit sanctionné. Les réseaux islamistes, appuyés par un imam fanatique, ont contribué à armer le bras du tueur, après avoir répandu une sorte de fatwa. Ce lundi sur Europe 1, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a déclaré : « Nous sommes en guerre ». Le 16 mars, Emmanuel Macron usait de la même expression contre le Covid-19. Mais cette fois, il s’agit pour la France de se battre, et non de se calfeutrer.

Face à la monstruosité de l’islam déchaîné, la République ne peut plus trembler, ni s’excuser encore de son passé ou de ses règles. Les bougies, les peluches, les petits cœurs et les « vous n’aurez pas ma haine » sont autant de signes de faiblesse qui n’ont plus leur place. Les manifestations n’ont plus guère de sens non plus. Surtout quand elles accueillent, comme hier à Paris, des mouvements qui ont choisi de flatter électoralement le communautarisme islamique. C’est sans vergogne que la France Insoumise, la Ligue des Droits de l’Homme, le Snes et biens d’autres organisations ont appelé à manifester comme le crime djihadiste.

Or ces traîtres étaient, le 10 novembre, dans les rues de Paris avec les islamistes pour dénoncer l’ « islamophobie », ce permis de tuer qui est aussi la raison sociale du CCIF (collectif contre l’islamophobie en France), dont Darmanin souhaite la dissolution. L’Etat doit faire en sorte de chasser hors de France les adeptes de l’islamo-fascisme. Mais il appartient également aux Français de faire le procès des lâches et des « collabos » qui, à droite comme à gauche, ont progressivement cédé le pays aux minorités conquérantes, au nom de la repentance, du métissage, de l’excuse sociale et des droits de l’homme, cet allié du totalitarisme coranique. La nation, acculée, ne peut plus reculer.

Ivan Rioufol

Texte daté du 19 octobre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Alexandre Rodde : « Le djihad a évolué sur les cinq dernières années »

Alexandre Rodde, membre du Centre d’étude de la Sécurité et de la Défense (CESED), consultant en sécurité intérieure, officier de réserve de la Gendarmerie nationale et co-auteur avec Bernard Meunier, du livre « Passage à l’acte : Comprendre les tueries en milieu scolaire » (aux éditions Kiwi), était l’invité d’André Bercoff, lundi 19 octobre, sur Sud Radio

Dans son dernier livre, co-écrit avec Bernard Meunier, Alexandre Rodde traite les histoires de tuerie de masse dans le milieu scolaire. « Toutes les histoires ne concernent pas forcément le terrorisme en soit mais la protection de toutes les écoles« , précise l’auteur. En France, la seule tuerie de masse en milieu scolaire avait marqué les esprits en 2012. C’était à Toulouse, l’attentat contre Ozar Hatorah perpétré par Mohammed Merah.

Un changement de stratégie pour les terroristes

Depuis la seconde attaque contre Charlie Hebdo, le 25 septembre dernier, rue Nicolas-Appert à Paris, Alexandre Rodde travaille particulièrement sur la question du terrorisme et note que « le djihad a évolué sur les cinq dernières années« . Les terroristes tentent de « s’adapter aux méthodes policières et militaires que l’on a pu mettre en place au Moyen-Orient« , explique-t-il.

Une menace jusqu’alors « projetée« , où les groupes terroristes « envoyaient du personnel et les mettaient en liaison avec un niveau logistique important« , décrit le consultant. Meilleur exemple, les attentats du Bataclan ou de Charlie Hebdo en 2015, avec « des moyens importants, de l’ordre de 10.000 euros pour l’opération« , note Alexandre Rodde.

Des attaques low-cost

Désormais, les terroristes passent « à des attaques low-cost« . « Du fait qu’on ait détruit ces groupes djihadistes à l’étranger, ils sont obligés de changer de stratégie et incitent les gens qui sont déjà sur le sol français à passer à l’acte« , observe l’auteur. Une stratégie qui existe depuis longtemps et consiste à fomenter « plusieurs petites attaques où on tue une ou deux personnes à la fois, mais qui marque l’opinion publique« . L’objectif des djihadistes : « créer un conflit civil qui favoriserait la montée de l’islam radical« , affirme l’officier de réserve de la Gendarmerie.

Vendredi 16 octobre, un nouvel acte terroriste a secoué la France et l’univers scolaire. Un professeur d’histoire-géographie a été décapité à la sortie d’un collège à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). Après l’émotion suscitée par cet acte barbare, les questions, notamment liées aux menaces qui pesaient contre ce professeur depuis plusieurs jours. « La question qu’il faut se poser c’est de savoir si l’information était transmise à la police locale et si quelque chose a été mis en place« , réagit l’auteur. « La partie sécuritaire ne doit pas être dans les mains de l’Éducation nationale qui n’est pas à même de s’occuper de ça« , rappelle-t-il.

Une analyse reprise du site Sud Radio

MMA: l’Hexagone se lance enfin dans l’octogone

20/10/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Début octobre, les premiers combats officiels de MMA ont eu lieu en France, suite à l’autorisation délivrée par Roxana Maracineanu, ministre des Sports.

Un évènement historique pour les pratiquants et amateurs de cette discipline, jusqu’ici diabolisée.

Un instructeur d’arts martiaux mixtes à la Gracie Barra explique à Sputnik les changements qu’apporteront cette légalisation dans le monde des sports de combat en France.


Fatwa à Conflans-Sainte-Honorine

Personne ne peut aujourd’hui l’ignorer : à l’heure où les réseaux sociaux disposent d’un pouvoir de nuisance phénoménal, et où ces derniers sont surfréquentés par les partisans de l’islamo-terrorisme, pointer violemment du doigt Samuel Paty comme l’ont fait l’activiste salafiste Abdelhakim Sefrioui et le non moins islamiste Ibrahim C., dans une vidéo postée le 8 octobre sur YouTube, revenait ni plus ni moins à lancer une fatwa à l’encontre de ce professeur d’histoire-géographie du collège de Conflans. Reçue cinq sur cinq, cette véritable condamnation à mort n’aura d’ailleurs pas tardé à être mise à exécution puisque vendredi, soit huit jours à peine après la mise en ligne de cette vidéo, Samuel Paty était décapité par le djihadiste tchétchène Abdoullakh A. ! La vidéo est éloquente : sur fond de chants de religieux islamiques, Ibrahim C., père d’une élève qui s’était plainte, et Abdelhakim Sefrioui, membre du Conseil des imams de France, accusaient violemment l’enseignant, qualifié de « voyou », d’avoir commis « l’abject » en montrant des caricatures de Mahomet à ses élèves. S’ensuivaient alors un récit complètement mensonger de cette affaire par l’élève se disant « choquée », puis les pleurnicheries de son père Ibrahim appelant à « dire stop à ce voyou », et enfin une intervention de Sefrioui invitant tous les musulmans à exiger la suspension immédiate de l’enseignant et à se mobiliser. Et comme si cela ne suffisait pas, Ibrahim C. publiait un peu plus tard sur Facebook les nom et numéro de téléphone de Samuel Paty…

La responsabilité de ces deux individus dans le meurtre affreux de ce professeur d’histoire est d’autant moins contestable que leur profil, pour le moins édifiant, ne peut laisser le moindre doute sur le fait qu’ils savaient parfaitement ce qu’ils faisaient en lançant cet appel sur Internet. A commencer par Abdelhakim Sefrioui, figure particulière de l’islamisme, qui ne pouvait ignorer qu’une telle accusation publique avait valeur de fatwa. Un individu bien connu de nos services antiterroristes, puisqu’il est fiché S depuis des années, mais que l’Etat n’a, semble-t-il, pas jugé bon de rendre définitivement inoffensif… C’est ainsi que, en 2004 déjà, Sefrioui avait été repéré, après avoir mené plusieurs actions en faveur du port du voile islamique, dans la rue Jean-Pierre-Timbaud à Paris, connue pour être un bastion de l’islamisme dans la capitale. Repéré aussi pour son violent antisionisme, il avait fondé la même année le Collectif Cheikh Yassine (du nom du fondateur du Hamas, tué par l’armée israélienne en 2004), et avait également organisé durant des mois des manifestations devant la mosquée de Drancy, où officie l’imam détesté des salafistes Hassen Chalghoumi. Enfin, Sefrioui s’était fait à nouveau repérer en juillet 2014, en scandant notamment des slogans à la gloire du Hamas et du djihad islamique à l’occasion de manifestations pro-palestiniennes à Paris.

Quant à Ibrahim C., le père de l’élève de 4e à l’origine de cette ignoble cabale qui s’est terminée par la décapitation de Samuel Paty, on sait que, outre ses liens avec le CCIF, sa demi-sœur fait l’objet depuis 2014 d’un mandat d’arrêt international pour avoir rejoint l’Etat islamique en Syrie… Bref, autant d’éléments qui ont conduit l’Identitaire Damien Rieu à accuser dès vendredi soir sur Twitter « le Conseil des imams de France d’être directement responsable de la cabale contre le professeur Paty qui a mené à sa décapitation », mais aussi à demander à fort juste titre à ce que « cette organisation [soit] dissoute » et « ses membres arrêtés ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 19 octobre 2020

Douglas Murray: « Il n’y a aucune raison pour que l’assassinat de George Floyd par un policier du Minnesota, provoque des pillages à Stockholm ou des émeutes à Bruxelles »

L’islamisme ne passera pas, par Jean-Gilles Malliarakis

La semaine écoulée aura été marquée, pour la France, par la plus grande urgence qui pèse sur le pays. Il ne s’agit pas en effet de la pseudo-guerre annoncée en mars contre le virus. Nous nous trouvons bel et bien en présence d’une véritable agression armée. Elle se confirme désormais comme permanente. Mais nous ne pouvons l’identifier que comme celle que nous mène l’islamisme radical.

On doit constater hélas, que 5 ans après les attentats de 2015, le quotidien officieux Le Monde pouvait encore souligner, ce 16 octobre : »face au Terrorisme, l’urgence d’un large débat en France ». On nous dit : « urgence « . Mais depuis combien de temps le répète-t-on ?

On évitera peut-être de rappeler que l’expression sourire kabyle était hélas bien connue naguère.

À peine remarquera-t-on que l’acte atroce d’égorgement, commis à nouveau, à Conflans-Sainte-Honorine cette fois, est désigné comme une décapitation. Certains esprits mal orientés penseront peut-être que le jacobinisme, après l’avoir tant pratiqué il y a plus de deux siècles, en croit la pratique légitimée.

N’ironisons même pas sur la nature et la structure des « débats » tels que les organisent les bien-pensants. On se contentera de souligner avec l’auteur de l’article, Jacques Follorou, que « ces cinq dernières années, l’État n’a pas souhaité entreprendre le travail de vérité, pourtant nécessaire, sur le terrorisme, sa nature, son origine et son contexte. » (1)

Quand apparaissent ce genre de constats, on doit hélas observer que les commentateurs agréés ne nous parlent que de la défaillance de l’État. Or cette entité, illusion indistincte, se voit pourtant appelée cependant en toutes circonstances à nous sauver. On ne se réfère jamais ni au régime appelé république, ni aux institutions précises que celle-ci délègue sans réserve à certains corps administratifs bien réels où se situent, manifestement, les erreurs à répétition.

On peut même penser qu’il nous est interdit, qu’il est jugé de mauvais goût, de critiquer l’inaction.

Lorsqu’en janvier 2016, le Premier ministre Manuel Valls, de formation trotskiste en apparence assagi avait été confronté à l’attentat de l’Hyper Cacher, il avait déclaré sans regret « qu’expliquer, c’est déjà vouloir un peu excuser« .

Douze mois auparavant, lors de ses vœux à la presse de janvier 2015, le même personnage avait cependant dénoncé lui-même un prétendu « apartheid territorial, social, ethnique« .

Du fait de l’idéologie socialiste à laquelle ce ministre d’hier se raccrochait, comme tant d’autres, unis par-delà la séparation théorique des pouvoirs, il se cramponnait à cette culture de l’excuse et de l’égalitarisme qui fait tant de mal. Les islamistes eux-mêmes s’en nourrissent toujours à l’envi. Comme les bolcheviks ils se veulent et se proclament les damnés de la Terre, et leurs prédicateurs ne manquent jamais de le leur rappeler.

Mais, dans le discours officiel, pas question bien sûr de lier leur flot de haine au laxisme migratoire, et encore moins à leur RATP, Religion d’Amour, de Tolérance et de Paix.

Les Tchétchènes, cette intéressante petite nationalité recrachée par l’ex empire soviétique, sont évalués au nombre de 17 000 sur le sol français (2). Leur brillante communauté s’était déjà illustrée en juin à Dijon. Quelle mesure a-t-on prise dans les 4 mois qui ont suivi ?

M. Darmanin a annoncé, à la suite d’une réunion avec les préfets, et comme s’il s’agissait d’une mesure virile, ce 18 octobre l’expulsion de 231 étrangers dangereux. Cette rodomontade, complaisamment relayée par Europe 1, vise en fait 180 individus détenus et 51 autres, qui devront être arrêtés, puisqu’ils se trouvent en liberté. Impossible donc de prendre au sérieux cet insignifiant chiffrage. Le problème réside également en ceci que cette décision d’expulser état déjà connue le 14, veille de l’attentat, et qu’elle n’a pas été renforcée.

Si l’on souhaite, par conséquent, barrer la route aux islamo-terroristes, ce n’est pas sur nos vaseux communicants, en quête de réélection, que les citoyens doivent miser. Ils ne peuvent compter, que sur leur propre mobilisation résolue sur le mot d’ordre : l’islamisme ne passera pas.

(1) cf. l’article signé Jacques Follourou.
(2) Chiffre officiel ; d’après le criminologue Xavier Raufer, ils seraient en fait 50 000…

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Attentat à Conflans-Sainte-Honorine : tout ça pour ça !

Attentat à Conflans-Sainte-Honorine : tout ça pour ça !
Vendredi 16 octobre 2020, un professeur d’un collège à Conflans-Sainte-Honorine a été décapité par un islamiste. Selon les premières informations, l’auteur de l’attentat aurait voulu « punir » le professeur pour avoir montré à ses élèves une caricature de Mahomet publiée dans un numéro de Charlie hebdo. Retour sur cette énième « réplique » de la publication initiale des caricatures de Mahomet.

Charlie hebdo, une vieille histoire de bouffeurs de curés… et d’imams

L’attentat de vendredi ne peut se comprendre qu’en le replaçant dans un contexte plus large que le seul geste horrible de l’islamiste qui a décapité un professeur d’un collège des Yvelines.

Le journal satirique Charlie hebdo s’inscrit dans une longue tradition française d’humour paillard et anticlérical. Une tradition dont Rabelais n’est pas le moindre des piliers. On peut ne pas apprécier les représentations de prêtres sodomisés ou pratiquant la fellation, mais c’est aussi cela, la liberté d’expression.

L’avènement d’internet et des réseaux sociaux a radicalement changé la donne depuis la création du journal. Alors que dans les années 1970, le lectorat de Charlie hebdo était limité à quelques post-soixante huitards, le réseau internet a démultiplié son audience. Une caricature publiée par un journal peut désormais, en dépit d’un relatif faible tirage, faire le tour de la terre.

Cette possibilité de médiatisation conjuguée à la radicalisation de nombreux musulmans sont à l’origine des attaques et menaces dont ont été victimes les journalistes de Charlie hebdo depuis plusieurs années. La reprise des caricatures de Mahomet, initialement publiées en 2005 dans le journal danois Jyllands-Posten, a signé le début de l’exposition médiatique de Charlie hebdo et des premières intimidations. Elles se sont traduites par l’incendie des locaux du journal, des menaces, un procès, des tribunes de dénonciation, jusqu’aux attentats en 2015 qui ont décimé la rédaction.

L’insolence est toujours là, la légèreté en moins

Chacun s’interrogeait au lendemain des attentats commis en 2015 si le journal allait se relever d’un tel carnage, d’un tel choc frontal entre deux conceptions de la liberté d’expression et de l’humour. Ou plutôt d’un tel choc de la part d’individus déniant tout droit à la liberté d’expression et à l’humour au sujet de leur « prophète ». Courageusement, les survivants de l’équipe du journal, bientôt rejoints par de nouvelles plumes, ont repris le flambeau. Ils n’ont pas renoncé à leur humour impertinent et parfois salace.

Mais la légèreté n’est plus là. Après la couverture post attentat représentant le prophète Mahomet affirmant : « tout est pardonné », l’odeur de la poudre était encore présente. Les mécréants étant châtiés, il n’y a pas eu de conséquences. Mais point trop n’en fallait.

La couverture du 2 septembre 2020 reproduisant les caricatures du Jyllands-Posten a réactivé l’exposition médiatique du journal. Des manifestations de protestation contre cette représentation du prophète ont été organisées dans des pays musulmans, comme au Pakistan. Les frontières françaises n’existant plus depuis longtemps, c’est un Pakistanais installé en France grâce à notre très généreux système social qui a voulu venger ce qu’il considère comme une offense, en attaquant il y a quelques jours violemment au couteau deux victimes à proximité des anciens locaux de Charlie hebdo.

Un humour crispé

Par la force des événements, les temps ont changé. Le climat de légèreté qui prévalait il y a quelques décennies a disparu. L’humour grivois a laissé la place à un humour militant plein d’appréhension. Faut-il dans ces conditions continuer à porter l’étendard de la liberté, alors que cela entraine un enchainement ininterrompu de représailles toutes aussi violentes les unes que les autres ? Seuls quelques individus se dressent pour affirmer : nous ne céderons pas, nous ne pratiquerons pas l’autocensure. Contrairement au professeur du collège de Conflans-Sainte-Honorine, de très nombreux professeurs y ont renoncé, comme le soulignait Valeurs actuelles le 2 septembre.

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Assimilation, séparation ou remigration ?

Le prochain Forum de la Dissidence aura lieu le samedi 21 novembre prochain et aura pour thème Migrexit : de la fin de l’assimilation à la remigration. Un sujet qui a évidemment inspiré Paul Tormenen, spécialiste des questions migratoires.

De longue date, l’assimilation des étrangers souhaitant s’installer en France est allée de soi. Mais rien ne s’est passé comme prévu. Une partie des immigrés présents en France et une frange de plus en plus importante de descendants d’immigrés de la deuxième et de la troisième génération manifestent ouvertement qu’ils ne souhaitent pas s’assimiler. Au lieu de l’assimilation souhaitée, c’est parfois la séparation volontaire qui a été choisie. Pendant ce temps, l’immigration massive continue alors que la France est frappée par une grave crise économique et que le nombre de chômeurs explose.

Quelles sont les perspectives dans ce contexte ? Après avoir abordé l’abandon de l’ambition de l’assimilation, nous présenterons à partir d’une expérience personnelle les signaux visibles d’une séparation entre communautés qui se manifeste dans la société française. Le diagnostic connu, des perspectives existent pour les patriotes ne pouvant se résigner au déclin de la France. Nous en esquisserons quelques-unes en conclusion.

I Le diagnostic
L’assimilation, une belle idée

Assimilation, intégration, inclusion, vivre ensemble : les changements d’appellation pour désigner ce que la société française attend des étrangers souhaitant vivre en France sont nombreux, comme sont nombreux les reculs des gouvernements successifs en la matière. Ils sont au diapason d’une séparation grandissante entre communautés au sein de la population.

L’assimilation. Pour un français né dans les années 1960, l’assimilation est longtemps allée de soi. Dans la vie quotidienne, elle se traduisait par une discrétion de la part des immigrés, qui ne manifestaient pas en public leurs origines ethniques. Le récit national ne faisait pas débat lors des cours d’histoire, pas plus que le porc servi à la cantine. Les personnes d’origine étrangère s’efforçaient de garder leurs coutumes, leur culture et leur mœurs pour chez eux, pour la sphère privée.

L’assimilation n’est pas un vain mot dans la culture et l’histoire de notre pays. Le droit la mentionne comme une condition d’accès à la nationalité française. Mais les conditions posées par les différents textes précisant les exigences en la matière sont non seulement très générales, elles ne s’appliquent pas à tous ceux qui acquièrent la nationalité française par le droit du sol (1). Il ne faut donc pas compter sur ces formalités administratives pour « fabriquer des français ».

Avant d’être encadrée par le droit, l’assimilation était avant tout un état d’esprit, une discrétion, un effort de tous les jours pour se faire accepter par les autochtones, dont les étrangers connaissaient les attentes.

Le changement est devenu perceptible dans le courant des années 80. Le regroupement familial et un peu plus tard les régularisations massives organisées par les gouvernements de gauche ont facilité une accélération des flux migratoires. Il ne s’agit désormais plus d’individus isolés mais de peuples que l’on fait entrer en France. L’entre soi est devenu plus fréquent. De nombreux étrangers ou personnes d’origine étrangère ont pu continuer à vivre « comme au pays ». Le maintien du lien avec la culture d’origine a été facilité par les chaines de télévision reçues par satellite. Des communautés de plus en plus homogènes se sont multipliées. Le travail de sape mené par des prédicateurs islamistes a fait le reste.

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Assassinat d’un professeur : l’impuissance de nos dirigeants face à l’islamisme

L’assassinat barbare d’un professeur d’histoire, coupable d’avoir voulu expliquer à ses élèves l’importance de la liberté d’expression, est l’aboutissement extrême des menaces et des pressions régulièrement exercées dans les établissements scolaires par des familles qui font passer la loi de leur religion avant la loi de la nation.
Il est aussi la conséquence d’un laxisme trop fréquent, qui refuse de reconnaître la réalité : la volonté des islamistes d’imposer progressivement leurs conceptions politico-religieuses, incompatibles avec les valeurs de notre culture.

Faut-il rappeler que l’objectif de l’école est théoriquement d’instruire les élèves, en leur transmettant des savoirs objectifs et rationnels ? De leur apprendre à acquérir un jugement critique et à construire leur liberté de pensée ? Force est de constater que des professeurs de toutes disciplines subissent les pressions d’une minorité pour les faire renoncer à aborder des périodes de l’Histoire, des écrivains, des théories scientifiques, ou à effectuer avec tous les élèves certaines activités. Les enseignants seront-ils contraints, pour ne pas se mettre en danger, de céder au chantage exercé contre eux ou de s’autocensurer pour éviter des représailles, qui peuvent aller jusqu’à la décapitation ? Ce serait faire le jeu des ennemis de la France et renoncer à leur mission.

Force est de déplorer que les autorités publiques ne donnent pas toujours l’exemple de la fermeté devant ces comportements intolérables, que les professeurs de bonne volonté ne sont pas suffisamment soutenus par leur hiérarchie, plus soucieuse de donner l’illusion de la sérénité dans les établissements scolaires que de lutter contre ces dérives. Sans compter la crainte de se faire accuser de pratiquer des amalgames ou, pire, la complaisance idéologique pour l’islamo-gauchisme. Nos gouvernants vont défendre en paroles la liberté d’expression, décréter un hommage national, mais les actes suivront-ils ? S’ils agissent, seront-ils sans arrière-pensées, tant ils sont imprégnés de la pensée unique et du politiquement correct ?

Le gouvernement, à commencer par le président de la République et le ministre de l’Éducation nationale, devraient prendre des mesures efficaces pour combattre ces intrusions de l’islamisme. Malheureusement, si l’on ne peut douter de la sincérité de Jean-Michel Blanquer, qui a toujours montré son attachement au respect de la laïcité, les hésitations constantes d’Emmanuel Macron à nommer les choses, son opportunisme, l’influence de la gauche de sa majorité qui récuse la lucidité de ceux qui soulignent, depuis des années, l’impérialisme de l’islamisme, laissent le champ libre aux ennemis de la France.

Après un faux-semblant d’union nationale, les démons de l’angélisme ou de la connivence se réveilleront pour accuser les dénonciateurs de l’islamisme d’attiser les haines. On fermera les yeux sur l’entreprise conquérante d’une religion qui n’a jamais admis l’apostasie. On trouvera aux pires criminels des excuses économiques et sociales, on cédera encore du terrain. L’esprit munichois de capitulation n’a pas fini d’exercer ses ravages si nos dirigeants restent aveugles et ne prennent pas ce problème à bras-le-corps. Mais que peut-on attendre du pouvoir actuel ? Est-il capable d’audace et de pugnacité pour s’opposer à l’islamisme ?

Sans une prise de conscience salutaire, sans un sursaut de la nation, le roman de Michel Houellebecq, Soumission, risque fort de devenir bientôt l’avenir de la France. « Ils ne passeront pas », a promis Emmanuel Macron. Hélas, ils sont déjà passés !

Philippe Kerlouan

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Samuel Paty – “Il a insulté notre prophète” : des collégiens musulmans de Conflans “plaisantent” sur la mort de l’enseignant décapité

Le refus du risque rend la France apeurée, par Ivan Rioufol

Est-ce ainsi que les hommes vont vivre ? Le choix d’une société hygiéniste, imposé sans débat par Emmanuel Macron, est une alarmante régression démocratique. Mercredi soir, le chef de l’État a été jusqu’à recommander aux Français de « se laver les mains« . Au prétexte de sauver l’hôpital public, infecté par la bureaucratie, le pouvoir rabaisse les citoyens infantilisés au rang d’une chiourme à mater : tel est le sens qui peut être donné au couvre-feu (21 h -6 h), cette mesure policière répressive qui sera imposée dès samedi, pour au moins quatre semaines, en Île-de-France et dans d’autres métropoles. En fait, un autre séparatisme disloque la nation.

Ce divorce-là oppose, radicalement, la France d’en haut à celle d’en bas. Ce schisme n’est pas moins dangereux que le sécessionnisme politique qui pousse des cités islamisées à rompre avec la République. Dans les deux cas, l’État dévitalisé et apeuré est prêt aux prudences les plus irréalistes pour éviter les tempêtes.

Protéger la vie : l’argument est avantageusement avancé par le gouvernement pour justifier ses défensives face au virus ou aux guérillas urbaines. Cet apparent humanisme n’a pourtant pas empêché les députés de la majorité, dans la torpeur d’août, de voter pour l’interruption médicale de grossesse (IMG) à neuf mois, c’est-à-dire au terme de la naissance, en cas de « détresse psychosociale » de la mère. Les mêmes « progressistes » de LREM ont, comme la députée Albane Gaillot, crié « Victoire ! » après le vote l’autre jour d’un allongement de l’IVG de 12 à 14 semaines. Dans Le Monde (7 octobre), Israël Nisand, chef du service de gynécologie obstétrique au CHU de Strasbourg, a décrit ainsi l’acte médical qu’il réprouve : « À 14 semaines, le fœtus mesure 120 millimètres et la tête est ossifiée. Ce qui veut dire qu’il faut couper le fœtus en morceaux et écraser la tête pour le sortir du ventre. »
Ces gens qui exhibent leur grande bonté sont des monstres.

La France achèverait son déclin si elle devait devenir, sans résister, ce pays lâche et tremblant qui s’étend, sous la direction d’ »élites » soucieuses de s’épargner trop d’ennuis. Subrepticement, la société verse dans la paranoïa quotidienne, au prétexte de ne prendre aucun risque.

Ivan Rioufol

Texte daté du 15 octobre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Les Afrikaners à bout : génocide blanc en Afrique du Sud

Le 2 octobre dernier, le corps de Brendin Horner a été retrouvé torturé et pendu à un poteau près de la ferme où il était employé. Les présumés assassins de ce jeune Afrikaner de 21 ans, Sekwetje Isaiah Mahlamba et Sekola Piet Matlaletsa, ont été rapidement arrêtés et enfermés derrière les barreaux d’une prison.

Le meurtre de trop ? Rassemblés devant le tribunal judiciaire de Senekal où comparaissaient les deux criminels, des milliers de fermiers ont violemment manifesté leur agacement et pointé du doigt l’inaction du gouvernement face à ce qui ressemble à un génocide des Blancs. Ils ont tenté de pénétrer dans le bâtiment où étaient enfermés Sekwetje Isaiah Mahlamba et Sekola Piet Matlaletsa, les deux assassins de Brendin Horner, afin de les extirper de leur prison et les lyncher.

5 000 fermiers blancs assassinés

Le meurtre a fait les principaux titres des médias locaux comme internationaux. Depuis 1994, date à laquelle l’Afrique du Sud a officiellement cessé d’être un régime de ségrégation raciale, c’est plus de 5 000 fermiers qui auraient été assassinés en Afrique du Sud. Principal syndicat lié aux milieux conservateurs afrikaners, l’AfriForum a dénoncé « l’attitude nonchalante » du gouvernement sur le sujet et reposé la question d’un génocide blanc en cours dans le pays. Ce que dément formellement le président Cyril Ramaphosa. Pis, face aux scènes de violences qui ont émaillé les manifestations dans cette ville située dans l’ancien Etat libre d’Orange, le ministre de la Justice, Ronald Lamola, a publiquement condamné ces actes et promis de faire arrêter les principaux meneurs qui ont tenté de mettre le feu à un véhicule de la police. Des propos qui sont loin d’avoir apaisé les fermiers. D’autant que la question sensible liée au projet de redistribution des terres n’a toujours pas été résolue et met à mal le rêve de nation arc-en-ciel que le président Nelson Mandela a tenté de mettre en place de son vivant.

Le tribunal de Senekal a décidé de reporter l’affaire au 16 octobre. Leader de l’extrême gauche sud-africaine et très populaire parmi la jeunesse noire, le populiste Julius Malema a apporté son soutien à Sekwetje Isaiah Mahlamba et Sekola Piet Matlaletsa au nom de la présomption d’innocence. Face à la hausse de l’insécurité et ulcérés par ce meurtre que rien ne peut justifier, les fermiers ont annoncé vouloir constituer des milices armées afin de se protéger des attaques qui les visent principalement. Une montée des tensions entre les différentes communautés noires et blanches du pays, déjà malmenées par les actions locales du mouvement local Black Lives Matter, qui pourraient faire basculer l’Afrique du Sud dans une guerre civile et raciale.

Jean-Louis Leroy

Article paru dans Présent daté du 15 octobre 2020

Contre la loi sur le séparatisme, un collectif de mosquées prend de l’ampleur au niveau national

Une centaine de responsables de mosquées se réunissent pour dénoncer “la discrimination de certains musulmans” dans certains discours politiques.

Samedi 2 octobre dernier, une quinzaine de policiers avaient débarqué à la mosquée Omar, dans le 11e arrondissement de Paris, en plein cours d’arabe, pour contrôler les lieux, les enseignants et les élèves. Peu après, plusieurs associations musulmanes s’étaient insurgées de cette opération menée au lendemain du discours d’Emmanuel Macron sur le séparatisme islamique. Depuis, plus de 100 responsables de mosquées françaises se constituent en collectif pour dénoncer « les discours politiques hostiles aux musulmans », rapporte Le Parisien.

« Discrimination » et « stigmatisation »

Au surlendemain de la perquisition, une vingtaine de mosquées et associations, essentiellement en Seine-Saint-Denis, avaient publié un communiqué pour exprimer leur « désapprobation », où elles regrettaient « l’intervention des forces de l’ordre devant les enseignants et les enfants dans un lieu sacralisé ». Plus largement, ce collectif dénonce désormais un niveau de « discrimination » et de « stigmatisation » « jamais vus ». Contacté par Le Parisien, un membre de cette association devenue nationale regrette également « les amalgames » opérés, selon lui, par les autorités et une partie de l’opinion au sujet des associations et écoles musulmanes. « Il ne faut pas confondre les écoles en bonne et due forme, ou les associations qui se contentent de donner des cours d’arabe et de religion, avec les structures clandestines qui accueillent des élèves toute la semaine dans l’illégalité », fait-il valoir.

Pour ce responsable associatif, l’émergence de ces écoles hors-la-loi résulte d’ailleurs… de la stigmatisation. « Prenons l’exemple d’Aulnay-sous-Bois : l’école Bougainville a mis dix ans à voir le jour ! C’est parce que les autorités freinent l’ouverture d’écoles privées musulmanes que forcément, des structures clandestines ouvrent leurs portes », estime-t-il avant d’effectuer une comparaison : « Il y a des milliers d’écoles catholiques sous-contrat en France, très peu de musulmanes, alors qu’il y a six ou sept millions de musulmans dans notre pays. Est-ce normal ? ».

Texte repris du site Valeurs Actuelles

Reportage – Migrants : Situation explosive à Lesbos

16/10/2020 – EUROPE (NOVOpress)
Début 2020 : L’immigration massive à destination de l’Europe a repris de plus belle. La situation dans le camps de migrants de la Moria sur l’île grecque de Lesbos est plus que jamais explosive. Meurtres et incendies s’y succèdent. Les Grecs sont excédés.

Clément Martin est allé enquêté sur place. Découvrez les images et les témoignages chocs qu’il en a ramené.


Mesures « anti-Covid » annoncées par Macron : les Français payent l’incurie du gouvernement, par Franck Deletraz

Instauration à partir de samedi, et pour au moins un mois, d’un couvre-feu entre 21 heures et 6 heures en Ile-de-France et dans ces huit autres métropoles du pays que sont Lille, Grenoble, Lyon, Aix-Marseille, Montpellier, Rouen, Saint-Etienne et Toulouse ; autorisation de se rendre dans la famille pour la Toussaint mais à condition de « porter le masque » et de « respecter les distances » ; limitation des réunions privées ou au restaurant à « six personnes maximum »…

Comme l’on pouvait s’y attendre, c’est un nouveau et sérieux tour de vis que le président Macron a annoncé mercredi soir, au nom de la lutte anti-Covid, lors de son interview télévisée par les journalistes de TF1 et de France 2. Des mesures liberticides et d’autant plus injustes qu’elles font payer aujourd’hui aux Français l’incurie d’un gouvernement qui, depuis mars dernier et le confinement, n’a quasiment rien prévu en vue de la seconde vague épidémique annoncée.

Nos compatriotes rendus responsables

Le récent coup de gueule de Castex, reprochant à nos compatriotes de ne pas tenir compte des consignes sanitaires diffusées par le gouvernement, avait quelque peu annoncé la couleur : au lieu de faire son autocritique et d’admettre que depuis mars dernier le gouvernement n’a en réalité mis en œuvre aucune mesure vraiment efficace (telle que la création en urgence de lits supplémentaires dans les hôpitaux) en prévision d’une probable seconde vague de l’épidémie, le Premier ministre choisissait la facilité en rendant les Français responsables de la recrudescence des cas de Covid-19. Nous n’aurons donc pas été surpris de voir Macron, certes avec un peu plus de diplomatie, nous faire lui aussi la leçon mercredi soir, en annonçant ces nouvelles mesures destinées surtout à palier l’incompétence de l’Etat. Au nombre de celles-ci, nous l’avons dit, ce fameux couvre-feu, dont la durée pourrait bien être prochainement portée à « six semaines ». Mais aussi la réactivation des mesures de chômage partiel pour les secteurs touchés, le versement aux Français qui perçoivent les APL et le RSA d’une « aide exceptionnelle massive » de 150 euros par famille, à laquelle s’ajouteront 100 euros par enfant, ou encore – sans rire – le lancement d’une nouvelle application pour téléphone portable, appelée « Tous anti-Covid »…

« On a détruit l’hôpital public français »

Autant d’annonces qui ont valu à Macron d’essuyer les critiques nombreuses et justifiées d’une grande partie de l’opposition. A commencer par Marine Le Pen qui a jugé que « les aides financières aux secteurs touchés doivent être plus larges, plus rapides, moins complexes que celles mises en œuvre jusqu’à présent », et souligné que l’amélioration de la politique de tests, qui permettrait « la préservation de nos grandes libertés publiques, doit être une PRIORITÉ ». Mais aussi l’eurodéputé RN Thierry Mariani, qui a fait ce constat sur Twitter : « Incapacité à instaurer la stratégie “tester, tracer, isoler”, refus de reconnaître les erreurs commises, aucune création de places en réanimation supplémentaires ! Les Français et des pans entiers de notre économie vont payer l’incurie de Macron et de ce gouvernement ! » Enfin, on citera encore les mots très justes de Michel Onfray qui, invité un peu plus tôt mercredi sur CNews, a estimé que le gouvernement utilisait « un vocabulaire extrêmement martial, tout ça pour ne pas dire qu’on a détruit l’hôpital public français ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 15 octobre 2020

Macron face à Anne-Sophie Lapix et Gilles Bouleau – Jean-Yves Le Gallou dénoncent des journalistes au garde-à-vous

Propagande, couvre-feu, délation… C’est reparti comme en 40 !

Quel pays au monde est capable en même temps de réfléchir à un couvre-feu généralisé à partir de 20 heures, comme si les Allemands paradaient à nouveau avenue des Champs-Elysées, tout en incitant son bon peuple à partir en vacances à la Toussaint ? Comme si le maréchal Pétain avait appelé Léon Blum à la présidence du Conseil ?

Au moment où nous écrivons ces lignes, Emmanuel Macron ne s’est pas encore exprimé. Parmi les options envisagées pour lutter contre une énième seconde vague qui ne cesse de faire des remous, plusieurs options sont à l’étude. Si un reconfinement généralisé ne semble pas envisageable au risque de définitivement tuer le pays, un couvre-feu dans certaines métropoles semblent à l’étude. Ainsi Paris et sa grande couronne se voient menacés. Il est intéressant de noter qu’il s’agit de la seule option qui ait fuité, comme par hasard. Comme pour tester les réactions de l’opinion publique. Et elle a de quoi rassurer le gouvernement mais prodigieusement inquiéter les hommes libres. Les lecteurs du Figaro ont ainsi, dans un sondage, plébiscité le couvre-feu en bon bourgeois effrayés et prévisibles qu’ils ont toujours été.

Sur les plateaux télé, les chroniqueurs et experts se relaient pour apporter toujours plus d’alarmisme et les médecins conviés se divisent maintenant en deux camps. C’est vous dire si l’époque est formidable et emplie de nuances : les alarmistes et les « rassuristes », ce mot écorche les oreilles tant il n’est pas français. Soit il faut inciter au reconfinement, soit il faut limite passer pour un négationniste et dire que le virus n’existe pas. Les plateaux TV et la surabondance des chroniqueurs débattent visiblement d’un sujet que généralement ils ne maîtrisent pas. La preuve en a été faite sur CNews par l’intermédiaire de Florian Philippot. En effet, l’ex-numéro deux du Rassemblement national et président des Patriotes a assuré qu’entre 20 000 et 30 000 personnes étaient mortes de la grippe en 2017. Enorme tollé sur le plateau. Les chroniqueurs et notamment le Dr Hamon, président d’honneur de l’Ordre des médecins l’ont vertement tancé avec le reste du plateau en l’accusant de fake-news. Une salve qui s’est vite tarie lorsque Philippot a sorti les chiffres officiels de 2017 qui font état de 21 000 décès. Douche froide. Pendant ce temps, des policiers entrent chez vous sur dénonciation pour vérifier combien de convives vous recevez. Couvre-feu, police et dénonciation. De quoi réjouir tous les Adolfo Ramirez de ce pays.

Et les Français dans tout ça ? Tiraillés par la peur d’un virus dont on ne sait pas grand-chose à part que sa dangerosité oscille entre la peste noire et le rhume, que les tests sont d’une fiabilité relative et que les victimes potentielles sont un jour des vieillards, le lendemain des hommes sains et jeunes et le surlendemain des obèses morbides. Le « en même temps », véritable girouette faussée, déroute, aveugle et finalement apeure une société et des êtres perdus qui pensaient bien avoir chassé la mort de leur quotidien. Des êtres qui ont été conditionnés pour préférer vivre esclaves plutôt que de prendre le risque de mourir libres. Au nom de la précaution, nos aînés meurent de solitude dans leurs EHPAD. Une mort bien pire que le Covid.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 14 octobre 2020

Sophie Pétronin : le retour de la convertie

« Pour le Mali, je vais prier, implorer les bénédictions et la miséricorde d’Allah, parce que je suis musulmane… » C’est donc une convertie à l’islam par des radicaux qui a été libérée, « en pleine forme » affirme-t-elle, et qui ne veut qu’une chose : retourner au Mali « pour voir ce qui se passe ». On comprend la gêne et la prudence du président Macron allé l’accueillir à l’aéroport. Car pour obtenir le retour de celle qui a refusé de qualifier ses ravisseurs de djihadistes, tout en annonçant s’être convertie à l’islam pendant sa détention, plus de 200 vrais djihadistes ont été libérés. Parmi eux, des hommes qui ont participé à des actions mortelles contre nos soldats.

Réelle catastrophe

Ces remises en liberté sont qualifiées de « réelle catastrophe » par Peer de Jong, ancien aide de camp des présidents François Mitterrand et Jacques Chirac et coauteur de Sécurité et développement dans le Sahel, du concept à la réalité (éd. L’Harmattan). « Bien évidemment, ils vont reprendre les armes immédiatement », estime-t-il dans une interview à franceinfo. Le retour de l’humanitaire musulmane s’inscrit dans un contexte où elle apparait cependant comme un point de détail. Cela s’inscrit dans la volonté de changement du nouveau pouvoir malien. En août dernier, un putsch a changé la donne à Bamako : des militaires renversent le chef d’Etat Ibrahim Boubacar Keïta, contesté dans la rue depuis des mois. Ces militaires font alors de la libération de Soumaïla Cissé un objectif prioritaire. C’est lui le gros poisson des négociations. Il avait été kidnappé le 25 mars dans le centre du pays par des hommes armés, en pleine campagne électorale. A la tête d’une délégation de seize personnes, il se rendait à Koumaira, dans le Cercle de Niafounké à Tombouctou, région située au centre du Mali. Les autres membres de la délégation sont libérés quelques jours après, mais lui était encore entre les mains de ses ravisseurs. Cet homme politique, opposant de premier plan au président renversé, va certainement tenir un rôle important pour la suite. Il pourrait aider, dit-on, à des négociations entre les militaires de Bamako et des organisations radicales du Nord.

La France affirme ne pas être intervenue dans la libération de la dernière otage française, et c’est sûr qu’au Mali, notre rôle politique se réduit. On voit se dessiner un scénario à l’afghane, le pouvoir discutant avec ses Taliban. Paris pourrait se trouver dans une position politique très délicate et la légitimité de son intervention fragilisée. « Les négociations du gouvernement malien avec l’organisation terroriste ont concerné monsieur Cissé. Et il se trouve, on ne va pas s’en plaindre, que Mme Pétronin a été libérée. Et c’est heureux », a expliqué avec son phrasé curieux le chef du gouvernement français, après avoir répondu par la négative aux questions de savoir si la France avait participé aux négociations et si elle avait versé une rançon. Confirmant ainsi les premières versions de l’Élysée. On n’est pas obligé de le croire. Quant à la conversion de l’ex-Sophie devenue Mariam, son fils la justifie entièrement. « Soit elle essaye de s’adapter, soit elle va périr, et ma mère s’est adaptée. » Cela peut en effet se comprendre. Mais une fois libérée, elle a persisté dans sa conversion auprès de djihadistes qu’elle semble avoir hâte de retrouver. On l’a dit, plus de 200 djihadistes ont été libérés. S’ils frappent nos soldats, qui demandera des comptes à Mme Pétronin ?

On comprend que le président n’ait pas osé se réjouir de cette libération, alors qu’il en avait initialement l’intention. Après l’avoir présentée en héroïne les médias eux-même ont adopté un profil bas sur le retour de la convertie par les djihadistes au grand cœur.

Pierre Boisguilbert

Texte repris du site Polémia