PMA : un juteux business – Entretien avec Olivia Sarton : « On se sert de souffrances authentiques pour développer la mainmise des technosciences sur le vivant »

On pouvait espérer que la crise sanitaire retarderait considérablement – à défaut de l’enterrer – l’adoption du projet de loi bioéthique. Il n’en est rien. Mardi 16 juin, un décret était publié au Journal officiel pour convoquer le Parlement en session extraordinaire, afin de continuer l’examen du projet de loi bioéthique et ce à partir du 6 juillet. Parmi les mesures phares de ce projet de loi : la légalisation de la procréation médicalement assistée pour toutes les femmes.

Loin d’être l’avancée sociale qu’on nous présente, la PMA ouverte à toutes les femmes est avant tout un coup d’accélérateur au business de la procréation qui est en plein essor. Business qui se fait au détriment de la santé des femmes qui suivent ce parcours, des couples, des donneurs et aussi, bien sûr, des enfants issus de PMA. C’est le moment de lire le livre très instructif d’Olivia Sarton, directrice scientifique de l’association Juristes pour l’enfance, PMA : ce qu’on ne vous dit pas. Plongée avec l’auteur dans la face cachée de la PMA.

— Comment est né ce livre ?

— Le débat autour de ce projet de loi s’est focalisé sur l’ouverture de la PMA aux couples de femmes ou aux femmes seules. Est martelée la thèse selon laquelle les opposants à la PMA pour toutes sont homophobes. Or, la vraie difficulté posée par la PMA est générale. Elle ne concerne pas seulement les typologies de parents, même s’il y a des difficultés spécifiques lorsque la PMA est réalisée pour des couples de femmes ou des femmes seules. Certaines des difficultés que pose aujourd’hui la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules se posaient déjà pour la PMA avec tiers donneur. Mais alors il n’y avait presque que l’Eglise pour soulever des objections. En travaillant le sujet du projet de loi de bioéthique pour Juristes pour l’enfance je me suis demandé : « A qui profite le crime ? » Il y a souvent une histoire d’argent derrière les dossiers litigieux. J’ai donc voulu creuser et je me suis rendu compte que la PMA est un business énorme et que, pour le développer, certains sont prêts à passer sous silence les dommages collatéraux : atteinte à la santé des enfants, des candidats à la PMA, aux donneurs, aux finances de la Sécu en France, atteinte à la santé psychologique de la société aussi. J’ai voulu le mettre en exergue parce que cela permettait de sortir de ce débat faussé qui était de dire que les opposants au projet de loi bioéthique sont homophobes. Moi, je soutiens la thèse que les promoteurs de l’extension du marché de la PMA qui sont à la fois des financiers et des technoscientifiques n’ont pas grand-chose à faire du droit des femmes seules ou des femmes homosexuelles. Ce qui les intéresse est de pouvoir mettre la main sur la création et la maîtrise de l’homme en général, et, deuxièmement, que ce marché rapporte des bénéfices colossaux.

Voilà l’idée de départ du livre.

— Vous montrez que les techniques de PMA posent de nombreux problèmes mais il semblerait, qu’en France, il ne soit pas de bon ton d’en parler…

— Vous pouvez le dire, c’est très étonnant, on n’en parle jamais ou presque. C’est un sujet qui est pourtant bien évoqué dans d’autres pays où la PMA est extrêmement développée. Les médecins n’ont pas cette espèce de tabou et diligentent des études très bien documentées pour examiner les risques de la PMA. En France, c’est le silence quasi total. Pire, il y a encore quelques semaines, je lisais une présentation de la FIV dans un article d’un magazine féminin sur Internet : le risque identifié comme majeur dans la PMA était l’échec. Ce qui faisait dire au médecin interviewé que la solution pour pallier ce risque était de réitérer le maximum de tentatives possible. C’est exactement l’inverse de ce que je montre dans mon livre car cela abîme la santé physique et psychologique des femmes et que c’est loin d’être le risque majeur de la PMA.

— Vous écrivez par ailleurs qu’au coût technique de la PMA – estimé a minima à 295 millions d’euros –, il convient d’ajouter le coût engendré par toutes ses conséquences négatives. Quelles sont-elles ?

— Pour les enfants, les dommages sont à la fois d’ordre physique et psychologique. Selon des études américaines, les enfants issus de PMA ont 40 % de plus de risques de présenter un syndrome d’autisme. Des études du nord de l’Europe ont révélé que ces enfants ont 2,43 fois plus de risques de présenter un cancer, 40 % de risques de plus d’avoir une malformation congénitale non chromosomique comme des anomalies cardiaques ou des fentes labio-palatines. Il semblerait que ces désordres physiques soient liés directement aux techniques de PMA. La généticienne Alexandra Henrion-Caude dit que cela serait causé, entre autres, par le stress cellulaire engendré par la manipulation mécanique des gamètes, ou encore par la température qui n’est pas celle du corps humain – même si on a des appareils très précis – et qui ne varie pas de la même façon. Ils pourraient aussi être provoqués par l’effraction de la cellule elle-même, notamment dans la technique de FIV, qui s’appelle ICSI, où un seul spermatozoïde est injecté dans l’ovule. Cette effraction de la cellule n’est pas naturelle.

Pour ce qui est des désordres psychologiques, le sujet est tabou même s’il y a eu récemment un article belge disant que 50 % des enfants nés de PMA avec tiers donneur seraient victimes de mal-être. Les psychiatres et les psychanalystes ou pédopsychiatres rechignent à en parler. C’est compliqué parce que la population née par PMA est assez jeune encore et il est donc difficile d’avoir des retours là-dessus. Et, bien sûr, nos parlementaires se refusent à envisager le chaos qui va être créé dans une société qui va priver légalement des enfants de filiation paternelle et de père tout court.

En ce qui concerne les désordres qui touchent les candidats à la PMA, les études sont peu nombreuses. Mais, en allant sur n’importe quel blog, on trouve des témoignages à n’en plus finir de femmes subissant ces désordres physiques extrêmement importants qui mettent leur santé à rude épreuve. Ces techniques affectent énormément l’intimité des couples, beaucoup se séparent après un parcours de PMA même s’il débouche sur la naissance d’un enfant. L’enfant devient le seul sujet du couple, certains disent se sentir totalement réifiés, rendus à l’état de machine pour la « production d’un enfant ».

La troisième population qui est mise en danger par le parcours de PMA, ce sont les fournisseurs de gamètes. Ils courent d’abord un danger juridique : on leur assure aujourd’hui qu’ils n’auront pas à supporter la conséquence de leur don, or cette promesse est très légère. Les lois évoluent. Si le projet de loi de bioéthique est adopté, il laissera la possibilité à des femmes seules ou à des couples de femmes d’engendrer un enfant en évinçant totalement le père de la sphère de cet enfant. Mais on peut très bien concevoir qu’un enfant dans 20 ou 25 ans saisisse un tribunal en disant qu’il a subi un préjudice du fait d’être né de PMA avec tiers donneur, sans filiation paternelle, et qu’il est dans une situation difficile – par exemple un enfant né au profit d’une femme seule et se retrouvant orphelin et privé de tout support familial. S’il demande alors à la juridiction saisie de condamner son géniteur à assumer sa paternité en payant, par exemple, les frais de scolarité et qu’il lui demande des comptes pour les difficultés de la vie qu’il a subies, il est impossible de garantir que la loi ne sera pas modifiée et que des juridictions n’estimeront pas qu’effectivement l’enfant a subi un préjudice. En tant que juristes, nous disons que ce projet de loi fait peser une véritable épée de Damoclès sur ces donneurs.

Enfin, on parle assez peu des donneuses, alors que le prélèvement d’ovocytes a des conséquences physiques importantes d’autant plus qu’elles sont peu nombreuses. Pour effectuer une ponction pour un prélèvement d’ovocytes, il est nécessaire d’hyperstimuler le corps afin qu’il produise en une fois le nombre d’ovocytes qu’il produit normalement en douze, quinze ou dix-huit mois. Si la femme est une « bonne donneuse », on va l’inciter à réitérer ce processus quatre, cinq, six fois. Certaines femmes vont pouvoir fournir jusqu’à 150 ovocytes, ce qui va mettre en question leur propre fertilité. Cette hyperstimulation ovarienne fait courir des risques médicaux d’autant que, une fois les ovocytes prélevés, les femmes ne sont pas suivies médicalement pour ça. Selon des études faites aux USA, certaines développeraient des cancers liés au prélèvement d’ovocytes.

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Invasion migratoire – Des ONG dénoncent la surveillance aérienne de migrants par l’Union européenne

19/06/2020 – FRANCE (NOVOpress)
L’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes Frontex est accusée par plusieurs ONG de recourir à une surveillance aérienne des bateaux de migrants en Méditerranée.

Les organisations soutiennent que l’UE travaille étroitement avec la Libye pour empêcher les navires humanitaires européens de secourir les migrants.


Jean Raspail, visionnaire de l’actuel effondrement, par Ivan Rioufol

Jean Raspail est mort le samedi 13 juin. Ce jour-là, des barbares tentaient de déboulonner des statues et des plaques de Grands Français, ou les badigeonnaient de peinture. Colbert, Napoléon, de Gaulle étaient notamment mis sur les listes des indésirables, dressées au nom de la table rase. Dans le même temps, dans les rues de Paris, une foule « antiraciste » conduite par des leaders se revendiquant du noir leur peau disait sa haine de la police républicaine et de la France, accusée d’être discriminante pour les Noirs et les Arabes. Ceux qui, dans la manifestation, hurlaient : « Sales juifs ! », ou : « Sales blancs ! » étaient laissés en paix par leurs voisins. Ce même jour à Dijon, ancienne capitale des Ducs de Bourgogne, des affrontements extrêmement violents débutaient entre des tchétchènes et des maghrébins exhibant leurs armes à feu, tandis que la police se faisait remarquer par son absence.

Ces scènes d’effondrement d’une nation, envahie par « Big Other » et désarmée par les « élites », auraient pu sortir tout droit d’un roman visionnaire de Raspail. En 1973, son sulfureux Camp des Saints avait décrit une telle débâcle, née de l’intrusion massive d’immigrés miséreux décidés à conquérir un pays indolent et converti à l’apaisement, cette lâcheté dont se prévalent les puissants pour renoncer à défendre la nation. Jean Raspail est mort le jour où la France a été désignée, par des minorités violentes se réclamant de leurs races et de leurs origines, comme l’ennemi à abattre et à remplacer. L’infréquentable écrivain ne pouvait pas trouver là plus bel hommage à sa lucidité. Le 13 juin, oui, l’histoire lui a donné raison.

C’est dans sa tenue bleue d’officier de marine, uniforme qu’il portait en tant que membre des Ecrivains de marine, que Jean Raspail a été inhumé. Ce mercredi matin, en l’église Saint-Roch à Paris, son cercueil avait été recouvert du drapeau bleu blanc vert de la Patagonie. Il y a quarante ans, l’écrivain explorateur avait, en effet, imaginé faire de cette terre perdue d’Amérique du Sud le lieu d’un royaume littéraire, hors du monde mais pourtant bien réel : le Royaume de Patagonie, dont il s’était auto-désigné consul général. De fait, très nombreux étaient ce matin les Patagons naturalisés par Jean Raspail, dont votre serviteur, à s’être retrouvés en cette ancienne église royale, jadis cure du Palais des Tuileries, pleine à craquer. Ceux qui voudront caricaturer l’écrivain royaliste, fervent défenseur de la mémoire de Louis XVI, ricaneront de savoir que les funérailles auront été conduites, en latin, par des curés de la Fraternité Saint Pierre, en présence du Comte de Paris, du prince de Bourbon-Parme et du représentant du Duc d’Anjou.

Ces « progressistes » passeront à côté de l’aventurier et de l’homme de lettre fasciné par les peuples oubliés, les cultures exotiques, les soldats vaincus, les civilisations qui s’écroulent. La chute brutale de la Constantinople chrétienne sous les assauts musulmans, le 29 mai 1453, était de ces épisodes qu’il aimait rappeler. Mais l’écrivain était aussi celui qui imaginait les renaissances, sur les ruines laissées par les démolisseurs. C’est parce que Raspail a, intuitivement, vu juste trop tôt que son nom a été banni par le Système. Un sort semblable avait été supporté en 1968 par le député conservateur britannique Enoch Powell, exclu de la politique pour avoir alerté sur les dangers de l’immigration de masse. Aujourd’hui, il apparaît que les projections de Powell étaient exactes…

Ivan Rioufol

Texte daté du 17 juin 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Déconfinement : mémoire courte et lâche soulagement

Et si Emmanuel Macron faisait oublier son bilan désastreux durant cette crise du Covid-19 ? Les Français vont-ils tout oublier à la faveur du déconfinement ? Pierre Boisguilbert, contributeur régulier de notre site estime ce risque malheureusement très élevé.

« Vous verrez qu’ils finiront par leur dire merci. » On entend cette petite phrase de plus en plus. Et ce que l’on voit depuis le début du confinement en est souvent, une consternante confirmation. « Français, vous avez la mémoire courte », avait dit le maréchal Pétain.

Démocratie Alzheimer

Et c’est vrai que, devant le lâche soulagement de la population devant quelques libertés retrouvées, on peut se demander si la Macronie ne va pas s’en tirer à son avantage. Devant la joie de pouvoir prendre un pot dehors avec copains et copines, tout paraît oublié. Oublié le scandale des masques et des tests, oubliés les mensonges et l’abandon des populations sensibles. On voit bien que c’est la vague du retour au monde d’avant, de consommation et d’égoïsme, qui remplace la peur de la deuxième vague. Ceux qui avaient annoncé un monde plus responsable n’ont qu’à regarder la pelouse des Invalides transformée en déchèterie par la génération écologie pour se dire que, décidément, l’être humain ne tire leçon de rien.

Pour nos gouvernants, s’ils ne sont pas sanctionnés par les tribunaux ou dans les urnes, ce sera encore marquant. Ceux qui vantent le travail pour lutter contre le désastre social, la famille pour briser les isolements générationnels et la patrie pour redonner une souveraineté par son économie à notre pays auront tout oublié si le peuple oublie. Nous sommes dans une démocratie Alzheimer. Nous n’avons plus de mémoire immédiate, mais une mémoire du temps passé qui permet de vivre dans un monde virtuel et une histoire reconstituée, sans s’affronter aux réalités du moment.

L’incompétence de nos dirigeants pendant cette crise aurait dû leur être fatale. Cela a paru un moment une évidence. Certains auraient même dû se faire seppûku ou du moins démissionner. La juste colère populaire aurait dû dès le déconfinement les submerger. Mais on se dit maintenant que l’épidémie a autant de chances, sinon plus, de renforcer le pouvoir que de l’affaiblir et c’est assez démoralisant pour ceux qui espèrent une réaction populaire contre les élites faillies. On voit bien également un rebond du Politiquement Correct qui a profité de la passivité des téléspectateurs captifs du confinement — valorisation de la diversité et du rôle des femmes, accroissement de la censure des opinions divergentes.

Le seul véritable ennemi du pouvoir, ce sont ses incohérences. On ne peut pas imposer le vélo pour sauver la planète et obliger le petit peuple à acheter des voitures électriques pour sauver Renault. On est toujours dans le même discours de la démocratie des hypocrites. Les masques ne servent à rien puisque nous n’en avons pas, ils sont indispensables dès lors que en avons et, grâce à nous, vous êtes sauvés. Finalement, de quoi vous plaignez vous ?

« La crise est finie et grâce au pouvoir vous êtes toujours vivants, ne soyez pas ingrat. » Voila la petite musique que l’on tente d’imposer. Et qui, hélas ! peut marcher. Les populistes finiront-ils par désespérer eux-mêmes du peuple ? C’est tout de même au peuple de montrer à ses défenseurs qu’il est à la hauteur des responsabilités historiques pour la nation, qu’on lui a confisquées et qu’il s’agit de lui redonner. Le pouvoir est à prendre mais il ne suffira pas de se vautrer aux Invalides ou sur les quais de Seine pour le ramasser.

Un espoir cependant. On sait que l’émergence politique de Jean-Marie Le Pen a été tout d’abord une émergence médiatique. Un tribun convaincant, disant enfin autre chose, a crevé l’écran pendant une Heure de vérité en 1984. Le débat Zemmour-Onfray sur Cnews a stupéfié les téléspectateurs par son niveau. Sans parler d’adhésion aux penseurs de la diversité souverainiste, il y a eu reconnaissance d’une confrontation d’intelligences. Ils ont fait la différence dans le débat d’idées. Sur une grande chaine nationale se serait produit un effet Le Pen. On comprend que les Avia et autres Sibeth veuillent interdire une expression de qualité en la diabolisant car, dans ce domaine, la Macronie ne fait pas plus le poids qu’ailleurs. On pensait que tout le monde, et pas seulement Gérard Collomb s’en était rendu compte, et allait en tirer les conséquences. Pour le constat c’est certain ; pour les conséquences, entre mémoire courte et lâche soulagement, c’est hélas bien moins sûr.

Pierre Boisguilbert

Texte daté du 15 juin 2020 et repris du site Polémia

Une militante de Génération identitaire accuse Jean-Luc Mélenchon de mensonge pour la discréditer

18/06/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Jean-Luc Mélenchon n’est pas à une fausse accusation près. Samedi 13 juin, en marge de la manifestation contre le racisme organisée par les proches d’Adama Traoré, des militants de Génération identitaire avaient déployé une banderole « White Lives Matter » au sommet d’un bâtiment surplombant la place de la République, à Paris.

Ils avaient également brandi des fumigènes sous les huées de la foule. Un geste que le patron des Insoumis a (volontairement ou pas) mal interprété, puisque deux jours plus tard, sur son compte Twitter, il a accusé les identitaires d’avoir effectué « des saluts nazis sur les toits de Paris ». Thaïs d’Escufon, l’une des militantes présentes, et Génération identitaire, ont annoncé qu’ils allaient porter plainte pour « diffamation ».


Les antifas et black blocs, alliés objectifs de la Préfecture de Police ?

La manifestation aurait dû se dérouler pacifiquement. Devant des policiers souriants et détendus, les soignants, ces « héros du quotidien », ont à nouveau battu le pavé parisien pour alerter sur leurs conditions de travail. Sempiternelle ritournelle d’un hôpital public en déshérence dont les personnels travaillent en sous-effectif pour des salaires modestes. On a vu de belles scènes pendant cette manifestation, des CRS applaudissant les blouses blanches, des sourires, des saluts, des embrassades même.

Deux corps de l’Etat en première ligne pendant l’épidémie, sacrifiés sur l’autel des incuries du gouvernement et des ministres plus pressés de gérer leur « risque pénal » que d’assurer la sécurité des Français et la sauvegarde des intérêts de la nation. Mais, en fin de journée, tout s’est effondré avec l’apparition des trop fameuses milices en noir. Arrachant le pavé de l’esplanade des Invalides et multipliant les provocations, ils ont fait tourner la marche en émeutes et malmené durement les forces de l’ordre qui comptent plusieurs blessés dans leurs rangs.

Des scènes trop banales dont la réalité crue avait explosé aux yeux du public pendant les manifestations contre la loi Travail. A vrai dire, cela fait quatre ans que de Tolbiac à République en passant par Austerlitz, ces lieux qui sont pourtant d’éclatantes victoires françaises mais autant de défaites de la pensée et du politique. La question est prégnante. Elle obsède. Elle excède. En boucle elle revient et pousse les plus pacifistes d’entre nous à se radicaliser de l’autre coté du miroir. Mais que fait la Police ? Ou plutôt qu’est-ce que ne fait pas la Préfecture ? On a connu un préfet belliqueux jouant des muscles et des mécaniques pour verbaliser les cohortes de familles fuyant le confinement francilien, on retrouve un homme étonnamment discret pour gérer ces violences. Mais le veut-il ? Car les antifas sont bel et bien les idiots utiles des causes sociales.

Ils fournissent à l’opinion pléthore d’images de chaos et de violences qui retombent sur les organisateurs des manifestations, qu’ils soient soignants, pompiers, profs, avocats… Pris entre les feux des pelotons de forces de l’ordre et des infiltrés casseurs, ils voient leur manif leur échapper et leur cause piétinée par ceux qui font passer leur violence pour de l’avancée sociale. Ces antifas, dont les parents sont souvent des bourgeois aisés, se font ainsi les alliés du politique qui les laisse étonnamment franchir des cordons de CRS que des journalistes peinent à franchir. Ce mardi à Dijon, ils ont, en toute impunité, attaqué le cortège de Marine Le Pen qui se rendait au quartier des Grésilles pris, lui, entre les feux tchétchènes et maghrébins.

Les Français, coincés entre des politiques pétochards et des bandes allogènes armées voient chacune de leurs manifestations détruites de l’intérieur par des miliciens d’extrême gauche qui n’ont d’antifascistes que le nom. Le totalitarisme n’est pas un tout, il est une tenaille qui est tout sauf identitaire. Elle est protéiforme.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 17 juin 2020

Eric Zemmour : « Les banlieues françaises, c’est l’alliance de la Kalachnikov et du Coran ! Ce n’est pas une politique de la ville qu’il faut mais une politique anti-immigration ! »

Jean Raspail au-delà des mers, par Alain Sanders

Depuis quelques jours, des « réseaux sociaux », qui se piquent d’aller plus vite que la musique, annonçaient la mort de Jean Raspail, hospitalisé (en fait réhospitalisé plusieurs fois depuis janvier) à Paris. Alors, à force, même si on avait fini par le croire immortel, Jean Raspail s’est éteint.

Il s’est éteint ce samedi 13 juin. A midi. Comme si lui, l’auteur du « controversé Camp des Saints », comme le répètent à l’envi les commentateurs qui se recopient les uns les autres, n’avait pas supporté de voir une fois encore, une fois de plus, une fois de trop, les débarqués du Camp des Saints, justement, déferler dans Paris, avec l’aval et même la complicité du gouvernement. Et il est vrai que tout est annoncé et décrit de ce que nous vivons dans ce livre prophétique.

En pensant à Jean, par-delà le chagrin (plus de quarante ans d’amitié et de complicité sans faille), une expression me vient à l’esprit : « En avant, calme et droit » (les cavaliers savent ce que je veux dire). Il disait : « Les vrais amateurs de traditions sont ceux qui ne les prennent pas au sérieux et se marrent en marchant au casse-pipe. C’est pourquoi la gauche nous hait, un peu comme un bourreau haïrait un supplicié qui rit et se moque avant de mourir. »

Plus avant, je disais que nous avions fini par le croire immortel. Mais pas au sens de l’Académie française qui, pour des raisons politiques misérables, avait refusé de l’accueillir en son sein. Qu’importe… La place nous manquerait pour décliner ici tous les prix littéraires qui lui ont été décernés, à commencer par celui de l’Académie française (à deux reprises, 1981 et 2003) : du prix Chateaubriand au prix littéraire de l’armée de terre en passant par le grand prix Jean-Giono, le prix Daudet, le prix Jules-Verne, le prix Combourg, le prix Prince-Pierre-de-Monaco, etc.

Deux, trois fois par semaine, à 19 heures (pour parler comme les chefs de gare jadis), on s’appelait. Notre rendez-vous colonial, genre club anglais du mythique Raffles de Singapour avant qu’il ne soit salopé par des sagouins. « Tu t’es servi ton bourbon, j’imagine ? » Une taquinerie rituelle : je suis assez bourbon (à tous les sens du mot) alors qu’il était inconditionnel des whiskies écossais très tourbés, les Laphroaig, Ardbeg, Kilchoman… Et puis, très régulièrement, ces dîners de mousquetaires, chez nos chers Tulli, où Jean rivalisait de gentillesse et de drôlerie sous le regard affectueux d’Aliette Raspail.

D’autres vous diront, avec une science convenue et convenable, ce que nous savons depuis toujours avec le cœur : Jean Raspail est certes un immense écrivain, mais il fut aussi un scout audacieux, un aventurier, un explorateur, un conférencier hors pair (ses conférences pour Connaissance du monde ont fait salle comble des années durant). Et il fut cet ami, ce complice, ce confident qui, pour les trente-cinq ans de notre journal, nous envoya ce message : « Journal ou livre, même boulot : tout commence par l’écriture, l’écriture pensée, le tri des idées, exercice noble, quasi magique. Naissent ainsi ce qu’on appelle en journalisme les grandes plumes. Présent n’en manque pas, et l’écrivain que je suis est leur frère. »

Jean Raspail est un passeur d’âmes. Ce nautonier, ce nocher, ce marin de las tierras del fuego, n’aura jamais cessé de nous raconter – de nous inventer – de belles histoires pour nous consoler des laideurs du temps. Il avait conservé l’esprit d’enfance, le panache du Capitaine Fracasse (son livre de chevet), le goût du jeu (du roi). Il a porté tous ces trésors jusqu’à son dernier souffle. Jusqu’au dernier voyage sur le chemin du Bon Dieu.

A son épouse, Aliette, à sa fille et à son fils, Marion et Quentin, nous disons, même si les mots sont dérisoires en de telles circonstances, notre fidèle et indéfectible affection.

Alain Sanders

Article paru dans Présent daté du 15 juin 2020

Un professeur refuse de donner de meilleures notes aux Noirs qu’aux Blancs : il est suspendu !

L’hystérie raciale en cours est en train de dépasser des sommets et fera bientôt passer le mont Blanc pour un terril pas-de-calaisien. Aux États-Unis, Gordon Klein, professeur à l’université de UCLA, en est la dernière victime.

Avec la série de manifestations et d’émeutes qui secouent actuellement l’Amérique, certains courageux étudiants anonymes autoproclamés « non noirs alliés de leurs confrères noirs » (sic) ont demandé à leur professeur, Gordon Klein, au vu des circonstances politiques, des conditions allégées pour passer leurs examens finaux et particulièrement de la « clémence et de la compassion pour les élèves noirs ». Le professeur répond au courriel en disant qu’il ne voit pas de lien entre des manifestations et le passage des examens. Il rentre ensuite dans la technicité de la requête estudiantine avec un brin d’humour en demandant comment il ferait pour identifier les étudiants noirs, vu que les cours sont en ligne, ou alors ce qu’il devrait faire avec les étudiants métis en se demandant s’il devrait ne les favoriser qu’à moitié ? Il termine son message doctement en rappelant l’axiome de Martin Luther King qui professait justement que les hommes ne doivent pas être « jugés selon la couleur de leur peau ».

L’humour n’est pas une valeur universelle, surtout quand il fait mal à des propagandistes en culottes courtes qui viennent des beaux quartiers de la côte Ouest américaine. En un rien de temps, les élèves humiliés crient au scandale raciste et lancent une pétition contre le prof « old school ». L’université, alarmée par le buzz que fait la pétition, s’assoit sur la liberté d’expression et suspend le prof de ses fonctions. Klein vit désormais chez lui sous protection policière. On n’est pas à Salem, mais la chasse aux sorcières est bien ouverte aux États-Unis.

Chaque jour, une histoire plus dingue que la veille nous montre à quel point notre société occidentale, calquée sur la société de consommation américaine, est en état de mort clinique. Il est temps de mettre un terme à cette folie communautariste qui se répand chez nous comme une traînée de poudre, sinon cette histoire va très mal se terminer. On se rappelle cette phrase terrible du ministre de l’Intérieur Gérard Collomb : « Aujourd’hui, on vit côte à côte. Je crains que demain on ne vive face à face. Nous sommes en face de problèmes immenses. »

Cette crispation raciale montée de toute pièce, qui trouve un écho démesuré dans les médias dominants, est un écran de fumée pour nous faire oublier le marasme économique et la gestion catastrophique du Covid-19. Ne tombons pas dans le panneau de ceux qui nous ont plongés dans cette situation. Plus que jamais, les Français doivent rester unis, quelle que soit leur couleur de peau, et ne pas tomber dans le piège tendu par les responsables de cette situation. Ceux-là n’en ont rien à faire des Blancs, des Noirs des Français ou des Américains. En revanche, ils ont très bien compris que, pour régner, il était impératif de diviser.

Nikola Mirkovic

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Tchétchènes versus Maghrébins – C’est la guerre à Dijon !

Tirs de kalachnikov, explosions, voitures fonçant dans la foule, véhicules incendiés… Depuis quatre jours, c’est une véritable guerre qui oppose chaque soir des centaines de Tchétchènes et de Maghrébins dans la capitale des ducs de Bourgogne, sur fond de trafic de drogue. Une situation totalement ahurissante qui, bien qu’étant d’une gravité et d’une ampleur inédites, ne semble pourtant pas inquiéter plus que cela ce gouvernement lamentable avant tout préoccupé par le désarmement moral et physique de ses policiers.

Fusillades et incendies en pagaille

A l’origine de ces incroyables scènes de guérilla urbaine, un différend survenu le 10 juin entre un jeune Tchétchène et des dealers maghrébins de Dijon, qui l’auraient passé à tabac. Pour se venger, les Tchétchènes auraient alors mobilisé des membres de leur communauté dans toute la France, et même en Belgique, pour mener une vaste expédition punitive contre les Maghrébins de Dijon. C’est ainsi que, vendredi soir, quelque 150 Tchétchènes, encagoulés et armés pour certains de kalachnikovs, pour d’autres de barres de fer, couteaux et autres battes de baseball, ont pris d’assaut un bar à narguilé du centre-ville, lors d’une descente qui a fait pas moins de dix blessés ! Mais l’affaire ne s’arrête pas là : la police ayant mis fin aux affrontements, Tchétchènes et Maghrébins se donnaient rendez-vous le lendemain à proximité du quartier ethnique des Grésilles, où des échanges de tirs de kalachnikov ont blessé grièvement le gérant d’une pizzeria. Dimanche, alors que près de 200 Tchétchènes avaient à nouveau investi le quartier des Grésilles, un Maghrébin au volant de sa voiture fonçait sur le groupe, faisait un tonneau et était grièvement blessé. Enfin, lundi soir, 60 gendarmes mobiles, 40 CRS et des renforts de la BAC, ainsi que du RAID, étaient mobilisés pour disperser aux Grésilles un attroupement de quelque 150 Maghrébins cagoulées et armées, qui avaient tiré en l’air, détruit des caméras de vidéoprotection, incendié des poubelles et plusieurs véhicules, dont celui d’une équipe de France 3…

Vers la « libanisation » de la France

De façon assez révélatrice, on notera que tous ces « braves gens », bien conscients de l’impunité totale dont bénéficient les criminels dans notre pays, n’hésitent pas à se bousculer devant les médias pour expliquer, à visage découvert, les motifs de leur colère. C’est ainsi que, parmi les nombreuses interviews de ceux-ci circulant sur Internet, on a même pu voir un Tchétchène déplorer que « la loi française ne [leur permette] pas de tirer sur des gens » ! Face à ces incidents très graves et au silence observé jusque-là par l’Etat, l’opposition n’a pas tardé à dénoncer vivement l’inaction du gouvernement. Ainsi, s’est indignée Marine Le Pen sur Twitter, « notre pays sombre dans le chaos […], des bandes se livrent une guerre ethnique, arme automatique à la main » et « que fait Castaner » ? Une indignation partagée par Dupont-Aignan, qui a observé de son côté : « Pendant que les bien-pensants veulent abattre les statues de ceux qui ont fait l’histoire de France pour se coucher devant le communautarisme, une guerre urbaine fait rage à Dijon entre communautés de Maghrébins et de Tchétchènes. » Avant d’ajouter : « En Marche vers la libanisation de la France ! » Ainsi interpellé, l’Intérieur a tout de même fini par réagir lundi en publiant un communiqué dénonçant « les violents troubles à l’ordre public et les actes d’intimidation survenus dans l’agglomération dijonnaise ». Les qualifiant d’« inadmissibles », il a même promis d’y apporter « une réponse ferme ». Une menace qu’il aura cependant du mal à mettre à exécution au moment où, précisément, il fait tout pour désarmer sa police et où la justice a pour consigne de limiter au maximum les incarcérations… •

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 16 juin 2020

Pologne : la Justice donne raison à un salarié d’Ikéa qui avait refusé de participer à une journée de solidarité envers les personnes LGBT

lgbt-gaylib

17/06/2020 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le leader mondial de l’ameublement « tendance » avait licencié un salarié au motif qu’il refusait de participer à une action de solidarité LGBT.

Ce dernier a porté plainte en soutenant qu’il avait été embauché pour vendre des meubles et non pour faire la promotion des droits de la minorité LGBT. La cour polonaise a jugé que le licenciement était abusif et qu’il ne respectait pas la liberté de conscience du salarié.

Ce fait divers souligne les dérives des « chartes de valeurs » que de grandes sociétés mondialisées tentent d’utiliser pour promouvoir l’idéologie dominante.

Gilles-William Goldnadel : « Quand on considère que l’immigration est une chance merveilleuse pour la France, on n’a pas envie de parler des événements de Dijon »

“Le grand renversement” ou les leçons géopolitiques et philosophiques des affaires Floyd-Traoré

Dans nos sociétés ouvertes à tous les vents incapables de juguler sur leur propre sol l’islamisme et l’immigration illégale, dans nos démocraties “libérales” gagnées par la novlangue cosmopolitiquement correcte, l’Homme blanc occidental-judéo-chrétien, l’Etat-Nation régalien et sa police incarnent le camp du Mal absolu tandis que le non-occidental, les forces révolutionnaires violentes ou les bandes criminelles incarnent celle du Bien : c’est le Grand Renversement selon Alexandre del Valle.

Dans notre formidable époque « post-Moderne », un « monochrome » blanc sur fond blanc est présenté comme une « oeuvre d’art », parfois vendue à un prix exorbitant. Les nouveaux féministes manifestent en faveur du port du voile islamique. Le principe de « tolérance » est devenu la plus puissante arme de conquête des ennemis de la Tolérance. Les nouveaux et pires racistes s’expriment au nom de l’antiracisme, les CRS sont des SS, les minorités tyranniques pèsent plus que la majorité autochtone, le « migrant » illégal arrivé par les réseaux des passeurs mafieux mérite autant de « droits » que l’immigré légalement installé, les juifs « sionistes » sont dépeints comme des « nazis », et à peu près TOUTES les inversions sont devenues possibles.

En l’occurrence, pour nombre de jeunes blacks-blancs-beurs radicalisés qui ont grossi ces derniers jours les rangs des manifestants anti-flics et dénoncé le « racisme structurel » de l’Etat français ou les « sales juifs sionistes » et leurs complices « souchiens » gaulois, la police, l’Etat, la légalité et les autochtones qui leur sont loyaux incarnent assurément le camp du Mal, tandis que la voyoucratie, les malfrats/caïds, les rebelles et autres casseurs-braqueurs (figures du héros dans moult série de Netflix notamment) incarnent de plus en plus celui du Bien dès lors qu’une posture victimaire est adoptée.

Orwell avait bien illustré dans son ouvrage 1984 la loi de l’inversion des valeurs qui va d’ailleurs de pair avec la novlangue, deux principes qui n’appartiennent plus seulement à la science-fiction et qui ne sont plus réservés au cas soviéto-communiste car ils caractérisent nos démocraties de moins en moins libérales et de moins en moins démocratiques. La compréhension de loi de l’inversion d’Orwell (« la guerre c’est la paix », « la liberté c’est l’esclavage », « l’ignorance c’est la force »), analysée à la fois en psychologie sociale ou individuelle, permet de comprendre comment et pourquoi nos sociétés en sont arrivées à criminaliser la police et victimiser des criminels.

Dans tout phénomène manipulatoire, en effet, l’inversion des valeurs (et sa conséquence le renversement des rôles) est essentielle car permet aux prédateurs (individuel = pervers narcissique, ou collectif = minorités tyranniques) de se déculpabiliser et de justifier leurs agressions en convainquant la cible de la haine et des violences ainsi que son entourage qu’elle est la vraie responsable de ce qui lui arrive. Orwell nous permet de rendre décryptable cette époque d’inversion qui fait qu’en Occident, un « antiraciste » peut être le plus haineux des racistes, un islamiste anti-mécréants défenseur de la « vraie laïcité », une féministe défenseur du voile islamique et des adeptes de la charia invoquant la « tolérance »…

L’extrême actualité d’Orwell les « armes de distraction de masse »

En fait, si Orwell paraît si actuel, c’est parce qu’il dénonçait dans son oeuvre prémonitoire tant la dictature prolétaire chez Marx et le mensonge permanent du totalitarisme soviéto-bolchévique que l’hyper-traçage actuel qui compense le déclin de l’Etat régalien. L’affaire Traoré illustre parfaitement ce principe orwellien d’inversion que nous avons renommé « Grand renversement ». Contrairement à ce qu’affirment certains, le phénomène d’ensauvagement de la société qui permet de faire d’une famille de délinquants un clan de victimes ne date pas de l’ère Macron, accusé de tous les maux, ni même de ses ministres les moins compétents.

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Oui, Macron morcelle un peu plus la France, par Ivan Rioufol

Emmanuel Macron dira sans doute, ce dimanche soir, tout le bien qu’il pense de la police, accusée d’être raciste et violente par des minorités ethniques revanchardes. Il mettra en garde, probablement, contre le séparatisme qu’elles veulent politiquement imposer en France. Le président de la République ne peut, certes, être tenu pour responsable de quarante ans de somnambulisme d’Etat. Cela fait des décennies que le ver du racialisme a été introduit dans le discours dominant par l’idéologie antiraciste. Celle-ci ne juge qu’en fonction de la couleur de la peau et de l’origine. Le Noir et l’Arabe sont victimes, forcément victimes.

Leurs droits les exonèrent de leurs devoirs. Reste que Macron n’a jamais rien fait pour résister à ce lent poison différentialiste, qui détruit la nation de l’intérieur en la fragmentant. Au contraire : il a aggravé le multiculturalisme, qui rend impossible le vivre ensemble. Faut-il rappeler certaines de ses déclarations ? « Il n’y a pas de culture française. Il y a une culture en France. Elle est diverse » (Lyon, février 2017) ; « La colonisation est un crime, c’est un crime contre l’humanité, c’est une barbarie » (Alger, février 2017) ; « Je vois les Arméniens, les Comoriens, les Italiens, les Algériens, les Marocains, etc.(…) Je vois les Français ! » (Marseille, mai 2017) ; »Quand je parle de langue française, je parle de nos langues françaises. Son épicentre (…) est sans doute dans le bassin du fleuve Congo » (Erevan, Arménie, octobre 2018) ; « Deux mâles blancs qui ne vivent pas dans les banlieues se remettent un rapport sur les banlieues » (mai 2018, à propos du rapport Borloo). Oui, Macron s’est soumis de bonne grâce au communautarisme, qui a déclaré la guerre à la nation indivisible. Osera-t-il enfin, ce soir, désigner l’adversaire, soutenu par l’extrême gauche antisémite et l’islamisme conquérant ?

La lâcheté des « élites », prêtes à s’agenouiller ces jours-ci devant la fierté Noire, est à la source de la débandade de l’Etat. Elle fut prophétisée par Jean Raspail, mort samedi, dans Le Camp des Saints (1973). L’ordre sanitaire, qui vient d’immobiliser le pays sous la férule policière, ne peut faire illusion sur l’autorité réelle du gouvernement : le voici qui s’excuse devant les minorités tyranniques. Elles accusent la France de tous les maux, mais acceptent ses générosités. Des descendants de colonisés ont entrepris de coloniser la nation qu’ils détestent. Le récent lâchage des policiers par leur chef, Christophe Castaner, n’est pas le moindre des abandons d’un dirigeant. Son recul face aux culpabilisations des racialistes mériterait sa démission. Pour avoir déclaré que « l’émotion dépasse les règles juridiques », le ministre de l’Intérieur a rendu l’Etat de droit flexible, donc inopérant.

Comment comprendre, en effet, que des manifestations « antiracistes », interdites par l’état d’urgence sanitaire (pas plus de dix personnes), soient autorisées ? La république vacille, contaminée par le virus de la haine anti-occcidentale. Mais une nation ne peut se défendre si elle se montre incapable de protéger son histoire. Même Jean-Marc Ayrault, ancien premier ministre, s’en prend maintenant à Colbert, pensant flatter les révisionnistes de la « diversité ». Samedi, à Paris, la manifestation « antiraciste » organisée par le collectif Adama Traoré a laissé voir sa récupération par l’islamo-gauchisme, à travers des insultes antisémites (« Sales Juifs ! ») et des slogans antisionistes. Voilà quel est l’état désastreux de la France, à quelques heures de la déclaration présidentielle. Plus que jamais, la question identitaire s’impose dans le débat public. Il s’agit de protéger la nation de ses ennemis intérieurs et de ses traîtres, jusqu’ici épargnés par Macron. Cette résistance doit unir tous ceux qui ne veulent pas voir la France mourir. Prise au cou, elle n’arrive pas à respirer.

Ivan Rioufol

Texte daté du 14 juin 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Formidable Génération identitaire, par Franck Deletraz

Avec leur spectaculaire « opération Alpes » d’avril 2018 et leur occupation surprise du toit de la CAF de Bobigny en mars 2019, les militants de Génération identitaire avaient déjà fait la preuve de leur immense courage et de leur détermination à lutter pour la défense de notre pays et de notre peuple. Mais, en déployant une immense banderole dénonçant le racisme anti-Blancs comme ils l’ont fait samedi, sous les hurlements de haine et les appels au meurtre des milliers de manifestants « antiracistes » et d’extrême gauche réunis par le Comité Traoré, ces jeunes Français audacieux ont peut-être plus que jamais marqué les esprits de nos compatriotes lassés d’être quotidiennement traînés dans la boue par le lobby « antiraciste ».

Il est trois heures moins le quart, samedi, place de la République, à Paris. Depuis un moment déjà, malgré l’interdiction de manifester rappelée par la Préfecture de police, plusieurs milliers de militants « antiracistes », de nervis d’extrême gauche et autres suprémacistes noirs se sont de nouveau rassemblés à l’appel du Comité Traoré pour crier en toute impunité leur haine des policiers et de la « suprématie blanche ». Soudain, la foule ethnique est prise d’une espèce de folie meurtrière. Des insultes, des hurlements de haine et des appels au lynchage fusent de tous côtés. Parmi ceux-ci, la Préfecture de police signalera notamment les cris de « sales juifs ! » La cible de ce déchaînement ? Une douzaine de militants de GI qui, excédés de voir le peuple français traîné dans la boue depuis des jours, se sont installés sur le toit d’un immeuble et ont déployé une immense banderole sur laquelle figure l’inscription : « Justice pour les victimes du racisme anti-blanc. White Lives Matter » ! Dans un communiqué publié le jour même sur Twitter, Clément Martin, porte-parole de GI, disait en effet vouloir dénoncer « la soumission ahurissante du gouvernement » devant le clan Traoré et réclamer « justice pour les victimes du vrai racisme, celui qui blesse, qui viole et qui tue : le racisme anti-Blancs ».

« Lynchés » par les gros médias

Alors que des bobos habitant l’immeuble sont sortis sur leur balcon pour essayer de déchirer la banderole, quelques nervis d’extrême gauche ont fini par atteindre le toit et ont tenté de s’attaquer aux Identitaires. Mais mal leur en aura pris : après un bref échange de coups, ils seront en effet contraints de prendre piteusement la fuite… Finalement interpellés par des policiers montés sur le toit, les jeunes militants de GI seront conduits au commissariat, puis relâchés en fin de journée, sans faire heureusement l’objet de poursuites. Une absence de poursuites judiciaires dont s’indignent bien sûr aujourd’hui les grands médias, qui se gardent bien de rappeler les nombreuses et lourdes condamnations dont ont déjà fait l’objet par le passé les membres de GI ou encore d’évoquer la scandaleuse impunité dont jouissent les milices d’extrême gauche en France.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 15 juin 2020

« On va lui faire un Charlie Hebdo, on va le tuer »: Éric Zemmour porte plainte après avoir reçu un torrent d’insultes et de menaces