De l’antiracisme à la lutte des races

Depuis des décennies, la France se réclame de l’idéologie antiraciste et multiplie les lois répressives contre ceux dont l’opinion est devenue dans notre pays, un délit. On n’a jamais autant parlé de racisme que depuis que les races n’existent plus !

Quand Valls redoute à son tour « la guerre des races »

La République étant allergique au racisme, toute piqure concernant ce sujet est dangereuse et une multiplication de piqures peut être mortelle. C’est bien la stratégie de ceux qui veulent changer de régime et mener au pouvoir une coalition racialiste. La multiplication des piqures veut renverser une république jugée raciste et blanche. Les antiracistes au pouvoir sont donc pris à contrepied et comme la révolution, l’antiracisme est en train de dévorer ses enfants.

Cela conduit à des paradoxes et l’antiraciste est un caméléon sur une couverture écossaise. Ainsi l’ancien Premier ministre Manuel Valls vient de déclarer que « la lutte des classes était remplacée par la confrontation, la guerre des races ». Le Catalan prépare sans doute son retour en France sur un créneau de gauche nationale, à la Chevènement. Il ne va pas tarder à se faire, comme tant d’autres, traiter de Doriot. Le fait qu’il se soit confié a Valeurs Actuelles assimilé par l’idéologie dominante à une sorte de Je Suis Partout ne fait qu’aggraver son cas.

On a quand même assisté à des scènes surréalistes. Des manifestants de la diversité antiraciste ont ainsi conspué des militants de Génération Identitaire en les traitant de « sales juifs » ! Quand on sait que cette mouvance est considérée par les médias comme fasciste sinon nazie, se faire traiter de sales juifs a dû, pour les militants à la banderole déployée le 13 juin place de la République à Paris sur le racisme anti-blanc, être une immense surprise.

Quoi qu’il n’y ait plus aujourd’hui que les représentants autoproclamés et installés depuis des décennies de la communauté juive pour croire encore que le danger antisémite vient, hier aujourd’hui et demain, de l’extrême droite… Pour les identitaires, le péril islamo-gauchiste est devenu l’ennemi principal. Israël qui le combat n’est plus diabolisé et la cause palestinienne moins soutenue. Il y eut dans la droite nationale un tournant qui n’a pas fait l’unanimité mais qui est incontestable. Pour ceux qui désignent le blanc comme criminel de l’histoire, le juif est considéré comme finalement un super-blanc. C’ est pourquoi l’antisémitisme islamiste a fait de la communauté juive sa première cible.

L’antiracisme d’État se fracasse contre l’antiracisme racialisé qui prouve des USA à l’Afrique du Sud, s’il en était besoin, qu’il n’y a pas de sociétés multiraciales mais des sociétés multiracistes. Dijon en est la preuve. Les Tchétchènes pourtant sunnites méprisent les Maghrébins, également sunnites. Veulent-ils supplanter les dealers nord-africains ou les éradiquer car la police est incapable de la faire ? L’enquête le dira, dans cinq ans peut être. On va attendre avec intérêt les expulsions promises et à partir de cette jurisprudence, exiger la même mesure pour tous les étrangers qui perturbent notre droit à la sécurité. On peut rêver…

La dangereuse « coagulation des luttes »

L’antiracisme violent a perturbé la dernière manifestation des soignants le 16 juin. Et que voit-on ? Une infirmière prénommée Farida faire des doigts d’honneur aux policiers avant de leur jeter des pierres. Interpellée sans ménagements malgré sa blouse blanche, elle réclame alors, au bord de la panique, sa ventoline. 50 ans, asthmatique et enragée contre les forces de l’ordre, cela doit faire réfléchir. Est-elle là uniquement pour crier la souffrance des soignants ? Se sent-elle solidaire de ceux qui dénoncent une violence policière racialisée ? On le saura peut être, mais c’est sans doute un symbole de la montée des colères légitimes mais également de la confusion des luttes qui peut déboucher sur une convergence très dangereuse pour le régime, mais aussi pour l’avenir de notre pays.

Les antiracismes ne s’annulent pas, ils se cumulent et la multiplicité des violences peut déboucher sur un chaos multiracial. Ce pouvoir le sait, mais il est incapable de condamner et d’agir, puisque ce serait lui demander de se couper les deux bras et les deux jambes.

Pierre Boisguilbert

Texte daté du 20 juin 2020 et repris du site Polémia

Décès de Jean Raspail : des réactions médiatiques assez contrastées

L’écrivain Jean Raspail, qui était hospitalisé depuis décembre 2019, s’est éteint le samedi 13 juin 2020 à l’âge de 94 ans. Personnalité forte aux idées affirmées, Jean Raspail a suscité la controverse et fait œuvre de prophète avec son roman Le Camp des Saints (publié en 1973 et réédité en 2011), dans lequel il imaginait la submersion migratoire de l’Europe par l’arrivée en cargo d’un million de réfugiés venus d’Inde sur les côtes méditerranéennes.

À l’annonce de sa mort, l’AFP s’est fendue d’une dépêche indiquant que Jean Raspail était « admiré par les uns, décrié par les autres », qu’il « se défendait d’être d’extrême droite, se définissant comme royaliste, homme libre, jamais inféodé à un parti » en précisant qu’il « reconnaissait cependant être bien ultraréactionnaire, attaché à l’identité et au terroir et farouchement opposé au métissage », avant d’en venir à évoquer en seulement quelques lignes son immense parcours d’explorateur et d’écrivain.

Cette dépêche assez orientée a été reprise pratiquement telle quelle par Ouest-France, 20 Minutes, Paris Match ou encore Le Monde.

« Prophète du grand remplacement »

Pour Libération, Jean Raspail est avant tout le « prophète du grand remplacement », et l’annonce de sa mort a été une occasion de rappeler qu’il était un « écrivain à la considérable influence sur les extrêmes droites occidentales ». Ici, très peu d’éléments sur sa carrière littéraire. Bien qu’il soit mentionné qu’elle est riche d’une « quarantaine d’ouvrages », l’accent est mis ici sur la polémique autour du Camp des Saints, ouvrage au style « jugé inspiré par ses admirateurs, et par d’autres brutalement raciste » et dont il est précisé qu’il compte parmi ses lecteurs des personnalités comme Ronald Reagan, Samuel Huntington (l’auteur du Choc des Civilisations), Steve Bannon (ancien conseiller de Donald Trump) ou encore Marine Le Pen.

Qualification identique de « prophète du grand remplacement » pour Le Monde qui produit un nouvel article dès le lendemain de son décès en précisant que « L’extrême droite perd son prophète un jour de manifestations antiracistes (…) ». Comme si cela ne suffisait pas à catégoriser le personnage, le quotidien ajoute même que « Des anciens de l’Œuvre française à ceux de la Nouvelle Droite, en passant par l’Action française et le Rassemblement national (RN, ex-Front national), au fil de l’après‑midi, c’est l’ensemble la famille nationaliste qui finit par se retrouver en ligne pour saluer celui qui « avait prophétisé dès 1973 l’effet destructeur de la culpabilisation et de l’antiracisme sur notre civilisation », selon l’ancien député européen frontiste et fondateur de la très identitaire Fondation Polemia, Jean-Yves Gallou ».

Pour Charlie Hebdo sous la plume de Jean-Yves Camus : « les identitaires perdent leur prophète», le Camp des Saints est « un livre raciste (…) le bréviaire de la génération nationaliste qui ne supporte ni le regroupement familial ni les lois contre le racisme » et Jean Raspail « inspire aussi la nouvelle génération des identitaires, (…) est leur prophète qui a prêché dans le désert. Il trouve un écho parce qu’il ne se contente pas de fustiger l’immigration non européenne : il parle du sentiment du déclin, de la supposée veulerie des « élites » qui débouche sur l’injonction faite aux Français de se repentir de leur histoire, de leur passé en tant que « Blancs ». Bref, de tout ce qui est en train de se réveiller à l’extrême droite, mais aussi au-delà, dans un contexte où l’indigénisme dans les minorités n’a pas fini d’exacerber les tensions ».

La encore, le seul élément retenu de la longue carrière de Jean Raspail reste l’obsession pour les débats qu’il y a eu autour du Camp des Saints.

Écrivain et explorateur

Du côté du Figaro, la tonalité a été différente et surtout plus mesurée. Le quotidien précise en effet que cet auteur « adoré par certains, maudit par d’autres » aura « marqué la littérature française de son univers », mais s’intéresse surtout à son parcours d’explorateur dans un papier assez fouillé qui fait la part belle à sa biographie et à sa vision du monde.

Le journal évoque ainsi ses nombreux voyages autour du monde ainsi que sa riche carrière d’écrivain certes marquée par la polémique autour du Camp des Saints, avant de revenir plus longuement sur son « amour pour la monarchie » tout en rappelant qu’il était « profondément chrétien » et « tenait à ses convictions ».

Dans la presse conservatrice en revanche, c’est plutôt l’écrivain-aventurier qui est célébré. Valeurs Actuelles rappelle ainsi que « l’explorateur passa la plus grande partie de sa vie à se promener de continent en continent et de siècle en siècle », rappelant son goût de la découverte pour « ceux qu’il appelait “les peuples perdus“ » et dont « retrouver la trace constituait l’unique but de ses voyages ».

Sous la signature de François Bousquet, la revue Éléments célèbre le consul général de Patagonie et son « rêve océanique, sa quête de restauration perdue, son exhortation au combat, à la résistance ». Ajoutant « Jean Raspail a rejoint le camp des saints et des héros. Gageons que, là où il est, il suit une fois de plus ses propres pas, selon la devise des Pikkendorff qu’il avait adoptée ».

Pour Thomas Morales dans Causeur « Avec Raspail, on prend le large, on traverse les continents, sans se trahir, sans faiblir dans un engagement catholique et royaliste, on trace sa route, indifférent aux modes et aux chaos en marche (…)».

Pour lire la suite, c’est ici !

Le magazine L’Incorrect censuré pour sa une sur la remigration

L’Incorrect est un mensuel vendu en kiosque, comme quelques trop rares autres magazines, Eléments, Réfléchir & Agir, Causeur, Histoire-Actu du Présent (hors-série de Présent), Spectacle du monde (de retour en kiosque), voire l’actuel Marianne, qui représentent un panel plutôt limité de revues dont le principal point commun est une liberté de ton, et en tout cas une vraie indépendance. Certains se disent conservateurs, d’autres « révolutionnaires », certains sont d’inspiration chrétienne, d’autres pas.

Lancé il y aura bientôt trois ans, L’Incorrect semble bien parti pour trouver sa vitesse de croisière, celle de l’équilibre financier. Pour vivre, en l’absence de mécènes (il n’y a qu’à gauche qu’on trouve des Perdriel et des Drahi, semble-t-il), il faut d’abord des abonnés et des acheteurs en kiosque. L’Incorrect avait donc prévu une campagne publicitaire par affichage de la couverture du dernier numéro qui titrait sur cette phrase : « Remigration. Sauvez des vies. Restez chez vous ». Ce qui n’a pas plu à MédiaKiosk, la société chargée de l’affichage.

L’Incorrect faisait sans doute allusion à ces dramatiques noyades en Méditerranée, quand des passeurs mafieux entassent des candidats à l’immigration dans des barcasses qui coulent en haute mer, ou encore aux affrontements interethniques de Dijon, et aux risques de mort violente découlant de tels règlements de compte armés.

La couverture de L’Incorrect devait être affichée sur les kiosques du 18 au 22 juin. Mais MédiaKiosk a censuré son client. C’est une sorte de « refus de vente », sanctionnable. MédiaKiosk n’a pas le droit de pratiquer la censure. Seule une décision de justice peut décider de retirer ou d’interdire un affichage.

« Le kiosque, symbole de la liberté d’expression » (sic !)

L’Incorrect rappelle que MédiaKiosk, filiale du groupe mondial d’affichage public Jean-Claude Decaux, note sur son site Internet que le kiosque est essentiel « au maintien de la presse écrite en centre-ville, symbole de la liberté d’expression » (sic !). Or, en dehors de toute décision de justice, dans l’arbitraire le plus absolu, MédiaKiosk censure donc les idées qui ne plaisent pas. Mais qui ne plaisent pas à qui ? A son PDG ? A la famille Traoré ? A Castaner ? On peut aussi se demander quels sont les thèmes, les mots, les phrases susceptibles d’être ainsi interdits (sans avertissement, sans se préoccuper des tirages opérés par le titre en lien avec l’affichage publicitaire prévu).

Cette affaire est grave. Demain, pourquoi ne pas couper le téléphone ? Pourquoi ne pas empêcher l’impression ou la vente en kiosque des titres ayant peu ou prou une orientation de droite, conservatrice, patriotique, catholique, puisque leur exposition est désormais interdite par MédiaKiosk ? Pourquoi ne pas interdire à L’Incorrect l’ouverture de comptes bancaires, la réception et l’envoi de courriers ? Et jusqu’où va aller cette persécution rampante, cette chasse aux mal-pensants ?

Présent avait prévu, pour ses hors-série, et en particulier pour celui consacré à Jean Raspail, qui doit paraître très prochainement, de relancer une campagne d’affichage en kiosque par le biais de MédiaKiosk. Compte tenu de ce mauvais tour joué à L’Incorrect, nous nous en abstiendrons. Notre hors-série d’hommage à Raspail titrera : « Le camp des saints : nous y sommes ! Le message de Jean Raspail » ; nous n’avons d’ailleurs pas, avec un titre pareil, la certitude d’être autorisés à l’affichage par la censure MédiaKiosk.

Que des entreprises privées se permettent porter atteinte à la liberté d’expression sans attendre qu’un juge vienne le leur demander dépasse l’entendement. MédiaKiosk, désormais ex-prestataire de Présent, dont le nom sonne, et s’écrit même, comme une administration soviétique d’avant la Glasnost, nous rappelle tout à fait le « Tsenzor » de sinistre mémoire, de l’époque Brejnev.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 22 juin 2020

La mémoire trafiquée de l’esclavage, par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

La vague émotionnelle entourant le mouvement Black Lives Matter a tout dévasté sur son passage. La puissance de feu médiatique des ennemis de Donald Trump ne s’est une nouvelle fois pas démentie. Car il s’agit bien d’une campagne pour déstabiliser le président américain.
Un élément en particulier cristallise les passions : la représentation erronée très répandue que l’on a de l’histoire de l’esclavage aux États-Unis et en Europe. Voici quelques faits et chiffres méconnus ou occultés à ce sujet.

Dans les colonies anglaises, les esclaves blancs étaient les plus nombreux

Au XVIIIème siècle, les esclaves les plus nombreux dans les colonies anglaises d’Amérique du Nord étaient des blancs d’origine anglaise et irlandaise. Pour payer leur traversée de l’Atlantique, nombre de miséreux européens subissaient un régime de servitude temporaire, en général 5 ans. On appelait ce système l’engagisme ou indenture. Certains, environ un quart, étaient même enlevés et déportés de force. Avant 1775, la moitié des Européens immigraient dans les colonies américaines dans le cadre de ce système de servitude temporaire[1]. Il s’agissait souvent de mineurs dont le père signait les papiers d’engagement[2]. Si leur statut n’était pas perpétuel ou héréditaire, leur taux de survie au XVIIème siècle était bien moindre que celui des esclaves africains le siècle suivant. Seul 40 % atteignaient la fin de leur période d’« engagement ».

Anthony Johnson, le propriétaire d’esclaves qui venait d’Angola

Capturé en Angola, Anthony Johnson est arrivé en 1621 en Virginie avec le statut d’indentured servant. À sa mise en liberté, il développa une petite exploitation dans laquelle 4 blancs et 1 noir travaillaient pour lui sous le régime de l’indenture. Suite à l’évasion d’un serviteur noir qui estimait que son « temps » était terminé, il engagea un procès contre le cultivateur blanc chez qui il s’était fait engager. Le tribunal lui donna raison et le fugitif fut condamné à le servir jusqu’à la fin de ses jours. Ce fut la première fois qu’on condamna quelqu’un à la servitude à vie sans qu’il n’ait commis aucun crime. Par la suite, il n’était pas rare que des noirs possèdent des esclaves noirs. Certains planteurs noirs propriétaires de plus d’une centaine d’esclaves devinrent même particulièrement riches. Si ce phénomène était bien entendu minoritaire, il apporte une nuance à l’histoire de l’esclavage aux États-Unis.

Ceux qui capturaient et vendaient les esclaves étaient africains, ceux qui ont mis un terme à l’esclavage étaient européens

L’esclavage a existé en Afrique avant, pendant et après la traite européenne. Selon les chiffres du spécialiste de l’histoire de l’esclavage Olivier Grenouillau, la traite intra-africaine a dépassé en nombre la traite atlantique européenne (un minimum de 14 millions contre 11 millions d’esclaves)[3]. La capture est systématiquement (98 %) le fait d’Africains[4]. Elle a permis à des royaumes africains de s’enrichir massivement en vendant ses fils ou ceux de ses rivaux. C’est finalement les Européens qui ont mis un terme à cette pratique lors de la colonisation. Aux États-Unis, ce sont aussi des descendants d’Européens qui ont fait cesser cette pratique dans leur pays. Cette aversion des Européens pour l’esclavage explique pourquoi ils ont été les premiers à l’abolir et pourquoi on se sert aujourd’hui de son souvenir pour les culpabiliser.

Les Américains d’aujourd’hui sont-ils des descendants d’esclavagistes ?

Selon le recensement de 1860, seul 1,4 % de la population libre américaine possédait au moins un esclave. Des sites de debunkage américains ne nient pas ce chiffre mais ont expliqué que si l’on prenait en compte les foyers possédant un esclave et qu’on l’on ne tenait compte que des états esclavagistes, le pourcentage de personnes impliquées dans la société esclavagiste sudiste augmentait. Ce qui n’est pas la question. Le propos est ici de savoir si les américains blancs d’aujourd’hui sont majoritairement des descendants de propriétaire d’esclaves. On voit donc que ce n’est pas le cas. D’autant qu’une grande partie de la population actuelle des blancs américains est issu des migrations européennes massives postérieures à l’abolition de l’esclavage en 1865. La population passe de 31 millions en 1860 à 92 millions en 1910[5]. Faire des blancs vivant aujourd’hui aux États-Unis les descendants des propriétaires d’esclaves d’hier est par conséquent absolument abusif. Leur attribuer une responsabilité morale héréditaire l’est encore plus. Étendre cette responsabilité à tous les Européens et leurs descendants où qu’ils se trouvent est délirant.

L’esclavage explique-t-il le développement économique des États-Unis ?

Non. Le développement économique américain est essentiellement le fruit de l’industrialisation du nord-est des États-Unis. La révolution industrielle qui y a eu lieu s’explique par des facteurs très divers. L’esclavage et la culture du coton n’y a été pas été déterminants ou indispensables. D’ailleurs des pays esclavagistes comme l’Espagne ou le Portugal n’ont pas connu de véritable révolution industrielle. C’est au contraire l’abandon de cette pratique qui a permis le décollage économique de plusieurs pays[6]. La culture du coton et du tabac, où les esclaves travaillaient majoritairement, a enrichi les propriétaires de plantation. Elle a par contre contribué à maintenir le Sud des États-Unis dans un système économique agraire archaïque. Son retard industriel et économique explique en bonne partie sa défaite face au Nord lors de la guerre de Sécession.

Les esclaves américains du Dey d’Alger

Peu de gens de le savent mais la fameuse US Navy (les forces navales militaires américaines), a été créée à la suite des attaques incessantes sur la flotte marchande des jeunes États-Unis par les barbaresques d’Afrique du Nord. Entre 1785 et 1815, environ 700 Américains ont été maintenus en servitude dans cette région[7]. Ils s’ajoutaient au million d’Européens capturé par les pirates maghrébins entre 1500 et 1830. Ces razzias étaient pratiquées en Europe et dans la Méditerranée dès le VIIème siècle. Les Russes et les autres Européens de l’Est étaient capturés par les Ottomans et les Tatares quand les Européens de l’Ouest l’étaient par les Arabes. La servitude millénaire de plusieurs millions d’Européens est ainsi complètement occultée au profit du souvenir l’esclavage aux Amériques qui dura 3 siècles.

Haïti, pays voisin des États-Unis, pays des enfants-esclaves

Dans un pays qui compte seulement 11 millions d’habitants, 400 000 enfants sont aujourd’hui considérés comme restavek, c’est-à-dire enfant-esclave. Dans certains quartiers de la capitale, Port-au-Prince, 40 % des enfants sont en situation d’esclavage. Si quelques ONG se soucient du sort de ces enfants, elle reste peu connue. Il s’agit pourtant d’une des premières colonies à avoir accédé à l’indépendance en 1804. Sont-ce donc encore les blancs américains ou européens qui y déversent quantité d’aide au développement (l’équivalent de 4 plans Marshall annuels depuis des décénnies) qui sont encore et toujours responsables moralement de ces pratiques ?
La repentance jusqu’où et pendant encore combien de temps ?

La culture de la repentance entretient un esprit de revanche, une mentalité de débiteur de ceux qui s’estiment victimes ou descendants de victimes. Toutes les réussites de l’Europe, sa prospérité, ses réalisations culturelles, architecturales ou artistiques auraient été semble-t-il impossibles sans la traite atlantique. Cette vision de l’histoire de l’esclavage rejoint les mythes sur le pillage actuel ou passé de l’Afrique et les délires sur le franc CFA. En plus d’empêcher les Africains de réellement prendre leur destin en main, elle crée en Europe une situation très dangereuse. Coupables éternels, on ne sait pas très bien jusqu’où la repentance des Européens doit aller, ni ce qu’elle peut justifier. Doit-on tout donner, tout subir et finir par disparaître pour que soient rachetées ces dettes imaginaires ?

[1] Christopher Tomlins, « Reconsidering Indentured Servitude : European Migration and the Early American Labor Force, 1600–1775, » Labor History (2001) pp. 5–43
[2] Sur l’histoire des esclaves blancs dans les colonies américaines : Don Jordan and Michael Walsh, White cargo – The Forgotten History of Britain’s White Slaves in America, New York University Press
[3] Olivier Grenouilleau, Les Traites négrières. Essai d’histoire global. (2004) p. 74
[4] Ibid. p. 75
[5] René Rémond , Histoire des États-Unis, PUF. (1972) pp. 75–76
[6] Olivier Grenouilleau, Les Traites négrières. Essai d’histoire global. (2004) p. 451
[7] Adams, Charles Hansford. The Narrative of Robert Adams : A Barbary Captive. New York : Cambridge University Press. (2005) pp. 55–56.

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Macronie : le poisson pourrit par la tête, par Ivan Rioufol

Il y a quelque chose de pourri au royaume de la Macronie. Tout pue la lâcheté, la traîtrise, l’intérêt clanique, le compromis avilissant. Les médias sont tellement somnolents qu’ils ne s’indignent même pas de l’effondrement de l’Etat devant les nouvelles minorités ethniques, quand elles exhibent leur couleur de peau pour exiger les excuses des Blancs. Mêmes les clandestins s’autorisent à manifester massivement. Les prétendus défenseurs de la démocratie, eux, ont déjà oublié le scandale politique, révélé l’autre jour par Eliane Houlette, procureur du parquet national financier, d’une justice en lien constant avec le pouvoir dans la chute de François Fillon, candidat favori à l’élection présidentielle de 2017.

Parallèlement, l’heureuse démolition de la loi Avia par le Conseil constitutionnel, jeudi, n’a conduit à aucune mise en cause des mouvements “antiracistes” qui, Licra en tête, ont comme objectif d’ajouter toujours plus de lois liberticides à la libre expression, afin de protéger une diversité victimaire. Et voici que l’on apprend que les 150 membres tirés au sort de la convention citoyenne pour le climat, qui ont rendu leurs conclusions dimanche, ont été cornaqués par 140 experts. Relire Marc Bloch, dans L’Etrange défaite : “Rien ne trahit plus crûment la mollesse d’un gouvernement que sa capitulation devant les techniciens“.

La pensée confuse ajoute à la crise de l’intelligence qui empêche la Macronie jacteuse de parler clair et d’employer des mots justes. Le “en même temps” présidentiel produit des coquecigrues à la chaîne. Hier, c’est la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, qui s’est emmêlée dans ses explications verbeuses en justifiant que telle infirmière, Farida C., qui lançait des projectiles contre la police, réponde de ses actes tout en déclarant : “Je ne saurais pas expliquer à mes enfants s’il est normal ou pas de jeter des pierres sur les forces de l’ordre“. En réalité, cette phrase indigne dit le doute qui s’est installé au cœur de l’Etat léthargique sur sa légitimité à affronter ceux qui ont compris l’intérêt qu’ils avaient à se plaindre d’être “discriminés” ou d’être les cibles d’une “police raciste”.

Partout où le regard se porte désormais, la violence est là au quotidien. Elle n’est plus seulement sociale. Elle est devenue raciale, identitaire, communautaire. Elle est revancharde pour ceux qui se réclament de la colonisation française passée. L’effacement de la force publique face aux affrontements entre communautés musulmanes, récemment à Dijon, n’a été qu’un symptôme d’une capitulation plus générale qui gagne, comme un virus, le sommet de l’Etat. Le poisson est en train de pourrir par la tête. La relève est urgente.

Ivan Rioufol

Texte daté du 22 juin 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

[vidéo] Qui veut la peau des Gaulois Réfractaires ? – Entretien avec Philippe de Villiers

23/06/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Depuis 2016 et la visite au Puy du Fou, Philippe de Villiers échange régulièrement avec Emmanuel Macron. Des échanges souvent vifs et contradictoires.

Avec son nouveau livre, Les Gaulois Réfractaires demandent des comptes au Nouveau Monde, Philippe de Villiers dresse les échecs des mondialistes qui ont conduit à la gestion calamiteuse de la crise sanitaire du Covid-19. Un fiasco que les Français ont été les premiers à payer. L’ancien ministre alerte sur l’abandon progressif de notre souveraineté qui a conduit la France à être incapable de se fournir en masques, en tests, et même en Doliprane alors qu’elle était frappée par le nouveau coronavirus.

Il ajoute que ce sont ces mêmes carences, à l’instar de la casse du service hospitalier, qui ont poussé à assigner à résidence toute la population, en imposant deux mois de confinement sans discernement. Philippe de Villiers insiste sur ces dirigeants nomades qui ont fait primer depuis de longues années l’économie sur le politique pour parvenir à ruiner les deux. Il revient sur ces Français, enracinés, en prise avec le monde réel qui n’ont pas manqué à leurs devoirs pendant le confinement, pendant que les politiques eux, étaient à la dérive, entre les mensonges, les conflits d’intérêts et une incapacité chronique à gouverner, puisqu’à prévoir.

Philippe de Villiers revient également sans langue de bois sur ces séparatistes qui veulent fracturer la France en versant dans un racialisme dangereux, dans la lignée de Black Lives Matter, financé par l’Open Society de George Soros aux Etats-Unis et son homologue français, le collectif justice pour Adama (Traoré). Il alerte également sur la guerre civile, comme le dénonçait Ivan Rioufol, en décryptant les affrontements violents à Dijon entre des gangs de Tchétchènes et de Maghrébins.


Occupation du chantier de la mosquée de Poitiers – Relaxe pour les cinq Identitaires poursuivis, par Franck Deletraz

Lourdement condamnés en première instance pour avoir occupé pacifiquement en octobre 2012 le toit de la mosquée de Poitiers en construction, déroulé des banderoles et crié quelques slogans en hommage à Charles Martel et contre l’islamisation de notre pays (voir Présent des 23 octobre 2012 et 9 décembre 2017), les cinq militants de Génération identitaire, poursuivis pour la prétendue dégradation de tapis de prière, ont finalement été relaxés vendredi par la cour d’appel de Poitiers.

« Le droit a primé » !

Damien Rieu, l’un des cinq prévenus, avait raison de faire preuve d’optimisme après l’audience en appel du 20 mai dernier. Le jeune militant qui, au passage, venait de montrer à la cour lors d’une mémorable intervention le vrai visage du recteur de la mosquée de Poitiers et de ses amis, à savoir celui de salafistes soutenus par les Frères musulmans, avait en effet souligné qu’en huit ans, le dossier de l’accusation s’était vidé peu à peu et qu’il n’en restait aujourd’hui plus grand-chose (voir Présent daté du 23 mai). C’est ainsi que, après avoir été poursuivis – et condamnés en décembre 2017 – pour « manifestation non autorisée », « incitation à la haine raciale », et « dégradation de biens en réunion », les cinq Identitaires ont vu le parquet renoncer, lors de l’audience du 20 mai, à la qualification de « provocation à la discrimination raciale ou religieuse » en raison d’une omission procédurale. Ne restaient plus alors que de prétendues « dégradations » de tapis de prière, pour lesquelles l’avocat général avait requis six mois de prison avec sursis à l’encontre de quatre des cinq prévenus. « Un prétexte pour ne pas arrêter toutes les poursuites », comme l’avait souligné Damien Rieu, qui n’aura finalement pas pesé, la cour considérant vendredi comme « légères » les prétendues « dégradations ». Bref, comme s’en est félicité Me Frédéric Pichon, l’avocat d’un des cinq prévenus, après huit longues années de procédure, et alors que « nous vivons dans la dictature de l’émotion », dans cette affaire, « le droit a primé » !

L’hystérisation croissante de la vie politique française

Le combat judiciaire est cependant loin d’être terminé pour GI, dont l’une des jeunes militantes ayant participé à la spectaculaire opération de la place de la République le 13 juin (voir Présent daté du 16 juin) a été récemment accusée par Mélenchon d’avoir effectué à cette occasion « des saluts nazis ». Une accusation totalement contredite par les nombreuses photos et vidéos réalisées ce jour-là, sur lesquelles on peut nettement voir la jeune femme brandir en fait un fumigène, et à laquelle GI a décidé de répondre en portant plainte pour « diffamation » contre le chef de LFI. Une accusation qui met une fois de plus en évidence l’hystérisation croissante de la vie politique française, et cette habitude malsaine qu’ont prise certains d’accuser leurs adversaires de sympathies nazies pour les « tuer » électoralement. Et cela, jusqu’à la bêtise absolue, comme l’a montré la récente affaire qui a secoué la campagne des municipales à Levallois-Perret. Dans l’ancienne ville des Balkany, leur candidat Arnaud de Courson (DD), soutenu aussi par LREM, n’a en effet rien trouvé de mieux à faire que d’envoyer à ses amis une photo mettant en scène son adversaire Agnès Pottier-Dumas (LR) en compagnie de la deuxième tête de liste LR, David-Xavier Weiss, pointant le doigt en l’air, avec ce commentaire : « Weiss et le salut nazi ? » Manque de chance pour lui, il l’a aussi adressée par erreur à une militante d’Agnès Pottier-Dumas, suscitant un scandale d’autant plus grand que David-Xavier Weiss est juif et que ses parents ont tous deux été déportés…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 22 juin 2020

De SOS Racisme à la guerre ethnique, par Clément Martin (Les Identitaires)

Brève histoire de l’antiracisme

L’antiracisme des années 80 est bel et bien enterré. Pendant les années Mitterrand, SOS Racisme était conduit et mené par des gens, comme Harlem Désir, qui ne connaissaient ni la banlieue ni le contact violent avec la police.

L’antiracisme était alors une idée politique marquée à gauche, une arme au service du Parti socialiste pour empêcher la réunion de la droite gaulliste et du Front national. Par antifascisme, la gauche y a spontanément adhéré, trouvant dans les immigrés un prolétariat de rechange à défendre.

L’antiracisme revendiquait alors l’héritage républicain et « l’égalité des chances » dans le sillage des idées de la Révolution française : Liberté d’être un Maghrébin ou un Noir en France, Égalité dans l’accès à l’emploi et au logement, Fraternité par-dessus les différences ethniques.

Le programme était irénique parce qu’idéologique, c’était une bannière partisane déployée au-dessus de la population immigrée par des politiciens professionnels ou des prête-noms.

Les premières dérives de l’antiracisme apparaissent rapidement

L’antiracisme était contrôlé par le pouvoir politique. Il a muté une première fois dans les années quatre-vingt-dix en déployant le « droit à la différence » et la défense du multiculturalisme, conçu comme un progrès inéluctable, jusqu’à la glorification du métissage. L’antiracisme demeurait un produit médiatique.

Il a muté de façon radicale au tournant des années 2000 avec l’irruption d’Houria Bouteldja sur les plateaux de télévision, en particulier dans l’émission Ce soir (ou jamais !) de Frédéric Taddei. Porte-parole des Indigènes de la République, Houria Bouteldja revendiquait vouloir briser le « présupposé universaliste » et renverser la table de l’antiracisme. « Les sujets que nous abordons divisent la gauche, explique-t-elle, ce qui est l’un de nos objectifs : recomposer le champ politique à partir de la question raciale et anti-impérialiste. » (Vacarme, n°71, 2015.) Une banderole tenue en manifestation par Houria Bouteldja affiche ce message sans ambiguïté : « L’antiracisme colonial est mort. Vive l’antiracisme politique ». Toutefois, Houria Bouteldja demeure à part : son intellectualisme d’extrême-gauche, guère plus que SOS Racisme, ne touche les populations immigrées.

L’antiracisme chavire définitivement

Le véritable basculement est la succession des accidents lors d’interpellations policières : morts de Zyed Benna et Bouna Traoré en 2005, affaire Adama Traoré en 2016 et Théodore Luhaka en 2017. Avec la mort de George Floyd, le mouvement Black Lives Matter prend son envol mondial et l’antiracisme traditionnel est détrôné par ceux-là même au nom desquels Harlem Désir et Julien Dray prétendaient parler : les populations fraîchement immigrées. « Pas de justice, pas de paix ! » C’est clair : les manifestants, majoritairement sub-sahariens et nord-africains, menacent la France d’émeutes et de toujours davantage de violences. Nous sommes entrés dans un climat de guerre ethnique assumé. Les néo-antiracistes ne revendiquent pas l’égalité ou « la République » mais exigent des pouvoirs publics et de la classe politique, en tant que représentants de la France blanche, de s’agenouiller devant eux. De la même manière que des racailles humilient des jeunes Français dans la rue ou le bus, scènes désormais classiques pour la jeunesse européenne.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Me Frédéric Pichon, sur la relaxe dans l’affaire de la mosquée de Poitiers : « Le droit a primé sur l’émotion ! »

La cour d’appel de Poitiers a relaxé les cinq militants de Génération identitaire dans l’affaire de l’occupation des toits de la mosquée de Poitiers, en octobre 2012. Relaxe totale sur les faits d’incitation à la haine raciale et de dégradations. La prescription a été retenue.

Au micro de Boulevard Voltaire, l’avocat de l’un d’eux, Me Frédéric Pichon, témoigne.

Relaxe générale dans le procès des Identitaires suite à leur action sur le toit de la mosquée de Poitiers. Cet épisode vient clôturer plusieurs années de bataille judiciaire. Quel est votre sentiment ?

J’ai un sentiment de soulagement et de grande satisfaction. Comme vous l’avez rappelé, ces sept années et demie ont été un marathon judiciaire pour nos clients qui avaient été placés sous contrôle judiciaire avec l’interdiction de sortir du département et d’entreprendre des actions militantes et politiques. Certaines restrictions extrêmement fortes ont été partiellement levées en cours de route. Le jugement de première instance était particulièrement sévère. À la fois, il y avait du sursis, des amendes, des dommages et intérêts et des privations des droits civiques et politiques.

Cette décision judiciaire intervient quelques jours après que Christophe Castaner a affirmé que l’émotion pouvait supplanter le droit. Finalement, le droit a supplanté l’émotion…

Oui, et heureusement. Cette déclaration de M. Castaner est une catastrophe intellectuelle et une monstruosité sur le plan juridique. Heureusement, les juges n’ont pas suivi ce raisonnement. Nous vivons dans la dictature de l’émotion, mais dans cette affaire, le droit a primé.
Pour être tout à fait honnête, nous avons aussi gagné sur l’échelle de prévention de provocation à la haine, sur des questions de prescription de l’action publique. Comme vous le savez certainement, en matière de presse, certains délais de prescription sont dérogatoires au droit commun. S’il n’y a pas d’acte interruptif de prescription dans un délai d’un an, alors l’action est prescrite. Or, en l’espèce, le parquet général de Poitiers a dû raisonner comme il raisonne en droit commun, en disant qu’il n’y avait pas d’urgence et a donc laissé passer ces délais. Nous avons, évidemment, sauté sur l’occasion. C’est sur ce plan que nous avons été relaxés au bénéfice de la prescription. La cour n’était pas obligée de nous relaxer sur d’autres chefs d’infraction qui étaient de prétendues dégradations commises sur des tapis de prière d’une mosquée qui était, à cette époque, en voie de construction et non encore un lieu de culte.
La cour n’a pas suivi les demandes des parties civiles et du parquet qui, voulant rattraper sa boulette procédurale, voulait s’accrocher à cette histoire de tapis prétendument dégradés. Ce qui est sorti, lors de l’audience, et de manière assez spectaculaire, c’est le fait que les tapis aient été souillés par des infidèles. Ils nous ont rendu un immense service en disant que la véritable souillure était là. En droit français, un tel argument n’est pas recevable.

Assiste-t-on à un point final de l’affaire ?

Le parquet pourrait toujours faire un pourvoi en cassation pour les infractions dans un délai de trois jours et les autres dans un délai de cinq jours. Cela me semble assez improbable, puisque l’histoire des tapis relève de l’appréciation souveraine des juges du fond.
Quant à la prescription, elle est d’ordre public et je ne vois pas comment le parquet pourrait en rajouter une couche en mettant en avant sa gigantesque boulette.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Ethnomasochisme – Thionville : le lycée Colbert débaptisé pour s’appeler Rosa Parks

22/06/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Un rapport sur le changement de nom du lycée polyvalent Colbert-Sophie Germain de Thionville a été présenté aux élus de la région Grand Est ce vendredi. L’établissement s’appellera désormais Rosa Parks en hommage à une activiste afro-américaine

La candidate à la mairie de Metz, Françoise Grolet s’est exprimée à ce sujet « La fièvre destructrice contamine le Grand Est : ils remplacent la grande scientifique des Lumières Sophie Germain par une activiste américaine ! Les mêmes qui refusaient un lycée Arnaud Beltrame…».

Marine Le Pen a elle aussi réagi en interpellant le président LR de la région « Jean Rottner serait-il en train de céder à la dictature de l’émotion initiée par les Traoré et l’extrême gauche sur fond de racialisme ? ».


Attentat terroriste dans la banlieue de Londres

22/06/2020 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Samedi vers 19 heures, alors que de nombreux Anglais profitaient de la soirée pour se détendre entre amis dans un parc de la ville de Reading, à une soixantaine de kilomètres de Londres, un forcené armé d’un couteau s’est rué au hasard en proférant des propos « inintelligibles », causant la mort de trois personnes et en blessant trois autres.

La police locale a-t-elle pu intervenir rapidement ?

Oui, moins d’une dizaines de minutes après les premiers signalements, plusieurs « bobbies » ont tout de suite maîtrisé le tueur, puis ont tenté de porter secours aux victimes. L’homme, âgé de 25 ans, est toujours en garde à vue et a été confié aux forces anti-terroristes britanniques, les enquêteurs ayant déclaré que les faits sont de « nature terroriste ».

Que sait-on plus précisément de cet individu arrêté ?

D’après les médias britanniques, c’est un demandeur d’asile libyen, surveillé par les le MI5, le contre-espionnage du Royaume-Uni, pour avoir eu des velléités de départ l’année dernière dans des zones d’activités terroristes au Moyen-Orient. Hier vers 23 heures une force de police est ainsi allée perquisitionner son domicile pour trouver des indices irréfutables sur l’aspect terroriste de cette action. Mais évidemment, « l’état mental » du meurtrier est aussi évalué pour, comme d’habitude, minimiser ce probable attentat islamique.

Ce type d’agression semble se multiplier depuis plusieurs années

Malheureusement oui : si la délinquance au quotidien se traduit entre autres par de nombreuses agressions au couteau, 120 par jours en France environ, c’est aussi devenu une pratique récurrente des islamistes solitaires bercés par l’idéologie de Daech et d’Al-Qaïda, et qui choisissent de frapper au hasard dans des endroits fréquentés à l’aide d’un simple couteau. Ces individus finalement assez discrets sont un véritable casse-tête pour les agences de renseignement qui ne peuvent les affilier à un réseau plus important et donc les surveiller : déjà le 29 novembre 2019 à Londres, deux personnes avaient perdu la vie de cette manière.


Relaxe générale pour l’occupation du chantier de la mosquée de Poitiers !

19/06/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Ce vendredi 19 juin, la cour d’appel de Poitiers a finalement décidé de relaxer les 5 militants poursuivis dans cette affaire. Voici la réaction du mouvement identitaire.


Après 8 ans de procédure, la cour d’appel de Poitiers a relaxé ce vendredi les 5 militants identitaires poursuivis depuis 2012 pour l’occupation du chantier de la mosquée de Poitiers.

En première instance, nous avions été condamnés à des peines délirantes : 1 an de prison avec sursis, 5 ans de privation des droits civiques et familiaux et 40 000 euros d’amende et de dommages et intérêts.

Mais en appel, le délit de provocation à la haine raciale ou religieuse a été jugé prescrit compte tenu du temps écoulé et de l’inaction du parquet comme des parties civiles.

Cette accusation était d’autant plus scandaleuse que notre seule revendication consistait à réclamer un référendum sur l’immigration massive et la construction de mosquées.

De même, les prétendues « dégradations » (des tapis de prières mouillés par la pluie…) ont été requalifiées en simple contravention, elle aussi atteinte par la prescription.

Notre victoire est donc totale.

Elle est d’autant plus satisfaisante que parmi les plaignants figuraient les islamistes de l’UOIF et du CCIF dont le double discours insupportable a été exposé publiquement.

L’issue de cette procédure est la démonstration qu’il ne faut jamais rien lâcher face aux persécutions politiques ou islamistes.

On ne recule plus !

Jean-Yves Le Gallou : « La loi Avia faisait courir un grand danger pour la liberté d’expression, elle ne pouvait être que censurée »

Jean-Yves Le Gallou : "La victoire institutionnelle du gauchisme a posé un couvercle sur la droite. Il est temps d'agir"

Une grande partie de la proposition de loi Avia sur la lutte contre la haine en ligne a été censurée par le Conseil constitutionnel, ce jeudi 18 juin. Certaines obligations visant les opérateurs de plates-formes sur Internet étaient considérées comme attentatoires à la liberté d’expression et de communication.

Réaction de Jean-Yves Le Gallou au micro de Boulevard Voltaire.

La loi Avia a largement été censurée par le Conseil Constitutionnel. Une dizaine d’articles sont concernés et six articles complètement supprimés. Est-ce une victoire pour la liberté d’expression ?

C’est une grande victoire de la liberté d’expression. Le Conseil Constitutionnel a procédé à un jeu de massacre avec cette loi liberticide qui portait atteinte aux libertés les plus fondamentales. Elle confiait la censure officielle à de grandes entreprises privées étrangères. C’était proprement hallucinant. C’est une bonne chose que le Conseil Constitutionnel a complètement détruite cette loi. Pour une fois, il était dans son rôle de défenseur des libertés.

Cette décision du Conseil Constitutionnel conclut une large mobilisation. Ce projet de loi était très combattu notamment par la réinformation qui s’apparentait à un attentat de nos libertés individuelles.

Nous revenons de très loin. Il faut savoir qu’en première lecture, la loi Avia a été votée à la quasi-unanimité de l’Assemblée nationale, à part quelques députés non-inscrits et quelques députés de gauche qui s’y sont opposés. Les Républicains avaient voté cette loi à la quasi-unanimité.
Depuis, et heureusement, les médias alternatifs se sont mobilisés et ont souligné les dangers incroyables pour la liberté d’expression que cette loi faisait courir. Le Sénat est revenu sur l’essentiel de cette loi. Cela n’a pas suffi à arrêter la petite bande liberticide autour de Macron. Ils ont profité du confinement ou plus exactement de la sortie du confinement pour réinscrire cette loi à la sauvette trois jours après la fin du déconfinement. Malgré tout, l’infosphère s’est à nouveau mobilisée très fortement. Elle a alerté les députés. Les députés LR ont cette fois voté contre. Cela a permis au sénateur de déposer un recours devant le Conseil Constitutionnel. Ce qu’il n’aurait pas pu faire si les députés LR avaient continué à voter comme en première lecture.
Une fois le Conseil Constitutionnel saisi, la loi est tellement épouvantable qu’elle ne pouvait qu’être censurée. C’est une très bonne nouvelle.

En étant elle-même avocate, comment Lætitia Avia a-t-elle pu penser que cette loi pouvant juridiquement passer ?

Pour être tout à fait honnête, ce n’est pas la première loi liberticide ; jusqu’ici, elles sont toutes passées au travers du tamis du Conseil Constitutionnel. Généralement, elles ont été votées à l’unanimité. C’est la première fois qu’une loi de ce type est complètement détruite par le Conseil Constitutionnel. C’est aussi la première fois qu’une loi de ce type soulève une telle opposition parlementaire. La majorité de ces lois liberticides ont été votées à la quasi-unanimité. Il y a donc rupture de l’unanimité et prise de conscience qu’on est totalement sortie de l’état de liberté. D’où la réaction du Conseil Constitutionnel. Je pense que l’on peut être content de cette victoire. Ce n’est pas la réinfosphère qui a déposé le recours, mais s’il n’y avait pas eu la bataille de la réinfosphère et des médias alternatifs, tout cela serait passé inaperçu et à la sauvette.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

I-Média – Arabes contre Tchétchènes : le califat de Dijon

19/06/2020 – FRANCE (NOVOpress)
L’année 2020 n’en finit pas de nous réserver des surprises incroyables… Cette semaine, c’est une bataille à distance entre membres de la communauté tchétchène et maghrébine qui a eu lieu à Dijon pendant plusieurs soirées…

Et le silence médiatique a longtemps été… assourdissant !