Le grand effacement – Cyril Raul (Les Identitaires)

La nature ayant horreur du vide, c’est parce que la France et les Français sont de moins en moins visibles que des minorités revendiquent toujours plus de visibilité. Car le grand remplacement se nourrit du grand effacement. Pour être supplanté, il faut être éclipsé.

L’effacement des mots

Un effacement d’abord sémantique. Le Français de souche n’existe pas. Pas plus que le racisme anti-blanc. La France, elle, n’est que trop rarement mentionnée : on lui préfère la République. Signe de ce renversement des mots : le terme « indigènes », qui devrait normalement désigner les Français en France, a été dévoyé. Il désigne aujourd’hui une mouvance antifrançaise : les indigénistes. En somme, des allogènes s’autoproclamant indigènes.

L’effacement de l’esprit

Au quotidien, le traditionnel « esprit français », cette manière séculaire de penser et d’agir, n’a plus voix au chapitre. Trop populaire, le « bon sens paysan » est raillé, rabaissé au niveau du « propos de comptoir ». Trop patriarcale, la notion de « bon père de famille » a été supprimée du droit français. Dans le grand vide laissé par ces absences, Marlène Schiappa s’estime autorisée à nous dicter comment vivre en couple ou élever nos enfants. Nos rapports au sexe opposé, à la famille, mais aussi aux autres peuples, à la nature, aux animaux… tout nous est désormais dicté par la parole du haut parce que celle du bas est écrasée. Le bon sens s’incline devant le dogme de la tolérance. L’idéologie de l’égalité élimine tous les préjugés, même les plus fondés.

L’effacement de l’être

Signe le plus révélateur : notre identité charnelle est éclipsée de la lutte contre l’islamisme. Nos traditions chrétiennes et nos siècles de combats européens contre la conquête islamique, thèmes les mieux à même de guider nos pensées et nos bras face à la menace, végètent dans l’abîme médiatique. On leur substitue artificiellement un débat entre la gauche arabe laïque – incarnée notamment par Zineb El Rhazoui – et les islamistes. Une opposition politique classique et séculaire dans les pays musulmans. En vérité : un énième conflit importé qui, sans l’immigration, nous serait totalement étranger.

De l’ombre à la lumière

Pourtant, et l’épidémie de Coronavirus le montre encore, ce ne sont pas les militantes féministes, les universitaires idéologues et les indignés de Twitter qui font tourner le monde. Mais les invisibles : ceux qui, dignement, travaillent et fondent des familles, ceux qui servent le bien commun en se sacrifiant, en bâtissant, en innovant. Ceux qui incarnent la France du temps long, les opiniâtres, les modestes, les immuables. Ceux à qui il faut toute la force de l’inertie et les puissants liens de l’habitude pour tolérer depuis si longtemps le dédain, la condescendance et les insultes dont ils font l’objet.

À travers un hommage aux Invalides, une pandémie, une cathédrale en flammes ou un gilet jaune réfléchissant, il arrive pourtant que cette France sorte de l’ombre. Elle en surgit de façon foudroyante, traverse l’espace médiatique par éclairs, puis disparaît. La ramener durablement à la lumière est aussi tout le sens du combat identitaire.

Cyril Raul

Texte repris du site de : Les Identitaires

Agnès Thill : « Nous voulons savoir la vérité sur la pénurie des masques »

La députée Agnès Thill a interpellé le ministre de la Santé Olivier Véran au sujet de la pénurie des masques durant la pandémie, et sur les propos d’Emmanuel Macron affirmant le contraire.

Elle s’explique au micro de Boulevard Voltaire et dénonce « ceux qui se lavent les mains ».

Vous êtes une députée non inscrite de l’Oise, ex-membre du groupe parlementaire de La République en marche. À l’Assemblée nationale, vous avez interpellé Olivier Véran sur la gestion des masques par ce gouvernement, mais également par le gouvernement précédent. Pourquoi avez-vous posé cette question ?

Le manque de masques me choque et choque bon nombre de Français. Les soignants eux-mêmes ont manqué de masques. Le premier médecin mort en service du Covid-19 est de Compiègne. Cinq autres médecins ont suivi dans l’est de la France. On nous dit qu’il n’y a pas eu de pénurie. C’est tout de même un tour de passe-passe facile. Pénurie veut dire zéro.
Leur explication était qu’il y en avait peu ou pas assez. Donc, leur politique fut restrictive. Ils en ont donné très peu pour que tout le monde en ait et qu’on ne puisse jamais dire zéro. C’est exactement comme si j’avais un seul gâteau pour trente personnes. Il n’y en aurait évidemment pas assez. Si je donne une part à chacun, vingt personnes n’en auront pas. Je donne donc une miette à tous et personne ne pourra dire qu’il n’en a pas eu. Ils en ont évidemment tous manqué. La miette ne satisfera personne.
Il serait préférable d’entendre la vérité et dire que nous n’en avions pas assez et que nous avons partagé le peu que nous avions. Ce n’était toujours pas suffisant, néanmoins, personne n’a eu zéro.
Ils se sont amusés à dire que nous n’étions pas en pénurie et ils nous ont expliqué qu’il y avait une politique restrictive pour en donner peu. Voilà pourquoi j’ai voulu interroger.
En 2007, nous étions capables de fabriquer 300 à 400 masques pour correspondre aux recommandations de la DGS. Au quinquennat précédent, cela s’est détérioré. Il faut appeler un chat un chat. J’avoue que j’ai du mal à entendre que le quinquennat présent se lave les mains en disant « Ce n’est pas nous, c’est eux ».

Dans le cabinet de Marisol Touraine se trouvaient des noms familiers, Bruno Salomon, Olivier Véran, Gabriel Attal. On a peine à entendre ce discours alors que ceux d’avant étaient précisément les mêmes…

Je suis d’accord avec le fait que l’on ne peut pas prendre la responsabilité de l’autre. Par exemple, si Gabriel Attal était conseiller parlementaire au cabinet, il ne prenait pas les décisions et ne comptait pas les masques. Tous ces noms-là actuellement au pouvoir et dans l’Hémicycle ont défendu la politique précédente. On n’est pas responsable à la place de l’autre, mais ils ont approuvé cette politique, notamment Richard Ferrand et Anne-Christine Lang. On dirait des oisillons qui sortent de l’œuf. C’est insupportable ! Des gens comme moi qui sortent de l’œuf, nous pouvons presque nous en enorgueillir parce que c’est vrai. On est dirigé par une poignée qui dirige tout et qui fait bien la vieille politique en serrant les vis. Richard Ferrand et Anne-Christine Lang étaient sur les bancs socialistes. Dans ce cas, il fallait démissionner. Elle a approuvé cette politique.
On va me dire « On n’était pas d’accord et on s’est émancipé ». Quand on n’est pas d’accord, on le dit haut et fort, on appelle les médias et on démissionne. C’est exactement ce que n’a pas fait Agnès Buzyn. Le 7 janvier, elle aurait prévenu le président de la République et le 31 janvier, elle aurait prévenu le Premier ministre. Il n’y a pas eu d’effet, pourtant elle disait que c’était grave et qu’il y aurait des morts. Elle attend d’être investie pour les municipales et de faire campagne. C’est une fois qu’elle n’a pas le bon résultat qu’elle commence à parler. Elle est pourtant médecin. À sa place, j’appellerais les médias, même si c’est uniquement Mediapart qui m’écoute. Ces gens-là ont défendu la politique d’avant. Ils ne peuvent donc pas continuer à se cacher derrière la carte « Ce n’était pas nous, c’était eux ». C’était précisément eux qui étaient là.

Nos téléspectateurs vont prendre connaissance de la réponse que vous a faite Olivier Véran. Cette réponse était assez sèche, voire limite, irrespectueuse. À quoi attribuez-vous cet éclat d’Olivier Véran à votre encontre ?

En Marche ! ne supporte guère les objections. Une bonne partie ne peut pas me voir. Ils savent qu’ils m’ont virée pour rien. J’avais déjà montré le dossier, mais je peux le montrer à tous les journalistes qui veulent le voir. Il est vide. Les 10 tweets n’ont rien d’homophobe ou de raciste. Ils auraient sûrement souhaité que je me taise, mais je ne me tais pas. Je continue à dire qu’ils sont sectaires.
Ils ne peuvent pas me voir plus que quiconque. On dirait que leur ennemi, c’est moi et non Le Pen ou Mélenchon. Olivier Véran m’avait écrit un tweet : « Désolé, ce n’est pas en latin. » Il fait partie de ceux qui ont signé les pétitions contre moi.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Réouverture du Puy du Fou : Emmanuel Macron donne raison à Philippe de Villiers

25/05/2020 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
C’est la bonne nouvelle du jour : le Puy du Fou est autorisé à rouvrir ces portes à compter du 2 juin. Le parc à thème de renommée internationale fondé par Philippe de Villiers en 1989 a dans la foulée annoncé sa réouverture le 11, le temps de relancer la machine. Cette annonce intervient après une âpre lutte entre l’ancien président du Conseil régional de Vendée, le Premier ministre et le président de la République. De promesses en revirements, de coups de fil en SMS, le feu vert est finalement venu de l’Élysée, par fait du Prince.
L’affaire du Puy du Fou, psychodrame au sommet de l’État, s’est donc terminée par la déconfiture d’Edouard Philippe publiquement désavoué

Dans un article paru sur le site web de l’hebdomadaire Valeurs Actuelles le 20 mai, Charlotte d’Ornellas et Geoffroy Lejeune ont dévoilé le dessous des cartes d’un drame en cinq actes.

Acte I : en raison des mesures de confinement, le Puy du Fou n’est pas autorisé à lancer sa saison. Le manque à gagner est énorme, près d’un million par jour. Villiers peste contre la technostructure parisienne qui menace la pérennité de ce qu’il considère être l’œuvre de sa vie.

Acte II : Le 13 avril, Macron le répète à l’envie, le 11 mai le pays sera dé-confiné. Mais, à la fin du discours, c’est la douche froide. Pas un mot sur les parcs à thème. Irrité, Villiers en fait aussitôt part au président par téléphone. Macron donne alors sa parole d’honneur : dans la semaine qui suit le 11 mai, le Puy du Fou ouvrira ses portes.

Acte III : lors d’une réunion à l’Élysée organisée pour le secteur de la restauration le 24 avril, à laquelle est aussi convié Nicolas de Villiers, fils de Philippe et président du Puy du Fou, la date du 2 juin est évoquée. Pendant ce temps, la stratégie gouvernementale est mise en place à Matignon sous la houlette du haut fonctionnaire Jean Castex, monsieur déconfinement. Le Puy du Fou n’ouvrira que s’il produit une note détaillant les mesures prises pour éviter la propagation du virus. On s’exécute avec sérieux si bien que le président appelle Villiers le 13 mai pour lui annoncer la bonne nouvelle.

Acte IV : à 21 heures ce même 13 mai, c’est le coup de théâtre

Édouard Philippe annonce directement à Villiers que, contrairement aux promesses présidentielles, le parc restera fermé jusqu’aux calendes grecques. Une pétition est lancée qui recueille des milliers de signatures en quelques heures, dont celle de Michel Onfray, Eric Zemmour, Franck Ferrand, et plusieurs personnalités politiques, y compris issues de la Macronie, s’insurgent. Le feu couve en Vendée et sans action forte de sa part, Macron risque d’être humilié par son propre gouvernement. C’est ici qu’intervient l’acte V, synonyme de dénouement.

Acte V : Macron décide le 17 mai de rapatrier le dossier en Conseil de Défense où comme il aime à le clamer il est le patron. Le 20 mai, la décision tombe à l’issue du conseil. Le Puy du Fou, site d’intérêt national, rouvrira. Pour le plus grand bonheur, n’en doutons pas, de visiteurs qui découvriront cette année de nouveaux spectacles.

Facebook / AFP : liaisons dangereuses et censures

(Observatoire du journalisme) Au moment où la liberticide loi Avia, soi-disant destinée à lutter contre les « discours de haine » se met en place, au moment où la censure devient préventive pour éliminer les « mauvaises pensées », Facebook et l’AFP, agence publique d’information de la France, renforcent leurs liens en ce domaine d’avenir.

New world order

Le réseau social a annoncé les premiers membres de son « conseil de surveillance », dont Zuckerberg avait précisé le projet dans un entretien de novembre 2018, souhaitant créer une sorte de Cour suprême qui portera un « jugement final sur ce que devrait être un discours acceptable dans une communauté qui reflète les normes sociales et les valeurs des gens dans le monde entier ». New world order, les choses sont claires.

Les nominations initiales confirment ce que l’on pouvait en attendre, les réseaux Soros et les différents lobbies LGBTQ++ sont bien représentés.

L’AFP et Facebook, main dans la main

Emmanuel Macron, lors du forum sur la gouvernance d’internet à Paris, tenu le 12 novembre 2018 à l’Unesco, avait annoncé la couleur. Il avait parlé de « méthode coopérative », unissant les capacités technologiques de Facebook et les capacités répressives (en forte progression) de l’État français. Un groupe d’une dizaine de personnes fût constitué à parité entre les deux entités, la privée et la publique. Du côté réseau, des cadres dirigeants. Du côté public, que du beau monde : le CSA (responsable des contenus), l’Arcep (responsable des télécoms et de la régulation technique, les contenants), la Disic (direction interministérielle des systèmes d’information et de communication) et le secrétariat d’État au numérique qui coordonne.

L’AFP s’est rangée dans le dispositif, employant 80 journalistes spécialisés travaillant essentiellement avec et pour le réseau social, en France, aux États-Unis et bientôt en Allemagne et dans les Balkans. Pour ces derniers, sans doute pour compléter le travail entrepris par l’ex directeur de la CIA, devenu magnat local des médias via le fonds d’investissement américain KKR.

Une activité qui rapporte. De moins d’un million d’euros en 2018, les revenus en découlant auraient dépassé les 2,5M€ en 2019 et sur le seul mois de mars un chiffre d’affaires dépassant celui d’une année selon les déclarations du nouveau président de l’AFP, Fabrice Fries aux Échos.

Dans ce cas précis Facebook est un client de l’AFP et le rémunère pour ses services. Mais il peut aussi devenir partenaire et alors verser de l’argent directement aux médias (comme Google l’a fait en finançant la création des Décodeurs du Monde). Quelques exemples, Libération qui a reçu 225K€ en 2018 pour financer Check news, ou encore L’Express, Le Monde, France 24 et même le gratuit 20 Minutes, qui vient de remporter une bourse de 37K€, au titre (ne riez pas) d’un « Coronavirus Fact Checking Grant » du réseau social américain. Une miette pour Facebook ; merci no’t maît’ disaient les manants à leur seigneur en d’autres temps. Serviteur diraient d’autres…

Ljubljana, Athènes, Madrid : avec le déconfinement, la contestation ressurgit en Europe

25/05/2020 – EUROPE (NOVOpress)
Avec le déconfinement, la contestation sociale ressurgit un peu partout en Europe. Plusieurs manifestations se sont déroulées ces derniers jours sur le Vieux Continent. Des rassemblements qui visent à dénoncer la gestion de la crise sanitaire.

Plus de détails en images.


Michel Onfray et la longue marche vers la diabolisation

Quelques semaines après avoir lancé sa revue Front populaire, de nombreux contributeurs sont venus apporter leur soutien à Michel Onfray. Pour le journal Le Monde, dans ces soutiens figurent des individus proches de l’extrême-droite, ce qui ferait de Michel Onfray une personnalité d’extrême-droite. Une stratégie de diabolisation qui dure pourtant depuis des années.

« C’est dans l’inconcevable conviction d’incarner la guerre contre le Mal que s’est constituée la gauche d’aujourd’hui », disait Philippe Muray. Depuis quelques jours, certains médias mainstream mènent une campagne de diabolisation à l’égard de la nouvelle revue – pas encore sortie – Front populaire, et plus particulièrement son fondateur Michel Onfray, coupable d’errer dans les méandres de l’extrême droite.

C’est notamment le cas du Monde, qui publie un papier titré « Avec sa nouvelle revue « Front populaire », Michel Onfray séduit les milieux d’extrême droite ». Une analogie saisissante qui montre une fois de plus la stratégie sectaire de la gauche bien-pensante. De plus, Le Monde fait étalage dans son papier de plusieurs personnalités plus ou moins proches de l’extrême-droite. Mais les personnes citées ne sont que des contributeurs et non des auteurs. Stéphane Simon, le producteur de la revue Front populaire, dénonce un « papier abject et malhonnête. Ce n’est pas du journalisme mais de la police politique ». Le journaliste et écrivain André Bercoff tire lui aussi à boulets rouges sur le quotidien : « Le Monde il y a quarante ans était un journal de référence, ensuite il est devenu un journal de déférence et aujourd’hui c’est une feuille d’indifférence, à quelques talentueuses exceptions près ».

« Débattre du souverainisme en 2020 avec Jean-Pierre Chevènement et Philippe de Villiers. L’affiche poussiéreuse pourrait presque faire sourire », lit-on dans le quotidien du soir. Il est vrai que publier des tribunes anti-consumériste signés par les représentants de ce même consumérisme, ça n’est pas « poussiéreux », mais ça fait sourire. « Le Monde juge le journal non pas sur son contenu mais sur ses abonnés, souligne Stéphane Simon. C’est une vraie chasse aux sorcières ». A croire qu’être souverainiste est devenu un gros mot. Julien Aubert, député souverainiste Les Républicains fustige ces méthodes : « On peut vouloir être indépendant et maître de sa destinée sans être fasciste. Cette caricature, qui aurait fait de Charles Pasqua ou Philippe Seguin de dangereux extrémistes, profite à tous les adversaires de la Nation ».

Jamais avare de grandes homélies bien-pensantes, Laurent Joffrin n’a pas tardé à réagir, dans une énième tribune à l’encontre de Michel Onfray. Le directeur de la publication de Libération dit avoir « naguère rompu les lances » avec Onfray « qui tenait déjà des propos proches des thèses du RN ». Cette diabolisation, caricaturale soit dit en passant, ne date pas d’aujourd’hui et montre les lacunes du système idéologique dominant depuis le début de XXIe siècle. « La petite coterie médiatique croit qu’en affaiblissant la Nation elle est dans le camp du Bien », analyse le député Les Républicains Julien Aubert. De son côté, Jean Messiha, membre du bureau national du RN, tance ce système qui « vise à excommunier et ostraciser les gens ».

La longue marche vers la diabolisation

En 2010, le philosophe publiait Le Crépuscule d’une idole, livre dans lequel il s’attaquait à Freud, et notamment à sa manière de faire de la science. Dans une tribune dans Le Monde (déjà), la psychanalyste Elisabeth Roudinesco avait accusé Michel Onfray de réhabiliter « un discours d’extrême-droite ». Après cette tribune, Michel Onfray fut même qualifié d’antisémite. Modèle d’« hitlerisation de l’adversaire », comme l’expliquait Murat, dans lequel on décrédibilise quelqu’un car il “pense mal”. Pourtant, le livre d’Onfray avait été salué par bons nombres de psychanalystes.

Ce pamphlet contre Freud n’avait pas plu à certains. Gérard Miller, psychanalyste médiatique, n’a sans doute pas digéré cette remise en cause du « père de la psychanalyse ». Dans un tweet posté il y a quelques jours, il a fustigé Michel Onfray, ce « Zemmour de gauche » devenu la « coqueluche de l’extrême-droite ». En bref, la gauche bien-pensante persiste à distribuer les étiquettes de bons et mauvais élèves. A croire que s’interroger sur l’islam et l’immigration fait de vous un partisan du RN. Onfray en est pourtant bien éloigné, lui qui a créé l’université populaire de Caen après le “choc” du 21 avril 2002.

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Allemagne : “pas assez de rédacteurs en chef issus de l’immigration”

L’OJIM avait déjà parlé du Bondy blog, financé entre autres par le propriétaire de Fimalac, Marc Ladreit de Lacharrière, et fer de lance du remplacement progressif mais inéluctable des Européens dans le monde du journalisme par des professionnels issus de l’immigration extra-européenne. En 2016, Gilles Kepel avait signalé l’emprise des Frères musulmans sur le Bondy blog, une organisation qui accueille volontiers les décodeurs du Monde via son responsable de l’époque Samuel Laurent.

Nous reproduisons un article du 12 mai 2020 de l’hebdomadaire conservateur allemand Junge Freiheit qui nous apprend que des efforts dans le même sens sont poursuivis outre-Rhin.

Berlin. Selon les “Les nouveaux acteurs dans le monde des médias allemands” il n’y aurait pas, dans les rédactions des grands organes de presse et de médias allemands, suffisamment de journalistes ayant des racines étrangères. Dans un sondage, comprenant 122 des médias ayant la plus grande audience, il ressortirait que 6% seulement des rédacteurs en chef seraient issus de l’immigration, ce que déplore cet organisme dans une dépêche de lundi. Selon les informations données par “Les nouveaux acteurs dans le monde des médias”, Christine Horz, de l’Université technique de Cologne, spécialiste de la communication, les aurait conseillés dans le cadre de cette étude.

Sur 126 des rédacteurs en chef contactés – dans le cadre des 122 médias ciblés – 90 auraient répondu, dont huit issus de l’immigration. Mais de l’immigration européenne seulement : l’Autriche, le Luxembourg, le Danemark, l’Irlande, l’Italie, la Roumanie et la Grèce étant les pays d’origine de ces journalistes. Les pays dont sont issus les plus grands groupes de migrants en Allemagne, la Turquie, la Russie et la Pologne, n’étant pas représentés, toujours selon cette étude.

“Une homogénéité étonnante”

Par ailleurs, il n’y aurait aucun rédacteur en chef noir (“gens de couleur”). Les rédacteurs/rédactrices en chef issu(e)s de l’immigration, appartiendraient à des groupes d’immigrés non perçus comme “étrangers” par l’opinion publique. Ainsi, les rédacteurs en chef des médias allemands représenteraient une société “d’une homogénéité étonnante” pour un pays qui se voudrait depuis deux décennies, un pays d’immigration. “Par contre, les minorités visibles sont exclues.”

En même temps, l’organisation regrette que pratiquement tous les médias allemands n’aient aucune connaissance des origines des rédacteurs, ne sachant pas lesquels seraient “issus de l’immigration ou posséderaient des critères de diversité similaires”. Ainsi, ils ignoreraient combien leurs rédactions sont homogènes ou au contraire, riches en diversité.

La directrice générale de l’organisme, Konstantina Vassiliou-Enz, sonne l’alarme :

“Beaucoup de médias allemands risquent de perdre le sens des réalités en Allemagne. Dans de nombreuses grandes villes, la majorité des enfants scolarisés sont issus de l’immigration.” La spécialiste des médias Christine Horz (cf plus haut, université de Cologne) considère que « les chaînes publiques sont dans l’obligation de représenter la mixité sociale » et de « se faire enfin les précurseurs dans la conception de stratégies de la diversité durables.”.

Nouveaux groupes ciblés

Toujours selon “Les nouveaux acteurs dans le monde des médias allemands”, les “communautés d’immigrés”, représentant un public potentiel, seraient de nouveaux groupes à cibler. La “diversité dans les programmes ou les publications permet d’augmenter sa portée ou son tirage et fait de vous un employeur potentiel pour les immigrés.”

Cette organisation est une association qui se comprend comme “représentant des intérêts des professionnels des médias ayant une histoire de migration” et défend “un reportage équilibré” qui “donne une image adéquate du pays d’immigration qu’est l’Allemagne.”

Parmi les membres du conseil d’administration de l’association on compte, entre autres, la journaliste Ferda Ataman, d’origine turque ainsi que Ferdos Forudastan, ancien porte-parole de Joachim Gauck, ancien président de la Fédération allemande (Bundespräsident). Par contre, tous les journalistes ayant “une histoire d’immigration” ne sont pas les bienvenus dans cette association.

“Les nouveaux acteurs dans le monde des médias allemands” avaient déjà fait parler d’eux comme gardiens de la langue allemande, voulant imposer aux journalistes un certain vocabulaire à utiliser dans leurs articles ou reportages. Au lieu de “vague de réfugiés” : “migration”, au lieu de “demandeurs d’asile” : “demandeurs de protection”. Et pour les personnes issues de familles immigrées, le terme “culture diversifiée” était recommandé.

Article repris du site OJIM

La chloroquine, bête noire des “élites”, par Ivan Rioufol

La chloroquine serait-elle populiste ? La question est absurde. Mais elle ne l‘est guère plus que la guerre de tranchées qui s’est installée entre les pro et anti-Raoult, ce professeur marseillais qui prescrit l’hydroxychloroquine pour lutter contre le Covid-19 (mon blog du 27 avril). Lundi, Donald Trump a annoncé qu’il prenait lui-même, préventivement, ce médicament désormais au cœur d’une polémique entre réalistes et idéalistes. Le président des Etats-Unis a expliqué : “J’ai reçu beaucoup de courrier disant que ça semblait avoir un impact positif. Peut-être que oui, peut-être que non. Mais même si ce n’est pas le cas, vous n’allez pas tomber malade ou mourir“.

Or c’est précisément ce pragmatisme – “qu’est-ce que vous avez à perdre ?”, a également dit Trump – qui indigne tous ceux qui en appellent au respect des normes, des procédures, des études comparatives, des homologations, des avis de la Science, cette Eglise qui excommunie les relaps. Ceux-ci n’ont pas tort, sur le principe, d’en appeler au doute et à la prudence. Mais ces attentistes et ces idéologues ne proposent rien, en attendant, pour tenter de tuer ce virus. L’étude Discovery, qui devait offrir ses lumières, s’est révélée être un fiasco. Raoult est le seul qui, pour l’instant et avec les moyens du bord, offre une solution facile, accessible et qui donne empiriquement, et au total, de bons résultats.

C’est cette approche du “Tout est bon !”, défendue par le philosophe Paul Feyerabrend, inspirateur de Didier Raoult (1), qui est parfaitement comprise par une partie de l’opinion (et par moi même…), plus sensible aux actes d’urgence qu’aux querelles dogmatiques et aux intérêts boursiers du “Big Pharma”. Ce n’est pas tant la droite qui se reconnaît dans Raoult – il vient de rejoindre le philosophe Michel Onfray dans son nouveau mouvement souverainiste baptisé Front populaire – qu’un monde de supposées “élites”, déconnectées des faits, rétives au bon sens, et ne sachant plus argumenter que par la provocation, la caricature, l’insulte.

Le traitement réservé à Raoult ressemble à celui subi hier par les Gilets jaunes, ces ploucs conspués par la France d’en-haut. Il est d’ailleurs frappant de constater le même surplomb que se donnent généralement les procureurs anti-Raoult, qui disent voir en lui un charlatan ou un timbré, sans jamais rien démontrer de probant. En attendant que les faits s’établissent, Raoult est bien l’homme-surprise qui a émergé de cette crise sanitaire. Il est paradoxalement porté par ceux qui rêvent de le faire taire ou de le ridiculiser. Ceux-ci l’ont moqué lorsqu’il a dit qu’il ne croyait pas à une “deuxième vague” de Covid. Pour l’instant, elle n’est pas là…

(1) Contre la méthode, Esquisse d’une théorie anarchiste de la connaissance (déjà cité)

Ivan Rioufol

Texte daté du 4 mai 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Occupation de la mosquée de Poitiers : le parquet abandonne la moitié des charges !

Mosquée de Poitiers Référendum

21/05/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Le 20 mai, s’est tenu le procès en appel des militants de Génération identitaire qui avaient réalisé, en 2012, une action sur le toit du chantier de la mosquée de Poitiers. C’est ainsi que l’avocat général comme les parties civiles ont été contraints d’admettre que le délit de provocation à la haine raciale était prescrit et qu’il ne pouvait donc plus être sanctionné.
Voici la réaction du mouvement identitaire.

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Philippe de Villiers : “Nous ne laisserons pas les confineurs du vide massacrer le rêve du Puy du Fou”

Villiers Grand Remplacement

Alors que les parcs zoologiques et les châteaux de la Loire s’apprêtent à rouvrir leurs portes, Philippe de Villiers s’insurge contre la fermeture prolongée du Puy du Fou.
Découvrez des extraits de cet entretien par sur le site de Valeurs actuelles.

Valeurs actuelles. Quelles informations avez-vous sur la réouverture du Puy du Fou ?
Philippe de Villiers. Aucune. Nous ne parvenons pas à obtenir de calendrier. On nous maintient dans un flou cynique mâtiné de mépris. Les autorités baladent le brochet dans l’étang. Il arrive parfois qu’ils nous donnent une date à laquelle ils nous promettent une date pour une visioconférence qui accoucherait d’une date dans l’été. Mais on ne sait pas encore de quelle année ! Nous vivons un supplice chinois. Chaque jour passe sans que nous sachions quoi que ce soit sur la réouverture du Puy du Fou. L’hémorragie est quotidienne, nous perdons un million d’euros par jour. Notre désarroi les indiffère.

Nous ne savons absolument rien malgré les promesses qui nous avaient été faites. Il nous faut trois semaines pour préparer l’ouverture, et nous nous heurtons au mur du silence. Emmanuel Macron nous avait assuré à plusieurs reprises que nous allions rouvrir au début du mois de juin, en même temps que les parcs zoologiques. On ne nous disait pas autre chose du côté de Matignon. Aussi bien à Matignon qu’à l’Elysée, les autorités sanitaires et politiques saluaient le dossier de 50 pages que nous avions envoyé pour présenter nos mesures sanitaires. On nous disait même que notre dossier faisait référence en la matière, et que certaines mesures étaient plus rigoureuses encore que celles du gouvernement ! Il faut dire que nous sommes des professionnels de l’accueil et de la gestion de flux, tous ceux qui sont déjà venus au Puy du Fou le savent parfaitement. L’Elysée l’avait compris. Mais, dans une volte-face stupéfiante qui date du 13 mai, le Premier ministre a refusé que le Puy du Fou rouvre malgré les supplications insistantes de Jean-Baptiste Lemoyne, le secrétaire d’état au Tourisme.

La discrimination dont nous sommes victimes, à l’heure où l’on annonce la réouverture des parcs zoologiques et des châteaux de la Loire, est parfaitement incompréhensible et répond à des logiques illisibles dont le mystère nous échappe. On avance les « dangers du brassage » à cause de la circulation du virus, mais ce problème n’existe pas pour nous. En effet, en juin, nous n’accueillons que des gens de la zone verte, qui sont à moins de 100 kilomètres du Puy du Fou. La Vendée n’a pas connu l’épidémie, elle est le département le plus vert de tous les départements verts et nous sommes au coeur d’une immense zone verte où le Covid s’est fait le plus souvent porté pâle. Nous avons proposé une ouverture progressive qui assure les autorités sanitaires que tout risque de contagion est rendu impossible. Je pose une question : si la carte du gouvernement zones rouges/ zones vertes ne sert à rien, pourquoi amuser la galerie tous les soirs avec la carte à deux couleurs ? Si j’ai bien compris, on interdit le déconfinement dans la zone rouge parce qu’elle est rouge, et on reconfine le confinement dans la zone verte parce qu’elle est verte.

Avez-vous une idée du raisonnement qui conduit le Premier ministre à cette décision ?
Je n’ai pas la réponse. Est-ce parce que notre situation est considérée avec attention par le Président de la République ? Nous avons en tous cas l’impression d’être au coeur d’une querelle qui nous dépasse. Mais il est choquant que le Puy du Fou serve de champ de bataille !

Ce que je vois aujourd’hui, c’est que les animaux exotiques des parcs zoologiques semblent plus importants que les gaulois réfractaires du Puy du Fou qui vivent d’émotions, de poésie et d’amour des patries charnelles… Nous sommes très heureux pour ceux qui vont rouvrir leurs portes, nous souhaiterions simplement être traités de la même manière.

(…)

Dans votre dernier tweet, vous en appelez à la mobilisation générale. Qu’entendez-vous par là ?
Cela veut dire d’abord que tous les Français qui sont attachés au Puy du Fou sont invités à signer la pétition du maire des Herbiers. Nous allons vers un record de signatures qui prépare la deuxième phase, celle de l’action. Précisément, la mobilisation générale suppose un plan stratégique. Comme dirait mon frère, le grand soldat que tous les Français connaissent, un chef de guerre ne livre jamais à l’adversaire ses plans secrets avant le combat. Le moment va venir où le virus ayant confirmé son absence, les Français vont tomber le masque. Ils vont se redresser et sortir de cette situation ubuesque : nos gouvernants nous obligent maintenant à porter des masques alors que c’est de moins en moins nécessaire pour faire oublier qu’ils nous refusaient le droit d’en porter quand c’était absolument nécessaire. Le moment va venir où il faudra sortir de la psychose. Nous ne laisserons pas les goujats chamarrés et les confineurs du vide massacrer le rêve du Puy du Fou. Je me battrai jusqu’à ma mort pour cette oeuvre qui est toute ma vie et celle des Français de tendresse.

Pour lire l’intégralité de cet entretien, c’est ici !

CITATIO, un portail ouvert sur notre civilisation

20/05/2020 – FRANCE (NOVOpress)
L’Institut ILIADE, soucieux de valoriser la pensée et le génie spécifique de la civilisation européenne, a mis en ligne ce lundi 19 mai, un vaste portail de citations : CITATIO.

Référençant d’ores et déjà plus de trois cents auteurs et mille cinq cents citations — et plusieurs milliers d’autres à venir — CITATIO dispose d’une ergonomie épurée et d’un moteur de recherche efficace et intuitif qui permet, pour chaque recherche, d’identifier les résultats associés par auteurs, thèmes, livres et citations. Il a vocation à devenir un précieux outil de travail pour les bibliophiles, étudiants, chercheurs, amoureux des Lettres, blogueurs, soucieux de disposer d’un contenu culturel finement sourcé.

À l’écart des grandes enseignes commerciales culturelles qui privilégient la censure et la réécriture de l’histoire, CITATIO développe une logique de réseau et s’appuie sur un partenariat avec plusieurs librairies indépendantes permettant à ceux qui le souhaitent de se nourrir aux meilleures sources.

Pour consulter ce site : citations.institut-iliade.com

Mosquée de Poitiers – procès en appel des Identitaires – Me Frédéric Pichon : « Évidemment, il y a un acharnement d’ordre politique, mais également une pression des islamistes »

20/05/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Ce mercredi 20 mai se tiendra le procès en appel des militants de Génération identitaire qui avaient réalisé, en 2012, une action sur le toit du chantier de la mosquée de Poitiers.

Au micro de Boulevard Voltaire, l’un des avocats de la défense, Me Frédéric Pichon.


Loi Avia : vers la censure totale ?, par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

Depuis des années, les identitaires font face à une répression toujours plus féroce. Nos moyens d’expression sont massivement censurés. Nos moyens de paiement régulièrement fermés. La position dominante des grands réseaux sociaux leur donne un pouvoir démesuré. C’est aujourd’hui eux qui décident qui a le droit de promouvoir ses convictions ou non. Internet qui était à ses débuts un espace de liberté se verrouille maintenant autant que les médias dominants.

Les géants américains du numérique ne sont pas les seuls à être en cause. Le gouvernement et la majorité d’Emmanuel Macron sont en pointe dans la mise en place de cette censure orwellienne. Frédéric Potier à la tête de la Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Haine anti-LGBT (DILCRAH) revendique son influence sur Facebook et sa responsabilité dans la suppression des pages et comptes identitaires.

Comme si cela n’était pas suffisant, une loi portée par une député de la majorité, Laetitia Avia, vient s’ajouter à ce sinistre tableau. Les réseaux sociaux et les moteurs de recherche seront tenus dans les 24 heures de retirer un « contenu manifestement haineux » de leur plateforme. Cette censure sans possibilité réelle de recours juridique donne le vertige. Elle offre un aperçu de la dérive autoritaire habituelle de ceux qui se prétendent tolérants.

La vérité est qu’Emmanuel Macron et toutes les associations de l’ancien monde s’inquiètent de la montée en puissance des identitaires et des populistes. À travers la lutte contre les prétendues « Fake news » et les « propos haineux », ils cherchent en réalité à bloquer toute potentialité de changement démocratique.

Ils ne sont pas prêts à laisser leur place et renoncer à leur mainmise idéologique. Ils détestent tout simplement ce que nous disons. Pour eux, il est inimaginable que l’on puisse refuser l’immigration de masse. À tel point, qu’ils considèrent comme criminels ceux qui s’y opposent. Dans cette lutte, tous les moyens sont bons pour réduire notre audience.

Afin que nous puissions rester en contact dans cette période difficile, n’oubliez pas de vous inscrire à notre lettre d’information.

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Eric Zemmour sur la Loi Avia : « La notion de haine est devenue le nec plus ultra de la pensée progressiste : la haine c’est le non politiquement-correct »

Après le confinement, la submersion migratoire ?

Le rétablissement progressif des déplacements internationaux risque d’entraîner un afflux massif de clandestins. Cette prévision n’émane pas de dangereux conspirationnistes mais d’organisations internationales « respectables ». Face à ce péril, le gouvernement français semble désarmé. Pire, son inaction rend possible la submersion migratoire du pays.

Dans la période de l’après-confinement qui s’ouvre, le rétablissement progressif des transports aériens, maritimes et terrestres en Europe devrait être accueilli comme une bonne nouvelle. Pour au moins une raison, cela n’est pas le cas. Le retour à la normale risque en effet d’entraîner un afflux de clandestins en France. De nombreuses conditions sont réunies pour le rendre possible.

La situation migratoire vue par des institutions internationales

Trois récentes communications viennent coup sur coup rappeler aux Français une dure réalité que le confinement aurait pu faire oublier : de très nombreux extra-Européens attendent leur heure pour venir clandestinement en Europe et en particulier en France.

La première communication est un rapport du Bureau européen d’appui en matière d’asile publié le 5 mai (1). Si les rédacteurs du rapport constatent que le confinement a entraîné une forte baisse des demandes d’asile en Europe en mars 2020, ils rappellent néanmoins que l’émigration « liée à l’asile » vers l’Europe avait fortement augmenté durant les deux premiers mois de 2020 par rapport à l’année dernière : + 14 %. L’institution financée par l’Union européenne estime très vraisemblable que la dégradation de la situation sanitaire dans les pays du tiers-monde en raison de la pandémie du coronavirus entraîne une forte augmentation du nombre de candidats extra-européens au départ pour l’Europe. La suspension de la lutte des pays de la coalition contre l’État islamique est également soulignée par les rapporteurs, ainsi que le risque d’une résurgence de cette mouvance et de ses funestes projets, dont l’Europe pourrait être le terrain d’opération.

Le 14 mai, l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime publiait un rapport sur les effets du Covid-19 sur l’immigration illégale (2). L’institution fait non seulement le constat que celle-ci a continué pendant le confinement instauré dans les pays européens. Elle estime également très prévisible que le chômage et la récession dans les pays du tiers-monde entraînent un regain de l’activité des passeurs et autres trafiquants d’êtres humains, comme cela s’était produit après la crise financière de 2008.

Plus récemment, l’Agence européenne de police criminelle Europol soulignait dans un communiqué de presse du 15 mai plusieurs conséquences aux restrictions de circulation (3). L’une d’entre elles est une demande accrue de clandestins dans le secteur agricole, dont une partie de la main-d’œuvre est retournée au pays. Les représentants d’Europol soulignent également une adaptation et une agressivité accrue des passeurs et des trafiquants d’êtres humains, qui pourraient se déployer à l’occasion du rétablissement des transports internationaux.

Il n’y a pas que les passeurs qui piaffent d’impatience. Ce sont des centaines de milliers, voire des millions, de migrants qui attendent leur heure pour venir en Europe de l’Ouest à partir notamment de la Libye (4), de la Turquie, du Maroc et des Balkans (5). Dans ce contexte, tout signe de laxisme est guetté avec attention. Des signes qui ne manquent pas ces derniers temps, en particulier venant de France.

La France désarmée

La presse s’en est fait l’écho, les arrestations de personnes en situation irrégulière en France semblent réduites à la portion congrue. De nombreux centres de rétention administrative destinés à retenir les clandestins avant leur expulsion ont pratiquement été vidés, « pour raison sanitaire » (6). Comme s’il fallait ajouter une autre incitation à venir clandestinement dans notre pays, le gouvernement pratique à tout-va les régularisations appelées pudiquement « admissions exceptionnelles au séjour ». De 2015 à 2018, ce ne sont pas moins de 149 680 clandestins qui ont été régularisés (7). L’appel d’air suscité par cette mesure est considérable. Même en situation normale, le gouvernement français est un des pires pays européens en matière de retours forcés : seuls 15 % des obligations de quitter le territoire ont effectivement été exécutées en 2018 (8).

L’Union européenne n’est pas en reste

Pendant ce temps, des membres des institutions européennes multiplient les déclarations et parfois les mesures qui aboutissent à affaiblir la maîtrise des flux migratoires par les pays européens.

Le 16 avril, la commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe a demandé que les migrants recueillis en mer, notamment par les bateaux des O.N.G., ne soient plus ramenés en Libye, ce qui était pourtant déjà rare, et que la coopération avec les garde-côtes libyens soit rompue (9).

Le 30 avril, de nombreux députés européens plaidaient pour faciliter la migration et l’asile par des voies légales et sûres, appelées « couloirs humanitaires ». En pleine paralysie d’une partie de l’économie européenne, les députés de gauche justifiaient cette position pour « combler les besoins du marché du travail » ! (10).

La présidente de la Commissaire européenne, Ursula von der Leyen, n’est pas en reste. Elle vient de rappeler aux pays européens de l’U.E. le principe du non-refoulement des migrants et la nécessité de continuer les opérations de « relocalisation » (11).

Pour parachever le tout, c’est l’opération Sophia, initialement chargée par l’Union européenne de lutter contre les passeurs convoyant des migrants de Libye en Italie, qui a été récemment réorientée vers le contrôle de l’embargo sur l’importation d’armes en Libye (12).

En renonçant au peu d’outils qu’il avait dans la lutte contre l’immigration clandestine, le gouvernement français apparaît totalement désarmé au sortir du confinement. L’Union européenne ne fait qu’ajouter à ce désarmement qui est également moral. Les pays de l’est de l’Europe montrent qu’une autre voie est possible. C’est paradoxalement au pire moment, en pleine crise économique, que risquent d’arriver des cohortes de clandestins qui n’auront souvent comme seul viatique que les aides sociales versées par un État criblé de dettes. Dans ces circonstances, le virage « social » du président Macron ne peut qu’inquiéter.

Paul Tormenen

Texte repris du site Polémia

(1) « EASO Special Report : Asylum Trends and COVID-19 ». EASO. 7 mai 2020.
(2) « How COVID-19 restrictions and the economic consequences are likely to impact migrant smuggling and cross-border trafficking in persons to Europe and North America ». UNODC. 14 mai 2020.
(3) « Migrant smugglers and human traffickers to become more ruthless and clandestine, says new Europol report ». Europol. 15 mai 2020.
(4) Estimation de 650 000 migrants attendant en Libye dans « L’Algérie renonce au poste d’émissaire de l’ONU pour la Libye ». L’Économiste maghrébin. 27 avril 2020.
(5) « Top Hungarian official says 100 000 migrants gathering on Balkan Peninsula ». Voice of Europe. 3 décembre 2019.
(6) « En Europe, l’asile en suspens, les flux migratoires à l’arrêt ». Le Monde. 18 avril 2020. « Les centres de rétention face au Covid-19, une bombe à retardement ». La Vie. 31 mars 2020. « Centres de rétention : étrangers et policiers face au coronavirus ». Dalloz actualité. 19 mars 2020. Jugements de libération de clandestins des cours d’appel de Rouen, Bordeaux, Paris, Lyon. « L’État sommé de rétablir le guichet de l’asile, gelé depuis le début du confinement ». Le Figaro. 23 avril 2020.
(7) « L’entrée, le séjour et le premier accueil des personnes étrangères ». Cour des comptes. 5 mai 2020
(8) Cf. note (7).
(9) « States should ensure rescue at sea and allow safe disembarkation during the COVID-19 crisis ». Conseil de l’Europe. 16 avril 2020.
(10) « Les députés européens demandent l’arrêt de l’aide aux garde-côtes libyens ». Mer et marine. 29 avril 2020.
(11) « Communication de la commission ». Commission européenne. 17 avril 2020.
(12) « L’UE va remanier l’opération “Sophia” pour faire respecter l’embargo sur les armes en Libye ». Euractiv. 22 janvier 2020.