En plein confinement, Marine Le Pen dénonce la multiplication des appels à la prière islamique

06/04/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Samedi, Marine Le Pen a dénoncé “une nouvelle escalade dans l’occupation illégale du domaine public par voie sonore“. En effet, certaines mosquées profitent du confinement pour faire retentir par haut-parleurs l’appel à la prière en France…

Marine Le Pen demande clairement à Christophe Castaner « de faire cesser ces nuisances sonores par une stricte et rapide application de la loi et s’il le faut par des poursuites judiciaires », sans quoi le pays pourrait se laisser dériver « vers des situations qui seront de plus en plus difficilement maîtrisables ».

Marine Le Pen cite notamment les mosquées de Lyon et Valentigney (Doubs) :

Nous assistons ainsi à une nouvelle escalade dans l’occupation illégale du domaine public par voie sonore par des groupements qui cherchent à saisir toute occasion de repousser les principes de laïcité de notre République et, ainsi, défier ouvertement l’Etat républicain


Covid-19 – La mise sous cloche de la population ne fait pas l’unanimité

06/04/2020 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
La restriction de la liberté d’aller et venir semble de moins en moins bien supportée par nos compatriotes, d’autant que les interdictions se multiplient et se durcissent : celle de partir en vacances par exemple ou celle de pouvoir accéder à une location. Ainsi de nombreuses communes bretonnes ont interdit la location saisonnière à titre onéreux ou gratuit. Par ailleurs, les verbalisations atteignent un niveau record et mobilisent les forces de l’ordre au détriment des autres missions. La déferlante répressive rappelle à certains des mesures prises à l’encontre des Gilets Jaunes.

Et comment cela se traduit-il ?

Les représailles contre la police s’intensifient : une voiture de gendarmes a été brûlée à Beaugé dans le Maine-et-Loire, des tirs de mortier ont été lancés à Compiègne dans le quartier du Clos-des-Roses et à Pessac, un policier a été blessé suite à un contrôle qui a mal tourné. Les couvre-feux s’imposent un peu partout par crainte d’un embrasement des zones dites « de reconquête républicaine ». A Marseille, des consignes ont été données aux forces de l’ordre pour ménager certains quartiers connus pour abriter les trafics de stupéfiants.

Le confinement semble donc trouver ses limites ?

On fait souvent la comparaison avec Hong-Kong où la densité de population est la plus élevée au monde : 7000 habitants/km² et qui n’a pas opté pour le confinement. L’activité économique est restée intacte mais obligation est faite aux habitants de ne sortir qu’avec un masque. Au total : 600 cas détectés et très peu de décès. En France, l’Académie de médecine milite pour l’obligation du port du masque mais, faute de stocks suffisants, cet appel est resté vain. Il est pourtant appuyé par l’ancien directeur général de la santé, William Dab, qui a déclaré pour le Journal du Dimanche : « si toute la France s’était couverte le visage, on ne vivrait pas un tel drame ! »

Y a-t-il du nouveau dans les techniques de traitement ?

La polémique sur la chloroquine, dont la France est la championne, se poursuit. A l’initiative de Philippe Douste-Blazy, un manifeste supplie le Premier ministre de permettre aux médecins de ville de prescrire librement ce médicament, recommandé par le professeur Raoult, en association avec un antibiotique.

Le coronavirus, révélateur de la faillite de la classe dirigeante française

Afin de lutter contre la pandémie du coronavirus, le gouvernement a imposé aux Français une réclusion à domicile. On aurait pu s’attendre à ce que l’urgence sanitaire et la période de confinement agissent comme un buvard sur les taches de la société française. Bien au contraire, la quarantaine agit comme un révélateur de nombreuses faillites que connaît notre pays, des faillites auxquelles les classes dirigeantes qui se sont succédé au pouvoir en France depuis plusieurs décennies ont méthodiquement contribué.

Pendant que l’on soigne en urgence des milliers de Français, le confinement imposé à la population n’apporte pas la paix civile et la tranquillité. Bien au contraire, les faillites que révèlent la pandémie du coronavirus et le confinement sont nombreuses. Sans prétendre à l’exhaustivité, il nous a paru important d’en relever quelques-unes. Elles concernent plusieurs prérogatives majeures du gouvernement et illustrent un aveuglement idéologique certain.

La faillite des frontières

En plein développement de l’épidémie en Chine, le ministre français de la Santé raillait l’idée d’arrêter le virus aux frontières (1). Le président Macron a été l’un des derniers chefs d’État européens à annoncer la « fermeture » des frontières du pays. Il est vrai qu’imposer en même temps une réclusion des Français à leurs domiciles et, « en même temps », laisser des étrangers, légaux et illégaux, arriver dans le pays de façon incontrôlée, aurait été contradictoire.

Comme nous le soulignions récemment, la fermeture des frontières françaises est toute relative. Selon plusieurs témoignages, les contrôles aux frontières sont parfois totalement absents (2). Il est vrai que, à la suite de l’instauration de la libre circulation en Europe il y a 25 ans, les effectifs des douaniers français ont été considérablement réduits.

Alors que l’on confine les Français à leurs domiciles, les arrivées d’étrangers, peut-être contaminés, continuent, ruinant l’effort de la collectivité. Alors que le « stock » des Français est placé en coupe réglée à demeure et menacé de contraventions de plus en plus coûteuses, les flux qui continuent d’arriver rendent possible la circulation internationale du virus. Mais ce gouvernement n’est plus à une contradiction près, comme d’autres exemples en témoignent.

La faillite de la politique de la ville

Selon un faisceau d’indices concordants, un traitement différencié s’applique aux « quartiers » (3). Des consignes seraient données pour ne pas faire de vagues lors des contrôles qui y sont organisés. Les articles consacrés au non-respect du confinement dans les banlieues sont nombreux (4). Le « discernement » demandé aux forces de police semble se traduire par une répression accrue dans les territoires où le confinement est paradoxalement le plus respecté.

Le trafic de drogue continue alors qu’une partie de la population ne semble pas concernée par les consignes sanitaires vis-à-vis de ce qui serait une « maladie de Blancs » (5). La partition et la sécession de nombreux quartiers du reste de la France apparaissent de façon encore plus éclatante pendant la période de confinement. Pire, le non-respect du confinement dans certaines banlieues met en péril l’effort collectif de la société française. En Seine-Saint-Denis comme ailleurs, les restrictions de circulation sont souvent ouvertement bravées alors que les capacités hospitalières dans le département sont arrivées à saturation lors du dernier week-end du mois de mars (6). Ce qui amène un médecin à y demander l’intervention de l’armée (7).

Le désœuvrement de près d’un million de jeunes, qui ne sont ni occupés par un emploi, ni en stage, ni en formation, a créé un potentiel énorme d’agitation sociale et d’émeutes, à l’image de celles que notre pays a connues en 2005 et dont le gouvernement fait tout pour éviter la répétition (8). Plutôt que de faire exploser la cocotte-minute, le gouvernement lâche la pression dans les banlieues, au détriment de tous les Français. Alors que des sauvageons sont parfois les auteurs de la mise en danger de la vie d’autrui, des habitants des quartiers en sont les premières victimes.

La faillite de l’immigration

La déliquescence des banlieues n’a pas empêché notre gouvernement de mener depuis plusieurs années une politique d’immigration totalement débridée. Il ne s’en cache pas : l’immigration est une de ses priorités (9). Le budget dédié à l’asile, l’immigration et l’intégration est ainsi en progression constante. Le nombre de places dans les centres d’hébergement des migrants a considérablement augmenté ces dernières années, passant de 34 000 en 2009 à 98 400 en 2019, une augmentation qui s’accélère avec le gouvernement Philippe (10).

Les clandestins viennent emboliser le système de santé, comme en témoigne l’augmentation du budget de l’aide médicale d’État, qui va atteindre le milliard d’euros, un montant qui ne correspondrait qu’à une partie du coût des soins prodigués aux clandestins (11).

Le gouvernement Philippe n’a en rien remis en cause les droits de tirage illimités à l’immigration, en n’imposant ni plafond ni restriction numérique au droit d’asile, au regroupement familial et à l’aide sociale à l’enfance. Conséquence logique : les budgets qui leur sont dédiés explosent littéralement, la France apparaissant comme un pays de cocagne de l’immigration légale et clandestine.

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Crise sanitaire – La sidération, antichambre du flicage

Restez chez vous, demeurez confinés, écoutez religieusement Jérôme Salomon – qui, conseiller de Macron au moment de la campagne présidentielle, avait mis en garde ce dernier contre l’impréparation de notre pays en cas de crise sanitaire – asséner méthodiquement les chiffres de la progression du Covid-19 dans notre pays, et vous êtes chaque jour un peu plus gagnés par la peur, terrorisés et paniqués par cette accumulation d’images macabres et de propos alarmistes, alors que, voici deux mois à peine, ledit virus ne devait pas passer par nous, foi de Buzyn et consorts. Question bobardement, il faut dire, comme le rappelle Marine Le Pen, qu’ils sont champions toutes catégories.

La manipulation des esprits

L’émotion prend donc le pas sur la raison chez nos compatriotes terrés chez eux à l’idée qu’ils pourraient être frappés à leur tour. C’est le moment pour le pouvoir médiatique et politique de distiller alors savamment son venin et de nous mettre dans un état de sidération psychique en alignant des chiffres. Un décompte qui crée une ambiance anxiogène comme celle qui s’installa à Auschwitz-Birkenau au moment de l’épidémie de typhus. Pas de quoi réjouir le péquin moyen qui tire sur sa clope et sirote une bière en regardant la télé. Mais chaque année, la Grande Faucheuse rafle plus de dix mille personnes, mortes du virus grippal, sans la mise en place du moindre isolement et de la restriction des libertés fondamentales à laquelle nous sommes soumis depuis maintenant plus de quinze jours.

Des chiffres morbides

Cette avalanche de chiffres alarmistes trouve son origine dans les modèles prédictifs de contagions en cas d’épidémie mis au point par un épidémiologiste britannique, Neil Ferguson de l’Imperial College de Londres. Ce dernier qui a l’oreille des chefs d’Etat du monde entier, leur a vendu ses analyses qui prévoyaient la bagatelle de 500 000 morts en France et de plus de 2 millions aux Etats-Unis, faute d’un confinement de dix-huit mois. Il a tout simplement confondu le nombre de gens contaminés avec ceux qui sont testés positifs, et établi ses prévisions mathématiques sur la base des premiers chiffres venus de Chine. Parvenue sur le bureau de Macron pendant la première quinzaine de mars, son étude a été déterminante dans la décision présidentielle de mettre tout le monde sous cloche, à part bien sûr les récalcitrants des banlieues de l’islam. Et de satisfaire ainsi à « cette mondialisation qui nous rend littéralement malades et est devenue invisible et délétère pour nos santés physique, psychique et démocratique », comme le dit la philosophe Cynthia Fleury.

Corbeaux pas morts

Tout le monde se souvient du film de Clouzot Le Corbeau, tourné en 1943 et qui valut à son auteur de vivre de sales moments lorsque les communistes pratiquèrent la chasse à l’homme. Près de quatre-vingts ans plus tard, les choses n’ont guère changé quand on apprend le nombre de coups de fil reçus par les gendarmes et émanant de Français dénonçant des voisins qui mettraient trop le nez dehors et ne respecteraient donc pas les règles du cantonnement. On a même vu un Parisien, ayant choisi l’exode breton, moucharder son voisin paysan qui avait épandu du fumier dans son champ et qui a été tout surpris de recevoir une visite de la maréchaussée. Tétanisés par la peur de la contamination, de courageux anonymes enjoignent à leurs voisins, soignants ou pompiers, de décaniller vite afin de ne pas mettre la vie d’autrui en danger. Mais cela ne les empêche pas, le soir, de jouer les bisounours en applaudissant ces mêmes soignants et en tapant sur des casseroles. Attention toutefois : ces bons citoyens ne se rendent pas coupables de délation, comme naguère les correspondants de la Kommandantur, mais de dénonciation. Nuance !

Violences tous azimuts

On ne sera pas surpris d’apprendre que les violences conjugales ont augmenté de plus de 36 % en même pas deux semaines, ce qui a conduit l’ineffable Castaner à donner aux pharmaciens débordés une activité supplémentaire puisque les victimes de conjoints péteurs de plombs peuvent se confier à l’apothicaire qui contacte les flics. Les enfants ne sont pas épargnés non plus, comme ce gamin de six ans mort dans le « 9-3 » après avoir été tabassé par son père. A Toulouse, deux chiens devenus très agressifs ont été froidement abattus par leur maître alors qu’il n’arrivait pas à les séparer, isolés à trois sur un minuscule balcon. A Nîmes, dans une banlieue sous contrôle de l’islam, une mère de famille frappe des policiers venus interpeller son fils qui violait allégrement les mesures en vigueur depuis le 17 mars dernier.

De nouvelles façons de vivre

Nos compatriotes étant limités dans leurs déplacements, les commandes passées sur Internet via le système du « drive » font fureur. Vous récupérez votre commande dans un espace sécurisé après avoir payé en monnaie virtuelle. Dans les grandes surfaces, vérifiez la date de péremption de vos produits sinon vous risquez vous voir refiler un pack de bouteilles de lait périmées depuis plus d’une semaine, comme cela est récemment arrivé à des amis du Vexin français. Les caissières s’abritent derrière une protection en plexiglas, ce qui leur permet de se protéger mais aussi d’éviter les coups assénés par des clients mal embouchés. On va assister sous peu au retour de l’hygiaphone et de la demoiselle des Postes qui, calfeutrée derrière sa vitre, vous tendait les timbres après avoir ouvert son guichet.

Le flicage global est au rendez-vous depuis que, grâce aux données mobiles fournies par Orange, on a pu déterminer que 17 % des Parisiens avaient pris la poudre d’escampette (parfois pour aller voter dans leur région d’origine, comme les y incitait le gouvernement !) à la mi-mars. Le patron d’Orange Stéphane Richard a justifié leur exploitation qui doit servir au traçage des malades, sur le modèle de l’Allemagne et de la Corée du Sud. Flicage également dans la ville de Sanary où il est interdit de sortir à plus de dix mètres de chez soi et d’acheter une seule baguette de pain. Le tout sous peine d’amende.

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Confinement et armes à feu. Des tireurs sportifs inquiets pour le renouvellement des autorisations de détention

Comme dans tous les domaines actuellement, c’est le blocage total. Du côté du tir sportif, plusieurs tireurs sportifs se demandent comment ça va se passer, notamment pour le renouvellement des autorisations de détention de leurs armes à feu, mais aussi pour le respect des tirs contrôlés réglementaires.

Voici quelques explications publiées sur le site Breizh-info.

Tout d’abord, il faut savoir qu’actuellement, la FFT (Fédération française de tir) est à l’arrêt. Tous les stands sont fermés, et les activités sont toutes annulées, en Bretagne tout du moins, au moins jusqu’au 30 juin 2020. « Pour les Championnats de France qui ont lieu après cette date, nous attendrons les consignes fédérales pour les conditions de qualifications, puisque tous les départementaux et régionaux seront passés » explique Martine Martine GUÉZEL, qui dirige la ligue de Bretagne.

Elle poursuit, sur le côté pratique : « Pour ceux qui ont des armes soumises à autorisation, je continue à valider les demandes d’avis préalables. Mais vos présidents de club sont seuls juges pour décider s’ils continuent ou pas à m’envoyer vos demandes. Ne leur en tenez pas rigueur. Vous risquez de voir la procédure suspendue, car certaines Préfectures ont fermé leur service des armes, le personnel étant redéployé vers d’autres services en renfort. Il vous appartient donc, de vous assurer que le service des armes de votre département fonctionne toujours. Soyez attentif aussi à l’acheminement des courriers postaux. Quand les temps seront meilleurs, j’espère qu’il y aura un assouplissement des Préfectures pour les renouvellements. Ce sera du cas par cas. Nous devons tous prendre notre mal en patience, et garder le moral. Ce n’est pas évident. »

Quid de la détention d’armes et des tirs contrôlés ?

Du côté de la Fédération française de Tir (FFT), c’est un peu le flou concernant les suites administratives qui découleront de tout cela : « La fermeture actuelle des stands de tir et de bon nombre de “bureaux des armes” dans les préfectures suscite des inquiétudes de la part de nos licenciés sur le respect des dates des tirs contrôlés et sur les échéances de renouvellement de détentions d’armes. Le Président de la FFTir reviendra très prochainement vers les associations afin de préciser le modus operandi. Dans cette période de responsabilisation individuelle et collective, la FFTir vous remercie de respecter scrupuleusement les consignes de mesures sanitaires édictées par le gouvernement » indique la direction de la fédération, sans plus de précision.

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Découvrez également le communiqué de la FFT !

En 2003, Didier Raoult avait remis un rapport – ignoré par les autorités – sur le «risque d’apparition de mutants de virus respiratoires»

Eric Zemmour : «Les médias poussent l’État à durcir le confinement, à supprimer les libertés»

02/04/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Eric Zemmour est particulièrement frappé de voir avec quelle facilité les Français se sont soumis aux mesures de confinement, et surtout le rôle que jouent les médias, qualifiés pour l’occasion de “pousse -au-crime” contre les libertés.

Un entretien proposé par Figaro Live.


Quand la peur a pris le pouvoir, par Jean-Gilles Malliarakis

Les dirigeants politiques parisiens semblent avoir pris le parti de s’aligner, dans la crise actuelle, sur ce qu’ils présentent pour l’expertise médicale. On doit d’abord comprendre la peur panique qui commande cette attitude.

Tous craignent de se trouver débarqués comme le fut le malheureux professeur Mattéi, victime expiatoire au lendemain de la canicule d’août 2003, séquence pendant laquelle “Mattei était en vacances, son directeur de cabinet était en vacances, le directeur général de la Santé était en vacances“. Dans une telle circonstance “c’est le directeur adjoint de la Santé qui avait donné [la] réponse dont on sait qu’elle coûta son siège de ministre à Jean-François Mattei.” À savoir que “la Direction générale de la Santé l’avait rassuré, en lui disant que tout ça, c’étaient des bêtises”[1]

Jupiter a-t-il donc décidé de faire basculer le lieu du pouvoir des élus vers les experts ?

Un tel raccourci scandalise les intéressés eux-mêmes.

L’idéologie en effet ne perd pas ses droits.

Le successeur, au ministère de la Santé, de l’inodore et inconsistante Buzyn, marionnette de Big Pharma, représente en effet une couleur plus précise.

Celle-ci caractérise la Macronie et son prétendu nouveau monde. Olivier Véran, à la fois neurologue et homme politique, fut, en 2015, élu aux régionales sur la liste socialiste de l’Isère. On le retrouve en 2017, comme beaucoup de chevaux provenant de la même écurie, député macronien de Grenoble. En 2019, c’est sa compagne Coralie Dubost qui fit office de rapporteur de la loi dite bioéthique, tendant à permettre la fameuse PMA pour toutes.

Or, c’est en catastrophe, le 7 mars, que ce personnage au verbe un peu plus péremptoire que celui de pas mal de ses collègues a dressé la liste des 10 membres du comité d’experts qu’on appelle désormais conseil scientifique.

Il semble bien s’être exclusivement concerté avec Jean-François Delfraissy. Cet immunologue avait été bombardé en 2016, sous Hollande et Marisol Touraine, président du comité national d’éthique. Le nouveau ministre allait le nommer officiellement à la tête de la nouvelle instance le 11 mars. À noter que toutes les autres institutions qui régissaient jusqu’ici la santé, la médecine, les hôpitaux publics, la pharmacie, l’assurance maladie, etc. ont été priées de s’éclipser.

C’est cependant à la demande du chef nominal de l’État, que le spécialiste mondialement reconnu qu’est le professeur Raoult fut appelé en tant que 11e membre. Pièce rapportée, surnuméraire au sein de cet aréopage, ce cousin de province ne pouvait qu’incommoder la consanguinité parisienne. Au bout de deux heures, il fut amené à claquer la porte, recraché hors de l’entre-soi, tel un caillou dans l’omelette.

Peut-être ont-ils raison, ces experts : totalement incompétent dans leur domaine, votre chroniqueur se gardera bien de prendre position sous cet angle de questionnement.

Fallait-il cependant leur déléguer les pleins pouvoirs quant aux prises de décision ?

Jean-François Delfraissy lui-même s’est chargé de la réponse :”nous ne sommes,dit-il, que des experts, et nous n’avons pas de responsabilités politiques“.[2]

Son point de vue n’est donc équilibré par la concomitance d’aucune instance de nature à éclairer les autres aspects de la situation, en dehors de l’immunologie.

Or, on doit observer que Jupiter, de son propre aveu, s’est cru obligé de calquer ses propres oukases, point par point, sur les avis médicaux et assimilés.

Sous l’emprise de la peur il n’a pas su, pas voulu paraître tenir compte des autres paramètres, ceux qu’un véritable politique doit pourtant savoir faire entrer en ligne de compte.

La mission prétendument de simple conseil de ce comité explique pourtant l’absence, en son sein, du moindre économiste, du plus insignifiant des juristes… Pas d’urgentiste, pas de pneumologue non plus… Certes il peut se targuer de la présence d’un spécialiste de la modélisation. Certes, depuis le XVIIe siècle, depuis Leibniz, on pose la mathématique comme langage propre à décrire les réalités physiques. Et, depuis le XIXe siècle, on a trop pris l’habitude de transposer cette hypothèse aux sciences sociales. La modélisation mathématique ne fait que traduire en équations les hypothèses qu’on lui a transmises, erreurs comprises. Sa présentation peut éclaircir les questions : elle ne résout aucun choix de fond.

Cette erreur dans la distribution des rôles caractérise, depuis des décennies ce que nous appelions, il y a un demi-siècle la technocratie. Ce terme péjoratif a perdu de sa vogue. Mais le phénomène qu’il désigne s’est considérablement aggravé, par la faute des politiques et la sottise des médias.

Que les courtisans se rassurent en effet : rien ne sera perdu pour les progrès de l’étatisme. L’État promet jour après jour de régler les problèmes d’intendance, il n’y parvient pas. Il appelle à faire la guerre, sans savoir faire livrer les armes et les munitions à ceux qui combattent. Incapable de répondre concrètement à la crise, encore moins de la prévoir, le pouvoir tentaculaire de la haute administration saura pourtant s’arroger le droit d’agrandir encore.

La peur incite nos dirigeants à se défausser de leurs responsabilités, mais non de leurs prébendes.

[1] cf. Le livre du Professeur Didier Raoult “Épidémies vrais dangers et fausses alertes”, page 18, qui vient de paraître ed. Michel Lafon.
[2]cf. Le Pointn° 2483 daté du 26 mars.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Didier Raoult, l’électron libre qui dérange la Macronie et les sachants

Sommité mondiale de l’infectiologie, le professeur Didier Raoult crée la polémique avec son traitement contre le coronavirus à base de chloroquine, un médicament vieux de 70 ans. Génie injustement méprisé par ses pairs ou docteur Maboul inconséquent ? Portrait.

Son nom est désormais sur toutes les bouches. Dans un pays confiné, où un nanovirus sème la peur derrière les persiennes bordant les rues désertes, comme les microbes hantaient nos nuits d’enfant après un épisode de « Il était une fois la vie », le professeur Raoult fait figure de grand druide et son traitement contre le Covid-19, de potion magique. L’Institut hôpital universitaire (IHU) de Marseille qu’il dirige, a tout d’un village de résistants gaulois, qui s’arment de bon sens scientifique et de pragmatisme pour repousser l’ennemi viral.

« Moi, comme n’importe quel docteur, à partir du moment où l’on a montré qu’un traitement était efficace, je trouve immoral de ne pas l’administrer ! » s’indigne Didier Raoult dans les colonnes du Parisien, brandissant tour à tour son serment d’Hippocrate et les résultats probants de son traitement sur des malades du coronavirus. Qu’importe si la taille de l’échantillon – seulement 24 personnes – permet légitimement de s’interroger sur le caractère miraculeux du remède, son succès est tel qu’une queue de plusieurs centaines de mètres de patients masqués et gantés devant l’IHU de Marseille se pressent à la marmite de son dépistage gratuit avant de se voir inoculer, pour les plus fébriles, sa potion à base de d’hydroxychloroquine (antipaludéen) et d’azithromycine (antibiotique).

Une offre médicale, là encore à rebours de la doxa gouvernementale estimant inutile un dépistage massif de la population – changeant plutôt de braquet au gré des pénuries constatées – malgré les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le succès de cette pratique en Asie… Quant le système de santé français parvient péniblement à tester 8000 personnes par jour, Raoult et ses équipes s’enorgueillissent d’en réaliser plus de 1000.

Un CV en béton

Mais ce que pense Paris, ça lui en cogne une sans faire bouger l’autre. Sa réputation n’est plus à faire. L’infectiologue est une sommité mondiale de la virologie. Un des chercheurs les plus publiés dans les revues scientifiques prestigieuses. Son institut de recherche à Marseille, l’un des plus renommés dans les maladies infectieuses tropicales. Couronné du Grand prix de l’Inserm en 2010 pour l’ensemble de sa carrière, le professeur Raoult a même donné son nom à deux bactéries, les « Raoultella » et les « Rickettsia raoulti ».

Alors qu’Olivier Véran, le ministre de la Santé, annonce en début de semaine que son protocole va faire l’objet d’un essai clinique à l’échelle européenne, il s’ « en fiche » totalement, balaie-t-il dans le Parisien. Comme il qualifie « d’improvisation » le confinement, pratique des siècles passés où l’on n’avait pas d’autre méthode que la quarantaine pour venir à bout de la peste et du choléra… Cette désinvolture, marque de fabrique du « génie fonceur » que ses pairs lui reconnaissent, a le don d’irriter les chercheurs parisiens pour qui la prudence et la patience dans le domaine médical sont des vertus fondamentales.

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COVID-19 : l’Etat fait la manche !

Imaginez une nation qui demanderait à ses citoyens un don d’argent permettant de faire fonctionner les services publics. Imaginez un pays qui demanderait à ses habitants une contribution financière en échange du bon fonctionnement de ses missions régaliennes. Vous me direz très certainement que cela existe déjà et que cela s’appelle les impôts. Certes. Mais que diriez-vous si cette demande de dons venait se juxtaposer à nos impôts ? Que diriez-vous si en plus des 47 % de charges et d’impôts que l’Etat prélève, on vous demandait gracieusement un effort supplémentaire ?

Vous ne rêvez pas, il ne s’agit pas d’un poisson d’avril en retard, c’est réellement ce que Gérald Darmanin vient d’annoncer benoîtement. Un appel aux dons pour soutenir les entreprises.

En pleine crise sanitaire, alors que le confinement réveille le spectre de la faillite pour les entreprises françaises, le gouvernement en appelle à la générosité des entreprises et des particuliers. Ce n’est donc pas Gérald Darmanin qui s’installe à leur chevet mais nous. Outre un report de charges de presque quatre milliards d’euros correspondant à la demande de 507 000 entreprises, ce qui représente un manque à gagner pour l’Etat de très exactement 5,2 milliards d’euros. Le gouvernement aurait également reçu une demande de reports d’impôts de la part des entreprises, demande satisfaite dans 84 % des cas pour un montant de 2 milliards d’euros.

Ce report de charges fiscales et sociales vient donc s’ajouter au dispositif de chômage partiel mis en place afin d’aider les entreprises à surmonter cette crise.

Cette quête vient s’ajouter à celles plus pressantes lancées par les hôpitaux publics afin de faire face à l’épidémie de COVID-19. La sixième puissance mondiale est donc à genoux et ne tient son rang que grâce à l’épargne des Français. De vos livrets A, vos épargnes retraite et vos assurances vie dépend donc la bonne santé financière de la nation.

Peu importe l’abrogation de l’ISF ayant fait chuter les dons, peu importe les dividendes records versés par les entreprises cette année à leurs actionnaires, peu importe la gabegie des dépenses publiques, non seulement on vous retire les services publics, non seulement les missions régaliennes de l’Etat ne sont plus assumées, non seulement on vous demande de mettre la main à la poche en sauvant l’hôpital (que vous financiez déjà par vos impôts), mais en plus il faudrait donner pour sauver les entreprises.

Et si vous ne donnez pas, que se passera-t-il ? On viendra tout simplement ponctionner vos économies !

Oui, oui ils en ont le droit… Prenons une parabole : Un voleur rentre chez vous et vous dérobe tous vos biens. En vous volant il se blesse car la maison était mal rangée. Au tribunal, le juge vous condamne à lui laisser la moitié de vos biens et à le dédommager pour sa blessure. Vous sortez du tribunal et ce même voleur tend la main et vous demande une aumône que vous lui donnez. Une scène sympathique en perspective…

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 1er avril 2020

Eric Zemmour : « Dans les banlieues, le confinement n’est absolument pas respecté (…) Macron accepte la sécession qu’il disait combattre »

Les premières leçons de l’épidémie de Coronavirus, par Jean-Yves Le Gallou

Jean-Yves Le Gallou revient sur les premières leçons à tirer de la crise sanitaire du Coronavirus.

1/ L’institut Iliade devait tenir le 25 avril son VIIe colloque sur le thème : « La nature comme socle ». Par un singulier rappel à l’ordre de la nature, le Coronavirus 19 a conduit à reporter cette manifestation au 19 septembre prochain. Que nous dit le coronavirus ? Que la nature n’est ni bonne, ni méchante, qu’elle est, qu’elle est indifférente.
Répétons-le : le coronavirus n’est ni bon, ni méchant, il est indifférent. Le virus s’est propagé en profitant des faiblesses offertes par la mondialisation : entassement dans les villes, multiplication des échanges et des communications, goût du lucre, éloignement des centres de production et de communication. En même temps, dans le silence des villes et des forêts imposé par le confinement, la nature sauvage reprend ses droits. Malgré les utopies progressistes, la compétition des espèces n’a jamais cessé.

2/ « L’histoire est le lieu de l’inattendu » : jamais la leçon de Dominique Venner ne s’est montrée aussi profonde. L’imprévu ici ce n’est pas le coup de feu tuant un archiduc mais une épidémie mondiale remettant en cause l’ensemble du système économique. Comme la Grande peste marqua la fin du Moyen Âge et les mauvaises récoltes de 1788 préparèrent la Révolution. Sans doute le libre-échangisme mondial se montrera résilient mais tout porte à penser que la thèse de la « mondialisation heureuse » aura du mal à se remettre de l’épidémie.

3/ D’autant que le retour des frontières – thème du VIe colloque de l’Institut Iliade — s’impose comme une réponse à la fois sanitaire, économique, sociétale, politique. Au moment même le refus idéologique des frontières entre peuples et nations débouche sur le rétablissement de frontières intérieures et le confinement à domicile.

4/ « Est souverain celui qui décide des circonstances exceptionnelles » : l’analyse de Carl Schmitt prend ici tout son sens. Ouvrir ou fermer des frontières, confiner ou non la population, faire appliquer partout ou non ces mesures, mobiliser des moyens privés et publics, réquisitionner ou non des produits, sont des décisions politiques. Et seulement politiques. S’abriter derrière des « experts » (souvent bien défaillants d’ailleurs) ou un pseudo conseil scientifique présente un côté dérisoire. Avec la Ve République en France le souverain c’est le président de la République. Qu’il soit bon ou mauvais c’est une autre affaire. Qu’il ait un jour ou l’autre des comptes à rendre, c’est entendu, mais aujourd’hui c’est à lui décider. Pourtant un autre système se profile : la théocratie judiciaire. Saisi par des collectifs de médecins, le Conseil d’État s’est jugé compétent pour statuer sur la nécessité de renforcer ou non le confinement des Français. Certes il s’est gardé de trancher trop nettement mais c’est une avancée de plus vers le gouvernement des juges.

5/ « Politique d’abord » : si le Conseil d’État s‘est retenu d’aller trop loin, c’est qu’il a pris conscience des difficultés d’envahir le champ de la décision politique : car en prendre une exige de s’assurer d’abord de son opportunité mais aussi de sa proportionnalité, de sa pertinence (coût/ avantages), de son acceptabilité et tout simplement de sa faisabilité. Dans la trilogie de la séparation des pouvoirs, le pouvoir judiciaire juge a posteriori, le pouvoir législatif organise a priori, l’exécutif agit dans le présent et pour le futur. C’est le rôle du politique.

6/ Le retour du réel et du risque : le confinement a opéré brutalement un classement entre les tâches essentielles et celles qui le sont moins. Les tâches essentielles : les missions de service public (santé, sécurité, électricité, eau, transports, enlèvement des ordures ménagères) et l’approvisionnement (agriculture, agro-alimentaire, livraisons). Les activités qui le sont moins ? Remplir des tableaux Excel ou préparer un Power Point ! L’épidémie a mis aussi en avant les métiers les plus exposés : soignants mais aussi caissier(e)s. Les plus exposés mais pas toujours les plus considérés, et souvent les plus mal payés. Tel qu’il s’est exprimé jusqu’au 15 mars, le corps médical n’a pas vu venir la crise, mais il est aujourd’hui sur la ligne de front, exposé à la contagion, et son prestige remonte.

7/ La faillite de l’État : aux mains d’experts déconnectés (pour mémoire le Directeur général de la santé est professeur de médecine et infectiologue) l’État a perdu la main. Il n’offre plus sa protection aux citoyens, ce qui est sa première fonction. D’où le retour à la subsidiarité : des soignants fabriquent eux-mêmes leurs masques avec du tissu. D’autres soignants décident de traiter des patients atteints du Covid 19 avec la méthode du professeur Raoult alors que celle-ci n’est pas homologuée, voire déconseillée. Des maires décrètent un couvre-feu.

8/ Le survivalisme n’est pas idiot : les Français découvrent qu’il faut se méfier de l’État et s’organiser de façon autonome. La crise a montré les défaillances du gouvernement : manque de gels hydro-alcooliques, manque de masques, annonces mal préparées, décisions tardives, perte de contrôle d’une partie du territoire. Dès l’annonce du confinement les vieux réflexes d’autoprotection ont repris droit de cité : constitution de stocks alimentaires et pharmaceutiques, exode depuis les villes. La crainte d’autres événements – pillages, émeutes — dans les banlieues ne peut conduire qu’à prendre d’autres précautions : la détention d’armes notamment.

9/ Les banlieues de l’immigration font sécession : alors que dans leur immense majorité les Français ont accepté les mesures très contraignantes de fermeture des écoles, arrêt des entreprises et confinement, la loi commune est particulièrement mal appliquée dans les quartiers à majorités afro musulmanes. Pour une raison simple : beaucoup d’habitants ne se sentent pas concernés par le destin commun des Français et n’ont pas le sentiment d’appartenir au même peuple.

10/ La micro cellule familiale a repris la place centrale dans la vie des Français et des Européens.

11/ L’État, les communes, les entreprises, découvrent qu’ils devront se passer à l’avenir de leurs fournisseurs chinois, ou à tout le moins limiter leur dépendance à l’égard de toute zone de production hors Union européenne.

12/ L’Union européenne est restée hors-jeu en ne fermant pas suffisamment tôt ses frontières extérieures par pure idéologie sans-frontièriste. Et en étant parfaitement inutile par la suite : ses 43 000 bureaucrates n’étant d’aucune utilité ni pour soigner, ni pour produire les biens de première nécessité.

Jean-Yves Le Gallou

Texte repris du site Polémia

Gestion de la crise sanitaire – Où commence l’inacceptable?, par Maxime Tandonnet

« Et que feriez vous à leur place? » Bonne question. Gouverner dans l’apocalypse est de toute évidence une épreuve terrible. Qui voudrait être à leur place aujourd’hui?

Les dirigeants politiques à la tête du pays, depuis des années, sont avant tout des artistes de la communication. Ils ne sont, pour l’essentiel, ni des visionnaires, sensible à la tragédie de l’histoire et son caractère imprévisible, capables d’anticiper sur l’événement, ni des hommes d’action, susceptibles de faire des choix cruciaux et de décider. Ce sont de brillants acteurs médiatisés, des séducteurs, des virtuoses dans l’art des illusions et des chimères. Tel est le fruit du déclin de l’instruction et de la médiatisation à outrance de la vie publique.

L’absence d’anticipation, les erreurs d’appréciation et les volte-face, font partie des aléas de la vie gouvernementale. Ils relèvent de la responsabilité politique, et non de la responsabilité pénale. En cette période d’anéantissement de la démocratie parlementaire, il incombera au peuple (s’il en est capable) d’en tirer les conclusions le moment venu.

En revanche, par delà les vicissitudes et les errements d’une gouvernance de crise, il est des comportements qui sont par définition impardonnables, inacceptables dans toute tragédie collective et qui eux, ne relèvent pas de l’erreur ni de la responsabilité politique, mais de la faute morale.

Voici des bornes qui ne devraient jamais être franchies :

– Rejeter les torts de l’imprévision et de carences sur les autres, sur les prédécesseurs ou les conseilleurs, réels ou supposés, c’est-à-dire se défausser de ses propres responsabilités;
– Se moquer du monde, des millions de personnes plongés dans le malheur, en se livrant, dans pareilles circonstances, à toute forme de communication narcissique ;
– La mauvaise foi, l’entêtement, l’incapacité à accepter la critique et à reconnaître ses torts même les plus évidents;
– Profiter du chaos et du désarroi pour imposer des mesures non strictement nécessaires et touchant aux libertés, à la démocratie ou aux droits sociaux de la nation;
– Etre affleuré par l’idée même de mettre à profit la tragédie d’une nation dans un objectif personnel de conquête ou de conservation du pouvoir.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Coronavirus: « Potentiellement, on pourrait s’orienter vers une société de contrôle permanent »

01/04/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Traitements controversés, confinement et atteintes aux libertés… Le coronavirus implique plusieurs dilemmes éthiques.

Emmanuel Goffi, expert en éthique, revient sur ces questions difficiles dans le Désordre mondial – sur Sputnik France – avec Rachel Marsden.


Quand L’Obs découvre que l’Islam peut être dangereux pour la santé

Ainsi que l’OJIM le montrait le 27 mars 2020 avec l’exemple du Point, les sujets et surtout la manière de les traiter changent un peu dans les médias convenus. Un nouvel exemple avec un article de L’Obs paru ce même 27 mars, qui s’appuie en grande partie sur une dépêche de l’AFP.

Le titre : « Au Pakistan, forte affluence dans les mosquées pour la prière du vendredi malgré le coronavirus ». Un titre et un centre d’intérêt qui ne se seraient pas trouvés dans l’hebdomadaire il y a peu

Les mots de l’article

L’Obs reconnaît, sans accuser le monde développé d’en être responsable, une fois n’est pas coutume, qu’un pays tel que le Pakistan, musulman, doté de la bombe atomique, n’est pas en mesure de mettre en place un système de santé acceptable pour ses 200 millions d’habitants. Pourtant, l’Arabie saoudite « a interrompu les pèlerinages et fermé les mosquées » et « en Égypte, une fatwa a permis l’interdiction des prières publiques ». Le Pakistan ne suit donc pas le mouvement. Pourquoi ? L’Obs écrit un argument, en forme d’interview, qu’il n’eut jamais mentionné il y a peu :

« Nous ne croyons pas au coronavirus, nous croyons en Allah. Quoi qu’il arrive, cela vient d’Allah, a déclaré l’un d’eux Altaf Khan, alors que d’autres portant des masques affluaient pour la prière du vendredi à Islamabad. »

En temps normal, L’Obs écrirait contre tout autre magazine mettant en avant des propos de cette sorte.

 Pourtant, à cette date, le Pakistan recensait officiellement près de 1300 personnes infectées.

« “L’ignorance de la classe religieuse réactionnaire” est responsable de la propagation du nouveau coronavirus, a tweeté jeudi soir le ministre des Sciences Fawad Chaudhry. »

Dans L’Obs, l’islam devient obscurantiste, au Pakistan mais aussi en Indonésie où « beaucoup de gens ont ignoré les appels à prier chez eux ». Quant à l’Afghanistan ?

« Les mosquées étaient bondées à Kaboul, a constaté l’AFP. “Allah protégera les musulmans des désastres causés par le coronavirus”, a déclaré un imam dans une mosquée comble du centre de la capitale afghane. »

Évidemment, cette charge inhabituelle contre l’Islam demandait un peu d’équilibre, si bien que L’Obs en profite pour accuser Bolsonaro et Trump d’appeler à remplir les églises. C’est une façon d’atténuer cette information :

« Au Pakistan, la majorité des premiers malades étaient des pèlerins revenant d’Iran, où les autorités ont refusé pendant des semaines de fermer les lieux saints du chiisme, favorisant la contamination de dizaines de milliers de personnes.
Le Pakistan a lui-même autorisé un rassemblement massif de tablighis, un mouvement de missionnaires musulmans, début mars, finalement stoppé après quatre jours. Là encore, des cas de covid-19 ont été recensé parmi les 250.000 participants. »

Que l’Islam joue un rôle dangereux dans la propagation du coronavirus et que L’Obs, dans la foulée de l’AFP, en parle sur un ton digne de médias moins convenus il y a peu ne manque pas d’intérêt. Camarade encore un effort !

Article repris du site OJIM