Rokhaya Diallo : « Le coronavirus révèle un autre virus : le privilège blanc »

Pendant la crise, le business victimaire de Rokhaya Diallo reste ouvert ! Rokhaya Diallo a encore frappé. Dans une tribune destinée à TRT World, média d’État turc pro-Erdogan, elle déclare solennellement : « Le coronavirus révèle un autre virus : le privilège blanc. »

Avant d’aller plus loin et d’analyser ce qui fonde cette déclaration tonitruante, rappelons quelques hauts faits antiracistes de Dame Diallo.

Racistes un jour, racistes toujours

Personnalité médiatique proche du Parti des Indigènes de la République d’Houria Bouteldja, Rokhaya Diallo lutte contre le racisme. De quelle manière ? En justifiant les réunions ou festivals non mixtes, c’est-à-dire sans Blancs : « Les réunions afroféministes non mixtes n’ont en aucun cas vocation à proposer un projet de société ségrégationniste définitif puisqu’elles s’inscrivent dans la temporalité d’un événement ponctuel. Elles offrent à leurs participantes une échappatoire, une zone de respiration dans une société oppressive », écrit-elle sur le site Slate.fr le 2 juin 2017. Bon. Et lorsque certains lui font remarquer que sa conception de l’antiracisme ressemble furieusement à celle du racisme, Madame Diallo retourne l’argument en citant une spécialiste de la mouvance décoloniale et anti-raciste à la mode des indigénistes, Françoise Vergès : « Ce n’est pas la non-mixité qui dérange, c’est qu’elle soit pratiquée par des femmes noires. » Racistes un jour, racistes toujours, tels sont les Blancs de ce pays qui pratique un « racisme d’État », selon elle.

Passons rapidement sur ce racisme d’État attesté par le CAP de coiffure qui « ne sanctionne que les compétences relatives aux cheveux lisses, [et] n’inclut pas d’apprentissage obligatoire relatif aux cheveux frisés ou crépus », ainsi que par le pansement médical blanc, trop blanc aux yeux de Rokhaya Diallo, et arrivons donc à cette nouvelle démonstration de la réalité des « privilèges blancs » que la crise sanitaire que nous traversons met en évidence…

Le coup du passeport

« Les personnes bénéficiant d’un passeport privilégié découvrent ce que l’on ressent lorsqu’on est limité dans sa liberté de circulation » écrit Madame Diallo qui ne laisse d’abord que sous-entendre ce qu’est un « passeport privilégié » ; mais qui très rapidement nous éclaire : il s’agit du passeport des Européens qui n’ont « jamais eu à se soucier de ce que l’on ressent lorsqu’on n’a pas accès à un pays en raison de son pays d’origine. »

Le Sénégal arrêtant le trafic aérien des avions en provenance de la France, de l’Italie ou de l’Espagne, les pays européens comprennent maintenant ce qu’ils font subir à tous ceux auxquels ils refusent ou rendent difficile leur accès, écrit Rokhaya Diallo à qui il a fallu « un certain temps pour digérer la réalité actuelle inversée » mais qui sort réjouie de cette indigestion momentanée. Nous voyagions aisément partout avec notre passeport français, alors que les immigrés aux peaux plus colorées avaient les plus grandes difficultés ! Voilà l’Occident puni par là où il a péché.

Confondant voyages touristiques, d’affaires ou ethnologiques, et migration de masse, elle n’hésite pas à comparer l’Occidental « considéré comme un expatrié libre et aventureux et admiré pour sa curiosité à l’égard du monde » et le « migrant » considéré, lui, comme un « fardeau » par ceux qui ne l’ont pas invité. Il semblerait bien que, pour Rokhaya Diallo, les millions de migrants qui tentent l’aventure sur le continent européen ne soient que de curieux anthropologues ayant décidé de s’intéresser d’un peu plus près à ces peuplades lointaines et occidentales. « Tristes Portiques », écrira sûrement l’un d’eux après avoir été repoussé au seuil de ces contrées sauvages et racistes.

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Donald Trump annonce la «suspension temporaire» de l’immigration vers les États-Unis

De l’urgence d’arrêter l’immigration après la période de confinement

Depuis que le coronavirus s’est propagé dans le monde, de nombreux gouvernements ont pris des mesures de restriction des déplacements. En France, elles ont été trop tardives et n’ont pas empêché une progression rapide de l’épidémie. On aurait pu s’attendre à ce que ces restrictions amènent à une remise en cause du dogme de l’ouverture des frontières et de l’immigration de masse. De nombreux exemples nous montrent qu’il n’en est pour l’heure rien. En dépit de déclarations de façade, nos dirigeants ne veulent rien lâcher de leur idéologie sans frontières. Pourtant, à l’issue de cette période de réclusion, il y aura urgence à inverser les flux migratoires.
Découvrez cette tribune de Paul Tormenen.

La condamnation de pays d’Europe de l’Est

Hasard du calendrier, en pleine période de propagation du coronavirus, trois pays d’Europe de l’Est, la Hongrie, la Pologne et la République tchèque, ont été condamnés le 2 avril par la Cour de justice de l’Union européenne pour n’avoir pas pleinement pris leur part à la répartition de migrants extra-européens décidée par le Conseil de l’Union européenne le 22 septembre 2015, en pleine « crise des migrants » (1).

Si cette condamnation n’est pas assortie de peines, elle illustre néanmoins la volonté intacte de la Commission européenne de contraindre les États membres à participer à la submersion migratoire qu’elle organise. Le président Macron est très en pointe pour réclamer non seulement un mécanisme de répartition automatique des clandestins arrivant sur les côtes européennes, mais également des sanctions contre les pays qui le refuseraient (2).

Au-delà de cette décision de justice, l’ardeur de nos dirigeants à organiser une immigration de masse est à peine freinée par la pandémie du coronavirus. Elle s’illustre tant en ce qui concerne l’immigration « administrée » qu’en ce qui concerne l’immigration illégale.

L’immigration administrée

En toute discrétion, plusieurs pays, dont la France, se sont engagés récemment à accueillir près de 1 600 jeunes clandestins présents en Grèce. C’est une nouvelle fois le critère de vulnérabilité qui est mis en avant par la Commission européenne pour imposer l’immigration clandestine. Des titres de la presse quotidienne régionale parlent ainsi d’« enfants » que vont accueillir plusieurs pays européens (3).

On le voit, la manipulation de l’opinion est aussi menée sur le terrain sémantique, avec un choix des mots illustrant des migrants avant tout vulnérables qu’il serait inhumain de ne pas accueillir. Les mineurs étrangers sont appelés des « enfants », les clandestins sont tous des « réfugiés ». Un chantage affectif qu’utilisent de leurs aveux mêmes des femmes qui arrivent enceintes sur le sol européen pour se voir proposer des prestations sociales (4).

L’Italie ferme ses ports, mais pas aux migrants

L’annonce par le gouvernement italien de la fermeture de ses ports pendant la durée de l’épidémie du coronavirus ne doit pas faire illusion (5). Cette décision, qui concerne également les bateaux des O.N.G. qui recueillent des clandestins en mer, ne met pas fin au pont maritime entre la Libye et l’Italie. Les arrivées sur l’île de Lampedusa sont toujours très nombreuses (6). Le bateau Alan Kurdi de l’O.N.G. Sea-Eye continue de croiser en Méditerranée, en dépit des critiques du gouvernement maltais qui estime que cette action encourage le trafic d’êtres humains (7).

De retour en mer après une courte pause, l’Alan Kurdi a recueilli, le 6 avril, 150 clandestins qui ont été placés en quarantaine sur un autre bateau près des côtes italiennes, en l’attente d’un débarquement.

Cet accueil entretient l’appel d’air et illustre l’absence de volonté du gouvernement italien de combattre fermement l’immigration clandestine. Celui-ci n’invoque qu’un motif sanitaire pour refuser, à des bateaux étrangers, l’accès à ses ports. Il ne remet aucunement en cause tant l’arrivée de clandestins sur son sol que la répartition administrée des migrants dans les différents pays européens.

L’immigration illégale continue

En raison de bonnes conditions climatiques, les arrivées de bateaux chargés de clandestins sont toujours nombreuses sur l’île de Lampedusa, ce qui provoque des protestations d’une partie de la population (8). En Tunisie, la baisse des traversées vers l’Italie commence à se faire sentir. Des repris de justice souhaitant émigrer en Europe sont contraints de « jouer les prolongations » au Maghreb (9).

En Grèce, les tentatives d’intrusion de « migrants » téléguidées par le président turc Erdogan ont largement échoué. Mais cela ne semble que partie remise, les autorités grecques suspectant le gouvernement turc d’affréter six cargos pour convoyer des migrants vers les côtes grecques (10). Pendant ce temps, le coronavirus continue sa propagation. Un deuxième camp de migrants vient d’être mis en quarantaine (11).

En Espagne, à Ceuta et Melilla, les deux enclaves espagnoles en Afrique, les agressions par des migrants à la frontière contre la Garde civile continuent, même si l’on constate une légère baisse des intrusions (12).

Tous ces exemples montrent que, sans une volonté ferme des dirigeants européens, l’immigration clandestine est prête à de nouveau déferler à l’issue de la période du confinement.

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Les zones de non-droit en confinement décomplexé – Emeutes anti-flics à Villeneuve-la-Garenne et ailleurs, par Franck Deletraz

En se félicitant encore dimanche du « bon respect » des mesures de confinement en France, le Premier ministre s’est évidemment bien gardé d’évoquer la situation dans les zones de non-droit, où ledit confinement est systématiquement violé par les bandes ethniques, qui y voient même une occasion supplémentaire de « casser du flic ». C’est ainsi que samedi soir, après qu’un « jeune » a fait une chute à moto en tentant d’échapper à un contrôle routier, la patrouille de la BAC qui voulait le contrôler a manqué de peu de se faire lyncher par les voyous d’un quartier ethnique de Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine).

A l’origine de ce nouveau week-end d’échauffourées, un scénario devenu, hélas, d’une banalité déconcertante. Vendredi soir, vers 22 heures, alors qu’un équipage de la BAC du 92 embarqué à bord d’une voiture banalisée patrouille avenue de Verdun, il voit arriver derrière lui à très vive allure un individu circulant sans casque sur une mini-moto non homologuée et donc interdite à la circulation. Le véhicule de police étant arrêté à un feu rouge, les policiers en uniforme sont alors descendus de ce dernier pour ordonner au conducteur de s’arrêter et procéder à un contrôle. Or, celui-ci, refusant d’obtempérer, a cherché à forcer le passage en passant sur la droite du véhicule de police et a percuté la portière dudit véhicule, entraînant ainsi sa chute et se fracturant le fémur en heurtant un poteau. Alors que les agents de la BAC lui prodiguaient immédiatement les premiers soins, ils allaient rapidement se retrouver encerclés par une cinquantaine de « jeunes » du quartier criant à la « bavure », les insultant copieusement et les menaçant de mort. C’est ainsi que sur les nombreuses vidéos mises en ligne à la suite de cet accident, on voit très nettement plusieurs « jeunes » provoquer les agents en les bousculant et les menacer en criant « vous allez le payer ! ». Des « jeunes » qui, au passage, allaient également ameuter leurs camarades en multipliant les appels sur les réseaux sociaux, faisant même croire aux internautes que l’accidenté avait… la jambe arrachée ! Ces appels à l’émeute, voire au meurtre, ont immanquablement entraîné des échauffourées dans la nuit de samedi à dimanche, les « jeunes » s’étant peu à peu ameutés pour caillasser les forces de l’ordre.

Notons que, parmi les quelque 150 000 messages anti-flics échangés ce soir-là sur les réseaux sociaux, devait notamment figurer celui du président de SOS Racisme Dominique Sopo, que l’on n’entend pourtant jamais protester quand des policiers ou des pompiers sont pris dans des guets-apens, évoquant de façon mensongère une course-poursuite et réclamant que « toute la lumière [soit] faite » sur cette affaire. Ou encore la réaction de la militante antiraciste Assa Traoré, du Comité Adama, estimant que cet événement illustrait un « confinement [qui] se transforme en déchaînement de violences policières dans les quartiers populaires » !

Le motard a foncé délibérément sur l’agent

Pour tenter de mettre fin aux rumeurs circulant sur les réseaux sociaux et, hélas, reprises par certains grands médias, la préfecture de police a publié dimanche un communiqué officiel indiquant que, si les policiers avaient remarqué l’homme à mini-moto « une première fois en sens opposé », non seulement il n’y avait pas eu de course-poursuite mais qu’en outre le « jeune » avait délibérément foncé sur la voiture de police. En effet, a-t-elle indiqué, « voulant procéder à son contrôle, l’équipage a ouvert la portière avant droite pour sortir du véhicule. Le motard a foncé sur le chef de bord qui se trouvait en dehors du véhicule, il a percuté la portière et a fini sa course dans un poteau. » Une version d’ailleurs confirmée par certains témoins, ainsi que par un policier qui a expliqué dans Le Parisien que, « de toute évidence, [le motard] voulait l’éviter au dernier moment, mais n’a pas réussi ».

En même temps, on apprenait (sans grande surprise) que la pauvre « victime de bavure » était loin d’être un enfant de chœur : âgé de 30 ans, ce délinquant multirécidiviste aux « antécédents longs comme le bras », dont « violences, stups, agression sexuelle », était sous contrôle judiciaire depuis le 16 mars pour « menaces de mort et doit être jugé en juillet » ! Enfin, le parquet annonçait l’ouverture d’une première enquête pour des faits de « rodéo urbain » et de « mise en danger d’autrui » à l’encontre de ce délinquant, afin de déterminer les circonstances exactes de l’accident, et d’une deuxième enquête visant cette fois les auteurs des outrages et des menaces de mort perpétrés samedi soir à l’encontre des policiers de la BAC. De son côté, Me Gas, avocat de ce délinquant d’origine maghrébine, annonçait son intention de déposer ce lundi deux plaintes pour « blessures avec arme par personne dépositaire de l’autorité publique » : la première auprès du parquet de Nanterre et la seconde auprès de l’IGPN. Bref, la situation reste très tendue à Villeneuve-la-Garenne, où il a fallu déployer un important dispositif policier et où des heurts ont encore eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi, au cours de laquelle du mobilier urbain et plusieurs voitures ont été incendiés.

Une guérilla anti-flics qui touche tous les quartiers ethniques

Une guérilla anti-flics qui, rappelons-le, est très loin de se limiter aux Hauts-de-Seine. Depuis le début du confinement, en effet, c’est dans l’ensemble des zones de non-droit présentes sur le sol français que se multiplient les guets-apens et autres émeutes anti-police (voir Présent daté du 24 mars). Si la Seine-Saint-Denis et ses cités abandonnées à l’immigration et à l’islam occupent bien sûr une place de choix dans ces incidents, les Yvelines tendent de plus en plus à lui faire concurrence et il n’est quasiment pas un jour qui s’écoule sans que les bandes ethniques s’attaquent aux policiers à Trappes, Mantes-la-Jolie, Sartrouville, Chanteloup-les-Vignes, ou encore aux Mureaux. La situation est devenue à ce point catastrophique qu’il y a quelques jours, Steve Pozar, délégué UNSA Police, appelait l’Etat à mettre en œuvre « tous les moyens […] pour faire cesser ces actes qui, malheureusement, ont tendance à se reproduire de plus en plus fréquemment dans les Yvelines ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 20 avril 2020

Stanislas Berton : “C’est tout un système qui a failli dans la gestion du Covid-19”

21/04/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Stanislas Berton, entrepreneur, travaille sur la gestion des risques. Il était l’invité d’André Bercoff, vendredi 17 avril sur Sud Radio dans son rendez-vous du 12h-13h, “Bercoff dans tous ses états“.

Pour l’entrepreneur, cette crise sanitaire était prévisible. “La crise du coronavirus n’a pris par surprise que ceux qui sont mal formés“, estime-t-il. Et pire, il aurait fallu “ne pas suivre les recommandations qui ont été faites“, insiste Stanislas Berton. “La question de la gestion du risque et notamment d’un risque pandémique est posée dès 2008 par des spécialistes du risque, notamment Nicolas Taleb“, rappelle-t-il.

En France, les services de l’État paraissaient également prêts à endiguer une telle pandémie. Pour preuve, un article dans le Canard enchaîné en 2009. “Le secrétariat à la défense et à la sécurité de la France avait fait un plan pour lutter contre les pandémies. Un plan qui prévoyait des masques, la fermeture des frontières…“, se souvient Stanislas Berton. “Ce sont des choses sur lesquelles les gens qui travaillent sur les risques connaissent“, appuie-t-il en assurant que “l’information était là, le risque était identifié, des gens se sont préparés“.

Alors comment a-t-on pu se retrouver autant dépassé ? “Il y a un problème de formation“, répond l’entrepreneur. “La plupart des gens ne sont pas formés sur le risque et voient le risque quand il est manifeste“, regrette-t-il. Stanislas Berton dénonce d’ailleurs que l’on “commence à s’inquiéter quand la moitié de la France est contaminée alors qu’en fait, il faut commencer à s’inquiéter un ou deux mois avant, voire plusieurs années avant“.


A Villeneuve-la-Garenne, Gennevilliers, Aulnay-sous-Bois… ces racailles qui ont bravé les règles du confinement pour saccager les rues et s’en prendre aux policiers

Le confinement, solution à l’incurie de nos instances sanitaires

Le bruit court dans la presse, ces jours-ci, que le virus du Covid-19 pourrait être lié à une manipulation génétique et s’être échappé d’un laboratoire de recherche biologique, normalement hautement sécurisé, situé à Wuhan. Le professeur Montagnier, découvreur du virus du SIDA et prix Nobel de médecine, interrogé par la presse médicale ne repousse pas l’hypothèse d’une manipulation génétique peut-être destinée à trouver un vaccin contre le SIDA car, d’après lui, des biologistes indiens auraient découvert dans le génome de ce coronavirus des éléments génétiques appartenant au virus du SIDA.

Quelle que soit l’origine de ce virus, manipulation génétique ou mutation et passage de l’animal à l’homme, il s’est répandu comme une traînée de poudre dans le monde entier, nous a pris totalement au dépourvu et a révélé nos graves insuffisances dans bien des domaines.

La première d’entre elles, à l’origine de l’obligation de confinement, est le manque dramatique de lits dans l’hospitalisation publique française. Depuis des années, on ne cesse de réduire leur nombre, on ferme des établissements et on diminue le personnel pour, comme disent les administratifs, optimiser le fonctionnement de nos hôpitaux, sans tenir aucunement compte du bien-être des malades. Comme pour aggraver les choses, les plans élaborés par les fonctionnaires du ministère de la Santé pour faire face à une épidémie reposent essentiellement sur l’hospitalisation publique et ne tiennent aucunement compte de la médecine de ville. C’est ainsi qu’au lieu de conseiller à la population de consulter son médecin traitant en cas de symptômes évocateurs du Covid-19 afin de faire un traitement et un premier tri avant d’envisager, si nécessaire, une hospitalisation, on a préféré adresser tous ces malades au centres 15 qui ont, bien sûr, été très rapidement saturés, privant par là même les autres urgences de tout secours rapide.

Certes, la critique est facile, mais on ne peut s’empêcher de comparer notre système de santé à celui de l’Allemagne qui, pour une dépense publique à peu près identique, propose un nombre de médecins plus élevé qu’en France, un nombre de lits d’hospitalisation nettement plus important et quatre fois plus de lits de réanimation. On ne peut s’empêcher de noter également que leurs hôpitaux ont 30% de moins de personnel administratif que chez nous. Cherchez l’erreur !

Comment accepter, également, que des malades graves, en réanimation, soient transférés à plusieurs centaines de kilomètres de distance, loin de leurs proches, parce qu’on manque de lits et de matériel sur place. Soyons sûrs que nos experts en expertise se poseront la question de savoir comment résoudre ce problème après la crise. Mais il y a fort à parier qu’ils proposeront un plan très élaboré pour réquisitionner des TGV afin de dispatcher rapidement les malades sur tout le territoire (logique d’experts) plutôt que proposer le financement de nouveaux lits et l’embauche de personnel pour faire face à une nouvelle éventuelle crise sanitaire. Le Titanic possédait bien des chaloupes de sauvetage, mais pas en nombre suffisant pour tous les passagers et membres d’équipage ; on a vu le résultat !

Alors, plutôt que reconnaître l’origine de ce dysfonctionnement (les restrictions budgétaires effectuées par les différents gouvernements de ces trente dernières années) et prendre les mesures qui s’imposent en vue d’une nouvelle crise sanitaire (et il y en aura forcément d’autres), nous aurons droit à un nouveau confinement, à de nouvelles restrictions de liberté et à de nouvelles répressions violentes si nous osons manifester, mais puisque c’est pour notre bien, ne doit-on pas s’estimer heureux ? Ainsi, nous aurons le temps de revoir Soleil vert, de relire Orwell et Aldous Huxley.

Dr. Jacques Michel Lacroix

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Coronavirus : le sida aurait-il un lien avec l’origine du virus ?

20/04/2020 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Alors que la pandémie provoquée par le Covid-19 continue, avec plus de 160 000 décès dans le monde, le professeur Luc Montagnier, prix Nobel de médecine en 2008 pour sa codécouverte du sida, nous apporte une information intéressante : selon lui le virus responsable de la crise sanitaire proviendrait d’une manipulation humaine et serait sorti par erreur. En effet des analyses auraient montré la présence de séquences du VIH dans le Covid-19.

Vendredi dernier dans l’émission de Pascal Praud sur CNews, le professeur s’est expliqué : « il y a un modèle qui est le virus classique, venant surtout de la chauve-souris, mais auquel on a ajouté par-dessus des séquences du VIH. » Selon lui « Ce n’est pas naturel, c’est un travail de professionnel, de biologiste moléculaire, d’horloger des séquences. » Les doutes se portent sur le laboratoire de Wuhan, ville où ont été enregistrés les premiers cas porteurs du virus.

Les conclusions du professeur se basent sur l’étude du mathématicien Jean-Claude Perez, ancien pionnier de la neuro-informatique. Des chercheurs de l’Indian Institute of Technology de New-Delhi ont également procédé à des analyses et ont découvert une « similarité étrange » dans les séquences d’acides aminés d’une protéine du Covid-19 et du VIH.

La communauté scientifique ne se montre cependant pas convaincue par la thèse du professeur Montagnier, déclarant que les séquences d’acides aminés sont présentes dans de nombreuses souches. Cette théorie, bien que peu appréciée par les médias qui tentent vivement de décrédibiliser le prix Nobel au profit de l’origine naturelle, expliquerait pourquoi certains laboratoires avaient l’intention de réutiliser leur recherches et produits conçus pour le VIH.

Le petit Alan Kurdi, otage médiatique : de l’image choc à l’arrière-plan

Le 2 septembre 2015, en pleine crise des migrants, la publication d’une photo d’un enfant de 3 ans dénommé Alan Kurdi, échoué mort sur la plage turque de Bodrum, a changé le cours des événements. À l‘occasion du récent épilogue judiciaire de cette affaire intervenue le 13 mars 2020, le recul permet de passer du gros plan sensationnaliste à un arrière-plan plus complexe.

La photo bouleversante en gros plan d’un enfant mort sur une plage a été reprise à l’époque dans de nombreux médias. Elle a été un élément majeur dans l’ouverture des frontières de plusieurs pays européens à l’immigration clandestine. Une ouverture amorcée par l’annonce un peu plus tôt de la chancelière Angela Merkel de son souhait d’accueillir jusqu’à 800 000 migrants en Allemagne. Depuis cette date, si la route des Balkans vers l’Europe de l’ouest est plus difficile à emprunter, ce sont néanmoins des millions de migrants extra-européens qui se sont installés en Europe. Le temps a permis d’en savoir plus sur les circonstances de ce drame excessivement médiatisé.

L’image choc du « petit Aylan »

C’est un photographe turc, Nilufer Demir, qui a pris début septembre 2015 la photo du jeune garçon échoué sur la plage, Alan (ou Aylan) Kurdi. Interrogé peu après à ce sujet par le site Vice, il ne cachait pas sa volonté de « faire changer l’opinion de l’Europe concernant les réfugiés ».

L’objectif a été rempli au-delà de ses espérances. Dès le 3 septembre, de très nombreux médias ont repris cette image choquante. Celle-ci, présentée dans les médias de grand chemin sans autre grille de lecture que le « drame de la migration » et l’égoïsme des Européens, ne pouvait que provoquer sidération par l’émotion, tristesse et colère. Cette exploitation d’une scène émouvante a non seulement amené un changement d’une partie de l’opinion publique vis-à-vis de l’ouverture des frontières, elle a également amené plusieurs gouvernements d’Europe de l’ouest à ouvrir leurs frontières à des centaines de milliers de clandestins.

Après les réseaux sociaux, ce sont les médias d’information qui se sont emparés de cette image choc. Comme le souligne un collectif de chercheurs britanniques dans une étude sur le traitement médiatique de cette photo, parmi les titres de la presse internationale, le journal anglais Daily Mail a été le premier à titrer sur « le terrible destin d’un petit garçon qui symbolise le désespoir de milliers de personnes ». Il était vite suivi par d’autres médias : The independant, le Huffington Post, The Guardian, Al Jazeera, etc.

La France n’a pas été en reste. Alors que certains médias ont flouté la photo, d’autres ont pris le parti de la jeter en pleine face aux yeux du public. Sur France Inter, Sorj Salandon estimait qu’« une photo comme ça, ça ne se floute pas, ça se prend dans la gueule ». Des sondages ont montré que la part des français favorables à l’accueil des réfugiés syriens avait augmenté de 10% après l’hyper médiatisation de la photo choc en 2015. Nous avions analysé à l’époque la position du Monde qui expliquait simplement que cette « photo permettrait peut-être la prise de conscience de l’Europe » (sic).

La mort d’un enfant n’emporte pas de réserves

Les réserves vis-à-vis des circonstances de la noyade de l’enfant ont été sur le moment singulièrement rares, comme s’il ne fallait pas ternir ce grand moment de compassion et d’humanité. La simple remarque d’Arno Klarsfeld s’étonnant que l’on puisse partir de Turquie sur une embarcation de fortune, par mer agitée, provoquait le 7 septembre 2015 un concert de protestations outragées largement médiatisé.

Mais comme le précise avec regret L’Obs 2 mois plus tard, les attentats du 13 novembre 2015 ont freiné en plein élan cet « élan de compassion ». Des freins dont on se demande l’efficacité au regard des flux migratoires croissants que connait la France depuis plusieurs années…

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L’élu de Saint-Denis Madjid Messaoudene traité de “pyromane clientéliste qui tapine avec les islamistes” par le syndicat Synergie-Officiers

En pleine pandémie, pour Médecins sans frontières c’est immigration d’abord !

Médecins sans frontières souhaite poursuivre les sauvetages à bord de l’Ocean Viking au nom de « l’impératif humanitaire », et ce malgré le manque de garantie des Etats de pouvoir débarquer les personnes secourues.

Voici la réaction des Identitaires :

Alors même que des hôpitaux dans toute l’Europe sont dans des situations critiques, l’ONG Médecins sans frontières a d’autres priorités. Elle brûle de retourner en Méditerranée aider les passeurs de migrants.

MSF rejoint ainsi les rangs des ONG les plus acharnées. La saison des traversées va commencer. Ensemble, elles entendent bien envoyer le message aux migrants que les routes sont toujours ouvertes. Au mépris de la santé et de la sécurité des Européens. Sans évidemment se soucier de l’appel d’air qu’elles vont créer.

Massés sur les côtes libyennes, ils sont actuellement 650 000 migrants d’Afrique subsaharienne à attendre. On ignore leur situation sanitaire et ils ont la ferme intention de rallier l’Europe par la mer.

Déjà sur place, l’ONG allemande See-Eye veut faire débarquer en Europe 150 migrants présents à bord de son navire. À la recherche d’un port d’accueil, elle est pour le moment éconduite par l’Italie et Malte.

Il est urgent de mettre un terme aux agissements irresponsables des ONG en Méditerranée. Il faudra ensuite organiser un grand plan de retour des migrants dans leur pays d’origine.

Texte repris du site de : Les Identitaires

Jean-Yves Le Gallou : « Macron doit partir ! »

Macron doit partir parce qu’il est inapte à la fonction de chef d’État. Sa prestation du 13 avril en est l’ultime preuve.

Que nous dit-il ?

« Les masques sont commandés » : fort bien, mais quand arrivent-ils ? Alors que les masques sont le préalable au « déconfinement », obligatoires en Asie et disponibles chez beaucoup de nos voisins, nul ne sait quand ils seront en libre accès en France, malgré l’effort – en dépit des obstacles mis par les administrations – des entreprises et des collectivités territoriales.

Macron nous dit : « Il y aura des tests pour ceux qui présentent des symptômes », alors que ce sont les possibles cas asymptomatiques qu’il faut détecter, notamment pour pouvoir déconfiner, reprendre l’activité économique et rouvrir les écoles. Nos voisins y parviennent, pourquoi pas la France ?

Dans un semblant d’autocritique, Macron affirme : « COMME VOUS j’ai vu des ratés, des lenteurs, des procédures inutiles. » Vous avez bien lu : « comme vous ». Il parle ici en observateur, en commentateur, pas en chef qui doit assumer les décisions qu’il prend ou qui sont prises en son nom.

« Les lenteurs, les procédures inutiles » sont les règles administratives de temps de paix. Macron nous a dit que nous étions « en guerre ». La métaphore guerrière est peut-être excessive. Reste que le chef politique est celui qui décide lors des circonstances exceptionnelles. En bousculant les règles juridiques et en s’affranchissant, s’il le faut, des procédures de passation des marchés. Si cela n’a pas été fait, c’est une faute. Mais c’est une faute dont Macron est responsable. Lui et les ministres qu’il a choisis.

Quand Macron parle, il parle dans le vide. Il oublie qu’il est à la tête d’un État et d’un gouvernement. Ses ministres ont découvert en même temps que les Français ses annonces. Macron cause, les ministres trinquent. D’où la gueule de bois du lendemain matin.

Et la cacophonie qui suit : Édouard Philippe, bien absent ces derniers temps, nuance la parole présidentielle. Blanquer ne sait pas comment rouvrir – avec ou sans masques – les écoles, le 11 mai. Castaner émet des doutes sur la fin du confinement le 11 mai.

Ce qui est en cause c’est la méthode de gouvernement de Macron. Un garçonnet qui joue avec ses panoplies – de médecin, de pompier, de pilote de chasse – mais qui ne commande pas un exécutif, n’anime pas une équipe de ministres, ne délègue pas de responsabilités.

Macron est à la tête d’un appareil d’État, de puissants ministères, de puissants offices. Mais il ne les consulte pas, ni ne les dirige davantage. Il s’entoure de comités Théodule : « un conseil scientifique » fait de bric et de broc, un « CARE » (Comité analyse recherche et expertise) qui s’occupe « des protocoles cliniques » qui relèvent de la liberté de prescription et de la Haute Autorité de santé, sans oublier un « groupe de déconfinemenent ». Quelle pagaille démoralisatrice pour les acteurs aux manettes !

Sur tous les sujets – contrôle des frontières, commandes de matériels, fermeture des écoles, confinement -, beaucoup de pays ont réagi dès le premier mort. La France, plus tard que tous les autres, avec de 15 à 30 jours de décalage.

Pourquoi ? Parce que tout le pouvoir est concentré à l’Élysée et que, de facto, ce pouvoir est déconnecté de l’appareil d’État. Comme si gouverner se résumait à parler…

Le prix est élevé, pour les Français : catastrophe sanitaire, catastrophe économique, catastrophe pour les libertés. Ce n’était pas une fatalité. C’est la responsabilité de Macron. Il faut qu’il parte.

Jean-Yves Le Gallou

Texte repris du site Polémia

Seine-Saint-Denis : ils réclament une simplification des démarches pour les étrangers

17/04/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Plusieurs associations de Seine-Saint-Denis ont dernièrement écrit au préfet afin de demander la simplification des démarches de régularisation des étrangers, craignant qu’à la fin du confinement les services de l’État ne soient trop chargés pour gérer au mieux les nombreuses demandes des étrangers.

Ainsi, ces associations demandent la délivrance automatique « d’un titre de séjour de dix ans à toutes les personnes ayant atteint cinq ans de séjour régulier », ainsi que « le renouvellement automatique de tous les titres temporaires de séjour d’un an par un titre pluriannuel », et pour finir, la régularisation « de tous les conjoints d’étrangers en situation régulière et de tous les jeunes engagés dans un parcours scolaire ou de formation. »


Annulation de la dette : le Zambèze avant la Corrèze

Macron et le pape François ont une solution miracle pour combattre le coronavirus : opérer une annulation massive de la dette des pays pauvres. Vous voyez le rapport ? Pas vraiment. Mais le pape François pousse à cette annulation. Il l’a dit dans son message pascal. Lundi, le président Macron a évoqué lui aussi une « annulation massive » de cette dette.

Montant de la dette : 365,5 milliards d’euros. Ce n’est pas une bagatelle. Mais après tout, au point où l’on en est… 25 pays seraient les heureux bénéficiaires de ce transfert de richesses. Parmi ces pays, figurent plusieurs pays francophones, d’anciennes colonies françaises avec lesquelles nos liens restent évidemment très forts, comme la Centrafrique (ex-Oubangui-Chari), Madagascar, le Mali (ex-Soudan français), la Guinée, etc. Pays pauvres ? Si l’on veut. Mais, dans ce groupe de 25 pays pauvres, on trouve des pays potentiellement riches comme, par exemple, la République démocratique du Congo (ex-Congo belge), pays immense, eldorado victime de guerres internes à répétition.

Sur CNews, Eric Zemmour a souligné l’aberration ou du moins le caractère très inapproprié de cette proposition présidentielle, au moment précis où l’on nous prépare à une catastrophe économique sans précédent, dans un contexte de récession mondiale : « Les Français qui ont entendu cela auraient préféré qu’on annule leurs dettes à eux. » Mais l’éditorialiste a aussi émis quelques hypothèses sur cette soudaine générosité en pleine crise sanitaire : « Je pense qu’ils annulent la dette pour empêcher une nouvelle vague migratoire vers l’Europe. »

La moindre des contreparties pourrait être en effet la remigration des flots de clandestins ayant submergé l’Europe ces cinq dernières années.

Quelles contreparties ?

« J’aurais aimé, remarque Zemmour, qu’on demande des contreparties aux chefs d’Etat africains ! » Les pays européens et spécialement la France sont peu portés sur la contrepartie, car notre passé de colonisateurs nous l’interdit, semble-t-il. Et même si les chefs d’Etat africains n’en demandent pas tant, le zèle de la repentance vient satisfaire leurs rêves les plus fous.

Quand se produira cette annulation de la dette, ce cadeau de 365,5 milliards ? Pour le coup, Macron reste flou : « C’est une formidable avancée. Le temps de la crise, on laisse les économies africaines respirer. » Tandis que notre propre économie s’effondrerait ? Pour l’heure, nous n’en sommes qu’à l’idée d’un moratoire sur la dette de ces pays, moratoire qui devrait être décidé dès cette semaine. Le Fonds monétaire international a pour sa part versé 500 millions de dollars.

Mais, pour apprécier pleinement la situation, il faut noter que les créances chinoises représentent 40 % de ces 365,5 milliards de dollars, et que les créances des pays du Golfe ne sont pas négligeables non plus.

Si la France, l’Europe sont prêtes à un moratoire puis à une annulation de leurs créances, sans exiger la même action de la part de ces pays, ce serait un incroyable cadeau fait indirectement à la Chine.

Mais si ce cadeau français et européen était conditionné à un effort identique de la part de la Chine, alors il n’est pas certains du tout que cet effacement de dette s’opère. La Chine va-t-elle en effet renoncer à ses 160 milliards ? C’est donc peut-être ce pays qui nous sauvera de nous-mêmes, ou plus exactement de l’incroyable générosité de nos dirigeants… sauf pour les Français.

Article paru dans Présent daté du 16 avril 2020

Test du coronavirus : «Nous avons une stratégie qui est guidée par la pénurie», selon Frédéric Bizard

L’économie française est en perdition, mais Emmanuel Macron demande l’annulation de la dette de l’Afrique !, par Bernard Lugan

Bernard Lugan

Le président Macron appelle à effacer la dette africaine, étape selon lui « indispensable pour aider le continent africain à travers la crise du coronavirus ». Les PME, les TPE, les professions libérales et les commerçants français qui vont, eux, devoir rembourser les emprunts qu’ils vont être contraints de faire pour tenter de survivre, apprécieront !!!

Trois remarques :

1) Si une telle mesure était réellement prise pour aider l’Afrique à lutter contre la pandémie, l’on pourrait la juger comme légitime. Mais, au moment où cette unilatérale proposition présidentielle était faite, et fort heureusement, le continent africain était quasiment épargné par le coronavirus.

2) Depuis des décennies, les pays “riches” ne cessent de consentir à l’Afrique des allègements et des suppressions de dette. Au début des années 2000, les PPTE (Pays pauvres très endettés) ont ainsi bénéficié de considérables remises par les créanciers bilatéraux. Or, à peine sauvés du gouffre de l’endettement, ils y ont replongé…

3) En plus des remises de dette, l’Afrique engloutit année après année, des sommes colossales versées au titre de l’APD (Aide pour le Développement). De 1960 à 2018, le continent a ainsi reçu en dons, au seul titre de l’APD, près de 2000 milliards de dollars (pour une dette d’environ 400 milliards de dollars dont entre 180 et 200 milliards de dollars de dette chinoise), soit en moyenne 35 milliards de dollars par an.
En dollars constants, le continent a donc reçu plusieurs dizaines de fois plus que l’Europe du lendemain de la guerre avec le plan Marshall.

Or, ces prêts, ces allègements de dette, ces aides et ces dons n’ont servi à rien car, en plus de sa suicidaire démographie, le continent est paralysé par son immobilisme. En effet, en dehors du don de la nature constitué par le pétrole et les minerais contenus dans son sous-sol, l’Afrique ne produit rien, sa part de la valeur ajoutée mondiale dans l’industrie manufacturière est en effet de moins de 2% dont les 9/10e sont réalisés par deux pays sur 52, l’Afrique du Sud et l’Egypte…

L’annulation de la dette proposée par le président Macron ne changera donc rien à cet état des lieux. D’autant plus que la Chine, prédatrice souriante, est désormais à la manœuvre. Mue par le seul moteur du profit, elle endette chaque jour un peu plus le continent à travers des prêts généreusement octroyés.

Ces derniers font replonger les pays bénéficiaires dans la spirale de l’endettement dont ils commençaient tout juste à sortir après les considérables allègements consentis dans les années 2000 aux PPTE par les Occidentaux. Comme ces prêts ne pourront jamais être remboursés, Pékin va mettre la main sur les grandes infrastructures données en garantie par ses débiteurs. Ainsi en Zambie où le gouvernement, après avoir été contraint de céder à la Chine la ZNBC, la société radio-télévision, s’est vu contraint d’engager des discussions de cession concernant l’aéroport de Lusaka et la ZESCO, la société nationale d’électricité.

Morale de l’histoire : quand la Chine endette l’Afrique, la France propose de renoncer à sa propre créance…

Bernard Lugan

Texte repris du site Blog de Bernard Lugan