Sleeping Giants vs Valeurs Actuelles : face aux pressions de l’extrême-gauche, la droite contre-attaque ! – Clément Martin (Les Identitaires)

Le 2 décembre, le collectif d’extrême-gauche « Sleeping Giants » a lancé une vaste offensive avec le hashtag #opVA à destination de tous les annonceurs présents sur le site web de Valeurs Actuelles. Ceci dans le but de les informer de qui ils financent : « Cela fait maintenant quelques années que Valeurs Actuelles a quitté la simple ligne politique très, très à droite, pour s’embourber de plus en plus dans le discours purement idéologique, intolérant, anxiogène, complotiste et victimaire, qu’on croyait l’apanage des blogs les plus nauséabonds de l’Internet de la haine », peut-on lire dans un texte diffusé par le collectif jeudi sur son compte Twitter.

Le groupuscule « Sleeping Giants » veut interdire la liberté d’expression

Leur objectif est clair : faire pression sur le financement de Valeurs Actuelles via la publicité pour couler cet hebdomadaire. Rappelons qu’en 2015, ce même collectif s’était déjà illustré en organisant une campagne de pression contre Génération Identitaire afin de lui couper l’accès à ses sources de financement.

Un événement imprévu a tout chamboulé

Mais cette fois, tout ne s’est pas passé comme prévu. Alors que la droite et une grande partie des acteurs institutionnels (entreprises, grandes marques, etc.) ont eu l’habitude de courber l’échine face aux harcèlements des tenants du politiquement correct, une riposte s’est organisée.

Valeurs Actuelles a ainsi créé « Le Mur de la Honte » en affichant les noms de nombreux annonceurs ayant cédé aux injonctions des Sleeping Giants. Cette réplique a rapidement porté ses fruits : Red by SFR et Frichti, après avoir initialement décidé de boycotter Valeurs Actuelles ont finalement renoncé. Dans les médias, plusieurs journalistes ont apporté leur soutien au journal attaqué (Carole Barjon dans l’Obs, Jérôme Béglé du Point, etc) et enfin, un compte Twitter « Watching Giants » a vu le jour, reposant sur le même mode d’action mais souhaitant défendre les “consommateurs patriotes”. Le succès est d’ores et déjà au rendez-vous avec plus de 5 000 abonnés au compteur.

Quelle conclusion en tirer ?

La leçon à retenir de cet épisode est simple : il n’y a pas de fatalité. Nos opposants ne sont forts que de notre faiblesse. Avec un minimum d’organisation et de volonté, il est possible de faire reculer nos ennemis et parfois même de les faire plier. Mais avant tout, nous devons passer à l’acte. Celui qui agit se rend toujours maître de celui qui ne fait que penser. Au IVe siècle avant notre ère, Aristote nous avait déjà indiqué le chemin à suivre : « La politique a pour fin, non pas la connaissance, mais l’action » (֤Éthique à Nicomaque). Il ne tient qu’à nous de renverser la vapeur. Agissons !

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Depuis Charlie Hebdo, cinq ans de reculades, par Ivan Rioufol

Manif Charlie

Les Cassandre ont changé de camp. A la veille de 1914, les sonneurs de tocsin mettaient en garde avec raison contre la montée du bellicisme et les « phraseurs de guerre » dénoncés par Stefan Zweig (1). Aujourd’hui, ils alertent en vain contre la généralisation de la complaisance et de la lâcheté face à la montée du totalitarisme islamiste et de ses méthodes terroristes. Cinq ans après la tuerie à Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015, il faut bien constater que la culture djihadiste a fait des émules en France et ailleurs. Le sursaut d’indignation du peuple français, rassemblé à Paris pour une manifestation monstre le 11 janvier 2015, n’a pas suffi à réveiller l’esprit de résistance des dirigeants et des médias face à l’islamo-fascisme et à ses collaborateurs. Le 10 novembre 2019, la gauche perdue a manifesté avec des musulmans fanatiques qui ont incité la foule à hurler « Allah Akbar ! » à quelques encablures de Charlie Hebdo et du Bataclan, ces scènes affreuses de la barbarie importée. Or cette infecte trahison n’a guère suscitée de remous chez ceux qui font habituellement profession de distribuer des bons points et de dire la morale. Aujourd’hui, le premier réflexe des autorités confrontées à un islamiste qui tue au nom du Coran, est de le présenter comme un « déséquilibré », potentiellement irresponsable de ses actes.

Samedi, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées à Paris et à Marseille pour protester contre la décision de la cour d’appel de Paris qui a déclaré pénalement irresponsable l’assassin de Sarah Halimi, Kobili Traoré, au prétexte que le tueur avait consommé du cannabis. Traoré avait défenestré la victime en lui reprochant d’être juive et en proférant des « Allah Akbar ! ».

L’ »esprit Charlie », cet élan contre un obscurantisme, n’a pas survécu au massacre d’une rédaction qui avait été désignée comme islamophobe par les censeurs et leurs sicaires. « C’est la publication des caricatures de Mahomet en 2006 qui fut à l’origine de cet attentat », rappelle Riss, un des rares survivants de la tragédie (2). Le soir même de l’attentat, une capitulation des esprits m’était déjà apparue à l’occasion d’un débat sur RTL dans l’émission On refait le monde. J’y avais repris un argument de mon blog du jour (lire ici) invitant les musulmans à se désolidariser de ceux qui tuent en leur nom. Or l’activiste Rokhaya Diallo, soutenue par les autres intervenants, avait voulu voir dans mon propos une stigmatisation des musulmans et s’était même mise à pleurer. A ce moment de tension, je n’avais pas eu la présence d’esprit de lui rappeler un texte glacial du 5 novembre 2011 que la militante avait cosigné avec Houria Bouteldja, égérie anti-Souchiens, après l’incendie criminel des locaux de Charlie. « Il n’y a pas lieu de d’apitoyer sur les journalistes de Charlie Hebdo (…) », soutenaient notamment les jeunes femmes.

Elles accusaient la rédaction, qui allait être décimée quatre ans plus tard, de participer à une « vision raciste du monde ». Depuis, cette dialectique victimaire des islamistes, qui se comparent aux juifs persécutés sous Vichy tout en laissant voir leur judéophobie, a pris le pas sur la mesure du danger islamiste. Quand Donald Trump décide d’éliminer, vendredi en Irak, le terroriste iranien Qassem Soleimani, les capitulards s’empressent d’accabler le président américain et de se lamenter sur les mauvaises manières faites aux tyrans iraniens. A Troie, c’est Cassandre qui avait raison.

(1) Le monde d’hier, souvenirs d’un Européen, Livre de poche
(2) Une minute quarnate-neuf secondes, Actes Sud

Ivan Rioufol

Texte daté du 6 janvier 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Victoire pour Alliance Vita, par Franck Deletraz

Au départ de cette affaire, le lancement par Alliance Vita, au début du mois de décembre dernier, d’une campagne d’affichage dans les gares franciliennes rappelant l’obligation morale pour notre société de respecter la paternité, la maternité ou encore la différence. Sur ces quatre affiches, bien évidemment, aucun appel à la haine, aucune incitation à la violence, et encore moins de message discriminatoire : sur fond de visage d’homme, de femme ou encore d’enfant handicapé, des slogans tels que « La société progressera à condition de respecter la maternité » ou encore « La société progressera à condition de respecter la vie ». Des messages rappelant « quatre principes d’écologie humaine qui fondent la vie en société ». D’ailleurs, on notera que, depuis plus d’un mois, cette campagne n’avait suscité aucune polémique.

Jusqu’à ce que le lobby LGBT et Mme le maire de Paris ne crient au scandale la semaine dernière. Anne Hidalgo, le 2 janvier, s’est dite « profondément choquée et indignée par cette campagne anti-IVG et anti-PMA », exigeant de Mediatransports, la régie chargée de l’affichage dans les gares ferroviaires, stations de métro et arrêts de bus, qu’elle retire immédiatement au moins deux de ces affiches : celles consacrées à la paternité et à la maternité. Ce qui a été fait le jour même, ces deux visuels pouvant être entendus comme « des messages militants excédant le principe de neutralité qui s’impose dans les transports publics ». Valérie Decamp, directrice générale de Mediatransports, est même allée jusqu’à évoquer des « dysfonctionnements liés aux grèves » pour se faire pardonner cet affichage d’Alliance Vita…

Un sursaut de conscience

Dénonçant jeudi une « censure » menée « sur injonction par Twitter d’Anne Hidalgo », l’association pro-vie a immédiatement déposé un recours en référé d’heure à heure auprès du tribunal judiciaire de Paris « pour que soit assurée sans délai la poursuite de cette campagne et que soit mis fin à la censure dont elle fait l’objet ». « Reconnaissant l’arbitraire de la censure subie par sa campagne La société progressera », le tribunal judiciaire de Paris a ordonné samedi à la régie de « replacer les deux affiches qu’elle avait retirées […] sans préavis, et sans même alerter l’association ». Comme le tribunal l’a souligné, la régie ne pouvait pas « se méprendre sur la portée de la publicité qu’entendait diffuser l’association Alliance Vita ». Car avant la diffusion des affiches, « l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité l’avait prévenue que celles-ci émanaient d’une association militante et non d’une publicité commerciale classique ». En outre, a estimé le tribunal, si le contenu de cette campagne gênait la société Mediatransports, elle aurait dû mettre un terme au contrat qui la lie à Alliance Vita en amont, avant l’affichage.

Une décision saluée par Tugdual Derville, délégué général d’Alliance Vita, qui, tout en se félicitant de cette victoire pour son association, a souligné qu’elle était « aussi, et surtout, une victoire pour la liberté d’expression contre toute police de la pensée ». « Que les mots “paternité” et “maternité” sobrement promus aient pu être interdits de cité alors que tant de visuels publicitaires agressifs ou consuméristes s’imposent aux Français appelle un sursaut de la conscience. »

Reste que cette affaire est encore loin d’être terminée. Un autre réseau d’affichage, Exterion Media, qui avaient aussi retiré vendredi les affiches de cette campagne, s’est vu interpellé par Alliance Vita, qui lui a demandé de « réinstaller immédiatement » dans les rues de Paris la totalité de ses visuels de la campagne, « faute de quoi l’association lancera une seconde action en référé ». Et Mediatransports, encouragée samedi par Hidalgo « à user de toutes les voies de droit possibles pour qu’il soit mis définitivement fin à cette campagne », a d’ores et déjà annoncé son intention de faire appel de la décision du tribunal.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 6 janvier 2020

Charlie Hebdo. Cinq ans après les attentats de janvier 2015, un procès très attendu

07/01/2020 – FRANCE (NOVOpress)
«Charlie», «Montrouge», «l’Hyper Casher». Il y a cinq ans, ces attaques perpétrées en trois jours marquaient le point de non-retour, le début d’une longue série noire marquée au fer rouge par la mouvance djihadiste en France.

Le 7 janvier 2015, à 11h33, les frères Kouachi font irruption dans les locaux de Charlie Hebdo. Ils abattent douze personnes, en blessent quatre autres. Parmi les victimes, de grandes figures de la presse libre et irrévérencieuse comme Cabu et Charb. Les fères Kouachi seront à leur tour abattus deux jours plus tard.

Le 8 janvier, c’est Amedy Coulibaly qui entame sa funeste odyssée. Les trois hommes se sont concertés. Il tue une policière à Montrouge. Le lendemain, il attaque l’épicerie juive et tue quatre otages avant d’être abattu par la police.

Lui se réclame de l’Etat islamique, les frères Kouachi d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique.

Si ces attentats ont unis comme jamais les Français dans un même rejet de la censure par la peur, leurs commanditaires ne seront sans doute jamais traduits en justice. Le procès qui s’ouvrira en mai prochain sera celui des seconds couteaux ; quatorze complices présumés dont trois restés introuvables.


Qu’on en finisse avec le franc CFA !, par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

L’annonce de la fin du franc CFA dans une partie des pays qui l’utilisent est l’occasion de revenir sur les mythes qui entourent cette monnaie.

Selon ses plus ardents opposants, le franc CFA serait un frein au développement économique des pays africains dont il est la monnaie. Pour certains, il serait même le moyen pour la France d’aspirer des liquidités depuis ses anciennes colonies et donc de s’enrichir honteusement sur le dos de ces pays pauvres.

Une vidéo publiée en 2017 développe ces arguments à grands coups d’approximations sur fonds de ressentiment anti-français. Deux ans après elle totalise 1,15 millions de vues. Ce qui, pour une vidéo traitant de politique monétaire, est assez remarquable.

Particulièrement répandues chez les jeunes issus de l’immigration, ces accusations de spoliation à travers le franc CFA sont donc loin d’être marginales. Elles s’ajoutent à celles sur le prétendu pillage des ressources africaines par la France et l’Europe actuellement[1] ou lors de la colonisation[2]. Rappelons que les importations françaises de matières premières en provenance d’Afrique constituent une toute petite fraction des importations françaises globales et sont souvent payées à prix d’or (les uraniums kazakh et canadien coûtent moins cher que l’uranium nigérien) et la colonisation a été une opération financière globalement défavorable pour l’État et l’économie française. On est donc loin du vol si les mots ont encore un sens. Tous ces mythes sur le prétendu pillage de l’Afrique accentuent un ressentiment envers la France et les Français dans la population d’origine africaine et une repentance postcoloniale dans la population d’origine française et européenne qu’on aurait tort de minimiser.

Qui a intérêt à propager ces mensonges ?

Des dirigeants africains qui dissimulent ainsi leur propre incompétence et corruption.
L’extrême gauche qui spécule sur le ressentiment des populations immigrées et africaines pour tenter de recruter et de propager des idées anticapitalistes.
Les militants indigénistes pour qui les Français et les Européens sont la cause de tous les maux de la planète.

La confortable logique du bouc-émissaire français ou européen fonctionne à plein régime et explique la facilité avec laquelle se répandent ces contre-vérités. À tel point que bon nombre d’immigrés ou descendants d’immigrés ont adopté une véritable attitude de créancier envers la France et l’Europe. Une mentalité sur laquelle prospère l’assistanat, la criminalité, l’islamisme et le terrorisme.

Dans le même temps, ces accusations génèrent une mauvaise conscience dans toute l’Europe et en particulier dans les ex-puissances coloniales. Elles grossissent les rangs des ONG et partis politiques militant pour l’ouverture des frontières en réparation des « crimes coloniaux » et du « pillage de l’Afrique ». Elles tétanisent la droite qui n’ose pas faire preuve de fermeté au sujet de l’immigration.

Comment fonctionne le franc CFA ?

Seize pays dont la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Mali, le Cameroun, le Togo et le Gabon utilisent cette monnaie créée en 1945. La France voulait doter ses colonies d’une devise commune qui s’est maintenue après la décolonisation par une volonté partagée de disposer d’une monnaie stable et crédible. Le franc CFA jouit d’une parité fixe avec l’euro et les pays de la zone franc avaient jusqu’à présent l’obligation de déposer 50 % de leurs réserves de change auprès du Trésor public français. Selon un rapport de la zone franc, les deux banques centrales de la zone franc, disposaient en 2005 de plus de 3 600 milliards de francs CFA (environ 72 milliards d’euros) auprès du Trésor français.

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Thibault de Montbrial : « La gravité du fait politique islamiste en France est fortement sous-estimée »

L’avocat Thibault de Montbrial, président du Centre de Réflexion sur la Sécurité Intérieure, sonne le tocsin. Cinq ans après Charlie, la menace djihadiste a muté sur notre sol. Si notre droit s’est adapté, l’Etat et certains magistrats manifestent d’inquiétantes défaillances. Entretien publié sur Causeur.

Quel est le niveau de la menace terroriste djihadiste cinq ans après les attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher ?

Thibault de Montbrial. La menace est très élevée – beaucoup plus que ce que pense la majeure partie de la population. Pour résumer, on peut schématiquement distinguer trois phases de l’évolution du terrorisme depuis 2015. La première, celle des commandos projetés depuis la Syrie, de 2015 au premier semestre 2016, s’est soldée par le bilan le plus terrible. Il y a eu le commando envoyé par Abdelhamid Abaaoud qui commence par le Thalys, le 21 août 2015, poursuit par le 13-Novembre – où il ne commet qu’une partie des attaques prévues – et se termine à Bruxelles le 22 mars 2016. Ce groupe devait poursuivre son action jusqu’à l’Euro 2016, mais la police belge lui a mis la pression, précipitant son action. D’après la cousine d’Abaaoud, les membres du commando étaient au nombre de 90 à leur entrée en Europe. Était-ce du bluff ou un chiffre crédible ? Personne ne le sait vraiment, mais si ce chiffre était avéré, cela laisserait plusieurs dizaines d’agents dormants de Daech dans la nature. Il faut aussi se souvenir qu’un attentat potentiellement pire que celui du 13 novembre a été évité avant l’Euro 2016 grâce au démantèlement de la cellule dite Reda Kriket à Argenteuil, cellule qui avait des ramifications jusqu’aux Pays-Bas.

Certes, mais désormais, Daech, privé de base arrière, n’a plus la capacité de commanditer des attentats…

Nous vivons aujourd’hui une deuxième phase qui a commencé à l’été 2016, avec le recul militaire de l’État islamique en Irak et en Syrie : le « terrorisme endogène », caractérisé par des actes individuels réalisés avec des moyens rustiques. Magnanville, Saint-Étienne-du-Rouvray, l’attentat raté aux bombonnes de gaz de Notre-Dame ont été perpétrés par des gens en contact avec Rachid Kassim (depuis la Syrie), qui se fréquentaient et se mariaient même entre eux. Les actes terroristes qui en résultent sont rudimentaires. Ces micro-attaques qui ont pour but de mettre la société sous tension, de l’user, continuent de causer ponctuellement de nombreuses victimes (Trèbes, Carcassonne, Strasbourg) et peuvent frapper le cœur de nos institutions, comme à la préfecture de Police.
La troisième phase qui va s’ouvrir sera celle du « terrorisme endogène structuré », qui risque sur la durée d’être pire que le terrorisme projeté de l’année 2015.

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Lutte contre le communautarisme en France. Pour Lydia Guirous, «Des quartiers ressemblent à des provinces étrangères»

06/01/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Lydia Guirous, essayiste et membre du bureau politique Les Républicains, retient de l’année 2019 l’échec de la France dans sa lutte contre le communautarisme.

A bientôt cinq ans des attentats contre Charlie-Hebdo, elle estime que le pays n’a «pas véritablement avancé» face aux dangers de l’islam radical.

Elle met en garde contre certains quartiers «cédés par la République» où l’idéologie de Daesh est «triomphante».


Censure des affiches d’Alliance Vita – Venin totalitaire, par Maxime Tandonnet

« La société progressera à condition de respecter la maternité », « la société progressera à condition de respecter la paternité » et « la société progressera à condition de respecter la différence ». Sous chacune des publicités est inscrit le slogan suivant : « solidaires des plus fragiles ». Qui cela peut-il choquer? Cette campagne qui en appelle à la tolérance, à la solidarité et au respect, notamment envers les femmes enceintes, les pères de familles et les handicapés, vient d’être condamnée par un simple tweet de Mme la maire de Paris « choquée et indignée ».

La compagnie d’affichage s’est engagée à les retirer aussitôt. Qu’est-ce qu’une société qui rejette, au point de les censurer, les principes de respect de la vie, de solidarité envers les plus fragiles et les handicapés, des femmes enceintes et des pères de famille? Serait-ce une société qui vénère précisément l’inverse? « Qui veut faire l’ange fait la bête » disait Pascal. En vertu d’un humanisme bien-pensant, l’intolérance viennent encore de frapper. Chacun pense ce qu’il veut, mais au nom de quoi interdire un affichage fondé sur des valeurs qui n’ont rien de scandaleux?

Etrange idéologie qui ne supporte pas l’expression de la solidarité envers les personnes en état de faiblesse, la proclamation de l’attachement à la maternité, à la paternité et à la vie. Mais pire peut-être: le climat de peur, de lâcheté, de conformisme qui pèse sur ce pays. Dans un Etat de droit, seul l’atteinte à l’ordre public justifie une interdiction d’affichage, sous le contrôle d’un juge.

L’affichage de la solidarité envers les plus faibles porte-t-il atteinte à l’ordre public? Il a suffi, non pas d’une décision formelle susceptible de recours dans un Etat de droit, mais d’un tweet menaçant, d’un froncement de sourcil, pour que la société d’affichage baisse la tête et s’engage à retirer les affiches. La loi de la peur…

Finalement, le tribunal judiciaire de Paris a tranché en estimant que la régie Médiatransports n’avait pas le droit de décider unilatéralement de supprimer les affiches de l’association Alliance Vita. Médiatransports doit donc replacer les affiches.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

La natalité, grande absente du débat sur la réforme des retraites, par Laurent Moreau (Les Identitaires)

Depuis plusieurs semaines la France se déchire au sujet de la réforme des retraites proposée par le gouvernement Macron. Cette réforme, qui mêle fin des régimes spéciaux et allongement de la durée de cotisation –via un « âge d’équilibre », terme technocratique qui correspond à un allongement de la durée de travail, est largement rejetée par une majorité de Français après plusieurs semaines de grève.

Si la fin des régimes spéciaux peut faire naître un sentiment d’équité chez une majorité de Français qui travaillent dans le privé, l’allongement de la durée de cotisation lui, ne passe pas auprès de l’opinion qui a bien compris que le gouvernement se servait des régimes spéciaux pour passer en force sur l’âge de départ à la retraite.

La relance de la natalité, une réponse au vieillissement de la population

Le report de l’âge de départ est présenté comme une fatalité par les politiques depuis plusieurs décennies, en cause le vieillissement de la population qui fragilise le système par répartition. Mais ce sont bien les politiques qui sont responsables de ce déséquilibre, car ces derniers n’ont jamais abordé le sujet avec une vision sur le long terme. Le vieillissement de la population n’est que le résultat d’une baisse importante de la natalité depuis un demi-siècle. Si le sujet n’est pas franco-français mais concerne bien l’Europe en général, il n’en demeure pas moins qu’ils ne peut pas et ne doit pas être considéré comme une fatalité par le pouvoir politique. Conditionnés par les idées de Mai 68, les décideurs politiques actuels ont surtout préféré « jouir sans entrave » et placer les préoccupations matérielles au dessus des questions de filiation, de famille et de natalité.

L’immigration pour payer les retraites ? Une double escroquerie

Pire, plutôt que d’un programme ambitieux pour relancer la natalité française, les politiques ont fait le choix désastreux de privilégier une immigration massive depuis des décennies, comptant sur le taux de natalité plus élevé chez les individus issus de l’immigration pour financer à moyen terme les retraites des Français. Choix désastreux car l’intégration économique de ces populations est un échec cuisant (en témoigne les taux de chômage bien supérieurs à la moyenne chez les gens issus de l’immigration), et a un effet négatif sur le système social français dans son ensemble (CMU, AME, etc..). Sans compter que cette décision peut apparaître avec le recul comme une double peine, puisque l’échec de l’intégration économique de ces populations se double d’un échec de « l’intégration identitaire », qui fait exploser aujourd’hui le modèle Français (insécurité, laïcité, islamisation, terrorisme, etc..).

Hollande plombe les familles, Orban les relance

Alors que François Hollande avait, dans une logique d’économies court-termiste, réduit le quotient familial, impactant ainsi à la hausse les impôts de plus d’un million de foyer Français, une autre voie est possible. Viktor Orban en Hongrie, a par exemple instauré une politique très avantageuse pour les familles, qui va jusqu’à l’exonération pure et simple, à vie, du paiement des impôts pour les familles qui ont quatre enfants. Les mesures qui jouent à la baisse sur le montant de l’impôt ont l’avantage d’aider la classe moyenne qui travaille et fait avancer le pays. Elles permettent aussi de tenir à l’écart les populations immigrées qui en général sont moins soumises à l’impôt, et qui profitent déjà par ailleurs largement de la générosité du système social.

La démographie, un enjeu civilisationnel

Le dynamisme démographique d’un pays est un enjeu majeur pour alimenter des perspectives sereines pour les décennies à venir. Il permet non seulement de donner une certaine stabilité au système social, mais également un dynamisme économique qui fait cruellement défaut à l’Europe aujourd’hui. Plus fondamentalement, il témoigne de la vigueur d’un peuple, d’une civilisation, de sa volonté de se projeter et de sa confiance en l’avenir. Un peuple qui fait des enfants sera prêt à relever les défis du siècle qui vient. Il est donc urgent que le politique se saisisse de ce sujet pour que la France et l’Europe ne soient pas surpassées dans tous les domaines (économiques, technologiques, culturels, militaires, etc..) à long terme.

Laurent Moreau

Texte repris du site de : Les Identitaires