« Slip français » : lâcheté et totalitarisme d’entreprise ?, par Jean-Yves Le Gallou

L’aventure du Slip français, c’est une belle histoire en train de mal tourner.

En 2010, Guillaume Gibault, à peine sorti d’HEC, crée l’entreprise. L’idée est simple : vendre – cher – sur Internet des slips de qualité pour hommes, des slips fabriqués et façonnés en France. Un vrai marketing identitaire avec une cocarde tricolore bien en vue sur le côté du sous-vêtement. La marque se fait connaître par du buzz, pas toujours léger, en détournant la campagne présidentielle de François Hollande sur le changement, sur le thème « Le changement de slip, c’est maintenant ». Pour le reste, la firme surfe sur le nationalisme économique sur fond d’esprit cocardier. Le succès commercial est au rendez-vous : 500.000 sous-vêtements vendus en 2018.

Les choses se gâtent en septembre 2019. Pour la rentrée la marque lance un coup de com’ : le patron pose avec une quarantaine de collaborateurs, hommes et femmes, à moitié vêtus mais tous portant de manière apparente le slip à la cocarde tricolore. Une manière de faire savoir que la firme s’attaque, désormais, au marché féminin. Las, sur la photo, il n’y a que des Blancs (ou Blanc.he.s, pour parler en écriture inclusive). Les « indigénistes » s’indignent et lancent une campagne sur les réseaux sociaux. Au lieu de laisser filer, Guillaume Gibault reconnaissait le manque de diversité des ses « slipistes ». Premier aveu de faiblesse. Dans la foulée, la bannière publicitaire change et un mannequin noir rasta apparaît !

Là-dessus, le Slip français est pris par la patrouille des Sleeping Giants, des activistes d’extrême gauche qui veulent assécher les ressources publicitaires des médias « mal-pensants ». Leur cible ? Valeurs actuelles, Boulevard Voltaire, notamment. Là encore, au lieu de laisser pisser (pardon), Guillaume Gibault s’exécute en faisant enlever les publicités de sa marque sur ces médias car cela ne correspond pas aux « valeurs de l’entreprise » (sic !). Mauvaise pioche : Valeurs actuelles et les Watching Giants (un groupe de patriotes résistants sur les réseaux sociaux) épinglent l’entreprise « au mur de la honte » répertoriant les censeurs.

Arrive le réveillon. Dans un esprit carnaval, quelques salariés de l’entreprise organisent, à leur domicile, une fête sur fond de « Saga Africa ». Danse et faune locale au programme avec des Blancs grimés en Noirs (horreur), voire en singe. De l’humour potache qui scandalise, cinq ans après que toute la France bien-pensante a défilé sur le thème « Je suis Charlie ». C’est-à-dire la défense du droit à l’humour même agressif, même de mauvais goût. Les « indigénistes » lancent une campagne de boycott. Le patron se soumet à nouveau. Et annonce des sanctions contre ses salariés. Faut-il considérer qu’ils sont sous la surveillance de l’entreprise 24 heures sur 24 et 365 jours par an ? Incroyable. Ce n’est plus du salariat. C’est du servage, voire de l’esclavage. Comme si cela ne suffisait pas, Guillaume Gibault charge SOS Racisme « d’actions de sensibilisation » – bref, de lavage de cerveau – de ses salariés. Cette fois, la coupe est pleine pour la patriotosphère qui reprend à son compte le mot-dièse Boycottleslipfrançais, sauf que là, c’est le cœur de cible des clients qui est touché…

Comment un patron peut-il faire autant d’erreurs commerciales ?

Par crainte des banques ? L’entreprise en a besoin : elle est non seulement en croissance mais, en plus, déficitaire, un million d’euros en 2017 et autant en 2018.

Pour se présenter sans tache « politiquement incorrecte » à d’éventuels repreneurs, le jour venu ?

Par soumission au conformisme tel qu’on le pratique dans les écoles de commerce et chez les start-upers ?

Par Hybris ? Sur sa bannière Twitter, Guillaume Gibault se présente ainsi : « Et si l’entreprise changeait le monde ? » En toute simplicité.

Que faire ? On ne saurait trop conseiller aux salariés de résister et de ne pas se conduire en moutons d’un petit patron totalitaire. Qu’ils se fassent aider ! Judiciairement, d’abord, pour défendre leurs droits. Quant aux clients, libre à eux de continuer à se fournir auprès du Slip français s’ils veulent indirectement alimenter les caisses de SOS Racisme. À bon entendeur, salut !

Jean-Yves Le Gallou

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Ivan Rioufol – « Les Traîtres (Ils ont abandonné la France) »

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13/01/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Ivan Rioufol sort un nouveau livre intitulé « Les Traîtres (Ils ont abandonné la France) » chez l’éditeur Pierre-Guillaume de Roux.

Voici le texte de présentation :

A la source du malheur français, il y a des traîtres français qui portent des prénoms français. Cela fait quarante ans et plus qu’ils abusent de la confiance des électeurs, mentent sur les réalités de la société, saccagent la nation fragile. Faudrait-il se résoudre à regarder la France se désintégrer, sans que les vandales soient inquiétés ? L’heure des comptes a sonné pour les maltraitants de la France millénaire.

Pourquoi pas devant la justice ? Un projet de société est à repenser. Avis aux bonnes volontés ! Rien n’est plus puissant qu’une idée dont l’heure est venue. Cette idée peut se résumer en un conservatisme national. Ce concept s’élabore aussi bien dans les cuisines de la France profonde que dans les think tanks américains. Une chose est sure : le peuple en colère, qui a ébranlé le pouvoir macronien, ne se taira pas de sitôt.

La révolution démocratique, entamée le 17 novembre 2018 avec les Gilets jaunes, est à mener à son terme.


Cinq questions à François-Bernard Huyghe sur l’art de la guerre idéologique

François-Bernard Huyghe, médiologue, directeur de recherche à l’Iris a déjà écrit une trentaine d’ouvrages parmi lesquels La Soft idéologie (Robert Laffont), La Désinformation (Armand Colin), Dans la tête des gilets jaunes (V.A. Editions), Fake news (V.A. Editions). Il vient de publier aux éditions du Cerf L’Art de la guerre idéologique, sur lequel nous l’Ojim a souhaité l’interroger.

On parle d’un épuisement des grands récits, d’un désenchantement vis-à-vis des mythes mobilisateurs. Parler d’idéologie en 2020 est-il encore d’actualité ?

François-Bernard Huyghe : Plus personne ne croit, comme à la la fin du XX° siècle, qu’une des deux grandes utopies opposées doive l’emporter bientôt : ou bien le communisme ou bien la société libérale d’abondance, avec fin de l’histoire. Il y a un mythe pour lequel certaines minorités sont encore prêtes à donner leur vie : le califat djihadiste promet le salut de l’âme et la conquête de la Terre qui devra se soumettre à la loi divine. Il ne sépare pas guerre idéologique de guerre tout court.

Un autre mythe se répand, surtout chez les jeunes, la terreur climatique : ou bien nous freinons le réchauffement (mais comment ? par des «modes de vie » par des changements politiques autoritaires imposant la pénurie ?) ou tous les vivants périssent. C’est plutôt une dystopie (le contraire d’utopie) : un monde effroyable auquel nous pouvons, au mieux, espérer échapper.

Enfin les catégories droite/gauche sont rendues obsolètes par la monté des populismes. Ils réclament à la fois la sécurité et la protection de leur identité par l’autorité du peuple. Face à eux, les progressistes sont le parti du plus du même : plus de libéralisme économique et de libéralisme « sociétal », plus d’ouverture au monde, plus de droits individuels ou communautaires, plus de gouvernance, etc. Les premiers vivent dans la colère : ce qu’ils aiment disparait, dont la Nation. Les seconds vivent dans la peur : tout allait si bien et voilà que les populistes ou les pays illibéraux répandent des « fantasmes »!

Puisque l’idéologie est encore prégnante dans notre quotidien, comment se propage t’elle ? A-t-elle une ou des stratégies ?

F.B.H. : Par principe, s’il y a deux idéologies, une doit être dominante (celle des dominants) ; elle s’appuie sur les pouvoirs et les institutions, souvent avec transmission verticale, via l’église, l’école, les puissants et les officiels… Puis on a découvert, surtout après 68, comment des courant d’idées pouvaient se propager via des élites critiques, les médias, l’art, la mode, les nouvelles mœurs, une contre-culture ludique, hostile à toute autorité (affaire d’hégémonie culturelle aurait dit Gramsci). Or voici, en particulier avec les réseaux sociaux, qu’une parole populiste, d’en bas, conteste la représentation officielle mais aussi la prédominance des « bobos » moralisateurs. Et comme cette force tend à gagner des élections et obtient une visibilité dans la rue ou dans les cyberespace, cela inquiète le bloc élitaire. Il réagit, notamment en dénonçant les « idées de haine », les stéréotypes, le complotisme, les fakes, les idées archaïques…

Le pouvoir de l’idéologie dépend, certes des intérêts matériels de classe ou de l’éducation de qui la professe, mais aussi des visions, y compris morales et esthétiques, que partagent spontanément les gens qui se ressemblent. Sans oublier la capacité d’imposer le silence (ou le ridicule) à l’adversaire.

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Affaire Matzneff – La gauche et la pédophilie, une histoire monstrueuse

La France sous la menace des déséquilibrés

On prétend que l’attaque au couteau de Villejuif est le fait d’un individu malade psychiatrique. Peut-être, mais heureusement que les 323 000 patients hospitalisés pour psychiatrie ne passent pas à l’acte !

Absolument tout est bon pour taire le nom de la menace qui pèse sur notre pays. Après la frustration de Mickaël Harpon, qui dans son désir de promotion se serait senti discriminé par son handicap ; après le terreau de la petite délinquance qui était à l’origine de la chute dans le djihadisme des Merah et compagnie, ou encore l’effet désinhibant qu’a eu le cannabis sur les auteurs des meurtres de la Gare Saint-Charles, Trèbes et Villeurbanne, voici le nouveau mobile à la mode : les terroristes tuent au nom de la folie.

Prison ou asile ?

On ne parle pas de dérive manichéenne, de détestation de la culture occidentale ou judéo-chrétienne, mais de la folie telle qu’elle est médicalement diagnostiquée. Alors quelle pathologie exacte pousse ces aliénés à attaquer leurs victimes au cri d’Allah Akbar ? Ou encore à épargner certains passants, qui face à la lame meurtrière, restent en capacité de réciter une prière en arabe ? Oubliez vos théories racistes qui vous poussent à penser que c’est le Coran – ou du moins son interprétation – qui leur a rongé le cerveau. D’après une liste d’antécédents psychiatriques qui prendrait la nuit à être énumérés, certains médias et politiques l’affirment : la place de ces bourreaux n’est pas en prison, mais à l’asile.

Penchons-nous sur ces structures censées recueillir les malades mentaux qui continuent d’inonder nos trottoirs du sang de Français innocents. Sur le dernier rapport officiel de l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation, on apprend que 323000 patients ont été hospitalisés à temps plein en service psychiatrique. Parmi cette foule immense, 98000 personnes sont « schizophrènes et atteintes de troubles délirants ». Ça en fait des assassins djihadistes en herbe, et des cachets anti-radicalisation à prescrire ! Pourtant, l’excuse de la folie, personne ne la gobe. Tout d’abord, les éléments qui nous sont distillés au fil des instructions permettent à chaque fois de caractériser la préméditation, et démontent la thèse d’une pulsion surgie de nulle part. Mais surtout, alors que les discours bisounours tentent de nous faire croire à des attaques désorganisées, on décèle chez les terroristes une acuité dans le choix et l’exécution de leurs victimes qui ne laisse aucun doute sur leurs motivations : tuer tout ce qui jure avec l’application de l’islam radical. Les représentants de l’ordre républicain, les mécréants qui ont décidé de boire une bière en terrasse, et le pauvre passant venu profiter du marché de Noël, sont des cibles certes répandues, mais toujours remplies de symbole pour ceux qui vomissent notre liberté.

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Côte d’or : une nouvelle mesure pour l’identification des étrangers

passeur immigrés clandestins

10/01/2020 – FRANCE (NOVOpress)
L’identification des étrangers se déclarant mineurs non accompagnés évolue en Côte-d’Or. Dorénavant, les immigrés clandestins qui se présentent comme mineurs devront passer par la préfecture, où seront collectées leurs empreintes digitales et leur photo. Ces données seront enregistrées dans un fichier informatique national nommé « AEM » (appui à l’évaluation de minorité).

Celui-ci indiquera si la personne a déjà effectué une demande de prise en charge dans d’autres départements, et si elle a été identifiée comme personne mineure ou majeure, une tentative d’éviter les fraudes aux allocations, et la relative impunité dont jouissent les mineurs !

C’est une mesure essentielle : en 2019, 80% des 523 clandestins mineurs non accompagnés étaient en réalité des adultes

Attaque islamiste de Villejuif : la compagne de Nathan Chiasson préparait aussi un carnage, par Franck Deletraz

On ne s’étonnera jamais assez du nombre impressionnant d’individus « psychologiquement fragiles » que peut compter la communauté musulmane dans notre pays. En effet, après nous avoir répété en boucle ces derniers jours que le converti Nathan Chiasson, auteur de la tuerie islamiste de Villejuif du 3 janvier, souffrait d’abord et avant tout de « troubles psychiatriques », les grands médias nous assurent maintenant que sa compagne, placée en garde à vue mardi alors qu’elle préparait un attentat suicide contre la police, est, elle aussi, sujette à des problèmes « psychiques » !

Décrite comme « très croyante »

Entendue une première fois par les enquêteurs vendredi soir dernier, alors que son compagnon, armé d’un couteau, avait le jour même massacré au cri d’« Allah Akbar » un homme de 56 ans et blessé grièvement deux innocentes, avant d’être neutralisé par les forces de l’ordre, cette femme de 33 ans, elle aussi convertie et décrite par la police comme « très croyante », avait cependant été relâchée et placée sur écoute téléphonique. Or, en prenant connaissance de ses conversations au téléphone, les enquêteurs sont tombés sur une discussion au cours de laquelle elle confiait à une amie vouloir commettre un « suicide by cops ». Autrement dit, un attentat suicide visant à tuer un maximum de policiers pour venger la mort de son compagnon. Interpellée à son domicile de Palaiseau (Essonne) mardi midi par les hommes de la brigade criminelle et de la brigade de recherche et d’intervention de Paris, la jeune femme, qui portait sur elle un couteau, a immédiatement été placée en garde à vue pour « association de malfaiteurs terroriste ». Une garde à vue qui, toutefois, aura à peine duré 24 heures puisque, dès mercredi matin, la suspecte était relâchée pour le motif qu’elle présenterait « une forte tendance suicidaire » nécessitant une hospitalisation.

L’insupportable complicité des médias

Une explication qui fait d’ailleurs aujourd’hui le bonheur des grands médias qui, tout en nous racontant suivant leur habitude que cette femme est « fragile psychologiquement », insistent à qui mieux mieux sur le « désespoir » de celle qui devait bientôt se marier religieusement et « ne se remet pas du décès de son futur époux ». Sous leurs plumes, sa volonté de commettre un nouveau carnage islamiste n’est ainsi plus motivée par son fanatisme musulman, mais par cette « tristesse découlant de la mort de son compagnon ». Mieux : dans leur insupportable volonté d’intoxiquer nos compatriotes et de les tromper sur la réalité de la menace islamiste qui pèse sur eux et sur notre pays, certains sont même allés jusqu’à écrire que « l’islam [proscrivant] le suicide, c’est donc en attaquant des forces de l’ordre que la suspecte envisageait de se donner la mort » ! Une véritable honte quand on sait que cette femme ne pouvait ignorer le projet islamo-terroriste de Nathan Chiasson, qu’à aucun moment elle ne l’a dénoncé, et qu’elle l’a même très probablement cautionné.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 9 janvier 2020

Les cours de Bernard Lugan – Afrique du Sud : autopsie d’un naufrage

Vingt-cinq ans après la fin de l’apartheid où en est l’Afrique du Sud ? Loin de la vision idyllique présentée par les médias, la réalité sud-africaine est tragique. Le pays cesse en effet peu à peu d’être une excroissance de l’Europe à l’extrémité australe du continent africain pour devenir un Etat du « tiers-monde » avec certes quelques secteurs encore ultraperformants, mais de plus en plus réduits, surnageant dans un océan de pénuries, de corruption, de misère sociale et de violence.

Pour comprendre le lent naufrage de ce pays constitué de l’assemblage artificiel de plusieurs peuples antagonistes réunis par le colonisateur britannique, Bernard Lugan propose un cours de 2h retraçant la longue histoire sud-africaine, illustré de nombreuses cartes animées.

Accéder au cours sur le site lescours-bernardlugan.teachable.com

Réforme des retraites – Le pourrissement de la honte, par Maxime Tandonnet

En ce 9 janvier de mobilisation, le conflit social atteint son 36ème jour, tous les records historiques sont pulvérisés. Mais derrière les jours qui passent, il y a la galère depuis plus d’un mois: des commerçants ruinés, des jeunes qui ne peuvent pas se rendre au cours ou aux examens, des salariés privés de leur gagne-pain, et des centaines de milliers de gens qui s’entassent sur les quais des transports en commun se battent pour monter dans un train ou un bus, et suffoquent littéralement, à pleurer, pendant un transport interminable.

Les victimes sont de la France d’en bas, celle qui n’a pas les moyens de rouler en taxi ou avec une voiture de fonction. Les victimes sont de la France qui se lève tôt pour aller au travail. Un pouvoir politique, déconnecté du monde, enfermé dans sa bulle qui laisse délibérément et indéfiniment perdurer cette situation, jouant le pourrissement au prix de la souffrance d’une partie de ses compatriotes est profondément indigne. Les syndicats sont ce qu’ils sont. Mais ils sont élus pour la défense d’intérêts catégoriels, et non pour le bien commun de leurs compatriotes. Tandis qu’un pouvoir politique, lui, a pour première mission d’assurer la sécurité et le bien-être de la population. Nous atteignons les sommets du nihilisme narcissique: cette réforme des retraites est purement idéologique et électoraliste. Pour faire croire au « nouveau monde » et à la « transformation de la France », à « l’universalité », et au nivellement égalitaire, ils ont joué sur le mythe de la « table rase », l’idée invraisemblable de fondre 42 statuts spéciaux en un seul « régime à points ».

Mais d’ores et déjà, comme ils cèdent au fur et à mesure des menaces, il est acquis que les policiers, les gendarmes, les juges, les pilotes, les enseignants, les acteurs, les cheminots, etc. garderont un régime particulier. Le but désormais n’est pas de sauver la réforme pour le bien commun, une réforme déjà morte, mais de sauver la propagande, l’illusion de la « transformation de la France ». Nombre d’instituts de sondage et de médias radio-télé collaborent lâchement à cette manipulation en faisant semblant de ne pas la voir.

Et beaucoup d’imbéciles plus ou moins venus « de droite », environ la moitié de son électorat, suivent comme le troupeau bêlant et béat devant cette supposée manifestation de fermeté qui ne manifeste rien d’autre que la déconnexion, l’indifférence et le nihilisme narcissique, sans autre horizon que les prochaines échéances électorales. Bref, le syndrome du bunker. Nausée, écœurement et dégoût infini. De tout cœur, en pensant aux jeunes, aux femmes et aux hommes naufragés de la galère, à tous ces pauvres gens, les miens, qui galèrent depuis 36 jours, en pensant aussi aux salauds et aux crétins qui s’en foutent, je souhaite que cela se paye d’une manière ou d’une autre. Et chèrement.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Lancement de l’Observatoire du journalisme hongrois

Le lundi 6 janvier 2020 à 10h00 était mis en ligne à Budapest le site de la Fondation pour la transparence du journalisme ojim.hu, en lien avec l’Ojim. Après plus d’une année de gestation, quelques voyages entre Paris et Budapest, une jeune équipe enthousiaste est constituée avec un site qui s’inspire de celui de la France mais avec son style propre.

Des points communs

Le logo, les portraits de journalistes, une partie des codes couleurs, la volonté de sortir du ronron et de l’entre-soi du monde libéral libertaire, l’exigence de rester factuel et au plus près du réel, le souhait de voir le journalisme gagner en qualité comme en pluralisme idéologique et ainsi mériter de nouveau le respect du public, tels sont les traits communs entre ojim.fr et ojim.hu

Et des différences

Le site hongrois est édité par une fondation (une association en France), le graphisme est plus jeune avec un recours plus fréquent au dessin. Pour des raisons de langue et de différences culturelles entre les deux pays, la rédaction hongroise est indépendante de celle de Paris et pleinement responsable de ses choix éditoriaux, même si les deux rédactions partagent la même philosophie.

L’équipe de Transzparens Újságírásért Alapítvány (Fondation pour la transparence du journalisme) est dirigée par Partos Bence (en hongrois le nom de famille est placé en premier), docteur en psychologie, 26 ans. Il est assisté dans l’équipe de départ de Pongracz Balint, Teszary Miklos et Szekely David qui sont de la même génération.

Le site a publié six portraits de journalistes, trois considérés comme proches du pouvoir et trois proches de l’opposition pour garder un équilibre. L’équipe organise le 2O janvier un débat entre deux journalistes hongrois connus Apati Bence de Magyar Nemzet un journal conservateur et Planko Gergö de l’influent site internet 444 financé en partie par George Soros. Nous publierons dans les prochains jours une étude fouillée sur les médias hongrois où l’on verra que le pluralisme y est plus respecté qu’en France contrairement à ce qu’écrivent tous les jours les médias de grand chemin. Longue vie à la Transparens Ujsagirasért Alapitvany dont nous rendrons compte régulièrement des activités.

Article repris du site OJIM

Louis Aliot sur la réforme des retraites : « Même à 64 ans, certains auront des retraites au rabais ! »

09/01/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Louis Aliot était l’invité du “petit déjeuner politique” de Patrick Roger le mercredi 8 janvier sur Sud Radio.

« Plus personne ne comprend de quoi on parle, âge d’équilibre, âge pivot… » déplore Louis Aliot au micro de Patrick Roger. Le député du Rassemblement national souligne que « nombreux sont ceux qui travaillent au-delà de 65 ans pour pouvoir toucher une retraite décente ». Ce n’est donc pas sur l’âge que le parti de Marine Le Pen veut se baser, mais sur les annuités. « Si vous commencez votre carrière professionnelle à 25 ans et que vous cotisez 40 ans, vous partirez à la retraite à 65 ans. Il faut raisonner en terme d’annuités, pas d’âge » affirme Louis Aliot, qui craint que « certains arriveront à la retraite à 64 ans et ne bénéficieront pas de la totalité de leur retraite et auront des retraites au rabais« .

Si le Rassemblement national a soutenu la première journée d’action du 5 décembre « car il fallait marquer le coup », Louis Aliot estime que « les Français en ont soupé » de la grève et dénonce une « radicalisation de la CGT » en bloquant des raffineries. « Je ne pense pas que ce soit une bonne politique » avance le député. « C’est la rentrée, les gens sont dans de grandes difficultés, beaucoup de gens ne peuvent pas se déplacer pour aller au travail » regrette-t-il. Il rappelle que « si Macron est à cette place-là avec autant de députés, c’est parce que monsieur Martinez a appelé à voter pour lui« , faisant allusion à l’appel de la CGT pour faire barrage à Marine Le Pen lors de l’élection présidentielle 2017.


Ils commémorent ceux qu’ils assassinent quotidiennement, par Etienne Defay

Cinq ans. Un quinquennat s’est passé depuis l’assassinat de Charb, Cabu, Honoré, Tignous, Wolinski, Maris, Cayat, Ourrad, Brinsolaro, Renaud, Boissot et Merabet.

L’équipe de Charlie Hebdo a payé au prix fort son esprit et sa liberté. Lorsque le réel a frappé à sa porte, grimé sous les traits des frères Kouachi, Charlie Hebdo était en pleine conférence de rédaction. Des journalistes et des invités assis autour d’une table à discuter des horreurs qu’ils pourraient publier. Pour évoquer les difficultés financières aussi d’un hebdo moribond dont l’humour héritier de mai 68 ne se vendait plus. Les raisons de cette perte de vitesse sont évidemment multiples : ils ne faisaient plus rire grand monde ? Certainement. La trouille avait paralysé notre société ? Sûrement.

A vrai dire, une partie des lecteurs de Présent et certains d’entre nous n’ont pas spécialement pleuré la mort de ceux qui représentaient la Trinité dans des positions tellement ordurières et blasphématoires que les décrire salirait les doigts. Combien de Unes nous ont choqués ? Combien de procès aurions-nous intentés ? Combien de malédictions leur avons-nous secrètement envoyées ? Beaucoup. Mais ceux qui ont fait irruption dans leurs locaux avaient une autre idée en tête. Tuer. Massacrer. Au nom d’Allah. Le massacre de Charlie Hebdo, préambule de celui qui frappera les rues de Paris dix mois plus tard faisait basculer la France dans l’état d’urgence. « Notre modèle est en danger. Vive la liberté d’expression » clamaient-ils à corps et à cri. « Je suis Charlie » criaient-ils. « Il faut que vive l’esprit Charlie » assuraient les autres.

L’esprit Charlie. Qu’est-ce donc ? La liberté d’opinion et d’expression. Le droit de choquer, d’interpeller, d’échanger. Le droit d’être potache. Vulgaire. Imbécile. Méchant.

Hélas, cinq ans après, la liberté d’expression agonise et sa mise au cercueil est l’œuvre des fossoyeurs qui nous gouvernent. Loi anti-fake news, loi Avia, militants Sleeping Giants… La presse d’information alternative est mise à genoux par ceux-là mêmes qui manifestaient un crayon à la main en 2015 et rappelaient leur attachement à ce pourquoi Cabu et les siens sont morts. Vive Charlie crient-ils en faisant fermer un site web. Vive Charlie crient-ils en harcelant les annonceurs de Boulevard Voltaire et Valeurs actuelles. Vive Charlie crient-ils en supprimant les subventions de Présent. Vive Charlie crient-ils en poussant des cris d’orfraie contre telle Une de Charlie Hebdo.

Vive Charlie crient-ils en l’assassinant un peu plus chaque jour. Vive Charlie crient-ils en prolongeant la lutte des frères Kouachi.

A vrai dire, Riss, nouveau patron de l’hebdo car survivant du massacre, ne s’y trompe pas. Il voit et ressent le double discours de ceux qui ont marché avec lui et dont le soutien vaut moins que la fiente de pigeon qui s’est écrasée sur l’épaule de Hollande lorsqu’il est venu les saluer comme une ultime diarrhée de Charb. Il ne s’y est pas trompé dans l’édito de cette semaine : « La gauche anglo-saxonne a inventé le politiquement correct pour faire oublier son renoncement à lutter contre les injustices sociales. La lutte des classes, trop marxiste à ses yeux, a été remplacée par la lutte des genres, des races, des minorités, des sous-minorités et des micro-minorités (…) La gauche qui se croit progressiste est alors devenue obsédée par les races, les couleurs de peau, les cheveux lisses ou crépus. Qui l’eût cru ? » En effet qui l’eût cru Riss ?

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 8 janvier 2020

Responsabilité du mâle blanc : le coup de gueule de Terry Gilliam, l’homme des Monty Python !

Dans la série des auteurs visionnaires à l’inspiration prophétique, outre les classiques George Orwell, pour son roman 1984, écrit en 1949, Jean Raspail, pour Le Camp des saints, en 1973, nul doute que le film Brazil, de Terry Gilliam, réalisé en 1985, fait partie de cette lignée d’œuvres pré-apocalyptiques présageant la décrépitude décadente et volontaire de notre société hyper-connectée et crypto-archaïque.

À l’époque des valeurs républicaines et du padamalgam endémiques où l’apparente liberté d’expression fraye avec une surveillance théocratique de la pensée, où la folie du genre s’est muée en synonyme de normalité relative, où la doctrine officielle impose sa norme construite qui supplante la réflexion et la déconstruit, dans ce contexte kafkaïen contemporain en phase terminale, l’auteur de Brazil, Terry Gilliam, s’est attiré les foudres du cheptel de la Norme fantasmée.

Gilliam, membre cofondateur des Monty Python avec, notamment, John Cleese, qui dénonçait récemment l’immigration au Royaume-Uni, a provoqué, lors d’une interview au quotidien The Independent sur son dernier film L’homme qui a tué Don Quichotte, l’ire de son interlocutrice.

Gilliam a dénoncé, au cours de cette entretien, le mouvement #MeToo et la façon dont certaines femmes accusent les plus hauts responsables d’abus de pouvoir. « Nous vivons à une époque où il y a toujours quelqu’un responsable de vos échecs, et je n’aime pas ça », a-t-il expliqué. « Je veux que les gens prennent leurs responsabilités et ne pointent pas du doigt quelqu’un d’autre en permanence, en disant : “Vous avez ruiné ma vie”. » Et de poursuivre : « #MeToo est une chasse aux sorcières. Bien que ce mouvement ait peut-être attrapé des gens comme Harvey Weinstein, il s’est rapidement transformé en un mouvement de griefs qui a permis aux femmes de détruire la réputation des hommes au cours de combats acharnés et factices. Il y a de nombreuses victimes dans la vie de Weinstein, et je ressens de la sympathie pour elles, mais Hollywood regorge de personnes très ambitieuses qui sont des adultes et qui font des choix. Nous faisons tous des choix, et je pourrais vous dire qui a fait le choix et qui ne l’a pas fait. » À titre d’exemple, Gilliam raconte également qu’il avait été approché par une « actrice très connue » qui lui avait implicitement suggéré « Que dois-je faire pour entrer dans votre film, Terry ? »

Gilliam pousse le sarcasme en affirmant : « Je suis un homme accusé de tout les malheurs du monde uniquement parce que j’ai la peau blanche. Je ferais donc mieux de ne pas être un homme. » Il a donc décidé, en conséquence, de devenir une « lesbienne noire en transition ». « Je ferais mieux de ne pas être blanc. D’accord, mais comme je ne trouve pas les hommes sexuellement attirants, je dois être lesbienne. Que puis-je être d’autre ? J’aime les filles. » De nos jours, souhaiter un « Joyeux Noël » étant devenu un acte de résistance, viendra celui où décliner son hétérosexualité vaudra le maquis.

Et de conclure : « J’en ai marre, en tant qu’homme blanc, d’être tenu pour responsable de tout ce qui ne va pas dans le monde. Je suis innocent ! »

Et toi, homme blanc qui lis ces quelques lignes, as-tu quelque chose à te reprocher ?

Pierre Mylestin

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Lettre ouverte aux féministes qui luttent contre l’islamophobie

La lecture des listes de signataires des appels à manifester est un exercice fastidieux mais édifiant. Notamment sur le « qui soutient quoi ». La plupart du temps, il est vrai, les listes sont des « copiés-collés », les associations et groupes d’ultra gauche ayant l’habitude de déposent leur signature en permanence auprès de leurs homologues pour être sûres de soutenir sans faute tout et n’importe quoi.
C’est pour ça, par exemple qu’on retrouve partout le PCF, la CGT, SUD, la Ligue des droits de l’Homme, le MRAP, le syndicat de la magistrature et bien d’autres. Et pourtant, cette lecture offre parfois des surprises.
Découvrez cette publication de Julius Muzart, ancien haut fonctionnaire (ER), enseignant en droit public, essayiste.

Défenseurs des droits des femmes et de l’islam

Quand une personne ou une organisation participe le lundi à une manifestation pour défendre une chose, et le mardi, à une manif qui défend le contraire, vous vous dites sans doute qu’ils doivent être très cyniques, ou très incultes, ou très bêtes. Bien souvent, c’est les trois à la fois.

Prenons quelques exemples.

Le NPA. Groupuscule pathétique dans son illusion d’exister encore. Pathétique jusque dans son « logo » : un porte-voix, brandi comme les les anciens révolutionnaires brandissaient un fusil sur les affiches d’antan. « Le pouvoir au bout du mégaphone ! » Les propagandistes de la révolution chinoise ont dû se retourner dans leur tombe pour ne plus voir.
Eh bien le NPA, il souscrit A LA FOIS aux revendications de la manif contre l’islamophobie, et à celles contre les violences faites aux femmes. D’ailleurs le NPA avait lancé il y a quelque temps (en période de chasse aux voix) un tractage contre lesdites violences. C’est dire s’il y pense !

Deuxième exemple : Mme Caroline De Haas. On se demande bien pourquoi, Mme De Haas s’est taillé une audience dans les médias sur le thème du féminisme agressif et l’organisation de la lutte femme contre hommes.
Elle s’est illustrée en particulier par quelques postures qui resteront gravées dans les mémoires, comme par exemple sa solution aux agressions machistes dans les rues de Barbès : « C’est, disait-elle en substance, la fachosphère qui met en parallèle la croissance fulgurante des agressions subies par les femmes et la présence permanente de groupes d’allogènes. S’il y a des agressions c’est que les trottoirs sont trop étroits. Il faut élargir les trottoirs. » On avait envie de la suivre sur ce terrain et d’être même force de proposition : pourquoi ne pas faire des trottoirs pour hommes et des trottoirs pour femmes ?
Sensible comme ses frères-s en-gauchisme, Mme De Haas signe aussi cet appel, aux côtés du CCIF et de M. Marwan Muhammad, entre autres.
Puis, on ne sait quel souffle de l’esprit l’inspirant, elle diffuse un communiqué pour annoncer qu’elle retire sa signature mais qu’elle participera à la manif quand même.

Troisième exemple : soucieux sans doute de ne pas manquer une occasion de se ridiculiser davantage, M. Hamon emboîte le pas au mégaphone. Hamon, souvenez-vous, dont l’inappréciable mérite fut de révéler aux électeurs français le niveau de conscience politique de l’électorat PS, qui le porta sur le pavois.

Mais alors, cette lettre ouverte ? Me direz-vous. J’y viens. Elle sera brève et factuelle.

Lettre ouverte

Mesdames, Messieurs

Toujours friands de nobles causes à défendre sinon à illustrer, une actualité encore récente vous a vus soutenir de vos écrits et de vos pieds, à la fois (pas « en même temps », mais à la fois) les luttes contre les violences faites aux femmes et celle contre l’islamophobie.

Nous tenons à préciser que, conscients de vos capacités à distinguer, nous nous gardons en toute occasion d’amalgamer islam et islamisme.

De même, nous nous interdisons, de mettre en parallèle les violences commises à l’encontre des femmes et l’appartenance à quelque « tradition culturelle » que ce soit. Nous évitons en cela de mettre nos pas dans les traces de certaines villes d’outre Rhin, qui, animées des meilleures intentions, ont conseillé à leur population féminine de tenir compte desdites « traditions »

Même s’il fait peu de doute que vous ayez apporté votre soutien à des organisateurs proches du courant dit « salafiste », nous ne vous soupçonnons pas d’avoir eu d’autre souci que de défendre simplement la place et l’expression de la religion musulmane.

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