Municipales – Le plafond de verre se fissure de partout, par Francis Bergeron

Nicolas Dupont-Aignan fut l’un des premiers à oser créer une brèche dans le plafond de verre, lors du second tour de la présidentielle. Ce plafond de verre avait été créé par la gauche, au nom, prétendait-elle, d’une certaine morale politique, pour isoler le Front national, mais aussi toute personne, tout parti, toute association, tout média, désignés par la gauche et l’extrême gauche comme infréquentables. Paradoxalement, ce plafond de verre ne concernait pas la gauche elle-même, libre de fréquenter qui elle voulait, et de mettre en place les stratégies électorales qui lui semblaient les plus appropriées pour une victoire.

Ce plafond ne visait que la droite, sommée de ne pas s’en affranchir, de maintenir une parfaite étanchéité.

Il vaut mieux que vous perdiez les élections plutôt que votre âme

Et pendant des années, les caciques de la droite ont répété à l’envi cette formule stupide : « Je préfère perdre les élections que perdre mon âme. » On se souvient que Michel Noir, inconditionnel de la formule, bénéficiaire de la une du Monde pour cet acte de « résistance » (pauvre Jean Moulin ! pauvre Georges Bidault !), perdit et les élections et son âme, et sa liberté même puisqu’il finit en prison. En 2020, la droite continue à aller chercher sa stratégie dans le camp d’en face, et à demander à gauche les autorisations de fréquenter, et de s’allier. Du moins dans les états-majors parisiens et dans les grandes villes, cela marche encore ainsi. Mais dans la France profonde ou périphérique, cette approche révérencieuse est périmée. Et LR n’a plus de leviers pour se faire obéir.

Ce que révèle la composition des listes, aux municipales, c’est au contraire la porosité de plus en plus évidente entre droite de gestion et droite de conviction. Cette porosité a toujours existé, mais elle ne jouait qu’à sens unique, de la droite hors les murs vers la droite installée. Dorénavant, le sens unique a été alterné, puisqu’en l’occurrence ce sont les élus et partisans d’une droite de gestion qui se rallient à des listes menées ou influencées par la droite de conviction : des élus et militants dits modérés s’allient au RN. Même chose chez Debout la France, au CNI, au Parti chrétien démocrate, chez les amis de Robert Ménard ou des époux Bompard. Des listes réunissant toutes les droites ou presque se constituent à Sète, Menton, Vannes, Le Mans, etc. Des maires LR se lancent dans une stratégie d’ouverture à droite, contre leur propre parti. Le Monde du 16 janvier titrait sur la commune de Lunel (Hérault) où une bonne partie du conseil municipal LR vient de rallier la candidate RN. Cette pratique concerne plutôt les villes du sud de la France, mais elle se généralise un peu partout, comme au Mans, où la liste RN conduite par Louis de Cacqueray séduit la droite locale.

« De vraies divergences économiques, par exemple sur la retraite »

Les structures LR qui tentent de résister à ce tropisme de leurs troupes développent un discours – sans doute concocté au siège parisien – qu’ils pensent imparable : « Sur l’immigration, l’islamisme, la sécurité, les opinions convergent. Mais entre LR et RN, il y a de vraies divergences, économiques, par exemple sur un retour à la retraite à 60 ans, selon le programme du RN. »

Certes, c’est un clivage. Mais le problème, en l’occurrence, c’est que ce n’est pas à l’échelon de la municipalité que se règlent ces questions, l’argument est donc inopérant, plus que cela, contre-productif. Les élus locaux LR ont beau jeu de leur répondre : « Il y a six ans vous nous avez contraints à des fronts républicains contre le FN, quitte à voter pour des communistes et des mélenchonistes. Pourtant, avec ceux-là, nous n’étions d’accord sur rien, ni sur les retraites, ni sur l’immigration, la sécurité ou l’islamisme. Nous reprenons notre liberté. »

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 16 janvier 2020

Il projetait d’assassiner des identitaires : le leader du groupe islamiste Forsane Alizza est sorti de prison !

17/01/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Mohamed Achamlane est donc sorti le 1er janvier de la prison de Rennes.

Mohamed Achamlane avait été condamné en 2015 à neuf ans de prison pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste » et « détention illégale d’armes ».

L’homme de 41 ans, qui avait fondé le groupe islamiste Forsane Alizza en 2010, aussi appelé « Les cavaliers de la liberté », a été libéré de la prison de Vezin-le-Coquet, près de Rennes, le 1 er janvier, révèle ce mercredi Ouest-France. Sa peine avait été assortie d’une période de sûreté des deux tiers et il avait également écopé d’une privation de ses droits civiques pendant cinq ans.

Au moment de l’interpellation de Mohamed Achamlane, en 2012 près de Nantes, les policiers avaient retrouvé à son domicile des kalachnikovs démilitarisées, ainsi qu’une liste qui ciblait des commerces juifs ainsi que des personnalités politiques telles que Fabrice Robert, responsable du mouvement identitaire.

Dans une tribune intitulée « Ces adeptes du djihad qui voulaient s’en prendre aux identitaires« , Fabrice Robert écrivait alors :

Convoqué par un juge antiterroriste la semaine dernière, j’ai donc pu avoir confirmation des menaces qui pesaient sur moi. D’après deux témoins, Mohammed Achamlane aurait ainsi demandé à l’un de ses militants de me contacter pour tenter de m’assassiner. Certains avaient l’air assez déterminés et disaient se tenir à disposition de l’émir autoproclamé pour agir. J’ai également appris qu’ils cherchaient à se procurer quelques adresses personnelles, notamment celle de l’animateur du site Fdesouche. Une menace à prendre au sérieux quand on découvre que des membres de Forsane Alizza travaillaient chez des opérateurs de téléphonie.

En finir avec les régressions progressistes !, par Ivan Rioufol

Quarante ans de délires progressistes mériteraient une ovation pour le record. Mais le tour de force ne prête pas à sourire. Il est certes réjouissant d’observer l’actuelle consternation devant les odes post-soixante-huitardes à la pédophilie et l’inceste : ces pratiques furent encouragées, jusque dans les années1980, par une gauche libérée des interdits bourgeois. Mais faudrait-il attendre encore quarante ans avant qu’une autre génération ne se frappe le front devant les inepties contemporaines autour de la théorie du genre, des modifications génétiques, des bébés à la carte ? Dans tous ces cas, l’humain n’est plus qu’un objet, un instrument, un obstacle à dépasser.

Ce dimanche, à Paris, la Manif pour tous sera à nouveau dans les rues pour dénoncer la PMA pour toutes.

Les protestataires défendront le droit de l’enfant à naître d’un père et d’une mère, comme d’autres s’indignaient de l’utilisation sexuelle des petits par des adultes. Cette France conservatrice est autrement plus réfléchie que la gauche ricaneuse et instable.

Lire ce que la psychanalyste Françoise Dolto écrivait sur les enfants en 1979 donne un aperçu des élucubrations d’une parole « éclairée ». Le Canard enchaîné a exhumé les textes de celle qui avait ses entrées dans les médias et était écoutée des parents branchés. Non contente de défendre la pédophilie et l’inceste, Dolto justifiait que le mari puisse battre sa femme : « Je dis que c’est le mari qui doit être aidé et non la femme battue. Il faut dire au mari : « Vous ne pouvez pas vivre avec cette femme ». Elles sont incapables d’entreprendre quoi que ce soit (…)  » Ceux qui, ces jours-ci, lynchent Gabriel Matzneff pour ses écrits de jadis sur son attirance perverse pour les enfants, se gardent de faire le procès de cette époque brindezingue. « La période était bêtement laxiste (…) Les idéologies nous submergeaient« , reconnaît Bernard Kouchner, cosignataire avec Daniel Cohn-Bendit et d’autres d’une pétition propédophile publiée dans Le Monde et Libération en 1977. Mais la nouvelle bande n’a pas changé.

Si les yeux s’ouvrent sur les abjections défendues par les sermonnaires d’hier, le déconnomètre reste à l’œuvre.

Ivan Rioufol

Texte daté du 16 janvier 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

L’imposture Greta : enquête sur le phénomène qui tétanise le monde et qui défie la raison

Impunité des Pakistanais violeurs d’enfants à Manchester, par Olivier Bault

Une centaine de Pakistanais de Manchester ont pu continuer à violer ou abuser sexuellement en toute liberté au moins 57 pré-adolescentes et adolescentes parce que la police craignait que des arrestations engendrent des tensions raciales. « Ce qui a eu un énorme impact, c’est que le groupe des personnes incriminées était constitué principalement d’hommes asiatiques et que l’on nous disait d’essayer de trouver d’autres ethnies », a déclaré une ancienne enquêteuse de la police citée dans un rapport rendu public mardi en Grande-Bretagne. Ce rapport concerne une opération de la police du Grand Manchester, l’opération Augusta, lancée en 2004.

Comme on pouvait l’entendre mardi et mercredi sur les ondes des médias britanniques, on découvre avec stupeur que, une fois encore, les autorités ont manqué à leurs obligations face à des réseaux pédophiles et, une fois encore, ces réseaux sont constitués principalement d’homme pakistanais. « Est-ce culturel ? », s’interrogeait un journaliste sur la radio LBC. Beaucoup de médias parlent certes encore d’hommes « asiatiques », mais certains n’hésitent plus à désigner les pédophiles par leur vraie origine.

En 2003, une des victimes de ce réseau pakistanais de Rochdale, dans l’agglomération de Manchester, était décédée d’une overdose à l’âge de 15 ans après une injection d’héroïne par un de ses violeurs. Lancée en 2004, l’opération Augusta avait permis d’identifier 57 victimes et 97 suspects, mais l’opération a tourné court en 2005, officiellement par manque de ressources. Le rapport publié mardi avait été commandé par le maire de l’agglomération, Andy Burnham, après un reportage diffusé par la BBC en 2017. Curieusement, le procès-verbal de la réunion où il fut décidé de mettre fin à l’opération Augusta a été égaré. Une décision surprenante alors que plusieurs des victimes avaient signalé à maintes reprises les abus dont elles faisaient l’objet et portaient des traces de violences. La jeune fille de 15 ans qui a trouvé la mort en 2005 avait été placée dans un foyer après le décès de sa mère. L’homme qui abusait d’elle venait la chercher au foyer sans que les responsables de cet orphelinat, pourtant prévenus, ne s’en émeuvent et ne fassent un signalement à la police. Les victimes du gang pakistanais de Rochdale avaient toutes entre 12 et 16 ans. Conclusion du rapport : « C’est un schéma tristement familier déjà vu dans de nombreuses autres villes à travers le pays. »

Ainsi, il y a bientôt deux ans, The Guardian, journal de gauche, demandait, après un énième scandale qui avait éclaté cette fois dans la ville de Telford (plus de 1000 jeunes filles droguées, battues, violées par des gangs indo-pakistanais pendant plus de 40 ans) après ceux de Rotherdam et Oxford : « Combien faudra-t-il de Telford avant que nous nous attaquions sérieusement au problème de l’exploitation sexuelle des enfants ? » En attendant, l’homme qui a administré la dose d’héroïne à Joan Agoglia, l’adolescente morte d’une overdose en 2005, n’a toujours pas eu à en répondre devant la justice anglaise.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 15 janvier 2020

De la gréviculture et de son pourrissement, par Jean-Gilles Malliarakis

Au 41e jour de la crise, une nouvelle manif à Paris, rassemblait les habitués du pavé. « Alors maintenant, il faut que ça s’embrase…«  se félicite L’Huma ce 15 janvier. De son côté l’extrême gauche parlementaire étiquetée La France insoumise souhaite s’en tenir à un combat pour le simple retrait. Les camarades de Mélenchon cherchent vainement à psychodramatiser une motion de censure. Ils ne peuvent ignorer qu’une telle démarche reste vouée à l’échec. Leur initiative a été d’ailleurs été officiellement déclinée par la présidente du groupe socialiste à l’Assemblée nationale Valérie Rabault, car le PS mise beaucoup plus sur la CFDT.

Le vieux PCF, entrant dans sa centième année, parvient à trouver une ligne d’action à la fois plus réaliste et plus dangereuse à terme. Ce sont en effet les organisations syndicales les plus sensibles à ses mots d’ordre, la CGT, Sud-Solidaires ou la FSU qui tiennent le haut du pavé. Et cela lui permet de prendre l’initiative d’une démarche unitaire.

Le secrétaire national du Parti communiste, Fabien Roussel tend à ce titre, d’ici la fin de la semaine, à regrouper, autour de la vieille maison de la place du colonel Fabien, le Parti socialiste, Europe Ecologie-Les Verts, Place publique et Génération doivent autour d’un contre-projet, considéré comme réponse commune.

Si les vampires eux-mêmes sortent des leurs cercueils à la pleine lune, comment demeurer les bras croisés.

Ainsi donc, toutes ces piqûres de rappel encouragent votre chroniqueur à reprendre après quelques jours de la latence le fil de l’actualité consternante notre pays. Non que les nouvelles de sa petite personne puissent elles-mêmes être qualifiées de mauvaises. Mais, une consternante constatation s’impose, et déplorer plus amèrement que jamais l’ankylose institutionnelle de ce pauvre pays, ne manque pas de paralyser l’écriture.

Mais voilà : tout en souhaitant, quand même, une bonne année aux amis lecteurs, le criminel revient toujours sur les lieux du crime.

Comment ne pas observer, d’abord, le silence inhabituel du grand réformateur jupitérien et les pataugeages dans la gadoue de son premier ministre, trop visiblement traité comme un fusible.

La lettre qu’il avait adressée le 10 janvier aux organisations syndicales semblait prétendre annoncer, après 35 jours de conflit, après autant de galères pour les usagers des transports, à la mi-temps du mandat présidentiel et après plusieurs milliards de pertes pour la société, l’amorce du début du commencement d’une sortie de crise.

Las, 5 jours se sont écoulés, où l’on a seulement assisté à de petits mieux dans les transports. L’érosion du mouvement au rythme de 1 % par jour, que nous évoquions le 10 janvier,[1]se confirme une semaine plus tard…

À la RATP, le taux de grévistes, sur laquelle contrairement à la SNCF la direction ne communique guère, s’établissait, ce 14 janvier, à près de 14 % des salariés et à près de 60 % des conducteurs du métro. Au premier jour du conflit, le 5 décembre, 55 % des salariés de la RATP étaient en grève, et 85 % des mêmes conducteurs. Le 17 décembre, 40 % des salariés avaient cessé le travail, mais 8 conducteurs sur 10 n’assuraient pas leur service. Le 9 janvier, ils étaient encore en grève à 70 %. Un recul très lent.

Le pouvoir a donc délibérément opté pour le pourrissement, tout en prévenant : « Nous allons aller au bout« [2].

La mesure qu’il entend établir vise l’objectif d’atteindre l’équilibre financier… en 2027..r, cette pierre d’achoppement de l’incompréhension réciproque, la notion de « régimes » sociaux considérés comme financièrement équilibrés, figurait déjà dans la réforme constitutionnelle de 1996. Le congrès avait été convoqué sous prétexte aboutir à une loi [initialement] « d’équilibre » de la sécurité sociale, ce dernier monstre englobant, depuis 1941, aussi bien l’assurance maladie que les pensions de vieillesse.

Députés et sénateurs ratifièrent cependant à Versailles en février 1996 un autre principe, prévoyant le vote annuel d’une loi seulement de « financement ». La nuance ne devrait échapper à personne. Elle reste au cœur de ce qui continue de séparer les bureaucraties syndicales des technocraties budgétaires. De 1996 à la réalisation supposée de l’objectif en 2027, il se sera écoulé 31 ans.

Telle se confirme par conséquent l’incapacité de nos dirigeants à appliquer les projets réformateurs les plus évidents, car on ne saurait financer une assurance vieillesse à crédit et pourtant les discours politiques se gargarisent de telles promesses.

En ce sens la Macronie se montre une prolongation de la Chiraquie, quand il s’agit de faire voter et d’appliquer les lois nouvelles.

À la gréviculture de la CGT, les technocrates de Bercy ne savent opposer que des stratégies de pourrissement lent, aux frais des Français. Un minimum de réalisme en commande le douloureux constat.

[1] cf. L’Insolent du 10 janvier « Robes noires et drapeaux rouges ».
[2] Sur France 2 le 12 décembre.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Obertone réfléchit à des « solutions concrètes » pour que la guérilla ne devienne pas notre réalité

Entretien avec Laurent Obertone, auteur à succès de Guérilla, le temps des barbares chez Ring. Avant la publication du troisième et dernier volet de sa saga apocalyptique, l’auteur révèle qu’il travaille sur un livre plus politique.

Le 26 septembre dernier, Laurent Obertone sortait la suite de Guérilla, roman dystopique fatalement prenant qui offrait au lecteur un aperçu de l’effondrement de la France en trois jours. Une guerre civile déclenchée seulement par une énième descente de policiers dans une cité est-elle possible ? L’auteur arrivait à nous convaincre que la guérilla est là, tapie au creux de l’actualité, attendant patiemment une rixe de trop pour s’embraser.

Dans son tome 2, la France agonise, les survivants oscillent entre monstres et proies, alors que le pays en ruines se divise en une multitude de petits pouvoirs autonomes. Comment un pays à genou se relève-t-il ? Une renaissance de l’Etat est-elle possible ? Interview d’un auteur lucide, sorte de Cassandre moderne, précis et renseigné, mais loin d’être cru de tous.

Causeur. Dans la suite de Guerilla : le temps des barbares, vous présentez une France détruite où l’Etat disloqué laisse ses citoyens à la dérive. Vous évoquez à plusieurs reprises dans votre roman la notion de « très-bien-vivre-ensemble ». Serait-elle selon vous la cause majeure d’un effondrement ?

Laurent Obertone. Cette notion de « vivre ensemble » est une sorte de formule d’exorciste, qui apparaît pour conjurer l’effondrement du capital social. Face à une réalité de plus en plus pressante, cette croyance est devenue la valeur refuge de Big Brother, l’État et ses satellites médiatiques, universitaires, culturels, etc. En refusant d’admettre l’échec du multiculturalisme, Big Brother s’enferme dans son utopie, et semble préférer la mort de notre civilisation à celle de ses principes.

Vous assurez que votre travail se base sur les informations que vous avez acquises grâce à vos contacts aux services des renseignements français. L’actualité de ces dernières semaines montre que la colère citoyenne s’amplifie. Est-ce que nous pourrions éviter selon vous un destin aussi funeste que Guerilla pour la France ?

Ce destin tient à la toute-puissance de Big Brother, qui est une sorte de coup d’État démocratique permanent. Si les citoyens ne parviennent à se faire entendre, à reprendre en main leur destin, en réduisant ce monstre à leur service – sa raison d’être originelle –, le pire ne nous sera pas épargné. Or, pour l’instant, la colère citoyenne, qui est tout sauf pensée et structurée, semble surtout exiger encore plus de Big Brother. Hélas, la solution ne viendra pas d’un accroissement du problème.

Destructions, pillages, viols, tueries, il ne faut guère longtemps aux Français pour qu’ils ne se déshumanisent complètement, pour la plupart. Avez-vous choisi de cantonner l’intrigue dans un laps de temps très court pour maintenir la tension ou croyez-vous qu’il serait réellement possible qu’un pays comme la France puisse tomber en seulement trois jours ?

Avec cette temporalité réduite, j’ai voulu insister sur le fait que malgré sa solidité apparente, la structure étatique est très complexe et fragile, et que sa défaillance face au réel pourrait bien causer sa perte, à très court terme. Mais si cette perte est brutale, elle le sera tout autant pour des millions de Français, soudain privés de leur maître, totalement désarmés par lui, et confrontés à leur vertigineux état de dépendance.

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Quand Arte apporte sa pierre à l’escroquerie historique de la « légende noire » de la colonisation, par Bernard Lugan

Bernard Lugan

La chaîne Arte vient de se surpasser dans le commerce de l’insupportable escroquerie historique qu’est la « légende noire » de la colonisation. Or, le bilan colonial ne pourra jamais être fait avec des invectives, des raccourcis, des manipulations et des mensonges.

Regardons la réalité bien en face : la colonisation ne fut qu’une brève parenthèse dans la longue histoire de l’Afrique. Jusque dans les années 1880, et cela à l’exception de l’Algérie, du Cap de Bonne Espérance et de quelques comptoirs littoraux, les Européens s’étaient en effet tenus à l’écart du continent africain. Le mouvement des indépendances ayant débuté durant la décennie 1950, le XXe siècle a donc connu à la fois la colonisation et la décolonisation.
Quel bilan honnête est-il possible de faire de cette brève période qui ne fut qu’un éclair dans la longue histoire de l’Afrique ? Mes arguments sont connus car je les expose depuis plusieurs décennies dans mes livres, notamment dans Osons dire la vérité à l’Afrique. J’en résume une partie dans ce communiqué.

1) Les aspects positifs de la colonisation pour les Africains

La colonisation apporta la paix

Durant un demi-siècle, les Africains apprirent à ne plus avoir peur du village voisin ou des razzias esclavagistes. Pour les peuples dominés ou menacés, ce fut une véritable libération.
Dans toute l’Afrique australe, les peuples furent libérés de l’expansionnisme des Zulu, dans tout le Sahel, les sédentaires furent libérés de la tenaille prédatrice Touareg-Peul, dans la région tchadienne, les sédentaires furent débarrassés des razzias arabo-musulmanes, dans l’immense Nigeria, la prédation nordiste ne s’exerça plus aux dépens des Ibo et des Yoruba, cependant que dans l’actuelle Centrafrique, les raids à esclaves venus du Soudan cessèrent etc.
A l’évidence, et à moins d’être d’une totale mauvaise foi, les malheureuses populations de ces régions furent clairement plus en sécurité à l’époque coloniale qu’aujourd’hui…

La colonisation n’a pas pillé l’Afrique

Durant ses quelques décennies d’existence la colonisation n’a pas pillé l’Afrique. La France s’y est même épuisée en y construisant 50.000 km de routes bitumées, 215.000 km de pistes toutes saisons, 18.000 km de voies ferrées, 63 ports équipés, 196 aérodromes, 2000 dispensaires équipés, 600 maternités, 220 hôpitaux dans lesquels les soins et les médicaments étaient gratuits. En 1960, 3,8 millions d’enfants étaient scolarisés et dans la seule Afrique noire, 16.000 écoles primaires et 350 écoles secondaires collèges ou lycées fonctionnaient. En 1960 toujours 28.000 enseignants français, soit le huitième de tout le corps enseignant français exerçaient sur le continent africain.

Pour la seule décennie 1946 à 1956, la France a, en dépenses d’infrastructures, dépensé dans son Empire, donc en pure perte pour elle, 1400 milliards de l’époque. Cette somme considérable n’aurait-elle pas été plus utile si elle avait été investie en métropole ? En 1956, l’éditorialiste Raymond Cartier avait d’ailleurs écrit à ce sujet :

« La Hollande a perdu ses Indes orientales dans les pires conditions et il a suffi de quelques années pour qu’elle connaisse plus d’activité et de bien-être qu’autrefois. Elle ne serait peut-être pas dans la même situation si, au lieu d’assécher son Zuyderzee et de moderniser ses usines, elle avait dû construire des chemins de fer à Java, couvrir Sumatra de barrages, subventionner les clous de girofle des Moluques et payer des allocations familiales aux polygames de Bornéo. »

Et Raymond Cartier de se demander s’il n’aurait pas mieux valu « construire à Nevers l’hôpital de Lomé et à Tarbes le lycée de Bobo-Dioulasso ».

Jacques Marseille[1] a quant à lui définitivement démontré quant à lui que l’Empire fut une ruine pour la France. L’Etat français dût en effet se substituer au capitalisme qui s’en était détourné et s’épuisa à y construire ponts, routes, ports, écoles, hôpitaux et à y subventionner des cultures dont les productions lui étaient vendues en moyenne 25% au-dessus des cours mondiaux. Ainsi, entre 1954 et 1956, sur un total de 360 milliards de ff d’importations coloniales, le surcoût pour la France fut de plus de 50 milliards.
Plus encore, à l’exception des phosphates du Maroc, des charbonnages du Tonkin et de quelques productions sectorielles, l’Empire ne fournissait rien de rare à la France. C’est ainsi qu’en 1958, 22% de toutes les importations coloniales françaises étaient constituées par le vin algérien qui était d’ailleurs payé 35 ff le litre alors qu’à qualité égale le vin espagnol ou portugais était à19 ff.
Quant au seul soutien des cours des productions coloniales, il coûta à la France 60 milliards par an de 1956 à 1960.

Durant la période coloniale, les Africains vivaient en paix

Dans la décennie 1950, à la veille des indépendances, à l’exception de quelques foyers localisés (Madagascar, Mau-Mau, Cameroun) l’Afrique sud-saharienne était un havre de paix.
Le monde en perdition était alors l’Asie qui paraissait condamnée par de terrifiantes famines et de sanglants conflits : guerre civile chinoise, guerres de Corée, guerres d’Indochine et guerres indo-pakistanaises.
En comparaison, durant la décennie 1950-1960, les habitants de l’Afrique mangeaient à leur faim, étaient gratuitement soignés et pouvaient se déplacer le long de routes ou de pistes entretenues sans risquer de se faire attaquer et rançonner.

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Charlotte d’Ornellas : « Frédéric Fromet n’a pas besoin d’une protection policière pour s’attaquer aux cathos ! »

15/01/2020 – FRANCE (NOVOpress)
« Jésus est pédé… » : c’est avec cette chanson que, vendredi 10 janvier dernier, sur France Inter, l’« humoriste » Frédéric Fromet a cru drôle de se moquer des catholiques. Ce n’est pas la première fois que les chrétiens sont tournés en dérision sur cette radio d’État financée par les Français, comme en témoigne cette vidéo de Boulevard Voltaire.

Découvrez notamment les réactions de Gilles-William Goldnadel et Charlotte d’Ornellas.


Retour des djihadistes en France – Mortelle faiblesse, par Maxime Tandonnet

Le retour en France des djihadistes, ou membres de l’Etat islamique Daesh semble être à l’ordre du jour, à tout le moins envisagé. Ils sont au nombre de 200, détenus en Irak. Ce sont des individus qui ont participé à la commission de crimes abominables, ou les ont cautionnés par leur ralliement : extermination de populations civiles, enlèvements de jeunes filles à des fins d’esclavage sexuel, destruction de Palmyre, anéantissement de populations chrétiennes et Yazidies, tortures, crucifixions, spectacle médiatisé de prisonniers égorgés par des enfants, captifs brûlés vifs dans des cages, etc.

Les mêmes ont commandité les attentats commis en France depuis 2015 et 2016 et le massacre de 260 personnes. Ils ont commis des crimes contre l’humanité, ils ont trahi le pays dont ils avaient la nationalité en portant le fer et le feu contre lui.

S’ils reviennent en France, ils retrouveront tôt ou tard la liberté.

Ils provoqueront de nouveaux massacres. Par leurs crimes abominables, ils se sont, de fait, exclus de la communauté nationale.

Les recevoir sur le territoire français serait une lâcheté innommable.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

« No Society » : le constat implacable de Christophe Guilluy

L’édition en format poche de No Society – La fin de la classe moyenne occidentale, enrichie d’un avant-propos consacré au phénomène des Gilets jaunes, est l’une des lectures les plus indispensables du moment. Le géographe Christophe Guilluy y propose une forme de synthèse de ses analyses, bien moins manichéennes que ne le voudraient ses détracteurs.
Cet ouvrage constitue sans conteste l’un des livres de chevet de tout responsable « populiste » ayant à cœur d’offrir une perspective politique victorieuse au « Bloc populaire ».

Partant de la fameuse formule de Margaret Thatcher en octobre 1987, « There is no society », qui entendait ainsi justifier le bien fondé de ses réformes libérales, Christophe Guilluy déroule une analyse que l’on pourrait résumer en quelques points saillants :

– Ce message libéral donc par essence apolitique, porté par une vision mondialiste devenue idéologie, dont la portée s’est accélérée après la chute du Mur de Berlin et la disparition du bloc soviétique, a été entendu par l’ensemble des classes dominantes occidentales.
– Sa conséquence immédiate ? La « grande sécession du monde d’en haut »d’avec ses peuples et ses pays originels, qu’avait analysé dès 1995 Christopher Lasch dans La Révolte des élites et la trahison de la démocratie(Champs Flammarion, 2010) et que rappelle très bien le président de TV Libertés Philippe Milliau dans son message du nouvel an 2020.
– Les conséquences concrètes que nous subissons aujourd’hui, après trente ans de nouvelle « trahison des élites », sont l’abandon du bien commun et l’avènement du chaos de la « société relative » caractéristiques des pays occidentaux – « la réalité d’une société désormais travaillée par des tensions ethno-raciales qui rappellent en tout point celles de la société américaine ».
– « La rupture du lien, y compris conflictuel, entre le haut et le bas, nous a fait basculer dans l’a-société. No more society.» Le sacrifice volontaire, sur l’autel de la mondialisation, des classes moyennes autrefois matrices des sociétés occidentales, a débouché sur la prolétarisation, l’atomisation et finalement la désespérance du « bloc central » constitué du peuple au travail – l’échec du mouvement des Gilets jaunes ne pouvant qu’accentuer cette désespérance sociale, avec des risques évidents pour le maintien de toute « paix civile ».

Dès lors, comment « refaire société » – c’est-à-dire en réalité refaire un peuple, avec un territoire, des coutumes et des lois qu’il aurait en propre ? C’est à cette réhabilitation du politique qu’appelle Guilluy, avec la pertinence qu’impose la tournure des événements, légitimant en grande partie ses analyses antérieures (notamment dans La France périphérique en 2014 et Le Crépuscule de la France d’en haut en 2016), malgré les limites de quelques-unes de ses références par trop crypto-chevènementistes.

Phénoménologie de la « société ouverte »

La partie principale de l’ouvrage de Christophe Guilluy est relative au constat de la société produite par l’avènement de l’idéologie multiculturaliste et « diversitaire » (cf. Mathieu-Bock Côté, Le multiculturalisme comme religion politique, Les éditions du Cerf, 2016). Idéologiquement progressiste, multiculturelle et techno-marchande, la « France d’en haut » a promu cette forme de post-démocratie (car réalisée sans le consentement du peuple souverain, et en lui retirant l’essentiel de ses prérogatives politiques, avant de le faire disparaître économiquement puis socialement), avec d’autant plus d’entrain qu’elle a su se préserver des externalités négatives d’un tel « modèle » (ghettos ethniques, effondrement du système éducatif, chômage structurel et massif, explosion de la criminalité de rue, etc.). Et ce, en utilisant cyniquement le lumpenprolétariat immigré à son profit :

– pour répondre à ses besoins de services dans les métropoles constituant ses lieux de vie privilégiés (ménage, cuisine, garde d’enfants, transports, traitement et recyclage des déchets, etc.) ;
– mais aussi pour contenir voire délégitimer les revendications salariales ou simplement sociales de l’ancienne « working class » autochtone, accusée au moindre prétexte de racisme, pour ne pas dire de bêtise crasse (les « déplorables » dénoncés par Hillary Clinton en visant les électeurs de son opposant républicain en 2016) – technique permettant « le verrouillage du débat public » afin d’écraser dans l’œuf toute velléité de révolte.

Ce que décrit Guilluy, c’est « le repli d’une bourgeoisie asociale » : « En réalité, la société ouverte et mondialisée est bien celle du repli du monde d’en haut sur ses bastions, ses emplois, ses richesses. Abritée dans ses citadelles, la bourgeoisie ‘progressiste’ du XXIe siècle a mis le peuple à distance et n’entend plus prendre en charge ses besoins. L’objectif est désormais de jouir des bienfaits de la mondialisation sans contraintes nationales, sociales, fiscales, culturelles…. Et peut-être, demain, biologiques » [en pariant sur la révolution de l’intelligence artificielle et le transhumanisme].

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Christianophobie : l’insupportable silence de nos bonnes consciences, par Franck Deletraz

Imaginerait-on un seul instant aujourd’hui voir un « humoriste » chanter tranquillement à la radio française « Mahomet est une pédale » ou encore « Allah est une tante » sans essuyer immédiatement les foudres justifiées de l’ensemble de la classe politico-médiatique ?
Evidemment non, bien sûr. Et pourtant, l’ignoble chanson « Jésus est pédé », entonnée vendredi dernier par le faux comique mais authentique crétin de France Inter qu’est le chansonnier Frédéric Fromet, n’a guère suscité d’autres réactions que… l’hilarité.

Rappelons d’abord les faits. Il y a quelques jours, le juge Benedicto Abicair, de Rio de Janeiro, interdisait à la demande de l’association catholique Centro Don Bosco de la Fe y la Cultura, et jusqu’à une décision de justice sur le fond de l’affaire, la diffusion à la télévision brésilienne du film blasphématoire La Première Tentation du Christ, dans lequel Jésus est présenté comme un gay. Une décision tout ce qu’il y a de plus normale mais qui, comme on pouvait l’imaginer, n’a pas été du goût de la « bobosphère ». C’est ainsi que ce Fromet, qui s’était déjà fait remarquer en avril en chantant « Elle a cramé, la cathédrale » quatre jours après l’incendie de Notre-Dame de Paris, s’est permis de commenter à sa façon cette décision sur le plateau de France Inter, c’est-à-dire en entonnant tranquillement sur l’air de « Jésus revient », chanson du film La Vie est un long fleuve tranquille, « Jésus, Jésus, Jésus est pédé ! / Membre de la LGBT, / Du haut de la croix, pourquoi l’avoir cloué ? / Pourquoi pas l’avoir enc*** ? » Un véritable scandale, immédiatement cautionné par Charline Vanhoenacker, l’une des animatrices de cette émission nauséabonde, qui a déclaré : « Rappelons que le droit au blasphème est un droit, que si on ne l’utilise pas il s’use, et qu’on est Charlie » (sic). Seule véritable réaction d’indignation à ce jour, celle de l’excellent Me Gilles-William Goldnadel qui a très justement expliqué sur Twitter qu’« il est effectivement moins risqué pour un petit rebelle de studio capitonné et sans le moindre talent de s’en prendre à Jésus qu’au prophète ». Avant d’ajouter : « Cette radio de service public est notre croix et notre purgatoire. »

Profanations en cascade

Reste que dans un pays comme le nôtre, où il ne s’écoule quasiment pas un jour sans qu’une église ne soit vandalisée ou qu’un cimetière chrétien ne soit profané sans susciter la moindre réaction de la part des autorités, doit-on vraiment s’étonner d’une telle dérive ? Le 9 janvier encore, des statues de la Vierge Marie étaient renversées et brisées dans pas moins de sept églises du Béarn par un SDF de 35 ans présentant (officiellement) des « troubles psychiatriques ». Réaction du gouvernement, pourtant si prompt d’habitude à dénoncer les actes prétendument « islamophobes » : néant ! Seules voix à s’être élevées, celles du député RN Gilbert Collard, qui s’est demandé sur Twitter, « Sainte Mère de Dieu, Mère de bonté, quel mal vous veulent tous ces cons cruels qui vous flagellent ? ». Ou encore celle du député Eric Ciotti, qui a rappelé que « ces actes anti-chrétiens […] constituent une attaque directe contre nos racines et notre culture ». Deux jours plus tard, le samedi 11 janvier, c’est l’église Saint-Esprit de Bayonne qui était cette fois le théâtre d’un incendie criminel, allumé là encore par un suspect « souffrant de troubles mentaux ». Et là encore, on attend toujours la réaction du gouvernement…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 13 janvier 2020

La Manif Pour Tous mobilise pour la grande manifestation nationale unitaire « Marchons Enfants ! » – le 19 janvier à Paris

14/01/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Les débats en commission au Sénat ont montré l’importance du clivage au sein de la haute assemblée. Si la commission n’est pas revenue sur la PMA sans père, elle a en revanche cherché à renforcer l’interdiction de la GPA. Pour obtenir une réécriture en profondeur du texte lors des débats en séance publique qui auront lieu à compter du 21 janvier, La Manif Pour Tous appelle les Français à se mobiliser lors de la grande manifestation nationale unitaire « Marchons Enfants ! » le dimanche 19 janvier 2020 à Paris.

La commission spéciale du Sénat a étudié au pas de charge et à huis clos les 264 amendements au projet de loi bioéthique. Tout se jouera donc en séance publique où plusieurs centaines d’amendements seront débattus, notamment sur les points clés du projet de loi : la PMA sans père, la GPA, la filiation, l’autoconservation ovocytaire, les chimères…

L’issue des débats est plus que jamais incertaine. Entre une majorité sénatoriale qui diffère de celle de l’Assemblée, la liberté de vote et l’état de l’opinion, le texte risque d’évoluer fortement. C’est le cas sur la question de la GPA qui s’était déjà invitée à l’Assemblée nationale en 1ère lecture. Mais au Sénat, l’idée est plutôt de compléter le dispositif législatif pour renforcer l’interdiction de la GPA. « Cet amendement porté par Bruno Retailleau va dans le bon sens » observe Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous. « Pour lutter efficacement contre la GPA, il faut aussi et avant tout fermer la porte à la PMA sans père ou sans motif médical. Sans cela, il est illusoire de prétendre lutter durablement pour les droits des femmes et des enfants et contre le business sordide et indigne de la marchandisation humaine » poursuit-elle. Pour ce faire, des amendements de suppression de l’article 1 seront débattus en séance publique. L’attente des Français est immense : 83% d’entre eux estiment en effet que les enfants nés par PMA ont le droit d’avoir un père et une mère.

Les débats s’annoncent aussi tendus sur la question de la filiation. Les députés seront notamment appelés à revenir sur la possibilité de mentionner deux mères sur un acte de naissance. Les questions économiques seront un autre terrain du débat en séance publique. Le remboursement de la PMA sans motif médical constitue en effet un véritable détournement de la médecine et de la sécurité sociale au détriment de la santé des Français qui ne comptent plus les déremboursements de médicaments et l’augmentation du coût de la santé. Par ailleurs, en adoptant en commission spéciale un amendement pour autoriser des centres privés à conserver les gamètes, les sénateurs qui l’ont voté confirment eux-mêmes tout l’intérêt sonnant et trébuchant de l’extension de la PMA.

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Un clip de rap est validé par la hiérarchie militaire

14/01/2020 – FRANCE (NOVOpress)
« Booda », c’est le titre du clip de musique rap choisi pour accompagner une campagne de recrutement à la Légion étrangère. La musique rap est la plus consommée au monde : ainsi « Au DD » du groupe PNL a-t-il totalisé 54 millions d’écoutes en 2019. Mais, selon Thierry Decrusy, journaliste à Polémia, les ingrédients de cette musique sont toujours les mêmes : voitures de luxe, drogue, armes, argent, femelles caucasiennes, haine de la France. « Le rap engage la jeunesse dans le grand remplacement des valeurs ancestrales » nous dit-il.

Et peut-on dire que ce genre musical imprègne peu à peu l’ensemble de la société ?

Oui, il s’est rapidement propagé dans les industries du luxe auprès de grandes marques comme Yves Saint Laurent, Vuitton ou Dior. Puis le champ politique a suivi avec les mémorables fêtes de la musique de l’Élysée. Et les Français n’ont pas oublié la commande faite par Hollande au groupe Black M pour la commémoration du centenaire de Verdun en 2016.

Et il semble que, dans le rap, la liberté d’expression ne jouisse d’aucune limite ?

A l’époque de Nicolas Sarkozy, le groupe Sniper chantait : « la France est une garce et on s’est fait trahir. On nique la France … » Le procès intenté au groupe s’était soldé par un non-lieu. Plus récemment, le clip de Nick Conrad, constituant un véritable appel au meurtre, a fait couler beaucoup d’encre : « Je rentre dans les crèches, je tue les bébés blancs, attrapez-les vite, et pendez leurs parents » : des propos qui n’ont été sanctionnés que par une amende de 5000 € avec sursis, ce qui n’a en rien infléchi la violence des paroles des clips suivants.

Bénéficiant de la mansuétude des tribunaux, le groupe « Fuck le 17 » s’est permis de faire l’apologie des incendies de Strasbourg, au nouvel an dernier, alors que des pompiers et des policiers ont été attaqués et 200 voitures réduites en cendres. Nous laissons aux auditeurs le soin d’apprécier les paroles : « Fuck le 17, on fait cavaler les porcs, on fait la guerre jusqu’à Paris, vous êtes même pas préparés ! ».

Les Traîtres : ils ont des comptes à rendre, par Ivan Rioufol

Les Traîtres : tel est le titre de mon nouvel essai, qui paraît ce mardi aux Editions Pierre-Guillaume de Roux. J’y accuse tous ceux qui, depuis des décennies, ont abandonné la France, en suivant les chimères de l’idéologie mondialiste et universaliste. Ceux qui persistent à mépriser le peuple enraciné et ses revendications alimentent sans cesse la crise de la démocratie.

Rien n’est plus urgent que de demander des comptes à ceux qui ont abusé de la confiance des gens. Un nouveau projet de société est également à repenser collectivement, avec toutes les bonnes volontés. La révolution démocratique entamée le 17 novembre 2018 avec les Gilets jaunes est à mener à son terme.

Voici un extrait de l’introduction :

Ils donnent des leçons, parlent le globish, disent ce qu’il faut penser. Ils décrètent le bien et le mal, le beau et le laid, le fréquentable et le proscrit. Ces beaux esprits s’encouragent, s’admirent, se cooptent. Mais ils sont les salauds. Ils sont les traîtres. Ils mériteraient d’être traduits en justice pour répondre du saccage de la nation, de la maltraitance de son peuple, de leur collaboration avec l’adversaire. Ils se sont mis à détester la France, à force de lui demander de s’excuser pour son passé esclavagiste, colonisateur, collaborateur. Dans le même temps, ils ferment les yeux sur l’islam totalitaire et pleurnichard, collaborateur du nazisme durant la dernière guerre mondiale, colonisateur de parties du territoire français, esclavagiste dans l’âme. Ce sont ces idiots utiles qui ont accablé d’infamies les Gilets jaunes, ce peuple dissident coupable de refuser la mondialisation et son monde frelaté par le matérialisme.

« La République des traîtres est le vrai danger. Ce sont eux qui, par leur fanatisme universaliste, menacent la France millénaire. Pour eux, les seuls ennemis intérieurs sont le peuple enraciné et ses avocats. Les renégats sont prêts à user de la censure pour étouffer les plaintes. Ces messieurs à bonne figure ont trompé le pays qui les a élus. Ils sont plus dangereux que les immigrés extra-européens invités à garder leur mode de vie, ou les musulmans radicaux instrumentalisés par des apprentis-conquérants. Ceux-ci restent des minorités pour l’instant maîtrisables. Encore faudrait-il que l’Etat, résigné et aboulique, recouvre ses esprits et son autorité bradée. « On se sent trahi par les collabos », a lâché Riss, le patron de Charlie-Hebdo, en commentant sur RTL, le 1 er octobre 2019, la lâcheté des belles âmes après l’horrible attentat islamiste contre son journal, le 7 janvier 2015. Ce sentiment de trahison, je l’éprouve aussi depuis longtemps. Je sais que je ne suis pas le seul. Voici pourquoi….

Ivan Rioufol

Texte daté du 13 janvier 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol