Entretien avec Agnès Marion – « Pour l’amour de Lyon »

Tête d’une liste de rassemblement historique de candidats issus du RN, du PCD et de LR pour les élections municipales de Lyon, Agnès Marion est une jeune femme née en 1977, devenue chef d’entreprise après des études de lettres en classes préparatoires, mère de six enfants, élue RN du 7e arrondissement de Lyon et conseillère régionale.

— En quoi la liste « Pour l’amour de Lyon » que vous conduisez est-elle historique ?

— C’est notre rassemblement qui est historique : la liste que je conduis réunit, dans chaque arrondissement, des candidats du Rassemblement national et du Parti chrétien démocrate mais aussi des membres des Républicains qui ne veulent pas de la ligne LR d’Etienne Blanc. Parce que nous aimons Lyon, nous rassemblons des personnalités comme Olivier Pirra, élu sortant LR du 5e arrondissement, les candidats du PCD, dont il est le délégué départemental, les candidats du RN et de LR. Une de nos têtes de liste est membre de La Droite populaire de Thierry Mariani. Une des nombreuses raisons de ces ralliements tient à l’annulation par pur électoralisme des subventions de SOS Chrétiens d’Orient par le conseil régional dirigé par Wauquiez, une association dont quatre membres sont portés disparus à Bagdad depuis le 20 janvier [voir en page 4 de ce numéro, NDLR].

Notre liste intègre aussi des personnalités locales issues de la gauche souverainiste, comme Jean-Claude Vitau, syndicaliste souverainiste et républicain, retraité, ancien enseignant du public, qui est notre tête de liste dans le 2e arrondissement. Nous voulons mettre à bas le projet de société de Macron et de ses amis LREM, centristes, anciens socialistes, anciens LR, etc. Tous nos candidats refusent la dilapidation de notre héritage historique, social et anthropologique. Issus de la droite ou de la gauche, les membres de nos listes défendent l’enracinement et en premier lieu l’identité lyonnaise. Nous ne sommes pas de « partout » ou de « nulle part », nous sommes des « quelque part ». Un point essentiel qui nous rassemble, c’est la question du peuple et de la défense des plus fragiles, le contraire du macronisme : les personnes qui nous rejoignent le font par besoin de défendre les plus fragiles, la France réelle, les vraies gens.

— Votre rassemblement est inédit, historique, dans un contexte électoral lui-même inédit ?

— Lyon est la deuxième ville de France, après Paris. Ce n’est pas anodin. La situation est inédite avec une double élection à l’échelle de la ville, où je conduis la liste, et à celle de la métropole, composée de 58 communes, où la campagne est menée par Andréa Kotarac. Je suis concentrée sur la ville, la défense de son identité malmenée par la mondialisation, les personnes de passage qui ont un appartement ici et à New York ou Berlin, et l’identité propre des Lyonnais. LREM connaît une lutte fratricide entre Collomb et son ancien dauphin de la mairie, Képénékian. On retrouve ce que Macron fait à la France : des fractures à toutes les échelles. Je suis une Marion mais il y a une marionnette LREM : Yann Cucherat, porte-fusil de Collomb, comme tête de liste LREM. La division des LREM, celle des LR, très nombreux à nous rejoindre, la liste de l’UDI, celle d’EELV, les listes séparées de la gauche… tout cela fait de cette élection un moment unique. Cette situation pourrait bien montrer que le rassemblement que je propose est efficient, en particulier dans une ville qui a montré son attachement à nos racines ces dernières années.

— Votre programme pour la ville de Lyon est clair et centré sur quatre grands axes ?

— Sécurité, écologie pragmatique, identité et démocratie de proximité, quatre axes inséparables de mon point de vue. A Lyon, l’écologie de discours et les grands effets de manche à ce propos ne manquent pas. Dans les faits ? La ville est engagée dans l’ultra-métropolisation, la concentration à toutes les échelles, et ne fait rien pour empêcher le dépérissement des zones rurales, importantes dans la métropole. C’est une écologie hors-sol de gens qui passent d’un avion à l’autre. Je ne crois pas en la cohérence du discours de la mandature qui se termine. Collomb était ministre de Macron qui ne s’illustre pas par ses réussites en matière d’écologie. Nous, nous engagerons la « démétropolisation », un maillage de villes d’échelles différentes et déconcentrées, le maintien des zones rurales, ce qui demande de rendre du pouvoir aux communes mais aussi aux arrondissements. Lyon a besoin de localisme réel. Notre liste se rassemble aussi en particulier sur cette nécessité : une révolution de la proximité. Il y a de nombreuses ressources agricoles dans la métropole et nous pouvons, à notre échelle, mettre des biais environnementaux ; il y a des leviers de protection que l’actuelle municipalité ne veut pas utiliser. Cela demande autre chose que des « grands débats », plutôt une vraie démocratie de proximité. Je veux mettre en œuvre une écologie du bon sens, pragmatique, au service d’une métropole du bon sens, en luttant contre les effets négatifs de la surconsommation, avec des consignes ou la livraison de fruits et légumes, comme des AMAP (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne), aidées par la municipalité et venant en complément des AMAP existantes. Du bon sens… il est évident que des vêtements peuvent servir à plusieurs enfants plutôt que de terminer à la poubelle !

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Les ravages de la mégalocratie, par Maxime Tandonnet

Comment en est-on arrivé là? Jamais, depuis 1944, la France n’avait connu un tel désastre au sommet. Tout part de la désintégration de la vie politique. La crise de confiance des Français remonte à quatre décennies environ. A l’origine, elle est liée à l’impuissance publique et la faillite des gouvernants, depuis le début des années 1980, dans sur la lutte contre le chômage et l’insécurité. Elle s’aggrave par paliers (par exemple la déception de l’élection de Jacques Chirac après 1995). Elle s’est brutalement accélérée à partir de 2011 avec une série de grands scandales (DSK, Cahuzac).

Elle atteint un premier stade paroxystique lors des présidentielles de 2017 avec le scandale autour de la candidature Fillon, l’explosion des partis politiques. De ce champ de ruines encore fumantes émerge la présidence Macron. Dès lors, la vanité d’un individu autoproclamé Jupiter s’impose sur les débris de la vie démocratique: l’intérêt général, le débat d’idées, la joute majorité/opposition, désormais anéantis. L’Assemblée nationale et le Gouvernement sont réduits au rôle de faire-valoir.

Désertant l’idée même de bien commun, la vie politique se tourne vers l’exaltation du faux dieu engendré sur les ruines de la vie politique. Le bien de l’Etat et de la société, la réalité n’ont plus la moindre importance. Peu importe que la Nation s’effondre toujours un peu plus dans le déclin, le chaos, le nihilisme et la violence. Bien au contraire, la magnificence de l’idole se nourrit par contraste d’un désordre qu’il convient d’alimenter par les provocations en tout genre.

Un seul impératif: sublimer l’image élyséenne en vue de la perpétuation – la réélection – en donnant l’illusion de la « transformation » promise lors de sa campagne électorale. Mais de la supposée transformation à la véritable destruction, il n’y a qu’un pas. D’où une réforme des retraites, partie d’un délire des grandeurs, qui n’est plus, après un mois et demi de reculades et concessions, qu’un monstrueux saccage, une usine à gaz aux coûts astronomiques – comme le souligne le Conseil d’Etat lui-même – et entraînant toujours plus la loin la France dans les profondeurs de l’abîme.

Une priorité absolue sur laquelle tous les Français de droite, de gauche, du centre, devraient s’unir: en finir avec la mégalocratie qui achève de détruire notre malheureux pays.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Islam, sécession, révolution… Enquête sur les nouveaux incendiaires

Toujours plus de censure ! L’amendement « Sleeping Giants » de la loi Avia a été voté…

27/01/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Toujours plus loin, toujours plus fort dans la censure… L’amendement dit « Sleeping Giants » – du nom des antifas anonymes qui harcèlent, depuis des mois, les annonceurs de Boulevard Voltaire, Valeurs actuelles et CNews – a été voté à l’Assemblée nationale.

Les entreprises devront produire tous les mois des fiches donnant le nom des sites sur lesquels leurs publicités sont apparues. Une tâche, dans la pratique, très compliquée pour elles et une atteinte gravissime à la liberté d’expression, dénoncée par Emmanuelle Ménard dans l’Hémicycle.


Un rapport de deux députés tente de faire le point sur l’impact de l’immigration sur l’emploi, la croissance et les finances publiques

27/01/2020 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
« L’impact de l’immigration sur l’économie française est modéré ». Tel serait le principal enseignement d’un rapport présenté le 22 janvier par Stéphanie Do, députée LREM, et Pierre-Henri Dumont (LR).

Sur Europe 1 Pierre-Henri Dumont explique que « 43% de notre immigration est familiale, contre 13% pour l’immigration de travail » alors qu’elle représente » selon l’élu « un tiers de l’immigration » dans les autres pays européens.

Conséquence, une population immigrée peu qualifiée

« La population immigrée en France est traditionnellement peu qualifiée » indique le rapport. Ainsi, 43% des immigrés ne détiendrait aucun diplôme ou au mieux le brevet des collèges

Enfin, nos deux députés découvrent après l’eau tiède, l’eau chaude et indiquent : « Un afflux de travailleurs non qualifiés pourrait réduire le salaire des travailleurs non qualifiés et accroître celui des qualifiés, avec donc une tendance à augmenter les inégalités entre qualifiés et non-qualifiés ».

Quel est l’impact de l’immigration sur les finances publiques ?

On lira dans le rapport des deux députés, cette phrase intéressante « l’impact de l’immigration sur les finances publiques est un peu plus négatif en France qu’en moyenne dans l’OCDE, notamment en raison du faible taux d’emploi des immigrés et de l’ampleur redistributive du système socio-fiscal français au bénéfice des ménages modestes, parmi lesquels on compte beaucoup d’immigrés ». Le rapport déplore que certaines dépenses en hausse tendancielle ne soient pas prises en compte. Parmi elles, on peut notamment citer le coût croissant des enfants et adolescents qui font la traversée seuls et sont recueillis par les départements jusqu’à leur majorité.
Que proposent nos députés ?

Reconnaissant la principale implantation de la population immigrée sur un axe Paris, Lyon, Marseille, nos députés préconisent une meilleure répartition territoriale et nationale de cette population.

Jordan Bardella sur la réforme des retraites : «On a le sentiment d’un amateurisme incroyable»

27/01/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Jordan Bardella, vice-président du Rassemblement National et député européen, était l’invité de La Matinale.

Il a notamment évoqué la réforme des retraites. «On a le sentiment d’un amateurisme incroyable», a-t-il affirmé.

A propos d’Emmanuel Macron, l’homme politique a déclaré : «on ne peut pas imposer des réformes que les Français ne souhaitent pas, on ne peut pas gouverner éternellement contre son peuple».


Vers une alliance des droites pour chasser les traîtres ?, par Guillaume de Thieulloy

ivan-rioufol

Ivan Rioufol est l’un des très rares journalistes de droite à demeurer actif au sein de la « grande presse » – « Le Figaro » en l’occurrence.

Son dernier petit livre mérite de franchir le mur du silence, dont ses éminents confrères vont vraisemblablement le couvrir, faute de pouvoir y répondre par des arguments rationnels.

« Les traîtres », ce sont les politiciens qui, depuis des décennies, ont choisi délibérément de mener des politiques contraires aux intérêts de la France et des Français.

Car, on l’oublie – ou plutôt on l’occulte – trop facilement, le déclin est un choix politique.

À droite comme à gauche, les dirigeants « français » ont assumé le préjugé selon lequel la France était de l’histoire ancienne et qu’il fallait tourner la page.

C’est au nom de cette idée absurde que l’on a créé un monstre supranational à Bruxelles qui, incapable de trouver une position diplomatique commune entre Berlin, Paris ou Rome, prétend nous dicter la forme des concombres que nous mangeons ou le diamètre des robinets de nos salles de bains !

C’est au nom de cette idée absurde aussi que l’on a fait venir des millions d’étrangers inassimilables en France – et des dizaines de millions en Europe.

Encore aujour­d’hui, alors que le désastre est évident, même pour l’observateur le moins attentif, d’innombrables commentateurs continuent de croire – ou de faire semblant de croire – que toutes les cultures se valent et que les hommes sont de simples pions aisément interchangeables.

C’est peut-être vrai quand l’homme tient le rôle du consommateur.

Ça l’est déjà beaucoup moins quand il devient producteur. Il est bien connu que nous « importons » des bac – 5 et que nous « exportons » des bac + 5. Qui oserait prétendre que cela n’a aucune conséquence sur le niveau général de qualification ? Et, même à niveau de qualification supposé égal, qui oserait affirmer que les milliers de médecins que nous « importons » du Maghreb ont reçu la même formation qu’à la faculté de médecine de Paris ?

Mais, surtout, il est complètement délirant de croire que les hommes sont interchangeables quand ils tiennent un rôle non économique, à commencer par celui de citoyen.

Chacun sait que l’immigration islamique est pour beaucoup dans l’épidémie de viols qui sévit depuis quelques années. Bien sûr, il y a toujours eu des détraqués dans toutes les sociétés. Mais il n’est pas exactement identique d’avoir été éduqué au respect de la femme par les chansons de geste et d’avoir été éduqué selon le modèle coranique à croire que les femmes sont un « champ de labour », voire le butin du vainqueur.

Comme le dit très bien Rioufol, c’est contre ces dirigeants traîtres à la nation que les gilets jaunes se sont soulevés.

Qu’ils aient été, ensuite, gangrenés par l’extrême gauche est une autre affaire, mais, tôt ou tard, une révolte semblable obtiendra cet objectif éminemment souhaitable : se débarrasser enfin d’une oligarchie malfaisante.

Et l’auteur donne le mode d’emploi de la réussite en ce domaine : l’alliance (que nous prônons depuis longtemps dans ces colonnes) entre la droite populaire refusant l’immigration et la droite conservatrice refusant la déculturation et le Moloch étatique qui ne sert plus qu’à entretenir l’extrême gauche antifrançaise et l’immigration.

Guillaume de Thieulloy

Tribune reprise de les4verites.com

Les nouvelles dimensions de la Terreur islamiste, par Jean-Gilles Malliarakis

Les trois formes de périls islamo-terroristes évoquées dans notre précédente chronique[1] ne se séparent qu’en apparence. Toutes trois menacent, en effet, sinon d’une manière parfaitement égale, du moins d’une façon très actuelle et très convergente la France et l’Europe. Elles se manifestent sur les terrains sociologique, militaire et géostratégique : montée d’une violence intérieure intrinsèque et préoccupante ; affrontement direct en Afrique sahélienne avec les émules locales des réseaux internationaux ; confrontation en Méditerranée orientale avec un islamisme qui s’affirme et cherche à s’organiser en tant que puissance globale.

La première forme de cette menace se diffuse de jour en jour dans notre société. A la séquence dominée par le mouvement incontrôlé des Gilets jaunes, a succédé une phase de grèves et de blocages sans précédent. Bien évidemment, dans l’actualité immédiate, les jeux des moyens de la désinformation et de la stratégie de la communication officielle mettent l’accent sur le rôle de la CGT. Vieil épouvantail stalinien, dotée d’un porte-parole efficacement caricatural, celle-ci suscite une crainte et une répulsion légitimes. Mais, au bout du compte, la direction de cette centrale doit elle-même surmonter des évolutions et des remous intérieurs à la société. Au sein des quelques entreprises où se concentrent les lieux potentiels de thrombose, les appareils syndicaux craignent de se voir, à leur tour, dépassés par des groupuscules alternatifs. Et, au sein du dispositif la question ethnique ne peut pas être négligée. Faisant face à cette concurrence latente, et à l’expression d’une soif de violence, les chefs apparents de la révolte ne peuvent que chercher à précéder leur base afin de ne pas être balayés.

Une telle bolchévisation rampante ne se limite pas aux frontières. Entre Bamako et certaines villes communistes de Seine-Saint-Denis, les vraies extensions du Mali dépassent celles de la zone territoriale du Sahel.

On ne peut donc pas cantonner la lutte contre Daech à une seule zone géographique. Lors de l’irruption des son ersatz de Califat proclamé à Mossoul en 2014 le groupe fut d’abord ressenti et identifié en tant que spécifique au Moyen Orient. On a pu y voir une réaction à l’opération Irak de GW Bush. Et c’est effectivement à partir des métastases de l’armée et du régime de Saddam Hussein que s’est d’abord construite l’organisation. Très vite cependant elle a essaimé, en rivalité avec la stratégie d’al-Qaïda, dans d’autres pays, y compris dans des espaces où, face aux pseudopodes de cet autre réseau, intervenait déjà l’armée française (cf. opération Serval à Tombouctou en janvier 2013).

Sur cette prolifération s’est greffée une capitale qui s’est progressivement emparée de l’hégémonie sur l’islamisme politique international. Or, il s’agit précisément de celle dont on a voulu faire le bastion et le modèle d’une sorte de nationalisme jacobin laïc, prolongement de l’Europe et alliée de l’Occident : Ankara. A son sujet toutes les idées fausses et les préjugés périmés paralysent, aujourd’hui encore, l’analyse de nos décideurs ouest-européens, alors même que la montée en puissance d’un califat potentiel se développe plus vite que la réflexion de nos décideurs, précipitant l’urgence des prises de conscience.

Depuis l’échec et l’éviction en 2013 de la présidence Morsi en Égypte, la direction des Frères musulmans s’est ainsi placée sous la dépendance d’Erdogan. Lui-même, à partir de 2014, s’est ouvertement séparé puis s’est opposé d’une façon inexpiable à Fethullah Gülen. Il a donc eliminé, et, depuis le pseudo coup d’état de 2016 il a massivement persécuté ce qui représentait, avec le mouvement Hizmet, la seule influence susceptible d’aboutir à un modèle turc, certes original, mais convergent avec l’occident.

La cristallisation actuelle des événements en Méditerranée orientale, et dans la guerre de Libye se développant après celle de Syrie, rend cette question cruciale. La France de son côté se voit engagée aux côtés des pays riverains tous en butte à la double volonté néo-ottomane : d’une part propagation de l’islamisme et d’autre part manipulation de l’immigration, devenue instrument de chantage permanent, y compris dans la politique intérieure de certains pays comme l’Allemagne ou la Belgique, mais plus globalement vis-à-vis de l’Europe entière.

Face à de telles nouvelles dimensions de la Terreur islamiste, les ambiguïtés macroniennes ne sont plus permises.

[1]cf.L’Insolent du 22 janvier : « Masques et visages du terrorisme »

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Immigration : le nombre de demandeurs d’asile explose en France

Le premier bilan 2019 relatif aux demandes d’asile et aux expulsions de migrants en France a été donné par le ministère de l’Intérieur mardi 21 janvier. La pression migratoire s’amplifie. Les immigrés sont chaque année de plus en plus nombreux sur le territoire. Pour beaucoup de Français, ce ne sont aucunement des chiffres abstraits mais une réalité vécue au quotidien dans des villes dont les populations se transforment à une vitesse inédite. Le ministère de l’Intérieur indique que la demande d’asile est en hausse mais moins qu’avant, tandis que les expulsions auraient beaucoup augmenté, bien que demeurant faibles. Une manière d’enjoliver la réalité, les expulsés revenant aussi vite qu’ils sont partis.

En 2019, la France a accordé 3,534 millions de visas à des étrangers dont 95 % de court séjour. Les Tunisiens et les Algériens sont toujours nombreux dans cette catégorie. Concernant les titres de séjour, leur délivrance s’est accrue de 6,8 %, dont nombre d’étudiants (91 445 titres, hausse de 9,3 %). C’est beaucoup pour un pays où bien des jeunes ont du mal à accéder aux formations qu’ils souhaitent. Cette hausse est voulue et facilitée par une procédure Internet. Les titres fournis pour raisons familiales (88 778) arrivent pour la première fois après ceux octroyés pour études. Viennent ensuite l’immigration économique, 38 843 titres, + 15,3 %, et l’immigration humanitaire, celle souvent mise en avant, avec seulement 38 157 titres mais une hausse de 9,1 %.

L’Afrique noire s’invite en France

Outre ces chiffres équivalents à la population d’une métropole régionale, le fait marquant est la poursuite de l’explosion des demandes d’asile : 132 614 demandes faites à l’OFPRA, soit une hausse de 7,3 %. C’est moins qu’en 2018 (+ 22,3 %) et qu’en 2017 (+ 17,5 %) mais, sur une période de trois, cinq ou dix ans, c’est énorme et cela aide à comprendre pourquoi le paysage humain de nos villes se transforme à une telle vitesse. En tout, 36 512 dossiers ont été retenus en 2019, un « taux de protection de 38,2 % » selon le ministère. Il s’agit de migrants refusés dans d’autres pays européens, qui passent d’un pays à l’autre et font des demandes similaires, mais aussi de candidats pour le moins étranges comme les Albanais et les Géorgiens. Outre ces deux pays, la majeure partie des demandeurs viennent d’Afghanistan (refusés en Allemagne), Guinée, Côte d’Ivoire, Haïti, Nigeria, Mali, République Démocratique du Congo et Bangladesh. 50 % de pays d’Afrique noire. Face à cela, le ministère de l’Intérieur prétend se féliciter d’une hausse des expulsions de… 50 % depuis l’élection de Macron. En réalité, ce sont environ 18 000 expulsés sur les 100 000, au moins, obligations de quitter le territoire français (OQTF) décrétées. La loi est respectée dans à peine 20 % des cas. Même avec ces documents présentés de la façon la plus favorable imaginable pour le gouvernement, les chiffres ne font pas illusion : la France connaît une nouvelle vague d’immigration massive en provenance d’Afrique noire.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 23 janvier 2020

Les 50 mots de novlangue que vous entendrez partout en 2020

Il y a plus de 10 ans, Polémia publiait son premier Dictionnaire de novlangue.
En 2013, le Nouveau Dictionnaire de novlangue était présenté à ses lecteurs, avec plus de 500 mots nouveaux. Deux ans plus tard, c’est un nouveau Dictionnaire de novlangue, consacré à Mille mots qui manipulent les Français.
Aujourd’hui, Michel Geoffroy, notre lexicographe toujours vigilant, a répertorié 50 nouveaux mots ou nouvelles expressions qui envahissent les médias et seront martelé tout au long de cette année 2020.

Âgisme : « Attitude de discrimination ou de ségrégation à l’encontre des personnes âgées » selon le rapport remis au Premier ministre le 16 décembre 2019 par le député Audrey Dufeu Schubert.

Agression : le fait de s’opposer, même simplement verbalement, aux provocations des islamistes est présenté comme une agression islamophobe par ces derniers ainsi que par les idiots utiles du système médiatique.

Allaou Akbar : le fait de prononcer ces paroles en frappant quelqu’un avec un couteau est, pour la justice, les médias et le gouvernement français la preuve incontestable que l’auteur des coups n’est pas un terroriste islamiste mais seulement un « déséquilibré tenant des propos incohérents » ou ayant « des antécédents psychiatriques ».

Antisémite : personne qui critique une personne d’origine juive, sauf quand la cible s’appelle Eric Zemmour.

Attaque mortelle : litote employée pour ne pas dire attentat islamiste (cf.Une du Figaro du 4 octobre 2019 : « Attaque mortelle : l’émotion et les questions » suite à l’attentat ayant entraîné la mort de plusieurs fonctionnaires de la préfecture de police de Paris).

Bande d’imbéciles et d’irresponsables : euphémisme désignant les émeutiers et incendiaires agressant la police et les pompiers dans la banlieue de Chanteloup les Vignes le 25 octobre 2019, pour le premier ministre Edouard Philippe ; voir aussi imbéciles.

Blanc : couleur de peau suspecte surtout lorsqu’on s’en déclare fier ; pour l’oligarchie, qui ne survit électoralement que grâce à la mobilisation des minorités ethniques, il y a trop de blancs en France et en Europe.

Bousculade : euphémisme pour désigner une agression commise par l’extrême gauche (lors de l’attaque de la crèche vivante à Toulouse le 14 décembre 2019).

Bon enfant : expression employée pour relativiser des violences ou les provocations commises par des « jeunes » de banlieue.

Charte des valeurs : dans les entreprises, désigne un ensemble de thèmes politiquement corrects que les salariés sont censés respecter, ce qui permet de sanctionner les dissidents, en privatisant la répression politique en quelque sorte.

Pour lire la suite, c’est ici !

La Grande Interview – Michel Onfray

24/01/2020 – FRANCE (NOVOpress)
RT France propose régulièrement La Grande Interview. Il s’agit d’un entretien en profondeur pour aller plus loin avec un témoin de notre temps. Mais pas n’importe quel témoin ; quelqu’un que l’on n’entend pas partout, avec une parole et un point de vue à contre-courant, quelqu’un qui fasse réfléchir et nous ouvre à des idées originales, courageuses et parfois même «dérangeantes».

dans cette édition de La Grande Interview, Jean-Marc Sylvestre reçoit Michel Onfray, philosophe et auteur de «Grandeur du petit peuple», aux éditions Albin Michel.


Loi bioéthique – Stéphane Ravier : « Un certain nombre de sénateurs dits de droite ont déjà trahi ! »

23/01/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Stéphane Ravier était présent, mardi soir, à la manifestation des anti-PMA devant le Sénat. La loi bioéthique y est actuellement en discussion. Les sénateurs ont déjà approuvé son article 1er qui autorise l’extension de la PMA aux femmes seules et en couple.

Réaction du sénateur au micro de Boulevard Voltaire.


Frédéric Taddeï : « Les médias se soucient de moins en moins de la vérité »

23/01/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Dans ce huitième épisode de « Médias dans l’arène », Frédéric Taddeï, journaliste et animateur d' »Interdit d’Interdire« , revenait sur l’importance du débat dans les médias, ainsi que sur la position de médias alternatifs comme RT France.

Un entretien toujours d’actualité !


Censure : les nouveaux enragés !, par Etienne Defay

Hasard du calendrier ou non, alors que des centaines voire quelques milliers de Français commémoraient l’exécution de Louis XVI, d’autres perpétuaient la tradition des coupeurs de tête idéologiques. A Sciences Po Lille, une conférence incluant Geoffroy Lejeune et Charles Consigny, respectivement directeur de la rédaction de Valeurs actuelles et ancien chroniqueur à l’émission « On n’est pas couché » a été tout bonnement annulée sous la pression d’activistes. En cause, le fait que Geoffroy Lejeune dirige Valeurs actuelles, un média qualifié par eux de nauséabond et le fait que Consigny soit réputé de droite et libéral. Une curieuse conception du débat qui hélas ne surprend plus. On ne dénombre plus les annulations, agressions et happenings qui rythment la vie de nos universités. Universités qui deviennent des pépinières à Fouquier-Tinville et à Carier. Universités qui jettent insoumis et esprits libres dans la Loire.

Une initiative pluri-syndicale qui illustre parfaitement cette « convergence des luttes » qui n’est qu’un vernis illusoire, une initiative qui a été encouragée par le directeur de Sciences Po, Pierre Mathiot. Haute figure de la lutte locale contre le Rassemblement national. Une gauche qui se pare de neutralité mais qui sombre dans le militantisme le plus radical. Une gauche culturelle dont les racines philosophiques sont bien connues.

C’est cette gauche de la déconstruction, cette gauche des Deleuze, des Bourdieu, des Derrida et des Foucauld. Cette gauche pour qui tout dogme, toute loi, toute tradition et tout bon sens ne sont qu’une norme sociale à détruire. Cette gauche qui a créé ceux qui aujourd’hui les mettent sur l’échafaud tel Robespierre guillotinant Danton. Les révolutionnaires d’hier deviennent les mencheviks d’aujourd’hui.

En bref, s’installe en France un climat de défiance et de fracture intellectuelle majeure. S’il était encore possible de discuter avec leurs aînés quitte à s’affronter et se diaboliser, les enfants de ces derniers remplacent aisément la vindicte par la guillotine. Et ils n’hésitent pas à s’en prendre à leur propre camp. François Hollande lui-même en avait fait les frais après avoir vu sa conférence interrompue violemment par une bande d’enragés. Gauche, tes enfants te condamneront aussi sûrement que tu nous as condamnés. Tes philosophes ont promulgué le chaos, ton éducation nationale génère des autodafés, tes politiques organisent la submersion migratoire.

Qu’importe au fond que Lejeune ait été censuré ? Son hebdomadaire se vend mieux que les tiens et nos idées progressent aussi sûrement que les tiennes s’autodétruisent. Il ne te reste plus que le plafond de verre et le judiciaire pour te défendre. Mais le premier sautera et le deuxième ne fera taire personne. Il y aura d’autres juges, d’autres procureurs, d’autres avocats. Et cette guillotine intellectuelle que tu as patiemment érigée sur les décombres de Mai 68 se retourne déjà contre toi. Nous fêtons aujourd’hui l’anniversaire de naissance d’un grand penseur issu de tes rangs mais qui n’est lu que par tes adversaires tant tu te méfies des penseurs libres. Ce penseur s’appelait Antonio Gramsci : « Le vieux monde se meurt, le nouveau tarde à apparaître et c’est dans ce clair-obscur que surgissent les monstres ».

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 22 janvier 2020

Ivan Rioufol : « Les traîtres ont abandonné la France aux minorités et à l’islam conquérant »

« A la source du malheur français, il y a des traîtres français qui portent des prénoms français ». C’est Ivan Rioufol qui l’affirme, dans son dernier livre Les Traîtres, paru aux éditions Pierre-Guillaume de Roux.
« Cela fait quarante ans et plus qu’ils abusent de la confiance des électeurs, mentent sur les réalités de la société, saccagent la nation fragile. Faudrait-il se résoudre à regarder la France se désintégrer, sans que les vandales soient inquiétés ? L’heure des comptes a sonné pour les maltraitants de la France millénaire » explique le journaliste et éditorialiste au Figaro, qui en appelle à la justice pour condamner ceux qui ont trahi.

Découvrez cet entretien avec Ivan Rioufol réalisé par Breizh-Info.

Qui sont « les traîtres » que vous visez dans votre ouvrage ? Avez-vous des noms à donner ?

Ivan Rioufol : Les traîtres sont ceux qui, depuis quarante ans et plus, ont abandonné la France aux minorités, aux communautés et à l’islam conquérant, tout en prétendant servir et défendre le pays. Si j’avais voulu donner des noms, il m’aurait fallu un épais annuaire ! Quand Jacques Chirac se confie en avouant : « Je n’ai jamais été de droite ! », certains pouvaient s’en douter. Il n’empêche qu’il assume sa trahison auprès de ceux qui s’étaient convaincus de ses convictions de droite.

Quand la gauche perdue manifeste le 10 novembre 2019 à Paris, Jean-Luc Mélenchon en tête, avec des mouvements islamistes qui hurlent « Allah Akbar ! », elle signe également sa collaboration avec l’ennemi intérieur, et donc sa traîtrise. Emmanuel Macron est aussi un bon profil : voici un président de tous les Français qui n’entend rien aux protestations d’une partie de son peuple et qui fait tout pour accélérer la dilution de la nation souveraine dans la mondialisation et l’universalisme impensés.

Pensez-vous que techniquement, et légalement, il soit possible de les juger ? A quoi devraient-ils être condamnés ?

Ivan Rioufol : Je suggère en effet cette possibilité d’une mise en accusation pour maltraitance d’un peuple, abus de confiance, non-assistance à personne en danger, abus de droit, que sais-je encore. Il ne serait pas anormal que ceux qui ont mis la France dans cet état aient des comptes à rendre et soient condamnés, même symboliquement, à la honte nationale.

Quand la ministre Brune Poison dit espérer « voir devant un tribunal » les responsables politiques qui ne partagent pas son catastrophisme écologique, je me dis que cette hypothèse est à creuser pour ceux qui ont saccagé la nation, comme d’autres saccagent la nature. Je trouverais intéressant, par exemple, que des citoyens s’associent pour porter plainte contre Macron et son mépris d’un peuple coupable de le contester.

Vous évoquez les Gilets jaunes comme « une révolution démocratique ». Plus d’un an après, force est de constater que l’ultra gauche et les syndicats ont remporté le pactole au nez et à la barbe de cette révolution, non ?

Ivan Rioufol : Non. Je ne vois pas les choses de cette manière. Les Gilets jaunes ont amorcé, dans l’improvisation et le désordre, une révolution démocratique et existentielle qui les dépasse. Ils ont fait comprendre que l’oligarchie, dont ils ont arraché le masque, ne pouvait prétendre gouverner sans s’ouvrir aux avis du peuple, notamment par un assouplissement de la procédure du référendum.

Ce que l’on voit aujourd’hui, c’est un pays asphyxié qui risque d’entrer dans la spirale de la violence sous la pression de l’extrême gauche qui a en effet pris la relève provisoirement. Certes on peut dire que les Gilets jaunes du début se sont fait voler leur mouvement. Mais celui-ci persiste sous d’autres formes. Il tend même à s’internationaliser.

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