Monoprix veut en finir avec les traditions de Noël – Et pourquoi pas réveillonner le 14 juillet ?

Monoprix a fait savoir à sa clientèle, sous forme d’un « avis à la population » placardé dans ses magasins, qu’on n’était pas obligé de réveillonner aux dates prévues par le calendrier et en famille. L’affichette, qui n’est pas sans rappeler les appels à la mobilisation générale, s’intitule : « Réveillons la tradition…. ou pas. »

« Pourquoi les 24 et le 31 seraient-ils les seuls réveillons possibles ? » demande Monoprix. Le département marketing de l’enseigne s’interroge : « Et pourquoi ne pas réveillonner aussi le 3, le 4 ou le 6 si cela nous chante ? » Et pourquoi pas le 7 et au-delà ? Quelle est cette étroitesse d’esprit qui tend à exclure le client désireux de réveillonner le 14 juillet ?

Le philosophe du supermarché développe sa pensée : « Nos famille se recomposent, dépassent souvent les liens de parenté et s’agrandissent au gré de nos rencontres : copains, amis, collègues, ex… » Un grand banquet avec un bataillon d’ex, de collègues de bureau, d’amis, et la famille enfermée à double tour dans la salle de bains ! Chez Monoprix, la monopensée bat son plein. Une crise existentielle menace. Vendre des bûches glacées en pleine canicule titille la direction. Et si la déconstruction de stéréotypes était une aubaine pour le chiffre d’affaires ? Refourguer les invendus du 24 décembre au bobo avec pour prétexte magnifique d’en finir avec les codes du vieux monde. Écouler du sapin fané en plein mois de janvier, caser de la dinde avariée à l’équipe de Raphaël Glucksmann. Volaille garantie sans aucune trace de convention !

Mais le penseur de Monoprix n’en a pas terminé avec son argumentaire : « Ne laissons pas tradition rimer seulement avec convention et obligation, nous avons tant de gens qui comptent avec lesquels célébrer les fêtes. » Il n’en démord pas : à moins de 50 personnes, le repas de Noël est ennuyeux à mourir. Et puis en famille, il faut supporter les enfants. À quand une garderie pour le soir du 24 ?

Et si, à la place de Jésus, on fêtait l’arrivée sur Terre de François Hollande ? Une crèche avec le déconstructeur en chef lové à moitié nu sur un tas de paperasse. Quelques énarques en guise de santons. L’idée fait son chemin dans la tête du directeur. L’année prochaine, peut-être… Pour l’instant, le consommateur n’est pas prêt. Encore trop engoncé dans des clichés, des coutumes d’un autre âge.

À la fin du message, Monoprix vire Monomaniaque avec une obsédante répétition des mêmes termes et de la même idée. Il faut « créer des moments heureux avec ceux qui comptent pour nous ». Faut-il inviter des comptables ? Le tout « dans la tradition », conclut l’auteur du texte. Au grand dam de la clientèle, la notice explicative d’une tradition dépourvue de convention n’est pas fournie.

Jany Leroy

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Colonisation : Macron le repentant, par Paul Vermeulen

Depuis Abidjan, Emmanuel Macron a indiqué samedi 21 décembre que la colonisation a été « une faute de la République ». En février 2017 déjà, en pleine campagne électorale, il présentait sur une chaîne de télévision algérienne la colonisation comme « un crime contre l’humanité ». Selon lui, la France devait présenter ses « excuses à l’égard de celles et ceux envers lesquels elle a commis ces gestes de barbarie ». Le lendemain de l’entretien accordé à la chaîne de télévision algérienne, celui qui était alors député LR, Gérald Darmanin, avait tweeté pour fortement critiquer cette prise de position. Le vent a tourné, le tweet le plus rapide est cette fois venu de Benalla : « Non, la colonisation n’a pas été une mauvaise chose : infrastructures éducatives, de transports, de communication, de santé, augmentation de l’espérance de vie, elle a été une chance pour les pays colonisés. » Il a raison sur le fond, le comique étant que cela vienne de lui. Il faut en effet avoir l’esprit formaté pour ne pas voir combien la France a apporté à ses colonies.

Repentance à tous les étages

Le chef de l’Etat s’exprimait lors d’une conférence de presse en compagnie du président de la Côte-d’Ivoire, Alassane Ouattara : « Trop souvent aujourd’hui la France est perçue comme ayant un regard d’hégémonie et des oripeaux d’un colonialisme qui a été une erreur profonde, une faute de la République. » Il a ensuite appelé à « bâtir une nouvelle page ». Le président considère cependant qu’il est trop facile pour une jeunesse africaine dont les trois quarts n’ont pas connu la colonisation de continuer à accuser la France. C’est pourquoi il a conclu en espérant que « cette Afrique jeune accepte de bâtir avec une France nouvelle un partenariat d’amitié beaucoup plus fécond ». A voir ce qui se produit partout en France, comme le récent viol de Morsang-sur-Orge, les violences incessantes et les trafics en tout genre, il est à espérer que ce n’est pas de ce type de fécondité que Macron veut parler.

Devant une telle déclaration, faite de nouveau depuis un pays étranger, les réactions ont été nombreuses. Marine Le Pen : « En se vautrant dans la repentance, qui plus est à l’étranger, en ne retenant que les aspects négatifs d’un processus complexe, Macron salit l’histoire de France et met en danger nos soldats en Afrique, déjà soumis à une haine anti-français croissante. C’est irresponsable. » Il est vrai que le 11 décembre 2019 le quotidien L’Opinion montrait à quel point en Algérie la France est accusée de tous les maux, de façon quasi complotiste. Notons que, peu après la conférence de presse, circulait sur les réseaux sociaux une vidéo montrant le couple présidentiel dansant dans une ambiance fort peu populaire, très éloignée des soucis de transports actuels des Français. Macron ne semble pas plus se soucier des peuples africains puisque la conférence de presse a été donnée pour annoncer la réforme du franc CFA, devenu éco, nouvelle monnaie d’échange des pays africains anciennement colonies françaises. Les peuples ? Ils n’ont pas été consultés.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 23 décembre 2019

Les errements de la repentance

« Le colonialisme a été une erreur profonde, une faute de la République ». Cette affirmation du chef de l’Etat est discutable à plus d’un titre. La République n’est pas la première ni la principale responsable du colonialisme français. Celui-ci a commencé sous la monarchie, au XVIe et au XVIIe siècle (Canada, Indes, Antilles, Floride, la Réunion). La conquête de l’Algérie a débuté sous Charles X et le Second Empire de Napoléon III lui a donné une forte impulsion. De même c’est le Second Empire, et non la République, qui a amorcé les grands courants de colonisation française de l’Afrique subsaharienne (Sénégal) et de l’Asie (Cambodge). La colonisation ne peut évidemment pas se limiter à la France: l’Espagne et le Portugal, en Amérique du Sud, le Portugal en Asie et en Afrique, le Royaume-Uni dans le monde entier, furent d’autres grandes puissances colonisatrices, pour ne parler que de l’Europe.

En outre, la République est un mode d’organisation du gouvernement pas une politique. La colonisation a pris un nouvel essor considérable sous la IIIe République (Indochine, Afrique subsaharienne) du fait de choix idéologiques des « Opportunistes » dont Jules Ferry qui déclarait à la Chambre des députés, le 28 juillet 1885: « Je soutiens que les nations européennes s’acquittent avec largeur, avec grandeur et honnêteté, de leur devoir supérieur de civilisation! » Le colonialisme avait aussi ses opposants. « L’extrême gauche » le fustigeait à travers Clemenceau. La droite dite « réactionnaire » lui était parfois hostile à l’image de la prophétie d’Albert de Broglie, dénonçant, dans la politique coloniale: « une charge qui grève la nation, qu’elle ne peut porter longtemps, et qui, avant de lui échapper, peut avoir amené la ruine à la fois de la colonie et de la métropole » (Sénat 11 décembre 1884). Ce n’est donc pas la République qui a fait le colonialisme des années 1880-1014, mais un courant idéologique bien spécifique alors majoritaire: la gauche républicaine.

La repentance française, au cœur de l’idéologie macroniste, repose largement sur un anachronisme. La colonisation s’est effectuée dans le contexte d’une Europe globalement dominatrice du XVIe au début du XXe siècle, qui se reconnaissait une mission civilisatrice, dans un large climat de consensus. Les Français comme les Britanniques, dans leur immense majorité, vouaient jusqu’aux années 1950 une admiration sans bornes à leur Empire, sur lequel « le soleil ne se couche jamais ». Les guerres coloniales et de décolonisation ont fait couler le sang. Mais les colons ont aussi construit des routes, des villes, des hôpitaux, des écoles – d’où la place de la francophonie ou de l’anglais et de l’espagnol dans le monde. Quelle signification il y a-t-il à porter un jugement, positif ou négatif, sur un épisode clé de l’histoire de l’humanité? Faire le bilan coûts/avantages d’un demi-millénaire de colonialisme, expression d’une domination européenne et pas seulement française, au regard des valeurs contemporaines et après la grande vague de la décolonisation qui a bouleversé les équilibres planétaires depuis les années 1950, n’a évidemment aucun sens.

Lancer des polémiques tonitruantes et stériles fait partie d’un mode de gouvernement consistant à déclencher des tollés, à attiser les passions, pour faire oublier les déceptions et les malheurs du temps et aussi faire parler de soi tout en réactivant les divisions idéologiques du pays (gauche/droite). L’histoire est généralement l’otage toute trouvée de cette pratique. Parmi les responsabilités fondamentales du chef de l’Etat figurent traditionnellement celle de garant de l’unité et de la concorde nationale et celle de la défense du prestige de la nation qu’il préside. Il faudrait en ajouter une nouvelle, la plus essentielle de nos jours: celle de garant d’un patrimoine intellectuel, d’une intelligence collective.

Maxime Tandonnet

Texte repris du site de : Maximetandonnet.wordpress.com

L’Australie crée de faux horoscopes pour dissuader les clandestins sri-lankais

23/12/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
« Si vous vous rendez illégalement en Australie par bateau, vous serez renvoyé. Tout ce que vous aurez risqué pour y arriver aura été en vain et vous finirez par devoir de l’argent à tout le monde » annonce l’horoscope aux Sagittaires.

Sur ces affiches gouvernementales chaque signe astrologique fait l’objet d’une prédiction aussi sinistre. L’Australie qui a une politique stricte de protection de ses frontières, applique la tolérance zéro aux demandeurs d’asile qui arrivent par mer. Ces dernières années, le pays a dépensé des millions en campagnes publicitaires en direction des pays d’où des gens tentent d’émigrer vers l’Australie.

Précisons que l’astrologie est très populaire au Sri Lanka, elle peut être décisive dans le choix d’un conjoint, ou d’un nouvel emploi.

En juin 2019, Donald Trump avait tweeté une de ces fameuses affiches. « Beaucoup de choses à apprendre », avait-il écrit sur le réseau social.


Zemmour sur CNews, le boycott de la publicité pour le moment inopérant

Résumons : l’émission d’Éric Zemmour sur CNews bat record sur record, les sycophantes habituels du camp du Bien – au-delà des insultes et des anathèmes – décident d’attaquer la chaîne au portefeuille en appelant à son boycott publicitaire partiel (pendant l’émission concernée) ou total (pas de spots sur la chaîne). État des lieux, susceptible d’évolution.

Un succès grandissant

L’audience de CNews a bondi sur la tranche horaire concernée avec un effet d’entrainement pour toute la chaîne qui dépasse maintenant régulièrement LCI. Le 5 décembre 2019, l’émission attirait 316000 spectateurs avec une part d’audience de 1,6% là où CNews se contentait habituellement de la moitié ou moins. Le 11 décembre suivant ils étaient 342000 aficionados.

Boycott publicitaire peu efficace

Pour couper court aux polémiques, CNews a décidé de supprimer les spots publicitaires juste avant et pendant l’émission. Selon l’agence Kantar, la publicité sur la tranche horaire concernée en 2018 représentait 600K€ soit seulement 3% des recettes publicitaires de l’année. Mais en réalité l’annonceur ne choisit pas l’heure de passage de son spot (sauf exceptions, grandes retransmissions sportives par exemple). Ce que vend la chaîne à l’annonceur, c’est un nombre garanti de téléspectateurs et leur qualification : CSP+, ménagère de moins de 50ans, jeunes etc. Si l’audience globale de la chaîne augmente, son attrait publicitaire augmentera d’autant et les revenus en proportion.

Mais des risques de contagion

Parmi les sociétés qui auraient cédé aux menaces : Maif, Groupama, Nutella, PSA, Le Bon coin, Novotel, Leclerc, Décathlon, liste non limitative. On ignore parmi ceux-ci ceux qui auraient choisi seulement de boycotter l’émission (risque très mineur) et ceux qui auraient choisi de boycotter la chaîne (risque plus important). On prête à Vincent Bolloré l’intention d’attaquer en justice les mouvements de boycott, véritables censeurs, ennemis du pluralisme et de la liberté d’expression, vivantes incarnations du slogan de 1984 de George Orwell, « La liberté c’est l’esclavage ». Une affaire à suivre.

Article repris du site OJIM

Bienvenue au Kosovo – Un périple à travers l’ex-Yougoslavie ou l’enfer balkanique d’après-guerre

Bienvenue au Kosovo est un titre à prendre au douzième degré. Sur la très belle couverture de l’album, Kosovo est écrit selon la typographie publicitaire d’une marque de soda symbole de l’Empire. Cette couleur rouge, c’est celle du mondialisme américain – particulièrement actif dans le démembrement balkanique – et celle du sang versé dans un conflit pluriethnique. Bienvenue au Kosovo nous raconte le retour au pays de Dimitri, Serbe ayant fui la guerre yougoslave pour l’Italie, pendant son adolescence. Les années ont passé, il doit se rendre sur la tombe de son père en pleine zone kosovare. Pendant le trajet en train, Dimitri fait la connaissance de Milan, un vieux Serbe truculent de Sarajevo.

De leur rencontre s’ensuivra toute une série de retours en arrière dans les souvenirs douloureux de l’enfance, de la guerre où chacun porte son lot de regrets, de failles et de souffrances. Dimitri porte le poids d’une culpabilité vis-à-vis de son père et de sa sœur ; quant à Milan, c’est sa situation personnelle (Serbe de Bosnie ayant une femme musulmane) qui révèle toute la complexité de cette zone de l’Europe où coexistait dans un fragile équilibre une mosaïque communautaire.

L’une des qualités premières de cette bande dessinée est d’avoir su subtilement mettre en forme les problématiques historiques de cette région sans en alourdir le propos ou la narration. Un pari réussi, un graphisme soigné, des couleurs sombres qui cadrent bien avec la tonalité de l’histoire. Le personnage de Milan est à lui tout seul un concentré de tout ce qui déchirera la Yougoslavie post-Tito. Personnage réellement touchant, désabusé, il n’omet pas de nommer les responsables dans un dernier laïus : l’OTAN et, à travers elle, les USA.

Car, oui, la Yougoslavie a bel et bien été un laboratoire pour l’oligarchie en matière de démantèlement territorial, avec le scandale de la création du Kosovo en tant qu’Etat fantoche et mafieux aux relents islamistes ; le tout supervisé par les USA et l’installation de leur base militaire Bondsteel, que du lourd ! Le Kosovo, rappelons-le, est le foyer historique de la civilisation serbe après la bataille de Kosovo Polje en 1389, où les Serbes furent opposés aux troupes ottomanes. Aujourd’hui, le Kosovo est peuplé majoritairement d’Albanais, la population serbe ayant dû, dans son ensemble, fuir.

Pour revenir à notre ouvrage, je ne peux que vous conseiller cette BD qui captivera aussi bien les bédéphiles que les plus réfractaires au genre car c’est un récit poignant sur une période occultée de notre histoire européenne.

Jérôme Régnault

Article paru dans Présent daté du 20 décembre 2019

N. Mirkovic, S. Mogavino et G. Quattrocchi, Bienvenue au Kosovo, Editions du Rocher, 2019, 58 pages, 14,90 euros.

Chroniques du Vivre-ensemble : Le nombre d’agressions contre les pompiers en forte hausse

20/12/2019 – FRANCE (NOVOpress)
En 2018, 3 411 pompiers ont été victimes d’agressions physiques ou verbales. Il s’agit là d’une augmentation de 21% par rapport à l’année 2017.

Rémy Chabbouh, pompier et secrétaire général de SUD, Christophe Soullez, chef de l’ONDRP (observatoire national de la délinquance et des réponses pénales), et Yannick Ténési, sécrétaire général du SNSPP-PATS (syndicat national des sapeurs-pompiers professionnels et des personnels administratifs techniques et spécialisés), se sont exprimés sur les causes de ces violences quotidiennes, ainsi que sur la position des pompiers au sein du service public.


Arrêts de la Cour de cassation sur la GPA : en marche vers le marché des bébés

20/12/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Dans un communiqué de presse du 19 décembre, la Manif Pour Tous appelle – à nouveau – les Français à manifester le 19 janvier pour la dignité des femmes et le respect de l’humanité.

Ce 18 décembre 2019, la Cour de cassation a fait mine de poursuivre le raisonnement qu’elle avait suivi dans le cas du couple Mennesson : elle a de nouveau jugé en faveur de la retranscription intégrale à l’état civil français d’actes de naissance d’enfants obtenus de mères porteuses à l’étranger par d’autres couples.

Mais si la Cour de cassation avait prétexté du « temps écoulé » dans le cas des jumelles Mennesson, ce motif n’est en réalité plus valable pour les cas jugés hier. La Cour de cassation n’a même pas pris la peine, cette fois-ci, de justifier sa décision, estimant carrément qu’« une GPA légalement faite à l’étranger ne fait pas, à elle seule, obstacle à la transcription de l’acte de naissance des enfants désignant le père biologique et le père d’intention». Un revirement sans précédent.

Ce faisant, la Cour de cassation va encore plus loin que la Cour européenne des droits de l’homme : cette dernière, dans un avis rendu le 10 avril dernier à la demande de la Cour de cassation et dans une décision publiée la semaine dernière (rendue le 12 décembre 2019), indiquait que la filiation entre le parent d’intention – le conjoint du père biologique – et l’enfant pouvait être établie en passant par l’adoption. Elle évitait ainsi l’invraisemblance qui consiste à faire comme si un acte de naissance évacuant la mère, c’est-à-dire la femme qui a mis au monde l’enfant, pouvait être exact.

La Cour de cassation ne s’est pas gênée pour passer outre un principe juridique constant, fondateur du droit de la filiation : « mater semper certa est » (la mère est toujours certaine).

En outre, dans les deux cas jugés hier, la Cour de cassation n’a pas été gênée non plus par l’invraisemblance qui consiste à faire inscrire directement deux pères sur l’acte de naissance d’un enfant au lieu de passer par l’adoption, déjà plus conforme à la réalité.

Ce faisant, la Cour de cassation, qui non seulement omet de tenir compte de l’interdiction de la GPA, laquelle implique de lutter contre cette pratique, mais en outre redéfinit la filiation, outrepasse son rôle. Elle prend, en quelque sorte, le rôle du législateur.

Cependant, cette décision atteste aussi du mouvement en cours, le législateur envisageant lui-même, dans le cadre du projet de loi bioéthique actuellement débattu au Parlement, de créer une « filiation » nouvelle, fondée sur la seule volonté des adultes. Ce projet n’est pourtant pas encore voté et le processus sera encore long. La Cour de cassation ne saurait donc en principe instaurer dans les faits une « filiation » fondée sur la volonté des adultes.

Cette décision de la Cour de cassation omet de prendre en compte l’exploitation des femmes générée par la gestation pour autrui : la pratique des mères porteuses est le summum du sexisme, contre lequel les responsables actuels prétendent tous les jours lutter, aussi bien en France qu’à l’international comme l’a montré le dernier sommet du G7.

Cette décision de la Cour de cassation omet de prendre en compte l’exploitation des femmes générée par la gestation pour autrui : la pratique des mères porteuses est le summum du sexisme, contre lequel les responsables actuels prétendent tous les jours lutter, aussi bien en France qu’à l’international comme l’a montré le dernier sommet du G7.

Si le projet de loi bioéthique est voté en l’état, il créera dans la loi une « filiation » nouvelle. Et dans quelques mois, les militants favorables à l’exploitation de la femme, à l’achat d’enfants et au business international de la procréation ne manqueront pas de dire que « la situation est hypocrite : la GPA a acquis toutes les caractéristiques de la légalité, il est temps de la légaliser ».

L’urgence est immense : cette dérive vers la marchandisation humaine et le business de la fabrication d’enfants avec la PMA sans père et la GPA doit être stoppée. Elle implique un moratoire sur le projet de loi.

Pour lire la suite, c’est ici !

Les Décodeurs décodés : condamnation de Samuel Laurent et du Monde pour diffamation

Vous connaissez les Décodeurs, financés par Facebook, et animés jusqu’il y a peu par Samuel Laurent. Samuel Laurent et son employeur Le Monde viennent d’être condamnés pour diffamation envers Olivier Berruyer, animateur du site Les Crises.

Rappel des faits

Le 16 février 2017, Samuel Laurent traitait Olivier Berruyer de faussaire, reprenant sans aucune vérification les accusations d’une universitaire de Rennes, Cécile Vaissié, dans son livre Les Réseaux du Kremlin en France. Un mois plus tard, s’appuyant sans doute sur le même livre, le 17 mars 2017, Adrien Senecat publiait dans Le Monde un dossier sur « l’industrie de la désinformation », accusant Olivier Berruyer d’approximations, d’erreurs volontaires et d’avoir supprimé 600 de ses articles que l’on pouvait supposer fautifs. Le 16 juin 2019 Cécile Vaissié était condamnée à verser à Olivier Berruyer 4.500 € au titre des dommages et intérêts et remboursement des frais de justice.

Les arroseurs arrosés

Le tribunal de Paris a condamné Adrien Senecat, Samuel Laurent et Le Monde par un jugement du 17 décembre 2019 pour diffamation. Louis Dreyfus, directeur de la publication et Adrien Senecat à 1.500 € d’amende et 3.500 € de dommages et intérêts. Samuel Laurent est condamné à 500 € d’amende et 2.500 € de dommages et intérêts. Ces sommes incluent une partie des frais de justice.

Samuel Laurent qui s’était illustré par un article fameux sur le Pacte de Marrakech que nous avions décortiqué ici a depuis quitté les Décodeurs pour des enquêtes dans le même quotidien du soir.

Article repris du site OJIM

Réforme des retraites et dessous électoraux – Cyril Raul (Les Identitaires)

Il est naïf de penser que la réforme des retraites vise à viabiliser le système de répartition sur le temps long. D’abord parce que toute réforme sociale sans mesures radicales sur l’immigration est une entreprise inconséquente par nature, que le projet concerne les retraites comme l’école, les prisons ou les hôpitaux. Ensuite parce que les visées de l’exécutif sont, comme souvent, d’abord électorales et court-termistes.

La mort programmée du système

Au gouvernement comme parmi les Français, peu croient encore à la viabilité du régime des retraites. Ce constat semble partagé dans tout le spectre de la population, des jeunes actifs aux personnes âgées. Fatalistes, les premiers devinent qu’ils cotisent contraints et forcés pour une assurance retraite obligatoire dont ils ne verront jamais la contrepartie à la fin de leur carrière. Craintifs, les seconds redoutent un effondrement anticipé du système, entraînant une baisse drastique de leur pension mensuelle et, plus généralement, de leur rente.

Les gagnants

Paradoxalement, c’est d’abord vers ces retraités craintifs que la réforme se tourne. Le programme d’Emmanuel Macron en 2017 prenait d’ailleurs bien soin de le préciser : pour eux, rien ne changera. Les personnes âgées ont en effet besoin que tout change pour que rien ne change pour eux. La réforme les rassure car elle prétend pérenniser le système, au moins pour un temps. Conséquence logique : les retraités sont la seule tranche de la population soutenant majoritairement la réforme.

En réformant les retraites sans toutefois toucher aux pensions des retraités dont le poids démographique menace pourtant la viabilité du système, Emmanuel Macron compte avant tout conforter son socle électoral. Un tiers des plus de 65 ans a voté Nathalie Loiseau aux européennes. Un poids considérable, les personnes âgées étant la tranche de l’électorat la plus mobilisée lors des élections. L’horizon de l’exécutif n’est pas 2025 – date à partir de laquelle la réforme des retraites commencerait progressivement à s’appliquer – mais 2022. Échéance pour laquelle Macron aura à nouveau besoin d’un soutien clair et massif des plus de 65 ans pour s’assurer la victoire.

Les perdants

Dans le même temps, Édouard Philippe a annoncé le 11 décembre dernier que les personnes nées avant 1975 ne seront pas concernées par le nouveau système. Quand l’un des principaux arguments avancés pour faire accepter une réforme repose sur son report dans le temps, c’est que la première génération concernée par son application sera lésée par rapport aux précédentes.

Et en l’espèce, ceux qui se verront appliquer la réforme seront les actifs de 30-50 ans. Or cette tranche constitue le cœur sociologique de l’électorat du Rassemblement National. La génération des actifs sur le dos de laquelle tout le système de retraite par répartition repose, mais aussi celle des parents qui s’inquiètent pour l’avenir de leurs enfants, la première génération à avoir grandi avec l’immigration de masse, celle des Gilets Jaunes originels, celle animée par un double sentiment de déclassement et de dépossession.

Pas de victoire sans les retraités

Si le RN parvient à séduire l’électorat des actifs, celui des retraités constitue pour lui un véritable boulet électoral : au second tour en 2017, Marine Le Pen n’avait réalisé que 22 % des voix chez les plus de 70 ans.

Photo du vote selon l’âge

Il est tentant de pester contre une génération qui semble accorder plus d’importance au maintien de ses revenus qu’au destin de son peuple. Mais si victoire électorale il doit y avoir, il ne faut pas insulter les retraités, mais les rassurer. Ne serait-ce que parce que dans nos sociétés occidentales vieillissantes, il n’y a pas de victoire électorale sans percée chez les personnes âgées. Des États-Unis à l’Italie en passant par le Royaume-Uni ou la France, il est très difficile de gagner avec un retard tel que celui du RN dans cette tranche d’âge. La victoire ne peut passer que par l’union des actifs des classes moyennes et populaires et d’une partie des personnes âgées. Les uns doivent être sur-mobilisés, tandis que les autres doivent être rassurés, au moins pour une partie d’entre eux.

Les retraités ou les immigrés

Or, sur la question des retraites, la lutte contre l’immigration et la mise en œuvre de mesures de remigration sont objectivement les meilleurs moyens de mobiliser un électorat inquiet pour sa pension. La raison est mathématique : démographiquement, les papy boomers et les immigrés sont deux populations en pleine croissance. Les actifs français ne pourront plus indéfiniment porter sur leur dos le poids toujours plus lourd de deux populations dépendant des pensions et des aides. Dans la décennie 2020 à venir, les gouvernements français devront faire des choix et nécessairement réduire les droits des uns pour continuer à financer ceux des autres. Faire infuser cette donnée dans l’électorat retraité constitue sans doute un levier – parmi bien d’autres – d’une victoire dont l’imminence apparaît chaque jour plus vitale et nécessaire.

Cyril Raul

Texte repris du site de : Les Identitaires

Réforme des retraites – Marine Le Pen : « Il n’est pas opportun de nommer quelqu’un qui a fait sa carrière dans un grand groupe ! »

Le député Laurent Pietraszewski a été nommé secrétaire d’État chargé des Retraites pour succéder à Jean-Paul Delevoye. Marine Le Pen réagit à cette nomination, alors qu’on a appris que Laurent Pietraszewski a perçu, en 2019, 72.000 euros du groupe Auchan dans lequel il était employé avant d’être élu député.

Elle revient sur les positions de Jean-Luc Mélenchon, de la CGT et des autres syndicats sur la réforme des retraites.

Pour quelle raison avez-vous critiqué, sur Twitter, la nomination du haut-commissaire aux Retraites sur ses intérêts avec le groupe Auchan ?

J’ai critiqué cette nomination tout simplement parce qu’un des débats autour de cette réforme des retraites est le bénéfice assez considérable que vont en tirer les grands groupes et les multinationales. Pour éviter toute suspicion de conflit d’intérêts, il n’est peut-être pas de bonne politique de nommer quelqu’un qui a fait la totalité de sa carrière au sein d’un grand groupe. Durant toute sa carrière, il était chez Auchan. En 2019, il percevait encore des indemnités de licenciement. Le problème du conflit d’intérêts c’est que sa suspicion est suffisante pour éviter de telles nominations. Or, on a le sentiment qu’il y a de plus en plus de représentants de grands groupes qui vont évidemment bénéficier de cette réforme des retraites.

Cette nomination fait suite à la démission très médiatisée de Jean-Paul Delevoye. Il avait été mis en cause pour treize mandats qui pouvaient entrer en contradiction avec son mandat de haut-commissaire aux Retraites. Qu’est-ce que cela évoque de nommer également quelqu’un dont le passif est problématique ?

Je pense que le gouvernement n’a personne d’autre. Ils vivent entre eux. Ils ne connaissent pas d’autres personnes que celles issues du milieu qu’ils fréquentent. C’est l’endogamie totale. Cela pose un vrai problème. La situation des retraites et les choix faits pour les retraites de demain touchent précisément à l’intérêt général. Il doit donc être tenu éloigné des intérêts particuliers, et notamment des intérêts financiers particuliers. Or, M. Marleix a eu l’occasion de le soulever à l’Assemblée nationale. On sait très bien que, par au moins deux biais, les très grands groupes vont bénéficier de cette retraite. Soit les grands groupes assurantiels et peut-être même les groupes bancaires au travers des assurances complémentaires qui vont être mises en œuvre autour de cette retraite. Les complémentaires sont supprimées. Les grands groupes qui livrent des salaires au-dessus de 10.000 euros vont faire des économies considérables du fait de la disparition des cotisations au-delà de ces 10.000 euros par mois.

Le Rassemblement national est fortement opposé à cette réforme. Jean-Luc Mélenchon avait déclaré, il y a quelques semaines, que Marine Le Pen faisait un pas vers l’humanisme et que ses adhérents étaient les bienvenus dans ses manifestations. Qu’en pensez-vous ?

Je n’ai pas de leçon d’humanisme à recevoir de M. Mélenchon. Je pense que M. Mélenchon a pris conscience que le comportement de M. Martinez démontrait que son objectif n’était pas la défense des salariés mais de la gamelle. Il n’a pas voulu tomber dans le piège. Je pense que des dizaines de millions de Français vont être impactés par cette réforme des retraites. Par conséquent, je me réjouis à chaque fois que quelqu’un prend conscience lucidement des conséquences que va avoir cette réforme des retraites.
Je crois qu’il n’y a pas plus à en tirer. Je sais bien que certains journalistes s’excitent autour de je ne sais quel rapprochement. Nous pouvons être d’accord sur un certain nombre de sujets avec Jean-Luc Mélenchon. Il y en a un, au moins, qui nous divise profondément et durablement, c’est celui non seulement de l’immigration, mais aussi des relations qu’il est nécessaire de ne pas avoir, en ce qui me concerne, et d’avoir, en ce qui le concerne, avec l’islamisme radical.

La critique que vous formulez à M. Martinez, la formulez-vous sur l’ensemble des syndicats ou seulement sur la CGT ?

J’ai des propos assez rudes à l’égard des dirigeants des centrales syndicales pour une raison simple. Je les ai vus défendre l’Union européenne et cet accord de libre-échange. Je les ai vus défendre l’immigration de masse qui pèse à la baisse sur les salaires. Je les ai vus défendre la concurrence internationale déloyale. Je les pense assez éloignés des intérêts des salariés. C’est peut-être la raison pour laquelle ils ont de moins en moins d’adhérents et qu’une grande partie de leurs adhérents votent pour le Rassemblement national.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Mis en accusation par une Chambre divisée, Donald Trump dénonce la «haine» de ses adversaires politiques

Donald Trump

19/12/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Mercredi 18 décembre, les démocrates ont obtenu les voix nécessaires à la Chambre des représentants pour mettre en accusation le chef d’Etat pour «abus de pouvoir et obstruction», après presque trois mois d’enquête sur l’affaire ukrainienne.

En meeting dans le Michigan, Donald Trump a aussitôt réagi en dénonçant la «haine» de ses adversaires politiques.

Le sort de Donald Trump est désormais entre les mains du Sénat. Son procès devrait se tenir en janvier. Mais les républicains, qui contrôlent la chambre haute, ont d’ores et déjà prévenu qu’ils avaient la ferme intention d’acquitter leur président.