Contre les « casseurs », la fin justifie-t-elle les moyens ? Interdiction de manifester et fichages abusifs sont à craindre

L’interdiction de manifester envisagée par la proposition de loi anti-casseurs et l’information du Canard enchaîné sur de potentiels fichages abusifs de manifestants ordonnés par le parquet, interrogent sur les libertés que s’octroie la Macronie.

Pour tenter de rester au pouvoir, le haut-fonctionnaire Emmanuel Macron et la Macronie disposent désormais de deux outils.

Tout d’abord, considérant comme incontournable l’exécution de la feuille de route qui leur a été fixée, c’est à dire la destruction la plus rapide possible de l’État-providence français et l’arrimage définitif à l’ordo-libéralisme allemand, les macronistes considèrent que la fin justifie les moyens. La violence, sans précédent depuis la guerre d’Algérie, des répressions policières et judiciaires contre le mouvement des gilets jaunes en est la traduction. Le bilan des violences physiques est catastrophique, celui des violences judiciaires, même si on en parle peu, ne l’est pas moins.

Le deuxième outil est la servilité apparente de la justice. Depuis l’élection pour le moins surprenante qui a porté Emmanuel Macron à la présidence, la justice pénale s’est complètement déconsidérée, accordant à la Macronie une impunité choquante et obéissant visiblement aux exigences des places Vendôme et Beauvau. Les milliers d’arrestations dont certaines préventives (!), les poursuites souvent absurdes, les procédures violées, les incriminations fantaisistes et la dureté des peines, semblent montrer que parquets et juges du siège confondus exécutent avec zèle les ordres de l’exécutif. Et naturellement, les organisations syndicales de magistrats sont muettes, ainsi d’ailleurs que les grandes âmes, professeurs de morale, universitaires, signeurs de pétition, docteurs de la gauche culturelle, tous sont atteints d’une sévère extinction de voix.

Fiché « même lorsque les faits ne sont pas constitués »

Deux petits exemples très récents témoignent de l’ampleur du mal. Tout d’abord l’information du Canard enchaîné sur les instructions données par la hiérarchie du parquet de Paris à propos des arrestations de manifestants. Il y a d’abord la consigne pour les personnes arrêtées de « maintenir l’inscription au TAJ (Traitement des Antécédents Judiciaires) même lorsque les faits ne sont pas constitués ». Pardon ? Mais cette inscription en dehors de toute justification dans un fichier de police est strictement illégale. Et c’est le parquet de Paris qui l’ordonne ? Manifestement, il n’est pas gêné et insiste pour que ce fichage soit effectué même si les faits sont « ténus ou si une irrégularité de procédure a été constatée ». Ben voyons ! Parce que ça peut toujours servir ?

Toujours soucieux du respect de la loi, le parquet de Paris poursuit en demandant de « ne lever les gardes à vue que le samedi soir ou le dimanche matin afin que les intéressés ne grossissent à nouveau les rangs des fauteurs de troubles ». Interrogé, le porte-parole de ce même parquet précise : « Ne laissez pas penser que le parquet de Paris prolonge les gardes à vue des gens qui n’ont rien fait. » Ben si, mon gars, c’est exactement ça. Ce qui est un peu ennuyeux, c’est que dans le Code pénal, ça porte un nom : la séquestration arbitraire. Infraction prévue et réprimée par l’article 224-1 que l’on va se faire un plaisir de citer : « Le fait, sans ordre des autorités constituées et hors les cas prévus par la loi, d’arrêter, d’enlever, de détenir ou de séquestrer une personne, est puni de vingt ans de réclusion criminelle. » Deux petites observations : en-deçà de sept jours de détention arbitraire cela cesse d’être un crime pour redevenir un délit (5 ans, 75 000 €). Ensuite ce ne sont pas les policiers qui sont visés mais bien ceux qui donnent des ordres aussi manifestement illégaux, c’est-à-dire le patron du parquet de Paris et les magistrats qui ont relayé ses ordres. Ce qui est quand même assez ennuyeux lorsque l’on lit l’article 432–4 du Code pénal, qui incrimine précisément les atteintes à la liberté individuelle commise par les dépositaires de l’autorité publique, ce que sont les magistrats du parquet. On citera pour la forme l’article 5 de la CEDH qui définit cette liberté individuelle d’aller et venir.

On va me dire que je pinaille. C’est à tort. Le parquet, autorité de poursuite, a la mission constitutionnelle de veiller au respect de la loi et de saisir la justice si elle est violée. S’il commençait par la violer lui-même, sa légitimité volerait en éclats. On va me dire aussi que les personnes arbitrairement séquestrées pourraient saisir la justice d’une plainte fondée sur les articles du Code pénal cités. Excellente idée ! La plainte devrait être adressée au procureur du tribunal de grande instance de Paris, sous l’autorité duquel ces consignes ont été données. On imagine sa célérité.

L’interdiction de manifester au menu de la loi anti-casseurs

Après avoir dit du mal des magistrats du parquet de Paris, retournons nous maintenant vers les parlementaires LREM, qui s’apprêtent à adopter une énième loi anti-casseurs. Ces textes qui abîment jour après jour les libertés publiques dans notre pays. On notera d’ailleurs qu’il s’agit d’un texte proposé par les Républicains (LR) qui méritent un ban pour cette démonstration de leur caractère indécrottable.

L’ensemble de ce texte est profondément liberticide, mais il y a un article qui sort du lot. Il s’agit de l’article qui donne le pouvoir au préfet d’interdire à des citoyens de manifester pour une durée pouvant aller jusqu’à un mois et éventuellement sur la totalité du territoire national. Un certain nombre d’esprits libres, toutes tendances confondues, se sont élevés contre cet arbitraire qui n’avance même pas masqué. Le droit de manifester est une liberté protégée par la Constitution. Ce pouvoir d’en interdire l’exercice a priori donné au pouvoir exécutif est inconstitutionnel. Il est également inconventionnel car contraire à la Convention européenne des Droits de l’Homme signée par la France. Il peut exister des abus du droit de manifester mais, comme pour la liberté d’expression, le contrôle se fait a posteriori. Ensuite, cette interdiction personnelle de manifester est une sanction et, dans un pays démocratique et civilisé, toute sanction doit être prononcée par un juge. Le fait qu’elle le soit par une autorité exécutive est le critère même de l’arbitraire. Et que l’on ne vienne pas prendre l’exemple des supporters interdits de stade, cela n’a rien à voir avec la liberté constitutionnelle de manifester, mais avec le droit d’aller dans un lieu privé pour une manifestation privée où l’organisateur ne souhaite pas votre présence.

Juges et parti

Trois juges sont concernés par ce que l’on peut qualifier de loi scélérate et par son application. Le juge constitutionnel d’abord, à qui elle sera probablement soumise ; le juge administratif ensuite ; et le juge pénal enfin car cette loi comprendra un volet pénal. Le Conseil constitutionnel présidé par Laurent Fabius, en totale connivence idéologique avec le macronisme, n’y verra probablement aucun inconvénient, comme il l’a fait avec la loi fake news. Le juge administratif, lui, pourra être saisi d’un référé-liberté pour contester une interdiction notifiée par un préfet : je connais parfaitement ces procédures pour les avoir pratiquées et je peux témoigner de la quasi impossibilité pour le simple citoyen de se lancer dans ce genre d’aventure. Ensuite, le juge administratif devra appliquer la loi telle qu’elle est, et donc examiner en urgence la valeur des critères utilisés par le préfet dans un débat contradictoire où l’État sera présent. On peut d’ailleurs craindre une objectivité très relative de ce type de juge, souvent passé par les mêmes écoles que les hommes et les femmes au pouvoir. Enfin, le juge pénal, pour ceux qui auront ignoré l’interdiction (six mois de prison et 7500 € d’amende).

J’avais récemment au téléphone un ami, électeur fidèle du PS, à qui j’expliquais le caractère très inquiétant de toutes ces dérives, et qui me répondit : « J’ai été sur un rond-point, il n’y avait que des beaufs. Il est normal que l’État se protège contre eux y compris avec ces moyens. Et s’il y a des illégalités comme tu dis, ils n’ont qu’à saisir le juge… » Excellente idée.

J’ai raccroché.

Régis de Castelnau

Texte repris du site Causeur

Le « Spiegelgate » : un scandale dans la presse allemande qui pourrait qualifier Der Spiegel pour un Bobard d’Or

01/02/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Agé de 33 ans, Claas Relotius était l’étoile montante de la presse germanophone. Couvert de récompenses, il avait reçu en 2017 le « Prix Européen de la Presse » pour l’un de ses « reportages » fracassants publiés dans l’hebdomadaire Der Spiegel. Pour d’autres reportages il s’était vu attribuer à trois reprises le « Deutscher Reporterpreis » (équivalent allemand du prix Pulitzer) et venait de le recevoir son quatrième début décembre pour un reportage sur les milices américaines patrouillant le long de la frontière mexicaine.

L’hebdomadaire Der Spiegel fut contraint d’annoncer publiquement que Relotius avait reconnu avoir « falsifié à grande échelle ses articles », inventant des faits, des personnages et des citations dans au moins 14 de ceux-ci.

La révélation de ce scandale conforte le parti d’opposition Aternativ für Deutschland dans sa dénonciation de la « Lügenpresse » (Presse menteuse). Quant aux Etats-Unis, ils ont fait savoir à l’hebdomadaire, par l’intermédiaire de leur ambassadeur en Allemagne, leur indignation devant le parti pris systématiquement anti-américain de ces fraudes.

Bien sûr car il existait un indice : Relotius avait reçu en 2014 le prix du Journaliste de l’année décerné par la chaîne américaine CNN ! Et chacun sait à quel point cette chaîne ne brille pas toujours par l’exactitude et la véracité des informations qu’elle diffuse !

Entretien avec Aurélien Verhassel, président de l’Organisation Citadelle : « Le Système souhaite nous abattre »

La chaîne qatarienne Al Jazeera a diffusé mi-décembre un reportage à charge contre les identitaires de Lille, n’hésitant pas à trafiquer les images. Aurélien Verhassel, président de l’Organisation Citadelle, nous explique le déroulement du tournage ainsi que les graves conséquences subies par les militants, dont quatre ont été placés en garde à vue mercredi dans le cadre d’une enquête préliminaire.

— Quand et comment la chaîne Al Jazeera a-t-elle tourné son reportage ?

— Le journaliste infiltré en caméra cachée a passé la porte de la Citadelle pour la première fois en septembre 2017 lors de la Braderie de Lille, où, comme chaque année, nous tenions un stand politique devant nos locaux afin de précisément permettre à la population de venir découvrir les lieux et discuter avec nos militants. Il lançait régulièrement des sujets tendancieux – nous forçant à le recadrer à plusieurs reprises – et se tournait en permanence vers les plus jeunes ou des personnes de passage. Quelques semaines avant la diffusion de la première partie du reportage, manquant sans doute d’images croustillantes me concernant, une équipe conséquente d’Al Jazeera constituée de trois journalistes et de cinq « gros bras » est allée jusqu’à me poursuivre dans la rue, dès la sortie de mon logement, pour m’intimider et tenter de causer un esclandre. Ils ont attendu qu’une bande de Maghrébins passe à proximité pour hurler que mes militants « agressaient des Arabes », pour déclencher une rixe et enfin recueillir des images « intéressantes ». Ce reportage visait clairement à nous anéantir socialement et économiquement. Tous les militants présents dans le reportage ont perdu leur travail à la suite de la diffusion de ce dernier.

— Quels sont les faits reprochés à la Citadelle ?

— Rien ! Sinon d’être le fer de lance de la lutte contre l’immigration-islamisation et d’accueillir chaque semaine de nombreux Français voulant défendre leur identité. En effet, judiciairement, la Citadelle n’est en rien inquiétée. J’ai été filmé en caméra cachée pendant six mois sans qu’il n’en sorte rien. Il faut néanmoins séparer l’aspect judiciaire des graves attaques médiatiques dont nous avons fait l’objet. Le reportage, dans lequel interviennent deux journalistes qui travaillent ou ont travaillé pour Libération, est monté sur la base d’images de trois provocateurs tournées en caméra cachée, parfois dans d’autres établissements que la Citadelle. L’ensemble des médias ont tenté de faire passer ces trois provocateurs pour des militants identitaires afin de discréditer notre mouvement. Certains journalistes, animés par la volonté de nuire, sont même allés jusqu’à produire des montages trompeurs pour faire croire que certaines scènes avaient été filmées dans notre maison de l’identité.

— Que répondez-vous à ces accusations ?

— Le scénario de ce feuilleton était écrit à l’avance. Mon avocat, maître Maxime Moulin, a écrit à Al Jazeera, ils n’ont pas donné suite, cela démontre le peu d’objectivité du reportage qui était réalisé uniquement à charge. Malgré six mois d’infiltration et des moyens mis en œuvre encore jamais vus en France, grâce à l’argent du Qatar, le reportage n’est finalement basé que sur quelques personnes de passage qui, contrairement à ce que les « journalistes » d’Al Jazeera laissent entendre, ne sont pas des militants actifs.

Aujourd’hui, quand 100 % des terroristes sont musulmans, il ne faut surtout pas faire d’amalgame, mais quand trois adhérents d’une association qui en compte 1 200 tiennent des propos d’ivrognes à trois heures du matin, la France est en danger ? Des propos répréhensibles ont certes été tenus dans ce reportage, je les dénonce et les condamne sans équivoque. Ces derniers n’ont rigoureusement rien à voir avec notre philosophie et notre vision du monde.

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Matteo Salvini continue sa lutte contre l’immigration

01/02/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Le chef de file de la Ligue avait déjà porté il y a deux mois la précédente loi encadrant l’immigration, au point que celle-ci se retrouve nommée le décret Salvini.

Ce texte, plébiscité par la chambre des députés, durcissait les attributions de titres de séjour et facilitait l’expulsion des clandestins. Avant-hier, M. Salvini a annoncé travailler sur une nouvelle mesure visant cette fois à intervenir en amont en limitant l’accès des eaux italiennes aux ONG, principales pourvoyeuses de clandestins en Italie.

Les arrivées d’immigrés dans ce pays ont déjà connu une baisse historique l’an passé grâce, entre autres, à la politique anti-immigration mise en place par Matteo Salvini. Celui-ci continue donc sur cette voie, fort des sondages qui montrent que le peuple italien est plus que jamais derrière lui.