Le pacte sur les migrations signé à Marrakech

11/12/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Cet accord a été approuvé formellement hier par des représentants de 159 pays. Il avait été ratifié par 192 des pays membres de l’ONU en juillet dernier, à l’exception des États-Unis de Donald Trump qui s’étaient formellement opposés au texte dès sa genèse. Dans l’optique de rendre les migrations « bénéfiques à tous », 23 objectifs ont été fixés par ledit pacte, avec pour chacun d’eux, les mesures nécessaires à entreprendre pour les atteindre. Les gouvernements signataires ont pris cet accord sans consulter leur peuple par référendum, ni même parfois ses représentants. La question n’a notamment pas été débattue devant l’Assemblée nationale dans le cas de la France, tandis qu’on a même vu le chef du gouvernement belge passer outre l’opposition du second parti de sa coalition pour ratifier ce traité.

Ce traité définit des positions bien précises sur l’immigration

Quand bien même celui-ci ne représente pour l’instant qu’un regroupement de propositions non contraignantes, il représente un cahier des charges clair de la gestion de l’immigration souhaitée par les Nations unies. Celle-ci y est décrite comme un phénomène inéluctable, ce qui fait que l’accord ne fait que tenter de la faciliter. Il s’adresse ainsi en majorité aux futurs et actuels pays d’accueil, les exhortant à favoriser l’arrivée de ces immigrés. Plus aucune distinction n’est par ailleurs faite entre l’immigration légale et illégale, économique ou liée à la guerre, toute personne vivant hors de son pays y étant considérée comme migrant, terme apparenté à réfugié.

Il pourrait par ailleurs représenter un danger pour la liberté d’expression

Le point 17 de ce traité prône « l’élimination de toutes les formes de discrimination, dont le racisme, la xénophobie et l’intolérance, à l’endroit des migrants et de leur famille », et encourage à « promouvoir une information indépendante, objective et de qualité, y compris sur Internet, notamment en sensibilisant les professionnels des médias aux questions de migrations ». Également, ce point invite à la lutte contre les discriminations « en cessant d’allouer des fonds publics ou d’apporter un soutien matériel aux médias qui propagent systématiquement l’intolérance, la xénophobie et le racisme », tout en garantissant, ironiquement, « le plein respect de la liberté de la presse ».

Gilets jaunes – Macron, un discours pour rien

Ainsi, après plusieurs semaines de manifestations, mais aussi parfois d’émeutes. Après qu’il y a eu des dizaines de blessés parmi les manifestants, mais également parmi les forces de l’ordre, et même plusieurs morts en marge de ce vaste et inédit mouvement des gilets jaunes. À l’issue de destructions importantes qui ont provoqué pour des centaines de millions d’euros de dégâts dans notre pays, Macron, le Jupiter élyséen, s’est enfin décidé à descendre de son Olympe. Car son intervention devant les Français était attendue. Invisible et inaudible depuis le début des manifestations, si ce n’est par quelques indiscrétions sans doute savamment distillées, le président de la République s’est exprimé ce lundi soir, pendant une dizaine de minutes, afin de dire son ressenti et d’annoncer les mesures qui, selon lui, devaient faire baisser la tension et renvoyer les gilets jaunes chez eux. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le message a été insuffisant. En d’autres temps, on aurait dit que « le compte n’y est pas ».

À un vaste mouvement populaire et social, Macron a cru bon de répondre par quelques mesures minimalistes. Alors que les gilets jaunes demandaient du pouvoir d’achat, il leur a proposé une revalorisation du SMIC de 100 euros, et rien pour les autres travailleurs. Une prime de Noël, à la charge des entreprises qui le voudront bien. Alors que les gilets jaunes demandaient plus de démocratie, il leur a proposé un débat en refilant, au passage, le bébé aux maires. Alors que les gilets jaunes demandaient plus de justice et d’équité, il a proposé des miettes aux uns et rien aux autres. Face à cette crise majeure et sans précédent, le président de la République s’est montré égal à lui-même, alliant compassion de circonstance et vraies menaces. Menaces contre les gilets jaunes qui poursuivraient leurs actions, mais aussi menaces contre des « irresponsables politiques » sans qu’il les désignent nommément, mais dont on voyait bien qui il pouvait viser.

Exit, donc, la réindexation des salaires et des pensions sur l’inflation. Exit les vraies mesures pour le pouvoir d’achat, les Français devront continuer à se serrer la ceinture pour tout simplement continuer à vivre. Exit les décisions pour diminuer la dépense publique dont on sait qu’elle est un véritable fléau pour notre économie.

Ce n’est donc pas par ce discours, et encore moins par les mesures annoncées, que nous sortirons de cette crise. Trop de revendications, pourtant légitimes et fondées, n’ont pas été prises en compte. En revanche, les plus riches peuvent, une fois encore, dormir sur leurs deux oreilles, ils resteront riches. Et l’ISF ne sera pas rétabli.

Plus que jamais, c’est donc l’inconnu qui se profile. Quelles réactions auront les gilets jaunes sur leurs ronds-points, eux qui, maintenant depuis près d’un mois, tentent de se faire entendre mais n’ont manifestement pas su retenir suffisamment l’attention d’un Président prisonnier de sa politique et de ses maîtres de la haute finance internationale.

Plus que jamais, il s’avère donc indispensable de changer de politique. Mais les Français savent désormais qu’elle ne changera pas avec ceux qui sont actuellement au pouvoir. Ainsi, ce ne sont plus quelques mesures économiques ou fiscales qui sont à exiger, mais bien de nouvelles élections qui, seules, permettront de donner à la France une nouvelle majorité, porteuse d’un autre programme et d’un autre projet pour l’avenir de la France.

Olivier Damien

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

[vidéo] Interdit d’interdire – Gilets jaunes : suite ou fin ?

11/12/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Pour cette émission consacrée aux Gilets jaunes, Frédéric Taddeï reçoit Manuel Cervera-Marzal, sociologue, Etienne Chouard, enseignant, Alexandre Devecchio, journaliste, ainsi que Nelly Garnier, ancienne directrice des études du parti les Républicains et aujourd’hui directrice associée chez Havas.


Olivier Schrameck, lauréat du Prix de la carpette anglaise 2018

11/12/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Ce prix est décerné chaque année depuis 1999 par l’Académie de la Carpette anglaise. Cette année, le jury se composait de personnalités comme Natacha Polony, Albert Salon, Benoît Duteurtre, ou encore Yves Frémion. Le prix est attribué à un membre des élites françaises qui s’est distingué par son acharnement à promouvoir la domination de l’anglais en France et dans les institutions européennes, au détriment de la langue française.

Olivier Schrameck, lauréat du grand prix

Cette année, l’Académie de la Carpette anglaise a désigné Olivier Schrameck, président du Conseil supérieur de l’audiovisuel. Il est lui est reproché d’avoir « refusé d’exercer les pouvoirs qui lui incombent en matière de respect de la langue française dans les chaînes de radio et de télévision ».

Le prix spécial du jury à titre étranger pour Doug Ford

À titre étranger, l’Académie a décerné son prix à Doug Ford, Premier ministre de la province canadienne de l’Ontario. Celui-ci a annoncé l’abandon du projet de l’université francophone de l’Ontario français à Toronto, province bilingue. Il a volé la vedette à Louise Mushikiwabo, nommée secrétaire générale de l’OIF (Organisation internationale de la Francophonie), alors qu’elle n’a cessé de promouvoir l’anglais au détriment du français au Rouanda.

Une mention spéciale décernée à Emmanuel Macron

L’Académie n’a pas souhaité désigner le président de la République, par souci de ne pas attenter à la fonction. Toutefois, elle s’inquiète de ses interventions réitérées en anglais, en France comme à l’étranger.

Cette académie est une façon de résister mais avec humour

L’Académie avait décerné l’année dernière son prix à Anne Hidalgo, accusée d’avoir utilisé l’anglais comme langue de communication de la ville de Paris. En effet, la maire de Paris avait fait projeter sur la tour Eiffel ce slogan pour les Jeux Olympiques 2024 : « Made for sharing ».

Macron : cette haine qui ne ressemble pas du tout à l’amour

Au Puy-en-Velay, le chef de l’Etat s’était déplacé en toute discrétion. Pourtant, comme l’a souligné Caroline Parmentier, nous avons assisté à une scène ahurissante, dès l’annonce de son arrivée le bouche à oreille a fonctionné, des petits groupes se sont formés pour repérer la voiture officielle dans le cortège qui montait la rue principale. On a alors été témoin d’un déferlement de haine, une haine viscérale : « On va l’attraper, ce fils de p… » On a vu des gens « se mettre sur la route pour gêner son passage, d’autres ont même essayé de taper sur la voiture ».

A Amiens, lors des dernières manifestations des Gilets jaunes, le neveu de Brigitte Macron, Jean-Alexandre Trogneux, propriétaire de la chocolaterie Jean-Trogneux, a été insulté puis certains ont menacé de brûler son magasin.

En province, plusieurs permanences des députés de LREM ont été taguées et des députés ouvertement menacés.

Pourquoi une telle aversion envers notre Président et ses affidés ? Pourquoi une attitude similaire à ces fins de règne de 1789 en France et de 1917 en Russie ?

Difficile de croire que ce soit seulement les mesures antisociales et les revendications du pouvoir d’achat qui en sont la cause. Derrière le niveau de vie un autre aspect, un aspect qui touche au psychisme et à l’inconscient des foules, est à examiner. Cette haine à l’égard du chef de l’Etat qui enfle de jour en jour n’est qu’un mépris envers un souverain incapable de jouer son rôle de protecteur des faibles et de défenseur de la nation. Macron est rapidement devenu par certaines paroles, par ses amitiés et ses actions, le défenseur des riches, du mondialisme et des coquins.

Souvenons-nous de ces phrases chocs : « Les Gaulois réfractaires au changement », « les Français qui détestent les réformes », « ne rien céder ni aux fainéants, ni aux cyniques » « les illettrées », « les gens qui ne sont rien », « le pognon de dingue que la France dépense pour les minima sociaux », « Je traverse la rue, je vous trouve du travail », « Le bus pourra bénéficier aux pauvres », « La meilleure façon de se payer un costard, c’est de travailler. » Ces phrases font penser à la formule attribuée faussement à Marie Antoinette : « S’ils n’ont pas de pain, qu’ils mangent de la brioche… »

Benalla et autres racailles

Autre point dommageable, l’amitié qu’il a portée à un véritable voyou : Benalla. Les révélations qui, pendant un mois, ont défrayé la chronique nous ont donné de « Jupiter » une piètre image. Comment un président pouvait-il frayer avec un tel individu, petite frappe qui ne pensait qu’à abuser du pouvoir que l’Elysée lui octroyait ? Là aussi, on peut se référer à l’histoire de la Russie et à Raspoutine avec les complaisances à son égard, notamment de la tsarine.

Puis ce furent ces vidéos à l’Elysée, pendant la fête de la musique, avec des invités homosexuels se tortillant, joue contre joue, avec Emmanuel et Brigitte et un DJ électro arborant un t-shirt « Fils d’immigrés, noir et pédé ».

Des images qui n’étaient pas représentatives de la « France d’en bas ». De même, les moments de tripotage lors de son voyage à Saint-Martin où « Jupiter » enserrait deux jeunes gens torse nu faisant un doigt d’honneur à la caméra ont affecté terriblement l’image présidentielle. Chacune de ces scènes creusait un peu plus l’écart entre une France laborieuse et la fonction de chef de l’Etat. Pour cette France populaire, aucun doute, Jupiter affichait ses préférences pour une population qui n’était pas la leur.

Enfin les dépenses : piscine du fort de Brégançon : 34 000 euros, vaisselle de la manufacture de Sèvres pour, d’après Le Canard enchaîné, la coquette somme de 500 000 euros, réfections de l’Elysée avec un coût de 500 000 euros, salaires du personnel affecté à Brigitte à près de 300 000 euros. Là aussi, cette dernière prodigalité de Mme Macron offre un début de similitude avec l’affaire du collier de la Reine qui éclaboussa la réputation de Marie-Antoinette.

Lorsque l’on met bout à bout tous ces éléments, on comprend mieux les raisons révélatrices d’une grande défiance des Français à l’égard de Macron. Ces données ont entraîné le déchaînement de la parole sur les réseaux sociaux, amplifiant la détestation et la transformant en haine.

Facile alors de comprendre pourquoi le problème mute et devient aujourd’hui la personne même du locataire de l’Elysée.

Guillaume Bernadac

Article paru dans Présent daté du 10 décembre 2018

Les revendications des gilets jaunes croisées avec les programmes politiques

L’Observatoire du journalisme ne publie pas d’articles qui ne soient pas en relation avec les médias. Mais la situation consécutive au mouvement des gilets jaunes est tellement exceptionnelle que ce site a décidé de publier une lettre d’un de ses lecteurs croisant les programmes officiels des candidats à l’élection présidentielle de 2017 avec les revendications des gilets.

Gilets Jaunes : Vers une solution « à l’italienne » ?

On reprochait aux Gilets Jaunes, depuis le début du mouvement, un manque de coordination, l’absence de centralisation et surtout – handicap médiatique majeur – l’absence de représentants désignés pour porter leur parole sur les plateaux TV. Ajoutons à cela l’incapacité de la caste politico-médiatique à saisir la substantifique moelle de ce que l’on nommera pudiquement « la grogne sociale », et on comprend mieux son désarroi face à ce qu’il faut désormais bien accepter d’appeler une révolte.

Un programme Insoumis ?

Jean-Luc Mélenchon, le soir du dimanche 2 décembre, affichait une confiance toute électorale en affirmant que les revendications des Gilets Jaunes, publiées notamment ici, samedi 1er décembre, correspondraient en tout point au programme porté par LFI.

Jean-Luc Mélenchon n’a pas tout à fait tort. Il n’a néanmoins pas tout à fait raison non plus. En effet, à y regarder d’un peu plus près, et en croisant l’ensemble des programmes officiels des candidats à la dernière élection présidentielle, on voit se dessiner en clair-obscur une tendance fort intéressante et, qui plus est, déjà vue et déjà testée. Non pas certes celle des HLPSDNH, au grand dam des chroniqueurs mondains, mais bien l’improbable situation politique qui a vu le jour en Italie : l’alliance d’un parti d’extrême-droite respectable, la Ligue, et d’un parti d’extrême-gauche relativement modéré, le Mouvement 5 Étoiles. Explications.

Croisement des programmes

Si on fait l’exercice de croiser strictement les revendications et le contenu des programmes des candidats, c’est-à-dire sans entrer dans le jeu des interprétations et de l’exégèse, on constate que parmi les 42 propositions des Gilets Jaunes :

– 7 figurent au programme de François Fillon
– 9 figurent au programme d’Emmanuel Macron
– 10 figurent au programme de Benoît Hamon
– 8 figurent au programme de Nicolas Dupont-Aignant (dont 1 que Marine Le Pen ne proposait pas)
– 10 figurent au programme de Philippe Poutou
– 8 figurent au programme de Nathalie Arthaud
– 6 figurent au programme de Jean Lassalle
– 14 figurent au programme de Jacques Cheminade
– 9 figurent au programme de François Asselineau. À côté de cela, 20 de ces revendications figurent au programme de Marine Le Pen (21 si on intègre le programme de Nicolas Dupont-Aignant, ce qui n’est pas illogique au vu de leur rapprochement en cours de campagne), et 22 au programme de Jean-Luc Mélenchon.

29 revendications des gilets jaunes préemptées

Ce qui est encore plus intéressant, c’est que ces deux programmes, mis en superposition, représentent 29 revendications des Gilets Jaunes.

Ce qui devient ensuite extrêmement intéressant, c’est que les 13 revendications qui ne figurent pas dans ces deux programmes, une seule (le « zéro SDF ») figure dans le programme d’un autre candidat (Jean Lassalle)… Les autres ne sont inscrites dans aucun programme.

En dehors du fait qu’une seule revendication, qui n’apparaît que dans le programme de LFI (l’accueil digne des migrants) pourrait laisser à penser à une forme de « noyautage » du mouvement par des militants LFI, le constat est pourtant lumineux. L’avenir politique de ce mouvement, soutenu par plus de 80% des Français, dont « on » considère qu’il est une impasse par manque de structuration pourrait bien trouver une sortie par le haut.

Cette sortie nécessiterait que deux formations, le RN et LFI, que tout semble opposer sur les plateaux TV, mais qui en réalité portent des revendications très proches, à la fois l’une de l’autre et de celles des Français « d’en bas », conviennent d’un rapprochement sous une bannière commune.

Alliance populiste ?

Mélenchon est un populiste. Il le sait et s’assume parfaitement dans ce rôle de tribun de la plèbe urbaine auquel ses Humanités classiques le destinaient évidemment.

Marine Le Pen, malgré tout ce que l’on peut lui reprocher, est issu d’un parti qui, depuis plus de 40 ans, porte les revendications de la France populaire et rurale, comme l’ont encore démontré les dernières élections.

Le populisme des villes et le populisme des champs peuvent-ils se rencontrer et s’allier sur un programme commun, déjà écrit, pour faire émerger un populisme Français ? La réponse devra être apportée avant les élections européennes, et peut-être même avant, en cas de dissolution de l’Assemblée Nationale (réclamée par les deux partis…).

Une alliance pré-électorale pourrait, de ce point de vue, et sans fusion des listes, constituer un moyen de contourner les obstacles posés par un mode de scrutin considéré (par les deux partis) comme confiscatoire.

Texte daté du 6 décembre 2018 et repris du site de l’OJIM

Éric Zemmour : “Le quinquennat de Macron est mort”

10/12/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Pour Éric Zemmour, la crise des “gilets jaunes” est tellement focalisée sur la personnalité du Président qu’il lui sera difficile de mener les prochaines réformes du quinquennat. “Je pense que son quinquennat est mort”, affirme le polémiste.

On essaie de changer de bouc-émissaire. Comme Emmanuel Macron attirait trop de haine, et ce n’est pas normal dans le fonctionnement des institutions, on essaie de repasser vers Édouard Philippe pour être le méchant Richelieu. Mais il me semble que c’est trop tard. Là, comme Macron a tout pris depuis des mois et qu’il a voulu tout prendre, il va être très difficile de changer d’âne.


Gilets jaunes, la pression continue sur l’exécutif

10/12/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Dix mille manifestants, 1082 interpellations, plus de 70 blessés, des dizaines de vitrines brisées, des magasins pillés et des voitures incendiées. Bordeaux, Lyon, Toulouse, Marseille, Saint-Étienne ou Nantes ont aussi connu des scènes de guérilla urbaine. Cela a poussé l’exécutif à la réflexion.

La machine à baffes pendant trois heures

C’est l’expression utilisée par Europe 1 qui rapporte que le président de la République a rencontré vendredi une quinzaine d’élus locaux à l’Élysée en préparation de son intervention sur le mouvement des Gilets jaunes en début de cette semaine.

Durant ces entretiens avec des élus qui ont duré trois heures trente, le président aurait reconnu ses erreurs sur ses méthodes de gestion et de communication, ainsi que le trop de taxes et d’impôts. Sans oublier la compilation de taxes supplémentaires qui serait inappropriée par rapport à la réalité du terrain, selon les propos rapportés par Karl Olive, maire de Poissy.

Le président aurait qualifié également de « connerie » les 80 km/h et la baisse des APL.

Le président réagit enfin

L’Élysée a annoncé que le président s’adressera au pays ce soir à 20 heures, sans donner plus de précisions. On s’attend à ce qu’il annonce une série de mesures pour calmer les tensions sociales. Le président jupitérien redescendrait-il sur terre ?

Le SMIC ne sera pas revalorisé

Muriel Pénicaud, ministre du travail, a annoncé que le SMIC ne sera pas revalorisé au-delà de 1,8% attendu en janvier avant même qu’Emmanuel Macron prenne la parole ce soir. Mais elle a tenu de rassurer, sur LCI ce dimanche, que le que le chef de l’Etat allait annoncer des mesures concrètes et immédiates pour calmer les Gilets jaunes.

À Rome, Matteo Salvini salue la vague des Gilets jaunes

10/12/2018 – EUROPE (NOVOpress)
C’est un Matteo Salvini sûr de sa force qui s’est offert un bain de foule samedi à Rome. Plusieurs dizaine de milliers de personne sont venus à la rencontre du ministre italien de l’Intérieur, qui fêtait ces six premiers mois au gouvernement. Certains de ses partisans étaient vêtus de “gilets jaunes”.

Regardez ce qui se passe en France ou ce qui se passait en Grèce. Regardez la crise économique que traverse la si puissante Allemagne, l’Espagne ou d’autres pays encore. Regardez ces gilets jaunes dans ce parc. Ici, ils garantissent l’ordre public, à Paris, ils manifestent. La violence n’est jamais justifiée, mais qui sème la pauvreté, récolte les manifestations. Qui sème les fausses promesses récolte la réaction des périphéries et des campagnes.


Livre : L’islam à la conquête de l’Occident, de Jean-Frédéric Poisson

Jean-Frédéric Poisson, président du Parti chrétien-démocrate et membre du collectif Les Amoureux de la France, signe ici L’islam à la conquête de l’Occident (Éditions du Rocher). Il s’agit de l’étude d’un document datant de 2000 et actualisé en 2006, rédigé par l’ISESCO (Organisation islamique pour la science et la culture).

Ce document a été pensé comme une « Stratégie de l’action culturelle islamique à l’extérieur du monde islamique ».

Alors que la question migratoire alimente les débats depuis quelques années, et que s’y mêlent des critiques de l’islamisation du pays, l’existence d’une stratégie liée à ces phénomènes a toujours été niée. L’enquête récente de Gérard Davet et Fabrice Lhomme sur l’islamisation des banlieues, Inch’Allah, L’islamisation à visage découvert, si elle rapporte bien la réalité du terrain, ne traite absolument pas les causes profondes. Si le point de départ, la raison de ce processus ne sont pas dévoilés, il est impossible de le combattre. C’est ce à quoi l’ouvrage de Jean-Frédéric Poisson s’attaque.

Les pays signataires du document qu’il étudie sont les membres de l’ISESCO, c’est-à-dire tous les États musulmans, de l’Arabie saoudite au Qatar en passant par l’Iran ou le Tchad. L’objectif de ce document est d’installer à la place de la société occidentale « une civilisation de substitution ».

Jean-Frédéric Poisson étudie avec précision chaque chapitre de ce document qui décrit la manière « d’imposer la charia en Europe » et, par extension, à l’ensemble du monde occidental. Les moyens prescrits par les signataires concernent plusieurs domaines : l’action sociale, la famille, le statut des femmes, l’enfance et la jeunesse, les institutions sociales et religieuses, l’ouverture à l’environnement, l’éducation et l’enseignement et, enfin, la langue arabe.

Les moyens d’investir ces domaines sont nombreux : le mensonge (la taqiya et ses diverses formes), le soi-disant dialogue avec l’Occident sur le principe de la dhimmitude. « Il s’agit d’amener l’Occident à reconnaître […] que l’islam est la meilleure solution possible pour lui-même. » Tout homme étant né musulman, il n’y a pas d’autre aboutissement possible au dialogue. « Il ne peut être question, donc, d’un dialogue d’égal à égal. »

Le document revient ensuite longuement sur la faillite de la civilisation occidentale, sur sa perversion et sur sa faiblesse. Il montre comment s’engouffrer dans les brèches laissées par la tolérance de ces sociétés, comment les fragiliser et les détruire pour y imposer la loi islamique. L’Occident est « une terre de conquête ».
Jean-Frédéric Poisson développe ensuite les moyens de répondre à cette stratégie d’action culturelle islamique à l’extérieur du monde islamique. Il s’agit d’apporter une réponse politique à cette volonté de conquête par l’islam, présente dans nos sociétés par le communautarisme. Il développe ainsi plusieurs axes de réflexions : l’évolution de la loi de 1905 ou, du moins, son application, la lutte contre l’influence néfaste des États étrangers, notamment pour les questions de financement des mosquées, le soutien aux réformateurs, aux courants plus « modernistes », et la lutte contre le communautarisme.

C’est la première fois que cette stratégie d’action culturelle est commentée. Jean-Frédéric Poisson signe, ici, une analyse complète de ce document, pour que ce sujet soit discuté et débattu dans le champ politique, pour que les Français sachent, pour que les élites ne puissent pas dire « Je ne savais pas ».

Nicolas Pécari

Tribune reprise de Boulevard Voltaire


Droite et Gilets jaunes contre le Pacte pour les migrations, par Olivier Bault

Le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières que la France s’apprête à signer à Marrakech les 10 et 11 décembre serait-il en passe de se retrouver au centre de la révolte des Français contre la dictature des élites mondialistes et progressistes et leur représentant Emmanuel Macron ? Jusqu’à récemment, les médias mainstream français évitaient consciencieusement d’en parler, espérant sans doute comme le pouvoir exécutif que sa signature par la France passerait inaperçue. C’est une fois de plus la réinfosphère et les médias dissidents comme Présent qui obligent aujourd’hui les grands médias à parler de cet important sujet, et à signaler que la thématique de l’immigration et du Pacte mondial de l’ONU pour les migrations « s’invite dans la mobilisation des Gilets jaunes » (dixit France Info). Le sujet du pacte était débattu cette semaine sur la page du groupe Facebook Gilets jaunes (plus de 150 000 membres) tandis que la polémique enflait sur les réseaux sociaux, à l’approche des manifestations du 8 décembre qui se dérouleront deux jours avant l’ouverture du sommet de Marrakech.

« Menée par Marine Le Pen et l’extrême droite, la fronde contre le pacte de Marrakech agite le mouvement des Gilets jaunes », expliquait BFM TV le 3 décembre. Si BFM TV, comme d’autres grands médias, abordait enfin la question du Pacte pour les migrations et de sa signature par la France, c’était parce que Marine Le Pen avait tenu une conférence de presse pour dénoncer « la trahison silencieuse de la nation » et exiger d’Emmanuel Macron qu’il renonce à le signer. « On ne peut pas accueillir des centaines de milliers de personnes supplémentaires, sans que ça ait une influence sur l’équilibre de nos budgets sociaux et de nos territoires », a fait remarquer la présidente du Rassemblement national après son entretien de lundi avec le Premier ministre Edouard Philippe.

« En mars 2000, l’ONU préconisait déjà l’entrée de 159 millions d’immigrés en Europe d’ici 2025. Aujourd’hui, l’ONU veut nous imposer son Pacte mondial pour les migrations. Bien qu’on nous répète que ce texte n’ait aucun caractère contraignant, il vise à consacrer un prétendu droit à la migration. Présenté comme un nouveau droit de l’homme, il induirait de nouveaux devoirs pour les pays signataires. Et ce, au nom d’une charité dévoyée qui fait passer les autres avant les nôtres », dénonçait déjà Nicolas Bay, coprésident du groupe ENL, le 13 novembre au Parlement européen.

Chez les Républicains, l’opposition à ce pacte commence aussi à se faire entendre, à l’image de ce qu’en disait le 29 novembre Eric Ciotti dans Le Figaro : « Ce texte néfaste instaurera un appel d’air mondial et une forme de droit international à la migration. Au nom de l’intérêt de l’Etat et de sa souveraineté, j’appelle Emmanuel Macron à refuser de signer ce pacte. » « Signer ce pacte sans même un débat au Parlement est une nouvelle preuve du mépris de ce gouvernement pour nos institutions », renchérissait, lui aussi cité le 29 novembre par Le Figaro, le député LR du Pas-de-Calais Pierre-Henri Dumont, chargé des questions d’immigration pour LR.

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, va encore plus loin puisqu’il exigeait fin novembre la tenue d’un référendum à ce sujet, en dénonçant dans un communiqué cosigné avec le sénateur Jean-Louis Masson : « Ce Pacte […] encourage l’immigration et dépossède les Etats de la maîtrise de leur politique migratoire. De plus, il promeut la propagande en faveur de l’accueil des migrants et les sanctions matérielles à l’égard des médias dénonçant les dérives de l’immigration de masse. »

A l’étranger, outre l’Italie et la Suisse qui ne seront pas représentées à Marrakech puisque leur signature est suspendue à un débat au Parlement, la Bulgarie a rejoint mercredi la liste des pays qui se sont officiellement retirés de ce Pacte pour les migrations : Etats-Unis, Australie, Israël, Autriche, Hongrie, Tchéquie, Slovaquie et Pologne.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 7 décembre 2018

SOS Méditerranée met fin à la mission de l’Aquarius

Des Suédois protestent contre les migrations de masse aux cris de « Réveillons le Viking qui est en nous »

07/12/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Dimanche dernier un millier de manifestants participait à un rassemblement devant le Parlement suédois à Stockholm. Les orateurs, après avoir déploré la perte par la Suède de son statut d’état modèle, mirent en garde contre les dangers du traité de l’ONU sur les migrations.

Tous soulignèrent que son adoption limitera la liberté d’expression en introduisant le droit d’interdire toute critique de l’immigration. Adjurant le peuple suédois de défendre corps et âme sa liberté de parole ils proclamèrent, : « Il est temps de réveiller le Viking qui est en nous, de défier le « politiquement correct » avec courage et une parole plus claire ». L’un des orateurs souligna que le traité regorgeait de nouveaux droits accordés aux immigrants sans leur imposer aucun devoir.

Curieusement cette réunion se déroula sans contre-manifestation gauchiste, comme si même les antifas prenaient conscience que la Suède connaissait des problèmes majeurs. On chanta l’hymne national suédois à la fin et, bien entendu, aucun média du système ne rendit compte de l’événement !

Les “gilets jaunes” ébranlent l’État faible, par Ivan Rioufol

Emmanuel Macron a assuré, l’autre jour, qu’il représentait “les vrais populistes […] Nous sommes avec le peuple”. À dire vrai, sa proximité avec la France profonde ne saute pas aux yeux. Le président a réussi à rendre fous de rage les “gilets jaunes” issus des provinces oubliées. Il aura fallu des scènes d’insurrection, samedi dernier à Paris, pour qu’il annule enfin, mercredi soir, les taxes de 2019 sur le carburant.

Mais le peuple reste invisible à ses yeux. Dimanche, sur C8, le député LaREM, Aurélien Taché, demandait : “C’est qui le peuple français ?”, en se faisant l’avocat de la souveraineté européenne voulue par Macron. Ce dernier est attendu lundi à Marrakech (Maroc) pour y signer le “pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières”. Le texte a été refusé par les États-Unis, Israël et de nombreux pays européens. Il assimile l’immigration à un droit de l’homme et à une richesse. Même le Parlement ne sera pas sollicité pour avaliser cet engagement à dissoudre le vieux peuple français dans un multiculturalisme sacralisé.

La conversion populiste de Macron tient du cynisme d’un salonard. Le progressisme, dont se réclame “en même temps” le chef de l’État, n’est guère plus ouvert aux révoltés de la France d’en bas. N’est-ce pas la gauche internationaliste qui a délaissé les “petits Blancs” trop franchouillards, au profit des minorités déracinées ? Ces jours-ci, les âmes généreuses redécouvrent leur fibre sociale pour s’approprier un mouvement qu’elles ont beaucoup insulté. La gauche fantomatique aimerait tant réduire les “gilets jaunes” à une lutte des classes ressuscitée !

Ceux qui dénigraient des “poujadistes” recasent leur “convergence des luttes”. Les anticapitalistes imposent des revendications sur l’abolition des privilèges, la haine du riche, le rétablissement de l’ISF, etc. Des collectifs “antiracistes” (Comité Adama, Comité Rosa-Parks) ont infiltré, samedi à Paris, la cause des cités dans celle des ruraux. Des lycéens cornaqués par le savoir-faire trotskiste entrent dans la danse, Jean-Luc Mélenchon jubile. François Hollande encourage…

Reste que la “révolution Facebook” a réussi, seule et en dépit de sa désorganisation, à ébranler l’État, la classe politique, les syndicats, les médias.

Ivan Rioufol

Texte daté du 6 décembre 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Peut on attaquer Facebook en justice depuis la France ? Génération Identitaire s’y lance

Lundi 12 novembre, dans un discours au Forum sur la gouvernance de l’Internet et comme nous le relations, le Président Macron a annoncé un programme de travail commun avec Facebook contre les « discours de haine ». Comprenons : tout discours contraire aux intérêts matériels et moraux du monde libéral libertaire, communs à l’entourage macronien et aux sociétés californiennes qui dominent le numérique. Peut-on se défendre lorsque Facebook supprime ou censure un compte ? Un mouvement de jeunes le tente.

La Dilcrah revendique la censure

Le mouvement de jeunesse Génération Identitaire s’était vu censuré sans préavis le 3 mai 2018 par Facebook. À la suite de leur opération pacifique qui bloquait un col dans les Alpes pour rétablir une frontière symbolique, la Dilcrah (Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Haine anti-LGBT, ouf), demandait à Facebook de supprimer la page de Génération Identitaire qui comprenait plus de 120.000 abonnés. Ce qui fut fait par le réseau social et revendiqué par l’organisme gouvernemental de censure.

Assignation de Facebook

Ceux et celles qui ont vu leur compte supprimé ou caviardé ou censuré et qui ont essayé de communiquer avec le réseau californien en sont restés pour leurs frais. Facebook censure pour les raisons les plus vagues, « votre post est contraire à la politique de Facebook etc ». Cette fois ci le mouvement de jeunes porte l’affaire devant la justice. Il a déposé assignation le 21 novembre 2018 devant la 17ème chambre du tribunal de grande instance de Paris, demandant la réactivation des pages supprimées sans raison ainsi que le versement de dommages et intérêts. La réaction de Facebook n’est pas encore connue, mais l’affaire mérite d’être suivie. Pour la liberté d’expression de chacun face aux nouvelles censures.

Texte daté du 5 décembre 2018 et repris du site de l’OJIM

Gilets jaunes : le mouvement de révolte s’étend en Europe !

07/12/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
En Allemagne, Belgique, Pays-Bas ou encore Bulgarie et Serbie, des vagues de contestations, avec le port du gilet jaune comme étendard de la lutte, contre les politiques menées par leurs gouvernements respectifs prennent de l’ampleur.

Si l’origine de ces contestations n’est pas tout à fait similaire à celle connue en France : hausse des carburants en Serbie, dénonciation du pacte sur les migrations en Allemagne, appauvrissement des classes moyenne aux Pays-Bas et outre le gilet jaune, ces mouvements ont en commun de dénoncer les politiques populicides de nos dirigeants européens de ces dernières décennies.

Il n’existe cependant aucun lien organique entre ces divers mouvements.

Le samedi de toutes les colères,par Par Caroline Parmentier

Samedi, les Gilets jaunes se mobilisent pour la quatrième semaine consécutive. Avec un effet de contagion. On assiste désormais à la montée en puissance de tous les mécontentements, à l’addition des révoltes. Plusieurs professions appellent leurs troupes à venir grossir les manifestations de ce week-end.

SUD Rail appelle à se joindre aux « mobilisations à venir, notamment celle du samedi 8 décembre ». Le syndicat demande aussi aux cheminots de laisser les Gilets jaunes voyager gratuitement en train. La CGT et FO appellent les routiers à faire grève à partir de 22 heures dimanche soir, pour une durée indéterminée. Manifestations et blocages au menu.

Les agriculteurs préparent une mobilisation contre le matraquage fiscal et pour obliger le gouvernement à tenir ses promesses sur la loi alimentation. Ils annoncent qu’ils cibleront les symboles de l’Etat, comme les préfectures. Les lycéens et les étudiants entendent bien profiter de la vague jaune pour réclamer l’abandon des réformes du lycée, du bac, de la voie professionnelle.

Beaucoup plus inédit, un syndicat de police appelle une partie des agents à se mettre en grève le même jour. « Notre hiérarchie va encore nous envoyer prendre les coups à sa place et à la place du gouvernement », déclare le syndicat Vigi dans un communiqué. « Ses responsables ont choisi de s’allier au mouvement des Gilets jaunes pour l’acte 4. » « Les policiers, explique le secrétaire général Alexandre Langlois, partagent les revendications des manifestants concernant le pouvoir d’achat. » Le préavis déposé concerne « les personnels administratifs, techniques, scientifiques et ouvriers d’Etat ou cuisiniers du ministère de l’Intérieur ». Les pompiers du SDIS (services départementaux d’incendie et de secours) appellent à « soutenir la grogne populaire et à l’amplifier, à rejoindre les mouvements locaux des Gilets jaunes ».

Le sentiment de mépris est tenace au vu des appels à manifester qui circulent sur les réseaux sociaux. Sur Facebook d’où tout est parti, un groupe nommé « Acte IV, on maintient le cap » appelle à manifester samedi prochain à Paris et rassemble plus de 5 400 participants et 20 000 personnes déclarées comme intéressées par l’appel. Une page « Gilets Jaunes ACTE IV Dissolution de L’Assemblée Nationale » rassemble 4 800 internautes et 33 000 personnes intéressées. L’une des figures des Gilets Jaunes, Eric Drouet, a lui aussi renouvelé son appel à la mobilisation.

Le gouvernement se prépare à faire face à un samedi noir. Outre l’appel de Christophe Castaner qui « invite les gilets jaunes raisonnables » à ne pas se rassembler à Paris samedi prochain, les forces de l’ordre seront bien plus nombreuses dans la capitale et le reste du territoire. France Télévisions qui devait installer son Téléthon place de la Concorde à Paris, a rapatrié ses plateaux en studio par crainte des débordements, la SPA annule son Noël des animaux, tandis que les préfectures de police de Paris et de Haute-Garonne ont demandé le report des matchs de foot TFC-OL au Stadium et PSG-Montpellier, au Parc des Princes.

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 6 décembre 2018